infos plus-Algérie.6

**Batna, une ville vulnérable

30 minutes de pluie provoquent l’apocalypse

Résultat de recherche d'images pour "batna pluies diluviennes"

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 16.04.18 | 

De nombreux quartiers ont été isolés, nécessitant l’intervention des équipes de la Protection civile pour pomper l’eau

là où les voies étaient obstruées, notamment au centre-ville et dans les quartiers populaires.

La ville de Batna offrait samedi une image apocalyptique. Un ciel noir saturé et des pluies torrentielles accompagnées de grêle ont failli avoir raison de la ville en très peu de temps ! 30 minutes ont suffi, en effet, pour transformer la ville en une immense mare. De nombreux quartiers ont été isolés, nécessitant l’intervention des équipes de la Protection civile pour pomper l’eau là où les voies étaient obstruées, notamment au centre-ville et dans les quartiers populaires Douar Diss, Zemala, El Madbaha, Parc à fourrage, et la route Tazoult.

Résultat de recherche d'images pour "batna pluies diluviennes"

**vidéo: BATNA: des pluies torrentielles inondent des dizaines de maisons

Au centre-ville, les piétons surpris par l’orage s’étaient abrités précipitamment sur les marches des magasins puisque même les trottoirs étaient submergés par des eaux en furie. Les véhicules étaient presque pris au piège et tentaient tant bien que mal d’avancer tels des engins amphibies. Plusieurs personnes ont été forcées de retrousser leurs pantalons et, bravant la furia du torrent, sans hésitation, traversé la route pour répondre à l’appel de leurs familles qui luttaient contre les infiltrations.

Ce sont des scènes récurrentes, observées hier par El Watan. En effet, plusieurs maisons subissaient des infiltrations à travers les portes pour celles du rez-de-chaussée et à travers les toits pour celles des derniers étages. Heureusement pour les automobilistes, les eaux, chargées seulement de grêlons, ne charriaient pas d’objets et de détritus, et ce, grâce aux efforts déployés par les services communaux, chargés de nettoyer les rues en vue de l’accueil du ministre de l’Intérieur : heureuse coïncidence !

Le centre-ville s’est donc transformé en un immense lac d’autant plus que les avaloirs, notamment du côté de la Verdure (l’un des quartiers du centre-ville), étaient complètement obstrués et que la dernière campagne de nettoyage protocolaire les avait négligés.

Les habitants de Bouakkel et de Tamechit eux ont carrément reçu des trombes d’eau dans leurs maisons et ont dû évacuer tout ce qu’il pouvait. Sur la route de Tazoult (sortie est de la ville) c’était inimaginable : la chaussée a disparu sous la boue qui s’est déversée des hauteurs par défaut de boisement. A Djerma (15 km au nord de la ville), 7 familles ont été évacuées vers une salle de sport.

Les habitants de Chemorra (à quelque 60 km au nord-est de Batna), eux, ont vécu le cauchemar ; une tornade de grande envergure a failli souffler tout le pâté de maisons sur son passage (des images vidéo circulent sur les réseaux sociaux à ce sujet). Sept maisons ont légèrement été touchées, mais il y a eu plus de peur que de mal.

Dans la matinée d’hier, les discussions tournaient autour des causes de ces inondations et – chacun y allait de ses arguments –, pour la plupart, la cause essentielle est due au mauvais entretien de l’oued qui traverse la ville. Certains, en revanche, pointent du doigt les services de la commune qui ne seraient pas à jour quant au nettoyage des avaloirs obstrués à longueur d’année, alors que d’autres accusent les entrepreneurs de laisser derrière eux les gravats produits de leurs chantiers.

Notons que les problèmes ont commencé tôt dans la matinée, puisque les lève-tôt ont été surpris par un black-out ! La wilaya de Batna était plongée dans le noir à cause d’une panne survenue sur les câbles de haute tension, selon un responsable de Sonelgaz, et ce n’est que vers 11h que l’électricité a été rétablie. **Lounes Gribissa/ el watan -  lundi 16 avril 2018

**Blida Ponts effondrés et routes coupées 

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 16.04.18

Le sempiternel problème des avaloirs et des routes mal façonnées a resurgi, une fois de plus, hier et avant-hier, à la faveur des pluies torrentielles qui se sont abattues durant plus de 24 heures sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Blida.

Des dégâts considérables ont été enregistrés, selon la cellule de communication de la wilaya, dont l’effondrement du pont reliant les deux communes Oued El Alleug et Mouzaïa, où l’on ne déplore aucune victime, dans le même sillage, l’oued Chiff sur la route de Médéa a débordé et est sorti de son lit. On notera aussi de fortes cascades d’eau, juste à l’entrée du premier tunnel adjacent au ruisseau des Singes. Après constatation par les autorités, le wali a ordonné la fermeture de la route qui mène à Médéa.  * el watan -  lundi 16 avril 2018

**Tipasa : Le scandale dans l’attribution opaque du foncier persiste

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 16.04.18 |

Les gestionnaires de la wilaya côtière bafouent dans l’impunité les lois de la République. Le diktat de l’omerta. Moult scandales dévoilés dans les colonnes de la presse et révélés par les services de sécurité n’ont pas dissuadé les maîtres du présent.

