Paradis fiscaux

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**Une enquête internationale dévoile le « Who’s Who des paradis fiscaux »

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Une enquête journalistique mondiale a mis sur la place publique le nom de personnalités apparemment liées à des sociétés off-shore dans des paradis fiscaux, des révélations qui relancent la polémique sur l’évasion fiscale et accentuent la pression sur le président François Hollande dont un proche est cité.
Cette plongée dans le monde opaque des paradis fiscaux a été rendue possible par les recherches de longue haleine faites par le Consortium de journalistes d’investigation américains ICIJ, « sans doute la plus grande collaboration journalistique internationale de l’histoire », selon ses propres termes.
L’ICIJ a réussi à se procurer un disque dur contenant 2,5 millions d’e-mails et des informations sur 122.000 sociétés off-shore et quelque 12.000 intermédiaires : mémos internes, copies de passeports, pièces comptables ou encore documents officiels. Soit « le plus important stock d’informations venues de l’intérieur sur le système des sociétés off-shore jamais obtenu par des médias », commente le Guardian, qui fait partie de la quarantaine d’organes de presse internationaux qui ont ensuite eu accès à ces données confidentielles, avec Le Monde, la BBC, le Washington Post ou encore la Süddeutsche Zeitung.

Ces informations concernent principalement les Iles vierges britanniques et représentent un volume « 160 fois supérieur aux informations confidentielles publiées par WikiLeaks sur le département d’Etat américain en 2010″. Elles ont filtré à partir de deux sociétés offrant des services « offshore » à Singapour et aux Iles Vierges.
On y trouve les noms de « milliers de détenteurs » d’intérêts dans des paradis fiscaux, dentistes américains, « villageois grecs issus des classes moyennes », dirigeants étrangers, milliardaires et marchands d’armes, écrit le Guardian.
Parmi eux, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev qui aurait quatre sociétés off-shore aux Iles Vierges à son nom ou à celui de son épouse et de ses filles. Ou l’ancien ministre des Finances de Mongolie, Bayartsogt Sangajav, qui aurait monté la société « Legend Plus Capital ltd » quand il était occupait ses fonctions ministérielles.
Y figurent aussi la célèbre collectionneuse d’art espagnole Carmen Thyssen-Bornemisza, la fille aînée de l’ancien dictateur philippin Ferdinand Marcos, Maria, et Olga Chouvalova, la femme d’Igor Chouvalov, un homme d’affaires proche de Vladimir Poutine, titulaire du poste de vice-Premier ministre en Russie.
Mais l’affaire se révèle particulièrement embarrassante pour le président français Hollande, déjà aux prises avec le scandale déclenché par l’inculpation de son ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac pour fraude fiscale : Jean-Jacques Augier, son trésorier pendant la campagne présidentielle de 2012, est en effet aussi mentionné par l’ICIJ.
Il serait actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans par le biais de son holding financier Eurane.
Ce dernier a confirmé qu’il avait participé à ces montages à la demande de ses partenaires, notamment d’un homme d’affaires chinois, mais il a assuré qu’il n’y avait là rien d’ »illégal ».
The Guardian prend aussi le soin de rappeler que « rien ne suggère que les personnes mentionnées sur ces listes aient enfreint la loi ».

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Mais ce « Who’s Who des paradis fiscaux », comme le baptise l’ICIJ, « montre comment le secret de la finance off-shore s’étend dans le monde, permettant aux riches d’éviter de payer des impôts, alimentant la corruption et les malheurs des pays riches et pauvres », souligne le consortium. Pour lui, la crise chypriote actuelle « est un des exemples de la façon dont le système off-shore peut affecter la stabilité financière d’un pays ».
La Grèce a d’ailleurs immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête sur les comptes d’une centaine de sociétés offshore inconnues de ses services fiscaux, dont l’existence a été révélée par l’ICIJ. Ces dispositifs offshore ont constitué pendant des années un des vecteurs clés de l’évasion fiscale endémique dans ce pays.
La Commission européenne a, quant à elle, profité de l’occasion pour exhorter les Etats membres de l’UE à « se saisir de la question » de l’évasion fiscale qui coûte « plus de 1.000 milliards d’euros par an à l’Europe ».
Le Tax Justice Network, un réseau international de chercheurs et de militants qui lutte pour la « justice fiscale », évalue à 20.0000 à 30.000 milliards de dollars le montant des sommes dissimulées dans les paradis fiscaux de par le monde.*AFP-04.04.2013.

