*Bac 2011-France

 Baccalauréat : les pistes d'une réforme<br /> » class= »photo » /></a></font></strong></p>
<p><font face=*photo: Des élèves de terminale pendant l’épreuve de philosophie du baccalauréat 2011 au lycée Camille-Sée, à Paris.

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 *76,8 de reçus au bac général, avant le rattrapage

 Les 654 548 candidats au baccalauréat, quelle que soit leur filière, ont su mardi matin s’ils étaient reçus du premier coup, collés ou convoqués au rattrapage. Les résultats sont encore provisoires, mais, d’ores et déjà, les taux de réussite au bac général et au bac technologique ont progressé, tandis que celui du bac professionnel a baissé.Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a annoncé ce soir sur Europe 1 qu’il y avait «76,8% d’obtention au bac général» 2011, soit une augmentation «de deux points» par rapport à 2011, avant les épreuves de rattrapage organisées jusqu’à samedi.

Bonne nouvelle également pour les candidats du bac technologique : ils sont 0,8% de plus à avoir réussi les épreuves soit 67,9% d’entre eux. Un bémol toutefois, au bac pro 74,1% des lycéens ont décroché le précieux sésame soit une baisse de 3,8% par rapport à l’année précédente.«Pas d’impact» au bac SLe taux de réussite du bac scientifique, passé par 165 000 lycéens qui ont porté une attention toute particulière aux résultats en raison d’une modification du barème de l’épreuve de maths à la suite d’unefuite sur internet d’un des exercices à la veille de l’examen, est de 79,8%, soit une progression de 1,1% par rapport au bac 2010. 

bacfr.jpg Le ministre de l’Education a assuré sur Europe 1 que «le nouveau barème n’a pas eu d’impact» au bac S où «on en est à 79,8% d’obtention dans la série S, soit 1,1% de plus que l’année dernière». «Ce qui est intéressant, c’est que les élèves en mathématiques ont globalement la même note que l’année dernière. La moyenne est autour de 13», a ajouté Luc Chatel. «Je n’ai jamais dit qu’on aurait le bac à 9 cette année», a-t-il a réagi après les réactions de certains élèves mardi matin au moment des résultats. «Les candidats n’ont pas été lésés», a répété le ministre. «Je veux remercier les correcteurs, ils ont fait un travail formidable», a-t-il conclu.

Au bac littéraire, le taux de réussite est de 70,9% (+0,9%). Il est de 75% au bac économique et social (+3,9%), de 74,1% au bac pro (-3,8%), de 69,7% aux bacs technologiques industriels (-0,1%) et de 67,3% aux bacs technologiques tertiaires (+1,2%).

Des 20 sur 20 et plus

Avec les premiers résultats, arrivent les belles histoires. Un élève de 17 ans originaire de l’Eure et scolarisé dans un lycée d’Elbeuf classé en ZEP vient de décrocher un 20 sur 20 à son bac S. Anthony Rougier n’a pas obtenu 20 dans toutes les matières (18 en mathématiques, 19 en philosophie…) mais a pu compenser grâce aux options facultatives dont les points au-dessus de la moyenne s’ajoutent au total général des notes. Il a ainsi décroché un 20 en latin et un 20 en musique. L’an passé, il avait aussi brillé à l’épreuve de français avec 20 à l’oral et à l’écrit de français.

Par ailleurs, douze lycéens de l’académie de Lille, en grande majorité des filles, ont obtenu une moyenne supérieure à 20/20 au baccalauréat 2011 grâce au jeu des options

Des épreuves de rattrapage jusqu’à samedi

Ceux dont la moyenne est comprise entre 8 et 10 doivent se plier à un oral de rattrapage, qui portera sur deux matières que le candidat choisira. Dans chaque discipline, seule la meilleure note obtenue, aux épreuves écrites ou orales, sera retenue. Ces épreuves de rattrapage, dites aussi «épreuves du second groupe», auront lieu jusqu’au samedi 9 juillet au matin. Les candidats pourront connaître presque instantanément les résultats définitifs, qui seront affichés après chaque demi-journée d’oraux. La session de remplacement – qui ne s’adresse qu’aux candidats absents en juin pour des raisons de force majeure – se tiendra du 12 au 16 septembre.

Un taux de réussite de 85,6% en 2010 Avec 621 200 candidats et 531 800 lauréats, le taux de réussite s’était élevé l’an dernier à 85,6%, contre 86,2% en 2009, selon ces chiffres définitifs qui comprennent la session de septembre. Dans le détail, le taux de réussite a été de 87,3% dans la voie générale, de 81,6% dans la voie technologique et de 86,5% dans la voie professionnelle.«Les meilleurs résultats sont toujours obtenus par les académies de Nantes, Rennes, Grenoble tant du point de vue de la réussite à l’examen que de l’accès d’une génération au diplôme», notait alors le service statistique du ministère. (Le Parisien-05.07.2011.)*********************

**Jour J pour les résultats

 Des élèves regardent leur résultat au bac au lycée Molière à Paris, le 2 juillet 2007.

** les candidats sont enfin fixés sur les résultats fatidiques

Après avoir révisé consciencieusement ou opté pour du bachotage, les résultats sont là et les quelque 654.548 candidats du cru 2011 du bac sont désormais fixés. L’attente a laissé place aux résultats et les réactions suivent. Larmes de joie ou de déception, le retour en arrière n’est malheureusement pas possible, sauf pour les candidats aux rattrapages. Pour connaître les résultats fatidiques, les lycéens pouvaient soit consulter gratuitement le site Internet du ministère de l’Education nationale, soit, plus «à l’ancienne», se rendre dans leur lycée, épaulés par leurs camarades et consulter les très convoitées listes sur les tableaux d’affichage de leur établissement. Rattrapages jusqu’au 9 juilletPour les candidats qui ont accès aux rattrapages, dont la moyenne générale au bac est comprise entre 8 et 10, il faudra ressortir les fiches et se remettre au boulot. Ils auront plus ou moins deux jours pour potasser les deux matières qu’ils auront choisies pour tenter de décrocher ce précieux sésame. Les rattrapages s’échelonneront jusqu’au 9 juillet.En 2010, sur les 621.200 candidats au bac 531.800 l’avaient décroché. Le taux de réussite s’élevait à 85,6%, selon les chiffres du ministère de l’Education . Reste à voir si les candidats de cette année feront mieux que leurs prédécesseurs. (20Minutes-05.07.2011.) 

Des lycéens, du lycée Fustel de Coulanges, à Strabourg, découvrent les résulats du bac 2011.

 

***************************  *Décrocher le BAC ne suffit plus ! .

 *Bac 2011-France 20110704PHOWWW00191

 

..désormais la mention est de plus en plus prisée. Vous en avez obtenu une, que vous a-t-elle apporté ?

 Il y a plusieurs générations, décrocher son bac était le sésame ultime pour accéder aux études supérieures. Depuis quelques années, les bacheliers placent toutefois la barre un cran au dessus et visent de plus en plus la mention.L’année dernière, ils étaient près d’un sur deux (48,6%) à obtenir une moyenne supérieure à 12/20, synonyme de mention. De 12 à 14/20, on décroche une mention assez bien, de 14 à 16, bien et pour une moyenne supérieure ou égale à 16, la mention très bien. «Dans le temps, on se distinguait en ayant le bac. Maintenant, on se distingue avec la mention bien ou très bien. Cela rétablit une certaine hiérarchie», a déclaré récemment au Parisien le sénateur (UMP) du Nord, Jacques Legendre, auteur, en 2008, d’un rapport sur le bac.Toutefois, la mention, bien que de plus en plus prisée, n’est pas nécessaire pour accéder aux études supérieures. Tous les dossiers pour des candidatures en université, BTS, IUT ou classes préparatoires sont, en effet, envoyés avant les épreuves du bac. Seules quelques filières sélectives imposent l’obtention d’une mention.Autre motivation, les titulaires d’un bac mention très bien peuvent décrocher une bourse au mérite sous certaines conditions ou encore recevoir une rétribution de la part de certains établissements bancaires et de certains Conseils généraux.Bien démarrer dans les études supérieuresMais au-delà des distinctions reçues et des avantages accordés, beaucoup de bacheliers évoquent avant tout un challenge personnel qui est gage de réussite dans la poursuite d’études. «Si vous avez eu mention très bien au bac et que vous préparez les concours, vous avez une chance sur trois de vous retrouver à HEC, à l’ESSEC, ou à l’ESCP. De quoi se donner confiance !», affirme le site létudiant.fr. Plus sûr de lui, un étudiant titulaire d’une mention aurait également plus de chance de réussir en première année de fac. (Le Figaro-05.07.2011.)

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 les pistes d’une réforme

 Après la fraude du bac S, l’idée d’une refonte de l’examen national progresse. Elle se heurte encore à des hostilités.

 Admis, ajournés ou à nouveau convoqués, les candidats sont enfin fixés

coeur- Connus mardi, les résultats du baccalauréat version 2011 promettent d’être encore meilleurs que l’an dernier. Pour deux raisons principales: la hausse cette année des bacheliers de la voie professionnelle, mais aussi la clémence demandée aux correcteurs en raison de la fuite à l’épreuve de maths du bac S. En 2010, le taux de réussite avait atteint 85,6%. Mais ces résultats auront certainement un goût amer. Car la fraude qui s’est déroulée lors de l’épreuve de maths du bac S a créé un tel séisme au plus haut sommet du ministère que des répercussions sur l’organisation du bac sont d’ores et déjà envisagées.Aujourd’hui, officiellement, la mission confiée par Luc Chatel aux services de l’Inspection générale porte sur la sécurisation de cette épreuve, de la conception des sujets à la correction des copies, en passant par les risques multiples de fraude. Mais en filigrane, plusieurs acteurs de la communauté éducative murmurent que le terrain est «mûr» pour une réforme du baccalauréat. Un sujet hautement sensible. Véritable institution, rite de passage, souvent critiqué mais rarement modifié, le bac paraît intouchable, sinon pour le complexifier à l’extrême.

Une réforme avait déjà été envisagée en 2005 par François Fillon, alors ministre de l’Éducation nationale. Ce dernier avait tenté d’introduire une part de contrôle continu dans l’organisation de l’épreuve, dans sa loi d’orientation sur l’école. Mais la vive opposition des syndicats d’enseignants, des organisations de parents d’élèves et surtout des lycéens avait tué dans l’œuf cette tentative de revenir sur une véritable institution.

