L’Amérique en régression ?

* La première puissance économique mondiale s’achemine-t-elle vers la faillite ?

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 Tandis que l’évocation d’une telle possibilité suscite les scénarios les plus dantesques, les regards sont rivés sur les tractations en cours entre l’Administration Obama et le Congrès lesquelles devront impérativement parvenir à un accord sur la dette avant la date butoir du 2 août.

La dette publique US dépasse les 14.251 milliards de dollars, soit 97% du produit intérieur brut évalué à environ 14 624, 184 milliards de dollars.
Les prévisions du Fonds monétaire international publiées lundi évoquent un ratio d’endettement à 99% du PIB en 2011, puis 103% en 2012. Toutefois, cette position de débiteur pourrait ne pas être aggravée pour peu qu’on prenne des mesures à même de rassurer les marchés. Et pour cause, les 7.000 milliards de dollars de placements américains dans le monde reçoivent plus de dividendes de leurs investissements à l’étranger que le pays ne paie d’intérêts sur ses dettes.
Ce n’est pas tant l’endettement qui inquiète que la manière dont est géré le dossier, laquelle demeure très floue, selon les conclusions de l’agence de notation financière Standard & Poors.

Le fait est que le déficit du Trésor américain est au cœur d’une empoignade entre l’Exécutif démocrate et le Congrès républicain avec en toile de fond le lancement de la course à la Maison-Blanche.
Les démocrates ont proposé des baisses des dépenses de 2700 milliards de dollars (1800 milliards d’euros) sur dix ans avec l’assurance que les besoins de financement seraient couverts jusqu’en 2013. Les républicains envisagent une réduction des dépenses de 1200 milliards de dollars sur dix ans, et un relèvement du plafond de la dette de 1000 milliards, qui ne couvrira les besoins de financement que quelques mois. Ainsi, les républicains, et particulièrement les ultraconservateurs du Tea Party, sont bien décidés à compliquer la tâche à l’Administration Obama.

Les détracteurs de l’actuel occupant du bureau ovale campent sur leurs positions et avancent l’argument selon lequel «le Président a voulu un chèque en blanc il y a six mois et qu’il veut un chèque en blanc aujourd’hui. Cela ne se produira tout simplement pas». Il faudrait toutefois garder à l’esprit que les républicains excluent toute hausse des impôts pour les grandes entreprises et les hauts revenus.
Ce qui n’a pas manqué d’être souligné par le locataire de la Maison-Blanche qui a vertement accusé ce parti de transformer le peuple américain en «victime collatérale» de sa stratégie consistant à refuser, pour des motifs électoraux, tout compromis sortant du cadre de son propre plan.

Excédé par les blocages, le président américain a tenté, lundi soir, une énième manœuvre en appelant à l’intervention des électeurs. Via un discours impromptu à la nation, Barack Obama a décidé de régler ses comptes avec ses adversaires politiques et écorner par la même occasion leur apologie. Le président américain a averti contre les «graves» conséquences économiques d’un défaut, voire un abaissement de la note souveraine, laquelle «déclencherait une hausse des taux d’intérêt et un fardeau supplémentaire pour le contribuable».
Il a ajouté qu’un défaut de paiement affecterait directement la vie quotidienne de nombreux Américains, car le gouvernement ne serait plus en mesure de verser les chèques mensuels de la Sécurité sociale, les pensions des anciens combattants ou d’honorer les contrats avec des milliers d’entreprises. (El Watan-27.07.2011.)
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L'Amérique en régression ?

Système éducatif américain, vecteur de pauvreté et de crise

Raghuram Rajan, ex-chef économiste du FMI, fut l’un des rares à tirer la sonnette d’alarme en 2007, avant le début de la crise. Dans son livre intitulé « Crise : au-delà de l’économie », il en analyse les racines. Dans cet extrait, il évoque un système éducatif américain inégalitaire et pas suffisamment en adéquation avec les évolutions du monde professionnel. Un vecteur de pauvreté et de crise.

Le mouvement pour le lycée, lancé au début du XXe siècle, fut responsable de l’apparition d’une main-d’oeuvre formée et flexiblequi vint peupler les usines et les bureaux américains. En 1910, moins d’un dixième de la population active américaine avait son bac ; dans les années 1970, au moment où Jane entrait dans le monde professionnel, plus des trois quarts l’avaient.