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**Des personnalités algériennes impliquées dans les scandales des paradis fiscaux

Après les câbles de WikiLeaks sur les confidences d’hommes politiques à travers le monde, OffshoreLeaks jette un pavé dans la mare et fait trembler le monde des affaires en révélant leurs combines financières pour échapper au fisc en faisant des placements off shore où des noms de personnalités algériennes figureraient et qui pourraient être révélés dans les prochains jours, alors que l’Algérie vit au rythme des révélation d’affaires de corruption et de malversations.

Cette bombe a été révélée, jeudi dernier, par le journal britannique The Guardian, ainsi que plusieurs autres journaux dans le monde. Les noms de personnalités et de dirigeants actionnaires de sociétés dans des paradis fiscaux, dont le président d’Azerbaïdjan et un proche du président français, François Hollande. D’après le journal, des documents secrets obtenus par le consortium d’investigation américain (Icij) après une enquête de longue haleine montrent ainsi que trois sociétés auraient été créées en 2008 aux îles Vierges britanniques, un paradis fiscal situé dans les Antilles, au nom des filles du président, Ilham Aliyev. Une autre aurait été établie en 2003, au nom du président et de sa femme.

D’après le journal, les intéressés se sont refusés à tout commentaire. Les noms de la célèbre collectionneuse d’art espagnole, Carmen Thyssen- Bornemisza, de la fille aînée de l’ancien dictateur philippin, Ferdinand Marcos, Maria, et de Olga Shuvalova, la femme d’Igor Shuvalov, un homme d’affaires proche de Poutine, qui occupe le poste de vice-Premier ministre en Russie. L’ancien ministre des Finances de Mongolie, Bayartsogt Sangajav apparaît aussi dans cette liste.

Ce dernier aurait créé la société «Legend Plus Capital ltd», par le biais d’un compte en Suisse, quand il était en fonctions de 2008 à 2012. Il a reconnu que c’était une «faute» de ne pas l’avoir déclarée. Autre révélation embarrassante pour le président français, François Hollande, déjà aux prises avec le scandale déclenché par l’inculpation d’un de ses ministres pour fraude fiscale: la présence dans cette liste de Jean-Jacques Augier, trésorier de la campagne présidentielle du président français, François Hollande en 2012. D’après cette enquête, il serait actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans par le biais de son holding financier Eurane.

Selon The Guardian, ces informations représentent «le plus important stocks d’informations venues de l’intérieur sur le système des sociétés off-shore, jamais obtenu par des médias». Le journal précise toutefois que son article «ne suggère pas que les personnalités citées ont enfreint la loi». Le Guardian fait partie d’un réseau de 36 médias internationaux ayant eu accès, grâce à l’Icij, à des informations ayant fuité de deux sociétés offrant des services «offshore » : l’une basée à Singapour, l’autre dans les Iles vierges. D’après le Guardian, le consortium se serait procuré un disque dur incluant «deux millions d’emails» et des informations sur «122 000 sociétés off-shore et quelque 12 000 intermédiaires».

Un travail titanesque d’une coalition de journaux et de journalistes ont permis de mettre à nu le monde opaque des paradis fiscaux, où l’argent détourné, grâce à la corruption et aux malversations, est blanchi dans des entreprises offshore ou dans des comptes secrets. L’Icij a réussi à se procurer un disque dur contenant 2,5 millions d’emails et des informations sur 122 000 sociétés off-shore et quelque 12 000 intermédiaires: mémos internes, copies de passeports, pièces comptables ou encore documents officiels. Soit «le plus important stock d’informations venues de l’intérieur sur le système des sociétés offshore jamais obtenu par des médias», commente le Guardian, qui fait partie de la quarantaine d’organes de presse internationaux qui ont ensuite eu accès à ces données confidentielles, avec Le Monde, la BBC, le Washington Post ou encore la Süddeutsche Zeitung. Ces informations concernent principalement les Iles vierges britanniques et représentent un volume «160 fois supérieur aux informations confidentielles publiées par WikiLeaks sur le département d’Etat américain en 2010».