Alors que plus de 85,6% des candidats obtiennent ce passeport pour l’enseignement supérieur, un taux qui n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies – il était de 20% d’une génération en 1970 pour passer à 66% aujourd’hui -, de plus en plus se demandent quelle est sa légitimité. D’autant que son coût, soit 50 millions d’euros, est important. L’un des principaux obstacles à l’introduction d’un contrôle continu dans l’architecture de la fin de l’examen de la fin du lycée repose sur des inégalités qui pourraient être introduites par des différences de notation en fonction des lycées voire des enseignants. «Si l’on décide de se lancer dans cette voie, on sait compenser ces écarts, ce que l’on fait actuellement avec l’épreuve d’éducation physique et sportive», explique Philippe Tournier, secrétaire général du principal syndicat des chefs d’établissement, le SNPDEN.

Autre reproche fait au baccalauréat dans sa complexité, la multiplication progressive du nombre d’épreuves, entraînant une complexité et des risques importants de fuite et de fraudes. Victor Colombani, président de l’Union nationale lycéenne estime qu’il «faudrait réformer le bac avec des partiels en milieu de première et de terminale pour apaiser les enjeux».

Mais face à ces pistes, la réforme du lycée, introduite à la rentrée 2010, n’a pas été l’occasion de sauter le pas. Seule modification à la marge: en classe de première l’année prochaine, les pionniers de ce nouveau lycée passeront l’histoire-géographie en fin d’année de première. Mais officiellement, au ministère de l’Éducation nationale, pas question de toucher plus avant au bac. D’autant qu’à moins d’un an de l’élection présidentielle, nul doute que la prudence sera de mise sur ce sujet explosif. (Le Figaro-05.07.2011.)

 

*** Bac S : «La situation a été difficile pour les correcteurs»

Eric Barbazo, président de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement supérieur, explique les difficultés rencontrées par les correcteurs de l’épreuve de ce Bac 2011, entachée par l’affaire de fraude sur un des exercices de l’épreuve de maths de la filière scientifique….vidéo: cliquer ici: situation compliquée pour les correcteurs..

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Témoignage …Dans les coulisses d’un jury du bac 

Le jury de bac STI arts appliqués : une parodie de délibération. On vote à main levée dans le brouhaha et sans débat. Du jamais vu en 15 ans de participation aux jurys du baccalauréat de toutes les séries générales et technologiques… ou presque.C’est ma première participation à un jury de délibération pour le bac de la série technologique arts appliqués. J’ai corrigé 152 copies de philosophie (la moitié des candidats inscrits dans ce jury).Ce lundi 4 juillet, nous sommes convoqués à 9h au lycée Adolphe Cherioux de Vitry (Val-de-Marne) pour délibérer. Je me retrouve assise dans un amphithéâtre aux côtés d’une cinquantaine de collègues de toutes disciplines. Au bureau, l’inspectrice, la vice-présidente du jury et la proviseure du lycée (ou son adjointe ? ) nous font face.

Des erreurs dans les notes sont toujours possibles

J’ai d’abord cru qu’on nous réunissait tous dans cet amphi en raison de la présence de l’inspectrice, pour que celle-ci nous rappelle les consignes générales nécessaires à une délibération cohérente et sereine, avant que chacun ne regagne la salle où nous allions nous mettre collégialement au travail pour vérifier et corriger si nécessaire les résultats des 304 candidats dont nous avions la charge.

D’habitude, en effet, chaque correcteur membre du jury se retrouve « autour de la table » avec ses collègues, son paquet de copies anonymes numérotées et corrigées sous les yeux.. Une partie de notre mission fastidieuse certes, mais essentielle, consiste à vérifier à l’énoncé de chaque numéro de candidat, que la note reportée sur sa collante est bien celle qui figure sur la copie que nous avons sous les yeux.

Vu le nombre de copies et de notes à reporter, des erreurs sont toujours possibles (et il y en a toujours au moins une ou deux chaque année dans chaque jury) malgré la vigilance et le sérieux des correcteurs et des personnels administratifs chargés de collecter et de reporter les notes.

Menacée par l’inspectrice

Rien de tel ce matin. Nous n’avons pas accès aux copies que nous avons corrigées. Une collègue d’arts appliqués me dit que c’est « la tradition » dans cette série. Les autres professeurs sont comme moi, bien étonnés mais aucun ne proteste, comme si c’était inutile.

Avant de commencer l’inspectrice demande si nous avons des remarques. Je me lève et fais part de mon étonnement et de mes réserves quant à cette procédure inédite en 15 ans de jury ! J’insiste sur l’importance d’avoir les copies sous les yeux pour procéder comme il se doit aux vérifications d’usage. L’inspectrice visiblement sur la défensive, me répond que je suis « nouvelle au club » et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, que le travail de vérification a bien été fait.

Je persiste en rappelant que j’ai participé à de nombreux jurys et que quel que soit le sérieux de tous, les erreurs sont humaines et inévitables. Elle ne trouve rien d’autre à me répondre que de proférer une vague « menace » de me convoquer un jour plus tôt que les autres l’an prochain pour que je puisse participer au report des notes sur les collantes avec les personnels administratifs…

« On lève la main et hop ! au suivant »

L’autre élément essentiel d’une délibération est le repêchage possible des candidats auxquels il ne manque que quelques points pour avoir le bac, pour accéder au rattrapage, ou pour obtenir une mention. Dans ces cas « litigieux », on délibère en s’appuyant sur la lecture du livret de l’élève.

Si tout le monde est d’accord pour lui rajouter les points qui lui manquent, ce sont un ou deux correcteurs qui augmentent sa note d’un point ou deux, en fonction des coefficients de chaque discipline. Si par exemple, il manque deux points à un candidat pour avoir son bac, le correcteur de philosophie peut augmenter sa note d’un point (en série technique, la philosophie est de coefficient 2). Dans ce cas, il modifie la note sur la copie, le président de jury la modifie sur la collante et le tour est joué.

Rien de tel cette fois. La présidente lit sur les collantes les moyennes générales obtenues par chaque candidat. Quand il y a « litige » (c’est elle qui a décidé au préalable des cas qui méritaient discussion), elle nous demande si nous sommes d’accord pour rajouter deux, quatre ou sept points au candidat, nous levons ou pas la main, et « hop ! », on passe au suivant.

Un jury qui ressemble à une classe dissipée

De temps en temps, quelqu’un demande à lire le livret, la présidente s’exécute et hop, on lève la main ou pas sans véritable discussion, tout cela dans un brouhaha généralisé peu propice à la concertation et à la concentration. On rajoute des points sans savoir quelle note sera modifiée dans quelle discipline et si cette modification sera reportée sur la copie.

L’avantage d’une telle méthode… c’est qu’en 2h c’est bouclé ! Le trio qui préside s’occupe de tout. Il suffit de lui faire confiance… Pendant ce temps, les membres du jury, conscients de leur inutilité ou du « caractère symbolique » de leur présence, papotent. L’écoute est flottante comme dans une classe d’élèves un peu dissipés… Certains (les habitués) ont apporté un livre, ou leur journal, ou échangent des textos. (Rue89-05.2011.)

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*Fuite au bac S:

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La moyenne d’obtention abaissée à 9 sur 20…Selon une circulaire du ministère

Un bac S au rabais? 

42 bacheliers en stage intensif cet été à Polytechnique, le 6 août 2010.  Selon une circulaire du cabinet du ministre de l’Education nationale publiée par Le Monde daté de vendredi, les lycéens de terminales S devront obtenir une moyenne supérieure ou égale à 9/20 pour décrocher leur diplôme, contrairement au 10 de moyenne normalement requis. Une décision qui fait suite à la fuite concernant un exercice de probabilité de l’épreuve de mathématiques.Dans cette circulaire intituée «Mesures prises suite aux soupçons de fuite», il est aussi stipulé qu’un étudiant qui obtient 7 de moyenne pourra accéder aux oraux de rattrapage. Dans cette même logique, l’étudiant qui obtient une moyenne de 11 au bac pourra donc décrocher la mention assez bien.Points répartis sur les exercices 2 et 3Luc Chatel avait annoncé mercredi que l’épreuve ne serait pas annulée et que seul l’exercice qui a atterri sur un forum Internet de jeux-vidéo, la veille de l’épreuve, ne serait pas comptabilisé dans la notation. Ce jeudi matin, le ministre de l’Education nationale a détaillé sur RTL le mode de redistribution des points de l’exercice de probabilité en question, expliquant peu ou prou ce qui a été notifié dans la circulaire.  «Les quatre points de l’exercice seront répartis sur les exercices 2 et 3 de l’épreuve de maths», a précisé  Luc Chatel. D’après les premières copies tests prises au hasard, ce sont les exercices 2 et 3 de l’examen que «les candidats ont le mieux réussi», a indiqué le ministre. Ainsi, l’exercice 2, qui était initialement noté sur 4, sera noté sur 6. Le troisième exercice, à la base noté sur 7 points, sera, lui, noté sur 9. Concernant l’exercice 4, pas de changement de notation prévu, il restera noté sur 5 points.«Au cas par cas»Le ministre a également précisé que des instructions avaient été données pour étudier avec attention toutes les copies: «Nous allons, au cas par cas, examiner toutes les situationsConcrètement, les lycéens qui décrocheront une note comprise «par exemple entre 7 et 8», pourront accéder «au niveau de l’oral de rattrapage». Luc Chatel a clairement affirmé que les lycéens qui obtiendraient «entre 9 et 10» pourraient donc obtenir leur baccalauréat. Concernant les problèmes des mentions, le ministre a expliqué que les lycéens devraient avoir «entre 15 et 16» pour décrocher une mention très bien.Même si le ministère entend se montrer indulgent dans la notation, il n’est en aucun cas question de «gonfler les notes», a-t-il souligné. Les barèmes sont ainsi réadaptés afin de rééquilibrer la perte de points de l’exercice de probabilité victime de fuite. La brigade de répression de la délinquance contre les personnes, en charge de l’enquête, n’a quant à elle pas encore avancé la moindre piste à ce sujet. (20Minutes-23.06.2011.)**   «Les présumés fraudeurs avantagés » h-2-2531338-1308834990 La décision de Luc Chatel de ne pas annuler l’épreuve du baccalauréat de mathématiques fait débat sur le Net…Quand il s’agit d’équité et de justice, surtout au baccalauréat, les réactions fusent. Alors que Luc Chatel a décidé ce mercredi midi de ne pas annuler l’épreuve du baccalauréat de mathématiques - dont l’un des exercices avait été publié sur le forum de jeuxvideo.com la veille de l’épreuve – les internautes de 20minutes.fr ont réagi vivement à cette décision. La majorité d’entre-eux trouve que l’annulation de l’épreuve et l’utilisation d’un sujet de secours «fait pour ça» aurait été légitime et «plus juste». « Il faut refaire l’épreuve avec les sujets de secours, ils sont là pour ça»En réaction à l’article publié ce mercredi sur 20minutes, les internautes semblent majoritairement déçus de la décision de Luc Chatel. Beaucoup auraient souhaité que les sujets de secours soient utilisés, compte tenu que le ministère avait reçu la veille de l’épreuve des alertes de fuite.«Ça leur sert à quoi d’avoir des copies de secours prévues pour les fuites s’ils ne les utilisent pas? Et la personne qui a accédé au premier exercice a forcément eu les autres et a bien dû les partager ailleurs», reproche Naobreizh. «C’est particulièrement inégal, il faut refaire l’épreuve avec les sujets de secours, ils sont là pour ça», renchérit une internaute.Les fraudeurs «avantagés»«En ne notant que 3 sur 4 exercices, les présumés « fraudeurs » resteront avantagés puisqu’ils auront eu 4 heures pour faire 3 exercices. Le résultat de cette décision semble donc pire que de ne rien faire et garder la notation sur 4 exercices (… )», rage un internaute.Plusieurs commentaires stigmatisent la décision de Luc Chatel en lui reprochant son injustice: la situation ne récompense pas ceux qui n’ont pas triché. «Voilà une très mauvaise décision qui pénalise les élèves moyens. C’était de loin l’exercice le plus facile qui permettait d’assurer 4 points à un élève moyen. Un élève qui avait assuré 6 points sur le reste de l’épreuve avait 10/20 (4 + 6). Maintenant, il n’aura plus que 6/16 soit 7,5/20 . Quelle injustice!», proteste Gang cool. «C’est vrai, les probabilités, c’est ce qu’il y a de plus simple. Si derrière tu as un examen de géométrie et que ton cerveau ne percute pas, c’est moche! Les probabilités, ça permet de gagner au poker, la géométrie non», poursuit un autre.Une injustice «assez limitée»«Sur 160.000 candidats à cette épreuve, peut être 200 au maximum ont bénéficié de cette fuite et se seraient vu attribuer illicitement 4 points. C’est une injustice « assez » limitée. Ils ne seront pas trop pénalisés par la décision du ministre car ils ont dû passer très peu de temps sur cet exercice et pour eux, le bilan restera positif!», souligne Loubigou.Reste à savoir si des voix se feront entendre dans les jours à venir de la part des principaux concernés, les terminales S, qui passaient ce mercredi les épreuves de physique-chimie et de sciences naturelles. Et qui avaient donc d’autres chats à fouetter. (20Minutes-22.06.2011.)

