*Habitat-Cadre de vie

**13.000 bidonvilles cernent la ville d’Oran

Quelque 1500 familles seront recasées avant la fin du mois en cours. L´annonce a été faite par le wali d´Oran qui a ajouté que l´opération entre dans le cadre de la prise en charge des familles occupant le vieux bâti. L´information n´a, jusque-là, pas fait l´objet d´un scoop vu que la question du vieux bâti continue à faire suer les pouvoirs publics et ce, en dépit du nombre important des bâtisses menaçant ruine. En effet, près de 2000 immeubles, constitués en majeure partie de constructions coloniales, menacent de s´effondrer. Le constat a été fait par les services spécialisés de l´Opgi d´Oran. Un taux de 80% de ces maisons appartient au secteur privé. Tout récemment, un effondrement à Bel Air a laissé près d´une trentaine de familles sans toit. Plusieurs esquisses sont envisagées. La municipalité d´Oran, vraisemblablement dépassée, vient de mettre en place une stratégie visant à cerner la question. Comme première étape, il a été décidé de centraliser le dossier des arrêtés de péril.
Une cellule spécialisée vient d´être mise en place. Celle-ci, qui regroupe, l´Opgi, le CTC, la Protection civile, en plus des représentants des 12 secteurs urbains de la commune d´Oran, est, désormais, guidée par le directeur de l´urbanisme de la commune. «L´objectif recherché est de mettre de l´ordre quant à la gestion du dossier du vieux bâti», vise-t-on ajoutant que «les moyens techniques seront mis au profit de ladite cellule et ce, en vue de mettre en place une banque de données. L´enjeu est, vraisemblablement, de taille.
Les services municipaux, plus que conscients, visent à mettre en échec toute forme de négligence dans la procédure de délivrance des arrêtés de complaisance établis par les services techniques relevant des secteurs urbains. Sur un autre registre, malgré la «grâce» accordée, par le président de la République lors de la sa visite à Oran en 2007, l´opération de réhabilitation de 200 immeubles tarde toujours à restituer à la ville son esthétique. Un montant de près de 700 millions de dinars a été alloué à cet effet. Les responsables du dossier ont, dans un premier temps, misé sur l´achèvement de l´opération, au plus tard, le mois de mars 2010 avant de passer à la réhabilitation d´un autre lot de 400 immeubles. En somme, le logement continue à constituer le véritable casse-tête des pouvoirs publics. Les bidonvilles ne sont pas en reste. Les services spécialisés dans la lutte contre ce phénomène ont recensé environ 13.000 bidonvilles répartis un peu dans le pourtour de la commune d´Oran. (L’Expression-28.06.2011.)