Elles ont filtré à partir de deux sociétés offrant des services «offshore» à Singapour et aux Iles Vierges. On y trouve les noms de «milliers de détenteurs» d’intérêts dans des paradis fiscaux, dentistes américains, «villageois grecs issus des classes moyennes», dirigeants étrangers, milliardaires et marchands d’armes, écrit le Guardian. Ce «Who’s Who des paradis fiscaux», comme le baptise l’Icij, «montre comment le secret de la finance offshore s’étend dans le monde, permettant aux riches d’éviter de payer des impôts, alimentant la corruption et les malheurs des pays riches et pauvres», souligne le consortium. Pour lui, la crise chypriote actuelle «est un des exemples de la façon dont le système offshore peut affecter la stabilité financière d’un pays».

La Grèce a d’ailleurs immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête sur les comptes d’une centaine de sociétés offshore inconnues de ses services fiscaux, dont l’existence a été révélée par l’Icij. Ces dispositifs offshore ont constitué pendant des années un des vecteurs clés de l’évasion fiscale endémique dans ce pays. La Commission européenne a, quant à elle, profité de l’occasion pour exhorter les Etats membres de l’UE à «se saisir de la question» de l’évasion fiscale qui coûte «plus de 1 000 milliards d’euros par an à l’Europe».

Le Tax Justice Network, un réseau international de chercheurs et de militants qui lutte pour la «justice fiscale», évalue de 20 0000 à 30 000 milliards de dollars le montant des sommes dissimulées dans les paradis fiscaux de par le monde. Selon L’Icij, d’autres révélations fracassantes seront publiées à partir du 15 avril prochain. Il fait s’attendre à de grosses surprises quand les noms de personnalités africaines, maghrébines et arabes seront révélés.*source: La Tribune-05.04.2013.

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   «Offshore Leaks», l’enquête qui accable les évadés fiscaux

Après l’affaire WikiLeaks, des journalistes du monde entier, réunis autour du Consortium d’investigation américain, s’apprêtent à faire exploser une véritable bombe à retardement, celle des noms de plusieurs milliers d’évadés fiscaux du monde entier. Ils seraient notamment 130 en France.

« Offshore Leaks », ou comment le data journalisme pourrait bien mettre à jour un tour du monde de tous les paradis fiscaux.

130 évadés fiscaux en France

L’opération lancée par le consortium d’investigation américain (ICIJ) a pris une ampleur considérable et, déjà, certains disent que ses conséquences pourraient être autrement plus importantes que le scandale qu’avait provoqué la révélation des câbles diplomatiques de WikiLeaks.

Pour cette opération, plusieurs journaux internationaux se sont réunis. Qu’il s’agisse du Washington Post, du Guardian au Royaume-Uni, de la Nacion en Argentine ou encore du Premium Times au Nigeria. Autant de journalistes déterminés à révéler la liste des évadés fiscaux dans leur pays.

160 fois plus d’informations que WikiLeaks

A l’origine de cette affaire, un fichier en provenance de deux entreprises de services financiers offshore. Les informations confidentielles en provenance de Portcullis TrustNet et Commonwealth Trust Limited se comptent par centaines de milliers de sociétés créées depuis les années 90 dans les paradis fiscaux. Les journalistes affirment même que le fichier complet de ces données, dont la révélation a été permise grâce à d’anciens salariés des entreprises qui auraient envoyé un disque dur de façon anonyme, serait au moins 160 fois plus volumineuse que les câbles diplomatiques de WikiLeaks.

Une journaliste française enquête

Parmi tous les noms du fichier, au moins 130 Français seraient eux-aussi impliqués dans l’expatriation d’argent dans les divers paradis fiscaux du monde.

Pour enquêter, Le Monde, partenaire de l’opération, a envoyé une journaliste d’investigation à Madrid, où une correspondante de l’ICIJ lui a expliqué comment enquêter à travers les milliers de lignes du fichier. Comment remonter aux sources, comment déterminer les noms.

Anne Michel fait partie du comité restreint qui a été chargé par la rédaction du Monde d’enquêter sur les exilés fiscaux français.

« Une coopération internationale inédite »

Dans un article rédigé pour le Monde, Anne Michel raconte comment, durant trois jours, elle a été plongée au cœur des grandes intrigues financières de ces dernières décennies.