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*Fuite au bac…

 les sujets d’anglais et de physique aussi concernés?

- La fuite de l’épreuve du baccalauréat de mathématiques ne serait donc pas la seule…

 -Le ministre Luc Chatel a confirmé la fuite…

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Alors que la polémique autour de la publication d’un des exercices de l’épreuve de baccalauréat de mathématiques bouillonne encore, RTL révèle ce mercredi (22.06.2011.) que des fuites auraient également eu lieu sur les sujets d’anglais et de physique des terminales S, toujours. C’est Cédric Lieto, reporter RTL, qui aurait vu deux textos, comprenant les sujets en question, la veille au soir de l’examen, sur le portable d’un lycéen parisien.  RTL publie intégralement les textos en question :« Alors l’anglais. Reçu le 19 juin 2011 la veille de l’épreuve qui était le 20 juin ‘We make choice everyday what may influence us – 300 mots’. Le sujet est tombé mot pour mot pareil le lendemain, il y avait juste marqué 250 mots plus ou moins 10%. Physique de ce matin, texto reçu le 21 juin 2011 c’est-à-dire la veille de l’épreuve encore, en chimie :détartrant à base d’acide lactique’, ‘physique : chute verticale d’un boulet’, et en sujet commun ‘le laser mégajoule’. Ça s’échange  surtout par voix orale par peur justement que les SMS soient lus par d’autres gens… ça s’échange beaucoup dans les bibliothèques partout…  Si ça ce n’est pas que tous les sujets tournent, c’est qu’il y a un problème». (20Minutes-22.06.2011.)** Fuite au bac S: Les élèves seront notés sur les trois autres exercices  – Le ministre Luc Chatel a confirmé la fuite…** Luc Chatel, ministre français de l’Education, confirme l’existence d’une fuite et annonce que les élèves seront notés sur les trois autres exercices.Un exercice de l’épreuve de mathématiques destiné aux élèves passant le baccalauréat scientifique a bien été dévoilé sur les forums du site jeuxvideo.com par un internaute lundi soir, comme l’avait rapporté le site Numerama. Luc Chatel, lors d’une conférence de presse ce mercredi matin, a confirmé l’information: «La photographie postée sur le site est suffisament nette pour avancer qu’il s’agit bien d’un extrait du sujet du baccalauréat de mathématiques de la série scientifique».L’épreuve n’est pas annuléeDes experts ont examiné la photo qui avait été mise en ligne et l’ont authentifiée: il n’y a pas de doute, elle concerne  bien l’un des quatre sujets soumis aux candidats, un exercice de probabilité, le tout premier de l’épreuve. Selon le ministère, cette photo a été diffusée lundi soir tard, vers 21h, la veille de l’épreuve puis retirée le lendemain par le site. Elle n’aurait donc pas eu le temps d’être beaucoup consultée. Pas question, donc, de refaire passer l’épreuve aux candidats.«L’impact de cette fuite est relativement peu important, seules trois alertes sont remontées jusqu’au rectorat entre lundi et mardi. Mais symboliquement cette entrave est lourde», a précisé le ministre de l’Education nationale.Seuls trois exercices seront notés«Je prends la décision de ne pas annuler l’épreuve. Dans l’intérêt des élèves j’ai décidé de neutraliser le premier exercice de probalité, noté sur 4 points». Ainsi, le ministère de l’Education nationale entend adapter le barème et prendre en compte dans la notation des terminales scientifiques uniquement les trois autres exercices qui composent l’épreuve de mathématiques.Le ministre n’a pas pris la décision de faire repasser l’épreuve de mathématiques car il estime que ce serait «une vraie sanction pour les élèves du baccalauréat scientifique qui ont travaillé dur pendant dix mois pour cet examen». Les lycéens de la section S, qui sont cette année près de 165 000, devraient donc pousser un cri de soulagement.Une plainte déposée«Cette fuite est grave, car elle remet en cause l’égalité des candidats face à l’épreuve», a souligné le ministre. Néanmoins, Luc Chatel veut rassurer les esprits et surtout «ne pas perturber les terminales scientifiques qui passent aujourd’hui les sciences naturelles et la physique-chimie, deux épreuves très importantes».  Que les terminales scientifiques soient tranquilisés:  «Chaque copie sera corrigée avec le plus grand soin, et aucun candidat ne sera lésé dans la notation», a précisé le ministre.Luc Chatel a également insisté sur l’importance du baccalauréat, premier grade de l’enseignement et symbole de «l’égalité et de la République française». «Je me porte garant de ce respect et les individus concernés seront bien évidemment punis en conséquence». Avant de poursuivre:« Si des complicités internes [au ministère] sont avérées, les sanctions seront lourdes».Le ministère de l’Education nationale à d’ores et déjà déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris. La peine encourue  est de trois ans de prison et de 9.000 euros d’amende. Reste à savoir comment ce sujet s’est retrouvé en ligne avant l’épreuve…(20Minutes-22.06.2011.)

**deux personnes en garde à vue

 Deux personnes ont été placées en garde à vue jeudi dans l’affaire de la fuite sur le Web d’un exercice de l’épreuve de maths du bac 2011 , selon les informations de BFM TV.Il s’agirait de deux frères selon Le Parisien. L’un d’entre eux serait âgé de 25 ans.Elles sont actuellement interrogées par la brigade de répression de la délinquance à la personne, précise Europe1.fr.De son côté Luc Chatel « souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire, notamment concernant les conditions d’obtention de cet exercice ». Le ministre « rappelle qu’il a parallèlement diligenté une enquête administrative », indique le communiqué de son ministère.Mercredi, le ministre de l’Education a annoncé avoir déposé plainte, après la fuite sur internet d’un exercice de l’épreuve de mathématiques du bac S, passée la veille par près de 165.000 élèves.D’après Luc Chatel, l’exercice fuité a été mis en ligne à 21 h (la photo prise à 18h), pour une épreuve qui avait lieu à 8h le lendemain. Le ministre de l’Éducation estime que la fuite est « circonscrite », « mais c’est le principe qui compte ». Il y a « rupture du principe d’égalité » et donc, dans le doute, « on ne pouvait pas faire comme si rien ne s’était passé. »Par ailleurs, le Conseil d’Etat s’est déclaré jeudi « incompétent » pour examiner le recours déposé dans la matinée par un parent d’élève contre la décision du ministre Luc Chatel de ne pas noter l’exercice de maths et de ne pas faire repasser l’épreuve.
Sources : BFM TV, Europe1.fr, LeFigaro.fr, Le Parisien.fr
**Le bac met le feu au web Après l’annonce d’une fuite sur le web lors d’une épreuve phare, les lycéens ont vivement réagi sur internet. Chaque jour, le meilleur (et le pire) du web.C’est un gros couac dans le bon déroulement des épreuves du bac.Un exercice du sujet de mathématiques a fuité sur le net la veille de l’épreuve, ce lundi 21 juin. Un internaute a posté une photo de l’exercice sur le site d’un forum de jeux vidéos en ajoutant: « J’ai déjà mon bac je vous rends service donc soyez contents ».Le lendemain, les élèves se sont empressés de confirmer qu’il s’agissait bien du sujet sur lequel ils avaient planché quelques heures avant. Et commençaient à spéculer sur l’annulation ou non de l’épreuve, et notamment sur Twitter. En fin de matinée, le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a finalement annoncé avoir porté plainte mais décidé de ne pas annuler l’épreuve. Le sujet incriminé, celui sur la probabilité, valant 4 points, les élèves seront notés sur 16.Ce qui a suscité la colère de nombreux lycéens. Qu’ils ont pour la plupart exprimée sur internet, en particulier sur Twitter: « Réaction idiote! », s’indigne l’un d’entre eux. « Un sujet du bac sur Jeux Vidéos.com, on aura vraiment tout vu avec ces guignols », déplore un autre. Pendant que les mots « injuste », revenait, ou qu’un autre lycéen postait vouloir préférer « tout repasser ».Mais en fin de journée, nouveau coup de tonnerre: la rumeur d’autres fuites se répandait sur le web. Un reporter d’RTL a diffusé la photo du téléphone d’un lycéen ayant reçu 2 SMS la veille des épreuves, l’un contenant le sujet d’anglais, l’autre de physique. « Le bac ressemble de plus en plus à nos centrales nucléaires », s’amuse @Perepeinard. Et @Aenor01 de philosopher: « Chers lycéens, suite aux fuites de sujets, vous ne serez notés que sur l’épreuve de sport ». Le bac 2011 est-il en danger ? (Caroline Besse/DioraNews-23.06.2011.)

