La contagion des révoltes arabes touche l’Angleterre

** Une « Fitna » qui se retourne contre ses auteurs !! 

*La terreur s’installe dans plusieurs villes

 La contagion des révoltes arabes touche l'Angleterre album_medium_4312961

 *Voir les photos.

 **voir vidéo

**vidéo-manifestations

*** Affrontements avec les policiers

*vue aériennes-Birmingham
 

*La police britannique a-t-elle le droit de recourir à la violence pour réprimer les émeutiers?

*L’intervention musclée contre les jeunes divise l’Angleterre

 *vidéo: intervention musclée

 

**A l’instar des dictateurs arabes…

David Cameron veut contrôler Internet et les réseaux sociaux

  le premier ministre britannique David Cameron a exprimé son souhait de contrôler Internet et les réseaux sociaux dans la foulée des émeutes en Grande-Bretagne. Pékin y voit la légitimation de sa censure implacable et va même jusqu’à dire que David Cameron a enfin compris !

C’est le Global Times, organe officiel très nationaliste, qui exprime souvent crûment la pensée du pouvoir chinois, qui l’écrit :

« La proposition de Cameron de bloquer les réseaux sociaux détruit le concept de liberté d’expression de l’Occident qui a toujours présenté une supériorité morale en critiquant les développements hésitants de la liberté sur Internet dans les pays en développement. […]

Concernant la Chine, les défenseurs d’un développement sans limites d’Internet devraient réfléchir à deux fois à leurs idées. Sur Internet, il ne manque pas de posts et d’articles incitant à la violence. Ils ne manqueraient pas de créer des dégâts immenses s’ils étaient autorisés à être diffusés sans contrôle. Dans ce cas, tous les gouvernements n’ont pas d’autre choix que de fermer les sites qui les diffusent et d’arrêter les agitateurs. »

« La libre circulation de l’info peut être utilisée pour le mal »David Cameron a créé la surprise, dans sa déclaration aux Communes, jeudi, en évoquant la possibilité de couper les réseaux sociaux en cas de troubles, ou même de prendre des mesures préventives en cas de préparation de violences, ce qui impliquerait des écoutes généralisées. Il a déclaré : « Nous travaillons avec la police, les services de renseignement, les industriels pour voir s’il est possible d’empêcher les gens de communiquer via ces sites et services internet lorsqu’on sait qu’ils planifient des actes criminels. »

Cette piste de réflexion de la part du Premier ministre s’est attirée des commentaires négatifs, à l’image de cette réaction, sur Twitter, de Jeff Jarvis, professeur de journalisme à New York, spécialiste d’Internet et des nouveaux médias :

« Je ne pense pas que Cameron soit devenu d’un seul coup anti-médias sociaux, il cherche plutôt un bouc émissaire simple à blâmer. La technologie est toujours une cible aisée. »

Pour Jeff Jarvis :

« Les outils sont neutres. Ils peuvent effectivement être employés de manière positive ou négative. Mais frapper un mauvais usage et détruire l’outil est une politique à courte vue et vraiment très dangereuse pour une société libre. »

Le Net, « plus grande saloperie » inventée par les hommes ?

Cela dit, la réaction de David Cameron n’est pas isolée. On l’a vu en France, à chaque controverse mettant en jeu Internet, les médias sociaux et les nouvelles technologies en général, il y a une tendance à les rendre responsables de tous les maux de la société. Caricature de cette attitude, le publicitaire Jacques Séguéla (en octobre 2009 dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2) :

« Le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes. »

La tentation de réguler, de surveiller le Web au-delà des législations existantes – Internet est soumis aux mêmes lois que le monde réel, sur la diffamation, l’incitation à la violence, le racisme… – est présente dans tous les pays, dès lors que les dirigeants politiques ont le sentiment de perdre le contrôle. En France, Hadopi et la loi Loppsi ont ouvert la voie d’une surveillance du Web, et font des émules à l’étranger.

Difficile, quand le premier ministre britannique évoque la possibilité de « perturber les services internet », de ne pas immédiatement penser à l’Egypte de Hosni Moubarak qui a coupé Internet pendant quatre jours entiers, une mesure sans précédent, pour tenter d’étouffer la révolte populaire qui a fini par l’emporter.

Plusieurs autres pays arabes, ainsi que l’Inde, ont fait pression sur BlackBerry pour obtenir sa coopération avec les services de sécurité en leur fournissant les clés de son système de cryptage.

C’est ce cryptage qui provoque aujourd’hui la sortie de Cameron, même s’il met dans le même sac l’ensemble des services internet.

David Cameron dans la même catégorie que Moubarak et récupéré par la Chine, « ennemi de la liberté du Net » selon Reporters sans frontières ? C’est une situation potentiellement embarrassante pour le chef du gouvernement britannique…

Internet, bouc émissaire de l’establishment britannique

Il reste évidemment à voir si ces propos tenus sous le coup de l’émotion des événements seront suivis d’effets. Et surtout si, après un assez large consensus britannique, travaillistes compris, pour traiter les émeutes d’Angleterre comme des actes purement criminels, il n’y aura pas une réévaluation de ces événements en prenant compte les facteurs sociaux et le contexte économique.

