L’année 2014 dans le monde

*Rétrospective 2014 dans le monde

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* le 8 juillet 2014:

la guerre criminelle israélienne contre la pauvre petite enclave de Ghaza

 2.200 Palestiniens tués dont 541 enfants et 250 femmes.

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	Au moins 16 792 maisons ont &eacute;t&eacute; quasi-totalement d&eacute;truites et au moins 100 000 Ghazaouis devront &ecirc;tre relog&eacute;s  » src= »http://www.elwatan.com/images/2014/12/27/ghaza-coul_2581819.jpg » /></p>
<p><strong><span class=Au moins 16.792 maisons ont été quasi-totalement détruites

un autre crime sioniste contre l’humanité resté impuni avec la complicité des Etats occidentaux

Enclenchée le 8 juillet 2014, la guerre menée par Israël contre la pauvre petite enclave de Ghaza est la plus sanglante de ces dernières années. L’opération, dont le nom de code est «Bordure protectrice», a duré 50 jours. D’une rare violence, cette énième agression israélienne contre les Palestiniens a fait plus de 2200 victimes.

Il faudra des années pour espérer réparer les dégâts causés par les bombardements sauvages et aveugles. Selon le magazine «Air Combat», n°9 de novembre 2014, l’armée de l’air israélienne a lancé des raids sur 4762 sites entre le 8 juillet et le 5 août 2014, et mené plus de 5800 missions au 26 août 2014. Le ministère palestinien de la Santé indique que parmi les 2200 Palestiniens tués, 541 sont des enfants et 250 des femmes.

C’est déjà bien plus que la précédente agression d’ampleur d’Israël à Ghaza, l’opération «Plomb durci», qui avait fait en 2008-2009 près de 1600 victimes chez les Palestiniens et 13 côté israélien. 64 soldats israéliens ont également été tués dans cette agression sauvage, dont 5 par des tirs amis, ainsi que trois civils. Des centaines de Palestiniens ont également été arrêtés sur le territoire israélien.

Dans son rapport sur cette tragédie, l’ONG Amnesty International a accusé l’armée israélienne d’avoir délibérément visé des habitations civiles. «Les forces israéliennes ont violé les lois de la guerre en menant une série d’attaques contre des habitations civiles, faisant preuve d’une froide indifférence face au carnage qui en résultait.

Notre rapport dénonce la pratique courante des attaques de maisons par les forces israéliennes, qui ont témoigné d’un mépris choquant pour les vies des civils palestiniens en ne les avertissant pas et en ne leur laissant aucune chance de s’enfuir», a-t-elle dénoncé. Plus de 600 personnes, dont 175 mineurs, seraient incarcérés pour avoir jeté des projectiles sur la police à El Qods-Est, selon les autorités israéliennes. De son côté, le Club des prisonniers palestiniens annonce avoir recensé «1650 Palestiniens arrêtés à El Qods et en Cisjordanie occupée».

Il faudra, selon l’ONU, des mois sinon des années pour réparer les infrastructures de l’enclave palestinienne détruites depuis le début de l’offensive israélienne. L’unique centrale électrique, pour les 1,8 million de Ghazaouis, a elle aussi fait les frais des bombardements. Depuis le 29 juillet, elle est à l’arrêt et avec elle la fourniture d’eau potable. Dans certaines zones, plus de 50% du réseau d’acheminement et de traitement de l’eau a été endommagé.

Plus 365 000 Palestiniens ont dû fuir leur maison. Sur ces déplacés, 218 367 sont hébergés dans 87 écoles gérées par l’ONU. D’autres déplacés se trouvent probablement chez des proches, et des milliers ont trouvé refuge dans des écoles du gouvernement. Au moins 16 792 maisons ont été quasi-totalement détruites, précise l’ONU, qui estime qu’au moins 100 000 Ghazaouis devront être relogés. 203 écoles ont été endommagées, dont 25 totalement détruites.

