*Logement…un toit pour chaque Algérien

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*bénéficiaires des logements sociaux de manières illégales et douteuses.

  **enquêtes sur les bénéficiairesLes services des renseignements généraux relevant de la Direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn) ont diligenté des enquêtes sur les bénéficiaires des logements sociaux de manières illégales et douteuses.

Ces bénéficiaires qui font l’objet de ces enquêtes sont soupçonnés d’avoir bénéficié de logements en dehors du cadre social ou de les avoir obtenus en dépit du fait qu’ils ne résident pas dans la commune ou de la daïra au niveau desquelles ils les ont obtenus. Une source fiable a indiqué à Echorouk que l’ouverture de ces enquêtes intervient après la vague de contestation qui a accompagné les opérations de distribution des logements au niveau de différentes wilayas du pays. En effet, dès que les listes des bénéficiaires sont affichées, les sièges des APC et daïras se transforment en « champs de bataille  ». Les citoyens qui se disent « victimes de l’injustice » dans la distribution de ces logements jettent la responsabilité sur les P/APC. En réaction à leurs « exclusions », plusieurs d’entre eux ont tenté de s’immoler par le feu, d’autre ont essayé d’incendier et de saccager les sièges de ces APC et daïras alors que d’autres encore ont barricadé le routes et ont paralysé la circulation au niveau de plusieurs régions du pays. Les enquêtes diligentées par les services de renseignements généraux, relevant de la Dgsn, toucheront les 48 wilayas qui sont concernées par la distribution de 62 000 logements sociaux. Des témoignages et des informations données par des citoyens montrent qu’un grand nombre de bénéficiaires de ce type de logements  ne résident pas dans les communes et daïras dans lesquelles ils les ont obtenus. En plus de ceux là, un autre grand nombre de personnes ont bénéficié de ces logements de manières illégales et douteuses. Il s’agit d’individus ayant falsifié leurs attestations de résidence ou de personnes qui ont bénéficié de logements par la corruption ou grâce à leurs relations avec les élus locaux.  Pour faciliter la mission des services de sécurité qui enquêtent sur les bénéficiaires et les opérations de distribution, plusieurs walis et walis délégués ont ordonné d’annuler les listes des bénéficiaires de ces logements. Cela intervient suite à des informations prouvant que des personnes ont bénéficié illégalement de ces logements alors que les vrais nécessiteux en ont été exclus. (Echorouk-01.07.2011.)

*Destinés aux jeunes : ce qu’il faut savoir sur le projet des 50 000 logements par facilité

Le ministre de l’habitat et de l’urbanisme a révélé qu’une commission mixte regroupant des responsables de son département ministériel et celui des finances a été mise en place. Cette commission tranchera sur la meilleure formule pour les 50 000 logements destinés aux jeunes dans le cadre de la vente par facilité.Le ministre estime que la formule sera probablement similaire à celle de la Location- vente et la formule logement promotionnel aidé (LPA). Selon M. Noredine Moussa, cette formule prendra en considération les capacités de financement des jeunes qui ne peuvent pas avancer l’apport initial qui peut atteindre dans certains cas les 86 millions de centimes.  Dans une déclaration au journal Echorouk, le premier responsable au secteur de l’habitat et de l’urbanisme a indiqué que les 50 000 logements par facilité qui ont été parmi les axes abordés lors du dernier conseil des ministres est un programmes de logement supplémentaire aux programmes global de 200 000 logements. Ces 50 000 logements par facilité renforceront les 240 000 logements entrant dans la formule logement promotionnel aidé. Pour bénéficier du logement social participatif (LSP), un apport initial de 700 000 DA est exigé au départ. Or, la frange de la société à laquelle est destiné ce programme, particulièrement les jeunes de moins de 35 ans, rencontrent énormément de difficultés à collecter cette importante somme. Interrogé sur ce point, Noureddine Moussa a indiqué que ce montant (700 000 DA) n’a jamais été fixé par quelque texte que ce soit. «Le LSP obéit au principe d’un financement triangulaire, à savoir l’apport personnel, l’aide de l’Etat qui est de 700 000 DA et un crédit bancaire», a-t-il expliqué. Selon lui, les citoyens ne sont pas solvables vis-à-vis de la banque de la même façon. Il y a des gens, compte tenu de leur âge et de leurs revenus, qui peuvent avoir des crédits conséquents. A ce moment-là leur apport personnel est minime. En revanche, ceux qui sont à un âge un peu plus avancé, leurs revenus ne leur permettent pas d’avoir un crédit conséquent. «C’est pour cela que l’apport personnel paraît important. Ainsi, l’apport personnel n’est pas fixé, mais dépend de la solvabilité du souscripteur.» Abordant le programme de Logement public locatif (LPL), il a souligné que les jeunes de moins de 35 ans bénéficient de 40% de ce programme et cette disposition est valable depuis le dernier décret 08-124 du 11 mai 2008 qui régit ce segment d’offre. Interrogé sur ce que comptent faire les pouvoirs publics en matière de réalisation pour satisfaire les deux segments, à savoir l’éradication de l’habitat précaire et le LPL à proprement dit (logement public locatif) le ministre a indiqué que 340 000 logements sont destinés exclusivement à l’éradication de l’habitat précaire. Pour le programme quinquennal 2010-2014, 800 000 logements sont prévus pour ces deux segments du LPL. Sur un autre plan, le ministre a indiqué que la  plus grande partie des réalisations de logements lors du précédent programme quinquennal 2005-2009 a été réalisée par des entreprises algériennes. Au début de ce programme, l’Algérie disposait de 22 000 entreprises. À sa fin, 31 800 entreprises ont été recensées. «Il y a eu une création d’un assez grand nombre d’entités lors de ce programme et ceci est une excellente opportunité pour l’économie nationale», a indiqué M Moussa. «Les petites entreprises sont devenues moyennes, les moyennes sont devenues grandes», a-t-il conclu. (Echorouk-01.03.2011.)