De ce point de vue, le facteur technologique et le rôle d’Internet seront revus à la baisse. En attendant, Internet sert de bouc émissaire à une violence que nul n’avait vue venir dans l’establishment britannique, avec toutes les menaces de restriction des libertés que cela induit. Et c’est la Chine autoritaire qui applaudit des deux mains, en lançant « On vous l’avait bien dit »…(Rue89-13.08.2011.)

 

****4 ans de prison pour incitation aux émeutes en G-B

Deux jeunes hommes ont été condamnés mardi 16.08.2011. en Grande-Bretagne à quatre ans de prison pour incitation aux troubles via les réseaux sociaux, lors des émeutes qui ont sévi dans le pays la semaine dernière.

Jordan Blackshaw, 20 ans, avait créé un événement sur Facebook intitulé « Détruire la ville de Northwich » (nord-ouest de l’Angleterre). La page avait été créée le 9 août. Le deuxième accusé, Perry Sutcliffe-Keenan, 22 ans, avait lui incité à une émeute dans son quartier à Warrington (nord-ouest de l’Angleterre), en ouvrant une page Facebook appelée « Organisons une émeute ».
 
Les deux jeunes hommes ont « utilisé Facebook pour organiser et orchestrer des troubles graves au moment où de tels incidents se produisaient dans d’autres régions du pays », a déclaré le procureur devant le tribunal de Chester.
 
La police a agi « rapidement pour fermer ces sites et s’assurer que personne ne participe à ces événements planifiés. Cependant, ces messages ont provoqué une panique considérable et un sentiment de révolte au sein des quartiers », a-t-il affirmé.
 
« Si l’on se souvient dans quelle mesure la technologie a été utilisée pour inciter les gens à commettre des actes criminels (lors des émeutes la semaine dernière dans le pays), il est aisé de comprendre » pourquoi les deux suspects se sont vu infliger une peine de quatre ans de prison, a estimé un des responsables de la police locale. (belga) 16.08.2011.

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 La Grande-Bretagne inquiète de la dégradation de son image après les émeutes

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Après les émeutes qui ont secoué le Royaume-Uni cette semaine, les autorités britanniques s’inquiètent, à un an des jeux Olympiques de Londres, des répercussions en termes d’images des scènes de violences et de pillages, retransmises pendant quatre jours dans le monde entier. Il y a seulement trois mois et demi, le pays montrait un tout autre visage: des centaines de milliers de visiteurs avaient afflué dans la capitale pour le mariage fastueux du Prince William avec Kate Middleton, suivi par deux milliards de téléspectateurs à la télévision. Aujourd’hui, le Premier ministre conservateur David Cameron, très critiqué pour son retour de vacances jugé tardif, trois jours seulement après le début des émeutes, en est réduit à lancer un appel au rassemblement national.« Nous devons montrer au monde, qui nous a observés avec horreur, que les auteurs des violences que nous avons vues dans nos rues ne sont en aucun cas représentatifs de notre pays – ni de notre jeunesse », a-t-il dit. « A un an des jeux Olympiques, nous devons montrer que la Grande-Bretagne n’est pas un pays qui détruit mais qui bâtit, qui ne baisse pas les bras pas mais qui résiste », a-t-il ajouté.

Le calme semble revenu depuis mercredi mais la presse britannique n’en finit pas de déplorer ces coups portés à la réputation du pays. Alors qu’un magazine allemand est allé jusqu’à « comparer Londres à Mogadiscio », capitale de la Somalie ravagée par 20 ans de guerre, rappelait samedi The Guardian (travailliste), les violences ont donné « une image inhabituelle et terrifiante de la vie en Grande-Bretagne », selon le Times (conservateur).

Le Financial Times de samedi s’inquiétait par exemple de possibles retombées négatives pour le secteur immobilier, notamment celui de Londres, l’un des plus chers de la planète, « longtemps considéré comme un havre de paix pour les nantis du Moyen-Orient, d’Europe et de Russie pour placer leur argent ».

Les craintes des politiques britanniques portent surtout sur le tourisme, secteur majeur de l’économie britannique représentant 4,4% des emplois et 102 milliards d’euros (145 milliards de dollars) de revenus annuels.

« Les émeutes n’auraient pas pu survenir à un pire moment pour la capitale », estime Colin Stanbridge, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Londres (CCIL). « A un an seulement des jeux Olympiques, les yeux du monde étaient déjà tournés vers Londres et malheureusement, ce sont les événements des derniers jours que les téléspectateurs étrangers ont vus », ajoute M. Stanbridge.

Les professionnels du tourisme sont nettement plus optimistes. Londres « va rester l’une des destinations touristiques les plus sûres et les plus attractives », assure le directeur général de l’Association des tours-opérateurs européens (ETOA), Tom Jenkins, qui rappelle que « Paris, Madrid, Athènes, Los Angeles, Moscou et Bangkok » ont subi des troubles similaires.