La corruption et les inlassables passe-droits continuent à faire des ravages à Tipasa au détriment de l’intérêt général. En effet, un télégramme de recherche signé en date du 1er février 2012 par la DGSN, sous la référence 258/2012, avait été lancé à l’encontre d’un certain R. B., né en 1970 à Bouzaréah (Alger). Celui-ci avait déjà fait l’objet d’un mandat d’arrêt signé par le tribunal de Mila le 14 décembre 2011, sous la référence 70, pour «faux et usage de faux». Le nommé R. B. réside dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Un repris de justice qui aurait été impliqué dans des affaires de drogue. D’ailleurs, son domicile avait fait l’objet d’une perquisition entreprise par les éléments de l’institution du général-major Abdelghani Hamel, en raison de soupçons relatifs à la commercialisation de stupéfiants. Plus étonnant encore, c’est que ce «distingué promoteur» bénéficie de complicités obscures de membres influents de l’état-major de la wilaya de Tipasa.

Le nommé R. B. est bien introduit auprès des décideurs de la wilaya de Tipasa. Sans aucun doute, il ne lésine pas sur les moyens pour huiler la mécanique, afin de transgresser les règles et investir aisément ce territoire très convoité. Etrangement, le wali de Tipasa attribue à R. B. un terrain avoisinant 5000 m2 au centre urbain pour la réalisation de son projet. Il s’agit de la construction de 100 logements promotionnels et de locaux commerciaux.

L’arrêté du wali, signé le 12 octobre 2017, porte la référence 1368 pour cet «investisseur». Ce n’est pas l’unique arrêté douteux signé par le wali en ce mois d’octobre 2017. Quoi qu’il ait fait l’objet d’avis de recherches d’institutions de la République, le «promoteur chanceux» est soutenu et accompagné à Tipasa. En effet, non seulement le wali lui a remis l’acte de propriété du terrain, mais il lui a délivré le permis de construire pour son projet de réalisation de 100 logements promotionnels, selon notre source officielle de la wilaya.

Le document du morcellement de cette zone dans la ville de Tipasa porte la référence n°1403. En dépit du mutisme et de l’ignorance de certains fonctionnaires contactés, nos démarches n’ont pas été vaines. Des directeurs de wilaya installés depuis plusieurs années à Tipasa, bien qu’ils aient déjà été complices de ces dérives, convoqués d’ailleurs par le magistrat pour des affaires qui avaient été à l’origine de l’éviction de l’ex-wali, bénéficient d’une énigmatique protection de leurs hiérarchies.

D’autres scandales seront publiés dans un proche avenir. La face cachée de la gestion administrative de la wilaya de Tipasa est pire que celle d’une république bananière. Les convoitises prennent du volume et se perpétuent au «42». Des «élus» de Tipasa fuient la réalité et ne réclament pas de transparence afin de préserver leurs privilèges. C’est un système de gestion des affaires publiques locales verrouillé. L’Etat, quant à lui, tarde à sévir contre ses commis locaux. Tipasa est  un territoire entaché par des actes contraires à l’éthique, contrairement aux déclarations des discours officiels.

M’hamed Houaoura /  el watan -  lundi 16 avril 2018

*********************

Complexe Sider El Hadjar

Le syndicat au cœur d’une affaire de surfacturation

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 16.04.18 | 

Le secrétaire général du syndicat de l’entreprise Sider El Hadjar et l’indélicat fournisseur ETS-B, dont le registre du commerce serait radié, selon le Centre national des registres du commerce (CNRC), seront convoqués au terme de cette enquête pour répondre de leurs actes, dont la surfacturation et l’exercice d’une activité commerciale sans registre du commerce.

Les services de sécurité ont été saisis, la semaine dernière, par des sidérurgistes du complexe Sider El Hadjar (Annaba), qui dénoncent un important trafic de consommable, avons-nous appris des enquêteurs. En effet, selon des documents dont El Watan détient une copie, le syndicat de l’entreprise, conduit par le secrétaire général Amouri Nourredine, membre du bureau d’achat (PMA), a conclu récemment un marché portant sur l’achat de tenues de travail pour les sidérurgistes.

Selon les prix retenus dans les factures pour l’achat de ces dernières, le bleu de travail est cédé à 6500 DA l’unité, le gilet antifroid à 4000 DA et l’ensemble de pluie à 2200 DA. Or, des factures pro forma fournies dans ce dossier et vérifiées auprès des fournisseurs privés affichent respectivement 3300 DA, 2000 DA et 900 DA.

Ce que confirment, sans aucune équivoque, les travailleurs. «Mieux, ces mêmes prix affichés dans vos factures sont appliqués par une entreprise tunisienne qui nous fournissait ces tenues, dont le dédouanement, le transport et la Tva sont inclus. Pis, la qualité de ces tenues est médiocre et ne répond pas aux normes exigées», dénoncent, documents à l’appui, les sidérurgistes.

Ces derniers ont même distribué des tracts expliquant la supercherie et appelant les travailleurs à ne pas les porter. Le secrétaire général du syndicat de l’entreprise Sider El Hadjar et l’indélicat fournisseur ETS-B, dont le registre du commerce serait radié, selon le Centre national du registre du commerce (CNRC), seront convoqués au terme de cette enquête pour répondre de leurs actes, dont la surfacturation et l’exercice d’une activité commerciale sans registre du commerce.

Cette rocambolesque affaire intervient, faut-il le relever, au lendemain du feu vert du Conseil des participations de l’Etat (CPE) pour le rééchelonnement bancaire à long terme de la dette du complexe Sider El Hadjar, d’un montant de 122,4 milliards de dinars sur 25 ans, avec une période différée de sept ans.

Elle intervient aussi après l’accord du même CPE pour la réalisation d’une usine sidérurgique algéro-émiratie dont l’enveloppe s’élève à 1,16 milliard d’euros. Et pour noyer le poisson, le syndicat de l’entreprise de Sider El Hadjar a appelé les travailleurs à prendre part, mercredi prochain, à une assemblée générale dont le thème est l’augmentation salariale des travailleurs. Pour rappel, le partenaire social de Sider El Hadjar ne dispose pas de bilans financiers de son comité de participation (CP), et ce, depuis deux années.
 **Mohamed Fawzi Gaïdi -  el watan -  lundi 16 avril 2018

**********************************************

*le système politique algérien accumulent les mauvais points !

