10.Eco-finances

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**2 complexes frigorifiques réalisés à Mascara

Deux complexes frigorifiques, d’une capacité de stockage globale de 41 200 m3, ont été réalisés à Mascara.

Le premier complexe frigorifique, d’une capacité de stockage de 24 000 m3, a été réalisé dans la localité de Tizi, à 10 km de Mascara, pour un montant global de 140, 9 millions de dinars. D’une superficie de 30 000 m² dont 6 460 m² de surface bâtie, cette infrastructure,  mitoyenne à la Coopérative régionale de production de semences et des plants maraîchers (COOPSEM), est constituée de 12 chambres froides.

Le second complexe a été réalisé à Mohammadia, à 43 km du chef-lieu de la wilaya, pour une enveloppe financière de 122,9 millions de dinars. S’étalant sur une superficie de 12 275 m² dont 3 962 m² bâtis, le complexe frigorifique de Mohammadia est constitué de 8 chambres. Ces deux infrastructures, notons-le, ont fait, mercredi 15 juin, l’objet d’une inauguration par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M.Rachid Benaissa, lors de sa visite dans la wilaya de Mascara. (El Watan-18.06.2011.)

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*Alliance Assurance-Algérie : 340 milliards de chiffre d’affaires

Le directeur général de la société Alliance Assurance , Hassan Khlifati , a annoncé que le chiffre d’affaires de la compagnie a enregistré un saut qualitatif, pour atteindre 340 milliards de centimes et un résultat net d’environ 19,8 milliards, contre 34 milliards de centimes en 2006.

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Lors d’une conférence de presse au sein du siège de  la compagnie à Alger, Khlifati a déclaré que ,  40 actionnaires ont assisté aux travaux de l’Assemblée générale, représentant 72  %  des actions de l’entreprise entrées dans la Bourse d’Alger le début de l’année courante, ajoutant que la stratégie de l’entreprise au cours des trois prochaines années est de la  rendre le partenaire d’assurance  préféré  des Algériens, ainsi que doubler son chiffre d’affaires d’ici 2014 et tripler trois fois la capacité du réseau actuel.

La même source a noté que la part de l’entreprise dans le marché s’élevait à 4.2 % à la   fin de l’année 2010.

Khlifati a révélé que le marché algérien des assurances s’estime actuellement à 1,05 milliard, l’équivalent de 0,025 % du marché mondial, ce qui le classe à la 70 ème place au niveau mondial, tandis qu’il peut atteindre jusqu’à environ 7 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, grâce à l’expansion du marché et la diversification des produits.

Concernant la création d’une nouvelle filiale indépendante de  l’assurance-vie, notre interlocuteur a déclaré   que l’entreprise était dans la phase finale des négociations avec un partenaire international pour la création d’une filiale spécialisée 100% dans l’assurance-vie dans des conditions fixées par le ministère de Finances. (Echorouk-29.06.2011.)

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 L’Algérie devient un dépotoir pour l’informel

 *L’Etat impuissant devant les barons des trottoirs.

 

La contrefaçon étrangère semble se confondre avec l’intérêt des tenants de l’économie de bazar.

L’informel est devenu le trait caractéristique de l’économie nationale. Il est même l’aspect essentiel de l’activité commerciale locale. L’intérêt de firmes, marques, voire la contrefaçon étrangère semble se confondre avec l’intérêt des tenant de l’économie de bazar. La lutte contre ce phénomène destructeur de l’économie nationale est stoppée net par des motivations «opportunistes» inespérées, selon plusieurs observateurs. Cette tendance globale à «l’import- import», a pris tellement d’ampleur depuis des années que sa remise en cause tardive s’avérerait extrêmement difficile. Alors, on a opté pour ce deal trouvé, au lieu de réguler le marché et de protéger l’économie nationale. La propagation supposée du vrombissement des révoltes arabe est le dénominateur commun des pouvoirs publics et des puissants barons de l’informel. Elle est appréhendée par les premiers et invoquée à travers l’agitation par les seconds. Néanmoins, s’ils peuvent attiser quelques foyers de tension en s’appuyant sur leurs réseaux, il leur serait impossible de provoquer une révolution tout de même. Cela est d’autant improbable que l’ intérêt de ces lobbies s’oppose à celui de la majorité de la population. La totalité de l’espace public est dédié à l’informel et le blanchiment de fortunes mal acquises. Ainsi, l’informel est profondément lié à la corruption, selon plusieurs économistes. A titre d’illustration, trois conteneurs d’articles sportifs contrefaits, en provenance de Chine, ont été saisis par les services des Douanes algériennes au port sec de Baraki à Alger au début du mois en cours. Suite à ce contrôle, les trois propriétaires des marques Nike, Puma et Reebook ont déposé plainte contre l’importateur, dont le registre du commerce est domicilié à Bir El Ater à Tébessa, pour délit de droit commun. En Algérie, plus de 80% des articles contrefaits saisis par les services des Douanes sont des articles de sport. Rien qu’en 2010, les mêmes services ont débusqué plus de 329.190 articles de sport entre vêtements et chaussures contrefaits, selon les chiffres fournis récemment par la direction générale des Douanes. Devant cette catastrophe qui ne fait que prendre de l’épaisseur, le plus grand port commercial d’Algérie d’où transitent 55% des importations, ne dispose que d’un seul et unique scanner datant de 2004 et qui est régulièrement en panne. L’inspection effectuée actuellement d’un flux de toutes sortes de marchandises de plus en plus important est de loin insuffisante. Selon les services des Douanes, 70% des conteneurs arrivés au port d’Alger ne sont pas soumis au contrôle par scanner. Selon la direction régionale des Douanes d’Alger, le port d’Alger contrôle par scanner depuis plus d’un an une moyenne quotidienne de 150 à 220 conteneurs sur les 600 ou 700 traités par l’Epal et l’émirati DP World, gestionnaire depuis 2008 du terminal à conteneurs de ce port. Dans cette anarchie structurelle, les importations de produits alimentaires durant le premier semestre 2011 ont plus que doublé (augmenté de plus de 59%), par rapport à la même période en 2010. La hausse de la facture alimentaire s’explique par l’importation massive de céréales, semoules et farines qui sont passées de 1,02 milliard de dollars au 1er semestre 2010 à 2,04 mds USD durant la même période en 2011. La progression est de l’ordre de plus de 99%, selon le Cnis. Cette hausse est liée à l’importation massive par le gouvernement de produits de large consommation pour éviter, dit-on, les pénuries et les révoltes qu’elles peuvent engendrer, tout en accordant la priorité aux importateurs. Concernant l’organisation du commerce, le Conseil de la concurrence tarde à être relancé. Cela se produit à l’ombre d’une conjoncture marquée par une hausse inflationniste, la détérioration avancée du pouvoir d’achat et l’augmentation des dépenses publiques. (L’Expression-06.08.2011.)

 

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L’Algérie a effacé la dette irakienne

«Effectivement, je confirme la décision des autorités algériennes relative à l’effacement de la dette irakienne». Cette décision qui a fait l’objet d’une correspondance officielle du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, à son homologue irakien, Hoshyar Zibari, s’inscrit dans le cadre des recommandations de plusieurs Sommets arabes dont celui qui s’est tenu à Syrte, en mars 2010, et elle participe de la volonté de l’Algérie de soutenir les efforts de reconstruction et de développement de ce pays frère et de raffermir ainsi les liens de solidarité et de fraternité qui unissent les peuples algérien et irakien…**Jusqu’à preuve du contraire, l’Irak est un pays riche qui regorge de pétrole…Mais qui s’est emparé de ses richesses énormes pour qu’il devienne un “mendiant” sur la scène internationale ? ! ***

 

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**60% des produits importés en Algérie sont contrefaits…même les médicaments

Le directeur général des Douanes, M.Mohamed Abdou Bouderbala a tiré hier la sonnette d´alarme contre le phénomène de la contrefaçon, indiquant que 60% des produits importés en Algérie destinés à la revente en l´état sont contrefaits.
«Près de 60% des produits importés pour la revente en l´état sont contrefaits», a affirmé à l´APS M. Bouderbala qui s´est dit inquiet des «proportions énormes» qu´a pris ce délit économique en Algérie.
Cette estimation chiffrée des services des Douanes a été établie en calculant le taux des saisies des articles contrefaits par rapport au volume global des produis importés pour la revente chaque année. Entre 2 et 3 millions de produits contrefaits sont saisis annuellement par les services douaniers chargés de la lutte contre la fraude, selon les chiffres avancés par le même responsable. Produits cosmétiques, pièces détachées, appareils électroménagers, robinetterie à gaz, cigarettes et autant d´autres produits sont importés massivement chaque année par des importateurs fraudeurs, ajoute M.Bouderbala.
Les services de lutte contre la fraude viennent de procéder à la destruction d´importantes quantités de cigarettes contrefaites, selon le DG des Douanes, qui a également fait état d´une saisie d´une cargaison de tendeurs à gaz contrefaits. Plus grave encore, la contrefaçon s´est étendue jusqu´aux médicaments touchant ainsi directement la santé des personnes, a mis en garde M. Bouderbala. Le procédé utilisé par ces importateurs véreux est simple: ils importent dans une première étape le vrai médicament pour obtenir l´autorisation d´importation du ministère de la Santé, qu´ils utilisent ensuite pour importer des médicaments contrefaits, selon les explications de M. Bouderbala. Allant plus loin dans ses révélations, le dirigeant de l´institution douanière a affirmé que «presque la totalité des cosmétiques importés sont contrefaits et que tous les appareils de téléphonie mobile qui ne sont pas agréés par l´Arpt (autorité de régulation) sont aussi de faux produits».
Ce phénomène, non seulement engendre une saignée de devises vers l´étranger pour importer des produits imités mais affecte de surcroît la sécurité et la santé des citoyens, a averti encore M. Bouderbala. Le constat «est alarmant», reconnaît le premier responsable des Douanes algériennes dont les services de contrôle manquent de moyens modernes d´expertise comme les laboratoires de contrôle au niveau des frontières pour lutter contre ce phénomène que ne cesse de s´amplifier, déplore-t-il. Le nombre de 280 agents douaniers, formés sur plusieurs marques de produits pour intercepter les articles contrefaits, reste insuffisant pour intensifier la lutte contre ces fraudeurs. Les propriétaires de marque, les associations de protection des consommateurs comme les services des Douanes ou du Commerce doivent réagir chacun à son niveau pour mettre fin à ce trafic, recommande ce responsable. Les Douanes envisagent à ce propos de «durcir la législation en matière de lutte contre la contrefaçon», a fait savoir M. Bouderbala.
Généralement, les produits contrefaits entrant sur le territoire national proviennent des pays asiatiques (Chine, Emirats arabes unis, Corée du Sud…) qui demeurent les principaux pourvoyeurs de produits contrefaits. S´y ajoutent, mais dans une moindre mesure, des pays comme la France, l´Allemagne, la Turquie et l´Egypte.(L’Expression-15.06.2011.)

 

**Accord algéro-espagnol

Sonatrach entre dans le capital de Gas Natural 

La compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, a paraphé, hier, un accord de souscription d’actions de Gas Natural SDG SA, a indiqué Sonatrach dans un communiqué rendu public.

Le groupe algérien, en vertu de cet accord validé par le conseil d’administration de Gaz Natural SDG SA, sera actionnaire à hauteur de 3,8504% dans la société espagnole. En revanche, «ce taux de participation minoritaire (…) ne lui ouvre pas le droit à un siège au conseil d’administration de Gas Natural», a précisé le communiqué.
Le montant de la souscription est de l’ordre de 514 737 838,16 euros, alors que le prix d’achat de l’action est de 13,4806 euros, a ajouté la même source. Avec 38 183 600  actions achetées, Sonatrach a qualifié, dans son communiqué, cette acquisition de «positive». 

Mardi dernier, les deux parties étaient parvenues à un accord qui a mis fin aux différends qui les opposaient depuis 2007 sur les contrats de vente de gaz, et se sont engagés à coopérer dans des projets énergétiques futurs. Les deux compagnies ont convenu de régler leurs différends suite à la sentence du tribunal arbitral du mois d’août 2010, qui donnait le droit à Sonatrach d’augmenter le prix du gaz.

Dans cette affaire, Gas Natural Fenosa contestait les hausses des tarifs du gaz naturel appliquées à partir de 2007 par Sonatrach, qui fournit environ le quart du gaz consommé en Espagne à travers le gazoduc Maghreb-Europe.
Gas Natural devait payer 1,9 milliard de dollars à Sonatrach, selon la décision de justice.
L’Algérie est le premier fournisseur de gaz naturel de l’Espagne devant le Nigeria et le Qatar, alors que Sonatrach est le premier groupe pétrolier en Afrique. (El Watan-18.06.2011.)

** L’assureur français Axa s’installe en Algérie

 L’assureur français Axa a signé mardi à Alger un partenariat pour opérer en Algérie avec deux entreprises publiques, la Banque   extérieure d’Algérie (BEA) et le Fonds National d’Investissements (FNI), récemment créé, rapporte mardi l’AFP. Aux termes de cet accord, Axa possèdera 49% de parts, la BEA 15%, le   maximum autorisé légalement à cette grande banque d’Algérie, et le restant, 36% avec le FNI qui a pour mission de s’associer aux projets d’entreprises pour les booster. 

Ce découpage est conforme aux dispositions de la Loi de finances complémentaires (LFC) de 2009, qui prévoit notamment que l’Algérie conserve la majorité du capital (51%) dans tous les projets d’investissements impliquant des étrangers. 

« C’est un pays ou le potentiel de développement de l’assurance qui   représente aujourd’hui à peu près 1% du PIB c’est énorme », a déclaré le   dirigeant d’Axa pour la région Méditerranée et Amérique Latinee Jean-Laurent   Garnier, à l’AFP après la signature au ministère des Finances algérien.     

