La crise de la dette=échec du capitalisme.1

**Wall Street et le CAC 40 en très forte baisse

*Les valeurs bancaires massacrées

*ECONOMIE – Le CAC 40 finit la semaine en très forte baisse. Les valeurs bancaires sont «massacrées»…

Un trader devant son ordinateur à la bourse de Paris.

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**Les Bourses emportées par la panique

Les Bourses européennes semblaient prises d’un mouvement de panique vendredi après-midi, s’enfonçant dans le rouge et sacrifiant le secteur bancaire, plombées par la crise en zone euro, les pertes de Wall Street et la démission de l’économiste en chef de la BCE Jurgen Stark.

Alors que s’ouvrait le sommet du G7 à Marseille, où les grandes puissances devaient tenter de formuler une réponse convaincante à la crise, un regain d’inquiétudes sur la santé économique de la zone euro et la reprise économique mondiale faisait dévisser les marchés.

En milieu d’après-midi, les principales places financières du continent ont cédé jusqu’à 3%, Paris lâchant 3,21%, Francfort 3,03% et Milan 3,30% tandis que Londres résistait un peu mieux en n’abandonnant que près de 2%.

Société Générale en chute libre

A Paris, Société Générale, la plus malmenée, perdait plus de 10% à 17,49 euros victime, comme les autres groupes bancaires en Europe, de la défiance des investisseurs sur fond de rumeurs sur leur mauvaise santé financière.

Sur le marché des changes, l’euro repassait sous le seuil de 1,37 dollar pour la première fois depuis fin février.

Vers 15H40, la devise européenne est tombée à 1,3699 dollar contre 1,3880 dollar jeudi à 21H00 GMT, son niveau le plus faible depuis le 23 février, avant d’osciller autour de 1,37 dollar.

Alors que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a exhorté vendredi matin les pays développés à «agir avec audace» pour contrer le ralentissement de la croissance économique, les Européens affichaient à nouveau leurs dissensions.

Démission surprise à la BCE

Vendredi après-midi, le chef économiste de la BCE, l’Allemand Jürgen Stark, a démissionné de ses fonctions, invoquant «des raisons personnelles».

Toutefois le haut responsable avait exprimé à plusieurs reprises ces dernières semaines son opposition au programme de rachat d’obligations publiques mené par la BCE pour soulager les pays fragiles de la zone euro.

Et de son côté le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble opposait une fin de non-recevoir à de nouveaux programmes de conjoncture qui dégraderaient les finances publiques.

«Combattre la crise avec un endettement encore plus prononcé, cela serait exactement le mauvais chemin à prendre», a-t-il déclaré vendredi après-midi.

Outre-Atlantique la Bourse de Wall Street, peu convaincue par le plan de relance de l’emploi présenté la veille par le président américain Barack Obama, a encore ajouté à la nervosité ambiante en ouvrant en baisse: le Dow Jones perdait 1,07% et le Nasdaq 0,79%. (09.09.2011.)

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*Le répit aura été de courte durée. Après deux séances positives dont un rebond de 3,63% mercredi, le CAC 40 s’est mis de nouveau à broyer du noir vendredi. Il clôture la semaine sur une perte de 3,6% sous le seuil psychologique des 3.000 points à 2.974, 59 points.

Les valeurs bancaires sous pression

Principale explication de cette nouvelle déconvenue: les déclarations de Christine Lagarde dans la matinée à Londres peu avant l’ouverture du G7 de Marseille. «Face à la montée des risques et des incertitudes, et à la nécessité de convaincre les marchés, certaines banques ont besoin de renforcer leur capital», a de nouveau soutenu la patronne du FMI. Selon l’organisation, les fonds nécessaires approcheraient les 200 milliards d’euros.

Cette déclaration s’est répandue comme une traînée de poudre et a fortement pénalisé le secteur bancaire. Société Générale, plus forte baisse du CAC, a chuté de 10,58% à 17,45 euros. Depuis un an, son titre a plongé de 60%. Dans son sillage, BNP Paribas, Crédit Agricole et Natixis ont abandonné respectivement 7,54% à 29,8 euros, 7,77% à 5,4 euros et 7,60% à 2,4 euros.

«Nous sommes dans un marché de panique», souligne Meir Benamram, vendeurs actions chez Aurel BGC.

Démission surprise à la BCE

La démission surprise de l’économiste en chef de la BCE (Banque centrale européenne), n’a rien arrangé. Elle est venue encore alimenter les rumeurs sur les dissensions au sein de l’institution et sur sa capacité à intervenir pour rassurer les marchés. En effet, il est de notoriété publique que Jürgen Stark s’opposait à la politique de rachat d’obligations publiques décidée par l’institution cet été pour venir en aide à l’Italie et l’Espagne.

Cette nouvelle a douché l’ensemble des places européennes qui à l’instar de Paris ont terminé en territoire négatif. Londres s‘est repliée de 2,35%, Francfort de 4,04%%, Milan de 4,93% et Madrid de 4,43%. (20Minutes-09.09.2011.)

****Forte chute de Wall Street, entre dette européenne et menace d’attentats

NEW YORK – Wall Street a enregistré vendredi sa plus forte chute en trois semaines, les investisseurs s’inquiétant de la crise de la dette publique en Europe ainsi que des menaces d’attentats à New York: le Dow Jones a perdu 2,69% et le Nasdaq 2,42%.

Selon les chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average a lâché 303,68 points à 10.992,13 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 61,15 points à 2.467,99 points.

L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a reculé de 2,67% (31,67 points) à 1.154,23 points.

La place new-yorkaise avait ouvert en baisse, les investisseurs n’étant pas convaincus par le plan sur l’emploi de Barack Obama, et la chute s’est accélérée au gré d’informations en provenance d’Europe, où Londres a perdu 2,35%, Paris 3,60% et Francfort 4,04%.

La démission de l’économiste en chef de la Banque centrale européenne, Jürgen Stark, a plongé dans le doute les investisseurs, qui ont ensuite accéléré les prises de bénéfices lorsque des rumeurs ont évoqué un défaut de paiement de la Grèce pendant le week-end.

“Les marchés chutent lourdement car l’inquiétude est grande à propos de la crise de la dette souveraine en Europe, en particulier en Grèce”, a résumé Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

Même si Athènes a démenti les informations données par l’agence Bloomberg, “les marchés scrutent le potentiel de l’Europe”, a-t-il ajouté.

D’après des analystes, la chute de vendredi s’explique aussi par les menaces d’attentats dix ans jour pour jour après les attaques contre les tours jumelles du World Trade Center.

