Mexique, victoire historique de la gauche

2072018

** infos internationales diverses

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 Victoire écrasante d’Andrés Manuel López Obrador à l’élection présidentielle, le 1er juillet 2018 à Mexico. 

Mexique, victoire historique du vétéran de la gauche

Andrés Manuel López Obrador après sa victoire à l'élection présidentielle, le 1er juillet à Mexico.

Andrés Manuel López Obrador a donné dimanche une raclée électorale aux deux grands partis qui se sont toujours partagé le pouvoir dans le pays, en proie aux violences. Le nouveau président préparait sa victoire de longue date.

Beaucoup diront que López Obrador a su profiter de la tombée en disgrâce des partis qui ont toujours gouverné, que sa victoire est le fruit d’un désenchantement des Mexicains envers ce système d’alternance qui n’a résolu aucun des grands problèmes du pays, ni la corruption ni la violence et encore moins la pauvreté, et que le ras-le-bol, plus qu’un homme, a gagné ce dimanche.

Discours anti-corruption

En réalité, l’arrivée d’Amlo (ses initiales) au plus haut échelon du pouvoir n’est pas le fruit d’une irruption soudaine dans le paysage électoral. Le discours anti-corruption de cet homme de 64 ans est le bruit de fond constant de la vie politique mexicaine depuis douze ans. A mesure que les scandaleuses affaires des gouverneurs du PRI détournant l’argent public s’accumulaient en couvertures des journaux, que la violence s’étendait à travers le pays au point de faire de 2017 l’année la plus meurtrière de son histoire récente – avec plus de 28 000 meurtres – et que le gouvernement du président Enrique Peña Nieto donnait tous les signes d’une incompétente paralysie, ce bruit de fond s’est mué en un appel indispensable et assourdissant. López Obrador s’est imposé. Le politicien du Tabasco, issu des files du PRI qu’il a quitté pour participer à la refondation de la gauche dans les années 1980, est devenu, aux yeux de beaucoup de Mexicains, l’incarnation palpable de son message : l’incorruptible, l’austère, le justicier social, le politicien qui ne rentre pas dans le moule. De lui-même, il dit qu’il n’est pas là pour s’en mettre plein les poches mais pour défendre l’intérêt du pays.

López Obrador a préparé sa victoire de dimanche quand il est entré en campagne pour la présidentielle de 2006, dont il a contesté la victoire, frauduleuse selon lui, attribuée à Felipe Calderón, avec une marge minimale de 0,56% de différence. Après cet épisode qui l’a poussé à occuper avec ses supporteurs durant sept semaines l’avenue Reforma de Mexico et s’autoproclamer le «président légitime», Amlo a tracé lentement son chemin. Littéralement, géographiquement, à travers le Mexique, qu’il a parcouru du long en large. Il a été moqué comme un radoteur aigri, un rancunier qui avait mal digéré son échec de 2006. En 2012, il n’était pas en mesure d’arrêter le rouleau-compresseur médiatique Peña Nieto qui signait le retour du PRI au pouvoir, après douze ans de gouvernements du PAN.

Projet nationaliste de gauche 

En 2014, une abjecte affaire de barbarie et de corruption a secoué le pays et marqué un point de non-retour dans la vision qu’ont les Mexicains de leur classe politique : la disparition de 43 étudiants dans l’Etat du Guerrero aux mains de la police municipale et des autorités locales de la ville d’Iguala, complices d’un cartel local. Le président et le gouvernement fédéral ont détourné le regard, dans un geste d’insensibilité que les Mexicains continuent de leur reprocher. Les étudiants n’ont toujours pas été retrouvés et l’enquête a été entachée de multiples irrégularités. L’idée de se chercher un président qui soit à la hauteur des enjeux du pays s’est faite de plus en plus pénétrante.

Puis, alors que l’ombre grandissante d’un certain Donald Trump s’abattait sur le pays, avec ses menaces de murs, d’expulsions de migrants, et de sanctions commerciales, rapetissant encore davantage la stature de Peña Nieto, le projet nationaliste de gauche de López Obrador a gagné de nouveaux adeptes. «Les Mexicains sont prêts pour un vrai changement», déclarait à la presse celui qui n’était encore que le candidat de la gauche, quelques instants après avoir voté dimanche matin. Fidèle à sa réputation de lève-tôt, le favori est arrivé au bureau de vote qui lui correspondait, dans le sud de Mexico, une demi-heure trop tôt, bavardant avec les journalistes devant les grilles fermées.

Les chantiers qui l’attendent à la présidence, qu’il occupera à partir du 1er décembre, sont incommensurables : insécurité, mainmise du crime organisé sur des régions et des pans entiers de l’économie, inégalités, corruption endémique, éducation déficiente, rejet des institutions et défiance à l’égard de la classe politique… Certains aspects du programme de López Obrador restent un mystère aux yeux des Mexicains. Mais, mieux que quiconque, il leur a transmis l’assurance qu’il se sentait concerné par les problèmes du pays et qu’il avait, plus que n’importe quelle ambition, celle d’être «un bon président».*Par Emmanuelle Steels, correspondante à Mexico — 2 juillet 2018 -liberation.fr

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Le Mexique vient d’élire président Andrés Manuel Lopez Obrador, candidat -de gauche- que tout oppose à Trump. Prélude à une confrontation?

Andres Manuel Lopez Obrador, surnommé AMLO, a gagné la présidentielle au Mexique avec une large avance. Photo: en campagne à Zitacuaro, Michoacan, le 28 mai 2018.