« La liste française n’a laissé filtrer que peu de noms de personnalités connues. Le voyage à Madrid doit permettre d’en savoir plus. ICIJ, qui a une correspondante en Espagne, est prêt à nous ouvrir ses précieux fichiers, » raconte Anne Michel.

« Les listings d’ICIJ sont détonants par leur ampleur, » poursuit la journaliste qui devient, pour un temps, une data journaliste d’investigation. « Mar Cabra, la correspondante d’ICIJ à Madrid […] a pour mission d’aider les journalistes européens à naviguer dans les fichiers. C’est, dit-elle d’emblée, une coopération internationale inédite. Rompue à ce ‘data-journalism’ qui promet de révolutionner le métier, elle donne le ton des trois jours que nous allons passer ensemble : l’interprétation des données est complexe, il faudra travailler sans relâche, tard dans la nuit. C’est ce que nous ferons, avec, pour tenir le coup, une théière toujours pleine. »

Plusieurs centaines de milliers de documents

Avant de retourner en France, se plonger dans ces données sensibles, Anne Michel n’a que trois jours pour comprendre le fonctionnement d’une base de données qui pourrait bien révéler les noms de Français riches et célèbres.

« Baptisée OMET (de l’anglais offshore main entity tables, liste des principales entités offshore), la base de données pour laquelle chaque média obtient un code sécurisé ouvre l’accès à des milliers de tableaux Excel, de documents Word, de PDF, certains explicites, d’autres abscons : des mails échangés entre les sociétés Portcullis TrustNet et Commonwealth Trust Limited et des avocats, suisses, américains ou des banques ; la correspondance privée d’avocats avec leurs clients ; des certificats d’enregistrement de sociétés ; des transferts d’actions ; des pièces d’identité. »

Le trésorier de François Hollande apparaît dans la liste

C’est ensuite à Paris que se poursuit l’enquête d’Anne Michel. A ce jour, les noms de cette base de données sont encore quasiment tous tenus secrets.

Mais de l’autre côté de la Manche, les journalistes britanniques du Guardian ont déjà publié une première liste de noms, jeudi 4 avril. Une série de plusieurs personnalités et de dirigeants actionnaires de sociétés dans des paradis fiscaux a été révélée au grand public.

Parmi eux, la fille et la femme du président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliyev, la collectionneuse d’art espagnole Carmen Thyssen-Bornemisza, la fille aînée de l’ancien dictateur philippin Ferdinand Marcos.

Le Guardian n’épargne pas la France et parmi les noms qui seraient sortis du fichier, Jean-Jacques Augier, trésorier de campagne de François Hollande, aurait investi de l’argent aux îles Caïmans. Un nouveau scandale financier de plus dans l’entourage du Président. *jolpress-05.04.2013.