 

**La bonne formule pour acquérir un logement

 

Les citoyens pourront se déplacer vers les établissements financiers et faire les premières démarches pour se voir octroyer un prêt immobilier.

Le crédit immobilier à taux bonifié tant attendu par les ménages algériens est enfin arrivé. Ces derniers peuvent, dès à présent, se présenter au niveau des agences bancaires pour demander le sésame qui leur permettra d’acquérir un logement.
En effet, cela fait une semaine que la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (Cnep-Banque), leader dans le financement immobilier dans le pays, a entamé l’application sur l’ensemble de son réseau, du dispositif de bonification des taux d’intérêt des prêts pour l’acquisition d’un logement promotionnel collectif ou la construction d’un logement rural, et ce, dans le cadre du décret exécutif n°10.87 du 10 mars 2010. La bonification s’applique aux crédits hypothécaires inhérents à l’acquisition d’un logement neuf auprès d’un promoteur immobilier, un logement totalement fini ou dans le cadre de la vente sur plan et à la construction d’une habitation rurale.
Ainsi, après avoir fait un long travail de prospection auprès des promoteurs immobiliers privés, des Offices de promotion et de gestion immobilières (Opgi), ou encore pour des logements sociaux participatifs (LSP), les citoyens pourront se déplacer vers les agences de la CNEP-Banque et faire les premières démarches pour bénéficier d’un prêt immobilier. Selon cet établissement financier, la constitution du dossier de crédit obéit aux mêmes règles et conditions en vigueur actuellement à la Cnep-Banque en plus de la mise en oeuvre des procédures et des textes réglementaires pour que les citoyens éligibles au dispositif puissent accéder rapidement aux prêts. Toutefois, les citoyens candidats seront surpris par la présence d’une grande foule au niveau des agences concernées et devront faire preuve de patience. Et de la patience, il en faut, à voir le nombre de clients qui affluent tous les jours depuis l’annonce de la mise en oeuvre de ce dispositif. Plusieurs dizaines par jour, selon les responsables de l’établissement visité.