« Je ne suis ni Maduro, ni Trump ! ». Andrés Manuel Lopez Obrador, le candidat du changement au Mexique, a offert une première victoire historique à la gauche à l’occasion de l’élection présidentielle au Mexique, dimanche, avec environ 53% des suffrages selon une première estimation officielle. Tout au long de sa campagne, « AMLO » a martelé sa différence avec les deux épouvantails du continent : le président nord-américain qui piétine un à un les accords internationaux, et l’ex-dirigeant vénézuélien, responsable du naufrage de son pays.  

Le facteur Donald Trump n’a toutefois guère pesé pendant la course à la présidence mexicaine : tous les candidats étaient hostiles au milliardaire américain, coutumier des insultes envers les Mexicains, « des violeurs » qui « apportent le crime » et qui martèle sa volonté de « construire un très grand mur », à la frontière. Selon un sondage récent, le rejet de Trump dans l’opinion est d’ailleurs passé de 67 % en mai à 81 % en juin. 

Quand il prendra ses fonctions en décembre prochain, le nouveau président du Mexique ne pourra cependant ignorer son imprévisible voisin. Mais bien malin qui peut prédire la nature des relations entre ces deux profils hauts en couleur.  

Le face à face de deux égos

De part et d’autre du rio Grande, les observateurs soulignent les points communs entre Trump et Lopez Obrador. Tous deux se sont posés en recours face aux élites traditionnelles. Le premier avait promis de « drainer le marigot », référence à la classe politique de Washington, et d’appliquer à la Maison Blanche les méthodes de négociation propres au monde des affaires. Le second veut s’attaquer à la corruption en « balayant les escaliers de haut en bas ». Bien qu’ayant commencé sa carrière au sein du Parti révolutionnaire institutionnel, parti au pouvoir pendant des décennies, AMLO est un électron libre. Il s’est affranchi des mouvements politiques traditionnels, surfant sur le rejet des élites affairistes en se prévalant d’origines provinciales.  

A l’ego surdimensionné de Trump répond la volonté affichée du second de « faire l’histoire » - »Ensemble, nous ferons l’Histoire » est le nom de sa coalition-, son sentiment d’être investi d’une mission, celle de « transformer le Mexique ». Non sans inquiéter certains de ses opposants. « La campagne de Lopez Obrador fait écho à l’image du dirigeant providentiel, très présent dans l’imaginaire social en Amérique latine, observe David Recondo, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI Sciences-Po). Pour autant, la comparaison que font certain avec Hugo Chavez [l'ancien dirigeant vénézuélien] est exagérée. Le dirigeant mexicain a su se montrer pragmatique lorsqu’il a été maire de Mexico, entre 2000 et 2005″. 

Leur prédilection pour le protectionnisme constitue un autre point commun. A « L’Amérique d’abord » du locataire du Bureau ovale répond le « Mexicanisme » d’AMLO. « Lopez Obrador reprend la tradition bien ancrée en Amérique latine du nationalisme populaire », poursuit David Recondo. Mais le discours anti-impérialiste propre à un Chavez n’a pas cours au Mexique, tant les liens du pays avec les Etats-Unis sont forts. » 

Ces ressemblances ne doivent toutefois pas éluder les fortes différences entre les deux hommes, à commencer par leur biographie. Héritier d’un magnat de l’immobilier, le milliardaire new-yorkais est un novice en politique, plus amateur de Fox News que de littérature. Fils de petits commerçants d’une des provinces les plus pauvres du Mexique, le Tabasco, Lopez Obrador est passé par Sciences po, avant d’écrire plusieurs livres d’histoire. Et le Mexicain promet accès à l’éducation et à la santé pour les plus démunis quand le républicain n’a eu de cesse de démolir l’Obamacare et de multiplier les cadeaux aux plus aisés

Rivalité et intérêts partagés

Passé le temps de la campagne, quel type de relation établiront AMLO et Trump ? « Avec nous ce sera différent. Sans lui manquer de respect (à Trump), nous le remettrons à sa place si besoin. On lui fera entendre raison« , a proclamé El Necio (« le têtu », un autre des surnoms de Lopez Obrador), en janvier dernier. Pendant sa campagne, il a fustigé la faiblesse envers le voisin du Nord d’Enrique Peña Nieto, le président mexicain en exercice. AMLO a promis aussi de répondre aux salves de Trump sur Twitter sur les réseaux sociaux. 

Donald Trump avec le président mexicain Enrique Pena Nieto à la résidence Los Pinos à Mexico. le 31 août  2016.

Donald Trump avec le président mexicain Enrique Pena Nieto à la résidence Los Pinos à Mexico. le 31 août 2016. 

Le futur chef de l’Etat mexicain pourrait être tenté de hausser le ton face à Trump. « Regardez ce qui est arrivé aux dirigeants qui se sont montrés conciliants avec Trump : Macron, Merkel, Peña Nieto, Abe, relève Jorge Guajardo, un ancien ambassadeur mexicain interrogé par le New Yorker. Ils ont échoué. Et regardez Kim Jung-un ! Trump aime ceux qui s’opposent à lui. » Peña Nieto avait en vain essayé d’amadouer le candidat Trump, l’invitant à Mexico afin d’infléchir ses discours enflammés sur les Mexicains. 

