*La faillite du système financier capitaliste

*La Bourse de Paris plonge dans le négatif !!

** le Cac 40 en perte de vitesse 

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse lundi (-2,35%), repassant au dessous des 3.900 points, alors que l’intensification des craintes sur la dette des Etats-Unis et des pays de la zone euro a fait chuter le secteur financier.

*La faillite du système financier capitaliste 003d80be-69b5-11e0-ba15-9886a128faed

coeur-La Bourse de Paris a brutalement décroché en milieu d’après-midi lundi et le CAC 40 a perdu à la clôture 2,35% à 3881,24 points, entraînée à la baisse par les valeurs financières alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent sur ce secteur.

Le volume d’échange a été de plus de 4,3 milliards d’euros. Ailleurs en europe, les indices ont tous lâche un large terrain. Londres a perdu 2,10% à 5870,08 points, Francfort 2,11 à 7178,29 points. Milan a abandonné 2,92% à 21.184,67 points.

Les valeurs financières sont doublement pénalisées: elles doivent faire face aux rumeurs sur une éventuelle restructuration de la dette grecque et elles accusent le coup d’une révision à la baisse de la perspective d’évolution de la note de la dette des Etats-Unis.

«Coup sur coup cela fait beaucoup» et la réaction du marché notamment sur les valeurs financières ne s’est pas fait attendre, il y a une vraie défiance de la part des opérateurs, indiquait-on chez le gérant de portefeuilles Meeschaert Gestion Privée.

L’agence de notation financière Standard and Poor’s a décidé d’abaisser à «négative» la perspective d’évolution de la note de la dette des Etats-Unis, en raison de leurs déficits budgétaires «très importants» et du niveau d’endettement du pays. Cette annonce intervient alors que le secteur financier était déjà sous pression du fait des rumeurs sur une restructuration de la dette grecque qui agitent le marché.

Toutes les valeurs financières étaient en forte chute au premier rang desquelles le titre de l’assureur AXA qui perdait 5,74% pour s’inscrire à 14,44 euros.

Les banques suivaient de près avec Crédit Agricole (-4,89% à 10,70 euros), Dexia (-4,65% à 2,60 euros), Société Générale (-3,88% à 43,47 euros), BNP Paribas (-2,82% à 50,63 euros).

La séance de lundi avait pourtant débuté sur une note relativement stable avant de commencer à perdre du terrain en milieu de matinée alors que les rumeurs sur une éventuelle restructuration de la dette grecque s’accentuaient.

Le vote des Finlandais avec la percée des nationalistes dans ce pays a par ailleurs créé un nouveau motif d’inquiétude sur les marchés. Ce scrutin pourrait compromettre le plan d’aide financière actuellement négocié en faveur du Portugal, crucial pour stabiliser l’Union monétaire et éviter une contagion.

La dégradation des notes des banques irlandaise par Moody’s a également pesé sur le secteur financier.

L’euro cédait des points dans le sillage de cette perte de confiance dans la zone euro. En milieu d’après-midi, il est tombé sous le seuil de 1,43 dollar.

La quasi-totalité des valeurs de la cote était dans le rouge. Les titres défensifs (moins sensibles à la conjoncture) étaient tout aussi malmenés comme Veolia Environnement (-3,04% à 21,38euro), GDF Suez (-2,77% à 26,48 euros).

Total perdait 2,44% à 40,66 euros ainsi que les valeurs para-pétrolières a l’image de Maurel et Prom (-4,03% à 13,34 euros). (Le Figaro-18.04.2011.)

**Réactions d’internautes du Figaro…

.Roger Blaireau….le marché, le capitalisme, c’est le pire cancer que l’humanité ait pu connaître depuis ses débuts…l’avantage avec ce système pervers, c’est qu’il est destiné à l’autodestruction, et c’est au début de cela qu’on est en train d’assister… .

*DARIUS47…Les économies des nations européennes sont beaucoup trop liées à celle des États Unis. Si nous avions pris des mesures à temps pour les déconnecter, en réduisant les relations commerciales et financières, nous n’en serions pas là. Il fallait également imposer des prix en l’euro pour les métaux précieux, les carburants et les matières premières, mais il est peut-être trop tard !  

*toto Turlututu…Vendez vite!!! Ce n’est que le début de la cata!!!

*jacky maret…Le billet vert est devenu la plus grande bulle spéculative de l’histoire et va s’effondrer prochainement. Quant aux attaques à l’encontre de l’euro, elles ne sont qu’un écran de fumée pour masquer la faillite de l’économie américaine, soutient Myret Zaki dans son dernier livre. «Un krach du billet vert se prépare. Il est inévitable. Le principal risque planétaire actuel, c’est une crise de la dette souveraine américaine. La plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion. Pour produire 14’000 milliards de revenu national (PIB), les Etats-Unis ont généré plus de 50’000 milliards de dette totale, qui leur coûte 4000 milliards d’intérêts par an»….