*en matière de lutte contre la corruption, il n’y a aucun progrès pour l’Algérie, faute de volonté politique.

Indice 2017 de perception de la corruption

****Confirmant son statut de pays malade de la corruption, l’Algérie vient d’être épinglée (encore une fois) par l’ONG Transparency International (TI) dans son Indice 2017 de perception de la corruption. Dans le rapport de TI, publié le 21 février, l’Algérie a enregistré un très net recul, passant de la 108e à la 115e place.

Un résultat désastreux, selon Djilali Hadjadj, président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), qui «note encore une fois, sans être surprise, qu’en matière de lutte contre la corruption, il n’y a aucun progrès pour l’Algérie, faute de volonté politique». Avec un score de 33/100, l’Algérie perd encore des points et poursuit sa dégringolade parmi les 180 pays indexés. Par rapport au classement de 2016, elle perd 4 places et 24 par rapport à celui de 2015.

L’indice publié cette année révèle des faits troublants, estime l’ONG qui célèbre son 25e anniversaire. Sur le site internet de l’organisation, on explique que «malgré des actions de lutte contre la corruption à travers le monde, la plupart des pays progressent trop lentement, on constate ainsi que nombreux sont ceux qui n’ont fait que peu ou pas de progrès au cours des six dernières années». Et l’Algérie fait partie de ces pays, hélas, où l’ampleur du fardeau que représente la corruption est une sérieuse menace sur l’avenir du pays.

Et en dépit des discours lénifiants sur les efforts de l’Etat pour lutter contre le fléau, en dépit des professions de foi et des bilans présentés en guise de preuves, le phénomène est catastrophique et pourrait même dépasser les indices de Transparency International, s’étant insidieusement enraciné dans la culture populaire.

Sur le plan régional, le secteur public (terrain d’analyse) en Algérie est davantage corrompu qu’au Maroc (81e place mondiale) et qu’en Tunisie (74e place). En Afrique, l’Algérie arrive à la 19e place seulement, loin, très loin derrière le Botswana et les Seychelles, qui eux se hissent parmi les pays les moins corrompus au monde, respectivement à la 34e et la 36e places.

Transparency International, visiblement peu satisfaite de ces résultats, puisque cette année plus des deux tiers des pays enregistrent une note inférieure à 50, la note moyenne étant de 43. L’organisation a établi aussi le rapport entre les niveaux de corruption, la défense des libertés de journalistes et l’engagement de la société  civile. «Il se trouve que la quasi-totalité des journalistes tués depuis 2012 l’ont été dans des pays très corrompus», note-t-on.

«Aucun activiste ou journaliste ne devrait craindre pour sa vie lorsqu’il dénonce la corruption», déclare Patricia Moreira, directrice de Transparency International. «Vu les mesures de répression qui sont actuellement exercées partout dans le monde contre la société civile et les médias, nous devons faire plus pour protéger ceux qui s’expriment ouvertement», ajoute-t-elle.
 **N. N. / el watan / mardi 27 février 2018

*****************************

img_5a9944fe339a6.jpg

*mise en service du premier train Coradia Algérie

*vidéo:  le premier départ et démarrage du train « CORADIA

****L’entrée en exploitation du nouveau train acquis par la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), “le Coradia”, devait être effective à compter d’aujourd’hui, sur la ligne Alger-Oran, comme annoncé depuis janvier dernier. L’acquisition en tout de 17 trains rapides de type Coradia auprès du constructeur français Alstom, pour un marché évalué à quelque 200 millions d’euros, devrait permettre à la société nationale de passer le cap de la modernisation de ses équipements et assurer une offre de service aux clients, d’un niveau appréciable. Et pour cause, les caractéristiques du Coradia, permettant d’atteindre les 160 km/h, devrait permettre de relier Alger-Oran en quelque 3 heures au lieu des 5 habituelles. La performance aurait pu être plus effective avec un renouvellement des rails, mais ce n’est pas encore le cas sur le réseau ferroviaire de la SNTF.
En attendant, les pessagers, moyennant 2 000 DA en première classe, profiteront des 16 voitures de ce train polyvalent en modes diesel et électrique, avec l’accès au wifi, un service de restauration, etc. Pour la SNTF, l’enjeu, certes, est de se moderniser, mais il est également économique pour relancer la société et se positionner comme mode de transport sûr et à privilégier. Et c’est pour cela qu’elle doit réagir face à un épineux problème, celui des actes de malveillance dans les rames, la dégradation des équipements sur les voies et les jets de pierres qui occasionnent des frais. Dans ce dernier cas, on sait que chaque vitre brisée par un jet de pierre coûte un million de dinars. Le coût humain est à signaler aussi, puisque agents et passagers sont blessés, ils étaient dans ce cas 59 entre 2016 et 2017.
Le phénomène de jets de pierres est mesuré par la SNTF qui, dans ses statistiques, a enregistré, en 2016, 239 cas dans les régions d’Alger, de Constantine, d’Annaba et d’Oran, avec la palme pour Alger qui totalise, à elle seule, 123 incidents de ce genre.
L’année 2017 a connu une légère baisse avec 180 incidents de jets de pierres qui ont été signalés. Le record a été atteint en 2015 avec 244 cas. L’autre conséquence de la mise en service des “Coradia” touche à la sécurité des trains et des passagers avant tout. En effet, la SNTF n’a pas échappé au phénomène mondial avec la réduction et la fermeture des passages à niveau gardés, qui ne sont plus que 225 sur le réseau ferroviaire et 65 non gardés. La logique de réduction des coûts d’exploitation s’est malheureusement traduite par des victimes humaines.
De 2016 à 2017, on a déploré la mort respectivement de 20 personnes aux passages à niveau non gardés. Le total des accidents entre 2016-2017, au niveau des passages à niveau non gardés, a atteint le chiffre de 116, contre 11 cas au niveau des passages gardés.*liberté – samedi 03 mars 2018

****Le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, a procédé vendredi 02 mars 2018, à la mise en service commercial du premier train Coradia Algérie ainsi qu’à l’inauguration de la nouvelle gare ferroviaire Agha, dédiée aux grandes lignes qui seront desservies par les trains Coradia.