« Elles représenteront nos activités sur ce marché », a indiqué M. Garnier,  précisant qu’elle seront génératrices dans les cinq ans à dix ans à venir de   « centaines d’emplois ».   »Ce projet fait partie du projet général de développement d’Axa sur les  marchés des pays émergents », a-t-il encore souligné.    

Les capitaux de ces entreprises sont fixés au minimum prévu par la loi du pays d’origine, soit 10 mds de dinars (100 millions d’euros) en   assurance-dommages, 20 mds de dinars (200 millions d’euros) en assurance-vie,   qui augmenteront avec leur développement sur le marché.    

Axa devient ainsi le deuxième assureur français, après la Macif, à être autorisé à s’installer en Algérie après le règlement en 2008 d’un vieux contentieux algéro-français sur les assurances.   L’Algérie et la France avaient signé en avril 2008 à Paris une convention apurant le contentieux entre les deux deux pays né en 1966 de la nationalisation des compagnies françaises d’assurance en Algérie. (El Watan avec AFP-31.05.2011.)

 

 ****Sanofi-Aventis va construire un complexe industriel à Sidi Abdallah (Alger)

Le groupe français de production de médicament Sanofi-Averntis  envisage de construire prochainement un complexe industriel à la nouvelle ville  de Sidi Abdellah (Zeralda-Alger), a annoncé mardi à Alger le directeur de la  filiale algérienne du groupe, M. Thierry Lefebvre.

Sanofi-aventis a présenté un projet d’extension de son investissement  actuel en Algérie par la construction d’un complexe industriel capable, à terme,  de produire 80% des volumes distribués en Algérie et cela sous différentes formes  pharmaceutiques.          

Le montant estimé de  »cet investissement est de 6,6 milliards de DA »,  a-t-il précisé lors d’un atelier thématique organisé en marge du Forum  de partenariat Algérie-France.          

Selon lui, le projet a reçu la validation du Conseil National des investissements,  et une convention d’investissement a été signée avec l’ANDI en février 2011.  Le complexe sera situé à la technopole de Sidi Abdellah (Zeralda).          

 »Le futur complexe permettra à Sanofi-aventis  d’accroître ses capacités  de production sur le marché algérien. A terme, le complexe produira 80% de la  gamme des produits enregistrés en Algérie », a-t-il ajouté.          

Ce projet, en plus dus transfert de technologie, sera créateur  de valeur ajoutée et d’emplois, notamment au profit des jeunes ingénieurs algériens.          

 »Nous réjouissons de ce projet d’envergure à Sidi Abdellah. Il nous  permet de continuer à nous inscrire totalement dans la politique de santé publique  de l’Etat algérien, et de contribuer au développement de l’industrie du médicament  dans le pays.

Par ailleurs, c’est un projet enthousiasmant pour tous les collaborateurs  de l’entreprise, il va apporter de nouvelles connaissances et savoir faire  tant dans le suivi du projet que dans sa phase opérationnelle », a encore souligné  M. Levebvre.          

Le groupe français  »Sanofi Aventis » est présent en Algérie avec une  usine de production de médicaments à Aïn Benian (Alger), qui produit 12  millions d’unités (formes liquides), et une autre en partenariat avec le groupe  Saidal (J.V Winthrop Pharma Saïdal ), qui produit actuellement 20 millions  d’unités (formes sèches), rappelle t-on. (APS-31.05.2011.)

*** Djoudi annonce la première voiture algérienne pour 2011

 L’unité de montage de véhicules de l’émirati Aabar Investments entrera en production cette année, a annoncé le ministre des Finances, Karim Djoudi, dans une déclaration au journal The National.

Le ministre s’est exprimé en marge de la 9e session de la commission mixte algéro-émiratie qui s’est tenue mercredi dernier à Abou Dhabi. L’usine en question aura une capacité de production de 10 000 véhicules par an. Cet investissement est la concrétisation de l’accord qui avait été signé en août 2009 entre Aabar Investment, le gouvernement algérien représenté par le ministère de la Défense et cinq constructeurs allemands, à savoir Ferrostaal, Rheinmetall, Daimler, Deutz et MTU. Il prévoit la réalisation de trois unités de fabrication de voitures, de camions, d’autocars et de moteurs. Celles-ci seront érigées à Tiaret, Aïn Smara et Oued Hamimine. Aabar détient 9,1% dans Daimler alors que sa maison mère The International Petroleum Investment Company détient 70% dans MAN Ferrostaal.

Aabar qui avait indiqué, l’été dernier, consentir un investissement de 4 millions d’euros pour ce projet, possédera 24,5% du capital de la première dont la gestion sera confiée à MAN Ferrostaal. Karim Djoudi a souligné que les autorités algériennes espéraient, grâce à ce projet, stimuler le commerce et l’investissement entre les Emirats arabes unis et l’Algérie qui, a-t-il noté, a été épargnée par les perturbations survenues dans les pays voisins. «Nous nous efforçons de renforcer nos capacités de fabrication», a-t-il ajouté en faisant référence à une industrie automobile représentée seulement par la Société nationale de véhicules industriels (SNVI) qui ne cesse de péricliter.

L’Algérie a, selon le ministre, les atouts pour développer cette industrie. «Le marché des véhicules est en plein essor et cet investissement sera porteur non seulement sur le marché local, mais aussi dans le marché d’exportation», fera-t-il remarquer dans les colonnes du journal émirati. Le projet aura un impact positif sur le marché de l’emploi et pour les entreprises locales spécialisées dans la sous-traitance, a-t-il souligné encore. Les échanges commerciaux entre l’Algérie et les Emirats arabes unis se sont établis en 2010 à 350 millions de dollars contre 304 millions de dollars en 2009. Le ministre des Finances était accompagné, lors de sa visite aux Emirats arabes unis, d’une délégation composée de représentants des ministères des Affaires étrangères, des Finances, de l’Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, des Transports, de la Poste et des Technologies de la communication et de l’information, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. (El Watan-30.05.2011.)

 

**Espagne: Gas Natural veut ouvrir son capital à Sonatrach

 –Pour régler le différend sur le prix du gaz

 Gas Natural aurait prévu d’ouvrir son capital à Sonatrach pour payer le différentiel sur le prix du gaz après la décision de la Cour d’arbitrage de Paris du mois d’août 2010 qui avait statué en faveur de la compagnie nationale des hydrocarbures.

L’information a été publiée hier par le quotidien économique espagnol Cinco Dias. Gas Natural qui a réagi hier par un communiqué a indiqué qu’ «aucun accord n’a été conclu et qu’elle espérait des négociations, un résultat bénéfique pour les deux parties».
Selon le quotidien espagnol qui cite des sources industrielles, la compagnie espagnole va opérer une augmentation du capital pour permettre à Sonatrach d’entrer dans son capital en compensation d’une partie de la somme qu’elle doit lui payer. Gas Natural aurait déjà obtenu un accord de ses actionnaires. Une autre partie de la somme sera payée en espèces et une troisième partie à travers la révision de prix à l’avenir, selon Cinco Dias.
Les contrats de vente de gaz qui lient les deux compagnies courent jusqu’en 2020 et 2021 pour un volume de 9 milliards de mètres cubes par an.

Parmi les autres solutions envisagées pour payer Sonatrach, il y a aussi la prise de participation dans une centrale électrique.
Les informations fournies par Cinco Dias sont très précises puisque même le pourcentage maximum des actions est indiqué. Ainsi la partie du capital qui sera contrôlé par Sonatrach ne devrait pas dépasser les 10%.
On se rappelle qu’au mois d’août 2010, la Cour d’arbitrage de Paris avait statué en faveur de Sonatrach dans le différend qui l’opposait à Gas Natural sur le prix du gaz. La Cour avait estimé que Sonatrach avait le droit d’augmenter le prix.
Après le bouleversement du marché pétrolier vers 2004-2005, période durant laquelle les prix du pétrole avaient doublé par rapport aux années précédentes, Sonatrach avait demandé à augmenter de 20% le prix du gaz vendu à Gas Natural à travers le gazoduc Pedro Duran Farrell qui passe par le Maroc.

L’augmentation devait être étalée sur deux ans, selon la proposition de Sonatrach qui se basait sur les «clauses de flexibilité et de bouleversement» du contrat.
Sonatrach demandait une réévaluation du prix pour tenir compte de l’évolution des cours pétroliers sur lesquels sont indexés les prix du gaz.
Selon les estimations de Gas Natural, la facture à payer à Sonatrach serait de 1,97 milliard de dollars (environ 1,43 milliard d’euros).* El Watan-25.05.2011.

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 *Les bons points de la Banque Mondiale à l’Algérie

Une situation financière externe confortable et un maintien de la croissance. Voilà ce que prévoit le rapport de la Banque mondiale pour l’Algérie. Ce rapport intervient à la veille de la tripartite gouvernement-patronat-Ugta qui est prévue dans deux jours, afin de procéder à une évaluation des politiques économiques menées jusque-là, et se prononcer sur toutes les mesures susceptibles de relancer l’économie nationale. Dans son rapport, la BM dresse un bilan et des prévisions, qui s’avèrent des plus «confortables», sur la situation économique et financière de l’Algérie. Publié hier et intitulé «La région Mena face aux défis et aux opportunités», ce document de la BM souligne que le taux de croissance de l’Algérie devra être de 3,7% en 2011 et de 3,6% en 2012 contre 3,3% en 2010.
Des chiffres qui dépassent légèrement les prévisions faites par le FMI en avril dernier, qui tablaient alors sur une croissance de 3,6% en 2011 et de 3,2% en 2012. L’institution de Bretton Woods note que le solde budgétaire sera négatif contrairement à la balance des comptes courants pour laquelle elle prévoit une bonne performance. Par ailleurs, il est constaté que la balance des comptes courants de l’Algérie dépasse largement la moyenne de celle des pays exportateurs de pétrole de la région Mena (hors Libye en raison de la crise actuelle) qui devrait se situer à 14,3% en 2011 et à 13,4% en 2012, soit une révision à la baisse par rapport aux prévisions du FMI qui pronostiquait, en avril dernier, un taux de 16,9% en 2011 et de 15% en 2012 pour l’ensemble de cette catégorie de pays.
En fonction de ce critère, l’Algérie est classée en 3e position après le Qatar et le Koweit, devançant une dizaine de pays pétroliers de la région dont notamment l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et l’Iran. Pour l’institution de Bretton Woods, la situation financière extérieure de l’Algérie «reste confortable en raison notamment des prix élevés du pétrole».
Abordant la question de la hausse des prix internationaux des produits alimentaires et ses effets sur la région Mena, la BM souligne qu’en Algérie, «la flambée des cours mondiaux a eu peu d’effets sur les prix intérieurs grâce à la politique du gouvernement reposant sur la subvention des prix qui a permis de protéger efficacement les consommateurs contre les chocs des prix alimentaires».
Pour la vice-présidente de la BM pour la région Mena, Mme Shamshad Akhtar, la priorité est de «transmettre les bons signaux pour restaurer la confiance des investisseurs publics et privés. D’ailleurs, il est à noter que c’est en ce sens que les différentes organisations patronales qui participeront à la prochaine tripartite vont demander une nouvelle politique économique en vue notamment de créer des «richesses», vecteur essentiel pour la relance de l’emploi et la reprise de l’activité économique.
Pour la BM, «les événements (politiques) qui ont commencé en début 2011 et engendré un changement de régime rapide en Tunisie et en Egypte, et des défis en cours à Bahreïn, en Libye, en Syrie et au Yémen, ont affecté les perspectives macroéconomiques à court terme et le rythme des réformes économiques dans la région».
Sur ce point, l’économiste, en chef pour la région Mena, Mme Caroline Freund, a avancé que «les effets de ces réformes tendent à suivre une courbe sous forme de J où les choses empirent avant de s’améliorer», en citant l’expérience de pays d’autres régions qui avaient fait une transition réussie après avoir vu leur croissance baisser la première année avant de se redresser rapidement. Pour l’éonomiste, l’amélioration de l’Etat de droit permettra de «promouvoir la concurrence, assurer la stabilité politique et attirer les investissements, facilitant une croissance plus rapide et d’une manière durable» (L’Expression-26.05.2011.)

 

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**Blé dur importé : La taxe suspendue pour une durée indéterminée 

L’Algérie devrait dépenser un milliard de dollars en 2011 dans l’importation de blé, a annoncé Nourredine Kehhal, directeur général de l’OAIC.

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Le gouvernement algérien a décidé de suspendre la taxe sur le blé dur importé en vigueur depuis juillet 2010, a annoncé jeudi dernier Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
Intervenant en marge d’une réunion à huis clos avec les membres de la commission de l’agriculture, de la pêche et de l’environnement de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a imputé, sans trop de détails, cette décision à la hausse des prix sur le marché international. Jeudi, les cours du blé tendre ont atteint le seuil des 233-235 dollars la tonne, alors que le blé dur s’échangeait à 245 dollars la tonne sur le marché européen.

La presse nationale avait récemment rapporté, citant le patron du groupe agroalimentaire SIM, que la taxe sur le blé dur importé a été supprimée. M. Benaïssa a démenti cette information, affirmant qu’il s’agit d’une suspension et non pas de «suppression». Pour autant, le ministre n’a  pas précisé la durée de suspension. Introduite dans le cadre de la loi de finance complémentaire 2010, la taxe concernait le blé dur importé à un prix inférieur à celui pratiqué par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), à savoir 2500 DA le quintal. Cette taxe, seulement à la charge des importateurs, ne concernait pas les importations de l’OAIC. En instaurant cette mesure, le gouvernement entendait assurer l’écoulement des stocks de l’office public des céréales et protéger ainsi la production nationale. En 2008-2009, l’Algérie a enregistré une production record  de 61,2 millions de  quintaux, dont 24 millions de quintaux de blé dur.  Toutefois, les transformateurs se plaignent souvent que le blé dur produit localement ne réponde pas aux «exigences» de fabrication des pâtes alimentaires.