La guerre aurait déjà causé autour de 5 milliards d’euros de dégâts. Avant l’agression, Ghaza était déjà  amplement sinistré. Le taux de chômage y dépasse les 40%. Il était d’un peu moins de 20% en 2000. Hors période de conflit, plus de 70% de la population de la bande de Ghaza dépendent déjà de l’aide humanitaire pour vivre.*El Watan-samedi 27 décembre 2014

**Le compte à rebours a commencé pour Israël

Compte à rebours. Israël perd, un à un, ses alliés. Hier c’était l’ambassadeur de France à Tel-Aviv à avoir été convoqué par les dirigeants israéliens pour s’expliquer sur le vote de son pays en faveur de la résolution palestinienne, mardi dernier au Conseil de sécurité de l’ONU. Les médias et le gouvernement français ont préféré ne pas donner l’information. La résolution prévoyait un accord de paix dans un délai d’un an et le retrait israélien des territoires occupés avant la fin 2017. La résolution ne fut pas adoptée en raison du droit de veto utilisé par les Etats-Unis. Au-delà de cet aspect procédural, il faut savoir que sur les 15 membres du Conseil de sécurité, la majorité (8 pays qui sont la France, la Chine, la Russie, l’Argentine, le Tchad, le Chili, la Jordanie et le Luxembourg) a voté pour. Israël n’avait que 2 alliés (Etats-Unis et Australie) qui ont voté contre. Les 5 pays restants (la Lituanie, le Nigeria, la Corée du Sud, le Rwanda et surtout la Grande-Bretagne) ont choisi l’abstention. Quand on se rappelle que c’est l’Angleterre qui, avec la déclaration de son ministre des Affaires étrangères Arthur Balfour, avait promis dès 1917 la création «d’un foyer juif» en Palestine, on mesure mieux le sens de son abstention mardi dernier. D’ailleurs, cette position britannique fait suite à la reconnaissance par le Parlement, en octobre dernier, de l’Etat de Palestine par 274 voix contre 12. La Suède, la France, le Parlement de l’Union européenne ont suivi peu après. Que reste-t-il comme soutien à Israël? Celui des Etats-Unis qui se fissure chaque jour davantage. Il y eut les accords de 1993 pour la paix en 1998. Il y eut la feuille de route de 2002 pour un Etat palestinien en 2005. Il y eut l’initiative de Bush pour une solution à deux Etats fixée à 2008. Enfin, l’action du président Obama pour un Etat palestinien en 2011 reprise après le deuxième mandat avec comme date butoir du 29 avril 2014. Tous ces présidents américains se sont heurtés au refus d’Israël. De tels camouflets ne peuvent se répéter éternellement. Netanyahu le sait si bien pour avoir exprimé publiquement son bonheur d’avoir obtenu l’assurance de l’abstention du… Rwanda mardi dernier. Il est clair que même avec la non-adoption de la résolution, c’est l’Etat de Palestine qui y a gagné. Sachant que de toute façon Israël n’a jamais reconnu aucune des nombreuses résolutions adoptées par l’ONU. Que c’est un pays hors la loi qui piétine le droit international. Que c’est le seul pays au monde qui dispose illégalement de l’arme nucléaire. Que c’est un Etat terroriste qui tue en masse, comme il l’a fait à Ghaza, des civils, des femmes, des enfants et des vieillards sans aucun état d’âme. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a peur de la dernière initiative palestinienne, mercredi dernier, d’adhérer à la Cour pénale internationale. Netanyahu a même reconnu de fait les crimes de guerre commis par son pays. «Nous protégerons nos soldats tout comme ils nous protègent» a-t-il, en effet, déclaré en guise de protestation contre l’intention de l’Etat palestinien de saisir la CPI. En réalité, ces actions diplomatiques des Palestiniens ont déjà atteint leurs objectifs. Elles auront permis au monde entier de prendre la réelle mesure de l’arrogance et du mépris, envers les peuples, affichés par Israël. Elles auront également permis de faire le point sur la désaffection grandissante des soutiens dont avait toujours bénéficié par le passé l’Etat hébreu. Après avoir sermonné la Suède, fustigé l’Union européenne et humilié le Parlement français pour leur reconnaissance de l’Etat de Palestine, Israël donne des signes de panique. Les limogeages de ministres, la dissolution du Parlement, les législatives anticipées, la démission de la Knesset d’un chef de parti, ne sont que la partie visible des divisions qui minent la classe politique. Israël n’a plus les moyens de sa politique de guerre permanente. Les temps ont changé! *Par Zouhir MEBARKI - Samedi 03 Janvier 2015-L’Expression