Accompagné du directeur général de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), Yacine Bendjaballah, et du vice-président senior pour la région Moyen-Orient et Afrique auprès d’Alstom, Didier Pfleger, le ministre a fait savoir que ce train effectuera son premier voyage vers Oran ce vendredi

Lors d’un point de presse sur les tarifs appliqués, M. Zaalane a indiqué que pour ce qui est de la ligne Alger-Oran, le prix sera de 2000 DA pour la première classe, avec un repas offert, alors qu’il sera de 1700 DA pour la deuxième classe avec également un repas offert. Le ministre a tenu à signaler que la livraison du reste des trains, au nombre de 17, se fera dans le courant de l’année 2018.

Résultat de recherche d'images pour "Mise en service du train Coradia alger oran"

Il a, à ce titre, rappelé la réception, le 1er mars de deux autres trains Coradia.  Pour rappel, en juillet 2015, la SNTF avait attribué à Alstom un contrat pour la livraison de 17 trains Coradia polyvalent. Ces trains relieront, entre autres, Alger aux villes d’Oran, Annaba, Constantine et Béchar

A noter que Coradia est un train de grandes lignes polyvalent bi-mode (diesel et électrique 25 kv) qui peut circuler à une vitesse de 160 km/h. D’une longueur totale de 110 mètres, le train est composé de six voitures dotées d’une capacité totale de 254 sièges, dont 60 en première classe. Il dispose également d’un plancher bas facilitant l’accès et le déplacement à bord, en particulier pour les personnes à mobilité réduite. Son aménagement s’inscrit dans les derniers développements engagés par la SNTF et qui permettent d’offrir un confort optimum de voyage.*aps - vendredi 02 mars 2018

*******************************************

257 morts dans le crash d’un avion militaire à Boufarik

Résultat de recherche d'images pour "crash d’un avion militaire à Boufarik"

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 11.04.18 | –Un avion de l’armée s’est écrasé ce matin peu après son décollage de l’aéroport militaire de Boufarik (Blida). Pas moins de 257 personnes ont trouvé la mort dans cet accident tragique.

« Un avion de transport militaire assurant le vol Boufarik-Tindouf-Béchar s’est écrasé ce matin du 11 avril 2018 dans le périmètre de la base aérienne de Boufarik dans un champ agricole inhabité », a annoncé le ministère de la Défense nationale (MDN). La même source a précisé que « le nombre des martyrs à déplorer s’élève à (247) passagers et dix (10) membres de l’équipage, dont la plupart sont des personnels de l’Armée Nationale Populaire ainsi que des membres de leurs familles ». 
 Le MDN a ajouté que « l’opération d’évacuation des dépouilles des victimes vers l’hôpital central de l’armée à Ain Naâdja se poursuit afin de les identifier ». *el watan / mercredi 11 avril 2018

gif-anime-scintillant-etoile-etoiles-angel-paradisegif-anime-scintillant-etoile-etoiles-angel-paradise

*******************************************

*Le ministre du Tourisme promet des visas  en 48 heures pour les touristes étrangers

Le ministre du Tourisme, Hacène Mermouri, a affirmé, aujourd’hui, que les touristes étrangers, pour peu qu’ils passent par une agence de voyage, recevront leurs visas en 48 heures.

Cela sera-t-il possible ? Lors du forum du journal arabophone «El Hiwar», celui-ci a promis de régler définitivement ce problème auquel font face beaucoup d’étrangers depuis plusieurs années. Le visa «algérien» est extrêmement difficile à avoir.

Expliquant cette nouvelle démarche de facilitation de la délivrance du visa pour les étrangers, le ministre a indiqué que les agences de voyages devront déposer la liste de leurs futurs clients (touristes étrangers) au niveau des directions de tourisme de wilaya qui, pour leurs part, transféreront ces listes vers le ministère des Affaires Etrangères qui saisira les consulats concernés.

Au vu de la bureaucratie qui caractérise l’administration algérienne, il est à craindre que ces différentes étapes énumérées par Mermouri prennent autant de temps que par le passé. Beaucoup d’étrangers, y compris des hommes d’affaire et des journalistes surtout, se plaignent de la lourdeur de la procédure pour l’obtention du visa algérien. Dans ses projections, le gouvernement mise beaucoup sur le secteur touristique pour les années à venir. L’assouplissement du visa est une condition sine qua non pour espérer capter des touristes étrangers.**Elyas Nour–*.algerie-focus/  samedi 03 mars 2018 

*******************************

Rencontre Benghabrit-Cnapeste :

Vers de nouvelles promotions pour les enseignants

infos plus-Algérie.6

**Après des semaines d’un dur conflit, le ministère de l’Education nationale s’est finalement réuni avec les syndicalistes du Cnapeste. Une réunion marathon durant laquelle des décisions ont été prises. A commencer par la promotion de certains enseignants à des grades supérieurs.

