L’Algérie face à la nébuleuse terroriste

**Des membres du mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest ont tenté de s’emparer de deux camions citerne de transport d’essence dans les frontières près de la région de Tinzaouatine.

 *L’ANP liquide 20 membres du MUJAO à Tinzaouatine

Des personnes armées du MUJAO mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest ont tenté de s’emparer de deux camions citerne de transport d’essence dans les frontières près de la région de Tinzaouatine.

Ces assaillants ne sont pas parvenus à s’emparer du camion citerne et ont été empêchés par des hélicoptères de l’Armée Nationale et Populaire qui ont mis 20 d’entre eux hors d’état de nuire, dont un commandant sur le terrain, supposé être le responsable du MUJAO dans la région de Tessalit. Dans le même sillage, pas moins de 20 individus armés du MUJAO ont été mis hors d’état de nuire dans un raid aérien de l’Armée nationale et Populaire algérienne, qui a ciblé un cortège de voiture à quatre roues motrices 4X4, dont les membres ont tenté de s’emparer de deux camions citernes de transport d’essence, au sud-est de la région de Tinzaouatine. Dans cette opération, les forces de l’ANP ont récupéré des dizaines d’armes carbonisées suite au raid ainsi que des documents concernant le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest. Une source sécuritaire a notamment révélé que les dépouilles mortelles de 5 terroristes ont été évacuées en Algérie pour être examinées. Les renseignements dont nous disposons font état que les membres du MUJAO à bord de 5 véhicules, ont tendu dans la nuit de samedi à dimanche une embuscade de à un camion citerne e transport de carburant. Toutefois, le groupe du MUJAO n’a pas pu s’emparer de ce camion grâce à l’intervention d’une unité militaire renforcée par des hélicoptères qui ont réussi à bombarder les voitures des assaillants suite à un accrochage qui a duré deux heures. Cette opération s’est soldée par la mise hors d’état de nuire d’un commandant du MUJAO, alias Houma Ould Abdelali, qui est de nationalité malienne, mort quelques heures seulement après avoir été transféré vers un une infirmerie militaire sur le terrain. Cet accrochage est le premier de son genre entre les forces de l’Armée algérienne et des terroristes du MUJAO qui avait demandé de négocier avec l’Algérie la libération des diplomates enlevés. Par ailleurs, le Mouvement national de libération de l’Azawad a perdu le contrôle de la route internationale liant entre l’Algérie qui est maintenant sous le contrôle de personnes armées alliés au MUJAO et à Al-Qaïda au Maghreb Islamique. Dans ce cadre, des témoins oculaires ont révélé avoir vu des salafistes armés soulevant des emblèmes noirs dresser un point de contrôle au niveau de la route internationale de la commune d’El-Khelil dans la région d’Ayour au Mali. Un accrochage a eu lieu dimanche après midi près de la région de Tessalit dans le nord du Mali, entre des individus armés supposés appartenir au MUJAO et des combattants du Mouvement National de Libération de l’Azawad. Cet accrochage a fait un bilan de 3 morts et de 8 blessés. Ces derniers ont été évacués à un hôpital en Algérie. Les renseignements dont nous disposons font état que des accrochages se ont lieu de temps à autre entre les groupes armés qui contrôlent la route principale et la route secondaire près de Tassallit, et les groupes affiliés au MNLA. Ces accrochages ont obligé des dizaines d’habitants de cette région à se réfugier en Algérie. Le commandant Ouahi Aydi Abdelkader a été blessé dans l’un de ces accrochages et a été transféré vers l’hôpital de la ville de Gao au Mali. Par ailleurs, des sources responsables au sein du MNLA ont rapporté à « El Khabar » que le Mouvement national de libération de l’Azawad a mobilisé des centaines de ses éléments armés pour reprendre le contrôle de cette route, actuellement sous le contrôle des personnes armées du MUJAO. Les combattants du MNLA ont, notamment, pris le contrôle de la base aérienne d’amechech dans la municipalité de Tifelt et de « Goussen », où il y avait un campement militaire malien. Il est utile de noter que des batailles ont eu lieu entre les forces de régime malien et l’Armée Nationale de Libération de l’Azawad. (El Khabar-29.04.2012.)

 

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*démantèlement  d’une cellule terroriste à Tamanrasset

Les services de sécurité spécialisés dans la lutte antiterroriste à Tamanrasset ont arrêté, dimanche (04.03.2012.) deux personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attentat suicide qui a ciblé samedi matin le siège du groupement de la gendarmerie de la wilaya de Tamanrasset et qui a fait 23 blessés.

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Les services de sécurité ont lancé, à Tamanrasset, des avis de recherche sur deux personnes, dont une de nationalité malienne et une deuxième de nationalité algérienne, alias Amlalen Ali, soupçonnées d’être impliqués dans le chargement par la dynamite de la voiture Toyota Station qui a été utilisée dans l’attentat qui a ciblé le siège du groupement de la gendarmerie de Tamanrasset. Les services de sécurité en charge de la lutte antiterroriste dans le sud sont parvenus à ce renseignement après avoir perquisitionné, dimanche à l’aube, un dépôt dans la région ouest de la ville de Tamanrasset et arrêté deux personnes après un accrochage avec elles.

Une source en rapport avec l’enquête a révélé que les personnes arrêtées ont été blessées dans cet accrochage. Les services de sécurité ont récupéré deux armes kalachnikovs et une bombe artisanale en plus de la somme de 7 mille euros et une quantité d’essence destiné au trafic. Ils ont, également, saisi une voiture 4×4 de marque Toyota Station FG55 et une quantité de d’explosifs. Les mêmes sources ont révélé que les personnes arrêtées sont impliquées dans des affaires de terrorisme. Les enquêteurs sont arrivés à la conclusion que les suspects. (El Khabar-04.03.2012.)

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*des missiles enterrés dans le sable–In Amenas.Sud algérien

      Trafic d’armes à la frontière avec la Libye

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<p><span style=C’est un véritable arsenal de guerre qui a été découvert par les services de sécurité algériens dans la région d’In Amenas.

L’information, rapportée hier par notre confrère électronique DNA-Algérie (dna-algerie.com) et confirmée par nos sources, donne une autre acuité aux craintes sur la circulation des armes dans la suite de la révolution libyenne. 15 missiles antiaériens portables SA-24 et 28 missiles sol-air SAM-7 de fabrication russe, en plus d’une importante quantité de munitions, ont été ainsi découverts récemment par les services de sécurité algériens, apprend-on de sources sécuritaires.
Bien dissimulé sous le sable, le lot a été localisé et déterré à une soixantaine de kilomètres au sud d’In Amenas et à 3 km de la RN3 reliant In Aménas à la wilaya d’Illizi, à 43 km de la frontière libyenne.
Une autre cache d’armes a été découverte dans le même périmètre avant-hier, affirment nos sources, sans pour autant préciser ni la quantité ni le type des armes déterrées. Issues d’un trafic qui tend à s’installer dans la région, ces armes font partie de l’arsenal de missiles libyen estimé à 20 000 unités que Mouammar El Gueddafi avait achetés à Moscou durant son règne. Ils seraient 10 000 selon la France, 5000 selon le CNT libyen, à avoir été dérobés et éparpillés dans le désert dans le contexte du chaos qui a vu l’effondrement de la dictature.

 C’est grâce à des informations fournies par des contrebandiers et des passeurs activant dans ce couloir du désert que les services de sécurité ont pu réussir cette opération et continuent à récupérer ces armes destinées vraisemblablement à alimenter les activités terroristes des groupes d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) présents sur les frontières des pays du Sahel.
«C’est une cache aménagée dans le sable. Les trafiquants utilisent des techniques artisanales, souvent pour préserver leur butin du contact du sable avant de le remettre aux acheteurs. Après avoir passé une couche de graisse sur la surface, ils enveloppent les armes, tous gabarits confondus, d’une bâche en plastique avant de les enfouir dans des fosses de plusieurs mètres de profondeur et de largeur. Pour localiser le lieu de la cache, ils enregistrent les coordonnées à l’aide d’un GPS, puis les communiquent à leurs clients après la transaction», expliquent les mêmes sources.Le risque de voir les fameux missiles sol-air portatifs pénétrer sur le territoire algérien, déjà évoqué, devient donc une réalité.
redoutables,

 Faciles à manier

 Le choix du trafic est porté sur ce type d’arme parce qu’il peut être utilisé par les terroristes sans formation et sans difficulté de déplacement. Mieux encore, ces armes ne nécessitent pas de compétences particulières pour assurer la maintenance électronique de leurs systèmes. «Les missiles SAM-7 menacent sérieusement l’aviation civile. Ils peuvent atteindre des avions volant de 3500 à 4000 mètres d’altitude. Une sérieuse menace à prendre en compte pour les avions en décollage ou atterrissage dans les aéroports de la région, notamment celui de Zarzaitine à In Amenas», estime-t-on.

 Le phénomène, qui inquiète au plus haut point, a fait réagir l’institution militaire algérienne qui a déployé des forces dans les régions frontalières du Sud et du Sud-Est. Composées de fantassins, de gendarmes, de douaniers et de membres des unités spéciales, les forces terrestres ont été renforcées dans les régions situées le long des frontières avec la Libye et le Mali. Quotidiennement, elles sillonnent tous les couloirs du désert empruntés par les terroristes et les contrebandiers. Les responsables militaires sont à l’affût de la moindre information ayant trait à ce genre de trafic. Ils ont pu démanteler plusieurs réseaux de trafiquants et réussi à bloquer 30 corridors secrets, principaux itinéraires d’infiltration empruntés par les trafiquants et les terroristes, dans le cadre d’un plan de sécurité initié conjointement avec le Niger et le Mali. En 2011, les services de sécurité avaient arrêté 87 Libyens qui se sont avérés des trafiquants d’armes ou de matériels prohibés destinés aux groupes terroristes. L’Algérie a maintes fois tiré la sonnette d’alarme quant à l’existence d’un trafic d’armes sur sa bande frontalière. (El Watan-20.02.2012.)

 *L’armée algérienne détruit des 4×4 avec à leur bord, 5 terroristes infiltrés de Libye

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Les forces spéciales de l’armée, renforcées par des hélicoptères, ont détruit, dans la nuit de vendredi à samedi, un groupe de 4×4 qui s’étaient infiltrés de Libye dans la région de « Tounane » avec à leur bord des terroristes dont la nationalité est inconnue.

 Des forces combinées de l’armée et de la gendarmerie ont déjoué une tentative d’infiltration du nord du Mali faisant deux morts parmi les terroristes. Une source bien informée a indiqué que l’armée avait des informations sur l’infiltration de terroristes depuis la région située près du plateau de Djadou à la frontière avec le Niger, puisque des régions situées près des frontières algéro-malienne et nigérienne font l’objet d’opérations de ratissage et d’une surveillance renforcée. Les forces combinées ont dans le même contexte eu un accrochage dans la nuit de vendredi à samedi, avec deux 4×4 qui se sont infiltrés de Libye dans une région au sud est de Djanet. Les forces de l’armée sont parvenues lors de l’opération à éliminer 5 hommes armés et récupérer 5 kalachnikovs et un « MPK » et des jumelle de vision nocturne. Selon des sources locales les hommes armés abattus pourraient appartenir à un groupe de contrebandiers. (El Khabar-25.12.2011.)

 **L’armée malienne remet 2 suspects aux services de sécurité algériens

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L’armée malienne a remis, jeudi dernier (22.12.2011.), aux services de sécurité algériens, à Bordj Badji Mokhtar, près des frontières, deux terroristes, emmenés en provenance de Gao dans un convoi militaire.

 Selon une source bien informée sur le dossier, les services de sécurité malienne ont arrêté, près des frontières algéro-maliennes, les deux terroristes lors d’une course poursuite nocturne. Sur un autre plan, les services de sécurité dans la wilaya de Tamanrasset enquêtent sur les liens existant entre des contrebandiers en fuite et le groupe terroriste de Hamid Essoufi, relevant à AQMI. De leur côté, les services de sécurité dans la wilaya de Ghardaïa ont arrêté une personne impliquée dans des affaires de contrebande. Les services de sécurité dans les wilayas du sud, dont celles ayant des frontières avec la Libye, ont renforcé les mesures de sécurité pour faire face aux groupes de trafic d’armes et de stupéfiants.(El Khabar-25.12.2011.)

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Lutte contre la prolifération des armes en provenance de Libye

 ** 20 trafiquants d’armes arrêtés à Djanet

 Les unités de l’ANP traquent, dans la région de Djanet, un groupe activant dans la contrebande d’armes en provenance de la Libye, apprend-t-on d’une source locale.

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Dans le même sillage, les efforts déployés par les unités de l’ANP, depuis quelques jours, se sont traduits par l’arrestation de 20 trafiquants d’armes, dans différentes opérations, soutiennent la même source, précisant que les armes interceptées en possession desdits trafiquants sont des mitrailleurs automatiques de type Kalachnikov, qui sont introduites à travers les frontières depuis la ville de Ghdames en Libye. Ce coup réussi a eu lieu suite à un accrochage, qui a eu lieu la semaine dernière entre une unité de l’ANP et trois trafiquants d’armes, dans la région de Idjebaren, 20 km au nord de Djanet, wilaya d’Illizi. Les éléments de l’ANP ont réussi à arrêter les trois trafiquants. Soumis à une enquête, les trois trafiquants ont fourni des informations aux services de sécurité, ce qui leur a permis l’arrestation de 17 autres trafiquants d’armes. Dans le même sens, les trafiquants d’armes ont découvert une nouvelle astuce pour se débarrasser des armes, dès qu’ils se rendent compte qu’ils sont traqués par les éléments de l’ANP. De grandes quantités d’armes ont été retrouvées ensevelies dans différentes régions près de Djanet. (El Khabar-22.12.2011.)

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*Ces pays qui veulent du mal à L’Algérie

*Belaouar a acquis des armes de Libye financées par le Maroc et la France

**Certains espèrent voir l’Algérie à feu et à sang !  

Selon les déclarations d’un membre du groupe terroriste dirigé par Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Aboul Abbas », ce dernier qui se trouve en compagnie de l’autre groupe dirigé par « B. M. », alias Lamine, au Mali, dans la région de « Tagherghar », aurait reçu trois alléchantes propositions de financement ces derniers mois, après l’éclatement de la révolte libyenne.

Ces propositions de financements venaient de France, du Maroc et de Libye, selon les déclarations du terroriste qui confirme avoir été informé par Belmokhtar en personne et le nommé Lamine. Le terroriste « N. M. H. », qui a été interrogé en compagnie de cinq de ses acolytes, du groupe dirigé par Aboul Abbas et le terroriste Lamine, a déclaré que ces deux derniers l’avaient informé, lors d’une réunion, des propositions faites par des parties françaises, marocaines et libyennes. L’accusé ajoute qu’il les avait rencontrés en personne au début du mois de janvier, date du début de travail avec eux, à son retour au maquis après sa reddition. Il participait aux réunions qui, selon ses dires, tournaient autour de l’argent et du financement de l’organisation, des kidnappings, des plans pour l’acquisition d’armes et d’explosifs. ; Marchés qu’ils considéraient très importants, en plus de la contrebande des cigarettes. Belmokhtar aurait donné des instructions à ses éléments afin qu’ils fassent des efforts en kidnappant le plus grand nombre possible d’étrangers au niveau des régions pétrolières et ce, dans le but de demander des rançons et faire pression sur les autorités algériennes pour la libération des prisonniers, à l’instar de Abderrezak El Para, ex-émir de la région sud. Les autres accusés ont affirmés, lors de l’interrogatoire, que de nombreux terroristes de différentes nationalités avaient rejoint le groupe de Belmokhtar, des tunisiens, des mauritaniens et des Touareg maliens. Ces derniers changeaient très souvent leurs lieux d’installation entre El Khalil et Tagherghar au Mali, ajoutant que la majorité d’entre eux avaient rejoint le groupe pendant les six derniers mois, suite au communiqué de l’émir nationale de l’organisation terroriste Abdelmalek Droukdel. Belmokhtar et Lamine, selon l’accusé, n’avait pas dévoilés la somme des propositions faites par la France, le Maroc et la Libye aux groupes terroristes, qui ont entamé récemment leurs contacts dans le but de conclure ses marchés en territoire algérien, avec l’aide des contrebandiers de cigarettes qui travaillent au niveau des frontières algéro-maliennes. (Ennahar-24.10.2011.)