Washington a indiqué vendredi matin qu’Al-Qaïda était derrière cette menace d’attentat “spécifique, crédible mais non confirmée”.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a atteint son plus bas taux historique, 1,896%, signe que les investisseurs ont recherché des actifs ultra-sûrs mais peu rentables. Le bon à 10 ans a terminé à 1,915% contre 1,986% jeudi soir et celui à 30 ans à 3,246% contre 3,310% la veille. (20Minutes-09.09.2011.)

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*Trois Allemands sur 4 opposés au plan de sauvetage de l’euro

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Trois Allemands interrogés sur quatre sont opposés à l’élargissement du plan de sauvetage pour les pays surendettés de la zone euro, a révélé vendredi un sondage pour la chaîne de télévision ZDF.

Selon ce sondage, 76% des personnes sondées sont hostiles au renforcement des garanties financières en faveur des pays surendettés de la zone euro, telle qu’elle doit être consacrée par l’élargissement du fonds européen de soutien FESF créé l’an dernier.

A la fin du mois, le parlement allemand doit voter ces nouvelles dispositions, qui prévoient notamment le renforcement des garanties financières allemandes en faveur des pays surendettés, de 123 à 211 milliards d’euros, soit 27% du montant total.

Une personne interrogée sur deux a jugé que la politique européenne menée par la coalition de la CDU/CSU et des libéraux du FPD était “plutôt mauvaise”, tandis que 38% la jugent “plutôt bonne”.

Presque la moitié des sondés (45%) sont favorables à ce que l’Union européenne joue un rôle accru à l’avenir dans la politique financière et économique de la zone euro. Seules 22% des personnes interrogées souhaitent réduire l’influence de l’UE dans ce domaine et 25% souhaitent que rien ne change.

Ce sondage a été réalisé par téléphone auprès de 1.287 personnes au sein de la population allemande du 6 au 8 septembre 2011.(belga-09.09.20.)

*Les Bourses européennes s’enfoncent de nouveau dans le rouge

 Les Bourses européennes s’enfonçaient dans le rouge jeudi après-midi après la publication d’indicateurs économiques décevants aux Etats-Unis, ce qui alimentait à nouveau les craintes sur la vigueur de l’économie mondiale.

Peu avant l’ouverture de Wall Street jeudi, la Bourse de Londres accélérait sa chute et perdait plus de 3%, tout comme les places boursières suisse (-3,03%) et grecque (-3,03%).

La Bourse de Paris chutait quant à elle de plus de 4% vers 15h20, tirée vers le bas par les valeurs bancaires, tandis qu’à Francfort, le Dax flirtait avec les -5%. A Francfort, un opérateur de marché rendait responsable de la baisse des commentaires négatifs sur la conjoncture mondiale de la part de grandes banques, mais évoquait aussi la piste d’une faute de frappe d’un courtier, une rumeur évoquée notamment par le site internet du magazine Der Spiegel.

Quant au Bel 20, il perdait près de 4,5% peu avant 15h30, à 2.153 points, tous ses éléments étant dans le rouge. La plus forte baisse revenait à Dexia, qui perdait presque 11%, suivie par Nyrstar (-9,6%) et Umicore (-8,3%). (belga-18.08.2011.)

**Les Bourses nordiques s’effondrent, Stockholm perd plus de 6%

Les Bourses nordiques s’effondraient jeudi après-midi, Stockholm perdant plus de 6%, sur fond de doutes des investisseurs sur la vigueur de l’économie mondiale et de craintes persistantes sur la zone euro.

Vers 14h10 GMT, la Bourse de Stockholm perdait 6,4%, celle d’Helsinki 6,7%, celle d’Oslo 5,9% et celle de Copenhague 4,9%.
Mercredi à la fermeture, Stockholm était étale (+0,0%), Oslo et Helsinki en légère hausse (+1,2 et +0,5% respectivement) et seule Copenhague reculait (-0,8%).

Jeudi, le géant de la téléphonie mobile Nokia perdait 6,1% à Helsinki, tandis que son concurrent Ericsson perdait 5,7% à Stockholm.

Les banques Swedbank et Nordea perdaient respectivement 10,2% et 7,9% à Stockholm. La plus grosse chute de la région était enregistrée par le groupe immobilier danois Sjaelsoe, qui perdait 38,4% à Copenhague. (belga-18.08.2011.)

**L’or grimpe à plus de 1.860 dollars l’once

 Le prix de l’or grimpait fortement vendredi, se hissant pour la première fois au-dessus de 1.860 dollars l’once, profitant de son statut de valeur refuge face à une nouvelle débâcle des places boursières européennes au lendemain d’un jeudi noir.

Vers 09H45, le cours de l’once d’or est monté à 1.867,95 dollars sur le marché au comptant, un niveau sans précédent, dépassant son précédent record enregistré jeudi à 1.828,80 dollars.

Le métal jaune engrangeait plus de 40 dollars l’once depuis le début des échanges asiatiques, grand bénéficiaire comme la veille de la déroute des marchés d’actions.

Les Bourses asiatiques ont ainsi terminé en fort repli, Séoul plongeant même de 6,22 pc, et les places européennes leur ont entonné le pas: vers 09H45, la Bourse suisse chutait de plus de 4 pc et celles de Londres, Paris, Francfort et Madrid reculaient de plus de 3 pc.

« Les investisseurs préfèrent se tourner vers l’or en tant qu’actif physique », dont la valeur n’est adossée à aucun émetteur, « et particulièrement en cas de fort accès de nervosité sur les marchés financiers », commentait Andreï Kriouchenkov, analyste de VTB Capital.

Le métal jaune, qui représente un bon bouclier face à la volatilité des marchés et des devises, continuait de jouer son rôle de valeur refuge, aux côtés d’autres actifs considérés comme plus sûrs par les investisseurs, tels que le yen et le franc suisse, ou les obligations d’Etat américaines et allemandes. (afp-19.08.2011.)