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*Coup d’envoi du bac 2011 ce jeudi, avec l’épreuve de philosophie 

Cette année, le baccalauréat est marqué une hausse de plus de 6% du nombre d’inscrits par rapport à 2010, grâce au succès de la filière professionnelle (+36,4%)…C’est le jour J. Ce jeudi à partir de 8h, les candidats des trois séries du baccalauréat général, séries S (scientifique), ES (économique et social) et L (littéraire), vont passer l’épreuve de philosophie, qui marque traditionnellement le coup d’envoi du bac au niveau national. L’après-midi, ce sera au tour des candidats au bac technologique de plancher sur les sujets de philosophie, alors que les candidats au baccalauréat professionnel débuteront leurs épreuves écrites lundi.L’année dernière, les sujets soumis aux candidats portaient entre autres sur: «L’art peut-il se passer de règles?», «Dépend-il de nous d’être heureux?», «Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir?», «Le rôle de l’historien est-il de juger?» ou encore «Une vie heureuse est-elle une vie de plaisirs?». Pour la session 2011, tous bacs confondus (général, technologique et professionnel), il y a au total 654.548 inscrits, dont 628.708 lycéens et 25.840 candidats libres.Hausse de plus de 6% du nombre d’inscrits par rapport à 2010Cette année, le baccalauréat est marqué une hausse de plus de 6% du nombre d’inscrits par rapport à 2010, grâce au succès de la filière professionnelle (+36,4%). Parmi les candidats, 50% sont inscrits au bac général, 24% au bac technologique et 26% au bac professionnel. Au sein du bac général, la filière scientifique (S) maintient sa suprématie (50% des inscrits), devant la filière économique et sociale (ES, 32%) et la littéraire (17%) dont la baisse continue des effectifs est enrayée.Le plus jeune candidat est âgé de 12 ans et 5 mois, et le vétéran de 71 ans. Environ quatre millions de copies seront à corriger, à raison de cinq euros par copie perçus par le correcteur. Au bac 2010, le taux de réussite global a été de 85,6%, un résultat un peu moins bon que celui de 2009, qui avait battu un record historique à 86,2%. Cette année, les résultats seront publiés mardi 5 juillet pour le premier groupe d’épreuves. Les résultats seront disponibles gratuitement sur le site du minisère de l’Education nationale. (AFP-16.06.2011.) 

**Les sujets de l’épreuve de philosophie 

Deux sujets de dissertation, au choix, ont été proposés aux élèves ainsi qu’un texte…Le Bac 2011, c’est parti ce jeudi pour la filière générale avec l’épreuve de philosophie. Deux sujets de dissertation et un commentaire de texte sont ainsi proposés aux élèves des trois séries. 
Ceux de la série littéraire planchent ce jeudi matin sur «Peut-on prouver une hypothèse scientifique?» ou «L’homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même?» Le commentaire de texte porte sur un extrait du Gai Savoir de Friedrich Nietzsche.Pour la série ES, il s’agit de réfléchir à: «La liberté est-elle menacée par l’égalité?» ou «L’art est-il moins nécessaire que la science?» Le texte à commenter est extrait Des Bienfaits de SénèqueLes élèves de la série scientifique, quant à eux, doivent trouver de l’inspiration pour répondre à: «La culture dénature-t-elle l’homme?» ou «Peut-on avoir raison contre les faits?» Ou ils peuvent commenter un texte issu des Pensées de Blaise Pascal.Et vous, qu’en pensez-vous? Ces sujets vous inspirent-ils?

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* La philosophie est-elle utile? 

La philosophie est-elle utile? 

«La philo, je trouve pas ça très utile». Les années passent et des élèves de terminale témoignent toujours autant de leur appréhension et incompréhension face à la première épreuve du bac...Pour Massira Baradji, le président de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), qui est également élève de terminale littéraire, la philosophie, «ça aide culturellement, c’est une grosse ouverture au monde et ce n’est pas obsolète par rapport aux questions d’actualité car ça permet de comprendre les hommes politiques notamment, c’est que du bénéfice». «La priorité, c’est ce que ce soit étudié, mais c’est toujours chiant d’avoir une épreuve qui ne servira pas après», tempère tout de même le jeune homme, joint par 20Minutes.«C’est un peu la roulette russe, ça en devient une crainte pour les élèves»Pas utile après le bac? Ce n’est pas l’avis de Valérie Marty, présidente de la Peep (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public), contactée par 20Minutes. «C’est même dans les disciplines scientifiques qu’on l’utilisera le plus après, on se pose des questions philosophiques, mais les élèves n’en ont pas encore conscience», estime-t-elle. «La philosophie permet de s’ouvrir l’esprit, de se poser des questions», ajoute Valérie Marty qui s’interroge cependant sur le contenu des enseignements.«C’est une matière qui peut évoluer avec notre époque, avec les domaines concrets des élèves et qui pourrait s’adapter au monde dans lequel ils vivent», juge-t-elle. Mais pour la présidente de la Peep, c’est surtout l’évaluation et le mode de notation qui pêche de nos jours. «La dissertation est un exercice difficile et les notes ne sont pas excellentes, elles sont soit très basses, soit très hautes, c’est un peu la roulette russe et ça en devient une crainte pour les élèves», affirme-t-elle.«C’est la seule matière qui aborde tous les sujets possibles»Un argument réfuté par Thierry Novares, professeur de philosophie aux Ulis (Essonne). «Ce n’est pas difficile d’avoir la moyenne, ça dépend de l’investissement et du travail fourni», explique-t-il à 20Minutes. Mais ce professeur qui exerce dans un lycée de ZEP reconnaît que l’enseignement peut devenir «sportif» selon les classes.Mais quelle que soit la série, «il y a un intérêt et une attente parce que la philosophie touche l’actualité et les propres émotions des élèves». «C’est la découverte du conscient, de l’inconscient, et même de la sexualité, c’est la seule matière qui aborde tous les sujets possibles», poursuit Thierry Novares.Selon lui, si les filières techniques sont effectivement plus difficiles à prendre en charge car il s’agit pour ces élèves de leur seul cours de «culture générale» et qu’ils ont souvent plus de mal à s’exprimer à l’écrit qu’à l’oral, le reste des séries s’en satisfait, et encore plus la scientifique.«En S, on trouve d’excellents élèves qui sont aussi bons dans les matières scientifiques que littéraires car ils se destinent à aller en khâgne, hypokhâgne et classe préparatoire», précise l’enseignant qui rappelle l’«exception culturelle» que constitue l’enseignement de la philosophie en France. «Il s’agit d’une dimension culturelle directement liée à la France qui doit servir à analyser et comprendre les problèmes», ajoute-t-il. «Cela passe par des débats d’idées et aussi des fantômes», mais c’est définitivement utile, affirme Thierry Novares. Pour lui, le seul inconvénient est que cette année de philosophie «soit liée à un seul enseignant, une seule personne» dont l’affinité avec les élèves peut déterminer le cours des choses. L’instauration dès septembre de cours de philosophie dès la première voire la seconde pourrait changer la donne, même si, dans le contenu, ces enseignements «auront plus un angle moral et pas vraiment philosophique» d’après Thierry Novares. (20Minutes-16.06.2011.)

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*consulter et cliquer ici:

  l’épreuve de philo vue par les internautes

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 bac2b.jpg *Un dossier sur le Bac en France  **Le bac débute le 16 juin 2011 en France.**Résultats du Bac : le 5 juillet 2011 à partir de 10h… resultatsdubac.jpg

cliquer ici: http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/orientation/bac.html

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**Le Bac : un sésame pour les études supérieures

Décrocher le bac du premier coup, sans passer par la case rattrapage : la plupart des lycéens y parviennent sans trop de difficultés…

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**Ecrit du BAC : Qu’est ce qu’une bonne copie ?

Bac : Qu’est ce qu’une bonne copie ? Découvrez ce que pensent les profs de vos copies, et comment il vous notent. Des astuces à ne pas prendre à la légère si vous souhaitez gonfler votre note !

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 **Préparation du bac : vacances studieuses ou détente ?

Une majorité des quelque 600 000 candidats au baccalauréat 2011 profitent des congés de Pâques pour travailler. Et ce n’est pas toujours facile !

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 **Révision du BAC : 5 conseils pour organiser et réussir vos révisions

Période de stress, et de travail intense…les révisions du Bac sont souvent redoutées. Apprenez à travailler efficacement et plus vite avec nos remèdes et méthodes…

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**Nouveaux Bacs Techno Scientifiques : STI2D, STD2A et STL pour la rentrée 2011

Les nouveaux bacs STI et STL vont voir le jour à la rentrée 2011, suite à la réforme du lycée. Ils ont pour objectif après une année de seconde de se diriger vers une filière générale ou une filière technologique.

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**BAC Hôtellerie

Vous rêvez de devenir chez cuisinier, restaurateur, ou barman ? Le Bac hôtellerie vous permet de vous formez à un métier dont les débouchés sont nombreux dans le service, la restauration, ou encore l’hôtellerie.

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**Bac STD2A

Le BAC STD2A (Sciences Technologiques du Design et des Arts Appliquées) sera mis en place en 2011, et remplace le bac arts appliqués STI AA. Présentation du diplôme et des débouchés dans le design, l’enseignement, ou la communication visuelle.

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 **BAC STL

Le BAC STL est le bac qui concerne les Sciences de Laboratoires, ce Bac est destiné à des métiers de laboratoire ou techniques. Il vous permet dès la rentré 2011 de suivre deux nouvelles spécificités.

**Le classement des lycées de France 2011

Le ministère de l’Education a dévoilé les résultats du bac 2010 lycée par lycée. Un indicateur très attendu par les parents et par les futurs bacheliers pour choisir son lycée

**Poursuivre ses études sans le bac : c’est possible

Avoir échoué au bac n’interdit pas l’accès aux études supérieures. Des formations professionnelles et « passerelles » vers l’université permettent de continuer même sans le précieux sésame.

*****Résultats du Bac : 5 juillet 2011 à partir de 10h…

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      «Je suis bachelière !»