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**Deux espagnols et une italienne, kidnappés dans un camp de refugiés sahraoui, près de Tindouf.

**L’opération a eu lieu à la veille de la visite du président Malien et la sécurisation par l’armée des frontières Est.

Trois ressortissants européens ont été pris en otage par des membres d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), dans un camp de refugiés sahraoui, près de Tindouf. Les trois otages sont deux coopérants espagnols et une italienne qui travaillent dans la région.Selon une source sécuritaire, les deux coopérants espagnols et l’italien, seraient enlevés par un groupe de terroristes du sinistre Mokhtar Belaouar, chef d’une branche d’Aqmi dans le sud. L’enlèvement a eu lieu, selon cette même source, à Tindouf, près du Sahara occidental où se trouvent des camps de réfugiés sahraouis. La presse espagnole a annoncé la nouvelle de l’enlèvement des deux coopérants, Ainhoa Fernandez et Enric Gonyalons, membres de l’association des amis du Peuple sahraoui. Aqmi, très active dans la bande Sahelo-saharienne, dans le trafic d’arme, de drogue et de kidnapping de touristes européens contre lesquels elle réclame des rançons.L’ambassadeur du Sahara occidental à Alger Brahim Ghali a mis en cause l’organisation terroriste, Al-Qaïda au Maghreb islamique d’être derrière cet enlèvement. « J’accuse directement Al-Qaïda au Maghreb Islamique d’être derrière le kidnapping de ces trois ressortissants étrangers », a-t-il déclaré à la presse. De son coté, l’Algérie a condamné le rapt de trois ressortissants Européens, dont deux espagnols et une italienne, dans un camp de refugiés sahraoui, près de Tindouf, a déclaré dimanche le ministère algérien des Affaires étrangères. (Ennahar-23.10.2011.)

 **Ce qui est arrivé à Rabuni est une opération criminelle à des fins politiques

L’enlèvement des ressortissants espagnols et italiens dans le camp de « Rabuni » du Polisario à Tindouf est-il le résultat d’un relâchement sécuritaire en raison du calme de la région ? Ou cette opération de rapt d’étrangers dans une région connue pour sa forte présence militaire cache-t-elle des zones d’ombres et de nombreux points d’interrogation ?

 Plusieurs données laissent penser que l’enlèvement des ressortissants étrangers appartenant à une ONG, est plus qu’une tentative de défier les forces de sécurité de la part du groupe criminel, dont des sources locales disent qu’ils sont venus du nord du Mali, et ont passé la frontière algérienne jusqu’à Tindouf pour enlever des ressortissants espagnols et italiens. Est-il possible que des « terroristes » entreprennent cette opération au résultat incertain, et se risquent dans une région militaire, juste pour enlever des étrangers, au moment ou le nord du Mali grouille en cette période d’un grand nombre de touristes étrangers, à l’occasion du lancement de la saison touristique au Sahara ? Ce qui signifie que les exécuteurs de cette opération sont un commando entrainé pour des opérations spéciales et que c’est loin d’être une attaque d’un groupe terroriste. Cette opération, qui intervient à la veille de la visite du président malien Toumani Touré en Algérie, et qui durera trois jours, laisse penser que le timing choisi pour son exécution et la région d’où viennent les assaillants, a pour but de perturber cette visite, sachant qu’il y a des dossiers économiques et sécuritaires à débattre entre le président Bouteflika et son invité Toumani Touré, ce qui rend l’opération de « Rabuni » plus qu’une tentative de se montrer ou d’obtenir une rançon. Il n’est d’un autre coté pas a écarter que la planification de l’enlèvement à la frontière sud ouest du pays, ce qui n’était jamais arrivé avant même au plus fort de la présence de groupes terroristes, avait pour objectif d’empêcher l’Algérie de sécuriser ses frontières contre les trafiquants d’armes libyennes, sachant qu’il est connu que l’état major a fourni de gros efforts et mis en place des moyens considérables, depuis le début du conflit en Libye, pour transférer des forces militaires, la gendarmerie et la police pour contrôler la frontière sud qui s’étend sur plus de 900 km. Les forces de l’armée ont grâce à ce renforcement réalisé des résultats en déjouant plusieurs opérations de faire passer des armes de Libye vers la région du sahel et éliminer des dizaines de terroristes et de groupes de trafiquants durant les six derniers mois. L’enlèvement des deux otages espagnols et d’une italienne ne peut donc être compris que comme une tentative de faire diversion et de créer une situation de panique et pousser l’armée à renoncer à son plan de sécuriser la frontière Est, ce qui est un scénario qui dépasse l’organisation terroriste et laisse entrevoir la main de l’étranger. (El Khabar-23.10.2011.)

 

**Le président de la République ordonne l’ouverture d’une enquête et l’Armée décrète de nouvelles mesures de sécurité

 Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a donné l’ordre d’ouvrir une enquête sécuritaire sur le kidnapping des ressortissants occidentaux du camp de Rabouni à Tindouf. L’Etat Major de l’Armée ainsi que le commandement de la Gendarmerie Nationale ont décidé de prendre des mesures de sécurité supplémentaires visant à protéger des milliers de ressortissants étrangers dans le sud algérien. Dans ce cadre, des renforts sécuritaires sont arrivés dans les régions du sud algérien au long des quatre derniers jours.

 Le ministère de la défense nationale, a procéder suite à une ordonnance du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à la formation d’une commission d’enquête militaire et sécuritaire de haut niveau sur les détails du kidnapping des ressortissants occidentaux du camp de Rabouni à Tindouf. Les enquêteurs du renseignement de l’Armée travaillent sur le dossier et enquêtent sur les circonstances du kidnapping et sur les modalités de procéder à la planification de l’opération de sauvetage. Les informations dont nous disposons font état que la planification de l’opération de sauvetage durera, en moins, deux semaines, sachant que les ravisseurs ont planifié pendant plusieurs mois ce kidnapping et y ont mis en place de grands et énormes moyens.

Les enquêteurs sont, récemment, parvenus à de nouveaux détails concernant le kidnapping des ressortissants étrangers en Algérie. Ils suspectent un groupe terroriste appartenant à Al-Qaida au Maghreb Islamique d’avoir mené cette opération de kidnapping. Ces derniers ont planifié la façon de procéder au kidnapping et tracé l’itinéraire à prendre après les avoir kidnappés et le moyen de contact entre les ravisseurs qui se sont scindés en deux groupes.

Une source bien informée a indiqué que l’enquête préliminaire a révélé que les ravisseurs des otages occidentaux se sont infiltrés vers Tindouf via les régions de Hank et de l’Erg d’Igdi, avant de se scinder en deux groupes, à 70 heures avant le kidnapping. Le premier groupe, c’est-à-dire, le principal, était composé de 7 à 10 personnes armées déguisées en tenues de bédouins locaux. Ils se sont approchés du camp sous commandement d’un terroriste mauritanien, bénéficiant d’une expérience de plusieurs années dans le trafic. Quant au deuxième groupe, il a campé dans un site élevé au sud-ouest de la route wilayale, reliant entre les camps de Smara des réfugiés Sahraouis et le camp de Rabouni. Ce groupe a dissimulé ses voitures dans le sable du Sahara et surveillait la région à l’aide de moyens sophistiqués et des jumelles infrarouges trafiqués qu’il a pu s’acquérir en Libye, actuellement entre les mains de l’Armée.

Le deuxième groupe, était composé de 4 personnes armées et était chargé de guetter les déplacements de l’Armée et les personnes armées de la République Sahraouie et d’intervenir si c’est nécessaire pour faciliter la fuite des ravisseurs.

Les deux groupes de ravisseurs se contactaient par des signaux lumineux et appels téléphoniques codés en Hassani, qui est une langue locale mauritanienne. Nos sources ont notamment révélé une panne dans le système d’alarmes contre les opérations et attentats terroristes, installé et opérationnel dans le camp depuis 2010. Ce qui a retardé la mise en garde et l’intervention de l’Armée et services de sécurité par le kidnapping des ressortissants étrangers. Ce qui a facilité le kidnapping et l’évacuation des ressortissants étrangers vers les frontières internationales entre l’Algérie et le Sahara occidental. (El Khabar-28.10.2011.)

 

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 une réunion sur les risques de la prolifération des armes en dehors des frontières libyennes

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 La prolifération des armes libyennes et les risques de leur récupération par les groupes terroristes aura la part du lion de la réunion prévue pendant les deux prochains jours au niveau du Centre africain d’études et des recherches sur le terrorisme (CAERT). C’est la cinquième rencontre organisée par le centre, dans le cadre de ses réunions régionales et nationales.

 Un communiqué rendu publique par le bureau du CAERT a indiqué que cette réunion débattra l’application du plan des activités stratégiques adoptées pendant la période 2010-2013. A l’occasion de cette réunion, il sera procédé à la présentation du rapport sur la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme par le président du Commissariat de l’Union africaine (UA). Selon le même communiqué, la réunion débattra également les activités programmées par le centre en matière de coopération avec l’Union africaine sur la lutte contre le terrorisme. Les derniers développements dans la région et leurs conséquences sur toute la région, notamment le conflit libyen et la prolifération des armes, seront passés en revue par les participants à cette réunion. (El Khabar-27.10.2011.)

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*5 terroristes dont un émir eliminés à Zemmouri-(Boumerdès)

Plus de 5 terroristes dont un émir ont été abattu par les forces de l’ANP au cours d’une vaste opération de ratissage menée depuis dimanche dernier à Zemmouri (Boumerdes) à quelques 50km à l’est d’Alger. Cette opération d’envergure a été déclenchée, depuis quelques jours par les forces combinées de sécurité dans la forêt de Chouicha, à l’est de Zemmouri distante d’une dizaine de km à l’est de la ville de Boumerdes.L’opération s’est étalée sur jusqu’à Mandourah relevant de la commune de Legata, a-t-on appris de sources concordantes. Le premier bilan faisait état de trois islamistes armés éliminés au cours de dite opération menée à l’aide d’hélicoptères de combat. La région de Boumerdes (30 km à l’est d’Alger), est meurtrie par le terrorisme depuis les années 1990. L’opération a été déclenchée sur la base d’informations faisant état de la présence d’un important groupe islamiste, appartenant à la katibet Al-arkam activant dans cette zone. L’armée continuait son opération mardi en fin d’après-midi contre d’autres membres du groupe armé dans cette région, réputée abritée des seriates et katibet d’Aqmi. Boumerdes est la zone tampon entre Tizi Ouzou, Bouira et Alger.(L’Expression-27.09.2011.)********L’aéroport Ferhat Abbas de Jijel, subit une attaque terroriste.

L’aéroport Ferhat Abbas, dans la commune de Taher (20 km à l’est de Jijel), a subi dans la nuit de samedi à dimanche une attaque terroriste qui a visé un hélicoptère militaire stationné sur l’aire de cette infrastructure aéroportuaire.Selon les informations recueillies, l’attaque à l’aide d’un lance-roquettes, qui serait de type RPG 7, a été menée du côté opposé à l’aérogare, près des berges de l’oued Djendjen, relevant de la localité de Tassoust, dans la commune de l’Emir Abdelkader. Aucun dégât matériel ni perte humaine n’a été relevé à l’issue de cette attaque qui a été suivie par une riposte des militaires et des policiers qui ont mitraillé l’endroit d’où a été lancée la roquette, avant qu’une opération de ratissage ne soit menée dans la partie nord de la commune de l’Emir Abdelkader. Cette sortie terroriste en a étonné plus d’un, surtout dans une telle zone caractérisée par une forte présence sécuritaire, notamment le casernement des groupes d’intervention de la Gendarmerie nationale à Bouhamdoum, à quelques encablures seulement au sud de la sûreté urbaine au niveau de la localité de Tassoust, et bien sûr de la présence militaire et policière au niveau de l’aéroport Ferhat Abbas.En effet, l’infrastructure aéroportuaire se trouve à seulement quelques kilomètres au sud du port de Djendjen. Sans complicité dans la région même, la retraite des terroristes aurait été difficile pour rallier les monts de Beni Khettab qui surplombent au sud le chef-lieu de commune de l’Emir Abdelkader. L’autre inquiétude est nourrie par le type d’arme utilisé. Certains n’hésitent pas à soutenir que cette sortie confirme l’arrivée d’armes et de munitions par la frontière algéro-libyenne. Il y a lieu de rappeler que les deux dernières grandes actions des groupes terroristes activant encore dans la région ont été menées durant le mois de mai dernier. Le 6 de ce mois, c’était dans la commune d’El Kennar qu’un convoi militaire a été visé par une attaque à l’explosif, causant la mort de cinq militaires. Une semaine après, ce sont 7 militaires qui ont trouvé la mort à Tizrarane dans la commune de Ziama Mansouriah, dans une attaque terroriste ayant ciblé un poste avancé de l’armée. Trois terroristes avaient été éliminés lors de cette opération. (El Watan-26.09.2011.)*Le rôle de l’Algérie reconnu dans la lutte antiterroristeL’Algérie a reçu à la fin de la conférence internationale sur la lutte antiterroriste les louanges des grands pays participants, pour son « rôle » dans la lutte contre ce phénomène, ce qu’attendaient bien sur les autorités et voulaient entendre, et qui est en quelques sorte une nouvelle reconnaissance de ce rôle dans la région comme pays incontournable dans le nord de l’Afrique et au Sahara.

 Les gouvernements qui se sont succédés à la tête du pays se sont targués de ce rôle qu’ils ont joué depuis les années 90, rôle qui a renforcé sa position sur la scène internationale en plus de son rôle économique de pays exportateur d’hydrocarbures dont ont besoin les pays industrialisés particulièrement l’Europe. Les autorités algériennes n’ont évidemment pas joué ce rôle par choix, mais en raison de la situation intérieure, puisque notre pays a fait face à un défi sécuritaire imposé par les groupes terroristes et ce défi est toujours d’actualité. Le rôle de l’Algérie a été renforcé au niveau régional et international après les attaques contre les tours jumelles du World Trade Center à New York et le siège du Pentagone le 11 septembre 2001, puis les attentats de Madrid et du métro londonien. Ces attaques ont renforcé la position algérienne devant la communauté internationale et les pays occidentaux qui la pressaient sur le dossier des droits de l’homme, notamment sur les massacres qu’a connu le pays durant la crise sécuritaire et politique. Aujourd’hui et au vu des profonds changements politiques apportés par les révolutions qu’a connu la scène politique et les pays de la région plus particulièrement, les autorités algériennes sont sous pression et pourraient perdre cette carte qui lui avait donné de l’importance sur la scène internationale, que faire alors ? Il est vrai que les développements en cours en Libye et les défis sécuritaires dans la région ont rallongé la période ces défis sécuritaires qui requiert de l’Algérie de jouer son rôle et d’utiliser le savoir et les renseignements collectés dans la lutte contre la menace terroristes, mais ce rôle ne peut pas durer indéfiniment, l’Algérie n’est pas obligé de jouer le rôle de gendarme de la région ou de gardien des frontières sud de l’occident. Même si personne ne dicte au pouvoir la vision à avoir sur la sécurité nationale, une nouvelle conception du rôle du pays sur le plan régional et international est devenue plus qu’une nécessité, selon les observateurs, et cela ne peut se faire qu’en ouvrant un dialogue sur les priorités de la diplomatie algérienne et les impératifs de la conjoncture actuelle. Le ministère des affaires étrangères a il y quelques semaines déménagés ses locaux hérités de la période coloniale à un siège convenable, ce qui laisse espérer que la diplomatie algérienne redorera son blason. (El Khabar-09.09.2011.)