De plus, « aucun symbole majeur et peu de touristes ont été affectés par les troubles », survenus dans « des lieux relativement peu connus », explique M. Jenkins. D’après une enquête de l’ETOA, l’impact est jusque-là minime pour les hôtels londoniens: jeudi, soit trois jours après les dernières violences dans la capitale elle-même, 330 réservations pour la semaine suivante avaient été annulées, alors que 38.000 chambres étaient réservées le même jour à Londres.

Au final, le réel changement réside surtout dans la manière dont les Britanniques eux-mêmes voient leur société. « Les émeutes ont changé la façon dont les gens regardent leurs voisins, la façon dont ils regardent ceux qui sont aisés et ceux qui dépérissent dans le sous-prolétariat », juge le Times. (afp/dl)-14.08.2011.

 

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*Ces derniers jours, le Royaume-Uni a été secoué par une vague d’émeutes sans précédent. Plusieurs villes et quartiers de Londres se sont embrasés, nécessitant l’intervention, parfois musclée, des forces de l’ordre. Une récente vidéo circulant sur YouTube fait polémique et divise l’Angleterre. On y voit la police anti-émeute faire usage de la violence pour réprimer les fauteurs de trouble. Est-ce l’unique moyen de mettre un terme aux affrontements ou ces méthodes ne font-elles qu’exacerber la situation? Une enquête sur l’incident a été lancée.

« La riposte est en cours », a annoncé hier le Premier ministre britannique David Cameron, ajoutant que la police pourrait recourir à « toute tactique qu’elle juge nécessaire », afin d’éviter que la « culture de la peur » ne s’installe. Les images controversées montrent comment plusieurs policiers interpellent brutalement trois émeutiers (en fuite) sur leur vélo. L’un d’entre eux est mis à terre, frappé et matraqué. Les trois suspects avaient été repérés par hélicoptère.

Une enquête est en cours
La police britannique est restée très prudente à la vision des images. « Les agents anti-émeute ont été confrontés à des scènes de violence extrême sans précédent. Ils ont même été agressés. L’enquête devra déterminer si leur réponse était disproportionnée », entend-on du côté des forces de l’ordre.

Révoltes sur fond de crise économique
Selon plusieurs analystes, les troubles qui frappent l’Angleterre sont en premier lieu d’ordre économique. Les bandes de jeunes désoeuvrés et sans repères s’en prennent surtout à des vitrines de magasins, de vêtements de marque, de téléphonie, d’informatique. Leurs revendications?

« Pas d’objectifs politiques apparents »
« Pour l’heure, pas de mots d’ordre, pas de meneurs, pas d’objectifs politiques apparents. De la tactique, oui, dans le contournement des forces de l’ordre pendant l’émeute et dans l’usage des réseaux sociaux, mais pas de stratégie au sens où l’on chercherait à négocier quelque chose. C’est peut-être à ce niveau qu’on doit s’interroger un instant: le besoin de justice sociale n’a-t-il pas quelquefois bon dos? », peut-on lire dans la Chronique Internationale de Frédéric Encel sur France Inter. (mb-11.08.2011.)

***Un millier de personnes arrêtées en quatre jours

L’Angleterre sombre dans la spirale de la violence

La police britannique a interpellé plus d’un millier de personnes au cours des quatre nuits d’émeutes qui ont touché d’abord Londres, puis plusieurs grandes villes d’Angleterre. Alors que la capitale anglaise était hier épargnée par les émeutes, les pillages et les violences ont en revanche repris de plus belle dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs localités, en particulier à Manchester, troisième ville du pays.
 
Au cours des quatre nuits d’émeutes qui ont touché d’abord Londres, puis plusieurs grandes villes d’Angleterre, la police britannique a interpellé plus d’un millier de personnes, selon les chiffres fournis hier par les forces de l’ordre.
A Londres – qui a été épargnée mardi soir par les violences – 770 personnes ont été interpellées jusqu’à présent. Environ 16 000 policiers, contre 6000 samedi dernier, ont été déployés dans les rues de la capitale pour tenter de donner un coup d’arrêt aux troubles. Si à Londres la tendance est à l’accalmie, les pillages et les violences ont en revanche repris de plus belle dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs localités, en particulier à Manchester (nord-ouest), troisième ville du pays gagnée pour la première fois par la  contestation.

Face à cette situation, le Premier Ministre David Cameron a dû encore hausser le ton hier, assurant à une opinion de plus en plus inquiète que la «riposte était en cours». Vingt-quatre heures après une première mise en garde aux fauteurs de troubles, le chef du gouvernement, soucieux de faire oublier son absence pour cause de vacances au début des incidents, est revenu à la charge, promettant qu’il ne laisserait pas une «culture de la peur s’instaurer dans les rues».