*   « L’euro comme l’Europe sont au bord du gouffre »

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Photo: Jacques Delors

 L’ancien président de la Commission européenne, le Français Jacques Delors a estimé jeudi que l’euro et l’Union européenne étaient « au bord du gouffre » en dénonçant au passage la réaction trop timide, selon lui, des dirigeants européens. « Ouvrons les yeux: l’euro et l’Europe sont au bord du gouffre. »« Et pour ne pas tomber le choix me paraît simple: soit les Etats membres acceptent la coopération économique renforcée que j?ai toujours réclamée, soit ils transfèrent des pouvoirs supplémentaires à l’Union », affirme M. Delors dans un entretien publié conjointement par le journal Le Soir et le quotidien suisse Le Temps.L’ancien président de la Commission européenne (1985-1994) se montre sévère sur le résultat de la rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel. « Tel quel, cela ne servira à rien », dit-il.Pour une « mutualisation » partielle de la dette
Il se montre tout aussi critique sur la proposition de créer un ministre des Finances de la zone euro en qualifiant ce projet de « gadget farfelu ». M. Delors plaide notamment pour une mutualisation partielle de la dette des Etats « jusqu’à hauteur de 60% de leur PIB ».
« La mutualisation partielle des dettes, c’est la pompe pour éteindre le feu et redonner un sens à la coopération communautaire. Les Etats membres, simultanément, doivent lever leurs dernières objections aux six projets de directives sur la gouvernance économique, dont le Parlement européen a logiquement durci le contenu pour rendre plus automatique les sanctions en cas de dérapage budgétaire », a-t-il expliqué.« J’ai toujours dit que le succès de l’Europe, sur le plan économique, repose sur un triangle: la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit. Il faut passer à l’acte. Car si on ne le fait pas, les marchés continueront de douter », a-t-il mis en garde.« Depuis le début de la crise, les dirigeants européens sont passés à côté des réalités. Comment peuvent-ils penser que les marchés vont croire aux promesses du sommet de la zone euro, le 21 juillet, s’il faut attendre la fin septembre pour les transformer en actes? », a-t-il ajouté. (afp-18.08.2011.)
 

**Bourse de Paris : 70 milliards évaporés en cinq séances 


 469c14e2-c402-11e0-948f-d63c23523df8 La dégradation de la note de la dette américaine a fait beaucoup de mal aux marchés des actions. Les entreprises du Cac 40 ont toutes perdu de la valeur ces derniers jours.

coeur-Les bons du Trésor ne souffrent pas de la dégradation de la note des États-Unis. Au contraire, les taux restent historiquement bas. Les finances américaines sont parties à la dérive, mais les investisseurs le savent depuis longtemps, et une telle décision ne remet en cause leur confiance envers la capacité des États-Unis à faire face à ses remboursements. «Au contraire, la menace d’actions similaires sur d’autres États comporte des points positifs: elle incite la BCE à se porter acheteuse de plus de dettes publiques européennes et invite les États à précipiter les mesures de consolidation budgétaire, ce qui renforcera la qualité intrinsèque des titres publics», relativise Patrick Artus, directeur de la recherche et des Études de Natixis.

En fait, ce sont surtout les actifs risqués qui pâtissent des craintes de la contagion des abaissements de notations des dettes souveraines. En témoigne, la chute vertigineuse des indices boursiers mondiaux qui a suivi l’annonce choc de Standard and Poor’s. Sur les cinq dernières séances boursières, le Cac 40 a perdu presque 8%, et les sociétés composant l’indice ont été touchées différemment. Ce sont «principalement les valeurs de croissance» qui ont le plus souffert, constate Patrick Artus, «puisque la baisse de 2400 milliards de dollars sur dix ans du déficit américain coûtera un point de croissance la première année». Sur la période, ce sont presque 70 milliards d’euros de capitalisation boursière qui sont partis en fumée. L’équivalent (presque) de la plus grosse entreprise de France, à savoir Total!

Veolia s’est ainsi littéralement effondrée (de près de 30%) en seulement cinq séances, sous le coup du vent de panique qui a bousculé les marchés, mais la chute de son cours est principalement imputable à la publication, la semaine dernière, de résultats très décevants, alors que le groupe quitte la moitié des pays où il est actif.

Pour Natixis, «convaincu que la croissance américaine restera faible pendant encore longtemps (+1,8% en 2011 et +2,1% en 2012 estimé)», les sociétés directement liées à l’économie américaine resteront durablement touchées par le coup de mou outre-Atlantique. C’est le cas notamment des constructeurs et équipementiers automobiles (Renault, Peugeot, Michelin ,etc.) et des sociétés informatiques (Alcatel-Lucent, CapGemini).

En revanche, la baisse des matières premières - le pétrole a chuté sous les 80 dollars -, qui a entraîné les valeurs de la construction (Lafarge, Saint-Gobain), minières ou pétrolières (ArcelorMittal, Technip, Vallourec) vers le bas ces dernières séances, «ne devrait pas durer», estime encore Natixis: «La demande en matières premières ne dépend pas que de l’économie américaine, mais de plus en plus de l’économie chinoise, et en particulier de l’investissement en Chine, dont la croissance est faiblement liée au cycle américain et restera soutenue.» De ce côté là, les marchés ont ainsi visiblement surréagi.

Quant aux bancaires, les réactions ont été très différentes en fonction des titres, qui sont différemment exposés aux problèmes de dettes souveraines. La Société Générale est celle qui a le plus souffert de la mauvaise passe sur les marchés d’actions (recul de 21,7% de son cours en Bourse), tandis que Crédit agricole a cédé 13,9%, BNP Paribas, 7,7% et Natixis, seulement 2,1%. Toutefois, l’indice bancaire européen, le Stoxx 600 banks, a touché mardi soir son plus bas niveau depuis deux ans. Mais globalement, les banques françaises affrontent mieux la tempête qu’il y a deux ans, car elles ont renforcé leurs bilans. (Le Figaro-11.08.2011.)

**Dernières minutes..!!!La crise fait sauter les banques françaises !  La fin de la journée a été catastrophique pour le CAC 40, qui perd au final 5,45%, à 3.003 point. Ce sont clairement les valeurs bancaires qui ont souffert, la Société générale perd 14,74%, le Crédit Agricole 11,81% et BNP Paribas -9,37%.
****************** La Bourse de Paris sous les 3000 pointsAprès avoir rebondi à l’ouverture, le CAC 40 est reparti à la baisse et cède plus de 1% sous le seuil psychologique des 3000 points. Les valeurs bancaires sont de nouveau attaquées.Après la tempête qui a fait plonger l’ensemble des places boursières, les Bourses européennes parviendront-elles à rester dans le vert ce jeudi ? À Paris, après avoir ouvert en hausse de 2,96% à 3092,16 points, le CAC 40 est reparti à la baisse peu avant midi et s’est enfoncé sous le seuil des 3000 points, déjà brièvement franchi mardi. À la mi-journée, il perd 0,69% à 2983,16 points. À Francfort, le Dax reste dans le vert à à 5688,28 points, en hausse de 1,33%. À Londres, le Footsie 100 progresse légèrement de 0,17% à 5015,86 points.