Un crédit pour 40 ans
Cela a été le cas au niveau de l’agence de Garidi I. Cette dernière affiche un rush permanent. Et les quatre bureaux du service crédit ne désemplissent pas. La salle d’attente est constamment bondée.
La plupart de ces citoyens se sont déplacés au niveau des autres banques, tel que la BNA, le CPA, ou encore la BDL où le prêt à taux bonifié n’est pas encore appliqué, avant de se rendre à la Cnep-Banque. Certains ont même dû attendre plus d’une heure pour se voir accorder un entretien avec un conseiller de l’agence. C’est le cas de Yamina B., la trentaine, venue se renseigner à propos de ce nouveau dispositif. «Cela fait presque une heure que j’attends mon tour et il reste encore deux personnes devant moi», a-t-elle indiqué en regardant sa montre qui affichait déjà 14h35. Cette dernière s’impatientait encore plus en sachant que l’établissement fermait ses portes à 15h30. Après une longue attente qui aura eu raison du postulant qui la précédait, Yamina entre enfin dans le bureau de la conseillère. Cette dernière a entamé un petit entretien autour du «type de produit» que désirait la cliente. Elle lui présenta plusieurs fiches concernant les crédits au logement prévus par la banque. Logement promotionnel participatif, logement en vente sur plan, promotionnel, ou encore ancien et de particulier à particulier, tout y est. C’est au client de faire son choix.
Mais Yamina a une idée bien précise sur le type de crédit qu’elle veut contracter. Cette dernière a déposé un dossier auprès d’un promoteur pour l’acquisition d’un logement de type LSP et désire faire une simulation sur l’emprunt qu’elle devra faire. La conseillère s’exécute en demandant les renseignements de base, à savoir l’âge, la situation matrimoniale en cas de cohabitation, la qualité professionnelle, salarié ou commerçant et la qualité du client, s’il est un épargnant Livret épargne logement (LEL), Livret épargne populaire (LEP) ou non épargnant.La simulation devra également prendre en compte les critères d’acquisition d’un logement LSP. En effet, le postulant à ce type de logement doit verser un apport personnel équivalent à 10% au minimum du prix du logement. Cette somme devra être ajoutée au montant de l’aide de la Caisse nationale du logement (CNL) de l’ordre de 700.000 dinars selon le barème en vigueur. La durée du crédit, quant à elle, s’étale sur 40 ans au maximum avec une limite d’âge de 70 ans. Aussi, le revenu mensuel du ménage ne doit pas dépasser les 72.000 dinars.
Dans ce cas précis, les revenus du couple ne doivent pas dépasser les 50.000 dinars. Tous ces renseignements pris, la conseillère entame l’exercice de simulation pour un montant de 1.400.000 dinars avec un taux d’intérêt de 1% sur une durée donc de 40 ans et un différé de remboursement de 6 mois. Et le résultat de cette simulation est plus que satisfaisant pour la cliente, puisque la banque peut lui accorder la totalité de la somme demandée. Quant aux mensualités à rembourser, elles sont de l’ordre de 4 845 dinars.

Une simulation pour 5 millions de DA
La conseillère a également entrepris de montrer à sa cliente la différence entre le crédit à taux bonifié et le crédit aux taux précédemment appliqués qui étaient de 5,75%, 6,25% et 6,5%. Cette dernière n’est pas visible au niveau du montant de l’emprunt, mais plutôt au niveau des mensualités de remboursement. Et pour cause, ces dernières sont pratiquement doublées avec les anciens taux. «La Cnep s’engage à vous octroyer un crédit en qualité de non épargnant d’un montant de 1.400.000 dinars avec un taux d’intérêt de 6% (…) ceci vous engage à rembourser une mensualité d’un montant de 8983 dinars», pouvait-on lire sur la copie du document qui lui a été délivré. Mounir S., un quadragénaire a, quant à lui, été reçu dans un second bureau du même service. Ce dernier s’est présenté pour un crédit destiné au financement de l’acquisition d’un logement promotionnel.
Le conseiller qui l’a pris en charge a entrepris la même opération de collecte d’informations que sa collègue. Après s’être acquitté de cette tâche, ce dernier a commencé la simulation pour un montant de 5 millions de DA, ce qui représente 75% du prix du logement qu’il veut acheter. Cette opération a abouti, avec un avis favorable à un crédit du montant demandé, avec un engagement de remboursement des mensualités d’un montant de 17.306 DA. Une somme qui n’aurait jamais été accessible avec un taux d’intérêt de 6%. En effet, dans ce cas-là, la banque ne lui accorderait que 2.992.000 DA avec des mensualités plus conséquentes de l’ordre de 19.197 DA. Selon Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des banques et établissements
financiers (Abef): «Les nouveaux taux appliqués par les banques permettront à beaucoup de citoyens qui ne pouvaient, par le passé, honorer un crédit à 8%, de devenir solvables grâce à des conditions avantageuses et un taux d’intérêt très bas, compris entre 1 et 3%.»
A la fin de ces opérations de simulation, tous les conseillers donnent aux clients une liste exhaustive des documents à fournir afin de contracter leur prêt. Dans cette liste, on peut trouver, outre les pièces administratives, une décision d’attribution de logement délivrée par le promoteur, indiquant le prix de cession, la consistance et l’adresse de l’habitation lorsqu’il s’agit d’un promoteur financé par la Cnep-Banque.
Une attestation de remise des clés du logement, mentionnant la date de livraison et le prix définitif de ce dernier, lorsqu’il s’agit de l’achat d’un logement auprès d’autres promoteurs. Des pièces qui peuvent poser problème pour certains citoyens dont l’épargne personnelle est insuffisante pour leur ouvrir droit à un acte ou une promesse de vente dûment signé par un promoteur.
Selon M.Benkhalfa, les banques ne peuvent s’engager à 100% sur un crédit, faisant remarquer que dans le cas du crédit à taux bonifié, «le risque est partagé entre la banque et l’emprunteur qui doit prendre environ à sa charge 20% du risque». «L’acte de vente ou la promesse de vente qui est signée par les promoteurs après le versement de 20% ou 30% du montant du logement, permet de prendre des hypothèques, et dans le cas, de la vente sur plan, une garantie préalable fournie par le fonds de garantie mutuelle», a-t-il souligné. En effet, le logement constitue une garantie et fera l’objet d’une hypothèque de premier rang au profit de la Cnep-Banque dans le cas où les échéances de remboursement ne seraient pas respectées. (L’Expression-13.05.2010.)