**Conférence sur la sécurité et le partenariat au Sahel

Après le constat alarmant, reste le lourd défi de la sécurisation

Créer une synergie entre les stratégies du Sahel et celles de ses bailleurs de fonds, notamment après la crise libyenne qui a aggravé la situation dans la région.

La conférence d’Alger sur la sécurité et le développement au Sahel a fait ressortir trois points assez importants : le premier a trait aux retombées catastrophiques de la crise libyenne sur la région à travers la circulation des armes de guerre, d’explosifs puissants, et le retour de ressortissants de la région après s’être entraînés dans les arts de la guérilla. Exception faite pour la France, tous les partenaires de cette zone reconnaissent la gravité de la situation et appellent à des actions urgentes pour éviter que la région ne sombre dans le chaos.
Le deuxième point tranché lors de cette importante rencontre à laquelle ont pris part en plus des ministres des Affaires étrangères malien, nigérien, mauritanien et algérien, trente-huit délégations de haut niveau représentant les pays partenaires et les organismes onusiens, concerne la réappropriation par les Etats du Sahel de la stratégie de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Pour l’ensemble des participants, il est évident que seuls les pays concernés sont habilités à «faire le ménage» chez eux. «Il n’est pas question d’envoyer des troupes en dehors des frontières», avait déclaré le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.
Les bruits de bottes françaises entendus il y a une année au Mali, et à deux reprises, ont eu des conséquences tragiques et ne devraient plus être réédités. «Les pays de la région ont les capacités pour faire face au défi de la sécurité.» «Des capacités qui appellent à un renforcement que seuls les partenaires peuvent prendre en charge», expliquait le ministre délégué.
Pour lui, l’Algérie «est maintenant reconnue par tous, eu égard à son expérience et ses moyens militaires de jouer le rôle de leadership ou de locomotive pour mettre en exécution la stratégie régionale de lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée transfrontalière dans cet espace désertique».
Enfin, le troisième point a trait à l’aide que pourraient apporter les partenaires du Sahel pour extirper les populations locales des mains de la pauvreté, du banditisme et des réseaux d’Al Qaîda.
De nombreux pays comme le Canada, la Suisse ou la Chine ont fait des offres concrètes en matière de développement. Néanmoins, des divergences sont apparues lors des travaux.
La première est liée à la criminalisation du paiement des rançons que la France refuse catégoriquement, alors que de tous les pays du Sahel, et d’autres de l’Europe, comme la Grande-Bretagne, y sont favorables. La France est également contre l’avis, largement partagé notamment par les USA, selon lequel la crise libyenne a aggravé la situation au Sahel, préférant imputer la détérioration du climat à la mauvaise gouvernance des dirigeants.
Une position qui illustre assez bien les rivalités entre les deux puissances (France-USA) autour de la région. «Chacun des pays a des intérêts dans le Sahel. Nous avons nos stratégies et eux ils ont les leurs. Nous avons fait en sorte que toutes les stratégies soient débattues pour voir ce qui est partagé et ce qui ne l’est pas. Finalement, ce sont les nôtres qui ont été retenues, parce qu’elles sont complètes et méritent juste qu’elles soient appuyées et assistées», expliquait Messahel.
L’autre point qui a fait mouche est celui relatif à la composante géographique de la région du Sahel. Si les Français font pression pour intégrer le Maroc et les pays de l’OCDE dans cet espace géographique, l’Algérie précise que l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie sont le premier cercle qui subit les activités d’Al Qaîda de la criminalité transfrontalière et du trafic de cocaïne. Messahel prévoit néanmoins un éventuel élargissement, mais aux pays qui souffrent du terrorisme comme le Nigeria, ou de la drogue comme la Guinée.
L’espace est donc clairement défini en s’enfonçant dans l’Afrique profonde et non pas vers le Nord comme le veulent certains milieux qui voient les Sahraouis comme des terroristes.
En conclusion, l’Algérie, et de l’avis de nombreux participants «a relevé un véritable défi», en réunissant partenaires et pays de la région autour d’un même objectif : celui de créer des synergies entre les stratégies du Sahel et celles de ses bailleurs de fonds. Reste à savoir si les décisions prises seront concrétisées sur le terrain en attendant la réunion prévue dans six mois et qui devrait faire le bilan des actions mises en œuvre. (El Watan-10.09.2011.)

 

*La nouvelle vie d’Al Qaîda en Libye

Aujourd’hui donc s’ouvre à Alger la Conférence internationale sur le terrorisme qui durera deux jours. Deux jours durant les représentants de 27 pays parmi lesquels les membres permanents du Conseil de sécurité et les pays du «champ» (de bataille, c’est-à-dire les pays du Sahel Ndlr) comme les a désignés au cours de sa conférence de presse, dimanche dernier, M. Messahel, ministre algérien délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Plusieurs autres pays européens et arabes ainsi que des organisations onusiennes et des institutions financières régionales et mondiales participeront à cette rencontre.

Celle-ci intervient à un moment où la force de nuisance d’Al Qaîda au Sahel a été renforcée par la situation créée en Libye. Ceci d’un côté. De l’autre, cette conférence intervient à la veille de la commémoration du 11 septembre 2001 où le monde, ahuri, s’est rendu compte que le phénomène du terrorisme est mondial et non plus, comme beaucoup voulaient le faire croire, localisé seulement en Algérie qui, de ce fait, y a fait face, dans l’indifférence générale, durant une décennie auparavant. Le 11 septembre 2001 ce sont les Etats-Unis qui ont été la cible de la multinationale du crime. Les Américains en sont encore traumatisés. Ils viennent de tuer Ben Laden mais la bête, comme le lézard, «remue» encore. Mieux, elle vient de se refaire une santé grâce aux forces militaires dont, ironie du sort, font partie les Etats-Unis. Et ce sont des pays alliés aux Américains qui créent les situations favorables au renforcement des terroristes d’Al Qaîda. L’aveu vient d’en être fait par le ministre français de la Défense. Dans un entretien, hier, au quotidien français Libération Gérard Longuet, répondant à la question «Ne craignez-vous pas qu’Al Qaîda sorte renforcée du chaos en Libye?» a eu cette réponse: «Non. La France, en liaison avec ses proches partenaires, est en train d’identifier les mesures propres à éviter la dissémination d’armement.» Que M. Longuet affirme ne pas craindre avoir renforcé Al Qaîda, cela tombe sous le sens. C’est bien la France qui a permis de transformer les arsenaux libyens en self-service. C’est bien la France qui a parachuté des armes à volonté au-dessus de la Libye. C’est bien la France qui est en première ligne pour créer le chaos en Libye. C’est bien la France qui a forcément avalisé la nomination d’un dirigeant d’Al Qaîda à la tête des forces militaires rebelles à Tripoli. C’est bien la France qui finance, par ses rançons, Al Qaîda. Que la France se mette seulement maintenant à réfléchir pour «identifier les mesures propres à éviter la dissémination d’armement» relève d’un degré de cynisme jamais atteint jusque-là. En réalité, ces propos à la veille de l’ouverture de la Conférence d’Alger prennent la forme d’un défi d’une rare insolence lancé à toute la communauté internationale, Etats-Unis en tête. Dans ce message, la France a tout dit. Son envoyé spécial, André Parant, à Alger aujourd’hui et demain, vient juste pour la figuration. Tout comme les représentants français à la commémoration du 11 septembre à New-York. Alors quand, dans le même temps, un autre quotidien français, Le Figaro, enfonce le clou et affirme que «depuis son ralliement au réseau Ben Laden, Al Qaîda au Maghreb islamique menace régulièrement la France», c’est le nec plus ultra. Bon nombre d’observateurs s’accordent à dire que, par sa présence à la Conférence d’Alger et ensuite devant les tours détruites de New York, la France va faire semblant de condamner Al Qaîda tandis que tout le monde va faire semblant de la croire. Ça c’est pour le côté discours. Côté actions, c’est au cours de la séance de la conférence prévue à huis clos. Une séance où les artifices sont laissés aux vestiaires. *Par Zouhir Mébarki (L’Expression-07.09.2011.)

 *le département d’Etat américain appuie la démarche d’Alger

Au moment où des salves d’accusations du CNT libyen avec l’approbation implicite des puissances occidentales fusent contre Alger, le département d’Etat américain remet les pendules à l’heure. «Nous félicitons l’Algérie pour l’organisation de cette conférence et les Etats-Unis se réjouissent d’y pouvoir participer activement», a affirmé le Coordonnateur pour le contre-terrorisme auprès du département d’Etat américain, Daniel Benjamin, dans une déclaration faite à l’APS. Ces propos tenus à la veille de la Conférence internationale sur le terrorisme dont les travaux s’ouvrent ce matin au Palais des nations, valent leur pesant d’or. Il est de notoriété que les Américains ont l’art de caresser l’ego des nations pour en extraire ce qu’il y a de mieux, mais pas pour un sujet aussi sensible que celui du terrorisme dont ont souffert plus que d’autres les deux nations.
«Alors que la délégation des Etats-Unis aura l’occasion de discuter de certains de ses points de vue à cet égard, c’est une occasion encore meilleure pour nos officiels d’apprendre des expériences des autres pays partenaires, et en particulier de nos partenaires nord-africains», a ajouté M. Benjamin dont le pays sera représenté par une très forte délégation composée de hauts responsables et de spécialistes de la lutte contre le terrorisme. «Cette conférence est une occasion unique et se tient au moment opportun pour les Etats de la région, avec d’autres pays partenaires et organisations, afin de discuter des aspects-clés de la lutte contre la menace terroriste, tout en oeuvrant à concevoir de nouvelles et meilleures stratégies pour lutter» contre cette menace, a encore souligné le patron de la lutte antiterroriste. Plus de 36 pays seront présents à cette conférence que de nombreux spécialistes qualifient de capitale. D’abord pour la thématique qui n’est autre que la lutte contre le terrorisme doublée du développement économique. «Il ne peut y avoir de lutte contre le terrorisme sans développement économique.» Cette approche a été avancée déjà en 2007 par Daho Ould Kablia lors d’une rencontre algéro- malienne. C’est ce qui justifie d’ailleurs la présence d’institutions financières à la conférence d’aujourd’hui, comme la Banque mondiale, la Banque islamique et la Banque africaine.
L’aspect le plus important de cette conférence est la crise libyenne qui sera certainement abordée de long en large et sous ses aspects stratégiques et sécuritaires. La Conférence d’Alger «nous permettra de créer et d’adapter collectivement des stratégies de lutte contre le terrorisme, qui aideront les pays de la région à faire face à la menace à laquelle ils sont confrontés», a estimé Daniel Benjamin. Interrogé au sujet de la crise en Libye, il a affirmé que les Etats-Unis «prennent au sérieux tous les rapports faits au sujet des armes qui tombent entre les mains des terroristes et nous faisons de notre mieux pour enquêter sur tous ces rapports». Abordant la coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, M. Benjamin a réaffirmé que «l’Algérie est un leader essentiel dans les efforts antiterroristes régionaux». Et d’ajouter: «Notre coopération bilatérale avec le gouvernement algérien sur la lutte contre le terrorisme est maintenant plus forte qu’elle ne l’a jamais été.» A ce propos, il a précisé que la coopération antiterroriste entre les Etats-Unis et l’Algérie s’est étendue à travers «les questions de la diplomatie publique, économique et militaire et nous coopérons également plus étroitement que jamais dans les enceintes multilatérales». «Pour l’avenir, je suis très optimiste quant à notre collaboration et les progrès que nous pouvons faire», souligne M. Benjamin. Au sujet du paiement des rançons aux terroristes pour la libération des otages, le responsable américain souligne que «les Etats-Unis partagent également les graves inquiétudes de l’Algérie concernant les enlèvements contre rançon par des terroristes».
Les Etats-Unis «abhorrent de tels actes, condamnent sans équivoque l’impunité pour les preneurs d’otages et soutiennent fermement les efforts pour mettre fin à la pratique du paiement de rançons puisque ces paiements appuient directement les terroristes comme indiqué dans la résolution 1904 du Conseil de sécurité de l’ONU», a-t-il dit. En conséquence, insiste-t-il, les Etats-Unis «sont fermement engagés à poursuivre les discussions sur cette question au niveau international, y compris à l’ONU tel que le Comité 1267 des Nations unies». Allant plus loin dans ses explications sur cette question, le patron du contre-terrorisme au département d’Etat souligne encore que «le paiement de la rançon renforce le cycle des prises d’otages, finance le terrorisme, renforce et encourage les groupes terroristes». Pour cette raison, insiste-t-il, «les Etats-Unis ne font aucune concession aux terroristes, et cherchent à les priver des avantages de toute concession en employant des mesures financières et en traduisant les preneurs d’otages devant la justice». Sur ce point, il considère que «quand une politique de non-concession est clairement établie et respectée, les citoyens sont moins ciblés». «Dans une prise d’otages, nous travaillons à récupérer en sécurité les otages tout en évitant des concessions, et ce, en utilisant un ensemble d’actions de gestion de crise», a-t-il dit. (L’Expression-07.09.2011.)

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**Les pays du champ et les experts occidentaux sont favorables à une stratégie «unique et unifiée».

Les pays du champ sont pour une approche unifiée de lutte contre le terrorisme. De hauts experts occidentaux et les ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel sont favorables a une lutte commune contre le terrorisme dans le Sahel.