Bien que les épisodes d’adaptation précédents aient été couronnés de succès, la phase suivante de la course entre technologie et études a été, selon les termes des économistes de Harvard Claudia Goldin et Lawrence Katz, bien moins satisfaisante.Avec les récentes avancées technologiques, nombre de salariés doivent désormais posséder un diplôme universitaire pour accomplir leurs tâches.

Mais l’offre de main-d’oeuvre possédant ce diplôme universitaire n’a pas suivi le niveau de la demande –le pourcentage de jeunes ayant le bac dans chaque tranche d’âge a même cessé d’augmenter; il diminue même légèrement depuis les années 1970. Ceux qui ont la chance d’avoir des diplômes de premier, deuxième ou troisième cycle universitaire ont vu leur salaire augmenter rapidement : la demande de main-d’oeuvre diplômée dépasse l’offre.Mais ceux qui n’en ont pas – sept Américains sur dix, selon le recensement de 2008 – ont vu leur revenu stagner, voire diminuer.

Une demande croissante de main-d’oeuvre qualifiée, une offre qui ne suit pas

Entre uneprotection sociale très faible et une insécurité continuelle de l’emploi, avec le risque que de nombreux postes soient éliminés lors de la prochaine avancée technologique ou de la prochaine vague de sous-traitance, beaucoup d’Américains ont du mal à envisager l’avenir avec optimisme.

Bien queles Américains aient été, pour la plupart, très flexibles dans leur recherche d’opportunités– prêts à se déraciner et à traverser le continent pour un nouvel emploi –, ce qu’on exige d’eux désormais est bien plus conséquent. Nombreux sont ceux qui doivent retourner à l’école, pour pallier les défauts de la formation initiale qu’ils ont reçue au lycée, avant de pouvoir bénéficier pleinement des avantages d’une formation continue, tout cela en vue d’offres d’emplois distantes et incertaines.

Certains manquent de détermination et de résolution pour l’accomplir d’autres n’en ont tout simplement pas les moyens. Ainsi, pour une mère célibataire de deux enfants qui arrive à peine à joindre les deux bouts avec deux emplois mal payés, bénéficier d’une formation continue est tout simplement inenvisageable.

L’écart entre la demande croissante de main-d’oeuvre qualifiée et l’offre qui ne suit pas, conséquence des déficiences qualitatives et quantitatives du système éducatif, n’est que l’une des raisons, même si c’est la principale, dela montée des inégalités. Les raisons de la montée des inégalités sont, bien évidemment, sujettes à d’intenses discussions, la gauche et la droite adhérant chacune à leurs explications favorites.

D’autres facteurs, comme la déréglementation massive des dernières décennies et la montée de la concurrence, y compris en ce qui concerne les ressources (comme le talent), qui en a découlé, les changements des taux d’imposition, la baisse du taux de syndicalisation, et l’augmentation de l’immigration légale et illégale, ont sans aucun doute tous joué un rôle dans le processus.

Ils ne croient plus au rêve américain

Mais quelle qu’ait été la façon dont les inégalités ont augmenté, elles ont provoqué une large vague d’anxiété.Si le récit selon lequel l’Amérique est le pays des opportunités illimitées obtint jadis l’appui de la population,qui fit des États-Unis le bastion de la liberté économique,beaucoup n’y croient plus aujourd’hui. Les dirigeants, toujours attentifs à leurs électeurs, ont tenté de répondre à cette évolution préoccupante par une panacée : faire en sorte que les laissés-pour-compte de la croissance et de la technologie puissent bénéficier de facilités de crédit.

Ainsi,les défauts du système éducatif américain et, plus généralement, l’anxiété croissante des citoyens concernant l’accès aux opportunités d’emploi ont-ils indirectement entraîné un niveau d’endettement des ménages intenable, au coeur de cette crise.Le fait que la plupart des observateurs n’aient pas remarqué ce lien indique que cette ligne de faille est bien cachée, et donc particulièrement dangereuse.*JolPress-12.07.2013.

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L’éducation en perte de vitesse

Si l’Amérique peut se targuer d’abriter les meilleures universités de la planète, elle connaît de sérieux problèmes de formation aux échelons inférieurs. Elle devra réformer son système d’éducation si elle entend rester compétitive.