*Grain de sel….Cela n’est que le début, les taux d’intérêt remontent (la BCE voudrait lutter contre l’inflation, alors qu’en fait elle n’y peut rien), et on va assister de nouveau à un blocage du crédit avec à la clé une crise financière et immobilière…

*omega33…..Logique et ce n’est, à mon avis pas fini. La dette américaine aurait du être dégradée depuis longtemps, elle le sera probablement encore et d’autres pays suivront, comme l’Italie et la France. Aujourd’hui les dettes souveraines sont des puits sans fond. Les ressources fiscales ne sont même pas suffisantes pour payer les intérêts, alors on emprunte pour payer les intérêts jusqu’au jour ou les prêteurs seront réticents, les taux monteront et le système s’effondrera. Nous sommes dans un système à la Madoff, que les USA ont mis en prison, et tous les pays font à peu près la même chose, mais à beaucoup plus grande échelle. En fait, dans ce domaine Madoff passe pour un gamin.  

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omega33 ….sur Villepin ne veut pas décevoir les Français : « Sarkozy disait « je ne vous trahirai pas »…Ah le traitre »

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 Les marchés émergents séduisent.

Les investisseurs se laissent d’autant plus facilement séduire que l’euphorie retombe sur les bourses occidentales, après le rattrapage de début d’année. En quelques semaines, ils ont rebondi de 10 %.

coeur-Les pays émergents retrouvent peu à peu les faveurs des investisseurs. En début d’année, la douche avait été sévère pour ces marchés, minés par le retour de l’inflation et les hausses de taux d’intérêts décidées par les banques centrales pour la combattre. À la mi-mars, ils affichaient un recul de près de 5 %, selon l’indice MSCI. Mais depuis, ils rattrapent le terrain perdu. En quelques semaines, ils ont rebondi de 10 %. «Les investisseurs sont rassurés, car ils voient qu’en Chine ou en Turquie, par exemple, les mesures prises pour maîtriser l’inflation n’ont pas cassé la croissance», souligne Vincent Juvyns, stratégiste senior chez ING IM.

De plus, les hausses de taux d’intérêts ne sont plus l’apanage des émergents. Le mouvement a commencé aussi en Europe. «Puisque les politiques monétaires commencent à converger, les investisseurs préfèrent désormais les pays qui offrent les croissances les plus fortes et les plus solides », analyse Vincent Juvyns. Les dernières prévisions du FMI leur ont mis du baume au cœur : la progression du PIB devrait atteindre 6,5 % en moyenne cette année dans les pays émergents.

«Les investisseurs se laissent d’autant plus facilement séduire que l’euphorie retombe sur les bourses occidentales, après le rattrapage de début d’année», remarque Joffrey Ouafqa, analyste gérant chez Convictions AM. Les investisseurs ne jugent plus forcément les Bourses émergentes trop chères: elles se paient autour de 11 fois les bénéfices attendus pour 2011, contre 12,8 fois en moyenne pour l’ensemble des Bourses mondiales. (Le Figaro-13.04.2011.) 
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*Les marchés s’affolent,
la contagion gagne le Portugal et l’Espagne

L'annonce du plan de sauvetage de l'Irlande n'a pas durablement apaisé les craintes sur la situation des pays de la zone euro. L'inquiétude gagne désormais le Portugal et l'Espagne mais également la France ou les Pays-Bas.
 

L’annonce du plan de sauvetage de l’Irlande n’a pas durablement apaisé les craintes sur la situation des pays de la zone euro. L’inquiétude gagne désormais le Portugal et l’Espagne mais également la France ou les Pays-Bas. 

En Irlande, Portugal et Espagne, les taux atteignent des records depuis la création de l’euro. Les Européens poussent le Portugal à demander une aide à son tour, selon le Financial Times Deutschland. Une démarche que Berlin a démenti.

coeur-La crise de la dette s’accentue en zone euro. Le coût de l’emprunt ne cesse de croitre : les rendements des obligations des États irlandais, portugais et espagnol ont atteint des records depuis la création de l’euro. L’écart entre les taux allemands, les plus bas d’Europe, et les taux espagnols n’a jamais été aussi grand. Des difficultés qui pourraient atteindre les premières puissances économiques de l’Union européenne, France et Pays-Bas en ligne de mire. Un trader, interrogé par le Financial Times se dit inquiet car «les investisseurs encore acheteurs de dette européenne la semaine dernière sont désormais tous vendeurs .»

En Irlande, le taux des obligations d’Etat à dix ans atteint 9% contre 7,90% vendredi soir, avant l’annonce du plan de sauvetage. Ainsi, pour emprunter sur les marchés, l’Irlande doit payer plus de 6 points de plus que l’Allemagne. Le rendement des obligations portugaises s’élève quant à lui à plus de 7%, un niveau que Lisbonne ne juge pas tenable. Les taux longs espagnols dépassent 5%. Quant à l’euro, il enregistre un quatrième jour de repli consécutif et se traite à moins de 1,33 dollar.