 Une vue de la conférence

 Ils ont souligné, hier, à l’occasion de la Conférence internationale sur le partenariat dans les domaines de la sécurité et du développement, la nécessité d’une stratégie unique et unifiée pour contrer notamment les terroristes qui activent dans cette région. Les chefs de la diplomatie des pays du champ, Algérie-Mali-Niger-Mauritanie, ont mis en exergue la relation «étroite» entre le développement et la sécurité. Par la même occasion, ils ont appelé à la mise en oeuvre d’une stratégie régionale, intégrée et cohérente pour «relever collectivement» ces défis. Dans son intervention, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a indiqué que les pays du champ ont dessiné une stratégie «unique et unifiée» pour faire face aux phénomènes du terrorisme, de la criminalité transnationale et de la pauvreté. Cette approche de l’Algérie et de ses partenaires de la région a été proposée au débat avec les partenaires extrarégionaux. Pour le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Soumeylou Boubey Mayga, les pays du champ doivent avoir une réponse «nécessairement globale et multidimensionnelle» aux défis auxquels ils sont confrontés tels que la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la pauvreté. «C’est une réponse multilatérale que nous devons apporter dans un contexte de relation régionale assez complexe, tout comme nous nous devons d’adapter les outils classiques de prévention, de gestion et de résolution des crises», a-t-il déclaré. Dans son intervention, le ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Hamadi Ould Baba Ould Hamadi, a indiqué que la sécurité demeure au coeur de la stratégie pour le développement des Etats du Sahel. Il a, lui aussi, prôné une approche «unique» et «unifiée» qui vise la conjugaison des efforts et la coopération pour lever les obstacles et faire face aux défis qui se posent à la région qui s’étend sur plus de 8 millions de kilomètres carrés. Les participants à cette conférence ont soulevé également la problématique liée au paiement des rançons pour la libération des otages ainsi que l’ingérence dans la région. C’est ce qu’a défendu le général Robin Searby, conseiller du Premier ministre britannique. Celui-ci a appelé la communauté internationale à condamner le paiement de rançon.
Sur ce sujet, la France déclare, par le biais, du son conseiller diplomatique adjoint du président français, André parent, que cette préoccupation est tout à fait légitime. Et de revenir sur l’intervention militaire de l’armée française au Niger en vue de la libération des otages français. «Nous avons engagé des opérations militaires pour tenter de récupérer nos otages. Ces opérations ont fini, malheureusement, d’une façon tragique pour les otages en question. La France n’a aucune complaisance envers les terroristes. Notre intervention s’est faite avec l’accord des autorités nigériennes. Je ne crois pas, donc, qu’il s’agit de la moindre ingérence.»
Les partenaires extrarégionaux ont estimé qu’il appartient aux gouvernements et aux populations de la région de lutter contre ce phénomène, avec une assistance technique et une aide de la part des collaborateurs étrangers à la région. C’est la thèse défendue par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d’Amérique.

Le commandant de l’Africom reçu par le Président Bouteflika
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu hier à Alger le général Carter Ham, Haut commandant des forces américaines pour l’Afrique (Africom). Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaïzia, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, et le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, ont assisté à l’audience.
Le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire, a également reçu au siège de l’Etat-major de l’Armée nationale populaire, le général Carter Ham. (L’Expression-08.09.2011.)

 ***Les puissances occidentales ont fini par saluer les prévisions faites par l’Algérie qui a alerté la communauté internationale sur les conséquences de la crise libyenne dans la région du Sahel.

 De hauts experts politiques et militaires de la France, de la Grande-Bretagne, des Etats Unis, de l’Union européenne et aussi des pays du Sahel ont souligné, hier, à Alger les répercussions négatives de la circulation anarchique et incontrôlée des armes en Libye sur la sécurité de la bande sahélo-saharienne.
Les représentants des pays présents à la Conférence internationale sur le partenariat, la sécurité et le développement entre les pays du champ et les partenaires extrarégionaux, ont estimé que la crise libyenne a fait du Sahel une poudrière avec l’arrivée massive d’armes, le retour de milliers de travailleurs migrants dans une région déjà otage du terrorisme et de la contrebande. Le général Robin Searby, conseiller du Premier ministre britannique pour la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord et dans le Sahel, a exprimé la reconnaissance de son pays à l’égard de l’Algérie. Dans son intervention, à l’occasion de l’ouverture des travaux de cette conférence, le général Searby a affirmé que la communauté internationale doit reconnaître que l’alerte de l’Algérie était juste. «Nous devons reconnaître aujourd’hui que les «avertissements» d’Alger concernant l’exploitation des armes, en provenance de la Libye, par les groupes armés d’Al-Qaîda dans les pays du Maghreb islamique étaient justes. Ce qui se passe en Libye a favorisé la circulation des armes dans la région. Les menaces et les dangers dont l’Algérie avait parlé existent et sont des faits avérés aujourd’hui», a-t-il dit. Le représentant du Royaume-Uni s’est dit «fier» que son pays ait des relations et une coopération avec l’Algérie dans la lutte antiterroriste. De son côté, André Parent, conseiller diplomatique adjoint du président français, Nicolas Sarkozy, a déclaré à L’Expression que l’Algérie avait vu juste dans cette question. «L’Algérie a raison. Les conséquences néfastes de la crise libyenne sur la sécurité des pays du Sahel est une préoccupation qu’il faut suivre avec beaucoup de prudence. Effectivement, il y a beaucoup d’armes qui circulent d’une façon incontrôlée.
Le risque de voir ces armes arriver entre les mains indésirables, c’est effectivement un problème qui mérite d’être suivi de près», a-t-il dit. «Pour la récupération, il n’y a pas de précisions quantitatives sur ces armes. Je ne saurais vous dire quelles sont les quantités qui restent en Libye ni celles qui ont été sorties de ce pays». Même son de cloche chez Manuel Lopez, coordinateur des stratégies de lutte antiterroriste de l’Union européenne dans le Sahel. Dans son intervention, l’orateur a déclaré que la crise libyenne a eu des «conséquences considérables sur la région du Sahel. Elle a favorisé le crime organisé et le terrorisme», a-t-il dit. Le même intervenant a estimé que la situation en Libye n’a fait qu’ajouter de la complexité dans le Sahel avec la circulation des armes de tous calibres. Les pays du champ, Algérie-Mali-Niger-Mauritanie, ont déclaré que cette situation était prévisible au lendemain du déclenchement de la rébellion en Libye. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Mali, Soumeylou Boubye Maiga a indiqué pour sa part, que le conflit libyen est venu amplifier les menaces terroristes qui existent déjà. «Tout le monde sait qu’il y a une prolifération anarchique d’armes de toutes catégories qui viennent apporter un soutien potentiel aux membres d’Aqmi. Nous avons observé sur le terrain qu’ils avaient beaucoup d’armes qui circulent d’une manière anarchique», a-t-il affirmé. «Je dirais même que la recrudescence des attaques terroristes est liée et motivée, d’une manière ou d’une autre, par la crise libyenne». Sans aller par trente-six chemins, le ministre des Affaire étrangères, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur, Mohamed Bazoum, juge que «la région a été transformée en poudrière». M. Bazoum a dévoilé que les services de sécurité de son pays avaient saisi au mois de juin dernier 500 kg de Semtex, un explosif extrêmement puissant utilisé dans la fabrication des bombes. «Les répercussions de la crise libyenne sur la région du Sahel commencent à devenir palpables, notamment à travers l’arrivée des armes en nombre important et surtout de véhicules tout terrain de type 4×4 et du retour, notamment d’individus armés impliqués dans la crise libyenne», a-t-il souligné. Le ministre nigérien a prévenu que la présence de ces personnes au Niger est à même d’engendrer «des problèmes d’ordre sécuritaire d’une grande gravité». Allusion faite aux Toubous qui ont combattu aux côtés du Conseil national de transition ainsi que des Touareg ayant soutenu El Gueddafi. (L’Expression-08.09.2011.)

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*La crise libyenne a renforcé l’insécurité dans la région.

Algérie, Mauritanie, Mali et Niger sont particulièrement touchés

Trente-huit délégations issues de trente-cinq pays réfléchissent depuis mercredi 6 septembre à Alger aux moyens de renforcer la lutte contre l’insécurité qui règne au Sahel. Aux côtés des chefs de la diplomatie des pays concernés, Algérie, Mali, Mauritanie et Niger, se trouvent des experts de l’Union européenne, des représentants de pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU.

Terrain de jeu des groupes affiliés à Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), la région est plus que jamais sous tension depuis la crise libyenne. L’affrontement entre les partisans du Conseil national de transition (CNT) et les fidèles de Mouammar Kadhafi a intensifié la circulation des armes et a entraîné le retour massif de populations dans leur pays d’origine. Autant de facteurs déstabilisants pour toute une région où les frontières sont difficiles à contrôler et à sécuriser.

L’Algérie, le Mali et la Mauritanie sont principalement touchés par l’augmentation du trafic d’armes au profit des islamistes. La multiplication des attentats spectaculaires perpétrés par Aqmi en Algérie depuis le mois d’avril montre combien l’organisation s’est renforcée (14 militaires tués le 16 avril, 21 personnes le 26 août).

Forte d’environ 900 hommes, Aqmi finance principalement ses opérations dans la région grâce aux rançons obtenues en échange d’otages occidentaux. Selon Mathieu Guidère, spécialiste de l’islamisme radical, environ 27 millions d’euros lui auraient été versés sous forme de rançon. Aujourd’hui encore, quatre Français enlevés en septembre 2010 au Niger sont toujours entre ses mains.

La France, représentée à la conférence par le conseiller Afrique de Nicolas Sarkozy, André Parant, défend vis-à-vis d’Aqmi une position ferme. Elle privilégie la riposte militaire à la négociation, comme elle l’a montré au cours de l’opération commando contre les ravisseurs de deux jeunes Français, le 8 janvier 2011.

Au Niger, c’est surtout le retour des Touaregs installés en Libye depuis des années… D’autres pays sont également touchés par l’instabilité du Sahel, à commencer par le Sénégal et le Nigeria. Le Sénégal doit faire face, dans le nord du pays, à la pénétration de plus en plus régulière de groupes islamiques opérant dans le Sahel. Au Nigeria, les observateurs soupçonnent un rapprochement entre Aqmi et la secte Boko Haram, auteur présumée de l’attentat contre l’ONU le 26 août, qui a fait 23 morts. (La Croix-07.09.2011.)

 

*Vol des dépôts d’armes libyens…

 157 armes de différents types saisies aux fronières algériennes…elles étaient destinées aux terroristes.

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Les forces de sécurité combinées poursuivent les réseaux de trafic d’armes après que ces derniers eurent tenté d’introduire 157 armes et une importante quantité de munitions de la région Adjila en Algérie. Cette quantité importante d’armes qui a été saisie, était destinée aux organisations terroristes. Après la vérification de ces armes, il s’est avéré qu’elles sont fabriquées en Europe, notamment en France et au Royaume-Uni.

Une source sécuritaire bien informée a indiqué à Echorouk que la quasi-totalité des armes saisies a été volée des casernes et des dépôts d’armes de l’armée libyenne dans la région Est de la Libye. La vérification de ces armes, a permis de dire qu’elles sont fabriquées en Europe notamment en France et au Royaume-Uni. Leurs numéros de séries indiquent en outre qu’elles ont été fabriquées en 2008, 2009 et 2010. Notre source nous a expliqué par ailleurs que ces armes ont été acheminées de la région Adjila (Est de la Libye) vers le sud de ce pays avant d’être introduites clandestinement sur le territoire algérien. Cet arsenal était destiné aux terroristes du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui porte aussi le nom d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Sur un autre plan, des rapports sécuritaires mettent en garde contre les barons de trafic d’armes et de munitions. Cette mise en garde intervient au lendemain de la disparition d’importantes quantités d’armes et de munitions des dépôts d’armes et des casernes libyens. Soulignons, dans le même contexte que l’Armée nationale populaire (ANP) et les Gardes frontaliers ont saisi pas moins de 400 pièces d’armes en l’espace de cinq mois seulement. Il s’agit notamment de pistolets automatiques, de Kalachnikov, de lance-missiles de type RPG, des fusils de chasse et des explosifs. Rappelons enfin que l’Algérie a déjà mis en garde contre l’aggravation du trafic d’armes dans la région du Sahel. En effet, elle a déploré que la crise en Libye profite aux terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique qui se seraient procurés différents types d’armes. « Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) profite du conflit libyen pour se procurer des armes, dont des missiles sol-air, et les acheminer clandestinement vers son bastion du nord du Mali », avait déclaré il y quelques mois un responsable des services de sécurité algériens. (Echorouk-03.09.2011.)

 

*double attentat contre l’académie militaire de Cherchell …18 morts et 35 blessés

 

**dix minutes avant la rupture du jeun, deux kamikazes, dont l’un à bord d’une moto, se sont fait exploser devant l’entrée du mess des officiers ….

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18 morts et 35 blessés, dont huit dans un état jugé très grave… tel est le bilan obtenu auprès de sources hospitalières et sécuritaires à Tipaza, du double attentat kamikaze contre l’académie inter armes de cherchell, vendredi en début de soirée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi, moins de dix minutes après la rupture du jeun, deux kamikazes, dont l’un à bord d’une moto, se sont fait exploser devant l’entrée du mess des officiers de l’académie inter armes de cherchell, wilaya de Tipaza.

Il était environ 19h40, lorsque le premier kamikaze se fait exploser devant l’entrée du mess. L’explosion fait sortir tous les militaires, qui se trouvaient à l’intérieur de l’académie. C’est le moment que choisi le deuxième terroriste kamikaze, pour foncer à bord d’une moto bourrée d’explosifs sur les présents, provoquant un véritable carnage.

C’est l’attentat kamikaze le plus meurtrier depuis plusieurs années.

Plus d’une heure après l’explosion le ballet des ambulance continuait encore à transporter les blessés vers les hopitaux de Sidi Ghiles et de Tipaza. Les cas les plus graves ont été évacués vers l’hopital de Ain Naadja, à Alger.

Depuis l’avenement du terrorisme, au début des années 90, c’est la première fois que l’école militaire des Cherchell est ciblée. Selon des informations concordantes , les services de sécurité ont réussi, il y’a quelques jours à démanteler un réseau de soutien, dans la région.(El Watan-26.08.2011.)

**Il se fait passer pour un peintre !

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C’était quelques minutes avant la rupture du jeûne, au moment où les élèves officiers se dirigeaient vers le mess. Un premier kamikaze s’est fait exploser devant le mur d’enceinte, faisant de nombreuses victimes. Tout de suite après et au moment où les militaires et les habitants se sont regroupés sur les lieux pour porter secours aux blessés, un autre kamikaze, conduisant une moto, se dirige droit vers la foule et se fait exploser à son tour.

L’effet de surprise n’a laissé aucune chance aux élèves officiers et aux riverains. Selon des sources sécuritaires,  le bilan provisoire fait état d’au moins dix-huit morts et trente-cinq blessés, dont plusieurs grièvement atteints. L’hôpital de Sidi Ghilès a été totalement assiégé, alors qu’un appel aux chirurgiens de la région a été lancé.  Il est à craindre, dans les prochaines heures, que le bilan s’alourdisse, vu les graves blessures des victimes. Durant toute la soirée, le silence, incompréhensible et inacceptable des autorités militaires et civiles, a alimenté les plus folles rumeurs qui ont fait le tour du pays. Les terroristes on ciblé le cœur même de la plus prestigieuse école militaire… et ce n’est pas la première fois. Les commanditaires présumés des attentats-suicide du 11 décembre 2007, ayant ciblé le siège de l’ONU et le Conseil constitutionnel à Alger, avaient révélé, lors de l’instruction, que la troisième cible était l’Académie interarmes de Cherchell.
Se faisant passer pour un peintre, un des mis en cause a réussi à pénétrer à l’intérieur de l’école sans attirer l’attention des gardes et pris le soin de filmer les lieux  pour un éventuel attentat. Peut-on croire que les terroristes n’ont fait que retarder l’échéance ? On n’en sait rien. Pour l’instant, l’heure est au décompte macabre des victimes. En attendant  les condoléances des plus hautes autorités du pays qui ne viendront jamais, les hordes de Droudkel continuent à semer mort et désolation dans les foyers algériens, en profitant d’une démobilisation inexpliquée des forces de sécurité et d’une politique du pardon qui transforment les bourreaux en victimes.(El watan-27.08.2011.)