**  «On a construit des cités, mais pas un avenir»«L´aménagement spatial de nos villes et villages est en effet, porteur d´un enjeu crucial, déterminant pour la qualité du cadre de vie des futures générations», a souligné Noureddine Moussa, hier, lors de son allocution d´ouverture des Assises nationales de l´urbanisme au Palais des nations à Alger. Première manifestation du genre depuis l´Indépendance à nos jours, le ministère de l´Habitat et de l´Urbanisme a organisé une rencontre qui a réuni plus d´un millier de participants. Un forum exceptionnel, regroupant tous les acteurs concernés par la question de l´urbanisme. Ces assises interviennent dans une conjoncture particulière. Une conjoncture où le processus d´urbanisation a accéléré les besoins en matière de logements, d´équipements collectifs et de services consultants. A cet effet, Noureddine Moussa, a souligné: «Il apparaît aujourd´hui opportun de mettre en débat toutes les questions en rapport avec les pratiques de l´urbanisme qui sont l´affaire de tous et, à ce titre, toute la société est invitée à participer à la conception d´une nouvelle approche de l´urbanisme dans notre pays». Est-ce le début de la fin de l´anarchie et de la dégradation avancée dont se trouvent nos villes et villages? Pour le ministre, c´est une longue et dure construction à réaliser pour l´Algérie de demain. A chacun d´apporter sa pierre. Les élus locaux seront les dépositaires des pierres angulaires. «Les élus locaux ont un rôle important dans la gestion des programmes de constructions urbaines», a estimé Noureddine Moussa en marge des travaux des 1res assises nationales de l´urbanisme. «Les élus locaux doivent jouer un rôle primordial dans la lutte contre l´anarchie que connaissent certaines constructions», a souligné le ministre sur le volet de la gestion de projets de constructions. Quant au rôle de la police urbaine, il a indiqué que le résultat du travail de ces services est palpable. «A chaque fois que vous entendez parler ou que vous lisez dans la presse la démolition d´une habitation construite illicitement, sachez que c´est le fruit du travail de cette police», a-t-il précisé. S´agissant du rôle des sociétés et bureaux d´études étrangers dans la réalisation des programmes de logements, le ministre a affirmé que «l´Algérie continuera à leur faire appel dans le respect de la réglementation nationale régissant les marchés publics». Par ailleurs, il a affirmé que «tous les projets de constructions de logements, en cours ou programmés, sont destinés aux citoyens nécessiteux dont les jeunes». Selon le ministre, les 1,2 million de logements programmés pour le quinquennat 2010-2014 et les 800.000 unités en cours de construction de l´ancien programme sont destinés aux nécessiteux et aux jeunes. Il a tenu a apporter un éclaircissement de taille au sujet des commissions mises en place pour la distribution des logements sociaux, «elle travaillent dans la sérénité et veillent à donner la priorité aux plus nécessiteux», a-t-il souligné.
Pour lui, une commission qui est composée de représentants de différents secteurs et institutions et qui travaillent dans la transparence, ne peut, en aucun cas, trafiquer. Pour autant, «les citoyens qui se sentent lésés par les décisions des commissions peuvent faire un recours pour que leur cas soit réétudié», a-t-il ajouté. M. Moussa a relevé, dans ce sens, que 40% de chaque programme de logements sont accordés aux jeunes de moins de 35 ans, conformément à la réglementation. Au sujet de l´éradication des bidonvilles à Alger: deux grandes opérations de relogement se feront avant la fin de l´année. «Au moins deux nouvelles grandes opérations de relogement des habitants des bidonvilles dans la wilaya d´Alger sont prévues avant la fin de l´année 2011», a annoncé le wali d´Alger, M. Addou Mohamed Lekbir en marge de l´ouverture des premières assises nationales de l´urbanisme. Il reste encore au moins deux grandes opérations de relogement à faire d´ici la fin de l´année.
«Ce sont des opérations qui vont continuer, qui ne vont s´arrêter que lorsqu´il n´y aura aucun bidonville à Alger», a-t-il déclaré à la presse. Le wali d´Alger n´a cependant pas donné plus de détails sur les sites et le nombre des bénéficiaires concernés. «Nous allons continuer à reloger les ayants droit au fur et à mesure des réceptions des logements, mais nous demandons juste aux citoyens de nous aider en restant patients», a-t-il dit.
D´ici 2014, «tous les Algérois concernés seront touchés par le relogement d´une manière ou d´une autre», a-t-il encore assuré. Réussir notre urbanisme, c´est réussir notre avenir, voilà le slogan de ces assises… Un slogan qui fait rêver plus d´un Algérien, mais qui, malheureusement, va en contresens de la réalité de notre urbanisme. L´Algérie est en pleine construction donc cette révolution de l´urbanisme doit se faire maintenant et non dans un avenir indéterminé…(L’Expression-220.06.2011.)

 

*hausse vertigineuse des loyers des locaux commerciaux

 La CNAC et l’ANSEJ explosent les loyers

La hausse vertigineuse des loyers des locaux commerciaux, les agents immobiliers sont unanimes à l’expliquer par une demande sans cesse croissante en raison de l’afflux des citoyens sur les deux dispositifs Cnac et Ansej, notamment suite à l’allègement de la procédure administrative et la revue à la baisse de l’apport personnel des prétendants.Selon plusieurs d’entre eux, la tendance d’il y a deux ans, et abstraction faite de certains quartiers à grande vocation commerciale, s’est renversée. Dans certains quartiers où le loyer demandé était plus ou moins accessible, il est devenu pénalisant pour certains promoteurs de projets. Ces derniers estiment que la baisse de l’apport décidé par les pouvoirs publics n’a pas été finalement bénéfique pour eux, étant donné qu’ils sont dans l’obligation d’engager d’importantes sommes juste pour l’acquisition du local, une condition exigée pour les activités sédentaires et, par conséquent, les seuls gagnants sont les propriétaires. Cette demande inattendue a ouvert grand l’appétit des propriétaires qui exigent, en plus d’une caution, le paiement cash de toute la durée du contrat, alors qu’avant, les locataires ne payaient que la première année. Concernant les cours, ils varient d’un quartier à un autre, et ce selon la nature de l’activité ciblée. Si pour la fabrication, les promoteurs ne mettent pas en avant l’emplacement, étant donné que ce qui les intéresse le plus demeure l’espace ainsi que les sources d’énergie, pour les prestations de services, c’est plutôt l’endroit et l’artère. Sur ce plan, au niveau de tous les quartiers, plus on se rapproche des artères principales, plus le loyer est cher. A cet effet, l’exemple de Choupot est édifiant, car de par sa vocation commerciale, notamment le prêt-à-porter, les services ont automatiquement suivi, particulièrement la restauration, un segment tant convoité à la Cnac et l’Ansej. Dans ce même quartier, un local dit «bien situé» d’une superficie de 100 m² peut atteindre jusqu’à 60.000 dinars par mois et tous les travaux d’aménagement et d’agencement sont au compte du locataire. Ce tarif n’est pas unique, sachant que tout dépend de la situation financière du propriétaire, dont certains sont obligés d’avoir de l’argent frais pour généralement achever leurs travaux. A ce titre, la configuration de plusieurs quartiers autrefois résidentiels est en train de changer et de nouveaux investisseurs s’installent pour démolir des villas et d’édifier à leur place des locaux commerciaux, dont les loyers serviront pour achever les travaux des logements.Même les grands ensembles immobiliers n’échappent pas à cette folie des loyers, étant donné que les propriétaires des locaux commerciaux préfèrent les louer au prix fort, entre 12.000 et 15.000 dinars et même jusqu’à 20.000 dinars.