***M. Mohamed Tahar Boukhari, DG de l’habitat et de la construction, à «Horizons» :

 «Le Logement promotionnel aidé destiné aux classes moyennes sera privilégié»

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Dans cet entretien, le directeur général de l’Habitat et de la Construction, Mohamed Tahar Boukhari, retrace les grands axes du nouveau programme de construction inscrit pour le quinquennat 2010-2014. Il a tenu à rassurer que le foncier ne constitue pas une contrainte et que la tension sur le logement baissera avec le temps. Il a même fait savoir qu’une nouvelle loi sur la promotion immobilière est en phase de maturation au niveau du ministère de l’Habitat  ..

Un ambitieux programme de construction est inscrit pour le quinquennat 2010-2014. Peut-on savoir en quoi il consiste ?
C’est vrai que ce programme est très ambitieux. Il  prend en charge bien évidement ce qui est  en cours de lancement en plus du programme additionnel. Une grande partie va être réalisée sur la  période 2010-2014. Dans ce  programme,  il est inscrit la réalisation de plus de deux millions de logements. Il englobe les  800 000  qui sont en cours de réalisation et un  programme neuf 1,2 million de logements.
C’est très important de dire que des efforts considérables ont été consentis. Il ne faut pas oublier que ce programme viendra s’ajouter à celui d’un million
45 000 unités livrées durant le précédent quinquennat.  Il est nécessaire de préciser  que le programme inscrit ne sera pas livré dans sa totalité  à la fin du quinquennat. Nous avons prévu pour les cinq années prochaines, la livraison de 1 200 000 logements. Le reste est inscrit pour l’après 2014. C’est simple. Il faut juste comprendre que  l’acte de bâtir est dynamique. Ce qui est inscrit aujourd’hui ne peut être livré forcément dans la même période. Il y a des soudures à laisser  pour le prochain quinquennat.

Le problème du foncier se pose avec acuité, notamment dans les grandes villes. Comment comptez-vous procéder pour le régler et  peut-on savoir si Alger est concernée par ce nouveau programme?
Bien évidemment, Alger est concernée au même titre que l’ensemble des wilayas du pays. Il n’y a pas d’exception.  Pour ce qui est de la disponibilité du foncier, il  faut comprendre que le développent des programmes se fait en fonction des instructions d’urbanisme. Nous avons  le Plan directeur d’aménagement urbain (PDAU) et le plan d’occupation du sol (POS). Pour Alger, à titre d’exemple, la révision du PDAU  est en cours de  finalisation. Une fois adopté, cet  instrument permettra de donner un nouvel aménagement et surtout de dégager une nouvelle assiette foncière. 
Ce qui est important également de souligner, c’est que la  révision du PDAU n’implique pas seulement une extension sur le plan du terrain mais aussi faire de la structuration à l’intérieur des agglomérations et  la récupération  du foncier et sa densification. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, il y a des instructions très fermes et des étapes à respecter avant l’entame d’un programme de construction. Il est à noter, en outre,  que nous ne pouvons pas affecter des programmes à une wilaya si nous n’avons pas des propositions de foncier qui est mobilisé  et qui est apte à être urbanisé dans l’immédiat. Les wilayas doivent assurer que les fonciers proposés  sont sans contraintes et viabilisés.  Il est impératif que le foncier ne doit pas être soumis aux aléas tels que les inondations. Nous ne pouvons en tout cas passer à l’étape de l’étude et à la détermination du coût préalable de la réalisation si le foncier n’est pas dégagé. Ce qui est rassurant, c’est que beaucoup d’assiettes foncières ont été dégagées à travers la révision des PDAU. Et je pourrais même dire que nous sommes sereins quant à cette question du foncier et nous assurons même qu’elle ne constituera pas une contrainte pour la réalisation du  plan 2010-2014. 