C’est donc dans un cycle de dialogue et de concertation que s’engagent les deux parties, à savoir le ministère e l’Education et le syndicat Cnapeste (Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et tertiaire de l’éducation national). Il n’y a pas de décision concrète qui est sortie de cette rencontre. Mais le rendez-vous est pris pour mercredi prochain pour une rencontre entre tous les syndicats concernés par l’éducation nationale. Ce sera dans cette rencontre que des décisions concrètes seront prises.

Bien sûr que lors de cette rencontre, les deux parties n’ont pas pu occulter l’amère réalité induite par la grève observée par les enseignants durant plusieurs semaines. “Tout le monde est perdant dans cette grève. Mais les élèves ont payé le plus lourds tribut”, a indiqué la ministre Nouria Benghabrit, à l’issue de la rencontre. Elle a d’ailleurs avoué qu’il est « difficile de rattraper » les cours perdus.

Le rattrapage des cours est surtout difficile dans les deux wilayas de Béjaïa et Blida où la grève a duré plus de 3 mois. Dans la wilaya de Blida, certains enseignants, qui n’ont pas effectué de demandes de réintégration, restent toujours « radiés ». Plus de 400 d’entre eux n’ont donc pas encore repris le travail.*algeriepart – dimanche 04 mars 2018

*****************************

*Visite du président turc, Recep Tayyip Erdogan en Algérie

Résultat de recherche d'images pour "président Recep Tayyip Erdogan en algérie"

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, effectue depuis hier- lundi-  une visite officielle de deux jours en Algérie, dans le cadre d’une tournée africaine. Son séjour a pour ambition, selon la présidence algérienne, de «donner un élan accru aux échanges et aux partenariats entre les économies algérienne et turque».

Les entretiens qui se dérouleront entre les deux chefs d’Etat et les travaux entre les délégations des deux pays «permettront à l’Algérie et à la Turquie de partager leurs analyses de la situation régionale et internationale, notamment au Moyen-Orient, au Maghreb et au Sahel», a précisé la Présidence dans un communiqué. Au plan économique, un forum d’hommes d’affaires est prévu aujourd’hui dans le cadre de cette visite, la seconde du genre d’Erdogan en tant que chef d’Etat.

Une réunion de la commission mixte bilatérale est aussi prévue pour concrétiser des actions de partenariat et de coopération et donner une impulsion nouvelle aux relations bilatérales, notamment dans les domaines du tourisme, de l’agriculture et des énergies renouvelables, a ajouté la même source.

Dans un entretien accordé au quotidien arabophone Ehourouk,  le président turc a souligné que l’Algérie «est un pays émergent et reste un exemple de stabilité dans une région confrontée à des troubles en permanence», précisant que son pays «accorde une grande importance à la consolidation et au développement de la coopération bilatérale dans tous les domaines». Evoquant le système de quotas et la démarche d’autorisation sur les produits importés par l’Algérie, il a déploré des obstacles «susceptibles d’entraver la croissance commerciale entre nos deux pays».

Au sujet de l’octroi des visas, M. Erdogan a regretté le manque de réciprocité entre l’Algérie et la Turquie. «Etant donné que les postulants algériens au visa pour la Turquie sont traités de cette manière (flexibilité, ndlr), nous souhaitons pour notre part que les autorités algériennes puissent adopter elles aussi les mêmes mesures dans l’attribution des visas à nos citoyens, notamment les hommes d’affaires.

Bien entendu, ces facilitations sont à même de générer d’importants revenus au secteur du tourisme en Algérie», a-t-il affirmé. «L’Algérie est le premier partenaire commercial de la Turquie en Afrique», avait affirmé, quant à lui, jeudi dernier à Ankara, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, ajoutant que les deux pays entretenaient un partenariat gagnant-gagnant.

En 2017, le volume des échanges entre les deux pays s’était établi à près de 4 milliards de dollars, mais avec une balance commerciale en défaveur de l’Algérie. Ce pays a occupé le 6e rang de la liste des pays fournisseurs de l’Algérie qui a importé auprès de la Turquie pour près de 2 milliards de dollars (+3,2%).

L’année dernière, la Turquie a été classée 6e client de l’Algérie avec des exportations algériennes de 1,96 milliard de dollars, en hausse de plus de 45% par rapport à 2016. En 2014, les deux pays, qui entretiennent une longue histoire commune, ont signé une convention prolongeant de dix ans un contrat gazier qui expirait la même année, avec une augmentation de 50% des quantités vendues.

En visite à Alger en octobre 2014, le président turc avait souhaité porter à court terme à 10 milliards de dollars le volume des échanges entre les deux pays. Ankara avait également réitéré son souhait de créer une zone de libre-échange avec l’Algérie.
Environ 796 entreprises turques, employant plus de 28 000 personnes, sont implantées à travers le pays.

En matière d’investissements enregistrés en 2017 auprès de l’ANDI, la Turquie a occupé la première place des investissements mixtes avec plus de 20 projets d’investissements d’un montant global de plus de 200 milliards de dinars devant générer près de 6000 postes d’emploi.*Hocine Lamriben /  el watan / mardi 27 février 2018

*****************************

*Médecins résidents-ministère de la Santé

La rencontre de la dernière chance

Résultat de recherche d'images pour "médecins résidents algérie"

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) a répondu favorablement à l’invitation, faite hier par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, à l’issue d’une assemblée générale tenue hier à l’hôpital Mustapha pacha.