En mars 2017, AMLO a porté plainte auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’Homme concernant le décret anti-migrants signé par Trump à son arrivée au pouvoir, un mois et demi plus tôt. Il a ensuite interpellé le dirigeant nord-américain dans un livre intitulé Oye Trump (Trump, écoute), où il prend la défense des travailleurs migrants mexicains.  

Difficile toutefois de savoir si Lopez Obrador a les moyens d’un bras de fer. « Les économies des deux pays sont très imbriquées, rappelle David Recondo. 80 % des exportations mexicaines sont à destination des Etats-Unis, qui fournissent 50 % des importations du pays. Bon nombre de Mexicains ont de la famille de l’autre côté de la frontière. Le président Lopez Obrador pourrait donc se révéler plus modéré que le candidat. » 

**Balance commerciale, migration : les sujets de discorde

Avant même l’investiture de Lopez Obrador, les sujets de contentieux sont déjà nombreux entre les deux pays : déséquilibre de la balance commerciale, traité de libre-échange, contrôle des migrations… Début juin, Mexico a annoncé la hausse des tarifs douaniers sur certains produits agricoles, en réponse à l’augmentation de ceux sur l’acier et l’aluminiumimposés par Washington. 

La politique de l’administration Trump entre néanmoins en résonance avec la volonté de Lopez Obrador, partisan de renforcer la souveraineté économique du pays. Il promet ainsi de renforcer l’agriculture nationale, alors que plus de 80 % des aliments importés proviennent des Etats-Unis. Le dossier de l’Alena, le traité de libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada que Trump veut renégocier, n’inquiète donc pas AMLO : il entend lui aussi renforcer le marché intérieur. L’objectif est double, a plaidé le candidat pendant sa campagne : promouvoir l’autosuffisance alimentaire et encourager ainsi les paysans paupérisés à rester au pays plutôt que de tenter leur chance au Nord. Il a aussi promis la construction d’une nouvelle raffinerie. Le Mexique ne dispose pas des infrastructures en mesure de transformer son pétrole brut en carburant, importé des Etats-Unis.  

Autre sujet délicat entre les deux pays : les migrations. Pendant la campagne, AMLO s’est montré catégorique. Son gouvernement ne « continuera pas à faire le sale boulot » des États-Unis, soit l’arrestation des migrants d’Amérique centrale à la frontière sud du Mexique. Il a annoncé vouloir déplacer l’agence nationale d’immigration du Mexique à Tijuana, à la frontière nord. 

Mettra-t-il en pratique ses promesses ? Ou adoptera-t-il les recommandations d’Alfonso Romo, l’homme d’affaires pressenti pour devenir son prochain chef de cabinet ? On va « s’asseoir, négocier et négocier, a-t-il promis. Jusqu’à ce qu’on parvienne à un accord ». **.lexpress.fr / 2 juillet 2018

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Mexique, victoire historique de la gauche

*Après 30 années de conflits, de confrontation et 80.000 morts,

l’Ethiopie et l’Erythrée signent un accord de paix et d’amitié

et annoncent qu’ils ne sont plus être en guerre

** ils décident d’appliquer l’accord de paix d’Alger signé en 2000

Les deux pays avaient rompu au début du conflit frontalier qui les a opposés entre 1998 et 2000 et a fait quelque 80 000 morts

**vidéo: Les dirigeants éthiopien et érythréen se rencontrent à Asmara 

L’Erythrée et l’Ethiopie ont signé lundi 9 juillet 2018 à Asmara, la capitale erythréenne, « une déclaration conjointe de paix et d’amitié » formalisant leur rapprochement et stipulant que les deux pays ne sont plus en guerre, a annoncé le ministre érythréen de l’Information Yemane Gebremeskel sur Twitter.

(FILES) In this file photo taken on June 26, 2018 Eritrea’s Foreign Minister Osman Saleh Mohammed (R) walks with Ethiopia’s Prime Minister Abiy Ahmed (2L) and Ethiopia's foreign minister Workeneh Gebeyehu (L) as an Eritrean delegation for peace talks with Ethiopia arrives at the international airport in Addis Ababa.<br /><br /><br /><br /><br />
Ethiopia and Eritrea are no longer at war, the neighbours said in a joint statement on June 9, 2018, a day after their leaders held a historic meeting in Asmara. / AFP PHOTO / YONAS TADESSE

Les deux pays s’étaient mis d’accord la veille pour renouer leurs relations diplomatiques et ouvrir leurs frontières, après des décennies d’hostilité entre les voisins de la Corne de l’Afrique. « Nous nous sommes mis d’accord pour la reprise du trafic aérien et naval, pour la circulation des personnes entre nos deux pays et la réouverture des ambassades », a déclaré samedi 8 juillet Abiy Ahmed, à l’issue de discussions dans la capitale érythréenne avec le président Isaias Afwerki.

**Trois décennies de guerre et 80 000 morts

Les deux pays avaient rompu leurs relations diplomatiques au début du conflit frontalier qui les a opposé entre 1998 et 2000 et a fait quelque 80 000 morts. Les relations étaient restées particulièrement tendues depuis, en raison du refus de l’Ethiopie de céder à l’Erythrée un territoire frontalier disputé, malgré un jugement d’une commission indépendante internationale soutenue par l’ONU datant de 2002.