Une opération de relogement des habitants a été effectuée ces derniers temps. Les terres sur lesquelles étaient érigés les bidonvilles seront-elles récupérées ?
Cela dépendra du plan d’urbanisme. Celui-ci est établi par des spécialistes en la matière en concertation avec les élus. C’est ce plan qui détermine l’affectation du site. 

L’opération des affectations du programme par wilaya a-t-elle commencé ?
Toutes les wilayas ont été saisies pour nous faire part de leurs propositions du foncier mobilisable dont les études de viabilité sont faites ou en cours de réalisation. La totalité des wilayas nous ont répondu et ont même  présenté des fiches techniques ainsi que des  sites susceptibles d’accueillir les programmes qui seront  lancés au courant de  2010.  Pour cette année, il est prévu le lancement d’un chantier de 100 000 logements publics locatifs et  50 000 unités dans le segment LPA (Logement promotionnel aidé). Il faut savoir aussi que la qualité des réalisations a complètement changé. Il y a des améliorations considérables apportées dans les  constructions. Nous ne livrons  plus de cités   dépourvues  de viabilité en plus des  améliorations architecturales.
L’Etat n’a pas lésiné sur les moyens. Cette amélioration ne concerne pas seulement Alger, mais l’ensemble du pays. La situation a changé à partir d’une instruction donnée en 2007 pour changer le cahier de charge, d’autant que les améliorations ne sont pas couteuses. Dans ce cadre, je dois dire que le LPA sera meilleur  que le logement public locatif.

Quelle sera la part accordée au nouveau dispositif  LPA ?
Je dois d’abord souligner que le LPA est le jumelage de deux segments à savoir le Logement social-participatif et le logement locatif AADL. Ces deux segments sont presque identiques sur le plan soutien de l’Etat mais sur le plan de procédure d’accession ils différent. Donc, l’objectif est de les rassembler et proposer un nouveau dispositif qui est le Logement promotionnel aidé (LPA). C’est un logement qui est encouragé par l’Etat dans la mesure où il est très sollicité d’autant plus que ce segment est adressé à la couche moyenne. C’est celle-là qui compose la grande majorité de la population active de l’Algérie. C’est un segment très privilégié par les demandeurs de logement. C’est la raison pour laquelle le programme lui consacre une part importante.  265 000  logements sont programmés en LPA. Beaucoup d’avantages lui ont été accordés, notamment en matière d’aide de l’Etat. Celle-ci  concerne en premier lieu, l’abattement sur le foncier. Il est de 80% pour les grandes villes (Alger, Oran, Annaba, Constantine). Pour le Sud, l’abattement est de 95% et pour le reste des wilayas il est de 90%. Outre cela, nous avons modulé les aides. Il y a des aides en fonction des revenus. C’est important car l’objectif est d’aider les personnes qui ont moins de possibilité pour accéder à un logement. Nous avons même proposé un  prix bonifié.
A la réalisation, un prix bonifié est accordé au promoteur. Si un promoteur contracte un crédit d’investissement auprès de la banque, celle-ci peut lui accorder  un taux de 4% alors que le prix du marché est de 6 jusqu’à 7%. Le reste du différentiel est pris en charge par l’Etat. Pour les bénéficiaires des logements, le taux est bonifié à 1% et le reste est à la charge de l’Etat. Il y a une seule aide financière qui est plafonnée à 700 000 DA pour ceux dont le revenu est inférieur à 4 fois le SNMG. Ceux dont le salaire se situe entre  4 fois et 6 fois le SNMG bénéficient de 400 000 DA. Les autres aides concernent tout le monde tel l’abattement sur le foncier.  

Avec l’instauration du taux bonifié, l’apport initial sera-t-il revu à la baisse ?  
Sur cette question,  je dirai que l’avance concerne la capacité d’endettement du bénéficiaire. L’âge est bien évidement pris en compte. L’apport initial est calculé  en  fonction de l’aide de l’Etat et la capacité d’endettement. Et l’aide de l’Etat intervient selon l’avancement du projet.

La crise de logement persiste toujours malgré le nombre important de logements construits. Comment expliquez-vous cette inadéquation entre l’offre et la demande ? 
La particularité de l’Algérie réside dans le fait que 85% de la population habitent 15% du territoire et que 28% ont moins de 15 ans. C’est une population relativement jeune. Nous avons également le facteur du mariage.
Ce sont là les raisons à l’origine d’une forte tension  sur le logement. Mais avec le programme qui s’est réalisé ou celui qui le sera, la tension baissera inéluctablement. Il faut savoir qu’en dix ans (1999-2009), 1,8 million de logements ont été réalisés.