L’Allemagne dément faire pression sur le Portugal

Pour limiter l’hémorragie, la Banque centrale européenne et une majorité de pays de la zone euro font pression sur le gouvernement portugais pour qu’il sollicite à son tour une aide européenne, croit savoir le Financial Times Deutschland. Ce vendredi matin, le ministère des Finances allemand a toutefois démenti cette démarche, un porte-parole affirmant que ce n’était «pas du tout la position de la maison».

Le Portugal est considéré comme le pays le plus faible après l’Irlande. Ces pressions viseraient en particulier à protéger l’Espagne, poursuit le quotidien allemand. «Si le Portugal utilise le plan d’aide, ce sera bénéfique pour l’Espagne», a indiqué une source au ministère allemand des Finances au Financial Times Deutschland. Pour le moment, le gouvernement portugais refuse d’envisager cette éventualité. Le directeur général de la Banque d’Espagne, José Luis Malo de Molina, a de son côté confié jeudi que la défiance des marchés pouvait mettre l’Espagne en «difficulté» de financement, même si sa situation est différente de celle de l’Irlande ou de la Grèce, a-t-il répété.

Même son de cloche en Espagne. Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a déclaré vendredi sur la radio catalane RAC1 qu’il écartait «absolument» l’éventualité d’un plan de sauvetage financier.

Berlin opposé à une hausse du fonds de sauvetage européen

Autre solution, la Commission européenne envisagerait de doubler le montant alloué au Fonds européen de stabilité financière (FESF), doté de 440 milliards d’euros. L’objectif serait ainsi de s’assurer que cette manne financière est suffisamment importante pour venir à la rescousse à la fois du Portugal et de l’Espagne. L’idée serait toutefois, pour l’heure, rejetée par l’Allemagne, rapporte le Wall Street Journal. Or le soutien de l’Allemagne, la première économie européenne et le premier contributeur au budget de l’Europe, est incontournable. Axel Weber, patron de la Bundesbank et candidat à la présidence de la banque centrale européenne, avait pourtant laissé entendre mercredi que l es engagements du fonds de sauvetage européen pourraient être relevés si nécessaire.

En attendant, les chefs d’État de la zone euro réfléchissent à installer un mécanisme permanent de soutien aux pays en crise. La pérennisation du FESF, qui doit disparaître en 2013, avait été au menu des discussions de Deauville entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 18 octobre. (Le Figaro-26.11.2010.)

**La crise irlandaise contamine la zone euro

Pour le gouverneur de la banque centrale espagnole, les effets de la crise de la dette en Irlande se sont étendus rapidement sur la dette ibérique. Les Bourses européennes s’inquiètent de l’extension de la crise. 

coeur- Les traders font à nouveau cap sur le sud de l’Europe! Deux jours après que l’Irlande a accepté le principe du plan de sauvetage européen, la pression des marchés financiers s’est amplifiée sur le Portugal et sur l’Espagne. Les taux à dix ans espagnols ont bondi de 14 points de base ce mardi, à 4,85%. L’écart avec les taux à dix ans allemands atteint désormais le niveau record de 2,30% (230 points de base: du jamais-vu depuis la naissance de l’euro. Dit autrement, les Espagnols emprunteront bientôt à un prix deux fois plus élevé que les Allemands. De fait, pour emprunter 3,2 milliards d’euros à court terme, ce mardi, le Trésor espagnol a été obligé de proposer des taux d’intérêt de 1,87% (à trois mois) et 2,26% (à six mois), soit pratiquement le double du prix payé en octobre! Autre signe de l’inquiétude qui entoure désormais ce pays: le coût des assurances contre le défaut de paiement (CDS) a atteint un niveau inédit depuis 1999. 

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La crainte d’une contagion de la crise de la dette à l’Espagne a mis les marchés financiers en ébullition. La Bourse de Madrid a dévissé, perdant encore 3,05% après 2,68% lundi. Toutes les places financières européennes ont été affectées, plombées par la chute des valeurs bancaires. Quant à l’euro, il a touché un plus bas depuis deux mois, à 1,34 dollar.

La fébrilité commence à s’installer de l’autre côté des Pyrénées. C’est le gouverneur de la Banque d’Espagne qui a tiré la sonnette d’alarme. «Les effets de la crise irlandaise se sont étendus rapidement» et «se sont fait sentir» sur la dette espagnole, a constaté Miguel Angel Fernandez Ordonez. Le gouvernement espagnol a beau répéter que «l’Espagne n’est pas l’Irlande», cela ne suffit plus à rassurer les observateurs.

Taux de croissance en berne

Pourtant, l’Espagne ne manque pas d’arguments pour souligner sa différence avec le Tigre celtique. La dette publique reste confinée à 53,2% du PIB, soit 12 points de moins qu’en Irlande et même 25 de moins qu’en France. Et malgré un taux de chômage bloqué à 20% depuis près d’un an, les banques espagnoles font preuve de solidité. Ainsi pour Juan Carlos Martinez Lazaro, professeur à l’IE Business School, «Le système bancaire espagnol n’a rien à voir avec l’Irlande, qui ressemble davantage à la situation britannique. Ici, le gouvernement n’est intervenu que pour sauver une petite caisse d’épargne, et les banques ont globalement bien résisté aux stress tests.»