****Au lendemain du double attenta suicide contre l’ académie de Cherchell

Deux bombes humaines pour ébranler l’Armée

Un plan diabolique pour cibler une des plus prestigieuses écoles de l’Armée. Deux bombes humaines, la première à l’intérieur du réfectoire et la seconde à l’extérieur qui attendait l’arrivée de la foule. Les terroristes ont bien préparé cette opération criminelle qui a fait 18 morts et 33 blessés. Comment un tel attentat a-t-il pu être organisé avec autant de facilité sachant que cette école constitue une cible privilégiée des terroristes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au lendemain du double attentat suicide qui a ciblé le mess des officiers de l’académie militaire de Cherchell, la population est toujours sous le choc. Les accès à cette prestigieuse école de l’ANP sont fermés aux automobilistes. Pour y arriver, il faut aller à pied et traverser la petite ruelle qui sépare la caserne du réfectoire des officiers. Un réfectoire dont les vitres et son imposante porte en bois sont arrachées. Quelques mètres plus loin, un cratère d’un demi mètre de diamètre, marque le trottoir, fraîchement lavé. C’est à cet endroit que le kamikaze qui conduisait une moto s’est fait exploser. A proximité, de nombreuses personnes se sont rassemblées devant les maisons limitrophes. Elles attendent les corps des deux jeunes riverains fauchés par la déflagration. Les discussions tournent autour de cette longue nuit d’horreur. « Nous avions avalé notre chorba qu’une première déflagration a retenti.

Nous sommes sortis dans la rue, et là une seconde explosion secoue les murs et fait voler les vitres en éclat. Il y a eu beaucoup de blessés légers parmi les jeunes, mais deux ont perdu la vie. Agé de 24 ans, le premier a reçu une barre métallique sur la tête et le deuxième, à peine la quarantaine, a été percuté par un bâton en fer qui lui a transpercé la gorge. Il travaillait au sud, il est venu juste pour le ramadan et en même temps terminer les préparatifs de son mariage prévu juste après. Il a rendu l’âme dans les bras de sa mère, après s’être vidé de son sang. L’image est atroce », révèle une des voisines. Une autre enchaîne : « lorsqu’il y a eu la première explosion nous pensions que c’était dû au gaz, mais après la deuxième nous sommes sortis de la maison comme des fous. Nous avons passé la nuit au centre ville. Nous étions tétanisés. Nous n’avons pu retrouver le sommeil, ni le goût de fête que les criminels ont transformé en deuil… ».

Un de ses frères se remémore ces moments. Il les qualifie de tragique et douloureux. « J’ai vu le kamikaze sur la moto. Il a fait deux tours dans le quartier. Dès que j’au entendu la première explosion, je suis sorti et encore une fois, j’ai l’ai revu en train de foncer sur le mu en criant Allah Akbar (NDLR Dieu est grand). Le souffle de l’explosion m’a éjecté vers l’arrière. J’ai encore son bruit assourdissant dans les oreilles. Je ne sais toujours pas comment suis-je encore vivant.», dit-il. Deux heures plus tard, des militaires découvrent un engin suspect. Certains parlent d’une grenade non dégoupillée, et d’autre d’une bombe artisanale, qu’un troisième terroriste aurait pu abandonner sur les lieux. Les artificiers s’en mêlent. Ils la font exploser, après avoir rassuré les riverains. Des files interminables se constituent au niveau du service des urgences de l’hôpital de Sidi Ghiles, où les victimes ont été acheminées pour donner de leur sang. Un geste de compassion et de solidarité avec les martyrs du devoir. La population est terriblement affectée par cet acte criminel. Elle n’en revient pas et se sent subitement sans défense et impuissante.« Que faut-il faire pour arrêter cette hécatombe ? Comment expliquer à une maman que le fils qu’elle a encouragé à faire carrière dans l’Armée, lui revienne dans un cercueil et de surcroît à la veille de l’Aïd ? »» ne cessent de répéter nos interlocuteurs. Mais, que s’est-il donc passé ?
Les deux bombes humaines explosent sous les cris d’Allah Akbar
Les témoignages se recoupent de plus en plus. Les terroristes ont bien étudié leur opération criminelle. Un premier kamikaze qui a profité pour rentrer au réfectoire des officiers, au moment même d’Al Adhan (la rupture du jeûne), en profitant du relâchement du contrôle à ce moment précis. Les militaires étaient en train de manger et subitement, le kamikaze se lève et sous les cris d’Allah Akbar (Dieu est grand), il déclenche la mise à feu de la ceinture d’explosif qu’il porte. Dans un mouvement de panique, les militaires courent vers la rue, où le deuxième terroriste, à bord d’une moto les attendait. Une tactique diabolique. Sachant qu’il ne pouvait utiliser des véhicules, les terroristes se sont transformés en bombes humaines pour tuer le maximum. Et c’est justement dans la rue où le bilan était le plus lourd. En tout, seize militaires, dont cinq totalement déchiquetés, et deux civils sont morts, et trente trois autres blessés, dont au moins une dizaines grièvement atteints. Parmi les victimes, un officier est mort avec son jeune garçon, qu’il avait ramené avec lui, pour la fête de la nuit du destin. Le bilan aurait pu être plus lourd, si tous les élèves officiers étaient présents. Beaucoup ont préféré être auprès de leurs proches durant période des vacances qui coïncide avec la fin du ramadan et les fêtes de l’Aïd.

C’est la seconde fois que cette Académie est visée par les terroristes. La première fois, les terroristes ont tout préparé. Un de leurs acolytes a même réussi à déjouer l’attention des sentinelles pour rentrer dans l’enceinte de la caserne et prendre des images vidéo avec son téléphone portable. Selon les aveux d’un des accusés dans l’affaire des attentats kamikazes ayant visé le Conseil constitutionnel et le siège du PNUD à Alger, le 11 décembre 2007, l’opération kamikaze n’a pas été exécutée faute de temps. Un temps qu’ils vont trouver plus tard, pour revenir à la charge, en profitant bien sur du relâchement et du manque de vigilance observés ces derniers temps chez les uns et les autres. Comment se fait-il que cette école aussi névralgique pour l’Armée soit visée avec une telle facilité alors que tout le monde sait qu’elle constitue une cible privilégiée des terroristes ? Mieux, il y à peine une dizaine de jours, les services de sécurité ont arrêté un élément de soutien à un groupe de terroriste, chez –lequel, ils ont trouvé deux terroristes, dont un était blessés. Des armes et des explosifs ont été récupérés dans sa maison situé à Oued Al Hamane, à l’ouest de Cherchell, une petite cité rurale se trouvant au piedmont d’une montagne qui donne accès à au moins trois wilaya du centre.

Le plus intéressant dans cette histoire, c’est le fait que la famille de cet « agent de soutien » habite dans une maison mitoyenne au mess des officiers de l’Académie militaire. Est-ce une pure coïncidence ? On en sait rien. Il y a juste des faits qui suscitent des interrogations et qui méritent d’être cités. Durant cet été, et juste après les festivités du 5 juillet organisés par l’Académie et auxquels le président de la République a pris part, une bombe artisanale a été actionnée à distance sur la RN11, au niveau de la localité de Sidi Moussa. Il y a quelques jours seulement, les forces de sécurité ont découvert des engins explosifs cachés dans des casemates improvisées dans les maquis de Sidi Brahem El Khaouas, un lieu où les terroristes du GIA trouvaient refuge, durant les années 90 et début 2000. Dans le marché de la ville tout le monde nous raconte avoir remarqué un phénomène étrange et en même temps inquiétant. « De plus en plus des personnes étrangères à Cherchell sont venues s’y installer en achetant et louant des maisons au prix fort. Elles sont les plus nombreuses à posséder subitement des tables au marché de la ville. Personne ne les connaît et toutes ont des liens avec des familles qui résident dans les montagnes et les forets qui surplombent cherchell. Il y a des mouvements suspects que nous n’avons jamais remarqués avant. La ville a perdu sa quiétude d’antan.

Des commerçants et des agriculteurs se sont fait racketter par des individus armés et n’osent pas dénoncer de peur de se faire tuer…. » déclare un citoyen, cadre de son état. Un officier des services de sécurité reconnaît, que les terroristes tentent de réinvestir le terrain dans la région de Cherchell. « Nous avons évité le pire à plusieurs reprises en démantelant des réseaux assez importants. C’est un travail quotidien. Depuis le début du ramadan, la cadence de nos interventions s’est accélérée. Mais la lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous. Sans le citoyen, les forces de sécurité ne peuvent rien faire. Nous avons du mal à obtenir les renseignements à temps. L’information est un produit périssable. Après deux ou trois jours, elle n’est plus utile. Il faut que la population soit plus compréhensive, il y va de sa sécurité et de celle de ses biens », déclare cet officier qui exerce à Cherchell. Entre les avis des uns et des autres, la situation sécuritaire inquiète les plus avertis. Les hordes de Droukdel ont fait de ce ramadan, celui le plus meurtrier avec prés de 200 morts la majorité se compte parmi les militaires, les policiers et les gendarmes.

Durant ces derniers mois, des succès ont certes été enregistrés par les forces de sécurité à travers le démantèlement d’une dizaine d’attentats kamikaze qui auraient pu provoquer des carnages ou encore l’élimination d’une trentaine de terroristes à travers le territoire nationale, dont au moins dix sont des émirs. Néanmoins, les quelques groupes qui restent actifs semblent s’adapter à la situation allant jusqu’à prendre l’initiative sur le terrain. Peut être, dans le but de desserrer l’étau sur eux, comme le révèlent les responsables militaires, mais il y a un fait inacceptable et qui fait très mal. La liste des victimes devient de plus en plus longue et les plus hauts responsables de ce pays ne daignent pas réagir. Eux qui sont très promptes à condamner les attentats à l’étranger et à présenter les condoléances à leurs états.*Salima Tlemçani. (El Watan-28.08.2011.)

****La population de Cherchell bouleversée par l’attentat

Un bain de sang pour célébrer Leïlet El Kadr

Les deux attentats kamikazes, qui ont ciblé le mess des officiers de l’Académie militaire interarmes (AMIA) de Cherchell, projetaient de faire un carnage sans précédent dans les rangs des officiers.

Les planificateurs de cet acte criminel n’étaient, sans doute, pas informés du changement de la date opérée par le commandement de l’AMIA qui invite l’ensemble de ses officiers supérieurs et les officiers chargés de l’encadrement pédagogique au f’tour du 26e jour du Ramadhan, pour participer à des opérations de solidarité en faveur des enfants. Or, cette fois-ci la cérémonie a été avancée. Elle a eu lieu dans la soirée de jeudi au lieu de vendredi. Le hasard a voulu que nous empruntions cette route, qui borde l’AMIA et le mess, à 19h25, soit quelques minutes avant l’attentat. L’axe routier était désert. Pas un véhicule en stationnement. Des militaires se trouvaient le long de la route bordant l’AMIA et le mess des officiers, afin d’assurer le dispositif sécuritaire. Juste après la rupture du jeûne, un kamikaze est parvenu à s’introduire à l’intérieur pour, selon des témoignages recueillis sur place, se jeter sur une table en criant «Allah Akbar» avant de se faire exploser. Un mouvement de panique s’est aussitôt emparé des occupants du mess et des familles qui habitent dans les environs immédiats. Tout le monde s’est précipité vers l’extérieur. Des corps de militaires gisaient sur le sol du réfectoire.
Le 2e kamikaze, resté à l’extérieur, simulait une panne de sa motocyclette. Un jeune soldat de la police militaire réagit immédiatement en le sommant de s’arrêter et de ne pas s’approcher. C’est en voyant la foule de militaires quitter le mess que le kamikaze a mis en marche, en un quart de tour, le moteur de son motocycle, pour foncer directement sur la porte du mess. Cette 2e explosion est celle qui a fait le plus de dégâts. Il est 19h45. Personne n’est autorisé à se rendre sur le lieu de l’explosion.
Les victimes, grièvement atteintes, ont été évacuées vers l’hôpital militaire de Aïn Naâdja (Alger), et quelques-unes vers Blida.
00h15 à l’hôpital de Sidi Ghilès, situé à l’ouest de Cherchell. Le va-et-vient des citoyens n’a pas cessé depuis 20h. Incroyable élan de solidarité des habitants de Cherchell et de Sidi Ghilès avec les militaires blessés. Ils étaient tous orientés par le personnel de l’hôpital vers les salles de transfusion sanguine. Le personnel médical et paramédical de ces structures du secteur de la santé veillait à l’organisation des évacuations et les procédures administratives pour les victimes décédées. Au même moment, un chirurgien vient vers les responsables pour leur annoncer malheureusement le décès d’un officier militaire, en dépit des efforts fournis par le personnel au bloc opératoire. Parmi les victimes, on révèle la présence d’officiers supérieurs des pays amis (Mali, Syrie) en formation dans cette école prestigieuse de l’armée algérienne. 00h35. Une 3e explosion est entendue à Cherchell. Selon nos sources, il s’agissait de la neutralisation d’un engin explosif dissimulé par les kamikazes, selon toute vraisemblance, puis retrouvé par les artificiers des services de sécurité sur les lieux de l’attentat. Il est 2h du matin. Les sirènes se sont tues. Le mouvement des ambulances est suspendu. La spéculation sur le nombre des décès continue à alimenter les informations. Des sources non officielles parlent des décès survenus en cours de route des victimes blessées qui avaient fait l’objet des évacuations. (El Watan-28.08.2011.)

*Deux officiers étrangers tués dans l’attentat :

Des officiers étrangers en formation à l’Académie de Cherchell figurent parmi les victimes du double attentat-suicide qui a ciblé le mess des officiers. Selon nos sources, on dénombre le décès d’un officier supérieur syrien et d’un officier tunisien. Deux autres officiers étrangers, un Tchadien et un Malien, ont été blessés dans le double attentat.

L’AMIA de Cherchell, qui dispense des formations supérieures en matière de stratégie militaire et des nouvelles technologies dans le domaine, accueille chaque année des officiers des pays arabes et africains.

****AQMI revendique le double attentat de Cherchell

Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué le double attentat suicide perpétré vendredi contre l’Académie militaire de Cherchell, en Algérie, qui a fait 18 morts, dans un communiqué parvenu dimanche à l’AFP. Dans un texte succinct reçu à Rabat via Internet, AQMI «revendique les deux opérations martyres» (suicidaires) à travers lesquelles «les combattants ont visé le cœur de l’institution militaire algérienne de Cherchell», à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Alger. (AFP-29.08.2011.)

 

****Accrochage à Gouraya (Tipasa)

Un militaire et un garde communal tués

 Sept éléments de l’ANP blessés, un militaire et un garde communal tués, tel est le bilan d’un accrochage entre les éléments de l’armée et un groupe terroriste qui a eu lieu samedi juste après le f’tour.

L’accrochage a eu lieu au sud du douar de Bouhriz, qui relève de la commune de Messelmoune (Gouraya).
Les éléments de l’ANP, qui allaient préparer une embuscade à un groupe terroristes, avaient soudainement été surpris par l’explosion d’une bombe.
Les hordes criminelles utilisent ce territoire très boisé dans leurs déplacements, d’autant plus qu’il est limitrophe avec les maquis de la wilaya de Aïn Defla.
Les terroristes ont tiré sur les militaires et un détachement de la garde communale. La nuit tombée, la brume et la forêt avaient favorisé le repli des groupes criminels. Les victimes de l’accrochage ont été transférées à l’hôpital de Gouraya avant d’être évacuées vers l’hôpital de Aïn Naâdja (Alger). Les forces de l’ANP continuent leur opération de ratissage au moment où nous mettons sous presse. (El Watan-29.08.2011.)