** le jeu trouble des Américains contre la paix quand ils soutiennent le jusqu’au-boutisme d’Israël. 

En définitive, les Palestiniens ont échoué au port. Il est toutefois évident que Washington usa de tout son poids pour qu’il en soit ainsi. Aussi, manqua-t-il une voix aux Palestiniens, une toute petite voix – celle du Nigeria qui changea son vote en s’abstenant au lieu de voter oui comme il s’y est engagé – qui a fait la différence. Le projet a recueilli huit voix pour (dont celles de la Chine, la France et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité), cinq abstentions (dont la Grande- Bretagne, membre permanent) et deux contre (Etats-Unis et Australie). Il fallut neuf voix pour que le projet devienne une résolution du Conseil de sécurité. Cela aurait contraint les Etats-Unis à faire usage de leur veto. Pour les Palestiniens il s’agissait de mettre Washington face à ses responsabilités. Mais, encore une fois, ils ont échoué à faire valoir la priorité du droit sur les tractations de coulisses. Cela illustre singulièrement le fait que le Conseil de sécurité n’est pas, n’est plus, l’endroit ad hoc pour solutionner les problèmes de fond qui se posent aux Nations unies, supposées leur trouver des issues. En échouant sur le dossier palestinien en instance depuis 68 ans l’ONU et son Conseil de sécurité ont signé l’inanité de leur activité. En fait, le Conseil de sécurité a été totalement perverti, tant par la détention du droit de veto – veto qui annule toute résolution n’allant pas dans le sens souhaité par certains membres permanents, même si la résolution ouvre des perspectives à la paix et à la sécurité – que par les manipulation auxquelles se livrent certaines puissances. Ce qui gène les Américains et, certes, Israël, c’est bien sûr la date butoir que voulaient imposer les Palestiniens pour la fin de l’occupation et, enfin, avoir des négociations sérieuses, encadrées par la limite de temps, qui puissent déboucher sur du concret. Mais Israël ne veut pas d’une telle limite, lui qui «dialogue» avec les Palestiniens depuis 1993 sans seulement avoir abordé le vif du sujet et commencé réellement les négociations. Personne, mieux que les Américains n’est au fait de cette situation devenue un mur sur lequel butent les pourparlers depuis 23 ans. S’il y a une vérité à dire, c’est que les négociations dans leur contexte actuel ont échoué. Faut-il continuer à négocier juste pour négocier – parallèlement Israël s’active à reconfigurer et à judaïser la Cisjordanie et Jérusalem-Est occupées – sans calendrier, sans date butoir, sans objectif alors que dans 20 ans il n’y aura sans doute plus de territoires palestiniens? C’est pourtant ce que les Etats-Unis exigent des Palestiniens. Israël malmène le processus de paix par la poursuite de la colonisation, ce qui n’empêche pas les Etats-Unis de refuser les initiatives qu’ils disent «unilatérales» des Palestiniens. C’est la loi du plus fort qui s’exprime ainsi dans toute sa malveillance. Le plus cocasse cependant est la réaction de Washington qui fulminait, ne supportant pas que le président palestinien, Mahmoud Abbas, après son échec à l’ONU, signe l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale (CPI, qui prend en charge les crimes de guerre, de génocide et crimes contre l’humanité).
A-t-on laissé d’autres voies de recours alors que toutes les portes ont été fermées devant les Palestiniens? Or, Washington a très mal pris l’adhésion de la Palestine à la CPI, estimant que c’est là une «escalade contre-productive» qui «alourdit le climat» avec Israël. Nous ne relèverons pas les contre-vérités du porte-parole du département d’Etat, Jeffrey Rathke, qui réagissait à la décision palestinienne. Mais, quand les Etats-Unis se sont-ils élevés contre la colonisation et la judaïsation des territoires palestiniens, initiatives autrement contre-productives d’Israël? Le veto US est à sens unique et cible uniquement les Palestiniens.
En vérité, ce qui est troublant, c’est bien le jeu américain contre la paix quand ils soutiennent le jusqu’au-boutisme d’Israël. Toutefois, les Etats-Unis qui ne sont pas membres de la CPI, ont-ils un droit de regard sur l’adhésion de la Palestine à cette institution? Pas sûr! Plus absurde est encore la déclaration du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu qui «presse» la CPI à ne pas «accepter» l’adhésion de la Palestine. Cette déclaration est d’autant plus aberrante qu’Israël – au même titre que les Etats-Unis – n’a pas signé le Statut de Rome qui donna naissance à la CPI. Et ce sont ces deux pays – dont la première puissance mondiale – qui ne reconnaissent pas une organisation de l’ONU (la CPI) qui prétendent s’ingérer dans ses prérogatives et n’admettent du droit international que ce qui leur convient ou sert leur dessein. Et ce sont ces fossoyeurs du droit international qui disent servir la paix et la sécurité dans le monde.*Par Karim MOHSEN - Dimanche 04 Janvier 2015/L’Expression