Des similitudes entre les deux pays existent néanmoins. Davantage que la dette publique, c’est le niveau de la dette privée qui préoccupe: en 2009, l’endettement des ménages représentait 84% du PIB espagnol, et celle des entreprises 137%. Une dette alimentée par la bulle immobilière et son éclatement. Car l’Espagne est le pays qui a subi le plus fort correctif sur le marché immobilier… juste après l’Irlande. Depuis 2007, le prix du mètre carré s’est effondré de 37% en Espagne, contre 8,3% en moyenne dans l’UE. Surtout, les deux pays affichent des taux de croissance en berne et sont toujours à la recherche d’un nouveau moteur après l’effondrement du BTP. Pour se sortir de cette situation délicate, le gouvernement de Zapatero devra trouver le savant dosage entre croissance et contrôle des comptes publics. De l’avis de Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank, «davantage d’austérité budgétaire pourrait être contre-productif, cela réduirait les anticipations de croissance et attiserait les craintes des investisseurs au sujet de la dette du secteur privé». Ce dilemme est désormais celui de la zone euro, tout entière.  (le Figaro-23.11.2010.)

** les banques plongent sur fond de crise européenne

Les marchés d'actions sont littéralement plombés par les mauvaises performances des banques.
Les marchés d’actions sont littéralement plombés par les mauvaises performances des banques. 

  

Les actions des banques européennes, exposées aux dettes de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne décrochent en Bourse. A Paris, elles ont perdu 8% en moyenne sur la semaine.

coeur-Flash-back. L’affolement qui se vérifie actuellement sur les marchés européens ressemble étrangement à celui qui avait fait trembler la planète finance au printemps dernier avec la Grèce. L’euro est de nouveau au cœur des débats sur la viabilité de la zone euro dans son ensemble, les taux obligataires battent des records – c’est-à-dire que les États se financent sur les marchés à des conditions beaucoup plus dures – et les Bourses décrochent.

Les marchés d’actions sont littéralement plombés par les mauvaises performances des banques, qui sont toujours les premières victimes de cette maladie des finances publiques européennes. En effet, ce sont elles qui financent les dettes des États. Or ces dettes souveraines copieusement alourdies après trois années économiques particulièrement difficiles, qui sont notées par les trois grandes agences de notation du monde, font l’objet de dégradation de leur note.

La moindre perspective d’un tel coup de massue effraie les marchés, puisqu’une note affaiblie implique automatiquement un risque plus important de l’actif en question, et entraîne mécaniquement des conditions de financement plus lourdes.

Ainsi, les banques exposées aux dettes des pays européens, verraient leurs charges augmenter en cas de propagation de cette crise des finances publiques.

Des analystes estiment que la perspective de nouveaux tests de résistance des banques européennes l’an prochain pèse aussi sur le secteur. «L’annonce de nouveaux stress tests est vraiment une mauvaise nouvelle boursière. On est plongé dans six mois d’incertitude et cela conforte les gens qui disaient que les premiers stress tests n’avaient pas été faits de façon très sérieuse», résume Alain Dupuis, analyste chez Oddo Securities.

Les valeurs bancaires à la peine en Bourse

 

Les effets du cas irlandais ont déjà refroidi les valeurs bancaires en Bourse, et la contagion qui semble avoir pris la route du Portugal plombent un peu plus la tendance.

Ce vendredi, à la Bourse de Paris, Société Générale chute de 0,94% à 38,41 euros, BNP Paribas tombe de 2,18% à 48,735 euros, Natixis descend de 1,78% également, à 3,646 euros, Axa de 2,06% à 11,885 euros. Sur la semaine, elles affichent des pertes d’environ 8%.

Au Royaume-Uni, Barclays tombe de 4,25% aujourd’hui, et perd 10,47% sur la semaine. En Espagne, BBVA a abandonné 11,56% en cinq séances. En Allemagne, Deutsche Bank a dévissé de 8,33%. (Le Figaro-26.11.2010.)

** Les Etats occidentaux face à la faillite

«L’Europe ne comprend pas les marchés»

 INTERVIEW – La Grèce, l’Irlande, bientôt le Portugal et peut-être l’Espagne… les marchés attaquent l’un après l’autre les maillons faibles de la zone euro. Comment arrêter le cercle vicieux? Entretien avec Karel Lannoo, directeur du centre de recherche européen CEPS.

coeur-Il ne devait pas servir, simplement faire peur. Mais finalement l’Irlande et bientôt le Portugal feront appel au Fonds d’aide européen. Comment en est-on arrivé là ?

Karel Lannoo – On aurait pu éviter une telle contagion. Si l’Europe n’avait pas commis de grandes erreurs de communication. Une bonne dizaine de responsables européens, dont la parole a un poids pour les investisseurs, ont exprimé publiquement leurs divergences. Ce qui a fait bouger les marchés.

 

Karel Lannoo.
Karel Lannoo.