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**Brahim Ag Bahanga :

 «AQMI s’est bien équipée grâce au Mali et certains Etats occidentaux»

Contacté vendredi dernier, quelques heures avant sa mort, Brahim Ag Bahanga, leader du mouvement touareg du Nord-Malie, avait accepté de nous accorder un entretien portant sur la situation explosive que vit la région. Coordonnée avec son porte-parole, Bilal Ag Sherif, l’interview lève le voile sur les relations de son mouvement avec El Gueddafi et l’avenir incertain du nord du Mali.

- Des rumeurs font état de la présence de Touareg maliens dans les rangs des forces loyalistes de Mouammar El Gueddafi. Qu’en est-il au juste ?
Il faut se rappeler qu’un nombre important de gens a acquis la nationalité libyenne, dès la fin de la rébellion de 1990. Le guide libyen ne voulait pas que les Touareg reviennent chez eux et grossissent la rébellion. Il a accordé la nationalité libyenne à tous ceux qui voulaient intégrer les rangs de son armée. Parmi eux, il y a quelques centaines de Touareg. L’objectif était qu’il puisse les utiliser à des fins hostiles au devenir de la communauté. Lors de l’insurrection libyenne, quelques centaines de Touareg maliens ont déserté les rangs, d’autres ont rejoint la rébellion libyenne, beaucoup sont revenus dans le nord du Mali et quelques centaines sont restées dans l’armée loyaliste. Les téléphones portables de ces derniers ont été confisqués. Ils ne peuvent plus communiquer avec le monde extérieur ni entrer en contact avec personne. Ils ne savent pas ce qui se passe autour d’eux. Selon les informations que nous avons obtenues auprès de nos compatriotes, ceux qui tentent de fuir sont immédiatement exécutés. Nous les considérons comme séquestrés. Nous savons qu’El Gueddafi recrutait des enfants âgés entre 15 et 18 ans et dès le début de la révolution en Libye, il leur faisait croire qu’ils allaient faire une formation et non pas la guerre. Une fois sur le terrain, c’était le contraire qui se passait. Il les a fait massacrer à Misrata. Ces enfants ne savaient même pas utiliser des armes et ils ne les ont d’ailleurs jamais utilisées. El Gueddafi a commis un crime en les enrôlant de force et en exécutant ceux qui tentaient de fuir. Les Touareg ont toujours souhaité qu’El Gueddafi parte de la Libye, parce qu’il a toujours tenté de les exploiter sans aucune contrepartie. Ses alliés sont ceux qui passent leur temps à faire du mal à la région. Il le faisait discrètement, mais très méchamment. Ses plus nombreux alliés se comptent parmi les Etats opposés aux Touareg, ceux qui ne veulent pas que ces derniers aient des revendications politiques. En résumé, pour El Gueddafi, les Touareg ne doivent pas exister comme une identité. Pour arriver à ses fins, il a déboursé un argent fou pour acheter le silence de plusieurs politiques touareg, des cadres et même des femmes et des enfants. Son but, faire en sorte que la communauté se taise à tout jamais. Nous avons été témoins de toutes ces manigances.
Il est important de préciser que les Touareg nord-maliens ne sont pas partis grossir les rangs du dictateur libyen. Aucun, à notre connaissance, n’a été le soutenir. Nous ne parlons pas des gens de Bamako qui ont reçu de grosses enveloppes financières, remises en main propre par le chef de cabinet du guide libyen afin d’organiser l’acheminement de mercenaires depuis Bamako jusqu’en Libye. Mais les Touareg du Nord malien ne sont pas concernés. Ils étaient occupés à réorganiser les rangs de leur mouvement. La chute d’El Gueddafi a donné un nouveau souffle à l’organisation, qui se voit ainsi libérée des pressions et des menaces qui pesaient sur ses cadres dirigeants et sa base. Nos jeunes n’ont pas bougé. Tous ont milité, chacun à sa façon pour le départ d’El Gueddafi, parce qu’ils le connaissent assez bien et maîtrisent la politique de son pays.
- De nombreux touareg maliens, présents en Libye, sont retournés au nord du pays dotés d’un lourd armement. Quel est votre avis ?
C’est vrai que plusieurs familles sont revenues, surtout celles de la région de Tombouctou, depuis la révolution libyenne. Elles n’ont pas été accueillies par les autorités maliennes. C’est toujours la solidarité targuie qui leur a permis d’être prises en charge. On parle effectivement de petits groupes qui sont revenus avec des armes. Certains ont retrouvé leurs familles qu’ils n’ont pas vues depuis plusieurs années. Depuis le début de l’insurrection populaire, tous les jours il y a quelques personnes qui désertent l’armée libyenne. D’autres rumeurs parlent de petits groupes revenus avec des armes individuelles. Ceux qui parlent d’un grand retour des Touareg armés exagèrent. Ce qui est vrai, la rébellion en Libye constitue pour les Touareg une occasion de revenir chez eux et de demander des comptes à l’Etat malien, qui s’est toujours rangé du côté de la Libye contre sa population du Nord.

- Quel impact peut avoir la disparition d’El Gueddafi sur le devenir du mouvement touareg malien ?
La disparition d’El Gueddafi est une bonne nouvelle pour l’ensemble des Touareg de la région. Les objectifs du colonel ont toujours été à l’opposé de nos aspirations. Nous n’avons jamais eu d’objectifs identiques, c’est plutôt le contraire. Il a de tout temps tenté d’utiliser les Touareg à ses fins et au détriment de la communauté. Son départ de la Libye ouvre la voie à un avenir meilleur et permet de progresser dans nos revendications politiques. Nous pouvons mieux se faire comprendre sur le continent et avec les autres pays occidentaux. El Gueddafi faisait barrage à toutes les solutions de la question targuie. Il a alimenté des divisions internes pour faire en sorte que les animateurs ne puissent pas s’entendre sur un minimum. Maintenant qu’il est parti, nous pouvons aller de l’avant dans notre lutte. Même durant sa chute, il continue à salir notre communauté en faisant croire qu’il a son soutien, mais la réalité est tout autre sur le terrain.
- La situation au nord du Mali inquiète à plus d’un titre, notamment depuis que AQMI en a fait sa zone de prédilection. Comment un tel constat peut-il être possible dans un territoire qui appartient aux Touareg ?
C’est vrai que cette région est un territoire targui. Mais la politique de certains Etats a fait en sorte que les Touareg n’aient plus une emprise sur leur territoire. Lors des affrontements de janvier 2010, entre l’armée malienne, sa milice et le mouvement touareg, tout a été fait pour que les groupes AQMI viennent s’installer dans la région avec le feu vert de Bamako. Cela fait plus de 50 ans que les Touareg sont opprimés dans leur région. L’Etat malien fait toujours en sorte qu’aucune stabilité politique ou économique ne soit instaurée. Ce qui nuit terriblement à l’image de notre communauté. C’est l’Etat malien qui a permis à ce que des terroristes prennent refuge au nord du Mali, et de surcroît non loin des casernes. Les deux se sont entendu pour nous chasser de nos terres. Les Touareg savent qu’ils sont sur leur territoire et qu’ils doivent le nettoyer pour y vivre. Mais reconnaissons-le, avec quels moyens allons-nous mener cette guerre ? AQMI s’est équipée grâce au Mali et à certains pays occidentaux. C’est avec l’autorisation de Bamako que les otages sont enlevés et c’est toujours avec sa bénédiction qu’ils sont dirigés vers le nord du Mali, pour y être cachés et protégés. Ils seront par la suite achetés par les Etats occidentaux qui acceptent de payer de fortes rançons, tout en sachant que cet argent va financer AQMI et ses prestataires de services, ces intermédiaires privilégiés de Bamako. Le repli des terroristes en territoire malien n’a pu se faire que grâce à la complicité de l’armée malienne et ceux qui la commandent. Depuis trois jours, dans le cadre de la formation américano-malienne à Kidal, les militaires maliens bombardent, avec des hélicoptères et des avions, des rochers situés à 2 km de la ville de Kidal. Ils terrorisent les enfants et les femmes au lieu d’aller tester leurs armes là où se trouvent les bases terroristes qu’ils connaissent pourtant bien. Les Touareg sont devenus la cible privilégiée des terroristes d’AQMI, qui campent près des casernes et qui détiennent les otages occidentaux. Nos imams militent et sensibilisent nos jeunes et les familles contre cette religion d’intolérance prônée par les salafistes, et qui est en totale contradiction avec notre pratique religieuse. En réalité, sur le plan idéologique, les salafistes n’ont aucune emprise sur les Touareg. Nous nous défendons avec nos maigres moyens et nous envisageons un jour proche demander des comptes au pouvoir de Bamako. Nous nous organisons et nous sommes sur la bonne voie.

- Est-il vrai que vous vous préparez à reprendre les armes dans les semaines à venir ?
Nous sommes dans la phase de sensibilisation et de réorganisation. Beaucoup de jeunes veulent des réponses concrètes et immédiates. Ils s’impatientent. Nous travaillons sur nos revendications et sur nos erreurs. Ensuite, il faut passer à l’étape la plus difficile. Celle d’amener Bamako à les prendre en compte, même si c’est par la force des armes. *Salima Tlemçani..(El Watan-29.08.2011.)

****Mort de Brahim Ag Bahanga :

Une disparition qui ouvre la voie aux pires scénarios

Les révélations au sujet des circonstances de son accident ne peuvent que conforter la thèse de l’assassinat. En effet, selon certains de ses plus proches collaborateurs, Bahanga n’était pas seul.

 

 

 

 

 

Avec ses compagnons les plus fidèles, il se trouvait ce vendredi dans son fief à Tinassalak, lorsqu’il a eu cette information selon laquelle, deux véhicules tout-terrain, à leur bord une importante quantité d’armes, avaient franchi la frontière libyenne. Ils se dirigeaient vers la région de Tombouctou, connue comme étant le fief d’AQMI et des contrebandiers.
«C’était en milieu d’après-midi. Bahanga avait pris sa Toyota Station et s’est lancé à leur recherche. Il n’a pas voulu déplacer tout le groupe, préférant aller vérifier cette information. A quelques dizaines de kilomètres, il a effectivement remonté les traces des deux véhicules qu’il a interceptés. Les occupants sont des jeunes de la région, dont un est le fils d’un député. Ils n’ont pas voulu lui dire à qui étaient destinées les armes. Il les a sommés de les remettre. Nous ne savons pas ce qui s’est passé par la suite.

Lorsque nous avons remarqué que Brahim n’était pas rentré et que son téléphone ne répondait pas, nous sommes allés à sa recherche. Nous avons trouvé son véhicule renversé et son flanc gauche touché par des balles tirées par un Seminov. L’ont-ils tué et simulé un accident ? Nous n’en savons rien. Nous sommes en train d’enquêter sur cette affaire et nous ne voulons pas qu’elle soit utilisée pour mener des actions de représailles. Il est encore trop tôt pour agir», révèle notre interlocuteur. En tout état de cause, la mort suspecte de ce chef rebelle intervient dans un moment crucial pour la population du Nord malien.
Bahanga s’affairait depuis des mois à préparer le terrain pour reprendre l’action armée, dans les semaines qui suivent le Ramadhan. Les 22 et 23 août, il avait réuni quelques centaines de jeunes cadres dans son QG pour arrêter définitivement une stratégie sur le terrain que ses proches comptent mettre à exécution, dès sa succession. Deux noms circulent, ceux de Mohamed Ould Bibi et Tena. Les compagnons de route du défunt sont les plus fidèles à sa politique de retour aux armes. L’avenir de la région est pour l’instant incertain. Bahanga, faut-il le rappeler, était craint et respecté par tous les Touareg de la région. Il s’imposait à tous. Il était révolté par la situation dramatique à laquelle fait face sa population. Les promesses d’intégration et de développement non tenues du président malien, l’occupation inquiétante du terrain par les troupes d’AQMI et la sécheresse qui a affamé des pans entiers de la société n’ont suscité que révolte et colère.
«Le territoire n’est plus vivable ni pour les populations locales, ni pour les élus locaux, ni pour les partenaires au développement. Ces zones sont abandonnées par les Touareg et investies par la pauvreté et les groupes terroristes et associés. Certes, des éleveurs touareg sont très présents et continuent à faire des kilomètres à la recherche d’un pâturage. La dernière sécheresse a privé de nombreux éleveurs de leur cheptel. Mais grâce à la solidarité intercommunautaire, ils ont pu survivre au jour le jour. L’hivernage de cette année (juillet à septembre) commence très mal pour ces populations nomades. La région est encore moins arrosée par les pluies comme l’année dernière. Ils scrutent le ciel toute la journée, en espérant que des nuages se forment au-dessus de leur tête. Le gouvernement est complètement absent. Les élus locaux ne cessent d’alerter sur la grave situation, en vain. Ils comptent plus sur le ciel que sur l’Etat malien, car il n’est jamais présent lorsque le besoin se fait sentir», explique Hama Ag Sid Ahmed, le chargé des relations extérieures du mouvement.
Dans une déclaration à El Watan, il affirme : «En dépit des cris de détresse des cadres du mouvement, le gouvernement est resté muet. Cela fait près de 5 ans que cela dure. Cette crise targuie a commencé quelques mois avant le deuxième mandat de Amadou Tounamé Touré (ATT) en mai 2006, et elle va continuer jusqu’à la fin de son deuxième mandat, car il n’a jamais voulu la résoudre. Il a toujours à l’esprit de laisser cet héritage à son successeur qui aura à gérer des dossiers brûlants. L’opposition politique malienne savait que cela allait se produire. La paix qu’il voulait instaurer était concoctée avec des cadres de Bamako qui sont loin des réalités difficiles et complexes que vivent les populations locales et les combattants touareg issus des différentes rébellions.» Le chargé des relations extérieures ne met pas de gants pour accuser Bamako d’être à l’origine de cette situation chaotique en utilisant AQMI. «Cette organisation terroriste est devenue un allié de taille de l’armée malienne. Elle agit en toute quiétude dans un territoire dont les habitants ont été désarmés et exclus de toute initiative de développement», affirme ce cadre de l’ex-rébellion.

C’est pour cette raison, dit-il, «que les anciens chefs du mouvement, à leur tête Brahim Ag Bahanga, ont décidé de réunir tous les jeunes de la région et ceux qui sont à l’étranger, pour se concerter et asseoir une stratégie commune afin de mieux réinvestir l’espace pour une paix durable dans la région». Cette concertation a permis à quelques centaines d’anciens combattants touareg de réorganiser les rangs et de mettre en place de nouvelles bases, en préparation à une éventuelle reprise des armes dans les semaines qui suivent le Ramadhan.

