Les Algériens se passionnent pour la présidentielle française

30042017

*Relations algéro-françaises

*Une nouvelle ère est-elle «en marche» ?

Un nouveau président français, un nouveau départ dans les relations algéro-françaises ?

Est-ce l’homme d’un nouveau cycle ambitieux tourné vers l’avenir ?

Une nouvelle ère est-elle «en marche» ? D’évidence, à Alger comme à Paris, elle est fortement souhaitée, mais surtout exigée au regard des multiples défis majeurs auxquels sont confrontées les deux capitales. Investi officiellement nouveau président de la République française, hier, Emmanuel Macron est aussi observé et avec beaucoup d’intérêt par Alger qui, depuis sa campagne présidentielle, lui avait témoigné «soutien et amitié».

Le nouveau chef d’Etat français bénéficie d’un a priori positif dans la rive sud de la Méditerranée, qui l’attend par ailleurs sur bien des sujets pour «tester» sa volonté d’écrire une page nouvelle dans les relations parfois traversées de phases critiques. Les deux pays disposent de toutes les cartes nécessaires pour y parvenir. Les proximités sont diverses : économiques, politiques, humaines, culturelles et  géographiques. Les intérêts géostratégiques sont quasi communs aux deux capitales. Le bassin méditerranéen pourrait enfin être cet espace de confluences.

Les élites politiques et économiques des deux rives placent en lui l’espoir de jeter les fondations d’un couple franco-algérien inspiré du modèle franco-allemand. La conjoncture est favorable. «Le nouveau président français a l’avantage d’arriver à la fin d’un long cycle positif dans nos relations ; plus que jamais les conditions sont favorables pour un saut qualitatif dans les relations bilatérales», estime Abdelaziz Rahabi, ancien ambassadeur.

La particularité des rapports entre les deux pays commande plus d’exigence. Mais surtout d’habileté pour éviter de heurter des sensibilités tant le passionnel empiète souvent sur le pragmatique. Emmanuel Macron n’ignore rien de cet aspect. Il était le seul des candidats à l’élection présidentielle française à avoir effectué une visite en Algérie, où il a su trouver «les mots et les gestes justes».

Sachant l’importance du poids de l’histoire, de la mémoire et les traumatisme coloniaux, il n’avait pas hésité à prendre le risque de prononcer la phrase tant attendue par les Algériens, mais qui pouvait lui coûter cher durant la campagne électorale. «La colonisation était un crime contre l’humanité» a sonné comme une rupture dans le discours politique français vis-à-vis d’une page sombre de l’histoire de la France. Elle a  provoqué un dégel.

C’est une barrière psychologique majeure qui tombe. Ce jour-là, Emmanuel Macron a «séduit» au sein de la société comme dans les appareils de l’Etat. «Sa déclaration d’Alger a été très osée ; avec le risque de lui faire perdre la présidentielle, elle apporte du sang neuf à la culture française. L’homme est en rupture avec les caciques, il se débarrasse des préjugés.

Il doit rompre avec l’héritage culturel colonial. Maintenant qu’il est élu Président, nous espérons que ses positions se clarifieront davantage, que l’Algérie sera un véritable partenaire à part entière. En finir avec les guerres mémorielles, qu’on puisse enfin écrire l’histoire commune avec les deux mains (…)», soutient l’historien Mohamed El Korso. Côté algérien, il est attendu aussi des gestes forts et des décisions symboliques pour retrouver une confiance mutuelle.

Le poids du passé et l’exigence du futur

Mais au-delà de l’histoire et du passé colonial qu’il faudra traiter avec sérénité, le temps est venu pour les ambitions du futur. «Le partenariat d’exception» vanté à intervalle régulier doit trouver sa traduction concrète, prendre forme en des projets bénéfiques aux deux peuples. Aux mots, il faut adjoindre des actes. Mettre en action les nombreuses potentialités dont disposent les deux pays au destin commun.  «Je veux apporter un regard neuf sur l’Algérie et un rapport nouveau avec l’Algérie.

Ce partenariat renouvelé que nous attendons depuis des années, je veux lui donner du corps, de la matière, et pour cela je veux mettre en avant les projets de coopération, les solutions concrètes entre nos deux pays dans les domaines de l’économie, de l’éducation, de l’innovation technologique, en nous appuyant notamment sur la jeunesse», avait-il déclaré également lors de son périple algérien.

L’Algérie en proie à une crise doit impérativement s’atteler à rendre son économie attractive pour les investisseurs nationaux et étrangers. Il est évident que le désormais locataire de l’Elysée fixe les contours d’un cap pouvant permettre d’entrer dans une nouvelle phase de l’histoire. Ils sont d’abord économiques. C’est l’un des points forts du nouveau Président qui connaît les atouts et les faiblesses de l’économie algérienne dominée par l’informel, écrasée par le poids de la bureaucratie et gangrenée par la corruption. Mais surtout otage des luttes d’influence entre groupes rivaux au sein du pouvoir. Il y a urgence à revoir le logiciel et l’adapter aux besoins de la modernité.

Néanmoins, la coopération économique, scientifique et culturelle doit s’inscrire dans une stratégie globale qui impliquerait les enjeux régionaux en Méditerranée et en Afrique avec laquelle Emmanuel Macron aspire construire l’avenir. Dans ces domaines, Alger ne voudrait pas se retrouver «non associée aux discussions sur des dossiers comme celui de la Libye, le Sahel, la lutte contre le terrorisme…». Elle veut être aussi la porte d’entrée vers l’Afrique. Cela impliquerait une volonté politique véritable des deux côtés.

«Autour de la France et de l’Algérie, nous pouvons créer un axe fort, porteur d’une ambition collective pour la Méditerranée et l’Afrique», ambitionne Emmanuel Macron. Cependant, pour ce faire, il faut un interlocuteur. L’anormale situation politique nationale ne va-t-elle pas handicaper la mise en œuvre de ces projets ? L’absence prolongée du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, risque de poser problème quand il s’agira de l’implication forte des deux Etats.