La terreur s’installe dans plusieurs villes

Alors que les émeutes ont déjà fait un mort, les policiers seront autorisés à utiliser «toute tactique qu’ils jugent nécessaire», a averti David Cameron, notamment des canons à eau, jusqu’à présent réservés aux troubles en Irlande du Nord. «Il fallait une riposte et la riposte est en cours», a poursuivi sur un ton très offensif le Premier Ministre conservateur depuis le perron de Downing Street, faisant fi des inquiétudes «bidons concernant les droits de l’homme» après la publication par la police de photos de pilleurs présumés.
M. Cameron s’est aussi félicité que le déploiement massif de 16 000 policiers à Londres a épargné à la capitale une quatrième nuit d’émeutes, malgré la tension toujours perceptible. Cela n’a pas été le cas de Manchester, Nottingham, Birmingham (centre), Liverpool, Salford, Bristol et Gloucester où les émeutes ont continué hier à faire rage. A Manchester, des centaines de jeunes, jouant au chat et à la souris avec les forces de l’ordre, sont descendus dans les rues, mettant le feu à des magasins, pillant des commerces.

Ce sont les pires incidents dans la ville depuis trente ans, selon la police. Compliquant un peu plus la situation, des centaines d’habitants ont constitué des groupes d’autodéfense à Londres. A Enfield (nord), par exemple, environ 200 habitants ont arpenté les rues toute la nuit pour assurer la surveillance. Mêmes scènes à Hackney et Kentish Town (nord) où, rapportent plusieurs agences de presse, des commerçants, en majorité turcs, ont monté la garde devant leurs échoppes, nombre d’entre eux arborant des armes de fortune.     

Qui doit endosser la responsabilité de ce qui arrive ? Alors que les conservateurs au pouvoir tentent de minimiser la dimension politico-sociale de ces émeutes et parlent de criminalité ordinaire, l’opposition britannique soupçonne, quant à elle, les coupes budgétaires sans précédent opérées par le gouvernement d’avoir contribué au ressentiment de populations déjà marginalisées. Ces débordements, les plus graves dans le pays depuis plus de vingt ans, constituent sans doute la pire crise à laquelle doit faire face David Cameron en quinze mois de pouvoir. Déjà en position très délicate au début de l’été à cause du scandale des écoutes et de ses liens avec le groupe de presse de Rupert Murdoch, il risque tout simplement, en ayant montré une certaine nonchalance à gérer la situation, de perdre définitivement la confiance des Anglais qui l’ont porté au pouvoir. Déjà, dans les villes saccagées par les pilleurs, des habitants se plaignent que le gouvernement ne parvienne pas à reprendre la situation en main. (El Watan-11.08.2011.)

     «Honte» et «déshonneur»

Honte» et «déshonneur», titraient les journaux britanniques hier, après une quatrième nuit consécutive d’émeutes en Grande-Bretagne confrontée aux pires violences urbaines depuis au moins 20 ans.

«Les scènes dans les villes britanniques sont un déshonneur pour la nation», estime The Times (proche des conservateurs), qui appelle la police «à utiliser tous les moyens à sa disposition pour réprimer les violences». «La honte de la Grande-Bretagne», titre le Daily Mirror sur une double page, montrant au premier plan un policier antiémeute devant une voiture en flammes. Dans son éditorial, le Daily Mail dénonce aussi «l’immoralité désespérée qui fait honte à la Grande-Bretagne», appelant, en une, à «rendre coup pour coup», image des policiers anti-émeutes à l’appui. Plusieurs tabloïds publient aussi de nombreuses photos de jeunes hommes et femmes, la plupart encagoulés et avec dans les mains une télévision, des bouteilles ou des vêtements.

«Dénoncez un crétin», écrit The Sun en une, en condamnant «l’anarchie en Grande-Bretagne». «Ne les laissez pas détruire nos villes», ajoute-t-il, des photos de pilleurs présumés à l’appui. Même méthode dans le Daily Mail, qui demande à ses lecteurs : «Pouvez-vous nommer les pilleurs ?» Plusieurs journaux publient parallèlement des photos d’habitants munis de balais et de brosses, prêts à nettoyer leurs rues. Une jeune femme blonde pose dans un tee-shirt customisé où elle a écrit «Les pilleurs sont des salauds». The Guardian (proche des travaillistes), le Daily Telegraph, libéral, et The Times insistent par ailleurs sur le fait que les troubles gagnent tout le pays. «L’anarchie se répand», titre en une le Daily Telegraph. «Londres mijote, mais les flammes se répandent», note The Times, avec la photo d’un policier tenant en laisse un chien devant une voiture en flammes, à Birmingham (centre), théâtre de nouvelles violences dans la nuit de mardi à mercredi. Même ton dans The Guardian : «Haute sécurité à Londres, les violences embrasent le pays», avec en une une photo de policiers courant dans Manchester (nord-ouest), prise à son tour dans la tourmente dans la nuit de mardi à mercredi.

Les journaux insistent aussi sur le défi que représentent les troubles pour le Premier Ministre conservateur, David Cameron, au pouvoir depuis mai 2010. «Le plus grand test pour Cameron est arrivé. Est-il à la hauteur du boulot ?», s’interroge The Independent. «David Cameron est de retour en Grande-Bretagne, mais nous avons besoin de preuves qu’il est de retour dans le vrai monde», lâche le Daily Mirror. (AFP-11.08.2011.) 