**Le 18 mars 2014: la Crimée redevient russe

Le 18 mars 2014, à la suite d’un référendum tenu le 16 mars, le gouvernement russe annonce que la République de Crimée (correspondant à l’ancienne République autonome de Crimée) et la ville de Sébastopol, anciennement ukrainiennes, redeviennent deux nouveaux sujets fédéraux de la Fédération de Russie et le gouvernement ukrainien commence alors à retirer ses troupes de Crimée.

Le processus d’annexion de la Crimée par la Russie a abouti officiellement, vendredi 21 mars 2014, après plusieurs semaines d’accélérations législatives. C’est ce jour-là que le président russe Vladimir Poutine avait, en effet, signé la loi parachevant le processus. Lors d’une cérémonie au Kremlin, M. Poutine a signé la loi créant deux nouvelles entités administratives russes : la Crimée et la ville portuaire de Sébastopol. Le Conseil de la Fédération, la Chambre haute du Parlement, avait ratifié peu auparavant le traité sur le rattachement à l’unanimité.

Auparavant, la Douma d’Etat, la Chambre basse, avait fait de même. Et comme pour confirmer l’éloignement entre Moscou et Kiev, le gouvernement ukrainien et l’Union européenne ont officialisé, de leur côté, la signature d’un accord d’association. La crise de Crimée est une crise diplomatique internationale consécutive à l’occupation de la péninsule de Crimée par de présumées troupes pro-russes, puis à des mouvements des troupes de l’armée fédérale russe près de la frontière ukrainienne, à partir des 28 février-1er mars 2014.

Le déploiement de ces troupes, sans violence à l’origine, fait suite à l’Euromaïdan en Ukraine qui aboutit à la destitution du président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovytch, le 22 février 2014. La Russie considère le nouveau gouvernement ukrainien «illégitime». Le gouvernement ukrainien d’Oleksandr Tourtchynov accuse alors la Russie «d’invasion» et d’«occupation armée», tandis que la Russie nie la présence de soldats russes en Crimée et affirme que ces soldats sont des «forces locales d’autodéfense», tout en évoquant la possibilité d’envoi de troupes en Ukraine.

C’est le 11 mars que le Parlement de Crimée a déclaré l’indépendance de la République de Crimée (réunissant la République autonome de Crimée et Sébastopol). L’Assemblée générale de l’ONU a déclaré, le 27 mars 2014, «invalide» l’annexion de la Crimée par la Russie avec 100 voix pour. Cette résolution n’est pas contraignante. Elle n’aura pas de conséquences légales, mais le résultat du vote avec un grand nombre d’abstentions révèle le malaise au sein de la communauté internationale.*El Watan-samedi 27 décembre 2014

**la chute « programmée » des prix du pétrole

L'actuelle baisse des prix du pétrole dans le monde résulte d'un complot politique entre certains pays (Etats-Unis et Arabie saoudite)

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, cité hier par le quotidien Moskovski komsomolets, a accusé les États-Unis de tenter de détruire les économies russe et vénézuélienne à travers la chute «programmée» des cours de l’or noir.

