la démocratie qui se meurt dans les pays européens

*L’ultralibéralisme sans les libertés..

<br />
 » width= »378″ height= »269″ /></a></span></strong></p>
<p><strong><span style=.( une chronique de Maurice Tarik Maschino)

Mes dernières chroniques sur la démocratie, qui se meurt dans les pays européens, m’ont valu quelques réactions assez vives. Merci à ces lecteurs : rien ne vaut un débat pour affiner son propos. «Croyez-vous vraiment que les financiers qui régentent l’Europe m’obligeraient à épouser un cousin ?», demande Yasmina, étudiante à Constantine. «A Londres ou à Paris, objecte Kaddour, ingénieur à Médéa, serais-je obligé de me cacher pour déjeuner pendant le Ramadhan ?»

Les uns et les autres, nous ne parlons pas des mêmes réalités. En constatant l’agonie de la démocratie, j’avais en vue un système politique qui fonctionne désormais à vide. Les citoyens votent, mais les dirigeants qu’ils élisent n’ont pratiquement aucun pouvoir : ce sont les marchés qui décident. Et les principes de l’ultralibéralisme gèrent de plus en plus les institutions car soumis à l’exigence de rentabilité ; écoles, hôpitaux, centres sociaux appliquent de plus en plus les règles de l’entreprise privée et les entreprises elles-mêmes, uniquement soucieuses d’accumuler des profits, émigrent vers des pays «accueillants». Dans tous les domaines, l’économique impose sa loi au politique et au fonctionnement de la société.

 Quelles libertés conservent les citoyens ? Celles qui ne gênent en rien les marchés et qui sont évidemment très appréciables. Toutes sont issues de la fin du système patriarcal et de la séparation des pouvoirs politiques et religieux – une séparation décisive pour l’émergence des libertés, qu’a rendue possible la conjugaison d’au moins trois facteurs : la révolution de 1789, le combat idéologique des intellectuels du siècle des Lumières, la lutte des travailleurs. A partir du moment où le pouvoir religieux n’intervient plus dans les affaires de la cité, où les machines à fabriquer de l’identique, de la soumission, du conformisme – l’Eglise, la famille, le service militaire obligatoire – n’interviennent quasiment plus dans la formation des individus, les citoyens ont les coudées franches pour élargir, en luttant, le champ de leurs libertés. Ainsi, les Européens bénéficient-ils de toutes sortes de libertés : liberté d’aller et venir, liberté de penser, liberté d’expression, liberté de croire ou de ne pas croire, de se marier ou de vivre en union libre, d’épouser le conjoint de son choix, même s’il est du même sexe – ce qu’admettent la plupart des pays européens, excepté la France, pour l’instant –, liberté d’avoir plusieurs nationalités. Tout ce qui ne contrarie pas les maîtres du marché est du domaine de l’initiative individuelle.

 Cela dit, bien des résistances se manifestent ; la lutte pour la sauvegarde et l’extension de ces libertés est aussi nécessaire qu’autrefois – les femmes, pour bien des hommes, restent des proies et leur accession à des fonctions directoriales est toujours difficile ; les étrangers se heurtent à toutes sortes d’obstacles ; nationalisme, chauvinisme, racisme continuent de corrompre de nombreux secteurs des sociétés européennes. Le primat du marché, enfin, entraîne la disparition de plus en plus rapide du lien social, l’abandon à la misère et au désespoir de fractions de plus en plus larges de la population : travailleurs jetés à la rue après 30 ans de présence dans une entreprise qui se délocalise, chômeurs en fin de droits condamnés à vivre avec 450 euros par mois, personnes âgées dont personne ne s’occupe… Sans parler de ceux qui travaillent mais n’ont plus les moyens de se loger et dorment dans leur voiture ou sous les ponts – près de 300 000, estime-t-on, en France.

 L’injustice est la caractéristique principale des sociétés «démocratiques» et de moins en moins de citoyens ont la possibilité de jouir des libertés dont, théoriquement, ils bénéficient. Que représentent la liberté d’expression pour quelqu’un qui n’a même pas un toit pour s’abriter, la liberté de choisir son conjoint pour quelqu’un qui dort sous une porte cochère, la liberté de voyager pour quelqu’un qui ne peut pas s’acheter un billet de métro ? (El Watan-14.03.2012.)

 ********************************

*Soheib Bencheikh : «Il y a des signes de décadence de la société française»

L’ancien mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, vient d’être mêlé à une polémique en France, dont il se serait sans doute passé. Invité par une radio pour s’exprimer sur les dérapages du Front national concernant la viande halal, les propos de M. Bencheikh ont été insidieusement manipulés par le parti de Le Pen pour en faire un appel à voter Front national. Terriblement gêné, l’ancien mufti remet dans cet entretien les choses à leur place.

<br />
	Soheib Bencheikh, ancien mufti de Marseille.<br />
 » /></a></em></strong></span></p>
<p><span style=-Vous vous êtes retrouvé au centre d’une polémique dont a bien profité le Front national en France. Comme cela s’est-il passé ?