La chute du président libyen, Mouammar El Gueddafi et les événements qui secouent la Libye ont, selon les cadres du mouvement, «été d’un grand apport». Pour Hama Ag Sid Ahmed, «c’est une grande opportunité qui a permis aux Touareg d’avoir une vraie feuille de route politique et militaire, mais aussi de reformuler leurs revendications sans contrainte. La mort de Ag Bahanga va les renforcer dans leur détermination à aller jusqu’au bout». En clair, la région du nord du Mali, située au flanc sud de l’Algérie, est aujourd’hui sur un volcan. La disparition de Ag Bahanga ouvre la voie aux scénarios les plus pessimistes et risque, avec la prolifération des armes en Libye, de plonger toute la région dans le chaos. (El Watan-29.08.2011.)
***Communiqué Mouvement Touareg Nord-Mali :

Le 28 Août 2011
Un des piliers de la communauté touareg du Nord-Mali vient de nous quitter.
Ibrahim Ag Bahanga a trouvé la mort dans un accident tragique survenu dans l’après-midi du 26 août 2011 à quelques kilomètres de sa base, Tinassalak.
Il a été inhumé le 27 août 2011 dans sa base. Les causes réelles de cet accident tragique seront connues dans les prochaines semaines.
Nous pleurons la mort d’un enfant touareg qui a toujours résisté et gardé la tête haute pour rétablir la dignité de sa communauté touareg dans sa région.
Il nous quitte mais son esprit restera.
Aujourd’hui, toute la communauté des Touareg souffre profondément de cette disparition qui laissera un grand vide dans la région.
Mais son combat n’est pas terminé.
Tous ceux qui l’ont accompagné dans les moments difficiles où il a lutté pour apporter un avenir meilleur aux populations de cette région poursuivront son combat.
Ils assumeront leurs responsabilités pour mettre en place une justice sociale et politique dans la région.
Les combattants touareg, la coordination des jeunes cadres touareg continueront à lutter pour que ses sacrifices et les sacrifices de ceux qui l’ont accompagné ne soient pas vains.
Hama Ag Sid Ahmed, porte-parole, chargé des relations extérieures du mouvement

 

*********************Dangers aux frontières

 La disparition du chef rebelle touareg malien dans des conditions qui restent à élucider, près de la région de Kidal, dans le nord-est du Mali, proche de la frontière avec l’Algérie, a de quoi provoquer un regain d’inquiétude au plan sécuritaire sur le flanc sud-est du pays. Un degré de tension supplémentaire à prendre au sérieux, surtout avec les bouleversements en Libye et la confusion qui y règne tant que la situation n’aura pas été totalement sous contrôle du nouveau pouvoir libyen.

La thèse de la mort de Ibrahim Ag Bahanga, dans un accident de la circulation, ne semble pas avoir convaincu ses partisans regroupés au sein du Mouvement touareg du Nord-Mali, d’autant qu’elle intervient au lendemain de la menace par son chef de reprendre les armes contre le pouvoir du président Amadou Toumane Touré, qu’il accuse d’avoir enterré les Accords d’Alger de 2006 qui devaient mettre un terme à la rébellion touareg et consacrer un retour à la paix en échange d’une accélération du développement économique du nord du Mali.

L’abandon par Bamako de la population touareg, livrée à la merci des contrebandiers et des terroristes d’AQMI, avait conduit Ag Bahanga et ses partisans à reprendre l’action armée en 2008, pour ensuite rejoindre la Libye en 2009. Son retour en janvier dernier présageait pour beaucoup une reprise de la rébellion, une hypothèse confortée par l’éventualité d’un recyclage des armes lourdes notamment, prises sur le front libyen par les combattants touareg, alliés temporaires d’El Gueddafi ou encore, plus inquiétant pour l’Algérie, par AQMI, pourvoyeur potentiel des groupes terroristes encore en activité.

Au plan sécuritaire, les conséquences risquent d’être pour nous encore plus graves qu’on ne l’imagine, puisque l’instabilité et la tension s’installent au-delà de pratiquement tout le pourtour frontalier algérien. Des frontières que l’armée et les services de sécurité devront surveiller comme du lait sur le feu pratiquement 24 heures sur 24, placés sur un double défi externe et interne.
En effet, la conjoncture actuelle et le jeu des puissances occidentales mues par des intérêts géostratégiques et miniers, contribuent à faire de la région sahélo-saharienne, minée par la contrebande à grande échelle, la corruption et le terrorisme, une poudrière encore plus dangereuse qu’elle ne l’a été jusqu’à présent.

Les derniers attentats kamikazes en Kabylie et à Cherchell font craindre, au regard de cette conjoncture sécuritaire régionale fortement dégradée, une recrudescence du terrorisme à la recherche d’actions spectaculaires susceptibles d’être fortement médiatisées d’autant qu’au plan politique le pouvoir incarné par Abdelaziz Bouteflika se place aux antipodes de la lutte contre le terrorisme, enfermé dans une vision de réconciliation nationale qui est loin d’avoir porté ses fruits. Le bilan en la matière, cinq ans après, est plutôt désastreux. (El Watan-29.08.2011.)

*******************

*Elimination de 3 terroristes dont un émir à Maatkas

Deux jours après l’identification du premier terroriste abattu à Maatkas, des sources affirment que les services de sécurité ont identifié avant-hier, lundi, l’identité des deux autres. En effet, selon les mêmes voix, après le mufti du groupe, c’est l’émir de la Katibat En Nour activant en Kabylie qui a été abattu lors de la même opération. Il s’agit d’un individu répondant aux initiales de A. Mohammed alias Salah Abou Yacine. Agé de 53 ans, il aurait rejoint le maquis en 1995 avant de gravir les échelons de l’organisation et devenir émir. Son acolyte a, selon les mêmes sources, été identifié. Il s’agit d’un homme répondant aux initiales de B. Zakaria alias Mouaouia et originaire de Bachjerrah de la banlieue algéroise. Cette opération, qui a suivi la mort de deux villageois dans le village El Vir, situé à Matkas est un coup dur pour l’organisation terroriste qui perd ainsi trois éléments-clés de sa composante. Pour rappel, les éléments des Brigades mobiles de la Police judiciaire (BMPJ) ont, quelques minutes après la rupture du jeûne, repéré un groupe terroriste dans la ville de Maatkas.
Une poursuite a été déclenchée pour traquer les individus suspects. A la sortie Sud de la localité, un violent accrochage a eu lieu entre les éléments de la BMPJ et le groupe, vraisemblablement composé de quatre hommes armés. Trois d’entre eux seront abattus alors que les autres ont réussi à prendre la fuite. A rappeler également que l’opération est intervenue moins de 24 heures après le drame vécu par les villageois d’El Vir qui ont vu trois de leurs concitoyens tués par un groupe armé qui a fait irruption dans le village afin de kidnapper le fils d’un ressortissant algérien vivant en France et venu passer ces vacances au pays.
Les victimes venaient au secours de leur concitoyen que des hommes armés ont voulu kidnapper. La recrudescence des actes terroristes a pris des proportions alarmantes la semaine qui vient de s’écouler. Pas moins de sept attentats ont eu lieu de dimanche dernier à avant-hier, vendredi.
L’ouverture du bal macabre fut donnée la nuit de dimanche à lundi dernier, lorsqu’un attentat kamikaze a visé le commissariat de police situé au centre-ville de Tizi-Ouzou.
L’explosion, qui est survenue aux environs de 4h du matin, a fait plus d’une trentaine de blessés parmi les policiers et les habitants des quartiers riverains. Avant même que les opérations de nettoyage ne prennent fin sur les trottoirs de la ville des Genêts, un autre attentat survient à Béni Douala.
Le mardi, vers 11h, le chef de la police de cette daïra a été la cible d’une attaque sur la route, au lieudit Tala Bounane. Il s’en sortira avec plusieurs blessures, alors que son chauffeur a succombé pendant qu’il était transféré au CHU de Tizi-Ouzou.
L’attaque fera également une autre victime, un jeune conducteur de bus particulier. Atteint par une balle perdue, la victime rendra l’âme au CHU Nédir de Tizi-Ouzou. (L’Expression-24.08.2011.)

*Une semaine d’enfer en Kabylie

Pourquoi autant d’attentats en si peu de temps et avec une telle facilité ? Pour expliquer ce spectaculaire regain de l’activité terroriste, chacun y va de sa version.

1Cinq attentats terroristes en l’espace de cinq jours seulement dans la wilaya de Tizi Ouzou ! Jamais la Kabylie n’a enregistré un si grand nombre d’attaques en une période aussi courte même si, ces dernières années, la région, réfractaire pourtant à l’idéologie islamiste, est devenue un repaire des desperados d’Al-Qaïda. Inaugurée par l’attentat kamikaze du 14 août 2011 qui a ciblé la sûreté urbaine de la wilaya de Tizi Ouzou et fait plus de 30 blessés, cette spectaculaire dégradation de la situation sécuritaire a été vite suivie par d’autres forfaits. Le 17 août, l’explosion d’une bombe à Si Mustapha (Boumerdès) a fait 1 mort et 5 blessés.  La même journée, un accrochage entre la police et un groupe armé a eu lieu au chef-lieu de la commune de Béni Aïssi, à 15 km de Tizi Ouzou.
Le lendemain, dans un lieu-dit de la même commune, la voiture du chef de la police de Béni Douala a été prise pour cible. Bilan : un policier et un civil tués. Durant la journée de jeudi,  l’on a enregistré pas moins de 2 attentats : le premier à Azeffoun où un capitaine de l’armée a été blessé suite à l’explosion d’une bombe artisanale et le second à Maâtkas où trois personnes parmi un groupe de villageois, venues secourir un des leurs pris en otage par des hommes armés, ont été assassinées. C’est dire que la Kabylie vient de vivre une semaine d’enfer qui l’a plongée dans un climat de terreur digne de l’embrasement des années 90 qui avait pourtant épargné cette région.
Comme de coutume, aucun officiel n’a prononcé un traître mot de condamnation…. Le directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, s’est déplacé dimanche à Tizi Ouzou, le jour même de l’attentat qui a ciblé la sûreté urbaine de la wilaya….

 Pourquoi autant d’attentats en si peu de temps et avec une telle facilité ? Pour expliquer ce spectaculaire regain de l’activité terroriste, chacun y va de son explication.
Certains l’imputent à l’inefficacité de la lutte antiterroriste et des barrages filtrants qui maillent toute la ville de Tizi Ouzou alors que policiers et militaires ont bénéficié d’un matériel adéquat. D’autres crient à la faillite du renseignement et désignent du doigt les derniers changements entrepris dans les corps des services de sécurité de la wilaya de Tizi Ouzou.
D’autres encore y voient la conséquence directe de la politique de réconciliation nationale qui a requinqué le moral des terroristes et démobilisé les citoyens. Le RCD de Saïd Sadi a proposé une toute autre grille de lecture. Pour lui, ce qui se passe actuellement en Kabylie est la résultante de luttes au sommet.(?)
“À chaque fois que les clans se déchirent à Alger, la Kabylie est mise sous tension”, explique-t-il non sans dénoncer le système qui “a fait de la violence et de la manipulation une stratégie, livrant la population de la région aux tueries, aux kidnappings et à la délinquance”. “Pourquoi la Kabylie est-elle une fois de plus particulièrement ciblée ? Pourquoi cette recrudescence survient-elle dans un moment de grandes incertitudes sur la cohésion et le futur immédiat du pouvoir ?”, s’est-il interrogé….(Liberté-21.08.2011.)

 

*L’armée algérienne enquête sur 218 armes en provenance de la Libye

*** elles ont été cheminées par des réseaux de trafic d’armes depuis les zones contrôlées par les rebelles du CNT…

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Des armes introduites par des réseaux de trafic en Algérie ont été soumises par les services de sécurité à des examens afin de s’assurer de leur provenance. Depuis le début de la guerre en Libye, 218 différentes pièces d’armes ont été récupérées par les unités de l’ANP.

Conscients de la menace de ces armes acheminées par des réseaux de contrebande en provenance de l’est de Libye vers les pays du Sahel et l’Algérie, les gardes frontières ont renforcé le contrôle le long des frontières et des éventuelles pistes empruntées par les trafiquants. Dans ce sens, une enquête menée par les services de sécurité à révélé que des ressortissants libyens sont impliqués dans des opérations de vente d’armes pour des groupes terroristes et des groupes de trafic d’armes. Ces ressortissants libyens sont poursuivis par les services de sécurité.

Parmi les 218 armes saisies par les unités de l’ANP, il y a des mitrailleuses, des pistolets, des fusils et des accessoires de tir à distance, des RPG et une considérable quantité d’explosifs. Selon une source sécuritaire, des éléments arrêtés ont avoué que certaines armes ont été acheminées en mai dernier depuis Adjila, une région située à l’est de la Libye, vers le sud du pays pour finir en Algérie via Erg Merzoug. (El Khabar-28.07.2011.)

****prolifération et circulation des armes au Sahel, à l’ombre de la crise libyenne 

*Les Occidentaux entretiennent le flou

 Les Américains et les Français ignorent-ils que les insurgés libyens obéissent aux ordres du CNT?

Les États-Unis font de la lutte contre la prolifération des armes en Libye, leur priorité, ils reconnaissent par le biais de leurs experts l’existence de missiles Stinger américains et Sam7 de fabrication russe entre les mains d’Al Qaîda. Mais ignorent-ils que les insurgés libyens, qui obéissent aux ordres du CNT, sont à l’origine de cette prolifération? Pourtant, les USA comme leurs alliés reconnaissent la légitimité dudit CNT, composé en réalité de personnes non encore identifiées qui refusent de s’afficher, ayant des comptes personnels à régler avec le leader libyen.
Malgré leur parfaite connaissance de l’existence d’éléments d’Al Qaîda parmi la rébellion en Libye, les Occidentaux s’obstinent à croire qu’il s’agit d’une révolution populaire. C’est clair que les intérêts priment dans la crise en Libye et, l’ingérence militaire initiée par la France, n’a fait que compliquer le contexte ouvrant la voix ainsi à Al Qaîda pour s’infiltrer davantage.
Les avertissements de l’Algérie, qui depuis le début du conflit CNT-El Gueddafi n’a jamais manqué d’avertir sur le pourrissement de la situation, n’ont fait que se confirmer. Maintenant que le mal est fait, on cherche à présent à y faire face, au moment où la nébuleuse est en train d’entraîner ses éléments à la manipulation des nouvelles armes en sa possession.
Le danger est surtout prioritaire pour l’Algérie du fait qu’elle est l’un des premiers pays à être directement concerné par la crise en Libye et maintient sa position autant que l’Union africaine pour une solution politique. Tout porte à croire que la déclaration du département d’Etat américain selon laquelle «les États-Unis participent activement aux initiatives internationales de lutte contre les périls sécuritaires et humanitaires que pose la prolifération d’armes conventionnelles en Libye» dénote, selon des stratèges bien avertis, une volonté des Américains à s’imposer dans la région.
De ce point de vue, comme le soutient le porte-parole du DEA, le prétexte est tout trouvé, c’est «en raison du conflit actuel, que les dépôts d’armements libyens ne sont plus sécurisés et que certains ont été pillés; des armes telles que les systèmes portables de défense antiaérienne (Manpads) ont disparu et le territoire libyen est jonché de munitions abandonnées ou non explosées et de mines terrestres».
A ce propos, des sources sécuritaires soutiennent que l’Algérie déclinera toute forme d’ingérence.
La visite prévue d’Hillary Clinton prochainement, a pour but, selon nos sources, de convaincre l’Algérie de s’aligner du côté des USA et ses alliés. Néanmoins, elle a réitéré sa position récemment, notamment après la visite du ministre des Affaires étrangère à Washington. Il est cependant, vrai que la forte circulation des armes au Sahel, demeure un problème primordial.
L’Algérie en subit de plein fouet les conséquences, mais jusque-là elle marque des points.
Pas moins de trois transactions ont été avotées, après l’intervention des éléments de l’Armée nationale populaire, aux frontières. Il n’en demeure pas moins que la nébuleuse a réussi à faire acheminer des armes lourdes au Sahel, plus précisément au Mali.
Certaines sources parlent d’une fuite via les frontières algériennes, d’autres avancent que ces quantités d’armes ont transité depuis le Tchad.
Ce sont surtout les quatre pays du Sahel (l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger) membres du Commandement de la lutte contre toute forme de crime, y compris, le terrorisme installé à Tamanrasset, qui sont concernés par la prolifération de ces armes. (L’Expression-23.07.2011.)
 