A New York, la compétition dans le domaine de l’éducation n’est pas un vain mot. Elle commence à 4 ans et demi. Les parents en font vite l’expérience en accomplissant le parcours du combattant pour décrocher une place pour leurs enfants dans les meilleures écoles privées ou publiques de la ville. Mais la Grande Pomme est un cas à part. Le système éducatif américain est sous le feu des critiques en raison de sa perte de compétitivité au plan international malgré l’excellence de certaines de ses universités.

Dans sa dernière étude économique sur les Etats-Unis publiée à la fin juin, l’OCDE met l’Amérique en garde contre une tendance qui se renforce depuis trois décennies. Le système éducatif américain n’arrive plus à former suffisamment d’étudiants prêts à entamer des études universitaires. De plus, pour des raisons souvent financières dues à la hausse spectaculaire des frais universitaires, près de la moitié des étudiants américains n’achèvent pas leurs études.

Amanda Brown, 37 ans, qui enseigne à la Wellesley High School (collège) près de Boston, l’admet aussi: «Les Américains en viendraient presque à regretter la GI Bill, une loi qui a permis, au sortir de la guerre, de financer les études universitaires de nos grands-parents qui n’avaient pas les moyens d’en faire.»

Le Département américain de l’éducation fournit des statistiques préoccupantes: 74% (en mathématiques) et 62% (en lecture) des Américains de 15 ans ont un niveau insuffisant à la fin de l’école obligatoire. Directrice du Next ­Generation Learning Group auprès de la Fondation de Bill et Melinda Gates, Stacey Childress confirme: «Les Etats-Unis doivent réaliser que leur croissance à long terme dépend énormément de la capacité de hausser la qualité du système d’éducation public au niveau secondaire.» Si les choses restent en l’état, il manquera aux Etats-Unis 3 millions de diplômés universitaires pour occuper les 101 millions d’emplois exigeant une telle formation d’ici à 2018.

Le Center for American Progress, un groupe de réflexion, et le Center for the Next Generation, une organisation non partisane, ont publié, en août, un rapport, The Competition that Really Matters, dans lequel ses auteurs s’inquiètent du relâchement des Etats-Unis. Depuis le sommet national de l’éducation en 1989 sous George Bush père, les tentatives de réforme se sont évanouies. Or, comme le rappelle Gregory Mankiw, économiste à l’Université Harvard, investir dans le capital humain dans des pays développés a trois fois plus d’impact sur la croissance économique qu’investir dans des infrastructures.

L’Amérique n’a pas non plus pris en compte l’importance de l’éducation préscolaire. La moitié des petits Américains ne bénéficient d’aucune formation avant l’âge de 5 ans. Or, selon le Center for American Progress, «les enfants qui ont cette possibilité ont plus de chance d’aller à l’université, d’obtenir rapidement un bon emploi. 70% des petits Chinois auront suivi une école enfantine d’ici à 2020.»

Malgré des embellies constatées dans les années 1970 et 1980, le clivage entre Blancs d’un côté, Afro-Américains et Hispaniques de l’autre, s’est à nouveau renforcé. C’est un vrai défi, car Noirs et Latinos formeront bientôt la majorité des enfants américains. PISA place les jeunes Américains de 15 ans au 14e rang en lecture sur 34 pays. Si le classement ne prenait en compte que les enfants blancs, ils seraient au troisième rang. Professeure d’anglais durant trente-cinq ans à la South River High School, dans le comté Anne Arundel, dans le Maryland, Elaine Boothby ne cache pas que certaines directives appelant les enseignants à proposer des programmes différents à des étudiants afro-américains ou hispaniques sont offensantes: «Je refuse de croire que des enfants sont culturellement différents et doivent avoir un programme différent. Pour moi, un bon maître est bon pour tout le monde.»

Pour restaurer le système éducatif américain, un acteur est incontournable: l’enseignant. Amanda Brown en convient: «Culturellement, les Etats-Unis ne valorisent pas l’éducation autant que d’autres activités.» L’OCDE abonde dans le même sens. Un enseignant de collège avec quinze ans d’expérience peut espérer toucher un salaire représentant 65% de celui d’un universitaire ayant une autre profession. Et alors que certains milieux libertariens appellent à l’abolition du Département fédéral de l’éducation, laisser la compétence en la matière aux seuls Etats saperait l’égalité des chances. «Le niveau des collèges varie beaucoup d’un Etat à l’autre, à l’instar du Massachusetts et du Mississippi dont les performances vont du meilleur au pire», analyse Amanda Brown. «Mais les choses évoluent, poursuit-elle. Le principe de normes communes en mathématiques et en lecture a été approuvé par 45 Etats sur 50.» Il reste que le fossé entre bonnes et mauvaises écoles demeure difficile à combler. Leur niveau varie non seulement d’un Etat à l’autre, mais aussi d’un quartier à l’autre. Financées la plupart du temps par une taxe foncière, elles reflètent le niveau socio-économique du lieu où elles sont implantées.*Letemps.ch-13.07.2013.