Ancienne province éthiopienne sur la mer Rouge, l’Erythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991 au terme de trois décennies de guerre. C’est l’arrivée au pouvoir à Addis Abeba en avril d’Ahmed Abiy, 42 ans, qui a ouvert la voie au dégel des relations. Le nouveau dirigeant a amorcé un train de réformes sans précédent depuis plus de vingt-cinq ans dans le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique. Au nombre de ces bouleversements figurait l’annonce, début juin, de son intention d’appliquer l’accord de paix d’Alger signé en 2000 avec l’Erythrée et les conclusions de la commission internationale sur la démarcation de la frontière.

Dimanche, une rencontre historique entre le Premier ministre éthiopien et le président érythréen, inimaginable quelques semaines plus tôt, a lieu à Asmara, saluée par la foule.*.francetvinfo./ lundi 09 juillet 2018

***    L’état de guerre qui existait entre les deux pays est arrivé à sa fin

Le président érythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, ont signé une « déclaration conjointe de paix et d’amitié », a annoncé le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel.

« L’état de guerre qui existait entre les deux pays est arrivé à sa fin. Une nouvelle ère de paix et d’amitié s’ouvre », selon ce texte.

« Les deux pays œuvreront à promouvoir une étroite coopération, dans les secteurs de la politique, de l’économie, du social, de la culture et de la sécurité ».

Le document confirme la reprise du commerce, des transports et des télécommunications, le rétablissement des relations diplomatiques et la mise en œuvre des décisions internationales sur la frontière commune.

Des images de la cérémonie montrent MM. Issaias et Abiy attablés à un bureau en bois, avec en toile de fond les drapeaux des deux pays, signant cette déclaration.

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Workneh Gebeyehu, a annoncé la création d’une commission conjointe sous la supervision des deux chefs de la diplomatie, chargée d’établir un « calendrier tangible » des réformes. Cette commission chapeautera des sous-comités qui vont définir dans le détail quand et comment chaque problématique sera mise en œuvre ».

Pour la première rencontre depuis 20 ans entre les deux plus hauts dirigeants érythréens et éthiopiens, la délégation éthiopienne avait reçu dimanche un accueil chaleureux à Asmara.

« Nous nous sommes mis d’accord pour la reprise du trafic aérien et naval, pour la circulation des personnes entre nos deux pays et la réouverture des ambassades », avait déclaré M. Abiy.

« Nous abattrons le mur et, avec amour, nous bâtirons un pont entre les deux pays », avait ajouté avec lyrisme le jeune Premier ministre, 42 ans, qui depuis sa nomination en avril a amorcé ce rapprochement entre les deux anciens frères ennemis.

La compagnie Ethiopian Airlines devrait reprendre ses vols à destination d’Asmara dès la semaine prochaine, a rapporté lundi la radio-télévision Fana.

- Accès à la mer -

Ce dégel a été lancé par l’annonce en juin par M. Abiy de la volonté de l’Éthiopie d’appliquer l’accord de paix signé en 2000 à Alger avec l’Érythrée et les conclusions de la commission internationale indépendante sur la démarcation de la frontière.

L’Éthiopie et l’Érythrée se sont livré de 1998 à 2000 à une guerre conventionnelle, avec chars d’assaut et tranchées, qui a fait quelque 80.000 morts, notamment en raison d’un désaccord sur leur frontière commune.

Le refus éthiopien d’appliquer une décision en 2002 d’une commission soutenue par l’ONU sur le tracé de la frontière a entretenu une longue animosité entre les deux pays.

Le rétablissement des liens diplomatiques et commerciaux après des années d’hostilité pourraient profiter aux deux voisins et à toute la Corne de l’Afrique, rongée par les conflits et la pauvreté.

La normalisation contribuera à réaliser « notre aspiration pour la paix et l’intégration économique de notre région et du continent africain », a salué l’organisation régionale Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement).

Autrefois façade maritime de l’Éthiopie avec les ports de Massawa et d’Assab, l’Érythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991 au terme de trois décennies de guerre.

L’indépendance de l’Érythrée a privé l’Éthiopie de tout accès à la mer et l’a forcée à s’appuyer presque exclusivement sur Djibouti pour son commerce maritime. 

L’accès de l’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, aux ports érythréens devrait stimuler l’économie des deux pays, tout en menaçant l’hégémonie de Djibouti.

La liberté de mouvement des deux côtés de la frontière permettra la réunion de deux peuples, liés par une histoire, une langue et une ethnicité communes, et de familles séparées depuis plus de 20 ans.

Les principaux dirigeants est-africains ont salué ces avancées. « Nous  vous félicitons et nous sommes avec vous », a écrit sur Twitter le président rwandais Paul Kagame.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a applaudi lundi « un symbole d’espoir très important non seulement pour les deux pays, non seulement pour l’Afrique, mais pour le monde entier ».–actu.orange/  lundi 09 juillet 2018

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*un avion israélien abattu par la Syrie

«Les systèmes de défense antiaérienne syrienne ont repoussé une agression israélienne. Ils ont intercepté plusieurs missiles et abattu un avion israélien, obligeant les autres avions à quitter l’espace aérien syrien», a indiqué l’agence Sana.

D’après un officier de l’armée syrienne cité par Reuters, les troupes syriennes ont abattu des missiles tirés depuis le sud de la région de Tanf en direction de la base de Homs. L’attaque n’a pas fait des victimes.

L’armée syrienne a repoussé une attaque d’avions israéliens qui avaient tiré des missiles air-sol contre la base aérienne de Tiyas (T4) de Homs, a annoncé l’agence syrienne Sana.