Que cache la dégringolade des prix du pétrole? Pour le Venezuela rien d’autre qu’une «guerre du pétrole».
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, cité hier par le quotidien Moskovski komsomolets (quotidien russe très populaire qui tire à près de 1 million d’exemplaires), a accusé les États-Unis de tenter de détruire les économies russe et vénézuélienne à travers la chute «programmée» des cours de l’or noir… Elle viserait également à éliminer l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a-t-il souligné. Si cette affirmation venait à se vérifier le jeu trouble que mène l’Arabie saoudite pour faire face à cette terrible baisse des prix du brut contribuerait largement à l’implosion du cartel qui pompe environ 35% du pétrole mondial.
Le chef de file du cartel qui a imposé sa décision de laisser inchangé le plafond de production de l’organisation lors de la dernière réunion qui s’est tenue à Vienne en Autriche le 27 novembre 2014 envisage d’aller jusqu’au «pourrissement». «Il n’est pas dans l’intérêt des producteurs de l’Opep de réduire leur production, quel que soit le prix (…). Que ça descende à 20, 40, 50 ou à 60 dollars, il n’est pas pertinent de réduire l’offre», avait déclaré le 22 décembre 2014 le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, au Middle East Economic Survey (Mees), une revue spécialisée qui fait autorité dans le monde sur les questions du gaz et du pétrole au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Mena). Une situation intenable pour de nombreux pays de l’Opep. Leurs économies qui reposent en grande partie sur les exportations de l’or noir et qui ont besoin d’un baril à 100 dollars au moins pour équilibrer leurs budgets et assurer la paix sociale risquent de s’effondrer comme des châteaux de cartes. L’Algérie qui vient d’acter cette crise qui se profile a décidé de procéder au gel des recrutements au sein de la Fonction publique et a appelé à la rationalisation des dépenses publiques tout en s’opposant frontalement au cavalier seul du Royaume wahhabite. «L’Algérie ne partage pas la position des gros producteurs au sein de l’organisation (l’Arabie saoudite et les pays du Golfe, Ndlr), selon laquelle l’Opep doit cesser d’intervenir pour réguler le marché et de le laisser se stabiliser de lui-même», a déclaré samedi dernier le ministre de l’Energie, lors d’un point de presse organisé à l’issue de son déplacement dans le bassin d’Ahnet (Tamanrasset) pour assister au premier forage de gaz de schiste.
L’Opep doit intervenir pour corriger les déséquilibres, en procédant à une coupe de sa production afin de faire remonter les prix et de défendre les revenus de ses pays membres», a souligné Youcef Yousfi qui a fustigé la position des gros producteurs de l’Opep. «Ces gros producteurs ont défendu leur position par le fait que les baisses opérées par l’organisation par le passé ont toujours profité aux pays non membres de l’Opep qui gagnaient des parts de marché supplémentaires à leurs dépens.», a-t-il fait remarquer. Ce face-à-face entre Alger et Riyadh est-il annonciateur d’une remise en cause du leadership saoudien? «Les Saoudiens parlent au nom de l’Opep (…) mais si le prix du pétrole tombe aussi bas (à 20 dollars le baril), ils pourraient faire face à une opposition (interne) qui serait dure à surmonter», a prévenu l’analyste Connor Campbell de Spreadex. Cette guerre des prix qui ne dit pas son nom provoquée par les Etats-Unis depuis qu’ils ont inondé le marché de pétrole de schiste a fait tâche d’huile. Elle prend un caractère idéologique au point d’être comparée à une «cabale». Contre qui est-elle dirigée? «L’actuelle baisse des prix du pétrole dans le monde résulte d’un complot politique entre certains pays (Etats-Unis et Arabie saoudite Ndlr)» a affirmé le président de la République islamique d’Iran dont le pays est sévèrement touché par la dégringolade des cours de l’or noir.
«La chute des prix du pétrole est le résultat d’un complot contre les peuples de la région et l’ensemble des musulmans», a déclaré le 10 décembre dernier Hassan Rohani, cité par Press TV.
Le vent de la rébellion monte en intensité. «La Russie et le Venezuela n’ont pourtant aucune envie de capituler, nous poursuivrons notre lutte et ils (Les Etats-Unis Ndlr) ne seront pas en mesure de prendre le dessus», a assuré le président vénézuélien Nicolas Maduro. D’autres pays s’y rallieront certainement. La guerre du pétrole ne fait que commencer.*Par Mohamed TOUATI - Mercredi 31 Decembre 2014-L’Expression