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** Des violences inouïes, jamais connues jusqu’ici en Angleterre au moins depuis 20 ans, embrasent plusieurs villes du pays, et principalement Londres, où plusieurs immeubles étaient en feu hier, à une année pratiquement des JO de 2012. Les premiers troubles à Londres avaient éclaté à la suite d’une manifestation samedi soir pour réclamer «justice» après la mort d’un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué jeudi d’une balle en pleine poitrine par la police lors d’une descente à Tottenham (nord de Londres), et ont fait tache d’huile lundi et mardi pour toucher plusieurs villes du pays, notamment à Birmingham et Liverpool. Hier, selon des reportages TV, les quartiers à forte concentration multiethnique de Londres étaient en proie aux pires scènes de violence, de pillage et d’affrontements entre jeunes et policiers. Une situation tellement préoccupante que le Premier ministre est rentré d’urgence de vacances.
Scotland Yard a déployé des milliers de policiers pour faire face aux pires incidents survenus dans la capitale britannique depuis des années. Des immeubles étaient en feu à Croydon, Peckham et Lewisham dans le sud de Londres, tandis que des groupes de pilleurs se répandaient dans les rues d’Hackney à l’est, à Clapham dans le sud, à Camden dans le nord et Ealing à l’ouest. Des centaines de policiers anti-émeute sont intervenus pour contenir les émeutiers à Hackney, à quelques kilomètres de Stratford (est de Londres) où auront lieu les prochains jeux Olympiques dans moins d’un an. En province, la police des West Midlands a confirmé l’arrestation de 87 jeunes qui, dans le centre de Birmingham, brisaient des vitrines de magasins et se livraient au pillage. Elle a indiqué qu’un commissariat de Birmingham était en feu. A Liverpool, la police locale a elle aussi indiqué être confrontée à des scènes de violence, notamment l’incendie de plusieurs voitures. «Aucune violence ne sera tolérée dans les rues de Liverpool et nous avons pris des mesures rapides et fermes pour y répondre», a affirmé un porte-parole de la police, Andy Ward.Pour la capitale britannique, le chef de la police Tim Godwin avait déclaré à la presse: «Il y a des troubles importants dans un certain nombre de quartiers à travers Londres. Par conséquent, beaucoup de policiers sont déployés, mais je demande aux parents de commencer à contacter leurs enfants pour leur demander où ils se trouvent». Au total, plus de 650 personnes ont été arrêtées à Londres et Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, après les violentes émeutes de ces derniers jours..
Au moins 525 personnes ont été interpellées dans la capitale britannique, où les cellules dans les commissariats sont pleines à craquer après trois nuits de violences consécutives, selon le dernier bilan fourni par Scotland Yard. A Birmingham, la deuxième ville du pays, qui a été gagnée par les violences dans la nuit de lundi à mardi, 138 personnes ont été interpellées, parmi lesquelles des gens «étonnamment jeunes», selon la police qui a demandé aux familles de s’assurer que leurs adolescents restaient bien chez eux le soir. Quelque 800 émeutiers masqués ont saccagé et pillé une trentaine de magasins dans le centre-ville de Birmingham et un commissariat a été incendié. Face à ces violences qui se propagent comme le feu aux autres villes du pays et plusieurs quartiers de Londres, le Premier ministre David Cameron a annoncé le déploiement de 16.000 policiers dès hier soir dans la capitale pour mettre fin aux «scènes écœurantes» vues dans les rues. La ministre de l’Intérieur Theresa May a aussi appelé les parents à mieux surveiller leurs enfants, alors que les témoignages font état de la présence d’enfants d’une dizaine d’années parmi les pilleurs. Elle a en revanche semblé écarter, au moins à ce stade, le recours à l’armée, malgré les nombreuses critiques sur l’incapacité de la police à faire face à la situation. Les émeutes à Londres et dans d’autres villes, dont également Bristol, font craindre le pire, avec une contagion de tous les quartiers défavorisés de la capitale britannique.«C’était comme une zone de guerre. C’était l’anarchie la plus totale», raconte Paul Walters, 32 ans, un habitant de Ealing, une zone résidentielle et verdoyante de l’ouest de Londres. «Je les ai vu brûler ces deux voitures et je les ai vu détruire les magasins. (…) Ils sont rentrés et se sont servis», témoigne un autre résident, Gavin Stephen. Fatalement, le match amical de football Angleterre – Pays-Bas, programmé mercredi à Londres, a été annulé, a annoncé hier la Fédération anglaise (FA). «C’est avec regret que le match international prévu avec les Pays-Bas à Wembley, mercredi 10 août, a été annulé», a indiqué la FA dans un communiqué. Les violences dans plusieurs quartiers ont déjà conduit au report de plusieurs matches de Coupe de la Ligue, impliquant notamment les équipes de West Ham, Charlton et Crystal Palace. Pour le gouvernement, la situation est grave. Le Premier ministre David Cameron, qui a réuni hier son gouvernement, a demandé et obtenu une session extraordinaire du Parlement jeudi, à la suite de ces violences qui ont fait plusieurs centaines de blessés, et au moins un mort par balle, lundi soir dans sa voiture. L’insécurité est devenue telle que plusieurs chancelleries ont demandé à leurs ressortissants la plus grande prudence, notamment l’Allemagne.(quotidien d’Oran +agences.10.08.2011.) 