Le Premier ministre ou le ministre des Affaires étrangères ne peuvent suppléer au président de la République dont la présence aux grands forums internationaux est nécessaire. La situation est pour le moins gênante, d’autant que les deux Etats fonctionnent avec deux rythmes différents. Les grandes ambitions affichées peuvent alors se heurter aux pesanteurs des réalités politiques.**Hacen Ouali / el watan / lundi 15 mai 2017

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Macron et l’Algérie : déjà un faux pas ?

*Dix jours après l’élection d’Emmanuel Macron, l’incertitude règne quant aux intentions du 8e et plus jeune président de la République française, particulièrement concernant sa politique étrangère avec les pays du Maghreb et le Sahara occidental.

Mercredi, Emmanuel Macron a dévoilé son premier gouvernement. Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense sous François Hollande, a été nommé à « l’Europe et aux Affaires étrangères ». On ne connaît pas bien ses positions sur le Maghreb. Mais elles n’ont que peu d’importance, en réalité : la politique étrangère de la France est tributaire du positionnement de l’Élysée.

Du côté d’Alger, l’on attend justement des indications et une prise de position sur ce que serait cette « politique étrangère en général et sur les relations avec les pays d’Afrique du Nord en particulier », indique une source algérienne.

Le Sahara occidental comme point de repère

Quel pays visitera-t-il en premier ? Quels signaux enverra-t-il de part et d’autre ? Autant de questions qui devraient trouver réponse les semaines à venir. Dans le même temps, Emmanuel Macron a réservé son premier coup de téléphone (officiellement) au roi du Maroc, Mohamed VI. Pour sa première visite dans la région, le président français doit se rendre au sud de la frontière algérienne, au Mali, comme signe de soutien aux troupes françaises engagées dans la lutte anti-terroriste.

Le principal élément qui permettra de voir plus clair sur ce point est sans nul doute une éventuelle prise de position sur le conflit du Sahara occidental. Sur ce point, le nouveau pouvoir en France a déjà envoyé un mauvais signal en direction de l’Algérie : sous la pression du Maroc, la candidature de Leila Aïchi aux législatives sous les couleurs du parti de Macron a été retirée. Elle a été accusée par les lobbys marocains d’être favorable au Front Polisario.

Son tort ?  En 2013, Leïla Aïchi a en effet lancé « un colloque sur le Sahara occidental » à Paris, parrainé par le Sénat français, durant lequel elle avait publiquement dénoncé « l’alignement systématique de la France sur la politique marocaine du Sahara, et ce malgré les graves violations des droits de l’Homme constatées par les ONG humanitaires ». On ne sait pas si la décision d’écarter Leïla Aïchi a été validée par Emmanuel Macron en personne, mais cet épisode n’a rien de rassurant pour l’avenir.

Au-delà de cet épisode, avec un gouvernement composé de plusieurs personnalités de droite ou de centre-droit, traditionnellement alignés sur la position marocaine, la France pourrait se résoudre à invoquer « la raison d’État ». En France, une idée est répandue dans la classe politique : la question du Sahara occidental est considérée comme « vitale » pour le Maroc, mais secondaire pour l’Algérie, aux yeux des gouvernements français successifs. « Nous verrons d’éventuels ajustements si la raison d’État l’emporte en ce qui concerne le Sahara occidental », conclut notre source diplomatique algérienne.

Mémoire : Macron otage de la droite

De manière générale, Emmanuel Macron semble vouloir sortir du conflit mémoriel permanent avec l’Algérie. Son geste, à travers ses propos sur la colonisation qualifiée de « crime contre l’humanité », démontre cette volonté de dépasser cette question. En cela, il semble coller à la perception de la nouvelle génération en France, qui condamne majoritairement la colonisation, selon un sondage de l’Ifop pour TSA.

Seulement, la marge de manœuvre du président sera réduite. Avec une droite généralement « pro-colonisation » à l’image d’un Christian Estrosi qui ne cesse de vanter ses prétendus « effets positifs » et une majorité hétéroclite au Parlement en cas de victoire aux législatives, Macron risque d’être pris au piège. Surtout, le nouveau président français compte mener d’importantes et profondes réformes, déjà controversées, sur le front économique et social de son pays. Il aura donc d’autres priorités et évitera d’ouvrir un nouveau front où il n’y aura que « des coups à prendre ».

L’on risque alors de retomber très vite sur les écueils rencontrés sous la présidence de François Hollande : de paroles fortes, des gestes symboliques – première visite d’État réservée à l’Algérie – mais qui ne donnent rien de concret et laissent place à un statu quo.

L’Algérie perd-elle pied en France ?

Enfin, avec la nouvelle génération de dirigeants en France, l’Algérie perd une partie de ses réseaux. Très actifs et bien implantés avec l’ancienne classe politique, cette situation pourrait lentement se déliter. Alors que ces relais tendent à diminuer, l’on ne relève pas non plus de « tropisme algérien » dans l’entourage de Macron. Son unique ministre issu de la diversité est d’origine marocaine. Et on connaît la fidélité des Français d’origine marocaine au Maroc.

Un fait qui tombe mal, à l’heure où le président de la République, Abdelaziz Bouteflika est diminué – il n’a pu recevoir la Chancelière allemande, Angela Merkel – et où l’Algérie ne dispose pas d’ambassadeur en France depuis décembre dernier. La diplomatie officielle semble donc, elle aussi, moins en capacité de peser. Or, c’est traditionnellement lors des 100 premiers jours de la présidence que les grandes orientations sont fixées.