Les inquiétudes sont loin d’être dissipées, notamment celles portant sur le ralentissement de l’économie mondiale et la question des dettes souveraines des deux côtés de l’Atlantique. La très grande nervosité des investisseurs pourrait donc perdurer alors qu’aucun indicateur majeur n’est au programme ce jeudi.

Mercredi, les marchés ont été secoués par des rumeurs sur une dégradation de la note de la France, aussitôt démenties par les agences de notation et le gouvernement français, et par des inquiétudes sur l’état de santé de la banque Société Générale. Le CAC 40 a ainsi plongé de 5,45%, sauvant de justesse le seuil psychologique des 3000 points à 3002,99 points. Les autres places européennes ont subi le même décrochage: Francfort a lâché 5,13%, Londres 3,05%. Madrid 5,49% et Milan 6,65%. À New York, le Dow Jones a chuté de 4,62% et le Nasdaq de 4,09%. Cependant, ce jeudi, l’apaisement était revenu sur les Bourses asiatiques qui sont revenues dans le vert ou qui ont affiché des reculs modérés.

Société Générale de nouveau attaquée

L’or continue, de son côté, à voler de record en record. Le métal précieux a franchi le seuil des 1800 dollars. Il vaut, ce jeudi matin, 1790 dollars, après avoir atteint un nouveau record à 1815,50 dollars. En revanche, le pétrole repartait à la baisse en Asie. Il avait pourtant résisté à la panique la veille grâce à l’annonce d’une diminution spectaculaire et inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis. Dans les échanges matinaux, le baril de «light sweet crude» perdait 79 cents à 82,10 dollars et celui de Brent de la Mer du Nord reculait de 1,10 dollar à 105,58 dollars.

Parmi les valeurs à suivre, les bancaires qui ont été lourdement éprouvées la veille. L’Autorité des marchés financiers (AMF), le régulateur boursier, a annoncé qu’elle surveillera les évolutions des titres du secteur. Peu avant midi, BNP Paribas (-5,88% à 33,515 euros), et Crédit Agricole (-1,51% à 5,981 euros) ont ainsi replongé dans le rouge après avoir pourtant ouvert sur un net rebond.

Le titre Société Générale est particulièrement malmené: après avoir perdu 14,74% mercredi, il a ouvert sur un rebond de près de 9%. Mais plonge à nouveau de 4,13% à 21,265 euros. «La volonté de ces attaques, c’est de forcer la SG à faire une augmentation de capital, qui est le cheval de bataille de quelques analystes et hedge funds depuis quelques mois», a déclaré un analyste financier basé à Paris à l’agence Reuters.«Leur raisonnement consiste à dire que le groupe ne génère pas suffisamment de capital pour faire face au ratio de capital de plus de 9% en 2013.» La banque, déjà ébranlée en 2008 par l’affaire Kerviel, peine à retrouver la confiance des investisseurs après plusieurs avertissements sur ses résultats pendant la crise financière.

De son côté, le PDG de la banque, Frédéric Oudéa, a dénoncé, dans une interview au Figaro , «les séries d’attaques» contre le secteur bancaire français: «des bruits complètement fantaisistes, que je démens avec la plus extrême vigueur, s’en sont pris à la Société générale», a-t-il regretté. «Nous n’avons aucune crainte sur notre capacité de financement», a-t-il ajouté. La SocGen a demandé à l’AMF d’ouvrir une enquête sur l’origine des rumeurs qui ont fait chuter son cours mercredi. …(Le Figaro-11.08.2011.)

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 Qui détient les dettes d’État

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cliquer ici: dettes d’Etat

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*Le système financier a-t-il atteint ses limites de l’après-guerre?

 Le monde est en crise depuis déjà une décennie pour les pays développés et, beaucoup plus avant, pour ceux du Sud dont l’équation de l’échange inégal est devenue insoluble depuis la mondialisation, promise pourtant à apporter du sens à la notion de partage.
Avec les chutes des bourses mondiales, Américains et  Européens se renvoient la balle sur leurs histoires de dettes tandis que les Chinois sont en embuscade. À ne rien y comprendre. La vérité est bien différente. La crise est systémique, la gestion des affaires économique ayant atteint ses limites et la question est de savoir si c’est enfin la dernière limite.  Le monde développé vit au -dessus de ses moyens et le fossé entre riches et pauvres s’est considérablement élargi à la fois au sein des grands pays de consommation qu’entre ces derniers et le Sud de la planète où également s’est développé une grande fracture entre nouveaux riches et le reste des populations.
Le problème est que les maîtres de l’économie mondiale ne veulent pas du tout d’une thérapie politique. Alors, ils laissent faire les marchés  qui ne sont finalement portés que par l’ivresse que leur procure des liquidités fournies par la spéculation !  Il se trouve même des experts pour chanter que le désastre financier va faire repartir la croissance ! Pour sauver ce système, les pouvoirs n’arrêtent pas d’injecter de l’argent au tonneau des Danaïdes.
Quant l’argent vient à manquer, place à ce cercle vicieux de coupes budgétaires qui freinent la croissance de l’économie et qui diminuent encore les rentrées du fisc. L’illusion et les coupes sombres ne sont pas l’apanage des pays développés. Chez nous aussi,…(source:Liberté-10.08.2011.)

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Ça krache, ça liquide, ça brade !

Panique générale sur les places boursières

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La perte de confiance était manifestement totale hier sur l’ensemble des places boursières mondiales où l’on soldait et bradait à tout va. Les fondamentaux des économies américaine et européennes sont mauvais et, pour une fois, ce n’est pas une clause de style : le monde tremble. Panique générale dans les Bourses.

Les Etats-Unis, c’est un quart de l’économie mondiale, l’Europe compte pour un tiers. Or, les deux économies sont en panne de croissance. Les Etats-Unis sont en risque de récession et en Europe, la crise de la dette menace de s’étendre. La dégradation de la dette souveraine américaine par l’agence Standard & Poor’s aura ajouté un peu plus au climat de peur générale qui gagne les marchés.