On parle d’une nouvelle loi qui régira le secteur de la promotion immobilière…
Effectivement, cette loi est en préparation et viendra mettre de l’ordre dans le secteur.  Parce que n’importe qui se proclame promoteur. Elle régira la profession immobilière en la laissant au véritable professionnel. La loi en question améliorera la relation entre le citoyen et les promoteurs puisque ces derniers vont être des professionnels. Elle apportera, en outre,  beaucoup d’ordre en la matière. Cette loi n’est pas encore présentée au gouvernement mais elle est en stade de maturité au niveau du ministère de l’Habitat.      

Construire est bien mais il faudrait respecter les délais. A quoi sont dus les retards ? 
Il faudrait avoir une bonne étude complètement maturée au niveau du maître d’ouvrage. Le délai de réalisation passe par un meilleur bureau d’étude. Le deuxième critère est de bien choisir nos entreprises. Les projets qui souffrent de retard de réalisation sont les projets qui ont mal démarré. Cependant, la dernière directive, passée au Conseil des ministres le 24 mai dernier est très claire. Elle stipule de ne pas affecter un programme seulement sur la base de la disponibilité de terrains appropriés et ne pas inscrire au budget l’enveloppe de réalisation si les études ne sont pas complètement achevées. (Horizons-13.07.2010.)

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* Ces salariés qui n’ont plus droit au logement

*Logement...un toit pour chaque Algérien  spacer

Les dernières hausses des salaires, qui ont profité aux fonctionnaires, aux corps constitués (police, douanes, pompiers), ainsi que les médecins, les enseignants universitaires et certains employés de sociétés publiques, entre autres, ne semblent pas faire que des heureux. Des centaines de postulants aux différents programmes de logement, et en particulier la nouvelle formule LPA, ont été exclus de fait après que leurs salaires eurent sauté au-dessus du seuil légal fixé à six (06) fois le salaire national minimum garanti soit 90.000 dinars. Certains avaient même versé la première tranche de leur logement et attendaient seulement l’accord de la Caisse nationale du logement (CNL).

«J’ai fait les frais de la dernière hausse des salaires. J’ai payé il y a quelques mois la première tranche de mon logement et il ne restait que le feu vert de la CNL pour avoir l’éligibilité, maintenant tout est tombé à l’eau. Je me suis retrouvé en effet exclu du jour au lendemain du programme LPA, après que mon salaire eut dépassé le plafond du revenu fixé par la réglementation en vigueur à 90.000 dinars», regrette ce jeune cadre.

Ces nouveaux exclus du programme LPA se trouvent dans une situation paradoxale. Ils disposent certes de plus d’argent, mais ils ne peuvent plus accéder à un logement, souligne amèrement cet autre cadre qui a adressé une correspondance à notre journal pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur le calvaire de milliers de cadres de la fonction publique. Que peut-on acheter avec un salaire de 100.000 dinars ou 150.000 dinars? Un F4 dans une résidence promotionnelle est proposé à partir de 1,8 milliard de centimes. Les demandeurs doivent verser une première tranche d’au moins un tiers du prix, soit 600 millions de centimes, pour postuler à cette formule. Un cadre qui touche 100.000 dinars devra ainsi épargner la moitié de son salaire pendant trente ans pour payer son logement. Sur le marché de l’immobilier, les prix des logements restent hors de portée.

Un appartement F3 dans une banlieue Est de la capitale est proposé à partir d’un milliard de centimes, soit l’équivalent de 17 ans de laborieuse épargne.

Que reste-t-il pour les «victimes» des dernières hausses des salaires? La seule issue pour des centaines de couple est la location, mais cette alternative a aussi ses inconvénients vu la flambée continue qui touche les loyers dans les grandes villes du pays. Le loyer d’un appartement F3 est négocié à partir de 30.000 dinars, voire davantage à Alger. Le plus préoccupant est que les loyers progressent à un rythme effréné d’année en année. Des milliers de couples vivent ainsi dans une angoisse permanente de se voir jetés à la rue par les propriétaires. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, a affirmé jeudi à Alger qu’il est «difficile» de plafonner le revenu mensuel à 35.000 DA pour l’accès au logement social, car les conditions actuelles ne permettent pas la réalisation de nouveaux programmes pour satisfaire la demande sur ce type de logements. Lors d’une séance plénière du Conseil de la Nation, consacrée aux questions orales, il a souligné que l’application d’une telle mesure proposée par un membre du Conseil signifie «la hausse de la demande sur le logement social, ce qui exige, a-t-il dit, la réalisation de nouveaux programmes de logements publics pour satisfaire la demande». Le ministre a indiqué que le salaire plafond exigé pour bénéficier d’un logement social, qui était de 12.000 DA il y a trois ans, est passé à 24.000 DA en vertu du décret exécutif du 11 mai 2008. «L’Etat, convaincu que le salaire plafond de 12.000 DA était désormais inadéquat, vu qu’il privait les citoyens à faible revenu de bénéficier du logement social, a décidé de l’augmenter afin de permettre aux catégories les plus démunies de bénéficier d’un logement. Cette récente mesure a contribué grandement à augmenter la demande sur ce type de logement, depuis son entrée en vigueur», a-t-il relevé.