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**Dette américaine…Le congrès n’entend pas l’appel de Barack Obama

Barack Obama a beau appeler au compromis, les élus n’arrivent pas à se mettre d’accord…Le Congrès américain est toujours divisé malgré un nouvel appel au compromis du président Barack Obama qui a exhorté les républicains à agir pour éviter un défaut de paiement après le 2 août, dont les conséquences économiques pourraient être graves.

D’un côté, le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a insisté mardi sur son plan, une «approche raisonnable» selon lui pour éviter le défaut de paiement.

De l’autre, le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, a défendu son projet concurrent. «Le plan du Sénat est le seul vrai compromis que nous ayons au Congrès aujourd’hui, et c’est la meilleure chance d’éviter une crise économique dans une semaine», a estimé Harry Reid.

«Un chèque en blanc»

Lundi soir, Barack Obama avait appelé ses compatriotes à faire pression sur le Congrès, où ses adversaires sont majoritaires à la Chambre. Il a apparemment été entendu, puisque plusieurs sites internet d’élus paraissaient bloqués mardi en raison d’un trafic trop élevé, tandis que le standard du Congrès signalait un volume d’appels inhabituel.

Malgré l’approche de la date fatidique, la Maison Blanche s’est dite «confiante». «Tout en restant confiants, nous comprenons aussi qu’il y ait une certaine angoisse car nous poussons les choses jusqu’à la dernière minute», a regretté le porte-parole de la présidence, Jay Carney.

«La triste vérité est que le président (…) veut un chèque en blanc», avait lancé lundi soir M. Boehner. Le plan des démocrates du Sénat prévoit un relèvement du plafond suffisant pour tenir jusqu’en 2013, accompagné d’une réduction des déficits de 2.700 milliards de dollars.

850 milliards de dollars d’économie

Les républicains insistent sur un plan en deux étapes: un premier relèvement du plafond de la dette de 1.000 milliards avant le 2 août – accompagné de 1.200 milliards de réductions budgétaires sur 10 ans – et un autre relèvement du plafond début 2012, soit en pleine campagne électorale.

Mais le Bureau du budget du Congrès américain, une agence indépendante, a évalué mardi soir l’impact du plan Boehner à seulement 850 milliards d’économies et non 1.200 sur 10 ans, ce qui risque de mettre le responsable républicain en difficulté face à ses propres troupes.

Barack Obama en outre rejeté ce plan, faisant valoir que cela conduirait à une répétition de la crise politique actuelle dans six mois. «Le plan Boehner ne peut pas être adopté au Sénat» où la majorité est démocrate, a estimé mardi M. Carney, tandis que la Maison Blanche menaçait ce plan d’un veto.

Alors que le dollar était attaqué, la Bourse de New York a enregistré son deuxième jour de baisse consécutif: le Dow Jones a perdu 0,73% et le Nasdaq 0,10%.

Harry Reid a accusé les ultraconservateurs du «tea party» à la Chambre d’être «maîtres de la situation» et d’empêcher M. Boehner d’accepter un «compromis». «Légiférer c’est l’art du compromis et c’est dommage que de l’autre côté du Capitole, ils ne comprennent pas ce mot», a regretté le sénateur.

Lagarde met la pression

Après des semaines de discussions houleuses, les deux camps sont incapables de se mettre d’accord sur les modalités d’un plan de réduction des déficits pour accompagner un relèvement du plafond de la dette, qui a atteint en mai sa limite de 14.294 milliards de dollars, soit presque 100% du PIB.

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a pressé mardi les Etats-Unis de «trouver une solution» à cette crise sous peine de conséquences «très, très, très graves» pour l’économie mondiale.

Un sondage réalisé pour le quotidien Washington Post et la chaîne ABC montre que 37% des Américains estiment que Barack Obama a contribué à empirer la situation économique, soit six points de plus qu’en octobre. Mais 65% sont en désaccord avec le traitement par les républicains de la question du chômage. (AFP-27.07.2011.)