Malgré d’ailleurs la taxe qui leur est imposée, certains transformateurs préfèrent recourir aux marchés internationaux pour s’approvisionner. L’Office algérien des céréales avait exprimé, il y a une année, une certaine colère vis-à-vis des importateurs privés et des industriels de transformation alimentaires, leur reprochant de s’approvisionner à l’étranger, faisant fi des stocks abondants de blé dur. Après les méventes enregistrées en 2009, le gouvernement avait sommé les minotiers de s’approvisionner uniquement auprès des CCLS de leur localité et non plus par la voie de l’importation, sous peine de ne plus bénéficier de prix d’enlèvement soutenus ou bien de voir leur quota de blé réduit en volume. Ce fut la raison pour laquelle le gouvernement a eu recours à l’institution de ladite taxe avant de faire marche arrière.  Dernier signe de tension sur un produit de large consommation : à l’approche de la saison estivale, certains transformateurs ont exprimé leurs craintes d’une éventuelle pénurie de blé dur. Le mercredi 20 avril, le ministre de l’Agriculture avait vite assuré que le blé dur était disponible et que l’approvisionnement du marché était régulier.

L’Algérie devrait dépenser un milliard de dollars en 2011 dans l’importation de blé, a annoncé Nourredine Kehhal, directeur général de l’OAIC. Interpellé par ailleurs sur l’anticipation de l’Algérie d’importer de l’orge après plus de deux ans d’excédent, M. Benaïssa a soutenu que le gouvernement avait «triplé» depuis janvier dernier les quantités d’orge destinées aux éleveurs. Ces derniers sont aux abois après la réduction du couvert végétal en raison de la sécheresse qui sévit depuis fin 2010 dans les zones agropastorales. «Dans cette situation, il est tout à fait normal qu’on importe ce dont on a besoin. Aujourd’hui, la situation est favorable pour reconstituer nos stocks», a encore estimé le ministre, rappelant que «cela se fait aussi dans les grands pays producteurs». L’OAIC vient de lancer un appel d’offres international pour une importation massive de 50 000 tonnes d’orge. (El Watan-07.05.2011.)

Le japonais JGC rafle un contrat de 213 millions de dollars

L’Association Sonatrach-BPStatoil a signé jeudi à Alger un contrat de 213 millions de dollars avec le groupe JGC (Japan gas corp) pour optimiser la production des gisements gaziers de In Amenas, situés au sud-est de l’Algérie. Le projet d’optimisation des gisements gaziers de In Amenas, s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du plan de développement des champs gaziers de cette région exploitée en association avec la compagnie britannique British petroleum et la norvégienne Statoil à travers un contrat de partage de production, dont Sonatrach n’a pas divulgué les parts de chaque partenaire. Par ailleurs, le contrat porte notamment, selon les termes de l’accord entre les partenaires de ce projet, sur la construction d’un centre de compression du gisement Tiguentourine (In Amenas), entré en production en décembre 2006. Il comprend en substance la construction de deux lignes de compression d’une capacité de 29,7 millions de M3 par jour, installées en amont de l’usine de traitement de gaz, opérationnelle aussi depuis 2006. Il a pour objectif de maintenir le niveau contractuel de production entre les trois partenaires à 9 milliards de M3 par an jusqu’au en 2018, selon les précisions des partenaires. Le nouveau centre de compression «devrait maintenir la production gazière à 22 millions de tonnes par jour, selon le P-DG de Sonatrach», Norredine Cherouati, présent à cette signature. Le contrat de «boosting de production» devrait aider à optimiser les gisements en production de In Amenas, dont la production est en déclin», a déclaré Kamel Eddine Chikhi, directeur central des associations au niveau du groupe Sonatrach. «Le boosting (compression) est une technique servant à rehausser le niveau de pression dans les gisements en leur permettant de maintenir le même plateau de production», a-til expliqué. Le projet prévoit aussi de faire produire trois nouveaux gisements satellites à savoir Hassi Farida, Hassi Abecheu et Ouan Taredert, a-t-il ajouté. Le début des travaux est prévu demain vendredi, selon des sources proches du projet, alors que la réception complète du projet est prévue en août 2013. De son côté, M. Reda Rezzoug, responsable à Statoil, a indiqué que la conclusion de ce contrat «est un engagement irrévocable de Statoil à continuer ses investissements énergétiques en Algérie et à y apporter son expertise». Les investissements du groupe norvégien en Algérie ont atteint 3 milliards de dinars, selon les chiffres fournis par ce responsable. Il importe de souligner que l’essentiel de la production gazière algérienne est tirée des gisements de Hassi R’mel suivi de ceux de In Salah et In Amenas. (Le Courrier d’Algérie-07.05.2011.)

**  Un nouveau site économique…

Algeria Invest est un  média économique en ligne qui vient de faire son apparition sur la Toile.

Le site, selon son concepteur Edielec, une société spécialisée dans les énergies renouvelables, se veut être «un outil médiatique de référence avec en plus l’ambition de servir la jeunesse». «Des centaines de milliers de jeunes sortent chaque année des universités, des instituts, des centres de formation professionnelle et d’autres écoles spécialisées, mais sans que le diplôme serve à quelque débouché», rappelle le directeur de publication de ce média en ligne, Sid Ali Mokhefi. Ce dernier estime,  dans un éditorial sur le site www.algeria-invest.info,  que «les solutions existent pour lutter contre le chômage, notamment dans le secteur des énergies renouvelables qui sont aujourd’hui un véritable créneau porteur, qui valorise aussi bien le technicien que le maçon, l’électricien, le plombier, le charpentier».

Pour l’éditeur du site d’information Algéria Invest , il est important de miser sur la jeunesse  qui a la responsabilité, aujourd’hui, de créer de la richesse. «Ce sera à coup sûr l’alternative à une économie dépensière qui  ne sert, en fait, qu’à colmater les brèches d’un front social en ébullition». Il est à noter que la société éditrice du nouveau site annonce la tenue, pour la première fois en Algérie, d’un  colloque international intitulé «Investissement dans la jeunesse». les 3, 4 et 5 juillet 2011. Le colloque verra la participation d’experts nationaux et internationaux ainsi que les institutions algériennes concernées de près ou de loin par la thématique du colloque. Les organisateurs s’attendent aussi à une participation massive de jeunes entrepreneurs et d’organisations, notamment celles en rapport avec le monde du travail et de l’investissement. (El Watan-25.05.2011.)   

 

 *Négociations avec Renault : l’Algérie exige la fabrication de 100 000 véhicules/an

Le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, a indiqué que les négociations avec le constructeur automobile français Renault avancent avec une cadence « acceptable ». 

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Le gouvernement, pour rappel, a exigé de mettre en place une industrie automobile nationale avec une moyenne d’intégration de pas moins de 50 %.  Le ministre qui s’exprimait en marge du Salon national inversé de sous-traitance qui se déroule au Palais des expositions à Alger, a indiqué que le dossier nécessite une étude approfondie de tous les aspects techniques, commerciaux et économiques. Il a par ailleurs souligné que le gouvernement a exigé du constructeur Renault de fabriquer au moins 100 000 véhicules de gammes variées par an en Algérie.  Mohamed Benmeradi a indiqué, d’autre part, qu’il a rencontré les représentants de 180 PME françaises lors de sa dernière visite à Paris. Selon lui, ces entités sont toutes prêtes à venir investir dans notre pays. « Nous avons discuté avec eux. Je leur avais annoncé que le président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, a donné ordre au gouvernement de travailler au cours des prochains mois pour améliorer le climat de l’investissement de manière générale », a-t-il précisé. Dans le même contexte, il a précisé que le gouvernement veut de véritables investissements en Algérie et non pas des représentations commerciales.

 A une question sur un éventuel amendement de la réglementation régissant l’investissement, le ministre a répondu : « j’avais parlé du climat d’investissement dans les règles juridiques où rien n’est annoncé. La seule chose qui est annoncée aujourd’hui c’est de travailler pour améliorer les règlements de fonctionnement. Mais dans les règles générales qui régissent l’investissement, rien n’est annoncé pour le moment ». Abordant sa visite de travail à Paris à l’invitation de l’ancien Premier ministre français et vice-président du Sénat,  Jean- Pierre Raffarin, Benmeradi l’a qualifié de « positive » et de « très bénéfique ». « Cette visite (21 et 22 avril) a été, à la fois, une occasion de revoir des dossiers particuliers mais aussi les perspectives de la coopération algéro-française en général », a-t-il expliqué. « Ma récente visite à Paris s’inscrit dans le cadre du dossier économique algéro-français. Nous étions partis sur un ensemble de dossiers qui avaient connu un certain nombre de contraintes. Nous les avons évalués mais en plus nous sommes en train d’essayer de bâtir un partenariat avec les entreprises françaises », a-t-il conclu.  (Echorouk-25.04.2011.)

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*Exportations et importations au 1er trimestre 2011

Les importations ont augmenté au 1er trimestre 2011 par rapport à la même période de 2010. La facture s’est établie ainsi à 10,75 milliards de dollars contre 9,78 milliards de dollars enregistrant une hausse de 9,94%, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (CNIS) repris par l’APS.

Les augmentations ont concerné notamment le groupe des biens alimentaires, avec 2,22 milliards de dollars, soit plus de 41,04%, et celui des «biens d’équipements  agricoles» avec 104 millions de dollars, soit une hausse de 44,44%, les biens de consommation non alimentaires avec 1,59 milliard de dollars (+27,66%) et les «produits bruts» avec 415 millions de dollars (+25,76%).
Il est à noter que l’excédent de la balance commerciale de l’Algérie s’est établi avec une hausse de 25,64% au 1er trimestre 2011 à 4,24 milliards de dollars contre 3,37 milliards de dollars à la même période en 2010.

Les exportations ont atteint 14,99 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l’année 2011, contre 13,15 milliards de dollars à la même période en 2010, en hausse de 13,96%. La hausse de près de 13,30% des exportations des hydrocarbures a été induite, selon le CNIS, par la bonne tenue des prix du pétrole, qui ont atteint en moyenne plus de 105 dollars le baril au cours de cette période. Cette tendance à la hausse «plus rapide» pour les exportations s’est répercutée sur le taux de couverture des importations par les exportations qui est passé de 134% durant les trois premiers mois 2010 à 139% à la même période en 2011, soulignent les services de Douanes.
Les hydrocarbures ont représenté 14,49 milliards durant le 1er trimestre 2011contre 12,79 milliards à la même période de l’année écoulée, soit une évolution de 13,29%.

Quant aux exportations, hors hydrocarbures, avec un volume global de 3,3%, soit l’équivalent de 497 millions, elles ont enregistré une hausse de 38% par rapport à la période de référence. Les principaux produits hors hydrocarbures exportés, qui ont participé à cette hausse, sont constitués du groupe «demi-produits» avec 402 millions  (+66,12%). Les exportations des autres groupes ont connu par contre  des baisses relativement «importantes». Il s’agit des produits bruts avec 40 millions (-29,82%), des biens de consommation non alimentaires avec 3 millions USD (-57,14%), et les biens alimentaires avec 47 millions de dollars (-4,08%), indique le  bilan  des Douanes. (El Watan-26.04.2011.)
 

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*Les recettes douanières de l’Algérie en hausse de 7% en 2010

 Les recettes douanières de l’Algérie ont atteint 492,2 milliards de dinars (près de 7 milliards de dollars) au cours de 2010, contre 460,2 milliards de Dinars en 2009, en hausse de 6,97%.(E.M.01.03.2011.)

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** PRODUITS AGRICOLES PROVENANT D’EUROPE
Les importateurs paieront les droits de douane
  L’Algérie a fini par obtenir gain de cause en rétablissant les taxes sur les produits en provenance d’Europe.

Un accord est trouvé entre les Douanes algériennes et l’Union européenne. Il s’agit de la suppression des préférences tarifaires concernant 36 produits importés. Un document du ministère des Finances daté du 2 décembre atteste de cet accord. Cet accord entrera en vigueur le 1er janvier 2011, selon le document. Pourquoi cet accord bilatéral? Il intervient «suite à la décision prise par les pouvoirs publics portant gel des préférences tarifaires pour les produits agricoles, objet de la requête algérienne auprès de la Commission européenne, confirmée par l’envoi n°703/PM du 24/11/2010 de Monsieur le Premier ministre», selon le même document.
Les préférences tarifaires portent à la fois sur le droit de douane et les taxes d’effet équivalent selon le schéma de concessions prévu et la nature des marchandises importées. Après les produits industriels, les droits de douane seront rétablis pour l’ensemble des quantités importées de produits concernés par la décision du gouvernement, à savoir des produits agricoles bruts et transformés. La liste est longue. On y trouve, notamment le sucre, les vaches laitières, les génisses pleines, les différents types de poussins, des légumes, des fruits, de la margarine, des fromages… En 2001, l’Algérie a signé un Accord d’association à Valence (Espagne) lequel est entré en application le 1er septembre 2005. Les services douaniers avaient précisé que «les droits de douane et des taxes d’effet équivalent à l’importation en Algérie sont réduits dans des proportions allant de 20 à 100% mais dans les limites de contingents tarifaires préfixés». Les mêmes réductions s’appliquaient aussi aux produits agricoles transformés. Par ailleurs, il convient de préciser que depuis quelques mois, le gouvernement ne cesse de multiplier les critiques et les réserves concernant l’Accord d’association avec l’Union européenne. «Cet accord a bénéficié à l’Union européenne. L’Algérie a perdu deux milliards de dollars de revenus douaniers. On pensait qu’on allait exporter des produits vers l’UE, mais cela n’a pas eu lieu. Nos produits comme les engrais de Fertial rencontrent des difficultés pour s’exporter vers l’UE», avait expliqué Mustapha Benbada, ministre du Commerce. Selon lui, «il existe de nom-breux obstacles techniques qui empêchent nos produits d’atteindre les marchés européens en dépit de cet accord». Si les importateurs sont contraints à payer des taxes, ce seront les prix des produits qui risquent de connaître une flambée.(L’Expression-18.12.2010.)