L’Algérie a donc tout intérêt à nommer rapidement un nouvel ambassadeur de poids en France, qui enverrait un signal fort aux autorités françaises. L’on relève que les autorités algériennes ont accrédité le nouvel ambassadeur de France à Alger en un temps record. L’Algérie attendra sans doute un renvoi d’ascenseur.* Par: Tewfik Abdelbari / tsa-algerie /  18 mai 2017

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Édouard Philippe: "Je suis un homme de droite"

*un élu de droite modéré, Edouard Philippe, nommé Premier ministre

*Le nouveau président français Emmanuel   Macron a nommé lundi Premier ministre un élu de la droite modérée, Edouard Philippe, a annoncé lundi le secrétaire général de la présidence. Le choix de ce député de 46 ans, hors du parti présidentiel République en Marche, reflète la volonté affichée de rassemblement du jeune centriste pro-européen, qui doit attirer une partie de la droite pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale en juin, condition clef pour mener ses réformes libérales et sociales. *AFP /  lundi 15 mai 2017

********Énarque de la promotion Marc-Bloch (1997), maître des requêtes au Conseil d’État, maire du Havre depuis 2010 et réélu au premier tour en 2014, Édouard Philippe est un proche de longue date d’Alain Juppé, dont il fut le secrétaire général à la tête de l’UMP (devenue LR) de 2002 à 2004

*Peu connu du grand public, cet avocat a également été membre du cabinet d’Alain Juppé lors de son bref passage au ministère de l’Écologie en 2007, avant de devenir directeur des affaires publiques du groupe nucléaire Areva (2007-2009).Inconditionnel selon son entourage de l’oeuvre de Winston Churchill, de Bruce Springsteen, adepte de boxe et grand consommateur de M&M’s et de Coca-Cola, ce natif de Rouen est fils d’enseignants. Marié à une professeure à Sciences Po Paris, il a trois enfants. Coauteur de deux romans, il a également chroniqué la campagne présidentielle dans le quotidien de gauche Libération.La composition du reste du gouvernement, qui devrait comporter d’autres personnalités de LR et du MoDem de François Bayrou, devrait être dévoilée mardi, avant le premier Conseil des ministres du quinquennat programmé mercredi.

*Le maire LR de Bordeaux Alain Juppé a estimé lundi qu’Édouard Philippe, « un homme de grand talent », a « toutes les qualités » pour être Premier ministre, tout en réaffirmant qu’il soutiendrait les candidats de droite aux élections législatives.  »Édouard Philippe, qui est un ami, est un homme de grand talent. C’est un maire apprécié par la population de sa ville, qu’il a considérablement développée dans la continuité d’Antoine Rufenacht. C’est aussi un député qui connaît parfaitement les rouages de l’activité parlementaire. Il a donc, je crois, toutes les qualités pour assumer la fonction difficile que le président de la République vient de lui confier », a déclaré M. Juppé.*Lundi 15/05/2017 – 14h38  Source: Belga

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Le nouveau gouvernement français 

Les noms du nouveau gouvernement français dévoilés

**Nicolas Hulot,  ministre d’État en plus du portefeuille de la Transition écologique et solidaire. 

* et François Bayrou à la (Justice),  ministre d’État en plus d’être le nouveau garde des sceaux.

*Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères

****L’attelage gouvernemental d’Emmanuel Macron compte au total 18 ministres et quatre secrétaires d’État, la moitié d’entre eux étant issus de la société civile. Une stricte parité hommes/femmes a été respectée, selon l’engagement du président français.*cliquer ici: La France d’Emmanuel Macron

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*Emmanuel Macron élu avec plus de 65% des voix

 1er Mai devenu une fête pour les patrons dans actualité media_xll_9713310

*Emmanuel Macron a été élu dimanche président de la République française en battant largement la candidate d’extrême droite Marine Le Pen lors d’un second tour marqué par une forte abstention, mais de nombreux défis attendent cet homme jeune à l’ascension fulgurante, à commencer par l’obtention d’une majorité à l’Assemblée. Le candidat d’En Marche!, 39 ans, va devenir le huitième président de la Ve République, le plus jeune de l’Histoire. *dimanche 07 mai 2017

***Qui est Emmanuel Macron?

**Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, est le fils d’un couple de médecins. Son père est neurologue, sa mère pédiatre, et tous deux sont professeurs au CHU d’Amiens. Aîné de la fratrie, il a un frère et une soeur, il passe une grande partie de son enfance chez sa grand-mère adorée, nservatoire d’Amiens. En terminale, il arrive au lycée Henri-IV à Paris. Diplômé de Sciences Po Paris, il entame ensuite un cursus universitaire à Nanterre.Après une maîtrise de philosophie sur Machiavel, il rédige son mémoire de DEA sur l’Intérêt général, lecture et principes de la philosophie du droit de Hegel. En 2008, changement de cap, la banque Rothschild l’engage à l’âge de 30 ans. Son ascension au sein de la banque d’affaires est fulgurante, il en devient associé-gérant en décembre 2010. En mai 2012, il accepte la proposition de François Hollande, rencontré en 2007 lors d’un dîner chez Jacques Attali, de rejoindre l’Elysée en tant que secrétaire général adjoint de la présidence. Le 26 août 2014, il est nommé ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique dans le deuxième gouvernement de Manuel Valls.
Le 30 août 2016, Emmanuel Macron annonce sa démission du gouvernement. Quelques semaines plus tard, le 16 novembre, il annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle 2017.Côté vie privée, Emmanuel Macron est marié depuis octobre 2007 à Brigitte Trogneux, professeur de français de 24 ans son aînée, rencontrée en classe de première au lycée La Providence d’Amiens lors d’un atelier théâtre. Son épouse a trois enfants nés d’une précédente union. 
*plus de détails cliquer ici: La France d’Emmanuel Macron

Les Algériens se passionnent pour la présidentielle française dans actualité album_large_9730211

Hollande: "Je laisse la France dans un état bien meilleur"

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**La République en Marche, nouveau mouvement d’Emmanuel Macron, capitule devant les lobbies marocains.

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*sur la phto:Leïla Aïchi

Leïla Aïchi, la candidate de la neuvième circonscription des Français de l’étranger, membre du Modem de François Bayrou investie sous l’étiquette de la REM, a été retirée de la liste des candidats aux législatives des 11 et 18 juin 2017. Tout avait commencé par un communiqué du comité En Marche ! Le Maroc, qui, samedi dernier, annonce qu’il ne fera pas campagne pour la candidate «compte tenu des positions prises en 2013 par la sénatrice».

En février 2013, lors d’un colloque en faveur de l’indépendance du Sahara occidental, la sénatrice, aussi avocate et à l’époque membre du parti Europe Ecologie Les Verts, s’était alarmée de la situation des droits humains dans la région. «Le Sahara occidental est une problématique internationale, les atteintes aux droits de l’homme dont est victime la population sahraouie sont avérées, mais pas assez médiatisées.