Depuis au moins une dizaine de jours, les marchés boursiers connaissaient un krach rampant. Les Bourses ont perdu entre 15 et 20% de leur valeur en dix jours, ce qui est énorme. Le krach de 1929 avait connu une perte de 30% en deux jours. Dans la crainte générale, les investisseurs bradent et liquident les positions, faisant craindre aux spécialistes un krach en bonne et due forme. Certains affirment que c’est déjà le krach. La crise financière de 2008 a échaudé les investisseurs (Hedge Funds, multinationales, banques, gestionnaires de fortunes, fonds souverains…) qui deviennent sensibles à toutes les mauvaises nouvelles et liquident sans hésitation dans l’idée de sauver les meubles. Et en matière de mauvaises nouvelles, ils ont été bien servis par l’état des économies américaine et européennes.

Chris Weston, un financier dans un cabinet d’affaires australien, se désole de voir les détenteurs de titres « agir dans l’émotion au lieu de regarder la situation de manière générale. C’est une panique générale ». Les marchés étaient très volatils au niveau de l’ensemble des Bourses. En Asie, la situation était proche de la catastrophe : la Bourse de Séoul a chuté de 10% en séance, avant de se reprendre et de limiter les dégâts à – 3,64%, – 5,66% à Hong Kong, – 1,68%… Seule Sidney a gagné 1,2% car certains ont profité de la braderie pour faire de « bonnes affaires ». Lundi, Wall Street a connu sa plus mauvaise séance depuis décembre 2008 et a perdu 5,55%.

«Tout le monde est tétanisé»

« Tout le monde est tétanisé», a déclaré François Duhen, analyste chez Crédit Mutuel-CIC à Paris. «On s’inquiète de l’Amérique, de l’Europe, de la manière dont leurs difficultés actuelles vont ralentir la croissance». Les marchés étaient en attente d’une réunion de la Réserve fédérale américaine qui pourrait décider d’injecter des liquidités pour soutenir l’économie. Lundi, Barack Obama a essayé, sans réussir, de rassurer les marchés après l’abaissement de la note de la dette souveraine américaine. Le patron de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, s’est dit plus inquiet par les dettes publiques des pays européens que par celle des Etats-Unis. « C’est la crise la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce qu’il faut, c’est rétablir la confiance, une confiance qui a été entamée », a-t-il déclaré mardi matin, en appelant les gouvernements à s’engager à réduire leur dette. Les États membres de la zone euro accélèrent la réduction de leurs déficits. La décision de la BCE d’acheter des obligations des Etats paraît sans effet non plus. La récession économique devient une perspective forte et inquiétante.

Une «grosse guerre» pour relancer la machine ?

«Devant le marasme de l’économie, les particuliers et les entreprises cachent leur argent et se tiennent à l’écart de la dette, ce qui a pour conséquence une consommation et une croissance de l’investissement anémiques», explique le Wall Street Journal, qui souligne que face à la crise des subprimes en 2008, la solution était simple: interventionnisme, mise à disposition de liquidités, des taux d’intérêt bas. Aujourd’hui, estime-t-il, cette réponse n’est pas possible car le problème n’est pas « le manque de liquidités mais un manque de confiance». Pour un pays comme l’Algérie, une récession se traduirait probablement par une baisse des prix du pétrole et un renchérissement des importations. Sauf si les producteurs décident de baisser la production pour éviter une chute des cours. Mais dans le cas d’un krach brutal, la crainte, toujours légitime, d’une tentative de relance de la machine par une grosse guerre est toujours présente. L’Afghanistan, l’Irak ne suffisant plus, l’Iran, « oublié» en raison du printemps arabe, pourrait reprendre les devants de la scène médiatique. (Quotidien d’Oran-10.08.2011.)…

 «Une nouvelle récession se dessine»

 L’anthropologue belge Paul Jorion donne son analyse du mouvement de crise de ces derniers jours…

 La crise boursière de ces derniers jours rappelle la dégringolade de septembre 2008.  Selon vous, sommes-nous en train de vivre un nouveau krach? Risque-t-on de vivre une nouvelle période de récession semblable à celle qui a suivi la faillite de Lehman Brothers? Il n’y a pas eu deux crises successives, mais une seule, qui continue. C’est un même processus que l’on n’est pas parvenu à arrêter et qui se manifeste d’une manière différente. Il y a eu un premier mouvement en 2007-2008 puis un deuxième aujourd’hui qui s’inscrit dans son sillage. Aujourd’hui, une nouvelle récession se dessine, elle est presque arrivée aux Etats-Unis qui représentent entre 1/4 et 1/3 de l’économie mondiale, mais elle s’explique largement par les mêmes raisons que celle de 2008. 
*Quelles sont ses causes?

J’en compte trois principales: une complexité financière extrême, une spéculation généralisée qui représente plus de la moitié des opérations financières actuelles, et enfin une économie qui est fondée sur le crédit et non sur une répartition équitable des richesses. On ne s’est pas attaqué en profondeur à ces problèmes, on a seulement réalisé des modifications à la marge ou bien on s’est attelé à relancer l’activité. Or, la période actuelle se distingue des précédentes puisqu’aujourd’hui la récession n’est pas le problème en lui-même, ce n’est que le symptôme de maux plus graves, comme l’épuisement des ressources et ceux que je citais précédemment.

Quelles mesures devraient-être prises? Le crédit est devenu la forme essentielle de remplacement d’un véritable accès à la richesse. Aujourd’hui, les salariés empruntent les salaires qu’ils n’ont pas. Il faut d’abord revoir la répartition des richesses, en faveur des salariés. Il faut ensuite rendre moins complexe la finance, et interdire les produits financiers que l’on n’est pas en mesure de comprendre. Enfin il faut s’attaquer à la spéculation, en interdisant les marchés à terme à ceux qui n’ont rien à vendre ou à acheter.*Depuis 2008, vous prônez également une réforme globale du système financier international. Pouvez-vous nous résumer ce projet? Il y a eu un premier système monétaire international en 1944, défini à Bretton Woods, qui reposait sur une parité dollar-or. Rapidement déséquilibré, sa fin a été décidée en 1971. Depuis, il n’y a plus d’ordre monétaire international et nous en subissons les conséquences. Je plaide pour un nouveau Bretton Woods qui mettrait sur pied une vaste chambre de compensation internationale, comme l’entendait John Maynard Keynes à Bretton Woods en 1944, dans sa proposition qui ne fut pas retenue. C’est là que le commerce international se régulerait et serait pacifié. Les pays qui créent des déséquilibres en exportant trop comme l’Allemagne – ou l’inverse comme la Grèce- seraient pénalisés automatiquement sur le cours de leur monnaie, qui se réajusterait par la dévaluation ou la réévaluation.*Pensez-vous qu’une réforme d’une telle ampleur soit possible?