 **Manchester touchée par les pires violences  

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La ville de Manchester, au nord-ouest de l’Angleterre, était touchée mardi soir par les pires émeutes qu’elle ait connues en 30 ans, a annoncé la police locale, évoquant affrontements, pillages et « violence gratuite ».

 

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Ces violences, commises par des personnes qui « n’ont pas de raison de manifester », ont apporté « la honte dans les rues » de la ville, a déclaré le chef adjoint de la police de Manchester, Garry Shewan.
« Ce sont purement et simplement des criminels qui courent en liberté ce soir », a dit M. Shewan.
 
« Ils n’ont pas de raison de manifester, il n’y a eu aucun événement déclencheur. C’est de la violence gratuite et de la criminalité gratuite à une échelle que je n’avais jamais observée auparavant », a ajouté l’officier, qui a rejoint la police au début des années 1980.
 
Il a appelé la population à « réfléchir soigneusement à qui elle soutient » lorsque les opérations visant à arrêter les émeutiers commenceront. « Nous avons énormément d’images de vidéosurveillance de toutes les actions qui ont été entreprises ce soir. Nous avons signifié très clairement que dès demain (mercredi, NDLR) matin, nous viendrons procéder à des arrestations », a-t-il ajouté.
 
Jusqu’à mardi soir, la ville avait été épargnée par les émeutes. Mais des centaines de jeunes encagoulés ont semé la pagaille dans le centre de Manchester, brisant des vitrines, se livrant à des pillages, mettant le feu à des magasins et lançant des projectiles contre la police. Ils se sont affrontés à des centaines de policiers antiémeutes. (belga-10.08.2011.)

**Un commissariat incendié à Nottingham

Un commissariat a été incendié mardi soir à coups de cocktails Molotov dans la ville de Nottingham (centre), sans que personne soit blessé, a annoncé la police, alors que la Grande-Bretagne connaît sa quatrième nuit d’émeutes.

« Le commissariat de police de Canning Circus a été incendié au cocktail Molotov par un groupe de 30 à 40 hommes », a annoncé la police, en précisant qu’il n’y avait « pas de blessés signalés pour le moment ». « L’incendie dans le commissariat (…) est éteint », et « au moins huit personnes ont été arrêtées », selon la même source.
 
Les premiers troubles ont éclaté samedi à Londres, dans la foulée d’une manifestation réclamant « justice » après la mort d’un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué par la police d’une balle dans la poitrine à Tottenham, un quartier du nord de la capitale, avant de s’étendre dans le pays.
 
Le Premier ministre britannique David Cameron, rentré d’urgence de vacances mardi à Londres, s’est engagé à rétablir le calme après trois nuits d’émeutes qui ont fait un mort, annonçant des renforts de police massifs. Londres semblait calme mardi soir, l’essentiel des violences touchant Manchester et Birmingham. (belga_10.08.2011.)

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**Les émeutes ont repris près de Birmingham

 Les émeutes, qui secouent la Grande-Bretagne depuis ce week-end, ont repris mardi en fin d’après-midi près de Birmingham (centre), la deuxième ville du pays, et à Manchester (nord-ouest), a annoncé la police.

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A Manchester, qui n’avait jusqu’à présent pas été touchée par les violences de ces derniers jours, une vingtaine de jeunes ont lancé des briques sur des voitures de police avant d’être dispersés, et plusieurs magasins ont été incendiés.A West Bromwich, une localité proche de Birmingham, environ 200 personnes derrière des barricades ont envoyé des projectiles en direction des forces de l’ordre, incendié des véhicules et vandalisé des magasins, selon la police et la BBC. A Wolverhampton, dans la banlieue de Birmingham, des magasins ont également été livrés à des pillages.Birmingham avait été le théâtre de violences dans la nuit de lundi à mardi, où des magasins du centre ville avaient été pillés et un commissariat de police incendié. Plus de 130 personnes ont été interpellées après ces incidents.Depuis le début des violences samedi en Grande-Bretagne, les émeutiers ont souvent pris la police pour cible et 111 membres des forces de l’ordre ont été blessés à Londres.Aucun incident n’était répertorié dans la capitale mardi en début de soirée, mais la tension était perceptible, des commerçants ayant baissé leur rideau dès la fin de l’après-midi, notamment dans le quartier de Camden, où la police patrouillait en force pour éviter de nouveaux incidents. (belga-09.08.2011.)
**770 interpellations après quatre nuits consécutives de troubles

La police britannique a interpellé 770 personnes au cours des quatre nuits d’émeutes qui ont touché d’abord Londres, puis plusieurs grandes villes d’Angleterre, selon le dernier bilan fourni mercredi par les forces de l’ordre.