***Offshore Leaks, des scandales a la pelle!

Une nouvelle pagaille est venue s’ajouter à la crise multiforme que vit le monde actuellement. Depuis jeudi dernier, un réseau international s’est mis en tête d’ajouter une couche supplémentaire à la catastrophe qui frappe l’économie mondiale. Le réseau est désigné comme étant un consortium regroupant plus d’une centaine de journalistes enquêteurs (160 plus exactement) issus de plus de 60 pays. C’est en réalité une ONG créée en 1997 avec pour intitulé «Consortium International des Journalistes d’Investigation» (Icij). Son siège est à Washington (USA). Pour être plus complet afin d’avoir l’oeil critique, ajoutons qu’il est plus juste de préciser que cette ONG regroupe quelque 60 journaux dont près de la moitié se trouve en Europe. En Amérique du Nord, par contre, il n’y en a que deux. Même si c’est de là que part le «coup de feu». Pour se faire une idée de la «ligne éditoriale» de ce consortium, voici quelques titres qui en sont membres. Il y a, par exemple, le «The Guardian», le «Washington Post» et «Le Monde». Selon certaines sources, la candidature de «Mediapart» n’aurait pas été agréée. Avec ce «décor» on a déjà le sens vers lequel est tirée «la charrue». Passons aux faits. Ou si vous voulez à l’Offshore Leaks. La version financière de WikiLeaks. Tout commence par un envoi postal, anonyme, d’un disque dur à un journaliste australien, Gérard Ryle. Première similitude avec l’Australien Julien Assange le «manager» de WikiLeaks. Le disque dur en question, de 260 GO, contiendrait 2 millions et demi de fichiers, soit près de 200 fois l’amplitude des données révélées par WikiLeaks. Voilà pour la quantité de scandales à venir. Le contenu du disque dur est constitué de fichiers des détenteurs de comptes anonymes dans les paradis fiscaux. Tous ceux qui, pour échapper au fisc de leurs pays ou pour planquer l’argent illégalement reçu, devraient, en principe, être donnés en pâture aux opinions de leurs pays. En principe seulement car les premières «fuites» ont une drôle «d’odeur» politique. La première cible visée est le président français, François Hollande. L’Offshore Leaks indique que le trésorier de sa campagne électorale en 2012, aurait participé à des investissements aux Iles Caïman. Ceci pour renforcer le sentiment de doute, déjà répandu depuis les aveux de fraude fiscale de l’ancien ministre Jérome Cahuzac, quant à l’intégrité du président français. C’est le quotidien Le Monde qui s’est chargé de cette partie française des révélations. Pour maintenir le monde politico-financier français, ce quotidien promet de livrer, ultérieurement, le nom de 130 autres Français, personnes privées et morales. Il est déjà question de la banque BNP Paribas et du Crédit Agricole. Aux dernières nouvelles, ce sont une dizaine de noms français «significatifs» qui seront divulgués incessamment. Il y a fort à parier qu’il s’agit de «cercles» choisis. C’est juste une déduction quand on a lu les personnalités citées dans d’autres pays. Il y a le président zimbabwéen, Robert Mugabe, très controversé depuis qu’il a eu l’idée de reprendre les terres exploitées par les anciens colons blancs. Il y a le président russe, Vladimir Poutine, dont on aurait découvert un compte de la femme de son vice-Premier ministre Igor Chougalov. Il y a un général de l’armée vénézuélienne. Et l’Algérie dans tout çà, peut-on se demander? Pour l’instant, aucun nom de chez nous n’a été cité. Reste à voir pour les jours à venir. La «programmation» des révélations semble obéir à un dosage bien étudié. Il ne s’agit pas d’agiter toute la planète en une seule fois. Ce serait «contre-productif». L’intérêt étant d’occuper le temps et l’espace de manière bien orchestrée. Nous y sommes donc préparés.
Au cas où…!  *Par Zouhir MEBARKI – L’Expression-06.04.2013.

**Les nouveaux noms révélés par offshore leaks

Il y a eu le Wikileaks, désormais place à l’Offshore Leaks. Cette gigantesque affaire révélée le 4 avril par 36 médias du monde entier met au jour une liste de personnalités qui auraient placé de l’argent dans des paradis fiscaux, D’autres noms dont des personnalités algériennes devraient être divulgués au cours des prochains jours selon l’ICIJ.
On a baptisé Offshore Leaksla révélation par des médias du monde entier le 4 avril d’une liste de personnalités et d’entreprises qui auraient placé de l’argent dans des paradis fiscaux via des comptes et des sociétés offshore. Cela concernerait près de 130 000 personnes dans 140 pays, affirme le quotidien suisse Le Matin. Et plus de 12 000 intermédiaires auraient aidé à créer ces entités offshores. Un compte offshore, c’est un compte ouvert à l’étranger par une personne qui vit et paye ses impôts dans un autre pays. A priori, cette activité n’est pas illégale d’emblée puisque depuis 1990, tout citoyen d’un pays de l’Union Européenne peut ouvrir un compte courant dans un autre pays que le sien. Là, où ça se complique, c’est quand ces comptes sont ouverts dans des paradis fiscaux tels que les îles Vierges britanniques, les îles Caïmans, Samoa ou encore Singapour. Ils servent alors souvent à échapper aux impôts. Comme WikiLeaks, l’Offshore Leaks divulguera au compte-gouttes la liste des grands fraudeurs fiscaux de la planète, dont voici le début :