***Les services de sécurité algériens aux traces de trafiquants ayant tenté d’introduire des explosifs de Libye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les services de sécurité ont affiché dans le sud algérien des listes portant les noms de 8 personnes recherchées dans des affaires liées au terrorisme. Parmi ces personnes recherchées, 6 Algériens, un malien et un mauritanien, tous soupçonnées de trafic d’une quantité importante d’explosifs de Libye.

Les enquêtes menées par les services de sécurité dans le sud les ont conduites à la découverte d’un réseau de soutien logistique au terrorisme dans le Sahara. Une unité spécialisée des forces de sécurité ont arrêté un membre de ce réseau de soutien qui a fourni des vivres et de l’essence aux terroristes dans le nord du Mali.

Les services de sécurité, l’Armée et la Gendarmerie nationale ont mené, au cours des deux dernières semaines une large campagne d’inspection dans plusieurs régions dans le Sahara, situées entre les wilayas de Ouargla et Illizi. La gendarmerie nationale a utilisé lors de cette opération des équipements sophistiqués en mesure de détecter les explosifs à plantées dans le Sahara, après que des renseignements sont parvenus aux services de sécurité faisant état que les terroristes avaient enfoui, il y a quelques semaines, des équipements dans les dunes de sable du Sahara. Une source bien informée a indiqué que l’Armée suit un groupe de trafiquants qui a dernièrement tenté de passer des quantités d’explosifs à travers le Sahara Libyen, par moyen de deux camions de transport de marchandises. Les services de sécurité ont pu reconnaître les deux camions, qui ont été vus pour la dernière fois, dans la route nationale n°49 reliant entre les wilayas d’Illizi, Ghardaïa et d’Ouargla. Selon les renseignements dont nous disposons, le suspect serait un trafiquant connu, qui a été arrêté et avoué qui a donné des renseignements sur ce réseau de trafic, actuellement poursuivi par les services de sécurité.

Dans le même contexte, nos sources ont affirmé qu’un algérien et un malien ont rejoint, il y a plusieurs mois, les escadrilles terroristes au Sahara, appartenant dans ce qui est appelé Al-Qaida au Maghreb Islamique Aqmi. Dans ce cadre, une source bien informée a révélé à El Khabar que les deux personnes étaient recherchées pour être soupçonnées d’être impliquées dans le trafic de drogue dans la wilaya de Bechar. Nos sources ont, également, affirmé que les services de sécurité enquête sur l’existence d’une cellule terroriste qui est chargée de fournir la logistique à Al-Qaida au Maghreb Islamique à travers plusieurs régions du Sud algérien. On suppose, également, que la plupart de ses membres sont des trafiquants. (El Khabar-30.07.2011.)

 

*** Elimination de deux terroristes près de Thénia

Les kamikazes s’apprêtaient à faire un carnage à Alger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux kamikazes, tués avant-hier par les services de sécurité, seraient tous les deux membres de katibat El Arkam dirigée par Gouri Abdelmalek alias Abou Selmane.

Il s’agirait de G. Khaled, 27 ans, originaire de la localité de Boukhenfer relevant de Thénia et qui avait rejoint le maquis en 2009, et B. Lounès, âgé de 21 ans originaire de Zemmouri et qui avait également rejoint le maquis en 2010. Quant au chauffeur du  véhicule bourré d’explosifs, il n’a pas été encore identifié. Les deux kamikazes ont à leur actif plusieurs attentats, notamment l’assassinat en janvier 2011 de Debaghi Mohamed, chef des Patriotes de la localité de Thénia. Un attentat commis, pour rappel, devant la carrière de tuf non loin d’Ouled Ali, soit sur les lieux où ils ont été assassinés avant-hier. Les deux kamikazes s’apprêtaient à faire exploser leur véhicule de type Atos, à Alger, quant ils ont été interceptés vers 17h30 par les services de sécurité à l’entrée nord de Thénia au niveau de l’intersection d’Ouled Ali. C’est grâce à un parent de l’un des kamikazes, qui avait alerté quelques heures auparavant les services de sécurité, que ces derniers ont réussi à intercepter à temps le véhicule piégé. Les terroristes ont, d’ailleurs, tenté de foncer sur les militaires sans obtempérer. Mais une sentinelle, postée à quelques mètres de là, a tiré sur le véhicule, provoquant deux fortes détonations.
Selon certaines sources, les trois terroristes s’apprêtaient à faire exploser leur véhicule à Alger pour marquer les esprits. Mais d’autres sources affirment qu’ils ont projeté de commettre cet attentat au centre de Thénia. Il faut noter que les deux kamikazes et leur chauffeur font partie de la même seriat, celle d’Ouled Ali, qui, elle-même, fait partie de katibat El Arkam. C’est cette seriat ou ce groupe, qui a commis, l’année dernière à Zemmouri, l’attentat kamikaze au passage d’un convoi militaire tuant trois membres de l’ANP, et cela, à l’aide du même type de véhicule. Le choix du moyen de transport n’est pas fortuit, ce type de véhicule passe inaperçu. C’est pourquoi le même groupe a tenté de renouveler cette expérience en voulant transporter dans une petite voiture des explosifs jusqu’à Alger. Selon les observateurs de la scène sécuritaire, c’est ce même groupe qui avait perpétré l’attentat kamikaze commis devant la sûreté de la daïra de Bordj MénaÏel puisque l’un des kamikazes tués dans cet attentat est originaire de la même localité de l’un des trois terroristes. Ainsi, la phalange El Arkam, qui a, à son actif, les précédents attentats kamikazes commis à Alger, tente de revenir à ce mode opératoire  pour médiatiser ses actions et faire oublier ses grandes pertes enregistrées ces derniers temps dans ses rangs. Certains observateurs expliquent ce redéploiement assimilé à une démonstration par les luttes intestines qui gangrènent les différentes phalanges du GSPC pour le contrôle de l’organisation terroriste devenue au fil des temps une source de financement et un moyen de richesse. (Liberté-27.07.2011.)

**mort du fils d’Ali Benhadj

Des sources bien informées ont confirmé la mort de Abdelkahar alias Mouaouya, le fils du numéro 2 du FIS dissous, Ali Benhadj. Un haut responsable au gouvernement a déclaré, hier, à l’AFP que le fils de Ali Benhadji a été tué alors qu’ils se dirigeait à Alger, en compagnie de deux autres kamikazes.

 

Selon la même source, le fils de Ali Benhadj a été identifié grâce aux analyses ADN, soulignant que Abdelkahar alias Mouaouya était l’un des trois kamikazes qui se sont fait exploser à Thénea, dans la wilaya de Boumerdes.

Dans ce sens, le JT de 20H de l’ENTV a annoncé que seulement un terroriste a été identifié. Abdelkahar, né en 1988, a rejoint Al Qaida en 2006, en compagnie de deux autres personnes.

« La famille Belhadj n’a pas été informée de la mort du fils d’Ali Belhadj. C’est ce qu’a indiqué à l’AFP l’oncle d’Abdelkahar Belhadj, ce mercredi 28 juillet. La famille « n’(a) pas été appelée par les services de sécurité pour être informée de sa mort », a-t-il dit. « Les services de sécurité nous ont déjà dit qu’ils nous informeraient en cas de mort, nous n’avons reçu aucun appel », a ajouté Abdelhamid Belhadj. (El Khabar-28.07.2011.)

**Renforcement des mesures de sécurité sur les routes d’accès à Alger

Suite aux attentats perpétrés récemment par les résidus de l’ex GSPC dans les régions de Tizi Ouzou et Boumerdes, les services de sécurité ont été obligés de recourir au renforcement des mesures de sécurité dans les deux wilayas citées et les routes d’accès à la capitale. La dernière tentative d’attentat a eu lieu à Thénia, dans la wilaya de Boumerdes. Elle a été déjouée grâce à la vigilance des éléments de l’ANP, deux terroristes ont été mis hors d’état de nuire.

Dans le but de parer à toute tentative d’attentat dans la capitale et ses environs, les points de contrôle de l’ANP et des autres corps de sécurité ont doublé en l’espace de quelques jours, notamment le long de l’autoroute reliant Boumerdes à Alger et la RN 5. Des embouteillages montres sont crées par le contrôle et les fouilles effectuées par les éléments de sécurité. Il nous a été donné de constater la nuit de lundi à mardi que ces mesures sont appliquées même la nuit.

Ces mesures sont en conséquence du regain des actes terroristes dans la région Tizi Ouzou-Boumerdes, et les informations obtenues par les services de sécurité, selon lesquelles Droukdel envisageait des attaques suicidaires dans la capitale. (El Kabar-28.07.2011.)

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*Les Etats-Unis ont constaté un changement dans les activités des groupes terroristes

29 réseaux de trafic de drogue ont des liens avec Al Qaida

Les Etats-Unis ont constaté un changement dans les activités des groupes terroristes affilés à Al Qaida, a déclaré un haut responsable US, ajoutant que les groupes terroristes sont devenus carrément des réseaux de criminalité organisée, à la recherche des sources de financement, dont les rançons, faisant allusion à AQMI qui retient des otages français.

Selon M. John Brennan, le conseiller du président Obama sur les affaires de sécurité intérieure, 29 organisations criminelles figurant sur une liste de 63 organisations de trafic de drogue, élaborée par le ministère américain de la Justice en 2010, ont des liens avec les groupes terroristes relevant à Al Qaida.

Selon le même interlocuteur, la stratégie du président Obama pour la lutte contre la criminalité organisée transfrontalière consiste à « réduire son espace d’influence et ses effets sur la sécurité et la gouvernance ».

Par ailleurs, les Etats-Unis ont mis en garde contre des attaques éminentes par Al Qaida contre des objectifs américains à travers le monde, appelant tous les pays à prendre des mesures pour déjouer toute tentative d’attaque. (El Khabar-28.07.2011.)

***L’Etat Major de Tamanrasset est un « saut qualitatif » dans la lutte antiterroriste

*L’Union européenne fait éloge à la coordination sécuritaire étroite entre les pays du Sahel

M. Manuel Lopez Blanco, le coordonnateur de la Stratégie Sahel de l’UE a qualifié la réunion des ministres des affaires étrangères des pays du Sahel et des chefs des Etats Majors des Armées des pays du Sahel en septembre 2010, à Tamanrasset, s’inscrivant dans le cadre de la lutte antiterroriste, d’un saut de qualité dans le cadre de la lutte antiterroriste et le crime organisé et la promotion du développement dans la région du Sahel.

M. Manuel Lopez Blanco, a fait éloge aux efforts fournis par les pays du Sahel, dont le commandement des armées ont tenu plusieurs réunions dans le cadre de la coordination des efforts s’inscrivant dans le cadre de la lutte antiterroriste et le crime organisé, l’examen des modalités de développement de la région du Sahel. Ce sont les objectifs escomptés et tracés par la réunion des ministres des affaires étrangères des pays du Sahel, à laquelle a pris part le ministre des affaires étrangères algérien, M. Mourad Medelci, le 19 mai dernier.

Lors de sa réunion avec le ministre des affaires étrangères malien et ambassadeurs africains dans plusieurs pays européens, au siège de la commission européenne à Bruxelles, en début de semaine, M. Lopez Manuel a affirmé que l’Etat Major des armées des quatre pays du Sahel à Tamanrasset représente un « saut qualitatif » dans la lutte antiterroriste dans cette région. (El Khabar-26.07.2011.)

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*7 terroristes abattus et deux voitures 4×4 détruits sur nos frontières sud

Les éléments de l’Armée Nationale et Populaire ont déjoué une tentative de terroristes étrangers d’accéder aux territoires Libyens via le Niger. Dans la nuit de lundi à mardi, l’armée algérienne a bombardé deux voitures à quatre roues motrices et maitrisé un troisième et mis hors d’état de nuire les terroristes à bord de ces véhicules suite à un long accrochage qui a duré une heure et demie dans la région de Tisdirine, où l’Algérie, le Niger et la Libye partagent des frontières. L’Armée a, également, réussi à récupérer des documents concernant l’organisation d’Al-Qaida au Maghreb Islamique.

Des sources bien informées du dossier de la lutte antiterroriste au Sahel ont révélé à El Khabar que, dans la même opération, l’armée a mis hors d’état de nuire 7 personnes armées, la plupart d’entre elles originaires de la région de Tisdirine, récupéré des armes, notamment, 5 kalachnikovs, une mitraillette FMPK et une lance roquette en plus de 12 mille types de munitions. Notons que cette opération militaire réussie montre que l’ANP maitrise la situation sur les frontières sud du pays et rend la tâche très difficile aux terroristes de s’infiltrer sur le sol algérien. Le bilan des opérations menées par l’ANP depuis le début de la crise en Libye a atteint 27 terroristes abattus. (El Khabar-19.07.2011.)

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**Un terroriste s’est fait exploser dans la localité de Bouhamza à Bejaïa

Un terroriste s’est fait exploser avec une ceinture explosive, mardi dernier, dans la localité de Bouhamza près d’Akbou à l’ouest de Bejaïa alors qu’il était encerclé par des éléments de la garde communale.

Le terroriste est arrivé en milieu de journée, par autocar en provenance d’Akbou, dans le petit village de 9000 habitants. « Il a acheté des denrées alimentaires dans deux magasins pour la somme de 7000 dinars. Il a acheté tout le cachir et le fromage disponibles dans les deux commerces », raconte un habitant du village. L’étranger, qui a ensuite passé plusieurs appels avec son téléphone portable, a fini par attirer l’attention des habitants qui ont alerté la garde communale du village. Celle-ci a ouvert le feu sur le terroriste qui refusait de répondre aux sommations. Blessé au pied, l’homme s’est alors écroulé à terre, tirant quelques balles avec son pistolet et blessant un garde communal. Encerclé par la garde communale, il a fini par dégoupiller une grenade pour se faire exploser.

Dans le même contexte, deux bombes artisanales ont été désamorcées par des militaires, mercredi matin, devant une caserne de l’armée dans le village de Benfodil sur les hauteurs de Kadiria, à l’Ouest de Bouira, a-t- on apprit de source sécuritaire locale.

Ces engins explosifs étaient placés à l’endroit même où un attentat à la bombe avait été perpétré par des terroristes mardi 19 juillet, selon la même source. Onze militaires avaient été blessés dont deux ont succombé à leur blessures en début de semaine. L’armée a renforcé sa présence dans cette région qui connaît un regain d’activités des groupes armés. (El Khabat-27.07.2011.)

 ***Trois militaires blessés lors de l’explosion d’une bombe artisanale à Tipaza

Trois éléments de l’armée nationale et populaire ANP ont été blessés lors de l’explosion d’une bombe artisanale, posée par des terroristes dans le lieudit « Bousekala », commune de Sidi Slimane à l’ouest de la wilaya de Tipaza.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des sources locales ont indiqué que trois militaires qui étaient en ratissage au niveau des monts reliant entre la région de Sidi Slimane et Mnasser ont été blessés lors de l’explosion de cette bombe, pas loin de douar Gherdous. Les trois blessés ont été évacués vers l’hôpital de Sidi Ghilès, pour recevoir les soins nécessaires. De leur coté, les forces de sécurité ont renforcé l’opération de ratissage des montagnes de la région de Mnaser sidi Slimane, en avançant ver l’ouest suivant les traces des terroristes activant dans la région, et qui appartiennent au groupe terroriste connu sous le nom de « Houmat Daawa Salafia »  (El Khabar-26.07.2011.)

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Une réponse à “L’Algérie face à la nébuleuse terroriste”

  1. 7 08 2011
    fieldrunners hd (19:07:15) :

    I agree with your *L’Algérie face à la nébuleuse terroriste at ElAyam.5, superb post.




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