Pourquoi le président de l’Union européenne Herman Von Rompuy et les ministres de Finances de la zone euro ont-ils été incapables à ce point de se mettre d’accord sur une ligne commune? Mais il est vrai que les hommes politiques ne comprennent pas comment fonctionnent les marchés. Ils savent d’ailleurs à peine comment ils fonctionnent.

Sauver le Portugal permettrait-il de ne pas à avoir à sauver l’Espagne ?

Les banques espagnoles sont très présentes au Portugal. Et Les banques allemandes, elles, ont une exposition conséquente en Espagne. Venir en aide à l’un revient donc à aider l’autre. La décision sur l’Irlande répondait à la même logique : il fallait sauver l’Irlande pour sauver le Royaume-Uni (même si ce dernier n’est pas dans la zone euro).

Pourquoi la panique se répand-t-elle si rapidement entre les pays de l’Union européenne ?

Depuis des années les investisseurs se diversifient grâce à la libéralisation des capitaux en Europe. Avant, les banques et les assureurs devaient s’acquitter de pénalités quand elles investissaient hors du marché local national. Aujourd’hui, la zone euro est considérée comme un marché unifié et local. Les investisseurs européens ont donc placé leurs billes dans tous les États membres.

Or, nous avons libéralisé les capitaux sans coordonner nos politiques budgétaires, nos marchés de l’emploi, nos politiques fiscales, etc. En bref, sans avoir de gouvernement économique. Résultat, chacun agit dans son coin, sans se soucier des conséquences. Un exemple: au lendemain de la faillite de la banque Lehmann Brothers, l’Irlande a annoncé qu’elle garantissait à 100% ses banques. Voyant cela, le Royaume-Uni n’a eu d’autres solutions que de faire de même. Et aujourd’hui, les États européens doivent soutenir l’Irlande et ses banques.

Comment arrêter cette contagion ?

Pour commencer, il faut que l’Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro, NDLR) parle d’une seule voix. Mieux: il faut instaurer un black-out et laisser seule la Banque centrale européenne (BCE) s’exprimer. C’est la seule qui comprend les marchés. Et, lorsque ces derniers seront calmés, les fondamentaux économiques, qui ne sont pas mauvais, reprendront de l’importance. (Le Figaro-26.11.2010.)

** «Les obligations d’État ne sont pas si sûres que cela»

Joffrey Ricome, gérant de portefeuille chez State Street Global Advisors
Joffrey Ricome, gérant de portefeuille chez State Street Global Advisors

INTERVIEW – Pour Joffrey Ricome, gérant de State Street Global Advisors, les crises que connaissent l’Irlande, le Portugal, la Grèce et l’Espagne pourraient remettre en cause la crédibilité de la zone euro et notamment celle de ses pays sains financièrement.

coeur-lefigaro.fr/jdf.com – Après les 110 milliards d’euros à la Grèce, l’Union européenne devrait verser 85 milliards à l’Irlande. Est-ce la seule solution alors que les pays de la zone euro cherchent à réduire leurs dettes ?

Joffrey Ricome - L’Europe n’a pas le choix. Elle se doit de sauver l’Irlande comme elle devra sauver l’Espagne et le Portugal. Pour la simple et bonne raison que les banques britanniques sont parmi les plus exposées à la dette irlandaise, et les banques allemandes et françaises à celle espagnole. Maintenant, il faut reconnaître que le versement de ces 85 milliards * est plus un effet d’annonce, une solution à court terme. Il s’agit plutôt de rassurer les marchés financiers en cette fin d’année que d’éponger la dette de l’Irlande, puisque le pays n’a pas besoin de fonds avant juin 2011.

Pensez-vous que les mesures annoncées par l’Irlande sont suffisantes pour rassurer les marchés financiers ?

Le plan irlandais est ambitieux avec un tiers de hausses de taxes et deux tiers de coupes budgétaires. Même si l’impôt sur les sociétés reste au même niveau ce qui est logique quand on sait que sa compétitivité repose sur ce seul critère -, on observe une hausse de la TVA et une baisse des salaires du secteur public de 10%.

L’Irlande essaie de jouer sur les deux plans, garder son attrait au sein de l’Union européenne tout en augmentant les taxes. Autant dire que les ménages irlandais ne vont pas prendre ce plan à bras ouvert et qu’on risque de voir des grèves se propager, comme au Portugal ou en Grèce. Maintenant, cela ne suffira pas à rassurer les marchés financiers, tant qu’il y aura des risques sur le Portugal et l’Espagne. Les marchés ne se satisferont pas que l’Europe ait éteint un incendie local.

Sur le marché obligataire, l’effet de contagion domine-t-il ?