  Les nouveaux noms connus dans le monde
  Le journal britannique The Guardian a publié jeudi, avec plusieurs autres journaux dans le monde, les noms d’une série de personnalités et de dirigeants actionnaires de sociétés dans des paradis fiscaux, dont le président d’Azerbaïdjan et un proche du président français François Hollande. Depuis ce vendredi, de nouveaux noms sont divulgués par le site du International Consortium of InvestigativeJournalists.
  Bidzina Ivanishvili, Premier ministre de la Géorgie
  Elu Premier ministre en octobre 2012, il est l’homme le plus riche de Géorgie selon le magazine Forbes qui estime sa fortune à 5 milliards de dollars. En 2006 il est devenu directeur de BosherstonOverseas Corp. Cette entreprise domiciliée dans les îles Vierges est toujours en activité. Cependant, son avocat assure que Bidzina Ivanishvili « n’a eu aucun intérêt dans la société » pour la période 2011-2012. « Il n’est donc soumis à aucune obligation de le mentionner dans ses déclarations. »
  José Eliecer PintoGutiérrez, Général de l’armée vénézuélienne
  Chargé de superviser la sécurité le long de la frontière entre le Venezuela et la Colombie, il était l’actionnaire et le directeur de la société Romana International Holdings, basée dans les îles Vierges, entre 2003 et 2006.
  Dmytro Firtash Dmytro
  Cet Ukrainien est copropriétaire de RosUkrEnergo, un partenaire du géant gazier Gazprom. Il est souvent cité comme étant lié aux trafics d’armes et de drogues. Depuis 2007, il est actionnaire et directeur du groupe DF Limited, situé aux iles Vierges.
  Moonis Elahi
  Il est le fils de ChaudryPervezElah qui, jusqu’au mois dernier, était député au Pakistan. Sa famille a une grande influence dans la politique pakistanaise depuis les 5 derniers siècles. En 2010, MoonisElahi a été accusé d’avoir reçu des payements illégaux provenant d’escroqueries mais il a été acquitté par le Cour suprême pakistanaise. Il nie avoir été l’actionnaire et le directeur de OliveGrovesAssets Ltd, aux iles Vierges. 
  Jameel Hassan Mohammed et Fady Mohammed
  Ils sont des businessmen d’Arabie Saoudite. Il sont les fils d’une des plus grosses fortunes du pays et sont cadres du groupe Abdul LatifJameel, l’un des plus importants fournisseurs de Toyota au Moyen-Orient, au Royaume-Uni, en Asie centrale et en Chine. Des documents prouvent qu’ils détenaient les sociétés Costa Azzoura Limited et Hillbeck Limited dans les iles Vierges. Mais ils réfutent toutes les accusations.
  Mirzan Bin Mahathir
  Cet homme d’affaires malaisien est le fils du docteur Mahathir Mohamad, qui a traité le Premier ministre de 1981 à 2003. Le médecin est accusé d’avoir abusé de sa position pour enrichir sa famille, ses associés et lui-même. Son fils est administrateur de différentes sociétés en Malaise et ailleurs. En 1997, il était actionnaire et directeur de Utara Capital Limited, en 2003 de Crescent Energy Limited et, en 2009, de Al SaddInvestmentsPte. Ltd. à Labuan.
  Muller Conrad « Billy » Rautenbach
  Surnommé « Billy », Muller Conrad Rautenbach est un riche homme d’affaire zimbabwéen proche du régime de Mugabe. Il a été mis à l’index par les Etats-Unis pour ses relations avec le dictateur. Le département du Trésor a révélé que Rautenbach avait aidé à organiser d’énormes projets miniers au Zimbabwe auquel seul « un petit nombre de hauts fonctionnaires corrompus » bénéficiaient. En 2006 il devient actionnaire du groupe Artemis localisé dans les îles Vierges.
  Eka Tjipta Widjaja
  Cet homme d’affaires indonésien fait partie de la deuxième famille la plus riche d’Indonésie depuis 2012. Il est le bénéficiaire, via le conglomérat Sinar mas, de plusieurs compagnies offshore, basées aux îles Vierges et à Labuan, et spécialisées dans la pâte à papier et l’huile de palme.
  Clarice, Leo and Fabio Steinbruch
  Ces businessmen sont membres d’une des plus riches familles brésiliennes, qui détient des compagnies d’acier et de textile ainsi qu’une banque. En 2007, ils étaient actionnaires et directeurs de Peak Management Inc., situé aux iles Vierges. Leo Steinbruch a déclaré à l’ICIJ que « Peak Management existe, est actif et a été déclaré au fisc par ses propriétaires. L’existence de la société a aussi été communiquée à la Banque centrale du Brésil comme un investissement brésilien à l’étranger. »