Aujourd’hui plus que jamais, il est fondamental de faire appliquer et respecter le droit international», avait-elle alors déclaré dans un entretien donné à El Watan. Dans le sillage du comité dirigé par Hamza Hraoui, un professionnel de la publicité, d’autres voix se sont élevées contre la candidature de Leïla Aïchi, dont le cercle Eugène Delacroix (élus français pour l’amitié franco-marocaine). «Madame Aïchi n’a eu de cesse d’entretenir des relations de connivence avec l’insignifiant groupe Polisario en vue de déstabiliser la relation séculaire qui unit la France et le Royaume du Maroc», avait-il publié sur Facebook.

D’autres personnalités marocaines, comme Amira Sitail, directrice de l’information de la chaîne marocaine 2M, se sont jointes aux loups pour hurler contre la candidate. Dans un entretien au site Atlas Info, le président de l’Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang, a déclaré qu’il «ne serait pas acceptable qu’une personne qui professe des opinions anti-marocaines sur le Sahara soit soutenue par le principal mouvement politique en France».

Mardi, Leïla Aïchi a tenté de s’expliquer dans un communiqué en précisant qu’elle n’avait «jamais eu de paroles déplacées à l’encontre du Maroc, de son peuple et de la personne du Roi» et qu’en tant qu’élue de la République, elle n’a «aucune relation d’assujettissement envers une puissance ou des intérêts étrangers».

Elle s’est même félicitée «du retour du Maroc au sein de l’Union africaine» et a rappelé sa position en faveur «d’une solution juste, durable et mutuellement agréée sous l’égide des Nations unies». Cela n’a vraisemblablement pas suffi. Mercredi matin, Leïla Aïchi avait été enlevée des listes et Hamza Hraoui annonçait sur Twitter que «personne» ne serait «investi sur la neuvième circonscription sous l’étiquette de la REM». Restent en course 27 candidats dont Erwan Borhan Davoux, des Républicains, et Didier Le Bret pour le Parti socialiste.

Parmi eux, seuls trois vivent dans un des pays de la circonscription. Une fin assez singulière pour le mouvement d’Emmanuel Macron sachant que ce dernier a remporté 96,6% des voix et 92,2% au Maroc et que cette neuvième circonscription des Français de l’étranger, qui compte seize pays, soit quelque 150 000 Français inscrits sur les listes, est une des plus importantes.***Mélanie Matarese / el watan / vendredi 19 mai 2017

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*Les Algériens se passionnent pour la présidentielle française

Les Algériens, appelés à élire leurs députés le 4 mai 2017 lors d’un scrutin sans enjeu majeur, sont beaucoup plus passionnés par la présidentielle en France, le candidat Emmanuel Macron apparaissant clairement comme le préféré des autorités et de la population.

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« Bravo Emmanuel Macron », a posté sur son compte Facebook Yazid Chalal après l’annonce de la victoire du chef d’En Marche au premier tour de la présidentielle française.

« Il constitue un rempart contre l’extrême droite hostile aux Algériens (…) Il a eu le courage de dénoncer la colonisation », a ajouté cet homme de 52 ans.

En visite à Alger en février où il a été reçu avec les honneurs, M. Macron avait qualifié la longue colonisation française (1830-1962) de « crime contre l’humanité ».

Ses propos ont suscité de la sympathie en Algérie mais soulevé une polémique en France où la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, sa rivale pour le second tour, les a qualifiés de « crime » contre le pays.

A l’issue du premier tour, le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra a rendu hommage à M. Macron en le qualifiant d’ »ami de l’Algérie ». Il n’a en revanche pas parlé de Mme Le Pen, dont le père Jean-Marie, qui fut un partisan de l’Algérie française, est honni dans le pays.

Enjeu politique

Avec l’élimination de la course présidentielle de la droite (Les Républicains) et la gauche (Parti socialiste), les victoires de Mme Le Pen et M. Macron ont mis fin au traditionnel clivage qui définit la vie électorale française depuis plus d’un demi-siècle.

« En France, il y a une élection avec un enjeu politique alors qu’en Algérie (…) c’est un scrutin sans enjeu », analyse le sociologue Nacer Djabi.

Le Front de libération nationale (FLN, qui domine le Parlement depuis l’indépendance) et son allié le Rassemblement national démocratique (RND) devraient en effet conserver leur majorité au Parlement, selon les observateurs.

« Ici, les gens suivent la présidentielle française. Les législatives (en Algérie), on s’en fout complètement », lance à la cantonade le serveur d’un restaurant algérois sous les sourires des clients.

Selon M. Djabi, les conséquence d’une victoire de Marine Le Pen seraient « désastreuses ». « Les millions d’Algériens vivant en France et les milliers qui font l’aller-retour entre les deux rives de la Méditerranée vont pâtir de ses positions xénophobes », estime-t-il.

Les Algériens forment une des plus importantes communautés étrangères en France et sont des centaines de milliers à détenir la double nationalité et à voter dans l’Hexagone.

« Il n’y a pas une seule famille algérienne qui n’ait pas un proche en France », note Amar, un médecin septuagénaire dont les deux filles vivent à Paris.

– Les ‘vieux’ au pouvoir –

Après un tassement de l’émigration professionnelle dans les années 70, le mouvement a repris vingt ans après en raison de la guerre civile. Ces derniers temps, ce sont les diplômés de l’enseignement supérieur qui partent par milliers vers la France.

Or certains craignent de ne plus pouvoir s’y rendre en cas d’élection de Marine Le Pen. « Si c’est Macron qui est élu, l’espoir est permis », déclare Hamid, un étudiant en médecine qui rêve de décrocher un poste en France.

Depuis des semaines, la campagne électorale en France est abondamment commentée par la presse et sur les réseaux sociaux, inspirant une série de caricatures dans les journaux francophones.

Le célèbre dessinateur de presse Ali Dilem a osé dans le quotidien Liberté une caricature du président Abdelaziz Bouteflika, 80 ans ( …) Le chef de l’Etat est assis dans un fauteuil roulant avec une perfusion. En face de lui, un Algérien tient en main une caricature de Macron sur laquelle est inscrit son âge, 39 ans, et lance: « La France aussi ».

« L’Algérie est un pays de jeunes gouvernés par des vieux. Ces jeunes aimeraient bien avoir ici un candidat à la présidentielle ayant le profil de Macron », estime M. Djabi.*source: jeuneafrique./ samedi 29 avril 2017

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Enfin la vérité sur l’assassinat de Mehdi Ben Barka ?