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Quatre-vingt-une personnes ont notamment été arrêtées depuis mardi soir à Londres, qui a connu toutefois une nuit relativement calme, après le quasi triplement, à 16.000, du nombre de policiers déployés dans les rues de la capitale pour tenter de donner un coup d’arrêt aux troubles.
 
Pillages et violences sont en revanche repartis de plus belle dans plusieurs villes, en particulier à Manchester (nord-ouest), la troisième du pays, qui a été gagnée pour la première fois par la contagion, ainsi qu’à Nottingham, Birmingham (centre), Liverpool, Salford (nord-ouest), Bristol et Gloucester (sud-ouest).
 
A Manchester, des centaines de personnes sont descendues dans la rue, mettant le feu à des magasins, brisant des vitrines, pillant des commerces, les pires incidents qu’ait connus la ville depuis trente ans.

La police locale a interpellé 108 personnes, après que des jeunes encagoulés ont joué au chat et à la souris avec les forces de l’ordre.
 
Une centaine de personnes ont également été arrêtées après des incidents similaires à Birmingham et dans sa banlieue, à Wolverhampton et West Bromwich.
 
Cent onze membres des forces de l’ordre, cibles de divers projectiles, bouteilles, briques et planches de bois, ont été blessés depuis le début des émeutes, selon Scotland Yard.
 
Le Premier ministre David Cameron, qui a annoncé la convocation jeudi d’une session extraordinaire du Parlement, devait tenir une nouvelle réunion d’urgence à Downing Street mercredi matin. (belga/chds) 10.08.2011.

**Trois hommes écrasés par une voiture à Birmingham

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Les victimes appartenaient à une groupe d’autodéfense et tentaient de prévenir les pillages dans le quartier. 

Trois hommes ont été écrasés par une voiture à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, théâtre d’émeutes dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé la police qui a ouvert une enquête pour meurtre.

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La police n’a pas précisé si les décès étaient ou non directement liés aux émeutes qui ont à nouveau secoué la deuxième ville du pays, mais elle a interpellé un homme et saisi une voiture.
 
Selon la BBC, qui cite les témoignages de personnes du voisinage, les victimes appartenaient à une groupe d’autodéfense et tentaient de prévenir les pillages dans le quartier. Elles sortaient d’une mosquée.
 
Deux sont morts sur le coup
Les trois hommes ont été renversés peu après une heure du matin (02H00 HB). Deux sont morts sur le coup. Le troisième homme, qui a été hospitalisé, a succombé peu après des suites de ses blessures.
 
« Quand les services de secours sont arrivés, ils ont trouvé environ 80 personnes rassemblées sur les lieux, dont certaines tentaient de les réanimer », a indiqué un porte-parole des ambulanciers.
 
200 personnes rassemblées autour de l’hôpital
Selon la BBC, près de 200 personnes, membres de la communauté asiatique de Birmingham, se sont rassemblées autour de l’hôpital où les victimes ont été transportées, et des forces de police étaient également déployées à proximité.
 
Une autopsie et des expertises sont en cours.
 
Nuit calme à Londres
A Londres, des centaines d’habitants se sont organisés pendant la nuit de mardi à mercredi en groupes d’autodéfense, après plusieurs jours consécutifs d’émeutes, a constaté un photographe de l’AFP.
 
La nuit a toutefois été relativement calme dans la capitale britannique en raison d’un impressionnant déploiement de policiers, mais la tension restait palpable. (belga/chds) 10.08.2011.

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    « Des émeutes à Bruxelles ne sont pas à exclure »

 A quand le tour de la France ?

Le bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux (PS), n’exclut pas des émeutes à Bruxelles dans le sillage de celles de Londres, mais il s’agirait alors d’une « contagion », indique-t-il mercredi dans La Dernière Heure.

« La situation sociale n’est pas la même chez nous qu’en Grande-Bretagne, qui a un gouvernement conservateur », poursuit-il. « Il y prévaut un malaise global qui risque d’arriver dans d’autres pays. Sur le long terme, je ne suis pas particulièrement optimiste », explique le bourgmestre molenbeekois, qui avoue s’être inquiété déjà d’un « risque de contagion » au début du printemps, à la suite des révolutions en Afrique du Nord.
 
Quant aux tensions entre jeunes et policiers dimanche dernier, lors de l’incendie d’une boulangerie industrielle, M. Moureaux affirme que « cela n’a pas pris des proportions importantes ». Il estime qu’il n’y avait pas de problèmes lorsque le ramadan se déroulait hors de la période des vacances scolaires. « Désormais les jeunes errent dans les rues. Les groupes perturbateurs passent plus inaperçus. » (belga-10.08.2011.)

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 Les émeutes en Angleterre

Tout est parti du quartier de Tottenham, dans le nord de Londres, samedi 06.08.2011.