Tout à fait. Les investisseurs ne veulent plus prendre de risques surtout en cette fin d’année. Les problèmes de l’Irlande ne sont pas comparables avec ceux de la Grèce et encore moins avec ceux du Portugal. Les investisseurs craignent une contagion de la crise irlandaise à d’autres pays de la zone euro. A tel point que les taux d’intérêt des obligations irlandaises à dix ans sont au plus haut (9%, NDLR)

Alors certes, la Banque centrale européenne a racheté des obligations portugaises et espagnoles mais cela n’a pas aidé les spreads (écart entre le taux d’intérêt auquel un pays emprunte sur les marchés financiers et le taux d’emprunt de l’Allemagne, considéré comme le pays de la zone euro le plus sain financièrement, NDLR)à se resserrer. Reste la possibilité d’ouvrir le Fonds de stabilité aux pays en difficulté. Mais cela implique la création de prêts européens notés AAA qui feraient concurrence aux obligations allemandes ou françaises.

Peut-on craindre une défiance envers les obligations françaises voire allemandes, réputées comme les plus sures ?

Ce serait le scénario catastrophe. Mais ce risque est à prendre en considération, surtout que désormais il n’est pas incroyable de se poser des questions sur la solvabilité d’un pays membre ainsi que sur la capacité de la zone euro d’être une véritable zone de protection. Ce qui était impensable il y a encore quelques années.

Pour la première fois depuis le début de la crise, une absence de consensus est perceptible au sein de la zone euro entre les pays fragiles (périphériques), comme l’Espagne, le Portugal ou l’Irlande et la Grèce dernièrement, et les pays sains financièrement («core»), comme l’Allemagne. La vraie unité n’existe plus. Le profil sécuritaire de l’obligation d’Etat est donc sérieusement remis en cause. Entre le monétaire qui ne rapporte rien et des emprunts d’Etat pas si sûrs que cela, les investisseurs peuvent se demander quels sont les vrais produits sécuritaires.

 

En Irlande, le taux des obligations d'Etat à dix ans atteint 9%. Le pays doit donc payer plus de 6 points de plus que l'Allemagne, dont les obligations affichent des rendements légèrement supérieurs à 2%.
En Irlande, le taux des obligations d’Etat à dix ans atteint 9%. Le pays doit donc payer plus de 6 points de plus que l’Allemagne, dont les obligations affichent des rendements légèrement supérieurs à 2%.

Que peut-on attendre des obligations d’Etat ?

En cas de bonnes surprises venant du Portugal et de l’Espagne, les spreads de crédit s’amélioreront progressivement **. A l’inverse, ils monteront rapidement en flèche, en cas de mauvaises nouvelles. Le risque est asymétrique.

Profiter des taux élevés offre des opportunités à certains investisseurs, mais il faut être très prudent. La hausse exceptionnelle des rendements des obligations irlandaises, portugaises ou espagnoles fait que certaines obligations périphériques sont plus attractives que les obligations d’entreprise. Toutefois, nous conseillons aux investisseurs de continuer de privilégier les pays «core» plutôt que les pays fragiles sur lesquels il y a une vraie bulle. Il sera temps de revenir sur les pays périphériques au premier semestre de l’année prochaine si la visibilité est meilleure.

* L’Union européenne devrait confirmer ce week-end son plan d’aide d’environ 85 milliards d’euro en faveur de l’Irlande.

** En Irlande, le taux des obligations d’Etat à dix ans atteint 9%. Ainsi, pour emprunter sur les marchés, l’Irlande doit payer plus de 6 points de plus que l’Allemagne, dont les obligations affichent des rendements légèrement supérieurs à 2%. Le rendement des obligations portugaises s’élève quant à lui à plus de 7%, un niveau que Lisbonne ne juge pas tenable. Les taux longs espagnols dépassent 5%. (Le Figaro-26.11.2010.)

**Rogoff : les faillites d’États, constante de 800 ans de crises

INTERVIEW – A la lumière de ses recherches, Kenneth Rogoff, professeur d’économie à l’Université américaine de Harvard, estime que les risques de faillites d’Etat sont constamment sous-estimées.

coeur- Lefigaro.fr – Vous avez analysé huit siècles de «folie financière». Quels indices auraient pu nous aider à prévoir la crise actuelle ?

Kenneth Rogoff – Pour être honnête, il est très difficile de prévoir exactement l’éclatement d’une crise financière. Ceux qui disent pouvoir le faire se trompent. Une crise financière dépend de facteurs humains relativement imprévisibles comme la confiance. Il existe également toujours des problèmes insoupçonnés qui éclatent sans prévenir.

 

Kenneth Rogoff, professeur d'économie à Harvard, a été économiste en chef au Fonds monétaire international.
Kenneth Rogoff, professeur d’économie à Harvard, a été économiste en chef au Fonds monétaire international.

En revanche, nous pouvons dire quand un pays devient vulnérable à une crise. Une hausse forte et rapide des dettes publique et privée, un afflux massif de capitaux étrangers et une explosion des prix des actifs, en particulier de l’immobilier, sont autant de facteurs à surveiller. Surtout lorsque la croissance commence à ralentir. Une fois que la crise a éclaté, nos travaux nous ont permis de prédire avec une grande précision ce qui allait se passer.

Vous avez observé que la dette publique d’un Etat augmente de 86% en moyenne. Mais pas à cause des banques. Pourquoi?