  Ravikant Ruia
  En 2011, il a été accusé de conspiration criminelle par le Bureau d’investigation indien. L’accusation portait sur des prétendues irrégularités dans l’attribution des fréquences de téléphonie aux compagnies de téléphone. L’affaire impliquait des politiciens, des fonctionnaires et des cadres de télécommunications en Inde. RavikantRuia a toujours contesté les charges requises à son encontre. En 2008, il était actionnaire de la firme Orion WorldwideUniversal Corporation, aux iles Vierges. Sa fille Smiti est actionnaire dans deux autres. D’après les documents du ICIJ, une des compagnies en vue de Ruia, Essar Power, est présente dans d’autres entités enregistrées aux iles Vierges.
  Potjaman Na Pombejra, ancienne première dame thaïlandaise
  Elle est l’ex-femme du Premier ministre thaïlandais ThaksinShinawatra, évincé en septembre 2006. Potjaman Na Pombejra a acquis la compagnie offshore Premium select en 2007. Peu de temps après, elle en fut nommée la seule propriétaire bénéficiaire. La société fut mise en place par le service d’UBS AG Singapore.
  Fred Marafonon, mercenaire
  Cet ex-soldat britannique travailla à l’extraction de diamants pendant la guerre civile en Sierra Leone. De 1997 à 2000, il a dirigé la société Hinterland Mining Brokers Limited dans les îles Cook. Il est mort le 27 mars dernier à l’age de 72 ans.
  Dionisio Garza Medina
  La famille de ce Mexicain copossède Alfa, un conglomérat disposant d’intérêts dans le pétrole, la nourriture et les télécommunications. Dionisio Garza Medina était actionnaire de Private Limited, en 2005, à Singapour. L’un de ses proches a déclaré qu’il s’agissait là « d’affaires privées qui ne concernaient pas Alfa ».
  Apostolos Vakakis
  Il est le CEO du conglomérat de ventes au détail Jumbo SA, l’une des plus importantes compagnies grecques. En 2007, il était actionnaire de Karpathia Ltd., aux iles Vierges. Il affirmé avoir « déclaré sans exception toutes ses transactions qui doivent être annoncées publiquement, comme demandé par la législation grecque.
  La famille Shoman
  Suha, Omar et Aysha sont la veuve et les enfants de Khalid Shoman, l’une des plus grosses fortunes de Jordanie. Mort en 2001, cet homme était le vice-président du groupe Arab Bank, l’une des principales banques du monde arabe. Omar et Aysha ont été, conjointement ou individuellement, actionnaires de 12 sociétés dans les iles Vierges, parmi lesquelles OS Investments Inc. (2002), OAKS Inc. (2003), FischInvestments Inc. (2005) et OS Tech Inc. (2006). Leur mère est liée à deux des firmes en tant qu’actionnaire et une en tant que directrice.
  Mehbub Yusufali Manji
  La famille Manji est l’une des plus riches de Tanzanie. Elle a lancé le Quality Group Limited, le majeur conglomérat du pays, dont les intérêts vont de l’automobile à la transformation des aliments. MehbubYusufaliManji était directeur et actionnaire de Intertrade Commercial Services Inc., basé aux iles Vierges.
  Cheikh Sabah Jaber Al-Ali Al-Sabah
  Ce cheikh, issu de la famille royale, a dirigé l’Office public des Ports koweïtien. Lui et ses proches ont été actionnaires, de 2002 à 2009, des compagnies CIC Realty, Inc et Capital InvestmentCompany Group, Ltd.
  La famille du président d’Azerbaïdjan Ilham Aliyev
  La famille Aliyev gouverne le pays sans interruption depuis les années 60. Le président et sa femme, Ilham et MehribanAliyev, furent directeurs de la société Rosamund International en 2003. Leur fille Arzu fut quant à elle directrice et actionnaire de la BVI CompanyArbodInvestments en 2008. Leyla dirigea pour sa part l’entreprise LaBelleza Holdings et la Harvard Management en 2008. Toutes ces sociétés étaient basées dans les îles Vierges britanniques.
  Bayartsogt Sangajav, ancien ministre de Mongolie
  L’ancien ministre des Finances de Mongolie, BayartsogtSangajav apparaît aussi dans cette liste. Ce dernier aurait créé la société « Legend Plus Capital ltd », par le biais d’un compte en Suisse, quand il était en fonctions de 2008 à 2012. Il a reconnu que c’était une « faute » de ne pas l’avoir déclarée.