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*Washington au bord de la « catastrophe »

**mises en garde contre un défaut de paiement imminent 

 Les mises en garde sur la « catastrophe » que constituerait un défaut de paiement se multipliaient jeudi à Washington, alors que les négociations entre Barack Obama et ses adversaires républicains sur le relèvement du plafond de la dette pourraient se prolonger ce week-end.Le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase s’est inquiété jeudi de l’impasse politique persistante, quelques heures avant le début d’une cinquième séance de négociations consécutive à la Maison Blanche, prévue à 16H15 (20H15 GMT). Selon le banquier, un défaut de paiement pourrait être une « catastrophe » et il serait donc « irresponsable d’en prendre le risque ».Ce nouvel avertissement intervient au lendemain d’un coup de semonce de Moody’s, l’une des grandes agences d’évaluation financière, qui a placé l’Etat fédéral américain « sous surveillance en vue d’un éventuel abaissement » de la note de sa dette.Jeudi, le président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke, a exhorté les élus à entendre le message des agences de notation, devant la commission bancaire du Sénat. « Nous voyons déjà des agences de notation qui menacent d’abaisser notre note. La qualité et la réputation des obligations du Trésor sont des atouts formidables pour les Etats-Unis, et nous bénéficions par ce biais de taux d’intérêts faibles », a déclaré M. Bernanke.

De son côté, la Chine a demandé jeudi aux Etats-Unis d’ »adopter des mesures (…) pour préserver les intérêts des investisseurs ». Pékin a placé plus de mille milliards de dollars en bons du Trésor américain, soit plus d’un tiers de ses colossales réserves de change. Les négociations à Washington portent sur le plafond de la dette fédérale autorisé par la loi.

Le maximum, 14.294 milliards de dollars, est déjà atteint mais les républicains majoritaires à la Chambre des représentants refusent de voter un relèvement et demandent qu’on s’attaque au déficit. Depuis la mi-mai, le Trésor contourne le problème par des mesures techniques qui contiennent la dette américaine sous la barre légale, mais il estime ne pas pouvoir tenir au-delà du 2 août.

De leur côté, M. Obama et les démocrates souhaitent augmenter la fiscalité des plus riches, un chiffon rouge pour leurs adversaires, partisans de faire des économies mais tenants d’une ligne anti-impôts. Jeudi, le président va déléguer le secrétaire au Trésor Timothy Geithner pour faire le point au Sénat, à majorité démocrate.

Signe d’une tension accrue, des négociations à Camp David, la résidence estivale du président connue pour les négociations sur le Proche-Orient, ont été évoquées jeudi par une source démocrate. Mais la Maison Blanche a assuré qu’elle ne prévoyait pas pour l’instant d’y déplacer les pourparlers.

De leur côté, tant le président républicain de la Chambre des représentants John Boehner, que la dirigeante des démocrates dans cette assemblée, Nancy Pelosi, ont rejeté l’idée d’aller à Camp David. M. Boehner a « dit à la Maison Blanche qu’il ne voit pas la nécessité d’aller à Camp David ceweek-end », a indiqué son porte-parole Michael Steel. Mme Pelosi a assuré lors d’une conférence de presse que d’aller à Camp David était « la seule chose que, j’espère, il (le président) ne nous demandera pas ».

Selon des sources parlementaires, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, le président s’est impatienté mercredi face aux exigences des républicains, mettant fin à la réunion en se levant et en quittant la salle. L’incident a été minimisé côté démocrate. « C’est comme cela que les réunions avec les présidents se terminent. Vous ne partez pas en premier, le président part en premier », a dit Mme Pelosi jeudi. (afp-14.07.2011.)

**Obama au bord de la crise de nerfs

 Les républicains ont affirmé que le président américain Barack Obama avait quitté mercredi avec fracas une réunion consacrée au relèvement du plafond de la dette avec des élus de leur camp, mais les démocrates ont affirmé que cette version des faits était « exagérée ». Selon un conseiller républicain s’exprimant sous couvert de l’anonymat à l’issue de la quatrième réunion en autant de jours à la Maison Blanche, M. Obama « s’est échauffé » et a insisté pour qu’un accord global soit trouvé, après que le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants Eric Cantor eut proposé de relever le plafond de la dette en plusieurs fois.

Le président américain aurait dit « ne pas avoir peur d’opposer son veto » à une approche à court terme. Il aurait aussi assuré que si le département du Trésor se retrouvait en défaut de paiement, « les impôts devraient augmenter pour tous les Américains ».