En avril dernier, l’aviation israélienne a porté une frappe contre la base aérienne syrienne T4, dans la province de Homs. Selon le ministère russe de la Défense, des avions israéliens ont tiré huit missiles dont trois ont atteint leurs cibles et cinq ont été abattus. L’agence Sana a fait état de plusieurs morts et blessés. La Syrie a réagi à l’attaque israélienne d’avril en tirant plusieurs dizaines de roquettes contre les positions israéliennes sur les hauteurs du Golan. 

Le 10 mai, l’aviation israélienne a pris pour cible des dizaines de sites syriens, ainsi que des batteries de défense antiaérienne. 

*sputnik + médias /  lundi 09.07.2018

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Après une accalmie de deux ans, le terrorisme frappe à nouveau en Tunisie

Des membres de la Guarde nationale tunisienne lors d'exercices conjoints avec les forces de l'ordre allemandes au centre d'entraînement Oued Zerga, en Tunisia, le 2 août 2017.

Par Mathieu Galtier, Correspondant à Tunis — 8 juillet 2018
Six membres de la Garde nationale, en charge de la lutte antiterroriste, sont morts à la frontière avec l’Algérie dimanche, dans une zone sous surveillance à cause de la présence de deux groupes jihadistes. L’attaque survient au moment où les touristes reviennent dans le pays.

La Tunisie a connu, ce dimanche, sa plus importante attaque terroriste depuis plus de deux ans. Au moins six membres de la Garde nationale, en charge notamment de la lutte contre le terrorisme, sont morts à Ghardimaou, dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec l’Algérie. Les victimes, dont le chef du poste frontalier, patrouillaient à bord de deux véhicules tout-terrain quand une mine antichar a explosé à leur passage, vers midi. Les autorités n’ont, pour l’heure, pas précisé l’identité des auteurs de l’attaque qualifiée de «terroriste».

La zone faisait l’objet d’une intense surveillance depuis plusieurs mois. Le camping voisin de Aïn Soltane a longtemps été fermé avant de rouvrir ce printemps mais avec des horaires aménagés. Selon le journal algérien Al-Bilad daté du 12 juin, les services de renseignement algériens et tunisiens craignaient des attaques prochaines dans la région après le recensement d’une centaine de combattants massés à la frontière. Deux groupes terroristes répertoriés sont installés dans les monts qui séparent la Tunisie de l’Algérie : la katiba Oqba ibn Nafi, affiliée à al-Qaeda au Maghreb islamique et les Soldats du Califat en Tunisie, liés à l’Etat islamique.

**Autorités prises de court

Malgré ces alertes, les autorités tunisiennes semblent cependant avoir été prises de court. Neuf puis huit morts ont été annoncés par différents ministères et organes de sécurité avant que le chiffre de six ne soit officialisé. L’agence de presse nationale a évoqué des échanges de tirs entre assaillants et forces de l’ordre après l’explosion de la mine antichar, ce qu’a réfuté le porte-parole de la Garde nationale, Houcemeddine Jebabli. Des hélicoptères ont cependant bien été déployés après l’assaut pour survoler le relief escarpé de la région.

La Tunisie n’avait plus connu d’attaque aussi meurtrière depuis le 7 mars 2016 quand des militants de l’Etat islamique, en provenance de Libye, ont attaqué la ville frontière de Ben Guerdane, faisant treize morts et quatorze blessés. Depuis, le gouvernement s’était félicité d’avoir réussi à éviter tout nouvel attentat. Après ceux du Bardo (21 touristes morts) et de Sousse (38 touristes morts) en 2015, la Tunisie avait décidé d’ériger un ensemble d’obstacles d’eau et de monticules de sable à la frontière avec la Libye, où un grand nombre de terroristes tunisiens s’étaient réfugiés.

**Un calme précaire

La menace est finalement arrivée du nord-ouest, sans que cela ne surprenne outre mesure les experts. «La situation présente [absence d’attaques] ne doit pas être considérée comme une victoire sur les militants [terroristes], mais comme un calme précaire», écrivait fin juin, Matt Herbert dans un rapport pour le think-tank Carnegie intitulé «L’insurrection dans les régions frontalières de l’ouest de la Tunisie». L’auteur y pointe notamment les «importants problèmes internes»auxquels font face les forces de sécurité. L’attentat intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, qui a dirigé la Garde nationale, a été remercié le 6 juin pour des raisons d’équilibre politique. Son départ a été suivi par le remplacement d’une centaine de cadres du ministère, rebattant notamment les cartes au sein de l’unité d’élite.

L’attaque arrive au début d’une saison touristique qui s’annonce comme la plus réussie depuis 2015. Le représentant de l’Office national du tourisme tunisien en Algérie, Fouad el-Oued, tablait il y a quelques jours sur la venue de trois millions de touristes algériens cette année. Des touristes qui empruntent, pour certains, le poste frontière de Ghardimaou… Les Occidentaux n’étaient pas en reste avec notamment le retour des tour-opérateurs Thomas Cook et TUI, qui avaient déserté le pays à cause des deux attentats de 2015. Au premier trimestre 2018, les recettes touristiques ont ainsi progressé de 46% par rapport à l’an dernier.*liberation.fr/  08 juillet 2018

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Madeleine Albright ancienne secrétaire d’Etat (de 1997 à 2001), se rend compte maintenant de la menace libérale globale sauvage contre les peuples

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Personne, quand, au tournant du siècle, Madeleine Albright dirigeait la diplomatie américaine, ne pouvait deviner que la promesse démocratique universelle allait, en quelques années, se retourner brutalement... (Ici, à la convention démocrate en 2016 à Philadelphie).