Vous savez, un proverbe français dit : «A la guerre comme à la guerre, on n’attend d’un ennemi que la pire des choses.»
Dans une déclaration qui ne visait même pas le Front national, j’ai employé l’expression le front national, à titre de comparaison, de façon métaphorique. J’ai dit qu’«il vaut mieux le front national, l’original, que la copie». Exactement comme on dit en français : «Plutôt le diable que celui-là !» Et les gens du Front national, dans leur guerre, ont utilisé cette comparaison, défavorable normalement, pour écrire sur leur site que «l’ancien mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, appelle les musulmans à voter pour le Front national». C’est le comble du masochisme !Aucun droit de réponse ne peut venir à mon secours. Ayant fait mon intervention à la radio RTL en Algérie, je me suis dit que j’ai peu de moyens pour réagir et dénoncer cette manipulation de mes propos.

-Et vous ne l’avez pas fait en France ?

Si, j’ai envoyé ma réaction à l’AFP, mais il n’y a que les grands journaux respectables qui vont la reprendre. Pas dans les sites web où les gens regardent vraiment les forums.

-Cela vous gêne-t-il à ce point qu’on vous colle ce genre d’étiquette ?

Oui, ça me gêne d’être dans les forums du Front national comblé d’éloges par leurs militants.

-Cela ne vous paraît-il pas contradictoire que le Front national, qui est par essence anti-arabe et anti-immigrés, utilise justement un Arabe pour une propagande politique ?

Au contraire, cela veut dire ceci pour le Front national : voilà que l’un des leurs (un Arabe) a témoigné en notre faveur. Donc oui, je suis gêné par la manipulation de mon propos qui a donné à mon corps défendant du grain à moudre au Front national. Le fait que je sois comblé d’éloges par les militants du FN sur Internet, ceux-là mêmes qui insultent les Algériens, ceux-là mêmes qui crient à l’arabisation de la France, me fait mal.

-Et dans votre entourage comment ont réagit les gens ?

J’ai fait une petite vidéo où j’explique cette manipulation dont j’ai été victime et j’espère que les gens vont pouvoir comprendre cette affaire. Cela étant dit, dans les débats publics, je ne représente pas la communauté, car, en Islam, il n’y a pas de clergé.

-Cette affaire en dit long sur le débat ambiant en France sur la place de l’Islam et des musulmans …

Il y a des signes palpables de la décadence de la société française. Au lieu de répondre aux véritables questions sociales, économiques et culturelles, on est en train d’exploiter les besoins d’un instinct frileux, la peur du rejet. On veut à tout prix faire peur aux Français. C’est une peur injustifiée et injustifiable de l’Arabe et du musulman. Ils veulent démontrer que nous sommes en train d’arabiser, de «tiers-mondiser», d’islamiser… ça c’est mauvais. Moi je suis étonné que celui qui veut être à la tête de la République souhaite pour elle la déchirure. C’est là une décadence par une paresse intellectuelle, par une frilosité et l’enfermement.

-L’Algérie est à la veille d’élections législatives. Comment ce scrutin est-il vu de l’extérieur, de France surtout ?

Je vous annonce déjà que j’ai décidé d’être plus présent ici en Algérie, voire très présent, pour participer au débat avec mes pairs. Pas dans un Parlement. Et je ne sais même pas si ce débat existe là-bas. Il faut favoriser le pluralisme, il y a un terrorisme intellectuel qui consiste à brandir «Al Islam» ou «Al Watan» (la patrie). OK, Al Watan, mais vous n’êtes pas le porte-parole de ce Al Watan ? Vous ne pouvez pas utiliser des principes généraux pour nous faire taire. J’ai souhaité donc qu’autour de chaque principe il y ait des avis contraires.

-Pensez-vous que les islamistes vont gagner en mai prochain ?

Normalement, on prévoit pour eux une grosse minorité entre 30 et 40%, à l’instar de ce qui s’est passé en Tunisie. Mais je crois qu’en Algérie, ils auront moins, parce que l’Islam politique on l’a déjà expérimenté. Je pense que le discours islamiste ne paye plus comme avant parce que nous l’avons déjà «essayé». (El Watan-14.03.2012.)

 

**********************************

5 réponses à “la démocratie qui se meurt dans les pays européens”

  1. 3 11 2012
    Prix Des Manteaux Moncler (04:30:17) :

    Is Mixed Styles But Also Receive Classic Designs

    Répondre

  2. 3 11 2012
    Doudoune Moncler Femme Site Officiel (05:07:54) :

    I am 100% satisfied

    Répondre

  3. 20 12 2012
    bloons tower defense 5 (23:17:31) :

    Hi, do you have a facebook ID?
    bloons tower defense 5

    Répondre

  4. 21 12 2012
    return man 2 (23:37:47) :

    How to contact you?
    return man 2

    Répondre

  5. 10 07 2016
    directory (17:59:14) :

    I love it when people come together and share opinions, great blog, keep it up.

    http://internetgirl.xyz/story.php?title=location-base-mails-b2b-et-b2c

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>