« J’en suis arrivé au point où je dis: assez« , aurait lancé M. Obama, selon ce conseiller. « J’ai atteint ma limite. Il se peut que je perde la présidence à cause de cela, mais je ne vais pas céder là-dessus », aurait dit le président américain.

Un conseiller démocrate, tout en reconnaissant que M. Obama, impatient face à l’approche de la date butoir du 2 août, avait dit « c’est assez », a démenti que le président ait abruptement quitté la pièce.

« C’est très exagéré », a affirmé ce conseiller, lui aussi sous couvert de l’anonymat. « Il n’est pas parti avec fracas. La réunion était terminée, tout le monde avait fini, et il est parti ». (belga-14.07.2011.)

*Sixième année de crise immobilière aux États-Unis

 Près de la moitié des ventes de ces derniers mois correspondent à des liquidations de logements saisis.

 Près de la moitié des ventes de ces derniers mois correspondent à des liquidations de logements saisis.

INFOGRAPHIE – Elle a des conséquences en chaîne sur l’économie des États-Unis: disparition d’emplois dans la construction, chute des crédits à la consommation… Du coup, la croissance ne rebondit pas.

coeur- Voilà déjà cinq ans que la bulle immobilière américaine se dégonfle, après avoir enflé pendant quatorze ans. Les conséquences de ce retournement continuent de plomber l’économie et le système financier des États-Unis.

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201123-immo-mini La nouvelle rechute des prix de l’immobilier résidentiel depuis l’an dernier appauvrit les consommateurs et fragilise toujours les banques. Non seulement cette crise continue, mais certains pensent que son issue est encore lointaine.  

Le plongeon de la valeur des propriétés par rapport au pic de l’été 2006 atteint désormais 33%. «Une baisse supplémentaire de 10 à 25% au cours des cinq prochaines années ne me surprendrait pas du tout», avoue Robert Shiller, économiste de l’Université de Yale. Ce spécialiste de l’immobilier, auteur avec Standard & Poor’s d’un indice de référence pour toute la profession, cite en exemple le cas du Japon, où les logements ont vu leurs prix chuter pendant quinze ans et perdre près des deux tiers de leur valeur.

Impossible de renégocier les crédits immobiliers

«Malheureusement, je ne vois pas de solutions rapides et simples aux problèmes qui affectent encore le marché du logement», déplore Janet Yellen, vice-présidente de la Réserve fédérale. «Même lorsque la reprise aura commencé à se manifester, le redressement prendra probablement beaucoup de temps», estime-t-elle.

Si l’Amérique ne rebondit pas aujourd’hui comme elle le fait généralement à la sortie de récessions, c’est en partie parce que «environ un quart des quelque 9 millions d’emplois qui ont disparu durant la “grande récession” correspondent à des postes du secteur de la construction», note Dirk van Dijk, directeur chez Zacks Investment Research. «Traditionnellement, la construction était une source d’emplois relativement bien payés pour ceux qui ne disposaient pas d’un niveau d’éducation élevé», explique cet économiste. Ces 2,25 millions d’emplois qui manquent aujourd’hui expliquent en partie la médiocrité de la hausse de la consommation.

La chute des prix immobiliers affecte également la consommation, dans la mesure où le foncier représente souvent l’essentiel du patrimoine des Américains. Ces derniers se sentent s’appauvrir. «Le propriétaire moyen a subi une chute de sa richesse de 19% de 2007 à 2009… Mais pour près d’un quart des propriétaires, le patrimoine s’est effondré de plus de 50%», rappelle Janet Yellen.

Après une pause en 2009, ce plongeon a repris mais ses effets sont masqués par le rebond des portefeuilles d’actions des Américains. La fonte de leur capital foncier les empêche en tout cas de recourir, comme avant la crise, à des crédits à la consommation gagés sur la valeur de leur logement.

Pis, pour plus d’un quart des propriétaires, la valeur de marché de leur maison est aujourd’hui inférieure au montant qu’ils doivent toujours rembourser à leur banque. Cette situation catastrophique leur interdit même de renégocier les termes de leurs prêts pour profiter de la baisse historique des taux hypothécaires. (Le Figaro-13.06.2011.)