 L’idée fait son chemin, les dirigeants en parlent dans les réunions actuelles. Elle permettrait une sortie par le haut de la crise. (20Minutes-10.08.2011.)Le blog de Paul Jorion
 
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  » Taxez les méga-riches (comme moi)! « 

L’investisseur milliardaire Warren Buffett a appelé lundi les parlementaires américains à augmenter les impôts pour les plus riches afin de réduire l’énorme déficit budgétaire du pays, affirmant que cela ne nuira ni aux investissements, ni aux emplois.

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Dans une tribune publiée par le New York Times, le patron du fonds d’investissement Berkshire Hathaway propose une hausse d’impôts pour les Américains dont les revenus dépassent au moins un million de dollars par an, et une hausse encore plus élevée pour ceux qui gagnent plus de 10 millions de dollars annuels.

« Nos dirigeants ont appelé à « un sacrifice partagé ». Mais quand ils ont fait cette demande, ils m’ont épargné. J’ai vérifié auprès de mes amis méga-riches pour savoir à quels sacrifices ils s’attendaient. Eux non plus n’avaient pas été touchés », écrit le milliardaire.

« Pendant que les pauvres et les classes moyennes combattent pour nous en Afghanistan, et pendant que de nombreux Américains luttent pour joindre les deux bouts, nous, les méga-riches, continuons à bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires », poursuit-il.

M. Buffet explique que son taux d’imposition par l’Etat fédéral représentait 17,4% de ses revenus imposables l’an dernier, alors que celui des 20 personnes travaillant dans son bureau était compris entre 33 et 41%.

Le taux d’imposition des riches était « beaucoup plus élevé » dans les années 1980 et 1990, et pourtant près de 40 millions d’emplois ont été créés entre 1980 et 2000, rappelle M. Buffett.

« Vous savez ce qui s’est passé depuis: des impôts plus bas et beaucoup moins de créations d’emplois ». (belga/7sur7) 15.08.2011.

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*Journée noire pour le CAC 40 avec onze séances de baisse consécutives

 *C’est la début de la fin ! ? 

La note des Etats-Unis abaissée pour la première fois de son histoire!

*L’Histoire nous apprend qu’un Etat lourdement endetté, finit toujours par s’effondrer

*L’ère des vaches grasses est finie.

 *il faut apprendre à vivre selon ses moyens…et cesser de faire des guerres coùteuses contre des peuples qui ne leur ont rien fait! 

Le Cac 40 essuie onze séances de baisse, du jamais vu !

 En onze séances, le Cac 40 a chuté de plus de 18%

 Le commerce extérieur <br />dans un état calamiteux <br /> » class= »photo » /></a></font></font></strong></font></font></strong><strong><font face=

  « Le dieu dollar descend d’son perchoir »

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* En onze séances, le Cac 40 a chuté de plus de 18%


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L’indice parisien n’a cessé de creuser ses pertes ce lundi. Le Cac 40 termine la séance sur une nouvelle chute de 4,68%, à 3125,19 points, au plus bas depuis plus de deux ans.

coeur-Tout le week-end, ils ont multiplié les réunions et les communiqués : les dirigeants politiques des pays industrialisés se sont mobilisés pour montrer qu’ils avaient pris la mesure des efforts à engager pour répondre aux inquiétudes concernant l’état de leurs finances. De quoi tenter de rassurer les marchés, inquiets après l’annonce vendredi après la clôture, d’une dégradation de la note de la dette souveraine des États-Unis par Standard & Poor’s, mais perturbés aussi par les difficultés auxquelles sont confrontés les pays de la zone euro pour mettre en place les solutions apportées à la crise grecque. Avec toujours en ligne de mire le risque d’une contagion de la crise de la dette à d’autres pays.

En vain. Si les Bourses européennes ont tenté de limiter la casse en début de cession ce lundi, alors que les Bourses asiatiques avaient terminé sur de lourds replis tôt le matin, la tendance est vite passée au rouge. Puis tout au long de la séance, avec Wall Street qui a plombé encore plus la tendance en ouvrant dans le rouge foncé à 15h30, les indices ont creusé leurs pertes. Au final, le Cac 40 clôture sur une chute de 4,68% à 3125,19 points dans un volume d’échanges de près de 6,2 milliards d’euros. À Londres, le Footsie-100 recule un peu moins fortement, de 3,39% à la clôture. À Francfort, le Dax s’effondre de 5,02% à 5923,27 points, sous les 6000 points. Les autres places européennes ne font guère mieux: Madrid abandonne 2,44%, la Bourse suisse 3,95%, Milan 2,43% et Lisbonne 3,13%. En Russie, les deux Bourses de Moscou ont aussi clôturé sur un plongeon: Le RTS terminant la séance sur une chute de 7,84%, tandis que le Micex finissait en baisse de 5,50%. Athènes a terminé la séance sur une chute de 6%.

Ainsi, le Cac 40 enchaîne onze séances de repli, revenant de 3842,70 points à 3125,19 points, soit une chute de 18,6%.

Aucune statistique n’est venue soulager les marchés mondiaux. En France, seules étaient attendues les enquêtes de conjoncture de la Banque de France, qui a dévoilé ce lundi ses prévisions de croissance pour le troisième trimestre. Pour la période, l’institution table sur une hausse de 0,2% du PIB français, soit le même rythme qu’au trimestre précédent.

Sur le marché des devises, l’euro se traite à 1,4227 dollar (-0,44%). L’or, lui, perce encore des records, à plus de 1700 dollars l’once. Côté pétrole, le baril chute de 6,76% vers 17h30, à moins de 84 dollars. Le décrochage de l’or noir a littéralement plombé les valeurs liées aux matières premières : ArcelorMittal a ainsi chuté de 9,59% à 16,03 euros, Vallourec de 9,46% à 57,93 euros, Technip de 9,06% à 56,78 euros. Les valeurs exportatrices, notamment dans le secteur automobile, ont accusé, elles aussi, de grosses pertes : Renault et Peugeot décrochent respectivement de 9,27% et de 9,10%. Le broker Morgan Stanley a en outre abaissé son objectif de cours sur les deux valeurs. EADS a dégringolé de 8,63%. Le secteur technologique n’est pas en reste, pénalisé par l’indice Nasdaq américain qui souffre particulièrement. Ainsi Alcatel-Lucent est la lanterne rouge du Cac 40, avec une perte de 9,71% à 2,22 euros. CapGemini a décroché de 8,45% à 26,82 euros.