Albright au chevet des démocraties

*****L’ancienne secrétaire d’Etat américaine signe un livre d’inquiétude où elle met en garde contre la menace illibérale globale.

Il y a vingt ans, Madeleine Albright était secrétaire d’Etat (de 1997 à 2001), Bill Clinton était à la Maison Blanche et un robuste optimisme prévalait alors. Notamment dans les cercles du pouvoir américain. Francis Fukuyama, influent conseiller des princes, avait, quelques années auparavant, repris et appliqué à ce moment radieux la formule algébrique de « fin de l’Histoire ». 

Les tyrannies cédaient du terrain, s’évaporaient une à une, comme une mauvaise brume, sous l’ardent soleil libéral. Bref, pour employer une expression d’Alexandre Kojève chère à Fukuyama, « l’alignement des provinces de l’Empire » se poursuivait, et rien ne semblait pouvoir y mettre fin. La météo mondiale semblait fixe sur un grand bleu inaltérable. 

La promesse démocratique allait s’inverser

Personne, dans l’entourage de la très active secrétaire d’Etat, ne pouvait imaginer le retournement brutal qui allait se dessiner, dès la décennie suivante. Personne, vraiment personne, même chez les républicains américains, plus enclins au pessimisme, ne pouvait deviner que la promesse démocratique universelle allait, en quelques années, s’inverser en menace illibérale globale. Chacun pariait sur un monde sans Erdogan, sans Orban, sans Trump… 

Fascism. A Warning est le récit, à la première personne, d’un imprévu majeur de l’Histoire. D’entrée, Madeleine Albright sollicite la mise en garde de Primo Levi, à la fin de sa vie : « Chaque époque possède son propre fascisme. » Alors, la nôtre ? Près de trois décennies après la chute du mur de Berlin, où en sommes-nous ? 

Certes, nous n’en sommes pas encore au démantèlement de l’ordre libéral, mais les fissures, montre Albright dans son récit très pédagogique, se multiplient, jusqu’à l’intérieur des démocraties, comme en témoigne le trumpisme, et les positions des défenseurs des Républiques démocratiques sont globalement plus fragiles.  

Les libéraux ont perdu confiance en la démocratie

Quelque chose, donc, du terrible XXe siècle et de sa longue parenthèse totalitaire aurait subsisté, et survivrait en ce début de XXIe. Même l’Amérique, ce « roc contre lequel le fascisme s’est brisé » au siècle dernier, montre des lézardes, comme le déplore l’auteur. Et Albright de nous livrer ses interrogations angoissées : « Pourquoi tant de personnes qui exercent le pouvoir cherchent-elles à miner la confiance du public dans les élections, la justice, les médias ? Et même dans la science, quand il est question de l’enjeu fondamental de l’avenir de la biosphère ? »  

Deux pistes explicatives se dégagent de son ample réflexion historique. 1. Les antidémocrates, aujourd’hui comme hier, avancent masqués. 2. Au sein même des démocraties, trop de libéraux et de modérés sont incapables de défendre efficacement la démocratie, car ils ont perdu confiance dans ses vertus. Tandis que les forces illibérales poussent leurs pions en trompant leur monde, les libéraux semblent atteints d’une étrange fatigue, et n’assurent pas la garde de l’idée démocratique qui est confiée à leur vigilance. 

Ainsi s’expliqueraient, pour Albright, des phénomènes apparemment aussi dissemblables que le Brexit, l’ascension du trumpisme qui cancérise la démocratie américaine et la conduit à « abdiquer son leadership mondial », ou l’avènement de l’extrême droite en Italie, sous la houlette de son très populaire ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini

A titre d’avertissement historique, Madeleine Albright, qui est née à Prague, remémore la profonde réflexion du président tchécoslovaque Tomas G. Masaryk : « La démocratie n’est pas simplement une forme de gouvernement [...], elle est une conception de la vie. Elle requiert une foi dans les êtres humains, dans l’humanité. » Comme une invite à la clairvoyance et à l’action. Enfin !  –.lexpress.fr / 2 juillet 2018

Fascism. A Warning, par Madeleine Albright. (En anglais, non traduit) Harper Collins Publishers, 304 p., 22 €.  

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 La France, partenaire privilégié du régime al-Sissi et des tyrans

Comment Paris alimente la répression en Egypte

Par Amaelle Guiton — 2 juillet 2018 

Dans une synthèse fournie publiée ce lundi, quatre ONG, dont la FIDH, font l’état des lieux du commerce florissant d’armement et de technologies de surveillance de la France vers l’Egypte, où les violations des droits humains s’aggravent.

«Egypte : une répression made in France» : le titre du rapport que publient ce lundi matin la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la Ligue française des droits de l’homme (LDH), l’ONG égyptienne Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS) et l’Observatoire des armements, basé à Lyon, a le mérite de la clarté. Alors que Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, était encore jeudi au Caire pour rencontrer l’homme fort du régime, le président Abdel Fattah al-Sissi, ce document consacré aux «exportations d’armes et de technologies de surveillance» fait l’état des lieux d’un business florissant, alors même que les ONG dénoncent «une répression de masse envers toute forme de dissidence».