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Clinton « fauché et endetté » en 2001, en quittant la Maison Blanche

Hillary Clinton a expliqué mardi (10.06.2014) que son couple avait 12 millions de dollars de dettes en quittant la Maison Blanche, soulignant que si leur vie était très différente de celle de nombreux Américains, ils avaient aussi connu « les mêmes problèmes que beaucoup de gens ».

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« Nous avions environ 12 millions de dollars de dettes », a dit l’ex-chef de la diplomatie américaine sur la chaîne ABC, au moment où son nouveau livre était mis en vente aux Etats-Unis.

« Il a fallu qu’on travaille vraiment dur. J’étais au Sénat, je ne pouvais pas faire grand chose, et je suis très reconnaissante envers mon mari, qui a toujours travaillé dur depuis qu’il est né, pauvre ».

Le couple présidentiel avait dû s’endetter pour financer notamment les frais d’avocats relatifs à l’affaire Monica Lewinski, qui a empoisonné le second mandat de Bill Clinton (1997-2001).
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Dans un entretien à la même chaîne diffusé lundi, Hillary Clinton avait dit que son couplé était « non seulement fauché mais endetté » en quittant la Maison Blanche en 2001.

Techniquement exacte, cette affirmation avait suscité des railleries, car les Clinton possèdent aujourd’hui deux maisons évaluées à plusieurs millions de dollars, et facturent à plusieurs centaines de milliers de dollars des discours dans tout le pays.

A New York, des centaines de personnes faisaient la queue mardi matin devant la librairie Barnes & Noble où Hillary Clinton devait dédicacer son livre, « Hard Choices », dans la matinée. Certains, portant des T-shirts « Hillary rocks », avaient passé une bonne partie de la nuit à l’extérieur du magasin.* Source: Belga-10.06.2014

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**Monica Lewinsky:

« J’ai été la plus humiliée au monde »

L’ancienne stagiaire de la Maison Blanche Monica Lewinsky, avec laquelle Bill Clinton a reconnu en 1998 avoir eu une « relation inconvenante », sort de son silence dans Vanity Fair pour évoquer l’ »humiliation mondiale » subie à la suite de son histoire avec l’ex-président.

« Il est temps de tourner la page », explique Monica Lewinsky sur le site du mensuel américain, désireuse de se « réapproprier (son) histoire et donner un sens à (son) passé ». « Je regrette profondément ce qui est arrivé entre le président Clinton et moi », souligne-t-elle. 

Pas d’argent sous la table
Après une dizaine d’années de quasi-silence, l’ancienne stagiaire désormais âgée de 40 ans explique qu’elle a été tellement silencieuse que « la rumeur dans certains cercles devenait que les Clinton avaient dû me payer ». Or « rien n’est plus éloigné de la vérité », affirme-t-elle. 

« C’est vrai, mon chef a profité de moi, mais je resterai toujours ferme sur ce point: il s’agissait d’une relation consensuelle », souligne la jeune femme. « Toute cette notion de maltraitance est venue après, quand je suis devenue bouc émissaire pour protéger (la) puissante position » de Bill Clinton, explique-t-elle. 

Après le scandale à la fin des années 1990, Mme Lewinsky a alors déménagé à Londres, où elle a passé un diplôme en psychologie sociale à la London School of Economics, puis à Los Angeles, New York et Portland (Oregon, nord-ouest). Elle a postulé à divers emplois dans la communication et le marketing, mais « en raison de ce que les employeurs qualifiaient avec tact de mon ‘histoire’, je n’étais jamais la ‘bonne personne’ pour le poste ». 

Harcèlement
L’ancienne stagiaire de la Maison Blanche estime avoir été en 1998 « non seulement la personne la plus humiliée au monde », mais « sans doute la première personne dont l’humiliation mondiale a été propagée par internet ». 

Son objectif, assure-t-elle, est désormais de s’impliquer dans la défense « de victimes d’humiliations et de harcèlement en ligne et de commencer à parler de ce sujet dans des forums publics ». 

En août 1998, le président américain Bill Clinton avait été contraint d’admettre devant un grand jury qu’il avait eu une « relation inconvenante » avec Monica Lewinsky à la Maison Blanche.*7sur7-6/05/2014 – Source: Belga

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*États-Unis : les saisies inquiètent les banques 

Les autorités fédérales et les procureurs de cinquante États enquêtent sur la manière dont les banques ont établi les documents justifiant la saisie de milliers de propriétés de clients en défaut de paiement.
Les autorités fédérales et les procureurs de cinquante États enquêtent sur la manière dont les banques ont établi les documents justifiant la saisie de milliers de propriétés de clients en défaut de paiement. 