Alors qu’une marche nationale est prévue mercredi prochain à Constantine à l’appel du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), une réunion est prévue aujourd’hui à 14h entre les représentants des médecins résidents et la commission interministérielle présidée par le Pr Mokhtar Hasbellaoui, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Le Camra a répondu favorablement à l’invitation, faite par le ministère de la Santé à l’issue d’une assemblée générale tenue hier à l’hôpital Mustapha Pacha.

Résultat de recherche d'images pour "médecins résidents algérie"

A la question de savoir si la participation à la réunion a été conditionnée par le gel du mouvement de grève comme cela a été exigé à la dernière réunion du 4 février, le représentant du Camra répond par la négative et pense que le ministère de la Santé va sans doute reformuler de nouvelles propositions aux 24 revendications contenues dans la plateforme.

«Nous allons prendre part à ces négociations et la décision sera prise selon ce que la commission interministérielle va faire comme propositions et si elles répondent, bien sûr, aux exigences des médecins résidents», a-t-il indiqué tout en déplorant la participation des deux représentants du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) et du Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu) dans la commission interministérielle.

Résultat de recherche d'images pour "médecins résidents algérie"

«On ne comprend pas pourquoi les deux syndicats, le SNPSSP et le Snechu, siègent à la commission interministérielle, en plus on nous dit qu’ils représentent le ministère de la Santé. Depuis quand un syndicat représente l’administration ?» s’est interrogé le Dr Taileb.

A propos des déclarations de certaines parties accusant le Camra d’être manipulé, le délégué du syndicat estime que «le Collectif est apolitique et les médecins résidents ont le droit d’exiger l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles à travers l’abrogation du caractère obligatoire du service civil qui a montré ses limites et le remplacement par des mesures incitatives pour une meilleure motivation des médecins».

Et d’assurer que «le mouvement de protestation est toujours à la même cadence avec une forte détermination des médecins à aller de l’avant, malgré toutes les tentatives d’intimidation et de division engagées de part et d’autres».

A noter que la rencontre d’aujourd’hui est la neuvième réunion organisée depuis l’installation de la commission intersectorielle qui a déjà répondu à une série de revendications, notamment l’intégration des représentants des médecins résidents au sein de la commission de recours et d’orientation, le droit au regroupement familial pour les couples de médecins, la prise en charge par l’Etat d’un billet d’avion vers les wilayas de l’extrême Sud et l’autorisation d’exercer une activité complémentaire.

**Djamila Kourta / el watan/ lundi 26 février 2018

**************************

La situation se corse dans l’éducation

Les enseignants et les élèves se solidarisent avec les grévistes radiés

Cette situation de grève par solidarité a été constatée dans plusieurs lycées de la capitale. Les enseignants qui ont exprimé leur soutien avec les radiés redoutent une situation de pourrissement «qui pénalisera toute la communauté éducative».

Résultat de recherche d'images pour "enseignants  algérie"

La crise se corse dans le secteur de l’éducation. Un arrêt de travail a été constaté hier dans plusieurs établissements scolaires du secondaire. Des enseignants ont fait grève par solidarité avec leurs collègues radiés. «Je ne peux pas cautionner le licenciement de mes collègues qui comptent plus de 20 ans de service, pour motif de grève», souligne une enseignante de mathématiques au lycée Ibn El Khettab, à Alger, ayant rejoint la grève hier «par solidarité avec mes collègues radiés».

Les élèves de certains lycées d’Alger ont observé, hier, des sit-in devant leurs établissements pour demander au ministère de l’Education nationale de revenir sur sa décision de révocation des enseignants grévistes, a-t-on constaté à travers une tournée dans la wilaya.

Ceux de Kouba et Birkhadem, ont par ailleurs organisé des sit-in de protestation contre la révocation de leurs enseignants grévistes et leur remplacement par des enseignants vacataires. Cette situation de grève par solidarité a été constatée également au lycée Idrissi et celui des Frères Hamia, dans la capitale. Les enseignants qui ont exprimé leur solidarité avec les radiés redoutent une situation de pourrissement «qui pénalisera toute la communauté éducative».

Résultat de recherche d'images pour "enseignants  algérie"

Les parents d’élèves expriment des inquiétudes concernant la transformation de «cet élan de solidarité avec les enseignants en appel au raccourcissement du programme et au refus du plan de rattrapage». Le mouvement de solidarité avec les grévistes «est une réaction spontanée», soutient Meziane Meriane, qui estime que cette situation «était prévisible dès l’annonce des sanctions contre les grévistes».

«Nous avons soumis nos appréhensions lors de notre dernière réunion avec la ministre, mais elles n’ont pas été prises en compte avec l’annonce des radiations et les ponctions sur salaires. Nous avons parlé d’une situation qui échapperait aux états-majors des syndicats», rappelle le même syndicaliste. Le Cnapeste, qui a maintenu hier son appel à la grève, a convoqué une session extraordinaire de son conseil national «seul habilité à se prononcer concernant la poursuite ou non de la grève».

Le ministère de l’Education renouvelle, par le biais de sa cellule de communication, son appel au dialogue à l’adresse du Cnapeste, lui proposant de geler d’une semaine sa grève et de s’asseoir à la table des négociations. Le directeur de l’enseignement secondaire au ministère de l’Education nationale, Abed Atoui, cité par l’APS, a imputé ces sit-in observés par les élèves à «la pression qu’ils subissent suite à la grève de leurs enseignants», faisant état d’«une absence d’accompagnement de la part des parents et des enseignants».

A ce propos, M. Atoui a rappelé les assurances fournies, la semaine dernière, par la ministre de l’Education nationale, qui a affirmé que «toutes les dispositions ont été prises afin de garantir la scolarité des élèves et l’achèvement du programme de l’année scolaire dans les meilleures conditions possibles afin de réaliser le principe d’équité pour tous».

