*L’Algérie, pays des contrastes

*** Un groupe de journalistes étrangers à la découverte de l’Oranie 

** Du haut de Santa Cruz, rien n’est plus beau pour celui qui aime du même amour l’Afrique et la Méditerranée….  

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En marge du 12e Salon international du tourisme et des voyages (Sitev), un éductour a été organisé par l’ONT à la découverte de l’Oranie au profit d’un groupe de journalistes étrangers.

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Une région féerique qui a suscité émerveillement. Les paysages ont resplendi de profondeur et de magnificence. La nature majestueuse nous fait frissonner, trépider, palpiter. Tout est joie et bonheur, la nature est en liesse. A Oran, le groupe fait une immersion dans Oran by night sur le front de mer, où un léger vent balaie l’endroit. Une dame nous ouvre les portes de sa maison restaurée. On y pénètre pour goûter à une hospitalité légendaire. Samedi dernier, le groupe a visité Santa Cruz. Rien n’est plus beau pour celui qui aime du même amour l’Afrique et la Méditerranée que de contempler leur union du haut de ce lieu. La vue sur Oran est splendide : d’un côté, on voit la ville à perte de vue et de l’autre la mer avec juste en bas Mers El Kébir.

La région ouest a davantage su conserver des lieux de la période espagnole plutôt que ceux de l’antiquité. Effectivement, à l’instar d’Oran, de nombreuses villes de l’Oranie ont gardé l’influence espagnole, que ce soit dans l’architecture, le mode de vie ou la gastronomie. Ainsi, l’emblème d’Oran est le Fort espagnol de Santa Cruz, et Tlemcen, la deuxième ville de la région, est reconnue pour ses édifices mauresques de la qualité de ceux de l’Andalousie.

Un détour a été programmé au complexe des Andalouses parfumé aux senteurs de l’air marin. On entend la mer, le roulement des vagues et les bruits de pas dans le sable… Il y règne déjà comme un air de vacances. La direction prépare la saison estivale. Les journalistes ont été conviés à manger du poisson. Un délice ! Départ pour Aïn Témouchent en longeant la côte. Arrêt à la plage Madagh 1. Un groupe de jeunes leur accorde un accueil spécial, sans agressivité aucune. «C’est le tempérament des  jeunes Algériens», lance un guide. Un dénominateur commun les unit tous : une furieuse soif de vivre. Si certains nous parlent de leur volonté de fuir le pays dans des embarcations de fortune (harraga), d’autres préfèrent chanter des airs sportifs : «Allez, allez, chabka ya l’Algérie. Haba haba njibouha fel filet». Ils sont supporters du Real Madrid et du Barça.

Il faut dire que l’Espagne n’est pas très loin. Les journalistes prennent des photos souvenirs et s’imprègnent de l’ambiance. Après un passage furtif à Aïn Témouchent, Tlemcen nous accueille non comme capitale des Zianides seulement, mais comme capitale de la culture islamique 2011.Après une sahra andalouse à l’hôtel Pomaria (ouvert en mars dernier), la délégation a visité le Mechouar (palais royal des Zianides), Sidi Boumediène (lieu ou Ibn Khaldoun a enseigné pendant quatre ans), les sublimes grottes de Beni Aâd (1,4 km de galerie de stalaglites et stalagmites, le plateau de Lala Seti et l’hôtel Renaissance qui promet dès son ouverture en juin la découverte d’un site d’exception, un traitement royal et un mélange de cultures.  La tournée s’est terminée autour d’un déjeuné à l’hôtel Zianides qui tente de sauvegarder sa belle architecture. Que dire après cette visite ? Simplement qu’au regard des potentialités dont dispose le tourisme dans notre pays, l’Algérie n’a plus le droit de jouer dans la cour des petits…(El Watan-25.05.2011.)

 

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**L’Algérie, pays des contrastes

*L’Aurès…Quand les cimes enneigée mouillent les sables brûlants du désert

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L’Aurès est le pays où l’on peut voir, dans un même tableau, la neige des cimes féconder le sable brûlant du désert.

Montagnes âpres où le cèdre côtoie le genévrier, vallées verdoyantes au milieu de paysages désertiques, canyons encaissés, falaises abruptes abritant des maisons troglodytes, le sud des Aurès offre une infinité de paysages époustouflants. Ce n’est pas tout. Ces paysages de carte-postale cachent des trésors insoupçonnés.