 Depuis quatre nuits, Londres et d’autres villes anglaises sont secouées par des émeutes…Quel est le point de départ des émeutes?
Tout est parti du quartier de Tottenham, dans le nord de Londres, samedi. Environ 200 personnes du quartier se sont réunies, pacifiquement au départ, devant un poste de police local. Ils venaient réclamer des comptes aux forces de l’ordre après la mort de Mark Duggan, un père de famille de 29 ans, qui a été abattu jeudi dernier dans des circonstances encore peu claires par des policiers. Il était soupçonné d’appartenir à un gang et de tremper dans un trafic de drogue. Une enquête est d’ailleurs en cours pour éclaircir ce décès. A l’issue du rassemblement, la foule a jeté des bouteilles et des projectiles en direction des policiers avant de saccager des véhicules, des bâtiments et des magasins du quartier. Les policiers, surpris, n’ont pas vraiment réussi à s’opposer à ces émeutes qui ont continué dans la nuit de dimanche et de lundi, en s’étendant à plusieurs quartiers de Londres et à d’autres villes.
Quels quartiers et quelles villes sont touchés?
Tout Londres, une ville dix fois plus étendue que Paris, n’est pas touchée par les émeutes. Seuls certains quartiers, les plus défavorisés, connaissent des nuits très agitées: au nord de la capitale, Tottenham donc, mais aussi Enfield, Walthamstow, Hackney et Islington. Au sud, dans le quartier de Brixton, Peckham et Croydon. Mais de jeunes émeutiers ont aussi fait de brèves incursions dans le Londres touristique: à Oxford Circus et Camden. En trois jours, les émeutes ont gagné d’autres villes anglaises: Bristol, à l’ouest de Londres, Birmingham, au nord de Londres et encore plus au nord, Liverpool.
Quel est le bilan des émeutes?
Pour ce qui est des dégâts matériels, difficile de le connaître pour le moment mais l’addition devrait être très salée pour les assureurs et la ville de Londres. Selon un bilan de la police londonienne, quatorze personnes ont été blessées depuis samedi dans les émeutes, dont un homme ce mardi, très grièvement. Un jeune de 26 ans est mort ce mardi après avoir été blessé par balle lundi dans le quartier de Croydon. Quelque 44 policiers ont été blessés selon Scotland Yard et plus de 200 personnes ont été arrêtées depuis samedi soir, dont trois sont soupçonnées de tentative de meurtre contre un policier qui a été blessé.
Comment réagissent les forces de l’ordre?
Les habitants des quartiers touchés sont très critiques envers la MET, la police londonienne, dont l’image est déjà très altérée par l’affaire des écoutes illégales. A leur sens, les forces de l’ordre sont soit absentes, soit inefficaces. Certains réclament même que l’armée intervienne. Une idée balayée par le gouvernement. Reste que les policiers anglais, par tradition, sont peu armés. Lundi soir, des véhicules blindés étaient déployés pour la première fois dans le nord de Londres mais la plupart des «Bobbies» n’ont que des matraques. Les débats tournent désormais sur l’éventualité d’armer les policiers de pistolets à balles en caoutchouc. Stephen Kavanagh, l’un des responsables de Scotland Yard, a admis que la police y réfléchissait mais qu’elle n’allait pas jeter 180 ans de culture de maintien de l’ordre ainsi.  
Que fait le gouvernement?
Rentré précipitamment de vacances ce mardi, David Cameron, le Premier ministre britannique, a annoncé avoir fait annuler les congés de tous les policiers de la MET, la police londonienne. Quelque 16.000 hommes seront ce mardi soir dans les rues de la capitale, contre 6.000 la nuit dernière. Compte tenu de la situation, le chef du gouvernement a décidé de suspendre les vacances parlementaires pour rappeler le Parlement en séance.
Le rôle des réseaux sociaux?
Les réseaux sociaux, tout comme BlackBerry avec son application de messagerie instantanée, ont été pointés du doigt par les autorités: de nombreux émeutiers se sont données rendez-vous par ces biais.
Un élu a même demandé la suspension momentanée de la messagerie instantanée de BlackBerry. Le groupe s’y est opposé mais a proposé de collaborer avec la police. En retour, des hackers ont menacé RIM de pirater leur site s’ils collaboraient avec la police.
Le mouvement peut-il durer?
Pour Nick Clegg, ce mouvement est «une vague de violence gratuite», qui n’a «absolument rien à voir avec la mort de Mark Duggan». Mais certains commentateurs mettent en relief le manque d’intégration et le peu de perspectives économiques pour les jeunes dans les quartiers touchés. «C’est triste de voir tout ça. Mais ces gamins n’ont pas de boulot, pas d’avenir et les coupes budgétaires n’ont fait qu’empirer la situation (…) Ce n’est que le début», explique Adrian Anthony Burns, un électricien de 39 ans cité par Reuters. «Ce qui ressort de tout cela est le même mécontentement des jeunes, qui sont les seuls à avoir l’énergie de descendre dans la rue et de participer à des émeutes. Et pas seulement en Grande-Bretagne», note Louise Taggard, spécialiste de l’Europe chez AKE, une entreprise de consultants de Londres. «Si les autorités ne règlent pas les problèmes à l’origine du mécontentement, elles courent le risque de voir le mouvement prendre de l’ampleur», prévient-elle. (20Minutes-09.08.2011.)
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5 réponses à “La contagion des révoltes arabes touche l’Angleterre”

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