*3,44 milliards de dollars d’importations au mois d’octobre 2010

Les importations de l’Algérie se sont établies à 3,44  milliards de dollars au mois d’octobre 2010, en hausse de 9,38% par rapport  à la même période en 2009 (3,14 milliards de dollars), pour la première fois depuis le début de l’année 2010, selon les Douanes.          

Après des baisses enregistrées dès janvier 2010, les importations ont  connu une tendance haussière en octobre dernier puisque quatre groupes de produits  sur les sept que contient la structure ont enregistré des hausses, indiquent  les chiffres provisoires du Centre national de l’informatique et des statistiques  des Douanes (Cnis).  

La hausse la plus importante a été relevée pour les « biens de consommation  non alimentaires » (63,74%) pour une valeur de 596 millions de dollars (usd),  suivis par le groupe « alimentation » (+25,93%) pour 476 millions usd, les « biens  d’équipements industriels » (+7,93%) pour 1,40 milliard usd et les « produits  bruts » (5,66%) pour 112 millions usd, précise le CNIS.

Par ailleurs, le Cnis relève que trois groupes de la structure des importations ont chuté. Il s’agit des « biens d’équipements agricoles » (-33,33%) à 30 millions usd, « énergie et lubrifiants » (-26%) pour 37 millions et enfin les « demi-produits »  (-12,83%) pour 788 millions usd. 

Il est à signaler que les importations réalisées au cours  du mois d’octobre 2010 ont été financées essentiellement par Cash à raison  de 55,33% soit 1,90 milliard usd, enregistrant une baisse de 17,7% par rapport  au même mois de 2009.

Les lignes de crédits ont financé 33,22 % du volume global des importations  (1,14 milliard usd) pour cette période, en hausse de plus de 174%, le reste  des importations ayant été financé à 11,45%, soit 394 millions usd par d’autres  moyens de paiement, selon le Cnis. (El Watan-27.11.2010.) 

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*Entreprise Portuaire d’Oran

Hausse notable des importations

Les marchandises diverses sont en nette augmentation car ils représentent un taux de 124,54% des activités portuaires.

Le trafic portuaire a connu, en ce mois de septembre, une hausse de 135,91% et, ce, comparativement à la même période de l’année écoulée», a indiqué le chargé des statistiques de cette entreprise. En effet, au cours de l’année 2010, le port d’Oran a enregistré la réception de 12 777 conteneurs contre 5 416 en 2009. Par ailleurs, les importations ont, elles aussi, connu une hausse notable toujours par rapport à la même période écoulée. En effet, les statistiques font état de l’importation de 403 076 tonnes constituées de 134 704 tonnes en vrac, solides, 17 269 tonnes en vrac, liquides et de 251 103 tonnes de marchandises diverses contre 262 014 tonnes pour 2009, soit une différence en hausse de 53,84%.

Ainsi détaillés, les céréales, le ciment en vrac et les aliments de bétail qui composent ces vracs solides ont été importés respectivement à concurrence de 78 103, 42 147 et 14 754 tonnes. Il est à relever que c’est l’importation de 42 147 tonnes de ciment en vrac et 78 103 tonnes de céréales qui justifient cette différence, vu qu’en 2009 aucune importation de ce type n’a été effectuée. Les 17 269 tonnes en vrac, liquides, constitués par les hydrocarbures et les huiles végétales, connaissent des fortunes diverses avec une diminution de 74 41% pour les hydrocarbures et une augmentation de 68,23% toujours par rapport à l’année 2009.

Les marchandises diverses (bois, produits métallurgiques) sont, pour leur part, en nette augmentation atteignant les 124,54% pour les produits métallurgiques. Le trafic des passagers connaît, pour sa part, une diminution à l’arrivée et une augmentation au départ. Une situation qui s’explique par la fin de la saison estivale. Le port d’Oran a, ainsi, vu débarquer, en cette période de 2010, 6 602 passagers contre 6 708 en 2009, soit une baisse de 1,58%. Les départs sont de 14 270 passagers contre 12 702, soit une augmentation de 15,06%.  (El Watan-27.10.2010.)   

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*LES RALLONGES BUDGÉTAIRES 2009-2010 ONT COÛTÉ UNE FORTUNE
L’Algérie perd 10 milliards de dollars
 

Cet argent aurait pu servir à la recherche scientifique, au financement des microentreprises créées par les jeunes chômeurs, ou même à la construction des écoles afin d’endiguer la surcharge des classesGérer les grands projets n’est pas le maillon fort de l’Exécutif. Certaines réévaluations découlant de l’insuffisante maturation des études coûtent très cher aux caisses de l’Etat. Les chiffres officiels font très peur. Les erreurs ont dépassé le seuil du tolérable. Au titre de l’année 2010 seulement, le programme en cours a enregistré une réévaluation de 815 milliards de DA, soit près de 9 milliards de dollars.
C’est à trois milliards près le budget de l’autoroute Est-Ouest. En une seule année, l’Algérie perd beaucoup d’argent au moment où le monde entier prône l’austérité, se serre la ceinture et rétrécit les budgets de fonctionnement pour faire face aux répliques de la crise financière. Une question s’impose alors: mais comment fait-on pour en arriver à cette situation?
Les 9 milliards auraient pu servir à la recherche scientifique, au financement des microentreprises créées par les jeunes chômeurs, ou encore à la construction des écoles afin d’endiguer la surcharge des classes. En Algérie, cet argent est jeté par la fenêtre. Ce gaspillage institutionnalisé a nécessité l’intervention du président de la République.
Des slogans sont lancés dès lors par le ministre des Finances ou encore le Premier ministre pour faire cesser cette hémorragie financière. Une batterie de mesures furent prises. La plus paradoxale prévoit que toute «réévaluation d’autorisation de programmes qui s’avérerait indispensable devra être précédée par la suppression d’un montant équivalent, d’un projet de la nomenclature du secteur concerné».
Les experts évoquent une fuite en avant: on sacrifie un projet au lieu d’insister sur la maturation des études. Le bilan du gouvernement qui sera présenté jeudi à l’APN, même s’il se veut positif et optimiste sur les perspectives de l’économie nationale, annonce, toutefois, des signes qui font craindre le pire sur les équilibres financiers du pays. L’on apprendra aussi que le niveau des améliorations des revenus des fonctionnaires, notamment la charge induite par le nouveau régime indemnitaire (avec ses rappels), a exigé la mobilisation de 1000 milliards de DA, soit la quasi- totalité des revenus du Trésor hors hydrocarbures. Une autre question mérite d’être posée: et si le prix du baril de pétrole chutait à 10 dollars? Les experts écartent cette possibilité, mais serait-il judicieux de planifier des augmentations sur la base d’un revenu instable qui dépend de surcroît du marché international?

Ouyahia défend les orientations du gouvernement
Malgré l’impact de la crise financière, la croissance aura été, selon le bilan du gouvernement, au rendez-vous en 2009. Avec une hausse globale du PIB de 2,4%. La croissance du PIB a connu l’effet réducteur de l’inflation qui enregistre une remontée, avec 5,7% en 2009. Cela est le résultat «d’une forte injection monétaire découlant de la dynamique d’investissement et de la hausse des salaires».
Le document détaille la croissance enregistré pour chaque secteur. Avec une priorité bien évidement au secteur des hydrocarbures, qui dépend du marché international. La reprise de la croissance dans ce secteur projetée pour 2010 «pourrait être différéee à l’année 2011 avec la baisse récente des enlèvements de gaz par les clients de l’Algérie en Europe», précise le rapport. Bon résultat par contre pour l’agriculture avec une croissance évaluée à 20% en 2009.
Le secteur du bâtiment maintient sa croissance substantielle, avec une hausse de 8,7%. La redynamisation de l’industrie relevée en 2008 s’est poursuivie en 2009 avec une progression de 5% de la valeur ajoutée. Au chapitre du pouvoir d’achat, Ouyahia n’omettra pas de souligner que les 18 derniers mois ont connu une augmentation substantielle des rémunérations de l’ensemble des salariés, des pensions et même des bourses. En premier lieu, il y a le relèvement du Snmg de 25%. Par ailleurs, les fonctionnaires perçoivent, pour certains, leurs nouveaux salaires découlant du statut général de la Fonction publique, alors que pour d’autres c’est le nouveau régime indemnitaire qui leur a déjà été servi. Près de 40 statuts particuliers et 2 régimes indemnitaires ont été promulgués.
Parmi les autres mesures défendues, il y a la revalorisation des pensions et allocations de retraites. En outre, plus d’un million de titulaires de faibles pensions directes et pensions principales de réversion, ont bénéficié, pour la deuxième fois, de relèvement substantiel financé par le budget de l’Etat.
Au total, les transferts sociaux de l’Etat ont fortement évolué durant la dernière décennie, passant de 245 milliards de DA en 1999, à 460 milliards en 2005. Enfin, le bilan de Ouyahia parle de création de 1,5 million d’emplois en 2009 (400.000 permanents), cela a réduit le taux de chômage à 10,2% en 2009.

La paix sociale et les surenchères politiciennes
Les travailleurs qui ont payé un très lourd tribut à la crise économique et à l’ajustement, savent, précise Ouyahia dans son rapport, qu’«il est de leur propre intérêt de tenir l’exercice du droit syndical loin de toute manipulation politicienne», et éviter aussi que leurs revendications sociales n’aboutissent à la mise en faillite de leurs propres entreprises.
Le gouvernement reconnaît que la réussite du saut économique qualitatif nécessaire pendant ce quinquennat, a fortement besoin d’un climat de sérénité, qui libère les énergies au travail, met en confiance l’investisseur national et étranger, «en un mot, d’une stabilité sociale et de progrès dans la productivité et dans la compétitivité économiques».
Les ressources budgétaires qui seront investies en commandes publiques ne pourront être renouvelées sans cesse: «Il importe donc que le développement économique se prépare d’ores et déjà à vivre et à prospérer par le seul fait du marché.»
Repères
Les médias
La presse écrite qui est l’une des plus dynamiques du monde arabo-africain, totalise plus de 300 titres dont 70 quotidiens, bénéficiant d’un réseau de 24 imprimeries (12 pour les journaux et 12 pour les magazines) dont une nouvelle imprimerie publique à Ouargla, en attendant l’ouverture de celle de Béchar.
Les pouvoirs publics projettent aussi d’encourager la mise sur pied d’un véritable réseau de distribution de la presse écrite.
S’agissant de la publicité, et à l’inverse d’une opinion répandue, les annonceurs privés tiennent une place majeure.
La publicité est loin d’être un monopole public ni l’objet de répartition discriminatoire.
Ainsi, sur un chiffre d’affaires global de 123 milliards de DA de publicité en 2009, seuls 2 milliards DA ont été régis par l’Agence publique (ANEP) et près de 5 milliards DA de dépenses publicitaires sont le fait d’opérateurs privés.
Le transport urbain
Pour le métro: Le réseau initial d’Alger est achevé et sera mis en circulation durant l’année 2011, alors que son extension a été entamée. L’étude du métro d’Oran est, quant à elle, en voie de lancement.
Le tramway
La première ligne d’Alger sera réceptionnée l’année prochaine, alors que les chantiers des lignes d’Oran et de Constantine sont en cours. Les études des tramways de 6 autres villes ont déjà été contractées.
L’habitat
L’année 2010 s’achèvera avec le lancement de 200.000 nouveaux logements et la réception de 200.000 unités. L’année 2009 a enregistré la livraison de 218.000 logements et la mise en chantier de 270.000 autres. (L’Expression-19.10.2010.)  Achira MAMMERI
*****************************« Djezzy sera nationalisée pendant le 1er semestre 2011 »
Le ministre de la Poste, des Technologies de l’information et de la Communication, M. Moussa Benhamadi, a annoncé, hier, que le gouvernement entamera, pendant le premier semestre de 2011, des discussions avec Orascom Télécom Holding (OTH), sur la nationalisation de sa filiale de téléphonie mobile, Djezzy, soulignant dans le même sillage que le gouvernement ne compte pas engager des négociations avec le russe Vimpelcom. Intervenant hier en marge des séances de débat tenues au niveau de l’Assemblée nationale, M. Benhamadi a ajouté qu’une banque d’investissement sera désignée en janvier 2011, et elle sera chargée de prodiguer des conseils au gouvernement, notamment en ce qui concerne l’évaluation de la valeur de Djezzy. Selon le même interlocuteur, la décision de reporter l’opération jusqu’au 1er trimestre 2011 est justifiée par le temps pris pour le retrait du cahier de charges et l’évaluation des offres, et puis la désignation du bureau d’études qui accompagnera l’Etat dans le processus de nationalisation.  La déclaration du ministre intervient après quelques jours de l’annonce d’OTH d’introduire un recours contre le nouveau redressement fiscal estimé à 230 millions de dollars que Djezzy devra s’acquitter auprès des autorités financières en Algérie. (El Khabar-26.10.2010.) 
 