*Avant de quitter ses fonctions aujourd’hui, le président français François Hollande a décidé de lever le secret-défense sur 89 documents relatifs à l’affaire de l’assassinat en France de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

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*L’avis favorable de la Commission du secret de la Défense nationale (CSDN) pour la levée du secret a été publié au Journal officiel de la République française le 5 mai.
L’avis a été rendu possible grâce à la saisine de la CSDN par le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, après une requête déposée en faveur de la déclassification des documents émanant des archives du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece) au ministère de la Défense. Cette déclassification concerne 89 documents liés à cette affaire.
Ils englobent les rapports, notes de synthèse, bulletins de renseignement, procès-verbaux, auditions, questionnaires, fiches, biographies, des photos et lettres détenus dans les archives du Sdece. Une fois validés par le ministre de la Défense, ces documents vont être transférés chez le juge d’instruction pour permettre, par la suite, aux avocats de la famille Ben Barka de les consulter. Mais un document est reste bloqué dans cette déclassification et la CSDN a refusé de lever le secret-défense. Selon les médias français, il s’agit d’un document qui se trouvait, en 2010, dans les locaux de la Direction générale de la sécurité extérieure et dont on ignore le contenu. Par le passé, plusieurs archives ont été déclassifiées mais n’ont pas aidé à élucider le mystère de l’assassinat de Mehdi Ben Barka. Réagissant à cette décision de François Hollande, Bachir Ben Barka, le fils de l’opposant assassiné, a considéré cette déclassification de “premier pas”, demandant à l’occasion au gouvernement marocain de faire de même.
Il s’est dit, toutefois “étonné” de cette “peur de la vérité” au sujet du blocage d’un document. “Nous sommes scandalisés par le manque de courage des politiques pour mettre fin à ce dossier de part et d’autre de la Méditerranée”, a-t-il déclaré à la chaîne d’information France 24. Il y a lieu de rappeler que Mehdi Ben Barka, l’un des principaux opposants socialistes au roi Hassan II et chef de file du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste, a été enlevé le 29 octobre 1965 à la brasserie Lipp à Paris par deux policiers français qui l’ont remis aux services de renseignements marocains. Des révélations et enquêtes journalistiques ont toutes évoqué la responsabilité de l’État français dans cet assassinat. La publication Le Courrier international a même fait état d’une enquête d’un journal israélien impliquant le Mossad dans cette affaire.
Ce journal avait indiqué que sur sollicitation des autorités marocaines, les services de renseignements israéliens devaient faire disparaître le corps de Mehdi Ben Barka. Son cadavre sera emmené, enterré en pleine nuit dans la forêt de Saint-Germain, puis dissous à l’acide avec des produits chimiques achetés dans plusieurs pharmacies, selon l’enquête.*source: Liberté / dimanche 14 mai 2017

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évnements d’El Hoceima Maroc

       **Le Rif en ébullition

Une nouvelle manifestation s’est déroulée jeudi à Al Hoceïma, ville de la région du Rif, dans le nord du Maroc, rapporte l’AFP citant des sources concordantes.

      **contre la Hogra, l’injustice et l’inégalité

A Rabat, la capitale, les manifestants se sont donné rendez-vous, ce dimanche soir, devant le parlement pour exprimer leur colère quant à ce qu'ils considèrent comme l'expression de la « hogra ».

Le leader du mouvement, Nasser Zefzafi, a dénoncé entre autres la «corruption» de l’exécutif et des politiciens locaux, les «mafias» locales, «l’esprit de répression» de l’Etat et de ses services de renseignement qui «manipulent les institutions», la «présence massive» des militaires dans la ville, le «sous-développement» de la région, le nouveau gouvernement islamiste. 

*cliquer ici: le Maghreb des peuples

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**France: Premier tour de l’élection présidentielle, 23 avril 2017

* Emmanuel Macron et Marine Le Pen, au second tour

EN DIRECT: Macron et Le Pen au second tour

 **Les Français ont voté ce dimanche pour le premier tour de la présidentielle. Inconnu des Français il y a à peine trois ans, Emmanuel Macron a remporté dimanche le premier tour de l’élection présidentielle avec 23,7 % des voix. L’ancien ministre de l’Economie de François Hollande va entamer ces deux dernières semaines de campagne dans l’habit du favori et pourrait devenir, à 39 ans, le plus jeune président de l’histoire de la Cinquième République française. *divers médias - Emmanuel Macron, arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, a estimé dimanche auprès de l’AFP que « l’on tourne clairement aujourd’hui une page de la vie politique française ». « Les Français ont exprimé leur désir de renouvellement. Notre logique est désormais celle du rassemblement que nous poursuivrons jusqu’aux élections législatives.

Emmanuel Macron ou la stratégie du météore

L'argent des pauvres accaparé par les riches dans actualité media_xll_9683882

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On ne peut pas mettre derrière chaque candidat un magistrat

*Législatives 2017.Algérie…jeudi 04 mai 2017 **

«Le risque de voir l’Assemblée contrôlée par l’argent sale n’a jamais été aussi grand»

*Observateurs étrangers : Une stricte caution de forme Agrandir la taille du texte

Le RCD ne veut pas rencontrer les observateurs de l’UE

***il l’accuse de « complaisance » avec le pouvoir

“Deux scénarios se présentent au pays : le bout du tunnel ou le chaos, une éventualité à ne pas exclure”, met en garde le président du MSP.

**cliquer ici: Législatives 2017.Alg.suite1

***articles similaires:  Législatives 2017.Alg.suite-2

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*Succès du Front Polisario, au Conseil de sécurité de l’ONU

Le Conseil de sécurité a adopté, vendredi soir, 28 avril 2017- une résolution qui, en théorie, doit contribuer à relancer les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, en vue de l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

On retiendra surtout que c’est un succès inattendu du Front Polisario, qui a manœuvré de main de maître pour aboutir à ce résultat, qui, en outre, donne un nouveau mandat d’une année à la Minurso. Pourtant, jusqu’à vendredi après-midi, on ne donnait pas cher de la peau des Sahraouis au point que les Marocains s’étaient mis à crier victoire avant même la réunion du Conseil.