Pour rappel, la grève du Cnapeste a débuté le 27 novembre dernier à Blida et Béjaïa pour des revendications liées à l’application des procès-verbaux signés entre le Cnapeste et les directions de l’éducation. Ces procès-verbaux ont été qualifiés de «non réglementaires» par le ministère. Le Cnapeste appelle à une grève nationale illimitée à partir du 30 janvier. Les pourparlers entre le syndicat et le ministère ont cessé le 29 janvier, les deux parties campant sur leurs positions.**Fatima Arab / el watan/ lundi 26 février 2018

***************

Résultat de recherche d'images pour "Pr Fatiha Benabbou"

Pr Fatiha Benabbou. Constitutionnaliste

«Le « décret Ouyahia » portant révocation des fonctionnaires est illégal»

- Plus de 19 000 enseignants grévistes sont en passe d’être révoqués pour «abandon de poste». Les mises en demeure envoyées par le ministère de l’Education nationale invoquent une décision de justice déclarant illégale la grève du Cnapeste et le décret exécutif n°17-321 du 2 novembre 2017 fixant les modalités de révocation du fonctionnaire pour abandon de poste. L’art. 2 de ce décret — venu préciser l’article 184 de l’ordonnance portant statut de la Fonction publique — stipule : «Est considéré en situation d’abandon de poste, tout fonctionnaire en activité qui s’absente (…) sans justification valable.» Par justification valable, il est entendu tout empêchement ou cas de force majeure, lié notamment aux catastrophes naturelles, incapacité physique et poursuites pénales. Exit l’exercice du droit de grève, reconnu par la Constitution, le décret Ouyahia fait aussi abstraction totale des lois et de la législation du travail. Pensez-vous qu’il y a là matière à invoquer l’inconstitutionnalité de ce décret ?

Il est clair que le décret est illégal. Je dis illégal et non pas anticonstitutionnel. Car le décret vient en contradiction avec la loi de 1990 sur les conflits collectifs, qui ne parle pas de révocation en cas de grève. Dans le cas de la grève des enseignants du Cnapeste, nous sommes bien dans le cadre d’un conflit collectif régit par la loi de 1990 et non dans le cadre de l’abandon de poste du statut de la Fonction publique.

La loi de 1990, conforme à la Constitution, reconnaît le droit de grève. Si le syndicat est reconnu, il peut user du droit de grève sans problème. Par ailleurs, la loi de 1990 (loi n°90-02 du 6 février 1990 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève, ndlr) ne précise pas la nature de la grève qui peut être une grève du zèle, perlée ou même illimitée (la grève illimitée n’est pas une originalité de la pratique syndicale algérienne ! Nous l’avons héritée du droit français). Il ne peut y avoir, par conséquent, de rupture de la relation de travail.

Ce décret est donc illégal en ce sens où il introduit une rupture de la relation de travail. Et à ce propos, le décret devrait être déféré devant le juge administratif pour annulation.

- Illégal, ce décret peut donc être attaqué par les syndicats ?

Oui, dès lors que les syndicats ont la personnalité morale. Les syndicats doivent introduire un recours pour excès de pouvoir et le juge administratif doit l’annuler. Il est clair que la base légale de ce décret (statut de la Fonction publique) est illégale, puisque nous sommes face à un conflit collectif régi normalement par la loi de 1990. Il faut donc demander l’annulation de ce décret pour défaut de base légale. *Mohand Aziri /  el watan/ lundi 26 février 2018

********************************

Mohamed Cherif Belmihoub . Expert en développement

«C’est la réforme de l’Etat qui doit précéder celle de l’entreprise»

**mais le problème, c’est que l’Etat ne veut pas se réformer !?

En cette période de difficultés financières, l’on parle de revoir le système des subventions, alors que l’Etat continue à renflouer des entreprises publiques. Comment faire pour prendre en charge ce dossier sensible ?

Les leviers traditionnels d’intervention de l’Etat dans la sphère économique sont de trois types : les entreprises publiques, les subventions et la commande publique. Il arrive que ces leviers soient confondus dans le cadre d’une action publique ou de politiques publiques, c’est-à-dire que l’entreprise publique, elle-même est bénéficiaire d’une subvention ou chargée d’exécuter une commande publique.  Généralement, on cherche à trouver un équilibre entre les trois leviers pour ne pas solliciter davantage le Trésor public.

Aujourd’hui, le système mis en place pour l’intervention de l’Etat alimenté par les mêmes ressources, celles du Trésor, sans diversification significative et même sans impacts de la commande publique sur la performance de l’entreprise publique commence à montrer ses limites.

Quid de l’efficacité économique et de l’obligation de résultat devant toutes ces aides ?

L’entreprise publique n’a pas tiré profit de cette période d’aisance financière des dépenses publiques généreuses, parce qu’elle n’était pas présente de manière significative dans les secteurs à fort potentiels de dépenses publiques, comme le logement, les travaux publics, les transports, la valorisation des hydrocarbures (pétrochimie), les équipements industriels…

Seules deux entreprises publiques ont profité : le groupe GICA et le groupe Cosider. La situation de l’EPE est réellement préoccupante. D’abord, il ne sera plus possible de continuer à la subventionner comme aujourd’hui, les ressources publiques sont de plus en plus réduites et les affectations possibles de ces dernières sont de plus en plus nombreuses.

Depuis les réformes de 1988, l’entreprise publique n’a pas connu d’autres transformations significatives et même les mécanismes mis en place à cette époque sont ou contournés, ou abandonnés. En effet, les réformes de 1988 ont donné un statut juridique et une validité économique à l’entreprise publique. Deux préoccupations sont aujourd’hui urgentes à prendre au sérieux et tout report du règlement de ces questions hypothéquera l’avenir ou le devenir de l’entreprise.