 Le ministre a, d’autre part, rappelé les subventions directes et indirectes octroyées par l’Etat pour permettre aux citoyens de bénéficier d’un logement décent, précisant que des commissions ont été installées pour revoir les conditions d’accès aux différentes subventions de l’Etat et au logement social. Evoquant le programme de réalisation de 4.000 unités dans le cadre de la formule location-vente à Alger, M. Moussa a invité les quelque 142.000 citoyens qui ont déposé leurs dossiers pour l’acquisition d’un logement à faire preuve de «patience». M. Moussa a indiqué que les citoyens ayant versé la première tranche seront les premiers à bénéficier du quota de 4.000 logements de type location-vente. (Quotidien d’Oran-04.06.2011.)

 

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**  ILS DEMANDAIENT DES LOGEMENTS À ANNABA
Plusieurs manifestants interpellés

Des mesures ont été prises par les autorités locales afin d’éviter que les logements ne soient squattés.

Des centaines de manifestants se sont rassemblés, hier, devant le siège de la daïra de Annaba, réclamant des logements. Les protestataires ont choisi le lundi, jour de réception, pour assiéger l’institution. Les services sécuritaires se sont opposés aux protestataires qui ont tenté de défoncer le portail de la daïra. Issus, notamment des vieux quartiers où les effondrement des habitations précaires de la commune de Annaba, sont devenus quotidiens, à l’image de la vieille ville, la cité Osas, et Sidi Harb.
Face à cette situation de désolation, les postulants aux logements sociaux se sont insurgés contre le chef de daïra, pour la lenteur dans l’affichage de la liste des bénéficiaires des 1960 logements vivement attendus. L’accusant de «haggar» les protestataires ont menacé de mort ce commis de l’Etat.
Repoussés par les services de l’ordre, une dizaine de protestataires ont tenté un suicide collectif, en se jetant sur la route jouxtant cette institution administrative. Cet axe routier à forte circulation a été totalement paralysé, obligeant les automobilistes à faire un détour, pour atteindre leurs lieux de travail. La situation a failli déraper, de par les échauffourées qui ont été enregistrées entre les protestataires et les forces de l’ordre.
Incitant à l’émeute, des dizaines d’individus ont été interpellés parmi les protestataires. Par ailleurs, des mesures de surveillance, visant à sécuriser les cités de logements réceptionnés, ont été prises par les autorités locales, afin d’éviter qu’ils ne soient squattés, par les demandeurs de logement. On retiendra à ce titre le traitement de plus de 42.000 dossiers de logements sociaux, dont seuls 12.000 ont été retenus. Toutefois, il convient de noter que la forte pluviométrie enregistrée, ces dernières 48 heures, a provoqué des effondrements en série, au niveau des quartiers cités ci-dessus. Aux derniers chiffres donnés par l’Ocrava, 20 habitations se sont effondrées durant les deux mois écoulés. Selon les experts de cet office, 37% des constructions de la vieille ville sont à raser. (L’Expression-01.03.2011.)

 

***L’immobilier dans les villes côtières…à Oran et ailleurs.

La location d’habitations situées en bord de mer par les particuliers suscite à présent les préoccupations du ministère du Tourisme. Le département ministériel veut organiser ce marché de l’immobilier du littoral en instaurant une réglementation que les particuliers doivent respecter pour éviter toute spéculation à l’approche de la saison estivale. Cette disposition, si elle venait à être appliquée, pourra renseigner sur les capacités d’accueil que peuvent recéler nos villes côtières, en matière de structures d’accueil et d’hébergement, notamment à Oran, une wilaya très prisée par les touristes, durant la période estivale. On se dirige donc, vers la mise en place du système des « maisons d’hôtes ».