 Mais, en plus de cette donnée, une autre a aussi influé sur les cours de l’immobilier commercial, à savoir le tramway. Tout au long du tracé du projet du tramway d’Oran, notamment dans ses parties urbaines, les cours de l’immobilier ont pris de nouvelles proportions dans le sens de la baisse, dès la pose des premiers engins il y a bientôt 3 ans. Dans un premier temps, le rétrécissement de la chaussée a rendu les opérations de chargement et de déchargement très difficiles, voire impossibles et, du coup, les commerçants de gros se trouvaient contraints de trouver d’autres alternatives, notamment en allant s’installer dans d’autres quartiers où les conditions étaient plus favorables. C’est à Maraval, un quartier pourtant résidentiel, que tous les grossistes chercheront un local pour leur activité. En l’espace de deux années, les prix aussi bien à la location qu’à la vente ont triplé. En 2010 et selon un agent immobilier au fait de la question, le prix du mètre carré a atteint les 12 millions de centimes/mois, et ce même pour une bâtisse à raser étant donné qu’elle ne répond pas aux exigences de l’activité commerciale. En revanche, au boulevard Mascara, changement de décor : depuis deux ans, on assiste à la réalisation de grands magasins avec des devantures en verre pour abriter des activités de prestation ou simplement commerciales.

Là aussi, les prix ont explosé et les investisseurs misent gros, car leurs projets seront porteurs en raison des facilités de transport qui seront offertes à une clientèle potentielle avec la mise en service du tramway. Et sur cette artère, les loyers sont exorbitants et varient entre 20.000 et 30.000 dinars par mois, voire davantage.

Dans l’autre sens du tracé, à savoir celui devant relier la place du 1er Novembre à Sidi Maârouf, la tendance est claire pour les commerçants de l’avenue Hamou Mokhtar (ex-Saint Eugène), qui ont perdu énormément au plan du chiffre d’affaires, au point qu’ils font partie des commerçants indemnisables pour dommages collatéraux du projet. L’immobilier commercial a été affecté : et si pour les propriétaires, les perspectives s’annoncent meilleures une fois le projet achevé, ce sont les locataires qui fuient cette artère, et beaucoup de petits commerces et même des prestataires ont fermé, préférant changer de lieu. Les propriétaires ne trouvent plus preneurs, même si les loyers ont été substantiellement revus à la baisse. Des agents immobiliers avancent le taux de 40%, mais en précisant qu’une reprise est possible avec l’approche de la fin des travaux.

Contrairement à cette artère faisant partie d’un quartier entièrement enclavé, la rue Mohamed Boudiaf (ex-Mostaganem) connaîtra le même phénomène une fois les travaux lancés, et qui seront plus longs en raison de la vétusté des immeubles ainsi que des transferts des différents réseaux qui seront un véritable casse-tête chinois pour les responsables du projet. (Quotidien d’Oran-15.05.2011.) 


 

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7 réponses à “*Habitat-Cadre de vie”

  1. 26 05 2011
    Candra Bustamente (12:51:26) :

    Thanks for this wonderfull blog.

    Répondre

  2. 7 08 2011
    fieldrunners hd (07:35:08) :

    I agree with your *Habitat-Cadre de vie at ElAyam.5, wonderful post.

    Répondre

  3. 7 11 2011
    a3774253 (17:08:59) :

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    Répondre

  4. 20 12 2012
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    return man 2

    Répondre

  5. 21 12 2012
    bloons tower defense 4 (21:19:42) :

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    bloons tower defense 4

    Répondre

  6. 9 08 2015
    Christelle Vincennes (14:10:03) :

    Top texte ! Une parenthèse pour vous faire découvrir le site d’un magasin en France à Vincennes de bijoux fantaisie.

    https://bijouxtutti.wordpress.com

    Répondre

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    http://www.sdorttuiiplmnr.com/

    Répondre

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