La France, partenaire privilégié du régime al-Sissi

Depuis le coup d’Etat militaire de juillet 2013, la situation en matière de droits humains n’a cessé de se dégrader dans le pays, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Selon l’ONG Arabic Network for Human Rights Information, au moins 60 000 prisonniers politiques ont été incarcérés depuis 2013. La Commission égyptienne pour les droits et libertés (ECRF) a recensé plus de 2 800 disparitions forcées entre juillet 2013 et juin 2016, et au moins 44 cas de morts sous la torture entre août 2013 et décembre 2016. Le ministère égyptien de l’Intérieur a lui-même annoncé 12 000 arrestations pour des charges liées au «terrorisme»dans les dix premiers mois de l’année 2015. Bien au-delà des Frères musulmans et de leurs soutiens, la répression vise «militants des mouvements révolutionnaires et de tous bords, défenseurs des droits humains, juristes, journalistes, écrivains, chercheurs, ou encore personnes LGBTI ou assimilées comme telles», écrivent les auteurs du rapport.   

Or, dans ce contexte de répression tous azimuts, les exportations françaises d’armes conventionnelles et de dispositifs de surveillance numérique vers Le Caire ne se sont, elles, jamais aussi bien portées. «En juillet 2013, l’Egypte et la France entretiennent, en matière d’armement, une relation commerciale constante mais modeste», souligne le document. Mais depuis, les commandes se sont envolées, et les livraisons d’armes sont passées de 39,6 millions d’euros en 2010 à 838,4 millions en 2014, et 1,3 milliard d’euros en 2016… Or, expliquent les ONG, certains de ces équipements sont amenés à «servir à la répression en Egypte». Quant aux technologies de surveillance de l’Internet, «les conversations privées et les contenus postés en ligne ont été abondamment utilisés par le gouvernement depuis 2013 pour arrêter et poursuivre des activistes politiques et des défenseurs des droits humains».  

Des véhicules blindés aux systèmes d’interception

En août 2013, le conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne avait pourtant appelé à «suspendre les licences d’exportation vers l’Egypte de tous les équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression interne». Paris a pourtant continué à autoriser la livraison de véhicules blindés Renault Trucks Defense, alors même que des défenseurs des droits humains ont documenté leur utilisation dans le massacre de la place Rabia-el-Adaouïa en août 2013, lors duquel, selon Human Rights Watch, près d’un millier de manifestants proches des Frères musulmans ont été tués. Quelques jours après ce massacre, les autorités françaises ont avalisé la livraison de machines-outils Manurhin à fabrication de cartouches.

Dès la fin des années 2000, l’Egypte s’était par ailleurs lancée dans une «course aux armes numériques» pour mettre les réseaux en coupe réglée. Or, sur ce plan également, la France n’est pas en reste depuis le retour au pouvoir des militaires. L’an dernier, l’hebdomadaire Téléramaa révélé que le français Nexa Technologies – successeur d’Amesys, qui fait l’objet depuis six ans d’une information judiciaire après la plainte déposée par la FIDH et la LDH pour «complicité d’actes de torture en Libye» – avait vendu, en mars 2014, un système d’interception des communications au régime d’Al-Sissi, en passant par une entreprise installée à Dubaï, Advanced Middle East Systems. Et ce, sans que les autorités françaises y trouvent à redire… Télérama a également dévoilé que la même année, une autre entreprise française, Ercom, a elle aussi vendu une technologie de surveillance massive à l’Egypte.   

Par ailleurs, selon la FIDH, le groupe Thales «serait actuellement en train de développer le système de surveillance de la nouvelle capitale voulue par Abdel Fattah al-Sissi». Le rapport s’inquiète également de l’impact et de l’usage par le régime du système de cartes d’identité biométriques fournies par Idemia (ex-OT Morpho). Les quatre organisations, qui tiennent une conférence de presse ce lundi à 11 heures, demandent aux autorités françaises de suspendre les exportations d’armement et de technologies de surveillance à l’Egypte «aussi longtemps que de graves violations des droits humains infligées par les forces de sécurité égyptienne sont rapportées», mais aussi «de faire la lumière sur la légalité des ventes d’armes et de matériel de surveillance passées». * 2 juillet 2018 -liberation.fr

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Les Etats-Unis risquent des représailles de leurs partenaires commerciaux qui pourraient toucher jusqu’à 294 milliards de dollars de produits américains si Donald Trump met sa menace à exécution de taxer les importations de voitures étrangères, a prévenu lundi l’UE.

Dans une lettre adressée aux autorités américaines, dont l’AFP s’est procuré une copie, la Commission européenne estime que des produits américains d’une valeur pouvant aller jusqu’à 294 milliards de dollars (soit 19 % des exportations américaines en 2017) pourraient être touchés par les mesures prises par l’Union européenne et les autres partenaires commerciaux des Etats-Unis.

Cette lettre de l’exécutif européen intervient dans un contexte particulièrement tendu, alors que M. Trump a accusé dimanche soir l’UE de « faire probablement autant de mal que la Chine » aux Etats-Unis en matière commerciale.

Il y a près de dix jours, le 22 juin dernier, Donald Trump a menacé d’imposer une taxe douanière de 20 % sur les voitures de l’UE importées aux Etats-Unis. Il entendait ainsi répliquer à l’entrée en vigueur de droits de douane additionnels imposés en Europe sur des dizaines de produits américains en réponse aux taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium imposées par les Etats-Unis aux produits exportés par la plupart des pays du monde, dont certains de leurs alliés.