Riche d’un inestimable patrimoine historique, la région recèle une multitude de sites dont les racines plongent dans la haute antiquité. Tajjmint (ou Tadjmaout), le refuge de la reine berbère Kahina, que nous avons eu le privilège de visiter, est l’un des ces endroits magiques qui allient la beauté des paysages à la profondeur de l’histoire. En dépit des ces atouts majeurs, l’Aurès, dans son immensité et sa diversité, reste une région peu connue et rarement visitée. Suivez le guide. (El Watan-05.04.2011.)

**  Tajjmint, le refuge secret de la Kahina

 C’est sans doute l’un des endroits les plus mystérieux, les plus secrets et les plus beaux d’Algérie. Il vous offre le spectacle ahurissant de tout un village niché dans le creux d’une falaise sur une même ligne.

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Au premier regard posé sur ces habitations troglodytes nichées là où seuls les aigles peuvent avoir accès, un sentiment étrange vous envahit. L’impression d’avoir tout à coup remonté le temps, et une plongée dans un passé vieux de plusieurs siècles s’empare de vous pour ne plus vous lâcher.
Situé au fin fond des Aurès, dans l’un de ces nombreux et splendides canyons qu’abrite l’Ahmer Kheddou, Tajjmint (Djemina) est un site naturel et historique que peu de gens ont foulé du pied. Pourtant, il passe pour être la forteresse secrète de la reine berbère Dihya, passée à la postérité sous le nom de la Kahina. Le site aurait également été utilisé par un «aguellid» (roi) berbère du nom de Yabdas dans sa lutte contre les Byzantins en 539. 

Cette place forte se situe sur le territoire de la commune de Tkout, à près de 40 kilomètres de piste du chef-lieu de la commune. Pour cause de route coupée à la circulation, nous avons dû faire un détour de 140 kilomètres, contourner par l’est le massif des Aurès, prendre à travers les plaines de Biskra et Zeribet El Oued avant de reprendre le chemin de la montagne. Ce n’est pas tout, il faut se faire identifier à deux barrages militaires avant d’accéder à cette merveille de la nature qui abrite l’un des sites d’habitation les plus vieux du monde avec des maisons troglodytes nichées dans une falaise et une forteresse inaccessible au sommet d’un promontoire rocheux dont la simple vue vous laisse bouche bée.   

Imaginez une forteresse bâtie sur un nid d’aigle, coiffant une falaise haute comme un bâtiment de quinze étages. La légende dit qu’elle a plusieurs entrées secrètes mais on ne lui connaît pour accès qu’un seul passage. Sauf à être un audacieux monte-en-l’air, personne ne peut se risquer dans une escalade aussi difficile. Il faut s’engager sur un sentier abrupt où l’on peut à peine poser le bout de ses orteils avant de s’engouffrer dans un étroit boyau où l’on monte à la force des pieds et des mains. Jadis, des piquets de bois fichés dans la roche facilitaient l’escalade, aujourd’hui, la plupart de ces piquets sont tombés en ruine. Des amis de Tkout nous ont servis de guides dans cette escapade, et deux jeunes ont néanmoins réussi l’exploit d’arriver jusqu’au sommet. Vus du fond du canyon, ils avaient l’air d’un couple de lilliputiens.

La falaise, haute d’une soixantaine de mètres, court sur près d’un kilomètre. Sur le toit de cette falaise, c’est tout un village de maisons de pierres sèches et de greniers qui a été construit. Des bassins creusés dans la roche servent à recueillir l’eau de pluie. Ainsi réfugiés sur cette arête de grès, les habitants pouvaient vivre en complète autarcie ou soutenir des mois de siège face aux envahisseurs.
Bien avant de partir à l’assaut du site qui abrite les maisons troglodytes, nous longeons le lit de oued Mestaou où ne subsiste qu’un petit ruisseau qui ne cesse de former bassins et vasques au milieu de gigantesques pierres polies par les temps et les eaux. Pendant des millions d’années, l’eau a patiemment creusé la roche pour tracer sa route. De part et d’autre, les falaises sont si hautes qu’elles donnent le tournis.

L’eau finit par se jeter du haut d’une cascade de 30 mètres dans un petit lac aux eaux d’émeraude alors que la falaise poursuit sa course sur notre droite sur des centaines de mètres. D’autres habitations troglodytes sont visibles tout le long de cette falaise.  On peut «aisément» accéder au pied de la falaise qui abrite les habitations troglodytes, mais il n’est pas donné à tout le monde d’en faire l’escalade. Tandis que l’audacieux Salim Yezza escalade pieds nus les parois lisses jusqu’aux habitations pour nous rapporter quelques photos, nous nous contentons sagement des premières marches naturelles. Sur certains passages, le frottement des mains des siècles durant a rendu la roche lisse et polie comme du marbre. Des trous creusés dans la roche à intervalles réguliers témoignent que les passages étaient sans doute balisés par des garde-fous.