La flambée des prix de location de certaines maisons constitue une des causes ayant incité les responsables à se pencher sur ce dossier pour enfin, filtrer les vraies potentialités et déterminer quels opérateurs peuvent vraiment participer à la promotion du Tourisme balnéaire. Dans les communes côtières et plusieurs mois à l’avance, certains particuliers ayant flairé ce filon depuis de longues années, n’hésitent pas à mettre toutes les chances de leur côté pour augmenter leur chiffre d’affaires. En effet, le moindre mètre carré est transformé pour héberger des vacanciers. Les propriétaires font tout pour parvenir à leurs fins pourvu que la transaction soit rentable. Même les garages sont transformés, voire aménagés, pour devenir des structures d’accueil. Quant aux prix, ces derniers varient entre 40.000 DA et plus pour une pièce cuisine, le mois, et entre 50.000 et 80.000 DA pour un deux-pièces.

D’autres habitations peuvent y aller jusqu’à 150.000 DA par mois pour certains appartements bien équipés. Quant aux villas, selon le standing, elles peuvent atteindre jusqu’à 300.000 DA, voire davantage, par mois. Des prix qui peuvent augmenter et ce, selon l’emplacement de la maison et de ses commodités. Mais face à l’ampleur du phénomène, le ministère du Tourisme veut sévir pour inciter ces particuliers à se conformer aux règles.

Cette anarchie peut engendrer des conséquences sur la promotion du Tourisme en Algérie et notamment à Oran où des efforts sont déployés pour renforcer les structures d’accueil. Les particuliers seront soumis à un contrôle sur la base duquel l’on procèdera à leur identification.

Les inspecteurs du Tourisme se pencheront également sur le contrôle de la qualité des prestations offertes par ces particuliers. Une fois toutes ces données réunies, le ministère du Tourisme sera chargé d’élaborer un fichier qui identifiera les nouvelles structures d’accueil, une liste qui sera vraisemblablement mieux étudiée ; le tout dans le but de relancer le tourisme national et le promouvoir, une des priorités des pouvoirs publics. (Quotidien d’Oran-06.06.2011.)

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Oran– Las d’attendre: Des souscripteurs décident de prendre possession de leurs logements

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Les acquéreurs des 89 et 93 logements LSP Haï Essabah souscrits auprès du promoteur Geo-Prom/Edco viennent d’adresser une correspondance aux responsables concernés du secteur et au chef de la sûreté urbaine de Haï Essabah, l’informant qu’ils ont décidé de prendre possession de leurs logements «avec ou sans l’aval du promoteur». Selon les responsables de l’association «El Wifak», représentants des acquéreurs, qui se sont déplacés hier au siège de la rédaction, les bénéficiaires sont décidés à récupérer leurs logements, le jeudi 09 juin. Selon nos interlocuteurs, le recours à cette option a été dicté par plusieurs facteurs qui ont fini par user les acquéreurs. «Après plus de 10 années d’attente, nous n’avons toujours pas pris possession de nos biens légaux», assurent les membres de l’association. Dans la correspondance adressée aux autorités concernées, les acquéreurs justifient leur action, entre autres, par «… la négligence du promoteur vis-à-vis du contrat le liant aux souscripteurs, les retards accumulés dans la réalisation des logements, la longue et pénible durée d’attente d’achèvement des habitations, le paiement intégral du coût du logement souscrit y compris les frais additifs notamment l’ascenseur, la TVA, les frais de VRD, etc., par les souscripteurs, le refus du promoteur de livrer les logements…». Mais ce qui a irrité le plus les souscripteurs, c’est la décision du promoteur, exigeant d’eux le versement d’un complément de 100.000 DA chacun pour les travaux de VRD. «Ces frais ont déjà été payés par les souscripteurs dès le début de l’opération de réservation de nos logements et cela est mentionné, noir sur blanc, sur nos actes notariés en notre possession», assurent les membres de l’association «El Wifak». «A la suite de tout cela, nous, acquéreurs des 89 et 93 logements LSP, sis à Haï Essabah, commune de Sidi Chahmi, avons décidé, avec ou sans l’aval et le consentement du P-DG de l’Edco/Geo-Prom, de prendre possession de nos logements. La date de l’opération est programmée pour le jeudi 09 juin et ce n’est que justice, car nous serons appelés à récupérer notre bien que nous attendons depuis 2007 et qui nous a valu beaucoup de sacrifices et de peines, à nous et à nos enfants… Nous portons la pleine et entière responsabilité sur le promoteur qui doit assumer toutes dérives, dépassements, provocations du personnel de sa société…» lit-on, en conclusion de la correspondance adressée aux responsables concernés et dont une copie nous a été remise. (Quotidien d’Oran-05.06.2011.)

 

 

 

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133 réponses à “*Logement…un toit pour chaque Algérien”

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