 

Étudiante en terminale ES au lycée Eugène Napoléon – Saint Pierre Fourier dans le 12ème arrondissement de Paris, ce matin, je me suis rendue sur place pour aller consulter le fameux tableau des résultats au bac. Je suis désormais officiellement bachelière avec une moyenne générale de 10,5. Je me sens libérée et soulagée. Je ne demandais pas la lune, pas forcément de mention. Je voulais juste décrocher mon bac car il représente mon passeport d’entrée pour la fac dans laquelle j’ai été admise à la rentrée prochaine.  J’ai totalement raté l’épreuve d’économie générale qui était pourtant ma matière la plus importante avec un coefficient 7. J’ai eu un 8/20 mais heureusement, j’ai décroché un 14 en spécialité économie ce qui a sauvé mon examen et compensé mon autre note d’économie. Je pensais vraiment faire mieux qu’un 8/20 car c’est ma matière de prédilection, j’adore ça et je suis très à l’aise pour parler «éco». Ça fait quatre ans que j’en fais et c’est un domaine qui m’est vraiment familier. Je suis donc un peu déçue par ma note même si apparemment, l’épreuve a été très difficile pour tout le monde. Autour de moi, la plupart des autres élèves ont aussi échoué à cette épreuve, quatre personnes dans ma classe sont d’ailleurs aux rattrapages. Certains d’entre eux ont pourtant été reçus dans de bonnes facs comme Assas (Paris II).En plus de mon 14 en spécialité économie, ce qui m’a également aidé à accumuler des points c’est l’épreuve de Travaux Personnels Encadrés (TPE) que l’on passe en classe de première, en binôme. J’avais réussi à obtenir un 17/20 avec mon sujet sur l’évolution de la famille au cours du 19e siècle en peinture. Notre approche sociologique et artistique avait visiblement plu !Je suis également satisfaite de mon résultat en Histoire-Géographie. Je passe tout juste la moyenne avec un 11 mais quelques mois auparavant, lors du bac blanc, le même sujet m’avait valu un 3 ! Quant aux maths et à la philo, j’ai fait mieux que mes résultats obtenus toute l’année mais il est vrai que les professeurs de mon lycée privé sont réputés pour être particulièrement intransigeants. Il parait même que certains d’entre eux sont interdits de correction au bac parce qu’ils seraient trop sévères.Me voilà donc bachelière et presque en vacances. Encore une petite semaine de travail et je vais pouvoir profiter de l’été jusqu’à ma rentrée à la fac de médiation culturelle de Censier (Paris III) en octobre. (Le Figaro-06.07.2010.)********************* Le bac sans le trac ! Le bac sans le trac !

C’est la dernière ligne droite, celle de toutes les angoisses. Conseils pour préparer votre enfant à « flamber » sur la copie tout en restant zen.

J – 8
DÉCLENCHEZ LE RÉGIME CHAMPION :
vitamines du groupe B (riz complet, foie de veau, germe de blé), magnésium (lentilles, amandes, chocolat noir) et vitamine C le matin (jus d’orange pressée, voire milk-shake maison : fraises, banane, lait, jus de pamplemousse, sucre). Il dort mal ? Remplacez les excitants (même le Coca-Cola) par l’homéopathie (Coffea cruda, trois granules au coucher puis trois en cas de réveil nocturne). Très anxieux ? Proposez-lui une ou deux séances de sophrologie pour l’aider à anticiper de façon positive (adresses de praticiens sur www.sophrologie-francaise.com) ou, en cas de stress paralysant, consultez le médecin pour une éventuelle prescription de médicaments qui ralentissent le rythme cardiaque.

J – 1
OPÉRATION RÉASSURANCE !
Encouragez-le à faire le vide (natation, cinéma, rire avec les copains…) et cocoonez-le selon ses envies (bain chaud, restau…). Ne le forcez pas à se coucher trop tôt s’il s’endort tard habituellement. Pas d’anxiolytique de dernière minute, mais glissez dans son sac un antalgique (en cas de migraine ou de mal de ventre de dernière minute), deux ou trois barres chocolatées et une petite bouteille d’eau fraîche. Suggérez-lui de porter les vêtements qu’il aime et d’emporter son grigri favori. Vérifiez les fournitures, les papiers, mais aussi l’itinéraire…

JOUR J
RÉVEILLEZ-LE UNE DEMI-HEURE PLUS TÔT
pour éviter tout stress de dernière minute. Devant sa copie : il doit lire consciencieusement la consigne, puis se rassurer en écrivant les grandes lignes sur le brouillon avant de rédiger directement au propre. Stress panique ? À lui la « détente flash » (trois minutes) : on ferme les yeux, on inspire très profondément (respiration abdominale) tout en contractant au maximum les muscles des bras, des mains, du visage, puis on expire en relâchant tout le corps. À l’oral, s’il est paralysé d’inquiétude, il doit en parler à l’examinateur : ça fera baisser la pression et favorisera la bienveillance de l’adulte.

_Merci au Dr Patrice Huerre, pédopsychiatre (_La Prépa sans stress !,_ éd. Hachette Littératures), et au Dr Jean-Marie Bourre (_Diététique du cerveau,_ éd. Odile Jacob).

 Manque description

Les cinq erreurs à éviter

1. MARINER TOUTE LA JOURNÉE devant son bureau, son iPod sur les oreilles. Mieux vaut travailler par tranches de deux heures, s’aérer et recommencer

2. SE RÉVEILLER À MIDI les derniers jours sous prétexte de se reposer. Fausse bonne idée : le changement de rythme est très fatigant et sera pénalisant le jour J. On se lève à 9 heures maxi.

3. TRAVAILLER DE MINUIT À 4 HEURES « parce que c’est mon biorythme ».

4. PRENDRE UN ANXIOLYTIQUE ou un somnifère la veille « parce que mieux vaut dormir quelques heures que pas du tout ». Non. Un médicament non testé peut avoir des effets catastrophiques. 5. NE PAS PRENDRE DE RISQUES SUR SA COPIE. Non aux clichés, à la paraphrase… et aux citations non digérées. Quelle que soit la matière, il faut montrer que l’on a réfléchi et pris de la distance. C’est le seul moyen d’emporter l’adhésion de l’examinateur. (Madame Figaro-15.06.2011.)************************** 654.548 élèves présentent le bac en France

La session 2011 est marquée par une hausse du nombre des candidats grâce à la filière professionnelle. 

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Cliquez sur l’image pour agrandir l’infographie.

Cap sur l’épreuve reine de philosophie jeudi matin qui donne le départ du bac. Au total, 654.548 élèves sont concernés par les épreuves cette année. Pour la première fois, la proportion de bacheliers dans une classe d’âge pourrait battre un record et dépasser les 66%, un chiffre qui stagne depuis 15 ans. On compte en effet cette année 45.800 candidats en plus grâce à la réforme du bac professionnel.

Longtemps boudé, ce bac créé en 1986 se prépare désormais en trois ans au lieu de quatre et suscite de ce fait moins d’abandons de la part d’élèves soucieux d’entrer rapidement dans la vie professionnelle. Certains se sont inscrits dans les six nouvelles spécialités: boucher-charcutier-traiteur, boulanger-pâtissier, métiers du cuir, métiers de la mode, vêtements, plastiques et composites, poissonnier-écailler. «La réforme du “bac pro” représente une petite révolution quantitative et qualitative, parce que c’est l’illustration de l’égalité des trois voies qui se traduit notamment par le fait que les trois voies durent trois ans», explique Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire.

En pleine expansion, le bac pro qui représente 26% des candidats cette session dépasse pour la première fois la voie technologique (24%). Le bac général, le plus ancien, représente toujours la moitié des candidats. Jean-Michel Blanquer rappelle qu’on «ne parle plus du baccalauréat mais des baccalauréats», tant ces derniers ont des épreuves et des débouchés différents. Pour les séries générales, la baisse continue de la série littéraire (L) est enrayée avec une progression du nombre de candidats de 1,93% est enregistrée tandis qu’en série scientifique (S), le nombre de candidats chute de 17.000.

85,6% de réussite en 2010

Le taux de réussite à la session 2010 du baccalauréat s’élevait à 85,6% avec 621.215 candidats et 531.768 admis. «Il est très important pour un pays de réussir à élever le niveau de formation d’une population», afin d’obtenir « une meilleure performance économique et un meilleur épanouissement de la population», affirme Jean-Michel Blanquer. Aujourd’hui «plus que d’atteindre 80% d’une classe d’âge au niveau du bac, notre objectif est de voir 100% des élèves sortir du système scolaire avec une qualification», détaille-t-il.

Le plus jeune candidat a 12 ans et cinq mois et est scolarisé dans l’académie de Montpellier, le plus âgé qui a 71 ans vient de l’académie d’Orléans-Tours. (le Figaro-15.06.2011.)

 

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Le succès au bac se joue dès le primaire

 Une étude du ministère compare le parcours de deux générations d’élèves entrés en sixième en 1989 et en 1995. 

coeur-La dernière note statistique émanant du ministère de l’Éducation nationale risque fort de donner du grain à moudre à ceux qui ne cessent de dénoncer son inefficacité. Selon une étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) comparant le parcours de deux générations d’élèves entrés en sixième, les uns en 1989, les autres en 1995, les chances d’obtenir le bac restent plus que jamais liées au niveau acquis dès l’école primaire, au retard scolaire et à l’origine sociale.

En clair, l’institution n’est guère performante lorsqu’il s’agit de combler les retards des plus faibles : seul un quart des élèves ayant redoublé une fois dans l’enseignement primaire obtiennent le bac. Mieux, obtenir un bac scientifique, dès lors que l’élève a redoublé, ne serait-ce qu’une seule fois, au cours de sa scolarité primaire, constitue un événement rarissime. Seul 1 % des élèves du panel 1995 y sont parvenus !

Autre enseignement peu réjouissant à l’heure de la montée en flèche des divorces dans la société française : les élèves vivant en famille monoparentale ou recomposée ont moins de chances de devenir bacheliers que ceux qui vivent avec leurs deux parents. Seulement 51 % des premiers le deviennent contre 67 % des seconds. Le désavantage persiste si on prend en compte le niveau à l’entrée en sixième ou l’origine sociale. Cette moindre réussite est plus prononcée pour les enfants qui vivent dans une famille recomposée que pour ceux qui appartiennent à une famille monoparentale.

Enfin, l’étude met à mal le mythe de l’égalité des chances. «Les écarts de réussite entre élèves originaires de milieux sociaux différents ont plutôt tendance à s’aggraver», souligne la note. Un élève dont le père est enseignant a ainsi quatorze fois plus de chances d’obtenir le bac que celui dont le père est ouvrier non qualifié dans le panel 1995, contre neuf fois dans le panel 1989.

 Des élèves de terminale travaillent, le 18 juin 2009 au lycée Chaptal à Paris, lors de l'épreuve de philosophie du baccalauréat.