En théorie comme dans la pratique, il est démontré que l’Etat est un mauvais propriétaire, parce que d’une part, il ne veut pas et ne peut pas tolérer l’épanouissement de l’entreprise comme agent économique autonome soumis aux règles du marché. L’Etat continue à utiliser l’entreprise publique comme un instrument avec lequel il peut agir sur tel ou tel aspect de la vie économique du pays et non comme un agent économique à part entière.

Dans cette conception, l’entreprise publique est assimilée à un établissement public (EPA, EPIC) sous tutelle. La transformation de l’entreprise en EPE (société commerciale) n’a pas beaucoup changé cette perception. Ainsi, l’habillage juridique donné à l’entreprise (EPE-SPA ou EPE-Sarl en termes de gouverne devient une fiction juridique. Toutes les tentatives d’amendement de la réforme de 1988 n’ont pas réhabilité le statut de l’entreprise publique comme agent économique autonome.

Les holdings comme les SGP et aujourd’hui les groupes industriels sont des catégories juridiques creuses et les velléités de mise sous tutelle des entreprises publiques ont été plus fortes que les principes et les préconisations annoncées.

Donc, ce «statut» sui generis (entre deux rationalités, l’une administrative et l’autre managériale et économique) met l’entreprise dans une situation de recherche d’un équilibre qui ne peut être obtenu dans un statu quo «suicidaire».

Comment réorienter l’intervention publique dans ce cas ?  

Les EPE sont soumises aux contraintes de financement du haut et du bas du bilan et le recours au marché financier est devenu une nécessité, certes ancienne mais elle prend de nouvelles formes : concurrence du secteur privé sur les mêmes ressources et retrait de l’Etat au financement du bas du bilan.

Ainsi, la performance de l’entreprise publique et sa solvabilité financière sont des critères critiques pour sa domiciliation bancaire. Il est tout autant nécessaire de prévoir des alternatifs au manque de financement du cycle d’exploitation des entreprises publiques qui devraient subir fort probablement les retombées de la crise actuelle en prévision de la diminution des commandes publiques fortement tributaire du budget de l’Etat.

Pendant longtemps, l’entreprise publique a été soumise à une gouvernance mixte : d’un côté, la soumission aux règles du code de commerce et de l’autre côté le respect des orientations de l’actionnaire.

Quelles sont, selon vous, les conséquences d’une telle politique ?

Sur le terrain, cette situation n’a pas été toujours favorable à l’entreprise publique, non seulement aux plans économique et financier mais surtout au plan des comportements et du développement du management.

En effet, l’esprit d’initiative et de prise de risques, propre à l’acte d’entreprendre, n’a pas toujours été présent dans le comportement des gestionnaires publics, soit par peur de ne pas être conforme à une logique institutionnelle implicite, soit par peur de tomber sous le coup du code pénal pour mauvaise gestion, soit encore par inertie et lourdeur dans les procédures de gestion des affaires publiques.

C’est toute la problématique de la relation Etat/ Entreprise publique et de son impact sur l’autonomie réelle effective qui se pose. Les pouvoirs publics ont pris conscience de cette faiblesse de la gouvernance des entreprises publique et la décision d’y remédier a été prise dans le cadre de la réorganisation du secteur public marchand.

L’objectif recherché à travers cette résolution de restructuration-reconfiguration organisationnelle des entités économiques est d’améliorer la performance des EPE grâce à une meilleure définition de leur portefeuille et à une grande organisation autour de la nouvelle entité «Groupe» qui sera le niveau pertinent des stratégies industrielles et des pratiques managériales les plus performantes. Encore une fois, la démarche consiste à reconfigurer toujours selon la même logique de soumission de l’EPE à un cadre institutionnel rigide ne permet pas la mise en branle de la dynamique d’entreprendre.

Pour conclure, je dirai qu’il faut trancher une fois pour toute sur l’autonomie de l’entreprise et sur son statut plein et non négociable. Dans cette perspective, c’est la réforme de l’Etat qui doit précéder celle de l’entreprise.

En effet, ce dernier doit se donner la posture d’un actionnaire actif et non celle d’un propriétaire passif. L’actionnaire doit assumer ses responsabilités vis-à-vis de l’entreprise.

La charte PPP, sans avoir la prétention d’être un cadre législatif nouveau, définit la méthodologie de la transformation de l’EPE dans le cadre de la législation en place. Ainsi le capital de la société EPE peut être ouvert/augmenté au profit du secteur privé national ou étranger dans des proportions variables allant jusqu’à 66%.

L’Etat doit impulser cette dynamique de transformation en affichant ses objectifs vis-à-vis du secteur public marchand, filière par filière..**Samira Imadalou/  el watan/ lundi 26 février 2018

********************************

**vidéo:  lacher de chardonnerets saisis

TLEMCEN – Plus de 5.000 chardonnerets ont été saisis ces deux dernières années par les services de la gendarmerie nationale nationale dans la région de l’extrême ouest du pays (Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Ain Témouchent), dans le cadre de la lutte contre la vente des oiseaux menacés de disparition.

Résultat de recherche d'images pour "lacher oiseaux tlemcen"

Résultat de recherche d'images pour "‫اطلاق الحساسين تلمسان‬‎"

Résultat de recherche d'images pour "‫اطلاق الحساسين تلمسان‬‎"

Image associée

Image associée

***************************

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




humain, trop humain! |
ACTUBUZZ BY GBA |
Quoi de neuf Cerise? |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ActuBlog etc...
| Badro
| ENTV, une Pose Café