 Le scandale des saisies hypothécaires mal documentées prend de l’ampleur et menace de générer des milliards de dollars de pertes. Il risque aussi de retarder l’assainissement du marché immobilier. 

coeur- Après plus de deux années de crise, les banques américaines qui commençaient à redresser leurs comptes sont soupçonnées de graves manquements à leurs obligations. Si ces accusations sont ­avérées, il pourrait leur en coûter des dizaines de milliards de dollars.

Bank of America, JPMorgan ­Chase, Wells Fargo, Citigroup et Ally Financial (anciennement connue sous le nom de GMAC) sont principalement visées et prises pour cible par la campagne en cours, en vue des législatives de mi-mandat. Ces institutions sont non seulement les plus grandes, mais jouent aussi un rôle de premier plan de servicer: un métier typiquement américain qui consiste à gérer pour le compte d’autres institutions la collecte des paiements et la gestion de crédits hypothécaires de millions de ménages.

 

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Les autorités fédérales et les procureurs de cinquante États enquêtent sur la manière dont ces banques ont établi les documents justifiant la saisie de milliers de propriétés de clients en défaut de paiement. Les banques tentent de reprendre progressivement les saisies qu’elles ont suspendues ces dernières semaines. Elles affirment cor­riger certains vices de forme dans leur documentation justificative. À leurs yeux il n’y a pas de «scan­dale», mais simplement des erreurs de traitement administratif, du fait de back-offices débordés par une ­paperasserie très complexe.

Selon ce scénario de simple «bavure bureaucratique», des milliers de saisies seront jugés impossibles tant que des vices de forme n’auront pas été corrigés. Il peut s’agir de documents bâclés ou falsifiés d’estimation de la valeur de biens, ou encore de l’incapacité d’une banque à produire immédiatement le certificat d’hypothèque qui lui donne droit de prendre possession d’une maison. Le coût de ce scénario pour une banque est estimé à 1000 dollars par mois par maison. Dans cette hypothèse, trois mois de délai -le temps que les banques corrigent leurs erreurs portant sur un stock de deux millions de propriétés en instance de saisie- représentent 6 milliards de dollars. C’est peu car cette somme serait à partager par au moins une trentaine de banques. Ce scénario repose sur le constat que l’immense majorité des saisies touche des foyers qui sont effectivement en défaut de paiement depuis généralement bien plus des trois mois ­minimum. «Nous n’expulsons pas des gens qui méritent de rester dans leur maison», résume ­James Dimon, le patron de JPMorgan Chase.

«Titrisation frauduleuse»

Mais certains redoutent un scé­nario financièrement plus dramatique de «titrisation frauduleuse». Il concerne les fondements même du processus de «titrisation». Ce terme couvre la transformation en obligations négociables de milliers d’hypothèques regroupées en pools. La titrisation suppose que les institutions qui ont créé ces obligations détiennent effectivement les certificats d’hypothèques. Or si dans les prochaines semaines on venait à découvrir que ces certificats sont perdus et que les banques ne peuvent pas prouver devant la justice qu’elles ont vraiment le droit de saisir ces logements, tout le marché du crédit immobilier sera ébranlé.

Les banques feront l’objet de multiples poursuites de la part des détenteurs d’obli­gations. Ces derniers exigeront le remboursement de leurs investissements à leur valeur initiale. Pimco et ­BlackRock, deux des plus grands fonds obligataires américains, exigent déjà que Bank of America leur rembourse 47 milliards de dollars d’obligations que Countrywide Financial aurait frauduleusement structurés et mal gérés. Cette dernière, spécialisée dans les prêts subprime, fut rachetée en catastrophe par Bank of America en 2008. Si la justice américaine valide ces exigences de ­rachats forcés, les banques risqueraient alors des pertes de 55 à 120 milliards de dollars étalés sur cinq ans. Un scénario catastrophe qui pourrait geler à nouveau l’offre de crédit immobilier et replonger tout le secteur dans l’abîme en ­dissuadant des acheteurs d’acquérir des logements saisis, de crainte que la transaction soit ensuite ­invalidée. (Le Figaro-21.10.2010.) 

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Pas de réponses à “L’Amérique en régression ?”

  1. 7 08 2011
    fieldrunners hd (14:55:55) :

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  4. 27 12 2012
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    bloons tower defense 5

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