Lors d’une crise, les recettes fiscales d’un Etat plongent. Dans le même temps les gouvernements mènent des politiques de relance agressives qui creusent les déficits. Et ils ont raison de le faire, il faut restaurer la confiance des acteurs économiques. Il faut ensuite retirer graduellement et avec beaucoup de prudence ces plans de relance. Sinon, la dette publique explose et provoque à son tour une deuxième crise.

Combien de temps la crise va-t-elle durer ?

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Espagne ou encore l’Irlande souffrent énormément car ils se trouvent à l’épicentre de cette crise. Aux Etats-Unis par exemple, le chômage ne devrait pas redescendre en dessous des 10% avant fin 2011, selon moi. Sa baisse sera lente et la croissance sera molle. Même si le pire est derrière nous, nos recherches montrent que lorsque survient une crise de grande ampleur, une «réplique» survient quelques années plus tard sous la forme d’une crise de la dette publique.

Faut-il s’attendre à des faillites parmi les Etats européens ?

La Grèce sera très chanceuse si elle parvient à éviter une restructuration de sa dette. Le défaut n’est pas non plus à exclure en Irlande, au Portugal et même en Espagne. Certains pays d’Europe de l’Est sont également en grandes difficultés et le Fonds monétaire international se montre particulièrement généreux avec eux. Mais les problèmes pourraient également survenir à des endroits inattendus, comme en Amérique latine ou en Asie.

Que pensez-vous du projet franco-allemand de mécanisme de restructuration des dettes publiques ?

C’est une très bonne idée! On dit toujours que les Etats ne font jamais faillite, mais sur une longue période, cela arrive périodiquement. Dans ce contexte, un mécanisme de restructuration de la dette permet de dédramatiser le processus.

Surtout, un tel mécanisme rend les investisseurs plus nerveux lorsqu’ils prêtent aux Etats, ce qui est une bonne chose. Jusqu’à présent, ils reçoivent une prime de risque lorsqu’ils prêtent à un Etat européen en difficulté, tout en sachant que ce dernier ne peut pas faire faillite. Faire payer un risque qui n’existe pas, c’est intolérable! Et cette situation se reproduit à chaque crise. Le Fonds monétaire international est confronté à ce problème à chaque fois qu’il intervient.

L’Union européenne a-t-elle favorisé l’apparition de la crise?

L’euro a accéléré la montée en grade des pays européens émergents, comme la Grèce ou le Portugal. C’est-à-dire que ces pays, qui ont connu leurs dernières restructurations respectivement en 1970 et 1983, ont reconquit plus rapidement la confiance des investisseurs. Cela se révèle finalement être une erreur. Il aurait été plus judicieux de laisser plus de temps à ces deux pays pour réaliser leur transition vers une économie développée.

Quant à l’arrivée prochaine de l’Estonie au sein de la zone euro, c’est la Suède, très exposée à la dette du pays balte, qui se frotte les mains. La dette estonienne sera bientôt garantie par l’appartenance à la monnaie unique. (Le Figaro-10.11.2010.)

«Cette fois, c’est différent, Huit siècles de folie financière», Carmen, M. Reinhart et Kenneth S. Rogoff, éditions Pearson.

**L’Irlande, un pays malade de ses banques
 

L’ensemble du secteur bancaire paie au prix fort son développement débridé au début des années 2000.

coeur-La situation devient intenable pour les banques irlandaises. Un des premiers établissements du pays, l’Allied Irish Bank (AIB) a annoncé vendredi avoir subi 13 milliards d’euros de retraits de ses livres depuis le début de l’année. La banque a revu à la hausse en même temps le montant de l’augmentation de capital dont elle a besoin, de 5,4 milliards à 6,6 milliards d’euros. AIB en a profité pour souligner « l’importance  » pour son avenir des discussions en cours à Dublin avec les représentants de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

L’ensemble du secteur bancaire paie au prix fort son développement débridé au début des années 2000. Alors que l’Europe jalousait la croissance du Tigre celtique, ses banques décuplaient leur bilan pour suivre la bulle immobilière du pays, mais aussi celle du Royaume-Uni ou des États-Unis. Dix ans plus tard, les chiffres sont impressionnants : la totalité des engagements des banques irlandaises pèse à fin octobre 1 342 milliards d’euros, plus de huit fois le produit intérieur brut (PIB) du pays.

En 2008, l’État irlandais se permettait encore de narguer ses confrères en garantissant la tota­lité des dépôts de ses banques nationales et de ceux des principaux acteurs étrangers sur son sol. Résultat : un afflux de capitaux britanniques venaient renflouer les banques vertes. Le retournement des marchés immobiliers a depuis fait retomber l’euphorie.

De fortes incertitudes 

En 2009, la première banque du pays, Anglo Irish Bank a perdu 12,9 milliards d’euros et presque autant au premier semestre 2010. Ses deux principales rivales, AIB et Bank of Irland, s’en sortent à peine mieux. Et les perspectives ne sont pas roses : «Il reste une forte incertitude quant aux potentielles futures pertes des établissements irlandais, notamment sur leurs prêts hypothécaires», indiquaient la semaine dernière les analystes de Fitch.