Tout a commencé il y a de cela quatre mois. Les Marocains sortent du mur dans lequel ils étaient confinés, conformément au cessez-le-feu dicté par l’ONU, et se mettent à bitumer un tronçon routier dans la zone de Guerguerat, proche de la frontière mauritano-sahraouie. Une provocation inacceptable pour les dirigeants de la RASD. Ils savent que chaque semaine 200 à 300 camions partent pour l’Afrique de l’Ouest, principalement pour le Sénégal.

Officiellement, ils transportent de la marchandise licite. En réalité, les Marocains, dont le pays est devenu un narco-Etat principal producteur mondial de cannabis, se livraient à un intense trafic de drogue. Le Front Polisario dépêche une quinzaine de gendarmes dans la zone. Comme à son habitude, le palais royal se met à se lamenter, accusant entre autres l’Algérie d’être la cause de tous ses malheurs. La tension monte brusquement dans la région.

Face au risque de dérapage, l’ONU demande au Maroc et au Front Polisario de retirer leurs forces de la zone. Rabat, traumatisé sans doute par les défaites des FAR face à l’ALPS durant les années 1970 et 1980, retire ses forces. Les Saharouis, estimant à juste titre qu’ils sont dans leur pays, refusent d’obtempérer.

A partir de là, la machine va s’emballer. Le nouveau secrétaire général de l’ONU, le Portugais Guterres, fait un rapport de situation dans lequel il demande au Front Polisario de retirer ses gendarmes de la zone. Le Conseil de sécurité est convoqué. Les Etats-Unis soumettent un projet de résolution qui culpabilise les Sahraouis pour leur refus d’obtempérer. Le Maroc jubile. Le Sénégal, allié inconditionnel du palais royal depuis l’époque où Senghor était à sa tête, travaille en coulisses contre l’indépendance de la RASD. Il a une arrière-pensée. Il espère qu’un jour les Marocains s’empareront du nord de la Mauritanie et lui prendra le sud, parce que peuplé de Noirs, un grand rêve senghorien.

Malheureusement pour tous ces apprentis colonialistes, les Sahraouis ont fait preuve d’une grande capacité manœuvrière. Quelques heures avant la réunion du Conseil de sécurité, ils annoncent le redéploiement de leurs gendarmes. Les Américains remanient leur texte et en font un document destiné à relancer les négociations entre les deux parties. Un processus au point mort jusque-là à cause des blocages marocains.

Cette résolution, précise Michele Sison, la représentante de la délégation américaine, fixe de «nouvelles normes» pour la Minurso. «Nous ne nous laisserons pas dévier de notre objectif qui est de permettre au peuple du Sahara occidental d’organiser un référendum sur le statut futur de ce territoire.» Le rêve marocain tombe à l’eau.

Il n’est plus question de l’intransigeance du Front polisario dans le texte,  adopté à l’unanimité par 15 membres du Conseil. «Les dirigeants sahraouis ont fait preuve d’une grande lucidité et d’un haut sens de la responsabilité, puisque pendant des mois la tension était montée dans la zone de Guerguerat», nous a déclaré Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires étrangères.

Le Front Polisario a su exploiter avec intelligence les maladresses marocaines et a poussé la communauté internationale à s’intéresser à nouveau et de façon sérieuse, au conflit qui n’a que trop duré et qui déstabilise tout le Maghreb.

Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Islem Ould Saheb, dans une déclaration à El Watan,  salue la résolution, estimant qu’il reste encore beaucoup à faire. «Rabat, a-t-il dit, a provoqué la crise de Guerguerat en ouvrant une brèche dans le mur pour faire du trafic, en violation du cessez-le-feu.

La prochaine étape pour le secrétaire général de l’ONU, souligne-t-il, est de résoudre le problème de Guerguerat s’appuyant pour cela sur le rapport onusien qui ‘‘reconnaît que la crise à Guerguerat soulève des questions de fond, liées au cessez-le-feu’’ et engage M. Guterres à trouver une solution.»

Un lourd dossier qui attend également Horst Kohle, ancien président de la RFA, qui a succédé à Christopher Ross comme représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental.

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Les extraits de la résolution onusienne

Le Conseil de sécurité s’est engagé vendredi, aux termes d’une résolution qu’il a adoptée à l’unanimité sur le Sahara occidental, à mettre fin à l’impasse politique en appuyant la relance du processus onusien, bloqué par le Maroc depuis 2012. L’organe onusien a affirmé son plein appui aux efforts du secrétaire général et son envoyé personnel pour qu’une solution politique soit trouvée à la question du Sahara occidental.

La résolution du Conseil de sécurité, adoptée après plusieurs jours de tractations serrées, souligne que la relance des négociations avec «une nouvelle dynamique doit déboucher sur la reprise du processus politique pour parvenir à une solution politique qui soit mutuellement acceptable et qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies».

Le Conseil de sécurité a demandé aux deux parties du conflit de reprendre les négociations sous les auspices du secrétaire général, sans condition préalable et de bonne foi, en tenant compte de l’action menée depuis 2006. Le secrétaire général est tenu à ce propos de faire au moins deux exposés par an au Conseil de sécurité sur l’état d’avancement des négociations et des difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la Minurso.

Soulignant la nécessité d’avancer sur la voie d’une solution politique, le Conseil de sécurité a enjoint au secrétaire général de le tenir informé dans les six mois, à compter de la désignation du nouvel envoyé personnel, de l’avancement des négociations.