Disparités renforcées par l’orientation 

 

Pour la plupart des groupes sociaux, l’accès au bac progresse néanmoins. La proportion de bacheliers (63 %) a en effet augmenté de 2 points entre la génération 1989 et celle de 1995, une hausse liée pour l’essentiel à l’augmentation des bacheliers technologiques. C’est parmi les enfants de chefs d’entreprise et d’artisans-commerçants que la progression est la plus forte : la part de bacheliers augmente de 10 et 6 points dans ces populations. Une telle proportion peut s’expliquer par la transformation de ces deux professions : les chefs d’entreprise sont de plus en plus diplômés, et les artisans commerçants sont en déclin dans la population active, ce qui porte leurs enfants à accroître leurs exigences de diplômes, selon la DEPP. La part de bacheliers augmente également, mais à un degré moindre, parmi les enfants d’enseignants, d’employés de commerce ou de service.

À l’opposé, «les élèves originaires des milieux sociaux les plus défavorisés (employés de service, ouvriers non qualifiés, inactifs) voient leurs chances de devenir bacheliers se contracter, voire baisser sensiblement dans le cas des enfants d’employés de service», souligne la note. Ces disparités de réussite sont redoublées par l’orientation : les bons élèves de milieux sociaux défavorisés demandent moins souvent une orientation en lycée général ou technologique que les autres. (Le Figaro-15.09.2010.)

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 *un autre dossier dans le Figaro.

 

**sujets probables du Bac… et du Brevet

cliquer ici:

http://lefigaro.france-examen.com/sujetsprobables

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 «Les oraux, c’était vraiment stressant»

«Mon année s’est relativement bien passée, mais j’ai raté mes deux bacs blancs. Pour le premier, je revenais de stage, je n’y étais pas du tout préparé. Et lors du second, je ne me suis pas réveillé pour une épreuve importante et ça a plombé mes notes. Le bac pro vente comprend 50% de matières axées sur la vente et 50% de matières générales. Mes disciplines préférées sont la vente, l’anglais et l’histoire. Par contre, je n’aime pas les maths, l’éco et le droit, mais ce n’est pas dérangeant car ces matières n’ont pas de gros coefficient. L’année prochaine, je ne me suis inscrit nulle part, je vais travailler pendant un an et réfléchir à ce que je veux faire après.Pour moi, les épreuves du bac ont débuté il y a quelques semaines avec un oral portant sur mon projet de prospection. Pendant l’année, on a eu deux périodes de stage pendant lesquelles j’ai travaillé dans une agence immobilière. Mon projet portait sur l’organisation d’une journée portes ouvertes. Lors de cet oral, j’ai expliqué les moyens mis en oeuvre pour monter le projet, en quoi il consistait, etc. Je n’étais pas plus prêt que ça, mais ça va, j’aurai la moyenne, je vise un 13.Rater mes bacs blancs m’a forcé à bosserMon deuxième oral a eu lieu ce mercredi sur une situation de négociation et je suis satisfait. Pendant le stage, on a vendu des produits et le jury s’inspire des biens vendus afin de créer une nouvelle situation de négociation. Pour le peu que j’ai travaillé, ça s’est plutôt bien passé, je pensais que ça serait plus compliqué que cela. Je suis content que les oraux soient terminés, c’était vraiment stressant. A l’écrit, on peut prendre son temps et gommer si ça ne va pas alors qu’à l’oral, impossible de revenir en arrière.Côté révisions, le fait d’avoir raté mes bacs blancs m’a bien forcé à bosser. J’ai eu quelques heures de révision avec des profs, puis j’ai travaillé avec des amis pour la dernière ligne droite, ça m’a bien aidé même si l’ambiance était moins studieuse qu’avec ma copine qui est là tous les jours et me booste bien. Elle a eu son Bac STG l’année dernière, donc elle m’aide pas mal. Sinon, j’ai déjà relu tous mes cours et appris mes formules de calcul. Pour l’anglais, je regarde des films, j’écoute des chansons, etc. Mais de manière générale, je révise surtout les gros coefficients, je mise tout dessus.» *Julien-blog20Minutes.15.06.2011.

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«Cette année, c’était surtout le bac qui comptait»

«J’ai un peu rien foutu cette année. J’ai fêté mes 18 ans et avec cela, le droit de sortir. Cela s’est ressenti sur ma moyenne qui a tourné autour de 6/20. Les années précédentes, ça allait, j’essayais juste d’avoir la moyenne pour passer dans la classe supérieure. Cette année, je savais que c’était surtout le bac qui comptait. On a passé un examen blanc, mais je l’ai raté, je n’étais pas vraiment préparée.Maintenant, on y est, je ne sais pas comment je le sens. Je n’ai pas l’impression de le passer, c’est comme si ce n’était que des contrôles, que ce n’est pas important. Mais depuis les dernières vacances, je me suis mise à bosser et ça fait une semaine que je ne sors pas de chez moi. Je préfère réviser seule, parce qu’avec les amis, ça ne marche pas.Faire du sport pour penser à autre choseJe révise surtout les matières les plus importantes: physique, maths et SVT. Je fais l’impasse sur les langues parce que j’ai des bonnes notes sans bosser. Je commence les épreuves jeudi avec la philo. Je trouve pas ça très utile, mais ça va, j’ai eu environ 9/20 de moyenne. Pour le bac, j’ai révisé surtout des citations données par les profs, mais je ne vois pas comment on peut travailler cette matière.Alors ce mercredi après-midi, j’ai fait du sport, du vélo elliptique, ça me permet d’oublier, de penser à autre chose. J’en fais quand j’ai des coups durs, mais je ne suis pas trop stressée non plus, je verrai bien le jour-même de chaque épreuve.» *Emilie-blog20Minutes.15.06.2011.

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La philosophie sera enseignée dès la seconde dans 300 lycées en France

Un lycéen révise ses notes une dernière fois avant de passer l'épreuve du bac de philosophie, le 17 juin 2010 dans un couloir d'un lycée parisien.

 Un lycéen révise ses notes une dernière fois avant de passer l’épreuve du bac de philosophie, le 17 juin 2010 dans un couloir d’un lycée parisien.  Dès septembre prochain, il sera possible pour quelque 10.000 élèves de 297 lycées de s’initier à cette matière dès la classe de première, voire de seconde.

coeur- On connaissait l’engouement des Français pour la philosophie grâce au succès des «cafés philo». Alors que les élèves de terminale planchent ce jeudi matin sur la très redoutée épreuve de philosophie qui inaugure le bac, le ministère de l’Éducation nationale se prend à son tour de passion pour cette discipline. Dès septembre prochain, il sera possible pour quelque 10.000 élèves de 297 lycées de s’initier à cette matière dès la classe de première, voire de seconde. Ces établissements paieront leurs enseignants en heures supplémentaires.

De nouveaux cours telles «histoire et philosophie» ou «littérature et philosophie» vont faire leur apparition. «L’intérêt est de mieux préparer la classe de terminale» , explique-t-on au ministère. Dans un contexte de suppression de postes, Simon Perrier, président de l’association de professeurs de philosophie, reste méfiant. Mais l’initiative est soutenue par une partie des professeurs de philosophie. Comment peut-on imaginer, disent-ils, qu’un adolescent réussisse à découvrir en neuf mois plus de cinquante auteurs, à absorber des dizaines de notions et à démythifier l’épreuve de la dissertation ?  Année après année, ces derniers se plaignent du «faible niveau» des élèves dans cette matière. Sans doute parce que longtemps réservée à une élite. Or la philosophie est aujourd’hui enseignée au plus grand nombre. Même les terminales technologiques bénéficient de deux heures par semaine. Les notes au bac, assez médiocres, oscillent entre 7,5 et 9/20 selon les sections.Pourtant, l’importance de cette discipline au baccalauréat et dans l’enseignement secondaire français est spécifique à notre pays. À l’étranger, on se contente le plus souvent de l’aborder à l’université. Au mieux, les élèves bénéficient d’une initiation d’une heure ou deux par semaine en terminale alors qu’en France, l’Éducation nationale consacre beaucoup de temps à cette discipline : jusqu’à huit heures par semaine en terminale littéraire (L). L’idée selon laquelle l’exigence de penser par soi-même passe par une éducation à la pensée dès le lycée découle des Lumières. L’attitude française exigeante qui consiste à travailler des problèmes à partir de notions ou d’auteurs, aussi jeune, est unique.Cette discipline n’est ainsi pas obligatoire dans les systèmes scolaires des pays anglophones. Selon un rapport comparatif de l’Unesco sur l’enseignement de la philosophie dans le monde, celle-ci peut se présenter sous forme de disciplines à orientation morale, civique ou religieuse, et figure comme enseignement transversal, le plus souvent confié à des enseignants d’autres disciplines. En Italie et en Espagne, les élèves bénéficient de quelques heures consacrées à ce qui s’apparente plus à une histoire des idées et à de l’instruction civique qu’à un enseignement philosophique. Ce sont ainsi le plus souvent les professeurs d’histoire qui abordent la matière.Il s’agit en Belgique, à partir de dilemmes moraux, d’apprendre à clarifier et à hiérarchiser des valeurs en vue d’agir éthiquement et à bon escient. En Grèce, dans les classes terminales, une heure par semaine est consacrée à un enseignement moral et surtout religieux, influencé par les orthodoxes. En Allemagne, la situation varie : en Rhénanie-Westphalie, les élèves peuvent opter pour un enseignement d’éthique ou de religion.Au Japon comme au Brésil, «les enseignants apprennent à leurs élèves comment avoir une bonne conduite morale avec le but d’enseigner la bonne citoyenneté». On y aborde les problèmes moraux de la société contemporaine, tels que la bioéthique, l’environnement, la morale internationale… Le cas de figure est différent en Égypte, où, à l’image de nombreux pays musulmans, l’accent est mis sur la philosophie islamique, les philosophes musulmans et leur contribution à l’histoire des sciences.En France, l’objectif des programmes est sans doute le plus ambitieux de tous : il s’agit moins d’apprendre une ou des philosophies que d’«apprendre à philosopher». C’est un cheminement qui consiste à tenter de penser et de répondre à des questions cruciales, au-delà des évidences, des opinions et des préjugés. Une tâche insurmontable pour de nombreux élèves de terminale perdus face aux exigences de cette matière mais réjouissante pour d’autres. «C’est sans doute le dernier espace de liberté pour les élèves», affirme un professeur de philosophie, qui affirme avec fierté que «le monde entier nous envie».L’importance de la philosophie découle d’une longue tradition. Dès l’Ancien Régime, certaines écoles enseignaient le questionnement philosophique, tels les oratoriens ou les jésuites. Mais c’est au XIXe siècle que l’enseignement de la philosophie a connu son essor, quand Victor Cousin l’a introduite au lycée sous Louis-Philippe, par le biais de la dissertation… autre exercice scolaire typiquement français. (Le Figaro-15.06.2011.)

 

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 Les sujets du bac de philosophie 2011 à l’étranger  

Certains candidats des lycées français à l’étranger ont déjà planché sur les épreuves du bac. 

coeur-Et voici les sujets du bac 2011… à l’étranger.