L’État a déjà injecté 46 milliards de fonds propres pour soutenir ces grands acteurs financiers. Il leur a racheté pour 31 milliards d’euros d’actifs risqués et leur ­offre une garantie pour les émissions obligataires et de dette à court terme. L’ensemble de ces mesures a déséquilibré en profondeur les finances publiques ­irlandaises : le déficit du pays atteint 32 % du PIB. L’intervention de l’État auprès de ses banques coûte pour l’instant 17.111 euros à chaque citoyen.

Les banques ne sont pas inactives de leur côté. AIB a cédé sa filiale polonaise à Santander pour 3,1 milliards d’euros ainsi que sa part dans la banque américaine M & T Bank Corporation pour 1,5 milliard. Sa filiale britannique dont le groupe espérait tirer environ 1,2 milliard d’euros n’a en revanche pas trouvé preneur.

Malgré ces efforts multiples, le secteur n’a pas retrouvé la confiance des marchés. L’incertitude quant à sa capacité de redressement reste trop importante. Pour leur refinancement, les banques dépendent largement de la Banque centrale européenne. En fin de semaine dernière, des voix s’élevaient en Irlande, dont celle de l’homme d’affaires Dermot Desmond, pour réclamer la vente de ces banques malades à des acquéreurs étrangers. (le Figaro-22.11.2010.)

**Le Parlement irlandais sera dissous en janvier

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La crise financière s’est doublée d’une crise politique lundi soir à Dublin quand le premier ministre irlandais Brian Cowen a annoncé des élections législatives anticipées, après le vote du budget prévu le 7 décembre 2010.

coeur- Plus que l’humiliation, c’est la colère qui gronde à Dublin, sous le crachin automnal. À la crise financière s’est superposée lundi une crise politique menaçant directement la survie de la coalition au pouvoir. Le premier ministre Brian Cowen a convoqué une réunion d’urgence de son gouvernement, au bord de l’implosion. A sa sortie, il a rejeté les appels à sa démission immédiate, mais a annoncé qu’il dissoudra le parlement en janvier, après l’adoption le 7 décembre de la loi sur le budget 2011.«Mon intention est de conclure la procédure budgétaire avec l’entrée en application de la législation nécessaire l’année prochaine, et de procéder ensuite à une dissolution du parlement pour permettre aux gens de déterminer à qui ils veulent confier la responsabilité du gouvernement pour la difficile période à venir», a déclaré Brian Cowen.

Le premier ministre Fianna Fail (centriste) lutte pour la survie de son gouvernement de coalition alors que ses alliés écologistes et certains députés indépendants ont demandé la tenue d’élections anticipées, une fois voté le budget et acquis un plan d’aide international massif pour sauver des banques irlandaises.

«Nous payons des années de mauvaise gestion»

 

Ce n’est pas tant la mise sous tutelle du FMI et de l’Union européenne, jugée inévitable, qui irrite les Irlandais, que la gestion calamiteuse du gouvernement. Les critiques se concentrent sur le «Taoiseach» Brian Cowen, ancien ministre des Finances, devenu chef du gouvernement en 2008. Les manifestants ont forcé les grilles du siège du gouvernement et se sont heurtés à la police. «Qu’il parte et le plus tôt sera le mieux!», lance Jim Lawlor, cadre dans une banque. «Il nous a menti, cela fait dix jours qu’il nous ment!, renchérit Jonathan, 36 ans, chauffeur de taxi. «Lorsque les émissaires du FMI sont arrivés, il a soutenu qu’il ne s’agissait que de discussions…». Un peu plus loin, c’est Ethna, 52 ans enfonce le clou: «Cowen a été ministre des Finances, il connaissait la situation des banques. Nous payons des années de mauvaise gestion, les excès dans l’immobilier, le manque de régulation des banques, l’explosion des dépenses publiques. Le gouvernement aurait dû utiliser les rentrées de taxes pour diversifier l’économie.»

Soumis à plusieurs coupes depuis deux ans, les Irlandais se préparent avec résignation à cette nouvelle cure d’austérité. L’enveloppe globale, qui sera annoncée mercredi, devrait porter sur 15 milliards d’euros sur quatre ans, dont 10 milliards de coupes dans les dépenses – baisse du salaire minimum et des aides sociales – et 5 milliards provenant des hausses de taxe, notamment la création d’un impôt foncier. Le gouvernement s’est engagé à réduire le déficit public, de 32% du PIB en 2010, à 3% en 2014. Pas question toutefois de toucher à la fiscalité attractive des entreprises, qui a fait la fortune du Tigre celte. «Ce serait se tirer une balle dans le pied et le risque de voir les multinationales quitter l’Irlande, critique John, un commerçant de Dublin. Déjà, qu’il n’y a plus de travail et que les jeunes doivent partir à l’étranger.» (le Figaro-22.11.2010.)

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9 réponses à “*La faillite du système financier capitaliste”

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