Malmenées la semaine dernière à la suite de résultats semestriels affectés par l’exposition en Grèce, les valeurs bancaires s’offraient un joli rebond ce matin avant de reculer inégalement. Société Générale perd 8,42% quand Crédit agricole abandonne 5,64%, Natixis, 5,73% et BNP Paribas 3,21%.

Détente des taux espagnols et italiens

Hier, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont rappelé leur détermination à faire en sorte que le plan de sauvetage de la Grèce du 21 juillet soit adopté avant fin septembre. Ils ont salué également les efforts de l’Espagne et tout particulièrement ceux de l’Italie, deux maillons faibles de la zone euro actuellement. En effet, Rome a avancé d’un an (de 2014 à 2013) son objectif de retour à l’équilibre de ses comptes publics. Par ailleurs, la Banque Centrale Européenne (BCE) a déclaré qu’elle pourrait mettre en œuvre «activement» son programme de rachat d’obligations. Cette mesure, prise et annoncée la semaine dernière par Jean-Claude Trichet, le président de l’institution, n’avait absolument pas convaincu les investisseurs. Bien au contraire…

Mais, aujourd’hui, les taux obligataires italiens et espagnols se détendaient, les investisseurs étant davantage confiants en une intervention de la BCE sur le marché obligataire secondaire de ces deux pays. Les taux à dix ans espagnols et italiens sont repassés ce lundi sous les 6%. Les taux d’emprunt américains n’ont, quant à eux, pas bougé, signe que la dette de la première puissance économique mondiale reste un investissement intéressant, envers et contre la perte du triple A des États-Unis.

Pas de hausse sur le Cac 40

Du côté des valeurs, aucune sur le Cac 40 ne s’affiche dans le vert. Sur le SBF 120, on n’a que Stallergènes (+1,22%) et CNP Assurances (+0,88%) qui s’en sortent bien.

GDF Suez (-2,89%, à 19,82 euros). Le groupe d’énergie et de services a scellé, selon les Échos, un partenarait stratégique avec le fonds souverain chinois CIC, qui aboutirait à une prise de participation de 30% dans la branche exploration production du français.

Le spécialiste de la restauration collective Sodexo (-3,02% à 48,48 euros) a annoncé avoir remporté un contrat de 766 millions de dollars (535 millions d’euros) pour fournir les cantines de vingt bases de Marines, aux États-Unis.

Hors SBF 120, Carmat (+2,53%, à 95,87 euros). Le spécialiste du coeur artificiel total a annoncé dimanche soir le succès de son augmentation de capital lancée du 13 au 29 juillet. L’ancienne filiale d’Eads a levé 29,3 millions d’euros, qui serviront à financer les premiers essais cliniques sur l’homme. (Le Figaro-08.08.2011.)

 ****Comment en est-on arrivé là?

 Suivez en direct les événements de mardi

 CHRONOLOGIE – Retour sur les événements marquants de ces derniers mois…

La crise que traverse l’économie mondiale a pris un nouveau tournant ces derniers jours, avec la dégradation de la note américaine et des inquiétudes de plus en plus forte sur les dettes européennes. En quelques jours, les bourses ont à nouveau dévissé, perdant jusqu’à 20%.20Minutes vous propose de revenir sur les événements qui nous ont conduit à cette rechute. Tout a commencé en 2008, lorsque la faillite de la banque Lehman Brothers a conduit à une récession économique mondiale. C’est à cette époque que les Etats ont commencé à bâtir de gigantesques plans de relance, et que les dettes et déficits publics ont explosé en Europe et aux Etats-Unis. En mai 2010, la Grèce étouffée par sa dette demandait l‘aide de l’Europe et du FMI. C’est là que débute notre chronologie interactive.Crise de la dette on Dipity.**La bourse de Paris s’enfonce dans le rouge! La dégringolade s’accélère Après une nouvelle journée de dégringolade boursière, lundi, les regards sont rivés sur les cours de Bourse ce mardi. Malgré l’intervention de la banque centrale européenne, les différentes places boursières européennes ont à nouveau clôturé en forte baisse hier. Dans la foulée, Wall Street a également chuté. Ce mardi, la bourse de Paris poursuit sa dégringolade à Paris (-4,5%) et Londres (-5%).  Depuis le 22 juillet l’indice phare de la place parisienne, a perdu près de 20%.

Risque-t-on une douzième journée de chute ce mardi ? La finance mondiale s’installe-t-elle dans un krach en plein cœur de l’été ?

***En pleine tourmente, Wall Street continue de chuter

Les marchés américains, sous le coup de la dégradation de la dette américaine, s’enfoncent encore dans le rouge, le Dow Jones chutant de 3% et le Nasdaq de 4%. Demain, mardi, la Fed se réunit.

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À l’ouverture de Wall Street, le Dow Jones est descendu de 1,27% à 11.299 points. Le Standard & Poor’s 500 reculait, lui, de 1,91% à 1176 points, tandis que le Nasdaq 100 chutait plus fortement de 3,3% à 2248 points. La dégradation bien plus rapide qu’attendu, par Standard & Poor’s, de la note souveraine des États-Unis, qui n’avaient jamais été soumis à une telle sanction, pèse ainsi très lourdement sur les indices américains, qui réagissent après les marchés européens, creusant leurs pertes après avoir tenté de relativiser la nouvelle, et asiatiques, qui ont terminé la séance de lundi sur de lourds replis.

Puis, la journée avançant, les indices ont encore creusé leurs pertes : vers 16h30 heure de Paris, le Dow chute de 3%, le S&P de 3,5% et le Nasdaq de 4%.

Pas de rebond de début de séance donc, ce lundi, à Wall Street, alors que l’agence Moody’s a affirmé ce lundi qu’elle pourrait, elle aussi, abaisser avant 2013 la note de la dette des États-Unis si les perspectives budgétaires et économiques se détérioraient nettement. Mais elle estime possible d’ici là un nouvel accord à Washington pour réduire le déficit.

Au moment de l’ouverture de Wall Street, les marchés d’actions du monde entier ont piqué un peu plus du nez : la bourse de Sao Paulo a chuté de 4,5% à l’ouverture, à Moscou, le RTS perdait plus de 5% alors que les prix du pétrole chutaient à l’ouverture à New York, et le Micex cédait 3,58% à 1.530,11 points. L’indice vedette Dax perdait 3,07% à 6.045,71 points et le MDax plongeait de 5,47% à 8.635,11 points à la même heure.