02/07/2018  Bruxelles, 2 juil 2018 (AFP) - **.lepoint.fr/

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La France dans le piège malien

Des soldats de Barkhane et leurs frères d'armes maliens lors d'une mission conjointe dans la "zone des trois frontières", aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, en novembre 2017.

****Deux morts et des blessés dans une attaque au Mali visant des membres de l’opération Barkhane

Le ministère malien de la Défense, cité par France 24, a fait savoir que deux civils avaient été tués dans une attaque contre des soldats de l’opération Barkhane à Gao, au Mali. Des militaires français ont également été blessés dans l’attentat.

«Des militaires français de l’opération Barkhane sont tombés ce dimanche [1er juillet] dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem», dans la région de Gao dans le nord du Mali, a rapporté une source militaire occidentale citée par l’AFP. Selon une habitante, une patrouille de l’opération Barkhane a été visée par «une voiture piégée conduite par un kamikaze».  

Un porte-parole du ministère malien de la Défense, cité par France 24, a rapporté que deux civils avaient été tués, corrigeant une information précédente selon laquelle les deux personnes décédées étaient des soldats français.

«Il y a plusieurs blessés parmi les soldats français qui occupaient deux véhicules, complètement détruits par l’explosion. Ils ont été évacués vers leur base», a déclaré de son côté une source militaire malienne citée par l’AFP.

Cette attaque intervient alors que le sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce 1er juillet à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré le 29 juin au Mali contre le QG de la force conjointe du G5, qui a provoqué la mort de deux militaires et un civil. 

Emmanuel Macron, est attendu le 2 juillet dans la capitale mauritanienne afin de discuter avec les dirigeants du G5-Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad) de la question du financement de la coalition, mise en place en 2017 pour lutter contre les djihadistes dans la région du Sahel. 

Quelque 4 000 soldats français sont déployés dans ces cinq pays du Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane. Lancée par Paris le 1er août 2014 pour prendre le relais des opérations Serval et Epervier, cette intervention se fixe pour objectif de neutraliser la menace islamiste dans la région. *rt.com/ 1 juil 2018 

Des soldats français près de leur véhicule de l'avant blindé, lors d'une tempête de sable, dans le nord du Mali, en mai 2016. "Un terrain terriblement abrasif", souligne un gradé.

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*Le missile russe qui «irrite» les Américains

Kh-59MK2

Traduction de la presse russe (juin 2018) 

Fin mai en Syrie, l’armée russe a lancé un missile guidé Kh-59MK2 depuis le chasseur polyvalent de cinquième génération Su-57. La vidéo du lancement a fuité dans la presse et a fait beaucoup de bruit dans les publications spécialisées.

Le quotidien américain The Daily Beast a supposé que le lancement du missile guidé Kh-59MK2 depuis le chasseur Su-57 était un fake — et même la vidéo présentée par le Ministère russe de la Défense ne l’a pas fait changer d’avis. Ce test dans le ciel syrien s’est pourtant bien déroulé, écrit jeudi 7 juin le site Life.ru.

Afin de tirer le meilleur des avions de cinquième génération, il faut les équiper avec les armes appropriées. Aucun avion «furtif» n’est en mesure de rester intouchable quand il largue des bombes et des missiles sur ses ennemis. Cette furtivité lui offre surtout la possibilité de lancer une attaque surprise contre l’ennemi. A ces fins, il a besoin de missiles modernes à longue portée.

Dans les années 1970, les ingénieurs soviétiques ont lancé la conception d’un missile de type «air-sol» pour pouvoir lancer un tir tout en restant hors de portée des forces antiaériennes de l’adversaire. Selon cette doctrine, l’avion devait pouvoir lancer un projectile de haute précision, détruire la cible et repartir sans être détecté par la défense antiaérienne de l’ennemi.

De 1975 à 1977, les essais du missile Kh-59 Ovod ont porté leurs fruits. Par la suite, les Ovod ont été plusieurs fois modernisés, notamment sur la base des résultats de leur utilisation pratique.

En 2001, on a pour la première fois présenté les photos du Kh-95MK. Huit ans plus tard, on a vu les premières images de la version la plus moderne: le Kh-95MK2, dont l’élément principal était son long fuselage cylindrique avec une tête extensible et un bouclier.

Su-57 (T-50)

La vidéo présentée récemment par le ministère de la Défense montre toutefois un missile tout à fait différent: rectangulaire, il ressemble plutôt à un drone qu’à un missile aérien classique. Mais quels sont les raisons de ces changements drastiques?

Premièrement, le missile doit être assez compact pour être placé dans les compartiments intérieurs de l’avion. On pourrait bien sûr utiliser les points extérieurs de suspension, mais cela rendrait l’avion beaucoup plus détectable par les radars.

Deuxièmement, le missile a été modernisé en tenant compte des technologies modernes qui empêchent sa détection par les radars.

Quelles sont ses capacités? Le Kh-95MK2 a une portée très importante, ce qui explique ses dimensions considérables. Selon les experts, ce missile peut frapper la cible à une distance de 400 km, alors que la portée de sa version disposant d’une réserve élargie de combustible pourrait atteindre 1000 km. 
Son erreur de précision est seulement de 3 ou 5 mètres, alors que son ogive pesant 320 kg est suffisante pour détruire pratiquement tout type de cible.

Il n’est donc pas surprenant que le lancement de ce missile ait provoqué une réaction incrédule de certains experts occidentaux, qui disaient que ce n’était pas possible.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.**08.06.2018 / sputnik

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