D’après nos guides, l’endroit était encore habité jusqu’aux années 1950. Aujourd’hui encore, il n’est guère facile d’imaginer comment ces hommes ont fait pour construire leurs maisons avec des pierres aussi lourdes, des troncs d’arbre et de la terre. Une performance sans doute unique dans l’histoire. Pour avoir érigé des villages dans un milieu aussi hostile et des conditions aussi extrêmes, pour avoir utilisé un espace aussi réduit à leur avantage, les montagnards des Aurès ont fait montre d’un génie bâtisseur rarement vu dans l’histoire, un cas d’école pour tous les architectes du monde. Encore une fois,  on retrouve cet atavisme des Algériens à saborder des cartes maîtresses en matière de tourisme que peu de pays possèdent. Aujourd’hui, ce patrimoine de l’humanité toute entière est en train de tomber en ruine. Une partie de la falaise s’est récemment effondrée en emportant avec elle quelques maisons. Si rien n’est fait, dans quelques années, il ne restera plus grand-chose de ce site unique. Les autorités en charge du secteur ont pour devoir de le sauvegarder car ce serait véritablement un crime que de laisser disparaître à jamais ce legs des ancêtres. (El Watan-05.04.2011.)

***Les balcons du Ghoufi :  Une merveille de la nature

Du temps où l’Algérie était encore un pays fréquentable par les touristes étrangers, les célèbres balcons de Ghoufi étaient parmi les sites les plus visités du pays. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’y mettre les pieds, c’est l’équivalent du Grand Canyon américain en plus petit mais en plus beau. Qu’y trouve-t-on ?

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Un long canyon creusé à même la roche par Ighzer Amellal, des tapis de palmiers qui courent le long de l’oued, des villages traditionnels berbères construits sous forme d’escaliers accrochés aux falaises et des habitations troglodytes nichées dans ces falaises dont la profondeur peut aisément atteindre le kilomètre en certains endroits. Dépaysement garanti.   
La légende raconte qu’un certain Slimane Oumansour, ancêtre des habitants de Ghoufi, habitait la montagne de l’Azeggagh Umag (Ahmer kheddou), voilà de cela plusieurs siècles. Un jour, il a eu l’idée de s’installer dans le canyon de Ghoufi avec ses trois frères pour passer l’hiver. C’est ainsi qu’il aurait donné naissance à tous les villages que l’on voit encore aujourd’hui accrochés aux parois des falaises de l’un des plus beaux défilés du monde. Les biens les plus précieux des habitants étaient cachés dans des greniers ou des forts.

Ainsi, «Slah azizaw», les «armes vertes», constituées par les stocks de céréales, étaient cachés dans des greniers collectifs érigés en forteresses que l’on peut encore admirer en beaucoup d’endroits. «Slah Oucartouche», «les armes à feu», étaient dissimulées dans la montagne, dans des caches secrètes connues des seuls «iwqaffen», les sages des villages.  Ghoufi a été classé site naturel en 1929, de l’entrée des Gorges de Tighanimine jusqu’à Ahechane. Son classement aujourd’hui en tant que site historique ne lui vaut aucune prise en charge, même la plus élémentaire qui consiste à mettre quelques gardiens sur le site. Pourtant, un décret présidentiel d’avril 2010 pour la restauration des balcons de Ghoufi a bien été promulgué. Il est resté jusqu’à présent sans suite, mais, selon le directeur de la maison des jeunes de Ghoufi, la direction de la culture de Batna va affecter dix gardiens à la surveillance du site à partir de ce mois d’avril. En attendant, c’est la porte ouverte à tous les actes de vandalisme.

Chaque week-end, des dizaines de bus déversent des flots de touristes, des étudiants, notamment, qui ne se gênent nullement à laisser des tas de détritus dans la nature. Ghaffour Lounis et Salim Yezza, deux habitants de Tkout, qui nous servent de guides, nous montrent les nombreuses conséquences de ce tourisme débridé : graffitis sur les parois des falaises ou les murs des maisons, des tas d’immondices et destructions volontaires des murs. Pis encore, beaucoup de propriétaires terriens, ayant eu la désagréable surprise de surprendre des couples en pleins ébats dans leurs vergers, n’osent plus s’y aventurer. Aujourd’hui que la plupart des habitants de Ghoufi se sont installés en ville, la restauration des maisons pose un véritable problème. «Toutes ces maisons sont dans l’indivision et sont donc l’héritage de plusieurs personnes à la fois. Personne ne peut restaurer sans le consentement des autres parties», dit Salim. Faute d’une prise en charge par l’Etat, les jeunes de Tkout et de la région ont bien essayé de sauver encore ce qui peut l’être, mais ils doivent se contenter de sensibiliser les touristes sans rien entreprendre de concret.