En effet, traditionnellement, certains Français de l’étranger passent les épreuves avant la France. C’est ainsi que les élèves de lycées français du Liban, de Pondichéry et d’Amérique du Nord ont déjà planché. Une question d’organisation, car les 130 pays du réseau de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) sont répartis par académies en France. Une manière pour les candidats de l’Hexagone de sentir un peu les tendances de l’année…

Cette année, le bonheur et l’État, grands classiques de sujets de philo, ont dominé. Les jeunes Français d’Outre-Atlantique ont donc eu droit, parmi les trois sujets au choix dans chaque section, à un sujet sur le bonheur : «Le bonheur est-il affaire de chance ?» pour les séries L, «Peut-on être heureux dans la solitude ?» pour la section ES et «Le bonheur est-il un droit ?» pour les scientifiques. Autre thématique : le droit et l’État, avec «Est-il juste d’interpréter la loi ? » en L et «Pourquoi l’État devrait-il limiter son pouvoir ?» en ES. En L, un texte d’Hannah Arendt sur la condition de l’homme moderne a été proposée à la réflexion des candidats, tandis que les autres sections ont planché sur Kant et Antoine-Augustin Cournot.

Au Liban, le thème de la connaissance et de la science a dominé les sujets, avec pour les ES «Parle-t-on seulement pour être compris ?» ou encore «La connaissance scientifique ne repose-t-elle que sur l’observation ?» en S, tandis que les littéraires avaient le choix entre «L’hypothèse de l’inconscient est-elle nécessaire à la connaissance de soi» et «De quoi l’expérience nous instruit-elle ?». Auteurs choisis : Hegel, Montesquieu et Durkheim.

Pondichéry a également été sollicité sur le thème du bonheur mais aussi de l’Etat, avec «L’État doit-il viser le bonheur des individus ?». Autre – vaste – question posée aux élèves de la section économique «Rendre les hommes meilleurs, est-ce le but de la politique ?». De beaux thèmes pour les futurs candidats à l’élection présidentielle. A moins qu’ils ne préfèrent se pencher sur le texte de Hegel proposé aux élèves de STG : «La sauvagerie, force et puissance de l’homme»… (Le Figaro-14.06.2011.)

 

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 Smartphones et ordinateurs s’invitent aux révisions du bac

 Les applications se multiplient. On peut désormais réviser debout dans le métro ou en attendant le bus.

coeur-J-22 pour les candidats au baccalauréat. Alors que l’épreuve de philosophie, qui lance l’édition 2011, se déroule le 16 juin, entre deux cours, dans ce lycée parisien, des élèves de terminale tapotent sur leur smart­phone, à la recherche d’une nouvelle «appli». Ni jeu ni musique. Il s’agit plus sérieusement d’une application permettant de réviser l’épreuve d’histoire du bac, proposant des quiz destinés à qui veut tester ses connaissances. Grands consommateurs d’écrans et de MP3, les jeunes affûtent leurs armes modernes pour se préparer à l’épreuve, en l’occurrence leurs ordinateurs et leurs smartphones. Comme Camille, en terminale L dans un lycée parisien, qui surfe pour préparer son épreuve d’anglais. Marine, elle, a le réflexe de pianoter sur son iPhone en pleine révision «pour vérifier une notion en histoire ou chercher une traduction pour réviser l’épreuve d’anglais». Godefroy, en classe de première, a même téléchargé La Princesse de Clèves et Les Fleurs du mal. «Je l’ai sur moi en permanence et je peux le lire dans le métro, dans une file d’attente», lance-t-il.

Pour suivre le mouvement d’équipement en numérique, des adolescents ont développé des applications spéci­fiques et des sites de préparation au bac. Dès 2009, Belin a développé huit applications appelées «Bac J-15», contenant des résumés de cours et des questions à choix multiples, avec un programme de révisions au jour le jour. De son côté, Bordas vient de remodeler son application MémoBac, rebaptisée DéfiBac, qui avait généré 40.000 téléchargements de l’application gratuite depuis son lancement en mars 2010. En revanche, l’application payante n’a séduit que 2200 utilisateurs… Pour Camille, «hors de question de payer!». D’autant que des sites gratuits existent aussi.

Hatier, qui édite les Annabac, avance prudemment sur le sujet: l’éditeur a décidé de suspendre son application lancée en 2009 pour se concentrer plutôt sur les sites Web. D’autres réfléchissent en attendant de se lancer. «Il peut s’agir de produits d’appel qui se positionnent comme un plus pour les produits papier», explique Anne-Sophie Arlette, chez Nathan. C’est ainsi que les éditeurs utilisent Internet pour développer leur offre. Le site annabac.com décline une offre combinant produits gratuits, comme certaines annales, et payants, avec un code pour les acheteurs de l’ouvrage de papier. «C’est surtout les fiches de philosophie qui marchent bien, mais également les podcasts d’histoire, que les jeunes peuvent ensuite écouter sur leur lecteur MP3», explique Véronique Hublot-Pierre, directrice du parascolaire et du scolaire chez Hatier. Le site connaît une progression des connexions de l’ordre de 30% depuis le début de l’année par rapport à l’année dernière. Chez Bordas, le site a connu une croissance de 13% depuis le début de l’année, avec 50.000 visiteurs uniques en moyenne ces derniers mois.

Dans ce contexte, certains éditeurs, notamment Hatier et Bordas, notent cependant un phénomène paradoxal: la remontée des éditions de papier du ­livre parascolaire, en recul depuis quelques années, et en particulier les an­nales. «Face à l’offre pléthorique d’Internet, les lycéens sont parfois perdus et font confiance à nouveau à l’imprimé, même s’ils complètent par des informations glanées sur le Web», explique Véronique Hublot-Pierre, chez Hatier, qui affiche une hausse de 10% des ouvrages de préparation aux examens.

Des cas de tricherie

Basile, en terminale ES, estime «plus fiables» «les annales et les cours papier» . Les enseignants incitent, eux aussi, à la prudence. «C’est positif d’utiliser l’outil Internet pour réviser, mais encore faut-il que les supports soient fiables et… gratuits», explique Éric Barbazo, professeur de mathématique dans la région bordelaise et président de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public, qui a mis des annales en ligne sur son site.

Plus préoccupants, en revanche, sont les cas de tricherie à l’aide de smartphones pendant les examens. «Comme les téléphones sont de plus en plus discrets, on devra à un moment ou à un autre se poser la question du brouillage Wi-Fi des centres d’examens», poursuit Éric Barbazo. Un autre sujet…(Le Figaro-26.05.2011.)

 

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La fraude par portable, nouveau fléau des examens

Près d’un candidat sur mille est pris chaque année la main dans le sac pour triche au baccalauréat, dont la moitié avec un téléphone mobile.  

 Près d'un candidat sur mille est pris chaque année la main dans le sac pour triche au baccalauréat, dont la moitié avec un téléphone mobile.

À l’approche du bac, l’Éducation nationale redouble de vigilance sur un phénomène qui concerne un nombre croissant d’élèves. Dans la circulaire aux recteurs pour le baccalauréat, l’attention est attirée sur ce nouveau type de triche.

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coeur-L’Éducation nationale tire la sonnette d’alarme. Face au développement de la fraude aux examens via les téléphones portables, à quelques jours du bac, le ministère a mis en garde spécifiquement les surveillants et examinateurs contre ce nouveau fléau. Et écrit une circulaire pour édicter règles et sanctions. Proviseurs et enseignants le déplorent quotidiennement: la généralisation du portable a changé la donne. Finies les bonnes vieilles antisèches: collégiens, lycéens et étudiants se mettent à l’heure du numérique. Y compris pour tricher. «C’est un fléau qui touche tous les profils d’élèves!, lance Monique Khayat, proviseur du lycée La Fontaine à Paris, qu note une explosion de ce type de tricherie. Ce qui était il y a encore deux ans l’apanage de lycéens s’étend désormais aux collégiens, qui possèdent déjà des smartphones.» L’enseignement supérieur n’est pas épargné, avec des cas récents lors d’une épreuve de l’internat de médecine ou de BTS.

Des règles durcies

Les smartphones permettent désormais de stocker un nombre impressionnant de données, de surfer sur Internet pour trouver une traduction, un concept philosophique ou une carte de géographie. Mais aussi de photographier le sujet pour l’envoyer à l’extérieur. D’un simple effleurement du doigt, l’antisèche défile bien plus facilement que les bouts de papier d’antan qu’il fallait extirper de la trousse! «Le plus inquiétant est l’émergence de corrigés en ligne sur Internet à peine deux heures après le début de l’épreuve, souligne Éric Barbazo, président de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public. N’importe quel candidat qui va aux toilettes avec son smartphone dans la poche peut les consulter…» Des montres téléphones sont même désormais accessibles dans le commerce!

Depuis 2009, les règles ont été durcies, un candidat sur mille est pris chaque année la main dans le sac pour triche au bac, dont la moitié avec un téléphone mobile. La règle est claire: le portable est formellement interdit à l’examen. «Un candidat surpris avec un portable écope sur le champ d’une suspicion de fraude, rappelle Vincent Goudet, président du Service interacadémique des examens et concours à Arcueil. Ce qui signifie qu’il passera en commission et risque de l’annulation de l’épreuve à l’interdiction à vie de passer tout diplôme de l’enseignement supérieur…» Ce qui peut faire réfléchir. D’autant que cette commission se tient à l’automne. En attendant, le fraudeur présumé ne peut pas s’inscrire dans l’enseignement supérieur. «Lors des bacs blancs, j’ai demandé aux surveillants de rappeler les règles en ce qui concerne les portables à l’examen et les risques encourus, comme cela sera fait lors de l’examen de juin», souligne explique Bernard Rosier, proviseur du lycée Robert-Doisneau à Vaulx-en-Velin.

Pour lutter contre le phénomène, certains établissements, en particulier des grandes écoles, adoptent le brouillage du lieu comme dans certaines salles de spectacles. Mais ils n’aiment guère communiquer sur le sujet, car ces techniques sont interdites pour ne pas gêner d’éventuelles communications d’urgence .

Tout au long de l’année

Mais ce n’est pas tant aux examens que tout au long de l’année que se développe ce nouveau mode de fraude de la sixième à la terminale. «En réalité, la triche est beaucoup plus courante pendant l’année, d’autant qu’il n’y a qu’un surveillant pendant les devoirs sur table, contre deux au bac», explique Bernard Rosier. Du coup, les élèves ne se privent pas. Les sanctions varient. «Nous sanctionnons par des rappels à l’ordre, voire des exclusions, explique Monique Khayat. Mais nous ne confisquons pas le portable, en raison des risques juridiques si jamais l’enseignant se le fait voler…» Un comble. D’autant que les intéressés se glorifient de ce qu’ils jugent des prouesses technologiques. Valentin, en terminale ES en région parisienne: « Lors d’un contrôle d’anglais, j’ai regardé des traductions sur une application très rapide!», se félicite-t-il. Il jure néanmoins qu’il ne le tentera pas au bac!  (Le Figaro-07.06.2011.)