  Jean-Jacques Augier, un proche de Hollande
  Autre révélation embarrassante pour le président français François Hollande, déjà aux prises avec le scandale déclenché par l’inculpation d’un de ses ministres pour fraude fiscale: la présence dans cette liste de Jean-Jacques Augier, trésorier de la campagne présidentielle du président français François Hollande en 2012. D’après cette enquête, il serait actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans par le biais de son holding financier Eurane.
  Carmen Thyssen-Bornemisza, collectionneuse d’art
  La collectionneuse d’art espagnole, baronne, ancienne reine de beauté et veuve d’un des héritiers de l’acier Thyssen, s’est servie de ses comptes offshore pour acheter des œuvres d’art, notamment une peinture de Van Gogh. Son avocat a reconnu qu’elle avait obtenu des bénéfices venant de sa société offshore. Il a cependant insisté sur le fait qu’elle recherchait avant tout la possibilité de déplacer des œuvres de pays en pays avec une « flexibilité maximum ».
  Maria Imelda, l’héritière du dictateur Marcos
  La fille du dictateur philippin Ferdinand Marcos a été identifiée en 2005 comme la conseillère en investissement ainsi que comme bénéficiaire du fond Sintra, dans les îles Vierges britanniques, mis en place par son associé Mark Chua. Elle ne mentionne ce fond dans aucune de ses déclarations fiscales. Aux Philippines, les autorités ont dès lors recherché activement à savoir si les actifs concernaient la fortune de son père, estimée à 5 milliards de dollars. Cet argent provient notamment de la corruption dans laquelle le dictateur était impliqué. Maria Imelda Marcos Manotoc a refusé de faire tout commentaire.
  Olga Shuvalova, la femme d’un proche de Poutine
  L’actrice Olga Shuvalova est l’épouse d’Igor Shuvalov, un homme d’affaire et politicien proche de Vladimir Poutine. L’homme est depuis 2008 vice-Premier ministre du gouvernement russe. En 2007, Olga Shuvalova investit dans une holding dans les îles Vierges britanniques. Elle a également effectué des transactions avec une société aux Bahamas. Son mari avait d’ailleurs été lié à une enquête d’un hebdomadaire financier russe en 2011. L’actrice a refusé de s’exprimer sur ces transactions.
  Denise Rich, parolière américaine
  Ce n’est pas la première fois que Denise Rich est impliquée dans des affaires d’évasion fiscale. La parolière a été mariée au magnat du pétrole Marc Rich. En 2001, ce dernier avait été gracié par Bill Clinton. Des charges pesaient sur lui concernant un trafic et une évasion fiscale. En 2006, elle a déposé dans un fonds des îles Cook quelque 144 millions de dollars. Comme la plupart des noms cités dans ces données, Denise Rich n’a pas répondu aux questions.
  Tony Merchant, avocat canadien
  L’ancien politicien et actuel avocat est marié à une sénatrice du parti libéral Pana Merchant. Le fisc s’était déjà intéressé à lui. Cette enquête reprend les informations de son compte offshore qu’il a ouvert en 1998 et où il a déposé 800.000 dollars. Aucun commentaire n’a été émis à ce sujet de la part de l’ex-politicien. Les agents en charge du compte ont l’interdiction de la contacter par peur de « provoquer une crise cardiaque ».
  122.000 sociétés offshore et quelque 12.000 intermédiaires
  Selon The Guardian, ces informations représentent « le plus important stocks d’informations venues de l’intérieur sur le système des sociétés offshore, jamais obtenu par des médias ». Le journal précise toutefois que son article « ne suggère pas que les personnalités citées ont enfreint la loi ». Le Guardian fait partie d’un réseau de 36 médias internationaux ayant eu accès, grâce à l’ICIJ, à des informations ayant fuité de deux sociétés offrant des services « offshore »: l’une basée à Singapour, l’autre dans les Iles vierges. D’après le Guardian, le consortium se serait procuré un disque dur incluant « deux millions d’emails » et des informations sur « 122.000 sociétés off-shore et quelque 12.000 intermédiaires ».*reflexiondz.net-11.04.2013.

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3 réponses à “Paradis fiscaux”

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