Intervenant après le vote de la résolution, la représentante de la délégation américaine, Michele Sison, a relevé que le report de l’adoption de ce texte a été «essentiel pour permettre à l’ONU et à la Minurso de refermer le chapitre de l’année dernière au Sahara occidental». «Le Conseil de sécurité doit porter son attention là où elle doit être, à savoir soutenir un règlement politique», a-t-elle dit. La résolution fixe, selon Mme Sison, de «nouvelles normes» pour la Minurso, qui doit pouvoir recruter des personnels dotés de compétences adéquates, a-t-elle précisé. «

Nous ne laissons pas divertir de notre objectif qui est de permettre au peuple du Sahara occidental d’organiser un référendum sur le statut futur de ce territoire», a ajouté la représentante.
Le représentant de l’Uruguay, Elbio Rosselli, a appelé de ses vœux à une reprise des négociations «dans un nouvel esprit», alors que celui de la Suède, Carl Skau, a estimé que la reprise du processus politique est devenue indispensable, notant que le texte adopté encourage le nouvel envoyé spécial du secrétaire général à revitaliser les efforts en vue de parvenir à une solution politique. De son côté, le représentant de l’Ethiopie, Tedeka Alemu, a insisté sur l’importance du retour de la composante civile de la Minurso, saluant l’évolution de la situation dans la zone tampon de Guerguerat. Selon lui, les conditions requises pour la reprise des négociations sont réunies. Il est impératif que le Conseil de sécurité «comprenne bien la situation générale», a-t-il dit. Petr Iliichev, le représentant de la Russie, a indiqué qu’il faut s’orienter vers la reprise des pourparlers directs entre le Front Polisario et le Maroc, considérant que seul un règlement politique sera durable. Il a estimé que le nouvel envoyé spécial devra redoubler d’efforts pour parvenir à la reprise des négociations.
 *Tayeb Belghiche / el watan / dimanche 30 avril 2018

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Projets marocains d’énergie renouvelable au Sahara occidental

L’Union européenne exclut tout financement

La Commission européenne a exclu tout financement européen de projets marocains d’énergie renouvelable en territoires occupés du Sahara occidental, a rapporté hier l’APS.

«En ce qui concerne les projets d’énergie renouvelable au Sahara occidental, l’UE (Union européenne) ne finance pas de tels projets et, lorsqu’elle est contactée par des entreprises européennes et des citoyens, l’UE les informe en conséquence du statut juridique du Sahara occidental et notamment de l’exploitation de ses ressources naturelles», a écrit la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans sa réponse, au nom de l’UE, à l’eurodéputé Miguel Viegas qui l’interpellait sur l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental.

La haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité a souligné, dans sa réponse, que l’exploitation des ressources naturelles au Sahara occidental est «spécifiée dans un avis juridique d’un sous-secrétaire général aux affaires juridiques des Nations unies (Hans Corell)».

Cet avis juridique, rendu en février 2002, souligne que l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental doit se faire au profit du peuple sahraoui et avec son consentement. Elle a affirmé, il y a quelques jours, que le statut du Sahara occidental reste celui d’«un territoire non autonome», comme l’a décidé, en 1963, le comité de décolonisation de l’ONU.

«Le Sahara occidental est inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU», a-t-elle écrit dans sa réponse, au nom de la Commission européenne, aux députés européens qui l’interpellaient sur la présence militaire marocaine au Sahara occidental. A ce titre,  «le statut définitif du Sahara occidental continue de faire l’objet d’un processus de négociation mené sous l’égide des Nations unies».

Elle a réaffirmé le soutien de l’UE pour les efforts déployés par le secrétaire général des Nations unies en vue de parvenir à «une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies.» Le Commissaire européen chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, Miguel Arias Canete, a assuré, début février, que l’UE tiendra désormais compte du statut «distinct et séparé» du territoire du Sahara occidental dans ses échanges avec le Maroc en matière d’énergie renouvelable.

«La déclaration (sur l’échange d’électricité renouvelable) sera mise en œuvre en tenant dûment compte du statut distinct et séparé du territoire du Sahara occidental selon le droit international», a-t-il affirmé dans sa réponse, au nom de la Commission européenne, aux députés européens Florent Marcellesi, Josep-Maria Terricabras et Jill Evans qui l’exhortaient à exclure l’énergie produite au Sahara occidental de ces échanges.*el watan / mercredi 17 mai 2017

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Situation des droits de l’homme au Sahara occidental

le 16.05.17 | ek watan

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	Manifestation de soutien des familles de prisonniers de Gdeim Ezik<br /><br /><br /><br /><br />

Manifestation de soutien des familles de prisonniers de Gdeim Eziktrans france

Les détenus politiques sahraouis de Gdeim Ezik ont décidé de suspendre la grève de la faim d’avertissement prévue initialement les 15 et 16 du mois en cours, selon l’APS, en protestation contre les violations juridiques et les complots flagrants qui entachent leurs procès à Rabat après l’«engagement du vice-procureur général et du directeur régional des prisons à satisfaire leurs revendications».

La décision des détenus sahraouis intervient peu après la visite effectuée dimanche par le vice-procureur général et le directeur régional de l’administration pénitentiaire qui se sont engagés à «satisfaire les revendications légitimes» et ont réitéré leur souci d’«éviter ce qui s’est passé vendredi dernier lorsque leurs familles avaient fait l’objet d’humiliation et d’intimidation outre leur privation du droit de visite en raison la mise à nu de la politique de l’Etat marocain et de ses violations patentes des droits de l’homme à l’intérieur même du tribunal».

«Nous, détenus politiques sahraouis de Gdeim Izik, avons décidé de suspendre la grève de la faim d’avertissement que nous envisagions d’entamer les lundi et mardi, 15 et 16 mai courant, en protestation contre les violations juridiques et les complots flagrants pour permettre au vice-procureur général et au directeur régional des prisons de répondre à nos revendications légitimes et légales», ont affirmé les détenus dans un communiqué.

Ils ont dénoncé également le «procès mascarade», rejetant plusieurs vices de forme, notamment la convocation de la délégation marocaine conduite par l’ancien ministre de l’Intérieur, Tayeb Echarqaoui, l’absence de décision liée à la nomination d’un avocat de l’Etat marocain et les tentatives désespérées d’avancer des motifs non juridiques aux greffiers.

Les détenus sahraouis se sont élevés aussi contre «la partialité claire du président du tribunal et ses déclarations publiques faisant état de ses convictions politiques à l’égard de notre cause nationale et son soutien inconditionnel aux témoins du parquet (…)  ce qui constitue une infraction grave quant à la tenue d’un procès équitable». Comme ils ont réitéré leur «condamnation ferme de la partialité du président du tribunal et l’absence de l’indépendance de la juridiction», insistant sur l’importance de garantir un «procès propre et intègre».

Procès ou «pantomime» ?