*Pour les Norvégiens, la fusion VimpelCom-Orascom sans Djezzy perd de son attrait

10.Eco-finances spacer

La fusion entre le russo-norvégien VimpelCom est suspendue au sort de Djezzy. Les grands responsables de Telenor, détenteur de 36% de parts dans VimpleCom estiment que l’absence de la filiale algérienne rendrait la fusion peu attrayante. En tout cas, payer 6,6 milliards sans le Djezzy paraît exclu. A Alger, on persiste et on signe : l’affaire Djezzy ne concerne pas VimpelCom. Sawiris avec lequel les comptes ne sont pas encore finis est le seul interlocuteur agréé.« Si vous achetez une maison avec un jardin et que vous découvrez tout à coup que le jardin appartient au voisin. Je suppose que cela a une conséquence sur votre façon de voir l’accord». Le propos est de Jon Fredrik Baksaas, directeur général de Telenor, compagnie norvégienne qui détient 36% de VimpleCom. Le jardin, on l’a deviné, c’est Djezzy (OTA), la filiale algérienne d’Orascom Telecom Holding (OTH). Le patron de Telenor a créé un fort doute sur la réalisation effective de la fusion annoncée entre le groupe de Naguib Sawiris et VimpleCom. Jon Frerik Baksaas aura ajouté à la fébrilité des marchés où l’action d’Orascom Telecom qui avait bondi à l’annonce de l’accord a repris le chemin de la baisse avec une forte incidence sur la bourse égyptienne. Les «problèmes algériens» de Naguib Sawiris ont été, à l’évidence sous-estimés, par le patron de VimpelCom, Alexander Izosimov. Les amitiés russo-algériennes, pas plus que les amitiés algéro-sud-africaines n’ont eu d’effet sur la «ligne» du gouvernement algérien. Ligne réaffirmée par le ministre des Finances, M.Karim Djoudi, jeudi dernier. L’Algérie négocie avec la «maison-mère», OTH, et seulement avec elle. «Nous avons une relation avec OTH qui est le détenteur de la licence GSM et qui est détenteur des actions de Djezzy. OTH a émis son intention de vendre à l’Algérie OTA. Nous avons engagé une opération de rachat OTA. OTH a marqué sa disponibilité à nous la vendre…»,. La volonté du patron de VimpleCom, appuyée publiquement par Naguib Sawiris, de se poser en interlocuteur du gouvernement algérien est clairement rejetée. Le fait qu’il ait surenchéri légèrement par rapport au chiffre de 7,8 milliards de dollars mis en avant par le milliardaire égyptien n’a pas dû le rendre plus «agréable» à Alger.Des norvégiens dubitatifsDu coup, le partenaire norvégien de VimpleCom se fait dubitatif. Même dans l’hypothèse où l’accord est réalisé, il faudra retrancher de la somme prévue initialement la perte du «jardin Djezzy». VimpleCom est certes intéressé par les actifs en Europe occidentale d’Orascom Telecom Holding mais il ne peut feindre d’ignorer que Djezzy est en la filiale la plus rentable. A défaut de pouvoir contraindre l’Algérie à discuter avec VimpleCom, le Dg de Telenor prône une renégociation du contrat, estimé à 6,6 milliards de dollars et qui devait permettre à VimpleCom de prendre 51,7% des parts d’OTH. Dans ce projet Orascom Telecom Holding devrait recevoir la somme de 1,8 milliard de dollars et disposer de 20% du capital de VimpleCom, estimé à 4,8 milliards de dollars. Lundi dernier et en marge d’une rencontre avec Vladimir Poutine à Moscou, le président de Telenor, Ole Bjorn Sjulstad s’est prononcé à son tour sur la question en indiquant qu’un examen complet du projet de fusion avec Weather Investments et Orascom Telecom Holding sera fait avant une décision finale. «Nous allons faire un examen complet sur la totalité des investissements au moment opportun. L’Algérie en est juste une partie». Ole Bjorn Sjulstad a refusé de se prononcer sur les chances de réalisation de l’entente annoncée et encore moins de se prononcer sur un calendrier. La Bourse égyptienne a accueilli avec pessimisme les propos du président de Telenor. L’action d’OTH a baissé entraînant dans son sillage l’indice de la Bourse égyptienne.«Gain spéculatif»Les doutes sur le sort du «jardin Djezzy» pèsent lourdement sur les démarches de Naguib Sawiris et ses «ennuis» algériens ne sont pas en tout cas finis. Le dernier redressement fiscal, de 230 millions de dollars selon OTH, est «normal» a indiqué le ministre algérien des Finances. «Il y a eu un premier montant qui n’est pas définitif, il y aura une vérification approfondie. Il y a une notification qui a été faite à la société, celle-ci présentera son plan justificatif jusqu’à ce que l’on arrive au bon montant. Je préfère attendre encore pour donner le bon montant». Il est clair que le gouvernement ne demandera pas à l’administration fiscale d’accorder une quelconque largesse à Orascom Telecom, pas plus qu’il ne l’a accordé, à une échelle plus modeste, à la société saoudienne Red Sea Housing dont l’amende de 10,9 millions de dollars vient d’être confirmée en appel. L’épisode de la vente de la filière Orascom Cement au français Lafarge, dénoncée en 2008, par le président Abdelaziz Bouteflika, reste plus que jamais présente. Jeudi, à l’Assemblée populaire nationale, dans une justification de la politique du gouvernement à l’égard de l’investissement étranger, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a évoqué, sans le nommer, les raisons du désamour avec Naguib Sawiris. «Certains investisseurs étrangers, qui ont prospéré sur le marché local, ont d’abord été guidés par le gain spéculatif quitte à ignorer les autorités et la souveraineté de ce pays, ou à tenter d’en violer les lois impunément». (Quotidien d’Oran-26.10.2010.)*************Les brésiliens relancent les négociations concernant l’exploitation de Ghar Djbilet

La visite effectuée par la délégation d’hommes d’affaires Brésilienne en Algérie, conduite par le ministre de l’Industrie, du développement et du commerce extérieur, M. Miguel Georgi a permis de relancer les contacts entre le numéro un brésilien dans le domaine minier « VAL » et les responsables du secteur des mines en Algérie.
Les responsables de la compagnie brésilienne ont réaffirmé leur intérêt de participer au projet de développement du gisement de fer de Ghar Gbilet à Tindouf, au sud ouest de l’Algérie en plus du gisement de Machri Abdelaziz et de permettre à l’Algérie d’exploiter  sa plus grande réserve de fer, après plusieurs années d’expérimentation.
Le ministre brésilien de l’Industrie, du Développement  et du Commerce extérieur, M. Miguel Jorge a précisé  que cette visite lui permettra, grâce aux rencontres prévues avec plusieurs  responsables algériens, de « discuter des stratégies mises en place par la  partie algérienne pour développer les relations économiques bilatérales ».    
Il a ajouté que la délégation regroupait des d’hommes d’affaires et  de chefs d’entreprises brésiliennes activant dans plusieurs secteurs  notamment la construction, le génie civil et les industries militaire et agroalimentaire  et présentes dans de nombreux pays.         
Le ministre brésilien a indiqué que cette visite était sa deuxième en Algérie, après celle de 2009 au cours de laquelle il était accompagné  d’une délégation composée de 30 opérateurs brésiliens spécialisés dans différents  domaines, précisant que cette visite avait « permis de définir les secteurs de  coopération et de partenariat bilatéral ».  M. Jorge est arrivé à la tête d’une délégation composée de 14 entreprises  brésiliennes activant dans les secteurs de la construction, des travaux publics  et des industries agroalimentaire et militaire.         
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des recommandations de la commission mixte algéro-brésilienne qui a tenu sa dernière réunion en juillet dernier au brésil.         
MM. Jorge et Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la petite  et moyenne entreprise, et de la promotion de l’investissement, présideront,  jeudi, l’ouverture des travaux du forum qui réunira les hommes d’affaires des  deux pays.  Le ministre brésilien devrait être reçu par plusieurs responsables algériens  notamment les ministres du commerce, de l’agriculture et du développement rural  et des travaux publics.(El Khabar-22.09.2010.)

** IMPLANTATION D’UNE USINE DU CONSTRUCTEUR FRANÇAIS EN ALGÉRIE  Le projet Renault remis en route ?

En visite de deux jours à Alger, Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État française chargée du Commerce extérieur, a affirmé que les discussions sur le projet de l’installation en Algérie d’une usine de montage automobile, par le constructeur Renault, sont toujours vivaces, relevant qu’il existe un intérêt mutuel de part et d’autre pour relancer le projet. S’exprimant, lundi en fin d’après-midi, au cours d’une conférence de presse, Anne- Marie Idrac, sans vouloir trop s’étaler sur le sujet, dira : je laisse le soin au Premier ministre de vous faire part de plus de détails. Une déclaration qui constitue à elle seule un signe fort d’un probable couronnement des négociations entamées entre les deux parties. Et pourquoi pas, un présage de bon augure quant à la concrétisation de ce projet. Anne-Marie Idrac a affirmé, dans ce sens que « Les discussions nous intéressent et la présence du constructeur dans la délégation qui m’accompagne est un signe fort qui démontre la volonté de celui-ci de relancer le projet ». Anne- Marie Idrac ajoutera, dans le même sillage, que « le constructeur a l’intention d’explorer toutes les possibilités d’investissement en Algérie ». La secrétaire d’État française chargée du Commerce extérieur, en visite de deux jours à Alger, voyant que les questions relatives à ce projet ne cessaient pas d’être reformulées par les journalistes présents, dira que « Les discussions sont vivaces et sont tout à fait d’actualité. Il y’a un intérêt mutuel de part et d’autre ». Lancer une industrie automobile a été toujours une des grandes préoccupations de l’Algérie. Plusieurs constructeurs ont gravité autour de ce marché considéré comme le marché le plus porteur en Afrique. Mais, à chaque fois les négociations entre les pouvoirs publics et les investisseurs se heurtaient à des obstacles qui font de ces projets, des intentions sans fondement et sans lendemain. Les raisons avancées sont multiples et divergent d’un projet à l’autre. Mais de manière générale, le contexte règlementaire régissant l’investissement a été souvent pointé du doigt comme étant l’obstacle principal entravant la mise sur la bonne voie d’une industrie automobile souhaitée depuis des lustres par l’Algérie. Mais il faut dire que la signature, en 2009, d’un contrat entre le groupe émirati Aabar Investments et les autorités démontre parfaitement que les mesures d’investissement algériennes dans cette industrie ne sont pas tant draconiennes telles qu’elles étaient qualifiées par tant de pays partenaires et investisseurs étrangers. En effet, le groupe émirati avait conclu un accord interne prévoyant son engagement officiel dans l’industrie automobile en Algérie. Son conseil d’administration avait donné son feu vert pour une prise de participation à hauteur de 24,5% dans un projet de production de véhicules en partenariat avec 5 firmes allemandes. Ce qui revient à dire que le projet Renault peut lui également trouver le bout du tunnel, notamment, à la lumière du retour à la normal des relations algéro-françaises drainé par la visite en Algérie de la secrétaire d’État française chargée du Commerce extérieur, Anne- Marie Idrac. D’ailleurs, le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement Mohamed Benmeradi, en recevant la ministre française, lundi matin, a réitéré « sa disponibilité à examiner tout cas litigieux et y trouver les solutions idoines». Pour rappel, le projet est prévu sous forme d’une joint-venture entre la Snvi (51%) et le constructeur français (49%) avec un taux d’intégration de 15% de composants automobiles fabriqués sur place, avant d’arriver à 40% après 5 ans. (Le Courrier d’Algérie-22.09.2010.) 

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RELATIONS ÉCONOMIQUES ALGÉRO-FRANÇAISES

  Vers une approche pragmatique mutuelle

La secrétaire d’État française chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, a fait état lundi d’une «nouvelle étape» dans les relations franco-algériennes qui seront refondées sur une « approche pragmatique mutuelle ». S’exprimant, lundi en fin d’aprèsmidi, au cours d’une conférence de presse, Anne-Marie Idrac a choisi, dans l’intention de qualifier les relations algéro- françaises, de reprendre les termes utilisés par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia qui l’a reçue durant la matinée. « Les relations algéro-françaises vont connaître une nouvelle étape et un rythme soutenu », a-t-elle affirmé tout en assurant le caractère « incontournable » de ces relations qui seront refondées sur une « approche pragmatique mutuelle». Elle a également mis l’accent sur la «volonté du gouvernement français et des entreprises françaises de développer les investissements en s’inscrivant complètement dans la durée et dans une logique d’intérêt mutuel ». C’est dans ce sens que la secrétaire d’État française chargée du Commerce extérieur a évoqué à plusieurs reprises, le caractère «gagnant-gagnant » qui devrait primer dans le partenariat algéro-français. Anne-Marie Idrac, qui était accompagnée de plusieurs chefs d’entreprise, a précisé qu’elle n’avait pas évoqué avec le Premier ministre «les problèmes politiques et sécuritaires». Les principaux sujets de ces discussions étaient comment conférer «un nouvel élan» à la coopération algérofrançaise «conformément à la volonté commune exprimée par les deux parties ». Interrogée sur les réactions françaises s’agissant des dispositions de la Loi de finances complémentaire (LFC 2010) encadrant l’investissement, la conférencière a rétorqué sans aucune hésitation qu’elle n’est porteuse d’aucun « message de récrimination ni de doléances, encore moins de jugement, c’est un message pragmatique tourné vers les projets ». Elle a ainsi exclu toute tentative du gouvernement français d’interférer dans les affaires économiques et les dispositions légales de l’Algérie. Elle dira, à ce propos, que l’Algérie est un État souverain et le gouvernement français ne pourra jamais se prononcer ni porter un jugement sur des lois d’un pays qui a le droit de choisir légitimement sa politique économique. En revanche, elle a exclu la moindre intention de la partie française d’interpeller le gouvernement algérien dans l’intention de faciliter la tâche aux entreprises françaises voulant investir ou élargir leurs investissements en Algérie. «Nous n’avons pas demandé des mesures spécifiques ni de traitement spécifique», tient-elle à préciser. Afin de démontrer que le partenariat souhaité entre les deux parties s’inscrit dans la durée, Anne-Marie Idrac a rappelé la mission d’interlocuteur directe confiée par Nicolas Sarkozy, à l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, relevant dans le même ordre d’idées, qui selon elle, pourrait élargir davantage les échanges et les investissements dans les deux sens. Une démarche qui pourrait se faire, poursuit-elle, à travers un forum d’affaires, qui sera organisé l’année prochaine à Alger. (Le Courrier d’Algérie-22.09.2010.)