Soupçonné par les autorités d’être un bastion du berbérisme, aucune association n’a été agréée depuis des années. «La structure sociale des villages berbères des Aurès a disparu et le mouvement associatif est cadenassé», dit encore Salim pour expliquer cette impuissance à endiguer la déperdition d’un patrimoine séculaire. Pourtant, s’il venait à être restauré et mis en valeur, le site pourrait devenir un moteur idéal pour le développement durable de toute la région. Il suffit de se dire que les Français ont construit ici même un hôtel troglodyte dont on voit encore les ruines. C’était en… 1904. (El Watan-05.04.2011.)

***Les jardins de Tkout

 Pour s’enivrer des parfums des fleurs et des senteurs qui montent des tapis de menthe sauvage, pour jouir du murmure de l’eau et du chant des oiseaux, il faut plonger au cœur du vieux Tkout et de ses jardins en terrasses.

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Assis sur les marches de l’escalier menant vers les vergers, ammi Rachid consent volontiers à nous parler de cet eden terrestre dont il est le gardien du bien le plus précieux : l’eau. Ammi Rachid est un vieux montagnard de près de 80 ans mais il remplit toujours cette fonction que ses ancêtres ont perpétuée de père en fils.
C’est en effet à lui que revient la charge de distribuer les tours d’eau à tous les propriétaires qui possèdent un jardin. Jaillissant d’une source naturelle, l’eau se déverse dans un grand bassin appelé Ayelmam n’Tkoukt, le lac de Tkout. Des barbots et des carpes de belle taille, qu’il est strictement interdit de pêcher, vivent dans ces eaux calmes et beaucoup de citoyens prennent plaisir à les nourrir en leur jetant du pain rassis.

L’eau, denrée rare et précieuse dans ces contrées semi désertiques, fait l’objet d’une distribution réglée minutieusement. Selon les tailles de la propriété, chacun voit son tour revenir au bout d’un minimum d’une semaine ou de 24 jours. Dans le passé, un piquet de bois fiché à proximité de la retenue indiquait, selon un jeu d’ombre lié à la course du soleil, les «noubas» de tout un chacun. Au milieu de ces jardins et vergers trône toujours la vieille mosquée de Tkout construite au début des années 1500. Son architecture traditionnelle en fait un joyau historique jalousement sauvegardé. Le lac est le lieu de rencontres des vieux dans la journée et des jeunes à la nuit tombée. On se raconte encore des histoires du temps, par exemple, celle d’un bandit d’honneur de la région du nom de Messaoud Ugzelmad. (El Watan-05.04.2011.)

***La pêche aux oiseaux

Assis au bord d’une falaise, les pieds de Houssem, garçonnet d’une douzaine d’années, balancent au-dessus de l’abîme. Tout en bas, dans la vallée, les palmiers ressemblent à des plaintes naines, et Ighzer Amellal à un petit ruisseau serpentant au milieu des vergers.

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Scène surréaliste, le jeune garçon tient une canne à pêche entre ses mains. Qu’est-ce qu’il peut bien pêcher ainsi alors que la rivière est à plus de 150 mètres au -dessous de ses pieds ?
Intrigués, nous nous approchons pour quémander des explications à cet étrange rituel. En fait, empruntant à la pêche sa technique et ses attirails, le jeune garçon est tout simplement en train de chasser des oiseaux «izferdhen», ainsi dénommés dans le parler local.
Pour n’avoir eu le privilège que de les voir évoluer dans le ciel, nous ne pouvons mettre un nom spécifique sur ces volatiles mais cela tient plutôt d’une espèce à mi-chemin entre le merle et le pigeon. Ces oiseaux qui nichent dans des cavités de la falaise ont, d’après notre jeune ami chasseur pêcheur, une chair succulente.

Pour agrémenter quelquefois la chorba quotidienne, les jeunes de Ghoufi ont trouvé un astucieux stratagème pour chasser ces oiseaux qui ont pourtant choisi un site réputé inaccessible.
Ils laissent pendre une plume d’oiseau accrochée à un hameçon au bout de leur canne à pêche suspendue dans le vide. L’oiseau, qui nidifie à cette époque de l’année, est toujours à la recherche d’une plume soyeuse pour garnir son nid douillet, et c’est ainsi que, croyant happer une plume en vol, il se fait attraper et finit dans la marmite. (El Watan-05.04.2011.)

  

 

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28 réponses à “*L’Algérie, pays des contrastes”

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