Menu macroéconomique chargé, avec le FOMC en plat de résistance

Cette semaine, le moindre indicateur macroéconomique permettant de prendre le pouls d’une croissance américaine menacée, sera attendu au tournant par les investisseurs.

Dès demain, la productivité des entreprises américaines sur le deuxième trimestre sera ainsi scrutée de près. Le risque est de la voir se contracter plus qu’attendu, ce qui entraînerait logiquement une dégradation de l’emploi. La confiance du consommateur sera aussi au menu. Mais le communiqué final du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (le FOMC), dès ce mardi soir, sera le rendez-vous le plus crucial.

Analystes et investisseurs se demandent d’ores et déjà si un nouvel assouplissement monétaire, (quantitative easing 3 ou «QE3») peut en sortir. À moins que ce ne soit une aide aux banques, qui pourraient commencer à connaître des problèmes de liquidité interbancaire, qui soit privilégiée. «Dans tous les cas de figure, la réaction de court terme des marchés est très incertaine…», remarque-t-on chez Aurel Bgc.

Vendredi, les ventes au détail seront le second grand rendez-vous économique d’une semaine à haut risque sur les places financières mondiales. «Les chiffres d’affaires publiés par les valeurs du S & P 500 étaient clairement décevants sur juillet, soulignent à cet égard les analystes de Aurel Bgc. Mais, le rapport de l’emploi indique d’importantes créations d’emploi dans la distribution. Un chiffre qui s’annonce donc très incertain». La balance commerciale du mois de juin devrait aussi être très suivie.

Le pétrole chute sous 84 dollars le baril

Sous le coup de la dégradation américaine, le pétrole chute de 3,67% à 83,69 dolars vers 15h30. L’euro, lui, vaut 1,4174 dollar (-0,81%). L’or, lui grimpe encore à des sommets historiques, à plus de 1700 dollars.

Disney, Cisco et Sara Lee publient leurs résultats cette semaine

En attendant, du côté des entreprises, les publications de résultats semestriels sont de moins en moins nombreuses et ne retiendront que très peu l’attention des marchés, obnubilés par les dettes souveraines européennes et américaines. Walt Disney (-2,16% à 34,42 dollars) dévoilera notamment ses comptes ce mardi, devançant en la matière Cisco et News Corp (mercredi), puis Nordstrom, Sara Lee, et Kohls (jeudi), et enfin JC Penney (vendredi).

American International Group (AIG : -3,94% à 24,11 dollars) poursuit Bank of America (-6,61% à 7,63 dollars), lui réclamant plus de 10 milliards de dollars (7 milliards d’euros) pour des pertes liées aux crédits hypothécaires, peut-on lire dans le texte de la plainte. Selon ce document, dont Reuters a obtenu copie, AIG estime avoir été induit en erreur par la banque à propos de valeurs mobilières adossées à des crédits hypothécaires, ce qui a occasionné des pertes. L’assureur veut poursuivre Bank of America devant la cour suprême de l’Etat de New York, à Manhattan. (Le Figaro-08.08.2011.)

***L’Italie propose la «règle d’or»

 L’Italie n’a plus droit à l’erreur. Il lui reste très peu de temps pour convaincre les marchés qu’elle s’est réellement engagée dans une voie vertueuse pour réduire sa dette et renouer avec la croissance.

coeur- Vendredi soir, deux jours après être intervenu au Parlement sans présenter de mesures concrètes et après deux semaines de chute des marchés, Silvio Berlusconi a annoncé une révision drastique des objectifs budgétaires. Il était ­accompagné de son ministre de l’Économie, Giulio Tremonti: tous deux ont affiché une unité de façade après s’être publiquement chamaillés la veille sur le rôle de la BCE dans la crise, ce qui avait fait mauvais effet.Le nouveau plan de route est contraignant. Le Parlement sera appelé à inscrire immédiatement la «règle d’or», celle qui interdit tout déficit, dans la Constitution. L’équilibre des comptes publics sera anticipé à 2013 au lieu de 2014, échéance trop lointaine aux yeux des marchés. Cela implique de dégager de 7 à 8 milliards de ressources nouvelles sous forme de réductions budgétaires et d’allégements des coûts structurels. Dans ce contexte, le ministre de l’Administration, Renato Brunetta, estime que l’objectif d’un déficit à 1,5% du PIB l’an prochain et 0,2% fin 2013 est réalisable. Le gouvernement envisage aussi un nouveau Code du travail introduisant plus de flexibilité dans la négociation salariale, une réforme fiscale tournée vers la croissance et des coupes claires dans les dépenses de l’État. Reste à traduire ces intentions en décrets en Conseil des ministres, de sorte que le Parlement puisse les approuver au dernier trimestre 2011.

Taux historiquement élevés

La pression a donc payé. Bruxelles et la BCE ont conjugué leurs efforts en fin de semaine pour faire comprendre au gouvernement que le temps des tergiversations était révolu. Les taux ont dépassé les 400 points de base avec les Bunds allemands, un niveau historiquement élevé. L’Italie a pressé la BCE d’acquérir des titres d’État italiens sur le marché secondaire. Francfort a salué dimanche soir les efforts faits par le pays. Le gouvernement allemand estime qu’il appartient d’abord à l’Italie de prouver le ­sérieux de ses réformes.

Une semaine cruciale attend donc la péninsule. Les partenaires sociaux seront informés du contenu des mesures du plan de rigueur budgétaire mercredi. Jeudi, les commissions du budget et des affaires constitutionnelles du Parlement écourteront leurs vacances pour entendre Giulio Tremonti. (Le Figaro-07.08.2011.)

***L’or crève le plafond des 1700 dollars…

un nouveau record avec 1.715,75 dollars l’once!

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 L’once d’or a atteint 1.715,75 dollars vers 05H35 GMT (07H35 à Paris), un nouveau record, avant de se stabiliser autour de 1.700 dollars, un seuil franchi pour la première fois en début d’échanges asiatiques.Selon les estimations des analystes de JP Morgan, « avant cet abaissement, l’once d’or était parti pour s’installer autour de 1.800 dollars l’once d’ici la fin de l’année ». Mais les analystes s’attendent désormais à ce que ce niveau soit largement dépassé, pour atteindre « 2.500 dollars l’once ou plus..(AFP-08.08.2011.) 

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*consulter d’autres articles sur le même sujet…cliquer ici:

La crise de la dette=échec du capitalisme.2

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4 réponses à “La crise de la dette=échec du capitalisme.1”

  1. 7 11 2011
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