*Slim Othmani, le Président du conseil d’administration de NCA-Rouiba, à El Khabar :
« Nous exportons nos produits aux marchés africains et nous comptons les diversifier »

Le président du conseil d’administration de NCA-Rouiba, Slim Othmani, vient de révélé un projet prometteur adopté par son entreprise, ayant pour objet la diversification et l’exportation de ses produits vers des marchés étrangers, poursuivant que 30 produits sont manufacturés par son entreprise, dont une partie a été exportée. Dans le même sillage, M. Othmani, a indiqué que sa boite fait face à quelques difficultés liées à la rude concurrence.

Le budget alloué par la compagnie pour l’appui et la diversification de la production pendant les toutes dernières a atteint 10 millions d’euros, a-t-il ajouté, soulignant que son entreprise a déjà exporté vers quelques marchés africains, au Canada, en Angleterre, en France et en Suisse. Abondant dans le même contexte, M. Othmani a précisé que sa compagnie fait face à quelques difficultés liées à l’exportation à l’instar de la majorité des boites algériennes, notamment en ce qui concerne l’ouverture des lettres de crédit, ce qui augmente le coût des produits et cause des retards dans l’exportation. Selon le même interlocuteur, uniquement en 2009, NCA-Rouiba a exporté plus de 120 millions de boites de jus.

Parmi les projets dans lesquels compte s’engager l’entreprise à cours terme, l’entrée à la Bourse d’Alger, la diversification des produits et leur mise en conformité avec les normes internationales en vigueur. (El Khabar-22.09.2010.)        

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*Premier salon international des énergies renouvelables…du 11 au 15 octobre prochain à Alger

Forte demande de participation nationale et étrangère

 

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A un mois de son ouverture, le premier Salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise d’énergie (Siereme), qui se tiendra du 11 au 15 octobre prochain au Palais des expositions des Pins maritimes, connaît un engouement sans précédent en termes d’intention de participation émanant d’opérateurs, aussi bien nationaux qu’étrangers, apprend-on auprès de Sadek Stiti, PDG de Batimatec Expo, société organisatrice de la manifestation.

Plus d’une centaine d’exposants, parmi lesquels 30 étrangers, sont attendus, selon cette même source, qui met en relief le thème particulièrement porteur des énergies renouvelables devant lequel s’ouvrent d’intéressantes perspectives de développement à travers le monde. L’industrie des énergies renouvelables alternatives aux produits fossiles et les technologies visant à rationaliser leur utilisation, connaissent en effet une explosion sans précédent qui préfigure une refonte des modèles de croissance de plus en plus soucieux de la préservation de l’environnement. L’Algérie, qui ne peut échapper à cette nouvelle démarche développementale, devra d’ores et déjà s’y préparer en engageant des actions multiformes, parmi lesquelles la communication devrait occuper une place déterminante.

Le salon Siereme, qui donnera l’occasion aux opérateurs concernés (industriels, promoteurs immobiliers, maîtres d’ouvrages publics et privés, autoconstructeurs, universitaires, chercheurs, etc.) de prendre connaissance des innovations en matière d’utilisation et de préservation d’énergies renouvelables, a précisément été conçu à cet effet. Un espace important sera alloué gratuitement aux petites entreprises et artisans du secteur des énergies renouvelables afin de les encourager à participer au salon, nous apprend le PDG de Batimatec Expo. Un appel a également été lancé en direction des inventeurs qui pourront, à cette occasion, présenter et promouvoir leurs produits et découvertes. On enregistre déjà la participation d’un ingénieur algérien en génie mécanique qui présentera une invention consistant à produire de l’électricité à partir d’une énergie propre et durable, selon notre interlocuteur.

De nombreuses ambassades auraient également pris attache avec les organisateurs du salon dans le but d’offrir à certaines de leurs entreprises l’occasion de présenter des produits et équipements innovants utilisant ou produisant des énergies renouvelables. A noter l’organisation en marge du Siereme, de journées techniques supervisées par l’Aprue avec, à la clé, des conférences animées par des experts algériens et étrangers, la diffusion des programmes d’équipements (appel d’offre de l’Aprue pour l’acquisition de 400 chauffe-eau solaires, équipement de maîtrise d’énergie en faveur de 600 logements, etc.).

L’Agence française de la maîtrise de l’énergie (ADME) sera présente pour animer une journée technique sur l’efficacité énergétique des bâtiments. Le Siereme, dont la préparation se déroule sous de très bons auspices, devrait accueillir environ 15 000 visiteurs, selon les pronostics du PDG de Batimatec Expo.   (El Watan-19.09.2010.) 

*Consulter par ailleurs: Les 5 familles énergies renouvelables

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*MARCHE DU MEDICAMENT

Cinq importateurs exercent le monopole

La production locale de médicaments couvre 37% des besoins nationaux, un taux qui ne dépassait pas les 20% il y a trois ans, alors qu’à l’horizon 2014, le ministère de la Santé escompte un objectif de 70%. Tel est l’état des lieux du marché des produits pharmaceutiques présenté ce mardi 14 septembre par M. Boudiba, cadre au ministère de la Santé lors d’une émission à la radio chaîne I.De son côté, le président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP), Amar Ziad, dresse un constat peu réjouissant en évoquant un marché où règnent plutôt l’anarchie, l’absence de contrôle, les pénuries et le monopole qu’exercent certains importateurs. « Il y a 5 ou 6 importateurs qui monopolisent le marché du médicament », a ainsi déclaré Amar Ziad avant d’aller plus loin en accusant même un ancien ministre de la Santé, sans citer son nom, d’avoir planifié la destruction des pharmacies publiques et de la PCH (pharmacie centrale des hôpitaux).Le président de l’UNOP a battu en brèche la politique menée actuellement par le ministère en vue d’encourager l’industrie pharmaceutique en déclarant qu’« il n’y a même pas de coordination entre les ministères intervenant dans le processus ». Lesquelles accusations qui n’ont pas été du goût du représentant du ministère de la Santé. M. Boudiba réfute toute situation de monopole ou de pénurie de médicament en précisant que « la PCH importe chaque année l’équivalent de 16 milliards de dinars et il n’y a aucune pénurie sur le marché », avant d’ajouter qu’ « à son arrivée, l’actuel ministre (Djamel Ould Abbes) a débloqué une enveloppe de 10 milliards de dinars pour l’approvisionnement des hôpitaux en produits manquants ».Au sujet du monopole, le représentant du ministère a affirmé qu’il s’agit  »de contrats d’exclusivité qu’ont conclu certains importateurs avec des fournisseurs étrangers ». En revanche, il a fait savoir que le ministère a mené des enquêtes à l’échelle nationale, en déployant 180 inspecteurs, et a procédé au retrait d’agrément à certains distributeurs du médicament ayant provoqué des situations de monopole. (TSA-14.09.2010.) 

***Le gouvernement veut mettre de l’ordre dans la distribution de médicaments.  Le premier ministre Ahmed Ouyahia a décidé d’interdire la distribution des médicaments fabriqués localement par des grossistes. Dans une instruction datée du 23 mai 2010, M. Ouyahia a exigé « des producteurs locaux de médicaments de créer leur propre réseau de distribution ». Les producteurs de médicaments doivent désormais vendre leurs produits directement aux officines pharmaceutiques. La décision du premier ministre d’exclure les grossistes de la distribution des médicaments fabriqués ou conditionnés en Algérie vise à protéger le médicament local qui subit « le dictat des sociétés de distribution », selon un connaisseur du dossier du médicament. « Les grossistes demandent des remises exceptionnelles pour écouler le médicament local qui est moins demandé que celui importé. Les producteurs locaux sont obligés d’accorder des remises exceptionnelles allant jusqu’à 100% de leur marge bénéficiaire aux grossistes pour vendre leurs médicaments », explique la même source.La situation est devenue intenable pour de nombreux producteurs de médicaments, obligés d’accorder des rabais aux grossistes, pour écouler leurs produits. « Aucun producteur local de médicament n’est rentable aujourd’hui. Seules les entreprises qui allient importation et production s’en sortent », ajoute notre source. En décidant d’obliger les producteurs locaux à distribuer directement leurs produits, le gouvernement cherche aussi à agir sur les prix des médicaments afin de réduire le déficit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNAS). Toutefois, la décision du premier ministre risque de provoquer de nouvelles perturbations sur le marché du médicament, déjà sous forte tension depuis plusieurs mois. « La création d’un réseau de distribution performant nécessite des investissements, une organisation et un savoir-faire. Certains producteurs ont les moyens de le faire, d’autres non », ajoute notre source.Les producteurs locaux devront en effet apprendre un nouveau métier et affronter les détaillants qui exigent des facilités de payement et des remises. « Ils auront également à gérer les problèmes de recouvrement et la couverture du territoire national », explique notre source. L’Algérie n’est pas le seul pays à prendre la décision d’autoriser les producteurs à vendre directement aux détaillants. « La France, l’Espagne, deux pays où 95% des médicaments génériques ne passent pas par les grossistes, et le Maroc l’ont déjà fait. Mais ces pays n’ont pas interdit aux grossistes de distribuer le médicament local », ajoute la même source. (TSA-14.09.2010.) ************* *de plus en plus d’intérêt américain pour l’investissement dans le marché algérien
50 compagnies américaines prendront part à la 3e mission d’hommes d’affaires

La 3e mission d’hommes d’affaires américains, présidée par le Président du conseil d’affaires algéro-américain, attendue à Alger, entre le 25 et 30 septembre prochain, sera composée de 50 multinationales activant dans différents secteurs, à l’exemple du BTPH, les eaux et les énergies renouvelables, a-t-on appris de sources proches des organisateurs cet évènement.
Selon les mêmes sources, la section commerciale  du consulat d’Algérie à Washington et le Conseil d’affaires algéro-américain ont entrepris des contacts pour renforcer la coordination en vue de réussir la visite des hommes d’affaires américains, ajoutant que les nombreuses compagnies américaines représentées lors de cette visite dénote de l’intérêt qu’elles portent au marché algérien ; la majorité est encouragée par le rapport portant sur le climat d’affaires et d’investissement en Algérie, publié en juin 2010.
Parmi les compagnies qui vont prendre part à cette visite celles activant dans le secteur des énergies renouvelables et solaires. En fait, une réunion est prévue entre le PDG de cette compagnie et les cadres du ministère de l’Energie et des mines, et elle sera consacrée pour la présentation d’un projet portant sur la réalisation d’une usine spécialisée dans la production des panneaux solaires. Aussi, le représentant de la compagnie américaine de renommée mondiale, Wallmart, spécialisée dans les supermarchés et les grandes espaces de distribution, proposera plusieurs projets dans son domaine.
Il y a lieu de signaler que les compagnies américaines cherchent à conclure des contrats de partenariat avec des partenaires locaux, conformément aux dispositions contenues dans la LFC 2009 et la loi de finances 2010. (El Khabar-14.09.2010.)

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*Le chomage est l’ennemi public numéro un de toutes les sociétés,

 Pour une économie créatrice d’emplois

C’est une vérité de La Palice, le chômage en tant que fléau, est l’ennemi public numéro un de toutes les sociétés, même les plus évoluées. L’Algérie n’est pas exclue de cette réalité, loin s’en faut. Cela explique, en grande partie, la mobilisation extraordinaire des pouvoirs publics contre le fléau, à travers des mécanismes qui vont de la formule de portée strictement sociale, jusqu’aux emplois à vocation économique, en passant, bien sûr,
par les formules de transition.
Tout cela sert le social et l’économique à la fois, en attendant que l’entreprise joue pleinement son rôle de créateur d’emplois. En effet, se situant à la jonction du social, de l’économique et du politique, le chômage focalise toutes les attentions. Et lorsqu’on préconise une politique économique et qu’on arrive à réaliser des résultats, les citoyens pour qui on œuvre ne peuvent en bénéficier que d’une seule façon : par la création d’emplois. L’emploi est de fait l’un des moyens les plus efficaces pour une bonne répartition des richesses autant que le chômage est l’arme de l’exclusion.
Le chômage, le dirions-nous assez, après la sécurité alimentaire et devant le logement, constitue le plus grand défi pour la plupart des Etats, car il est, par excellence et selon son niveau de gravité, le symptôme indéniable d’une incapacité chronique de l’économie à répondre aux attentes sociales des individus et des groupes en leur fournissant le moyen de parvenir à la décence, ou, à tout le moins, à l’insertion sociale : autrement dit au travail. Il est évidemment admis qu’il existe au sein de toute économie, de toute société, un taux de chômage irréductible quel que soit le niveau de prospérité atteint, ne serait-ce que parce qu’il n’existe pas d’économie performante qui soit une économie du travail pour tous. Mais il faut savoir faire la part entre ce qui incombe à l’Etat en matière de chômage et de création d’emplois, et ce qui est l’affaire de l’économie et des activités humaines. En actionnant des leviers financiers, économiques, sociaux et législatifs pour endiguer le phénomène du chômage, l’Etat répond à une situation exceptionnelle par des mesures exceptionnellement denses.
Des mesures et des mécanismes dont la complémentarité et la diversité, justement, placent l’Etat autant dans son rôle de gardien des équilibres sociaux, que dans ceux de régulateur et d’opérateur économique. S’il est vrai que la croissance hors hydrocarbures permet de réaliser des performances intéressantes en matière de création d’emplois, il n’en est pas moins vrai que ce niveau de croissance doit beaucoup à la dynamique que l’Etat a impulsée et continue d’impulser à travers les programmes successifs de relance économique, de soutien à la croissance et de développement.
Il faut comprendre par là qu’à une croissance économique soutenue correspond forcément une part de traitement social de l’emploi, même si par ailleurs, les emplois économiques représentent la part la plus importante, avec un secteur privé, devenu par la force des choses, un grand employeur national.
Le propos ici est de donner à mesurer le niveau d’implication présent de l’Etat dans la vie économique à travers ses rôles de régulateur, d’investisseur, d’employeur, de gestionnaire, face à l’enjeu, qui est aussi une ambition et la finalité tant recherchée, qui consiste à donner à l’Algérie, par cet effort soutenu, une économie vivifiée, diversifiée, qui produise des biens et de la valeur et qui, par dessus tout, crée de l’emploi. 
(Horizons)