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 Les tricheurs utilisent aussi des recettes déjà éprouvées

 Les antisèches font encore partie des méthodes les plus utilisées par les élèves.

 Une enquête administrative a été ouverte lundi après des accusations lancées par 80 professeurs qui ont refusé de corriger des épreuves en Ile-de-France pour dénoncer des «fraudes» massives.

coeur-Ils citent plusieurs irrégularités dans ces épreuves de BTS que 2500 étudiants ont passé en mai: «fraudes multiples » avec livres sur la table, «va-et-vient incessant aux toilettes », «corruption » de surveillants ou encore «usurpations d’identités ». Cette affaire fait apparaître que les «bonnes vieilles ficelles » restent aussi très prisées, comme le confirment les comptes rendus des sections disciplinaires des universités qui jugent également les fraudes au bac. Depuis cinq ans, l’usage des smartphones fait l’objet d’une augmentation des procédures, car ils sont difficiles à cacher aux yeux d’un examinateur.

L’antisèche, plus discrète, reste toujours la technique privilégiée, juste après le coup d’œil sur la copie du voisin, selon une enquête de 2009 des sociologues Pascal Guibert et Christophe Michaut. 70,5% des étudiants reconnaissent avoir triché lors de leurs examens, surtout au lycée. Ils sont pourtant peu à se faire prendre: moins de 2000 sont jugés chaque année tant pour les bacheliers que pour les étudiants. Ils risquent du blâme à l’exclusion définitive de toute université. Petit florilège des techniques recueillies auprès de tricheurs patentés :

• L’antisèche

L’imagination des élèves est sans limite: leurs antisèches, ces habituels bouts de papier peuvent être cachées au cœur d’un stylo, au fond d’une trousse ou au revers d’une manche ou d’un vêtement. Il leur arrive aussi d’utiliser la semelle de leur chaussure voire leur peau: bras, mains, chevilles. «Faites attention à la transpiration qui efface l’encre», commentent les malins sur les sites spécialisés. L’exemple du bachelier X, est symptomatique. Lors d’une épreuve de biologie au bac, il glisse sa main gauche sous la table, en éloigne son buste, regarde vers le bas, remet sa main sur la table puis écrit. Les surveillants qui font face à ses vociférations le conduisent chez la proviseure qui lui demande de vider ses poches. Il se contorsionne, les sort afin de montrer qu’elles sont vides et laisse tomber une boulette faite d’un minuscule papier de 5 cm de long sur lequel étaient imprimés des éléments du cours en tout petit.

• La bibliothèque dans les toilettes

Elle consiste à cacher à l’avance des documents à proximité de la salle d’examen, dans les toilettes, sous la poubelle, par exemple ou derrière la tuyauterie. Certains vont jusqu’à cacher des annales dans le plafond.

• Gommes, règles, étiquettes

La «pompe» au crayon à papier sur une règle en fer est très prisée car discrète et facile à effacer. La gomme est un outil souvent utilisé même s’«il n’y a pas énormément de place», rappelle un tricheur. Grâce aux formulaires trouvés sur des sites internet spécialisés, rien de plus facile que de réaliser une fausse étiquette pour une bouteille d’eau ou un tube de colle. À la place des composants ou des notices, l’élève paresseux peut noter des formules de mathématiques ou des chronologies historiques difficiles à détecter.

• Le livre annoté

Le livre de cours ouvert sur les genoux pendant l’examen est un grand classique. «Plus c’est gros, plus ça marche», nous affirme-t-on. Les codes sont autorisés dans certaines épreuves et certains en profitent. À l’université de Caen, en janvier 2011, Monsieur X est convaincu de fraude, pour avoir en sa possession un Code civil comportant de nombreuses annotations, durant l’épreuve de «Droit des obligations». Il aura «droit» à un avertissement.

• Les calculatrices programmables

L’arrivée des calculatrices programmables depuis 1990 a marqué un tournant puisqu’elles sont généralement autorisées lors des épreuves de mathématiques au baccalauréat. Il est difficile de faire plus discret puisque les formules de mathématiques et théorèmes y sont enregistrées. Avec ces petits bijoux, qui peuvent valoir jusqu’à 250 euros, les malins peuvent télécharger divers logiciels peu orthodoxes.

• La substitution d’identité

Elle est rare mais elle existe puisqu’une poignée d’élèves se font «pincer» tous les ans. L’usurpateur doit présenter des pièces d’identité crédibles. Mais certaines cartes d’étudiants sont encore facilement falsifiables. À l’université Paris-VII, Monsieur X s’est ainsi fait remplacer pour des examens de mathématiques en 2006. Il avait recruté un étudiant auquel il versait 100 euros par épreuve! Alors qu’en janvier, il passe normalement l’épreuve de mathématiques et obtient 1 sur 20, en deuxième session truquée, il obtient 19,5 sur 20. Bilan: Exclusion définitive de tout établissement. (le Figaro-08.06.2011.)

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 Les clés d'une bonne orientation <br />après le bac<br /> » class= »photo » /></a></font></strong></p>
<p><strong><font face= Les clés d’une bonne orientation après le bac
 

Les possibilités ne manquent pas. Pour ne pas se tromper, un mot d’ordre : s’informer.

coeur-Une fois leur diplôme en poche, plus de trois bacheliers sur quatre continuent dans l’enseignement supérieur. Il faut s’interroger très tôt sur les orientations possibles, s’informer précisément sur les établissements, vérifier la réalité des débouchés.

Le Brevet de technicien supérieur (BTS)

Plus d’une centaine de BTS sont dispensés dans les lycées en section de technicien supérieur (STS) à partir de quatre filières: l’industrie, le tertiaire, le paramédical et les arts appliqués. Industrie et services drainent la majorité des élèves. En commerce et vente par exemple, les MUC et NRC (1) attirent un maximum d’étudiants, pour des diplômes très appréciés des entreprises. Plus de 47% des bacs technologiques suivent ces filières en 2 ans, créées à la base pour eux, contre 20% de bacs généraux (2). L’admission se fait sur dossier, le rythme de travail est soutenu, de 30 à 40 heures de cours par semaine, plus le travail personnel, le ou les stages.

Le Diplôme universitaire de ­technologie (DUT)

Un peu plus généralistes que les BTS, les DUT se préparent en institut universitaire de technologie (IUT). Vingt-cinq spécialités se répartissent en production et services. Le cursus en deux ans fait alterner enseignements théoriques, pratiques, projets et stages. Les cours ont lieu en groupes restreints, avec des enseignants, des chercheurs, des professionnels. Est-ce la raison de l’engouement des bacs généraux? Ils représentent plus de 68% des effectifs, pour 30% (2) de bacs technologiques. Pour rééquilibrer la balance, ces derniers, lorsqu’ils ont la mention bien ou très bien, sont désormais admis directement (et non plus sur dossier). Basé sur le contrôle continu et les partiels, le diplôme prépare aux fonctions d’encadrement technique et professionnel en production, dans la recherche appliquée et les services, avec un excellent taux d’intégration dans la vie active.

 Les résulats du bac. Près de 75 des bacheliers visent l'enseignement supérieur.

Université: du cycle court au cycle long

Plus d’un million d’étudiants suivent une formation universitaire en droit, économie, lettres, langues… «Seuls 47% des nouveaux entrants en première année de licence passent en deuxième année», rappelle le CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse). Orientation mal préparée, choix par défaut… les causes sont diverses.

La transition lycée-université n’est pas non plus aisée. Heures de cours moins nombreuses ne signifient pas moins de travail, mais un effort personnel important. Pour réussir ses partiels en janvier et juin, il faut apprendre à travailler par soi-même et en groupe. La réforme LMD (Licence Master Doctorat sur 3,5 et 8 ans) a harmonisé les formations supérieures au niveau européen, cela dit, chaque université est spécifique. Selon les facultés et les disciplines, les débouchés portent vers l’enseignement, la recherche, la fonction publique, l’entreprise. La licence permet de poursuivre vers un master – professionnel ou de recherche -, dont certains sont très prisés des sociétés.

Les prépas aux grandes écoles (CPGE)

Ces filières d’excellence préparent en 2 ans aux concours d’entrée dans des grandes écoles d’ingénieurs, de commerce et de gestion, des instituts d’études politiques ou des écoles normales. La préparation, intensive, nécessite une forte motivation, la volonté de fournir un travail régulier dans la durée. L’entrée se fait après avis d’une commission de professeurs de classes préparatoires et du proviseur du lycée d’admission. Elle est fonction des résultats scolaires depuis la première et des avis des professeurs de terminale sur les études envisagées.

Les écoles post-bac

Il existe de multiples écoles d’ingénieurs mais aussi de commerce et de gestion, directement accessibles après le bac. Elles recrutent en majorité des bacs S et ES, sur dossier et entretien de motivation, sur examen ou concours. Les écoles d’ingénieurs n’ont pas à rougir des diplômes qu’elles délivrent en 5 ans. Avantages: les problématiques industrielles sont abordées très tôt, les élèves rapidement confrontés au monde industriel, le travail est soutenu sans le stress des concours. Des écoles de commerce proposent un cursus en 3, 4 ou 5 ans. Elles délivrent des diplômes visés par l’État, qui ne sont pas forcément reconnus par l’Éducation nationale. Les écoles «sous contrat d’association avec l’État» offrent le plus de garanties. (Le Figaro-15.07.2010.)

(1) MUC: management des unités commerciales. NRC: négociation etrelation client.

(2) Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche-édition 2009.

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 Voici les sujets qui vous ont été proposé  pour l’épreuve de philosophie 2011

Série L :
Sujet 1 : Peut-on prouver une hypothèse scientifique ?
Sujet 2 : L’homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ?
Sujet 3 : Extrait du Gai Savoir de Nietzsche
Série ES :
Sujet 1 : La liberté est-elle menacée par l’égalité ?
Sujet 2 : L’art est-il moins nécessaire que la science ?
Sujet 3 : Commentaire d’un texte de Sénèque : Les Bienfaits
Série S :
Sujet 1 : La culture dénature-t-elle l’homme ?
Sujet 2 : Peut-on avoir raison contre les faits ?
Sujet 3 : Pascal, Les Pensées, extrait
Série Techno :
Sujet 1 : L’art est-il un moyen d’accéder à la vérité ?
Sujet 2 : Est-ce la loi qui définit ce qui est juste ?
Sujet 3 : Extrait d’un texte de Bergson
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Pas de réponses à “*Bac 2011-France”

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