Par ailleurs l’eurodéputée espagnole Paloma Lopez a dénoncé hier les manœuvres marocaines visant à allonger le procès des prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik pour décourager les observateurs internationaux d’assister à ce procès et pouvoir ainsi rendre des sentences indûment sévères et inéquitables.

La députée européenne, qui s’est rendue la semaine passée à Salé (Maroc) pour suivre le déroulement du procès, a affirmé que ce procès court le risque de durer beaucoup plus de temps que prévu, dénonçant «les manœuvres des autorités marocaines visant à allonger le procès d’une manière abusive pour éviter la présence d’observateurs internationaux qui pourraient dénoncer l’espèce de pantomime qu’est devenu le procès». Selon Paloma Lopez, «les audiences tenues jusque-là corroborent ce que nous avions déjà dénoncé le mois dernier.»

Elle a relevé que la procédure «est pleine d’irrégularités» et que «le tribunal fait tout son possible pour que les condamnations illégales prononcées lors du procès tenu devant un tribunal militaire en février 2013 soient maintenues». L’eurodéputée craint que les sentences à l’encontre des prisonniers soient déjà prêtes étant donné le manque de preuves réelles les incriminant. «Ils continuent d’entraver l’entrée des observateurs au procès», a-t-elle observé, indiquant que le tribunal fait tout son possible pour que ceux qui sont d’origine sahraouie et même les familles des accusés ne puissent pas entrer.

A toutes les irrégularités déjà dénoncées, à savoir la falsification de preuves, le non-respect du protocole d’Istanbul et des résolutions du Comité de l’ONU contre la torture, l’extraterritorialité du procès qui devrait se tenir dans le territoire occupé du Sahara occidental conformément aux Conventions de Genève auxquelles le Maroc a adhéré, et l’absence totale de prise en compte de la présomption d’innocence des prisonniers, s’ajoute le fait que «les tortionnaires sont admis comme témoins, alors qu’ils devraient être sur le banc des accusés». En février 2013, vingt-quatre militants et défenseurs des droits de l’homme sahraouis ont été condamnés par un tribunal militaire marocain à de lourdes peines en raison de leur participation au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en 2010.

Les condamnations ont été prononcées sur la base d’aveux obtenus sous la torture, à l’issue d’un procès inique marqué notamment par le refus d’entendre des témoins cités par la défense. Le 27 juillet 2016, la Cour de cassation marocaine a annulé, sous la pression d’organisations internationales de défense des droits de l’homme et de juristes militants, la condamnation injuste prononcée par un tribunal militaire à l’encontre de ces militants sahraouis. Le procès a repris le 26 décembre 2016. Procès reporté jusque-là à quatre reprises.
 *Amnay idir / el watan / mardi 16 mai 2017

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	Plus d'un millier de migrants sont morts en M&eacute;diterran&eacute;e depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e 2017. (archive)<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Naufrages au large de la Libye

plus de 230 disparus  et au moins 11 morts

Les corps de 10 femmes et d’un enfant ont été découverts lundi sur une plage de Zawiya, à 50 km à l’ouest de Tripoli.

Au moins onze migrants sont morts et plus de 230 autres sont portés disparus après deux naufrages au large de la Libye, ont rapporté lundi la marine libyenne et des organisations internationales, citant des survivants.    

Les corps de 10 femmes et d’un enfant ont été découverts lundi sur une plage de Zawiya, à 50 km à l’ouest de Tripoli, selon un responsable du Croissant Rouge libyen qui n’a pas donné davantage de détails. On ignorait notamment si ces personnes étaient à bord d’une embarcation qu a récemment chaviré au large de Zawiya.   

Sept migrants à bord de cette embarcation – une femme et six hommes – ont été secourus dimanche, a indiqué lundi à l’AFP le porte-parole de la marine libyenne Ayoub Kacem. Selon des survivants, le bateau transportait 170 migrants (35 femmes et 9 enfants).

Un deuxième naufrage concerne un canot pneumatique parti vendredi matin de Libye avec 132 personnes à bord. Au bout de quelques heures, le canot a commencé à se dégonfler, jusqu’à se renverser. Quelque 50 survivants ont été secourus par un porte-conteneur danois, l’Alexander Maersk, dérouté par les gardes-côtes italiens, qui les a débarqués dimanche à Pozzallo, dans le sud de la Sicile, ont indiqué le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon les survivants, des femmes et des enfants figurent parmi les disparus.    

Plus de 6.500 migrants ont été secourus entre vendredi et dimanche dans les   eaux internationales au large de la Libye et conduits en Italie, selon les gardes-côtes italiens. Plusieurs centaines d’autres ont été secourus dans les eaux libyennes et reconduits en Libye. Au total, plus de 43.000 migrants sont arrivés en Italie depuis le début de   l’année, selon le ministère italien de l’Intérieur, tandis que plus d’un millier d’autres sont morts en Méditerranée, selon le HCR et l’OIM.    
L’année dernière, 181.000 migrants, un record, étaient parvenus en Europe via les côtes italiennes, dont 90% en provenance de Libye. Les passeurs de migrants clandestins profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La plupart des départs ont lieu depuis l’ouest du pays, à destination de l’Italie qui se trouve à 300 kilomètres.

**AFP / lundi 08 mai 2017

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*Chelsea Manning, la taupe de WikiLeaks, libérée de prison

media_xll_9735166 front.Polisario

Chelsea Manning, la militaire transsexuelle emprisonnée pour avoir fourni à WikiLeaks des milliers de documents secrets, a été libérée mercredi après-midi et a quitté le pénitencier militaire de Fort Leavenworth, aux confins du Kansas et du Missouri (centre des Etats-Unis), indiquent la BBC et NBC. L’information leur a été confirmée par un porte-parole de l’armée américaine.

L’ancienne taupe de WikiLeaks, 29 ans, avait fait fuiter plus de 700.000 documents confidentiels ayant trait aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, dont plus de 250.000 câbles diplomatiques qui avaient plongé les Etats-Unis dans l’embarras.

Condamnée en cour martiale à 35 ans de réclusion, la militaire est sortie après seulement quelques années derrière les barreaux à la faveur d’une peine commuée par l’ancien président Barack Obama, juste avant qu’il ne quitte la Maison Blanche.*mercredi 7/05/2017 – 14h29  Source: Belga

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