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*Suite aux difficultés financières auxquelles elle fait face actuellement
BP pourrait céder des parts de ses projets à Sonatrach

L’expert international et ex-consultant de Sonatrach, M. Mourad Preure, a indiqué que la situation financière du géant pétrolier British Petroleum est extrêmement difficile actuellement, ajoutant qu’il pourrait être racheté par le groupe américain, Exon Mobil, car BP a besoin de 40 milliards de dollars, qui seront destinés pour l’indemnisation des dégâts causés par la marée noire au golfe du Mexique.
Dans une déclaration à El Khabar, M. Preure a affirmé que BP pourrait céder ses parts dans les projets auxquels elle est engagée en Algérie, et ce dans le but d’éviter une faillite certaine, relavant dans le même sillage que les facteurs techniques et technologiques liées à la production de pétrole pourraient coûter cher aux compagnies pétrolières.
Selon le même expert, BP est menacée de disparition, vu le montant exorbitant des indemnités qu’elle doit verser au Trésor américain, estimé à 40 milliards de dollars. Ceci dit la cession de ses pats en Algérie est fort possible, sachant que le groupe pétrolier anglais est engagé dans deux projets d’exploration de pétrole et de gaz à Ain Salah et Ain Amenas. Il y a lieu de rappeler que l’Etat algérien se réserve le droit de préemption, donc elle est prioritaire dans le cas où BP exprimerait sa volonté de céder ses parts en Algérie. Mais le seul problème qui se pose ne concerne pas uniquement les ressources financières, l’Algérie sera lésée, parce elle ne va pas profiter des nouvelles technologies apportées par BP, soulignant que financièrement ni l’Algérie ni Sonatrach seront frustrées par le retrait de BP, car elles sont majoritaire dans les projets en partenariat avec BP.
Par ailleurs, l’expert algérien a noté que les multinationales sont toujours intéressées par le gaz algérien, grâce aux avantages qu’il offre aux pays importateurs, contrairement au gaz russe. (El Khabar-08.09.2010.)

** «Le transfert des dividendes nous a coûté 70 milliards de dollars en 10 ans»  

*certains groupes internationaux ont nui à l’économie nationale» par la cession spéculative des actifs M. Ramdane Taâzibt, vice-président de l’APN et membre de la direction  du PT a estimé que les nouvelles mesures de la loi de finances complémentaire  pour 2010 sont satisfaisantes et vont «aider à la protection du pouvoir d’achat des travailleurs et de l’économie nationale».
Il a exprimé sa satisfaction quant à la décision de revoir certaines choses comme le droit de l’Etat de reprendre les actifs des entreprises privatisées ainsi que a révision des accords de libre échange avec l’UE avec la zone arabe. L’introduction du droit de préemption va servir, a-t-il déclaré, d’instrument pour mettre fin «aux agissements de certains groupes internationaux qui ont nui à l’économie nationale» par la cession spéculative des actifs, citant à l’occasion le cas d’Orascom. Et comme pour mieux appuyer ces orientations, il dira que «le transfert des dividendes a coûté à l’Algérie 70 milliards de dollars en 10 ans», regrette-t-il  (Horizons-07.09.2010.)

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**INVESTISSEMENT ETRANGER

L’Algérie veut imposer le transfert de technologies dans les hydrocarbures

L’Algérie veut conditionner l’ouverture de ses gisements pétroliers et gaziers aux compagnies étrangères par le transfert de technologies. L’annonce a été faite ce lundi 13 septembre à Montréal par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi. « Dans le futur, ce sera une priorité pour tous les secteurs, nous travaillerons avec des partenaires qui nous aident à fabriquer nos équipements en Algérie, notamment dans l’industrie pétrolière et gazière », a déclaré M. Yousfi à l’APS à l’issue de sa rencontre avec la communauté d’affaires du Québec.

Jusqu’à présent, l’Algérie n’exigeait pas de transfert de savoir-faire en échange de contrats de prospection et de production d’hydrocarbures. Le ministre veut rompre avec cette méthode. Il compte en partie sur la diaspora algérienne au Canada pour réaliser cet objectif. « J’ai donné un certain nombre de messages à cette communauté pour qu’elle s’implique davantage dans le processus de fabrication d’équipements en Algérie en participant dans l’industrie pétrolière et notamment minière dont elle dispose d’un savoir faire important », a-t-il ajouté.

L’Algérie veut surtout obliger les compagnies de services pétroliers à investir en Algérie dans la fabrication des équipements et des pièces de rechange destinés aux installations gazières. Actuellement, ces produits sont importés. « Il y a nécessité d’avoir un partenariat plus important dans le domaine industriel, un partenariat de fabrication d’équipements et de transfert de technologies et non pas un partenariat de vendeur – acheteur », a-t-il dit.
La Sonatrach cherche également à impliquer les entreprises algériennes dans la fabrication des équipements destinés à l’industrie pétrolière et gazière.(TSA-13.09.2010.)

** Des Canadiens pas gênés par le patriotisme économique algérien

 

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Contrairement à nombre de leurs pairs occidentaux qui parlent à mots couverts, les Canadiens, diplomates et entreprises, ne stressent pas devant la confirmation du cours «patriotique» de l’économie et nationale. Et ils le disent à mots ouverts.

C’est devenu presque une tradition. Quand les lois économiques changent en Algérie, les Canadiens sont pratiquement les seuls à s’exprimer. Toujours de manière positive alors que les Français ou Allemands, en off en général, évoquent un «durcissement». Par conviction, par diplomatie ou par souci de ménager leurs intérêts, les Canadiens ont une appréciation qui ne peut que plaire au gouvernement algérien. C’est un fait, quand les médias canadiens, renseignés par les dépêches d’agence, s’affolent au sujet du «nationalisme économique» en cours, les diplomates canadiens à Alger ou l’entreprise canadienne la plus en vue en Algérie, SNC Lavalin, développent un discours très rassurant. Il n’y a pas dans cette attitude que du respect pour la souveraineté des choix de l’Algérie. Sur le site «Presse canadienne», un analyste qui a choisi de rester anonyme n’hésite pas à comparer la réorientation de la politique économique menée ces deux dernières en Algérie avec la «Révolution tranquille» connue par le Québec dans les années 1960 et qui a été marquée au plan économique par la nationalisation des sept plus grandes compagnies hydro-électriques de la province et de les fusionner à Hydro-Québec. «Il y a un fort vent de nationalisme économique qui souffle sur l’Algérie. Les Algériens disposent d’importantes ressources naturelles et ils n’en profitent pas pleinement» souligne l’analyste anonyme. On se souvient qu’après le «choc» de la LFC 2009 qui a été évoquée – au grand dam des responsables algériens – dans un jeu de questions orales entre un député et ministre à l’Assemblée nationale française, l’ambassadeur du Canada en Algérie, M. Patrick Parisot, s’est singularisé en soulignant que les changements introduits dans les lois sur l’investissement et le commerce ne gênaient guère les entreprises canadiennes.

Lavalin : «on se situe dans un marché à forte valeur ajoutée»

C’est à nouveau le cas avec la loi de finances complémentaire 2010 dont l’art 55 dispose que les «cahiers des charges des appels d’offres internationaux doivent prévoir l’obligation, pour les soumissionnaires étrangers, d’investir dans le cadre d’un partenariat, dans le même domaine d’activité, avec une entreprise de droit algérien, dont le capital est détenu majoritairement par des nationaux résidents». La mesure vise à éviter que les coûteux programmes d’investissement publics ne profitent qu’aux entreprises étrangères – c’est le grand reproche fait par les opérateurs aux précédents plans de relance – est présentée par l’agence Reuters comme une nouvelle restriction aux investissements étrangers. Le géant canadien de l’ingénierie, SNC Lavalin, qui connaît le terrain algérien, ne s’en inquiète pas outre mesure. Bruno Picard, vice-président principal au développement des affaires chez SNC-Lavalin Construction constate dans une déclaration à «Presse canadienne» qu’il est possible que les «entreprises locales – et c’est le souhait du gouvernement algérien – obtiennent une plus grand part du gâteau que dans le passé». Ce souci de faire profiter les entreprises algériennes du nouveau plan quinquennal de 286 milliards de dollars ne dessert pas, selon lui, les intérêts de Lavalin. Bruno Picard considère même qu’un renforcement des entreprises algériennes est un atout pour son entreprise. «Que les entreprises algériennes soient plus fortes, ça veut dire que c’est encore plus facile pour nous de travailler avec elles. On se situe dans un marché de haute valeur ajoutée. Plus nos partenaires locaux sont solides, mieux c’est pour nous.» Il n’empêche que Lavalin est en attente des modalités de mise en œuvre de cette mesure qui pourrait, «en tant que de besoin», précise la LFC, faire l’objet d’un arrêté conjoint des ministres des Finances et du Commerce.

Des éclaircissements attendus

Le responsable de Lavalin croit que son entreprise n’aura pas besoin de constituer une joint-venture pour chaque projet mais qu’une seule pourra répondre à différents appels d’offres. «On devrait voir comment le gouvernement algérien va articuler tout ça dans les premiers documents d’appels d’offres qui vont sortir dans les prochaines semaines pour des grands projets» a indiqué Bruno Picard qui se dit très optimiste sur la poursuite des affaires en Algérie. Lavalin, présente depuis des décennies en Algérie, a réalisé des revenus annuels de 500 millions de dollars au cours des cinq dernières années en Algérie. «Nous avons un engagement à long terme envers l’Algérie, a-t-il précisé. (…) On va continuer à s’adapter à ce marché-là comme on l’a fait au cours des 43 dernières années.» Lavalin n’est pas la seule entreprise canadienne à se sentir à l’aise en Algérie. L’entreprise d’ingénierie- construction Dessau (ex-Dessau Soprin) qui a, en cinq ans, multiplié par dix son chiffre d’affaires en Algérie pour atteindre les 17,5 millions d’euros, a même fermé ses bureaux en Egypte, en Tunisie et au Maroc pour tout regrouper en Algérie. Les Canadiens sont décidément à l’aise en Algérie. Et ils le disent. (Le Quotidien d’Oran-14.09.2010.)

** Une stratégie pour l’exploitation des déchets ferreux et non ferreux

L’interdiction d’exportation des déchets ferreux, comme stipulé dans la loi de finances complémentaire pour 2010, et précédemment des déchets non ferreux, n’est pas du goût des exportateurs qui déplorent les retombées de cette mesure, à savoir la fermeture probable des trois entreprises nationales spécialisées dans l’exportation de ces déchets, implantées à Constantine, Alger et à Oran. Hier, au forum El Moudjahid, le vice-président de l’APN, Taâzibt, membre de la direction du PT, a répondu à ces exportateurs en qualifiant cette interdiction de «justifiée».
«L’Etat a interdit l’exportation des déchets ferreux et non ferreux pour de bonnes raisons. Car il faut savoir que ce créneau fait l’objet de trafic énorme estimé à des milliards de dollars», explique-t-il. «Cela dit, souligne-t-il, après cette mesure d’interdiction, l’Etat doit maintenant réfléchir à une stratégie pour développer l’exploitation et la récupération des déchets ferreux et non ferreux.» Notons, dans le même contexte, qu’outre l’interdiction à l’exportation des produits alimentaires subventionnés par l’Etat et les déchets ferreux et non ferreux, l’Etat a également interdit, dans la loi de finances complémentaire pour 2010, l’exportation des peaux brutes. Par ailleurs, dans le même sillage de la LFC pour 2010, le consultant en économie, Allaoui, présent aussi au forum El Moudjahid, a déploré que les médecins fraîchement promus ne soient pas pris en charge par cette loi. «L’Algérie forme 1000 médecins chaque année mais sont aussitôt mis en chômage.
La plupart d’entre eux sont détournés de leur fonction originelle en occupant le poste de délégués commerciaux pour le compte de sociétés étrangères», fait-il savoir en appelant le ministère de la Santé à se pencher sur le cas de ces médecins.
Le ministère, ajoute-t-il, devrait penser à ouvrir des budgets pour assurer des postes aux  médecins généralistes pour les jeunes praticiens, au niveau notamment des régions où les médecins sont inexistants. D’autant plus, poursuit-il, que l’Algérie est sur un projet de construction de nouveaux hôpitaux. (Horizons-07.09.2010.)

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* Dix blocs d’hydrocarbures proposés à l’exploitation dans le sud Alnaft lance son troisième appel à la concurrence :

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L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) vient de lancer, début septembre, son troisième appel d’offres national et international pour la recherche et l’exploitation de 10 blocs d’hydrocarbures répartis sur 5 bassins du Sud du pays.

Ces bassins, qui sont soumis à la concurrence des grandes compagnies pétrolières internationales, ont, précise Alnaft, « situés dans différents bassins sédimentaires et présentent un fort potentiel en ressources pétrolières » ce qui ne manquera pas de susciter un engouement des grandes firmes pétrolières.
C’est le premier appel à la concurrence de l’année 2010 après ceux de 2008 et 2009. Il tombe avec près de trois mois de retard par rapport à ces derniers et la conclusion des contrats risque de n’intervenir de ce fait que vers la mars 2011, selon le planning retenu par Alnaft. Celle-ci ne compte démarrer les séances de présentation et les datas room avec les compagnies préselectionnées que le 30 de ce mois pour enfin s’atteler à la procédure de retrait des cahiers de charges (3 octobre-30 novembre) suivie de la réunion de clarification sur les dispositions contractuelles et réglementaires où il est d’usage que les investisseurs étrangers fassent des « propositions de modification aux documents contractuels » généralement prises en ompte par l’agence nationale Alnaft. Pour ce qui est des bassins proposés, ceux-ci sont situés à Oued Mya (un bloc) où il y a eu une découverte récente d’hydrocarbures par Sonatrach, en juin 2010, à Illizi, trois périmètres, à Berkine, quatre périmètres et à Sbâa et Tell avec un périmètre chacun. Le périmètre de Belrhazi à Sbâa est le plus grand en terme de superficie avec 14.118 km2.
Ce troisième appel à la concurrence intervient dans un contexte de reprise économique puisque l’on prévoit une sortie de crise, ce qui devra inciter les compagnies internationales à investir pour faire face à une demande potentielle. Les derniers appels de 2009 et 2008 sont, eux, intervenus en pleine récession économique et de reflux de la demande avec un prix du baril à 40 dollars, sans compter les nouvelles dispositions liées à l’investissement dans le secteur pétrolier en Algérie qui ont décidé l’instauration d’une taxe sur les superprofits dans le domaine de l’exploitation des hydrocarbures, le statut d’actionnaire majoritaire pour Sonatrach…
Pour preuve, il n’y a eu que trois périmètres sur les 10 proposés qui ont été adjugés lors de l’ouverture des plis. Pourtant, ce sont 36 compagnies qui avaient exprimé leur intention de participer à cet appel qui a duré près de six mois. Résultats : peu d’offres, et sur certains blocs (deux), il n’a été enregistré qu’une seule proposition. Ce n’est pas faute d’intérêt, de grands consortiums tels que Repsol-Gaz de France-Enel (qui a remporté le périmètre sud-est d’Illizi), ou encore Total-Partex (qui s’est adjugé le périmètre de Ahnet) CNOOC de Chine, Cepsa ont tenu à être de la compétition. Ce sont, en tout, 81 compagnies, soit 8 de plus par rapport à 2008, année où a eu lieu le premier appel à la concurrence d’Alnaft, en vertu de la loi de 2005 sur les hydrocarbures. (Horizons-06.09.2010.)

**Les complexes industriels énergétiques généreront 5,2 milliards d’euros par an à partir de 2012

 L’Algérie sera le premier fournisseur de GNL dans le mondeLa capacité algérienne d’exportation de produits énergétiques va s’accroître à partir de 2012, date d’entrée en service des complexes industriels énergétiques actuellement en cours de réalisation dans la zone industrielle d’Arzew, selon une source proche du ministre de l’Energie et des Mines. Le complexe GNL3 d’Arzew qui devrait produire 4,8 millions de tonnes de GNL par an contribuera à générer des recettes supplémentaires de 6 à 7 milliards  de dollars, soit 4,44 à 5,2 milliards d’euros par an à partir de 2012.  La réalisation de ce mégatrain de GNL à Arzew vient en complément de celui du mégatrain de GNL de Skikda qui produira 4,5 millions de tonnes par an à partir de 2011. Les travaux avancent considérablement, selon la même source. Ce qui placera l’Algérie comme le premier fournisseur de GNL dans le monde en 2015, selon le cabinet d’intelligence Oxford Business Group qui met en évidence les importants projets d’infrastructures de gaz. L’Algérie se positionne, fait-il remarquer, dans son dernier rapport, au cœur de la future politique énergétique de l’Union européenne. (Horizons-06.09.2010.)

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*Alors que l’Algérie émet des réserves Desertec en quête de partenaires dans la région MenaLe projet Desertec cherche des partenaires. L’un des membres de ce projet, l’Allemand Solar Millennium, courtise actuellement les investisseurs potentiels du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (Mena).

«Nous sommes en discussions intensives avec les entreprises dans la région MENA, nous essayons de gagner le plus d’actionnaires nouveaux», a récemment déclaré M. Van Son à l’agence britannique Reuters, sans pour autant nommer aucun des candidats. Elles sont cinq entreprises du Maroc, de Tunisie, d’Espagne, de France et d’Italie à avoir accepté de se joindre au consortium, composé de 12 entreprises, dont Munich Re, Deutsche Bank, RWE, E. ON, HSH Nordbank et Siemens d’Allemagne, la suisse ABB, l’italien Enel, Electrica Espagne rouge et le groupe français Saint-Gobain, a rappelé M. Van Son, le directeur du groupe.

Contrairement aux autres pays, l’Algérie n’est aucunement emballée par le projet allemand. Youcef Yousfi, actuel ministre de l’Energie et des Mines, estimait en juin dernier : «L’Algérie étudie l’offre germanique, non sans dire que notre pays compte donner naissance à un projet plus important que celui de Desertec. Les réserves de l’Algérie sur le projet européen concernent la souveraineté sur ses installations, de propriété étrangère, qui seront implantées sur le territoire algérien ainsi que la durée de réalisation du projet qui est jugée longue.» Par contre, Issad Rebrab, le seul homme d’affaires algérien qui a émis le souhait de participer à ce projet, ne cesse de rassurer le gouvernement algérien sur la viabilité dudit projet.

«Je m’en tiens encore aux conditions de sa faisabilité, car je suis convaincu que, d’une part, l’Algérie y gagnera beaucoup, et que d’autre part, l’avenir est aux énergies renouvelables. Le projet a besoin d’un grand espace et l’Algérie a un immense désert. 3% de la surface du Sahara peuvent couvrir 100% des besoins de l’Europe et de l’Afrique du Nord en énergie électrique», avait-t-il affirmé sur les colonnes d’El Watan le 25 août dernier. Membres de l’Opep, l’Algérie et la Libye investissent moins dans l’énergie renouvelable C’est le constat dressé par des experts de la Banque mondiale. Avec ses 3500 heures d’ensoleillement par an, l’Algérie est un des pays les plus riches en potentiel énergétique renouvelable au monde. Sauf que le taux d’intégration des énergies renouvelables ne dépasse les 5%.
 L’Allemagne doute

Par ailleurs, le patron Solar Millennium s’est montré inquiet par la baisse du soutien du gouvernement allemand pour le projet. «Nous avons été surpris, qu’après que le projet ait reçu un soutien fort au début, il n’était même pas mentionné dans le projet de l’Allemagne de l’énergie concept», a-t-il estimé à Dow Jones. M. Van Son a précisé que les partenaires Desertec ont besoin de subventions, éventuellement par le biais des tarifs de rachat, de garantir les prix de l’électricité qui couvrent la production et les coûts de transmission. C’est pourquoi d’ailleurs, il s’est mis à la recherche de partenaires dans la région Mena. Dès son annonce, le méga-projet Desertec a suscité moult critiques qui portaient sur la cherté du coût et les risques de sabotage dans les régions politiquement instables d’Afrique du Nord. Il est également reproché aux initiateurs du projet  la difficulté de garantir que l’électricité exportée vers l’Europe soit véritablement une source d’énergie solaire et non pas du charbon, du pétrole et des centrales électriques au gaz en cours de construction dans les pays MENA. Qu’à cela ne tienne ! En mars dernier, la société américaine First Solar a rejoint Desertec, en devenant ainsi le premier membre de l’extérieur de l’Europe.

Pour tester la faisabilité d’un projet de grande envergure, Desertec a annoncé, en juillet, son plan pour la petite installation solaire au Maroc. Le projet pilote prévu dans ce pays n’a pas encore attiré d’investisseurs, regrette M. Van Son. «Nous sommes dans les tout premiers stades, le stade d’écriture de lettres», a-t-il soutenu à l’agence de presse économique, Bloomberg. A noter que le projet vise l’approvisionnement de l’Europe entière en énergie solaire, à partir de 2050, avec un coût global de 400 milliards d’euros. (El Watan-05.09.2010.)

**Le blé tire les prix des aliments vers le haut

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient d’annoncer que son indice des prix alimentaires a enregistré une hausse de 5% en août dernier.

Cette hausse s’explique, selon la FAO, par celle enregistrée par les prix du blé. Elle est considérée comme la plus marquée d’un mois à l’autre observée depuis novembre 2009. L’indice FAO des prix alimentaires (FFPI) avoisinait les 176 points le mois dernier, soit une progression de près de 9 points par rapport à juillet, peut-on lire dans la dernière mise à jour sur la situation mondiale de l’offre et de la demande de céréales. La hausse de 5% a porté l’indice à son plus haut niveau depuis septembre 2008, même s’il reste inférieur de 38% à son record de juin 2008. «Cette envolée de l’indice FAO traduit essentiellement la hausse brutale des cours internationaux du blé au lendemain de la grave sécheresse qui a sévi en Fédération de Russie, et les restrictions d’exportations de blé qui ont suivi», indique cette organisation internationale.

Mais elle s’explique aussi par la hausse des prix du sucre et des oléagineux. La FAO a revu à la baisse ses prévisions de la production céréalière mondiale de 2010 à 2 238 millions de tonnes, soit 41 millions de tonnes de moins que les estimations de juin. Quoique d’un niveau bas, «la production céréalière de 2010 serait la troisième récolte la plus importante jamais enregistrée et resterait supérieure à la moyenne sur cinq ans», estime la FAO. Selon les prévisions actuelles, l’utilisation mondiale de céréales dépasserait légèrement la production en 2010/2011, ce qui porterait à une contraction de 2% des stocks mondiaux de clôture par rapport à leurs niveaux d’ouverture record sur 8 ans, et à une légère baisse du rapport stock-utilisation.

A 23%, toutefois, ce rapport demeurerait nettement supérieur aux 19,5% de la période de crise 2007/2008. «Les récentes perturbations du marché céréalier mondial seront examinées par les délégués du groupe intergouvernemental sur les céréales et du groupe intergouvernemental sur le riz de la FAO qui se réuniront lors d’une session spéciale le 24 septembre à Rome», selon cette organisation mondiale. (El Watan-05.09.2010.) 

**Le fruit est très demandé sur le marché international :

 Un privé ambitionne d’exporter 10.000 tonnes de caroube

C’est à partir de ce constat que Abdelhak Boublenza, entrepreneur à Tlemcen, a décidé de se lancer dans la production et l’exportation de la pulpe de caroube. « Nous avions d’abord pensé à nous tourner vers la transformation de la graine de caroubier, mais nous nous sommes rendu compte assez rapidement que le marché est contrôlé par deux multinationales…
Nous avons alors opté pour la transformation de la pulpe, qui offre aussi de belles perspectives », explique
M Abdelhak Boublenza, président fondateur de la société  Boublenza, Caroube et dérivés, pour laquelle il a fait construire en 2007 une usine, située à Zenata, dans la wilaya de Tlemcen. « En 2009, précise Abdelhak Boublenza, nous avons produit 500 tonnes de pulpe que nous avons exportées vers l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Amérique latine et l’Asie. 500 tonnes seulement, car nous sommes en phase de rodage, mais notre capacité de production actuelle s’élève à 5 000 tonnes/an, que nous pourrons porter facilement à 10 000 tonnes, en doublant nos effectifs, actuellement de 16 personnes.
Ensuite, nous pourrons encore augmenter nos capacités de production en passant au 3×8, lorsque le moment sera venu. Notre objectif, pour 2011, est d’exporter 10 000 tonnes ». Dix mille tonnes de caroube exportées en 2011, l’objectif semble tout à fait réaliste au regard de la production et de la demande mondiales. Côté production, le total mondial ne s’élève en effet qu’à 300 000 tonnes de gousses, 30 000 tonnes de graines et environ 240 000 tonnes de pulpe. Or, la demande est en hausse, particulièrement sur l’immense marché sino asiatique.
«LA PULPE DE CAROUBE ALGÉRIENNE EST LA MEILLEURE»
«En plus, relève Abdelhak Boublenza, la qualité de la pulpe de caroube algérienne est la meilleure au monde !». Mais, pour cet ingénieur hydraulicien diplômé à Toulouse, et précédemment créateur d’un bureau d’études et d’une entreprise de BTP, ce don de la nature ne demande qu’à être optimisé par le travail. « En Algérie, le caroubier, arbre aussi typiquement méditerranéen que l’olivier, pousse à l’état sauvage.
Ainsi, au-delà de la mise en place des processus de transformation de la pulpe, nous avons engagé des travaux de sélection de plants afin d’aboutir à l’amélioration des qualités du caroubier, puis de le planter à grande échelle».
Pour ce travail de recherche et de développement, Abdelhak Boublenza peut compter sur la faculté agroalimentaire de l’Université de Tlemcen, dont le niveau d’excellence est désormais reconnu au plan international. Toutes les belles perspectives ne pourront pourtant se réaliser pleinement que si certains freins actuels sont surmontés. « Actuellement, nous sommes pénalisés par les contraintes de transport maritime, qui nous coûte cher, 55 dollars la tonne depuis l’Algérie vers l’Asie, contre seulement 15 dollars au départ de l’Espagne.
Outre la bureaucratie portuaire, une autre difficulté vient de notre système bancaire, encore trop peu orienté vers les services aux entreprises d’exportation. Mais, d’une manière ou d’une autre, nous surmonterons ce handicap », affirme Abdelhak Boublenza. (Horizons-07.09.2010.)

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Une réponse à “10.Eco-finances”

  1. 21 12 2012
    bloons tower defense 5 (21:45:30) :

    Your web site is ROCK!
    bloons tower defense 5

    Répondre

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