**Maroc-octobre 2014:

Chris Coleman, un hacker marocain, dévoilent la perfidie de la diplomatie marocaine et les atrocités endurées par les Sahraouis depuis de nombreuses années.

L’année 2014 dans le monde

Depuis octobre 2014, Chris Coleman, un hacker marocain, diffuse quotidiennement via Twitter et Facebook un impressionnant flot de documents, de mails piratés et de photos qui dévoilent la perfidie de la diplomatie marocaine et les atrocités endurées par les Sahraouis depuis de nombreuses années.

Nombre de documents publiés proviennent des boîtes mail de personnalités politiques et médiatiques que le hacker est parvenu à pirater, notamment celles de l’actuel ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, et de sa ministre déléguée, Mbarka Bouaida. Authentifiés, les documents rendus publics renferment en effet des informations sensibles sur le fonctionnement de la diplomatie marocaine et les moyens mis en œuvre par Rabat pour acheter la complicité et surtout le soutien des Occidentaux dans le dossier sahraoui.

Plus grave encore, ils mettent en cause des journalistes français. Chris Coleman accuse ainsi, échanges d’agents de la DGED (le contre-espionnage marocain) à l’appui, des journalistes français d’avoir roulé à fond pour le Makhzen en contrepartie de fortes sommes d’argent et de vacances de rêve à Marrakech.

Quatre journalistes français de Libération, TF1, L’Express et Le Point ont ainsi été payés par la monarchie marocaine à plusieurs reprises. Rabat attendait de ces médias qu’ils diffusent et soutiennent, en France, la position officielle marocaine sur la question du Sahara occidental et s’attaquent à l’Algérie. Selon Chris Coleman, ce système de corruption a été organisé notamment par un patron de presse marocain en lien avec les services de renseignements marocains.

La police bastonne à El Aayoune

Les journalistes en question étaient grassement payés pour, entre autres, la rédaction d’éditoriaux. José Garçon, Mireille Duteil, et Vincent Hervouët ont la particularité d’avoir publié chacun entre 22 et 26 chroniques, rien qu’entre janvier et octobre 2014, sur le Sahara Occidental en s’abstenant à chaque fois d’évoquer la situation intérieure marocaine. Il est à rappeler que le régime de Ben Ali avait déjà su s’attirer, en 2011, les faveurs de patrons de presse français. Un livre s’appuyant sur les archives secrètes de l’ancien dictateur tunisien a même été écrit sur le sujet. *El Watan-samedi 27 décembre 2014

**L’impatience des jeunes Sahraouis

*Dans les camps des réfugiés

En 1975, les Espagnols abandonnaient le Sahara occidental aux mains du Maroc et de la Mauritanie. Le peuple sahraoui, qui était sur le point de fêter son indépendance, était «violemment chassé» par le roi Hassan II de ses territoires vers le sud de l’Algérie, où il s’est exilé dans des camps de fortune.

En 1991, un espoir surgit avec le cessez-le-feu et la promesse d’un référendum dans le cadre d’un plan de règlement onusien. La Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso), créée dans ce but, était censée permettre l’organisation rapide d’un référendum au Sahara occidental, tout en assurant la paix entre le Front Polisario et le Maroc.

Mais, avec le temps, de l’aveu même de l’ONU, cet objectif fut un échec complet. Les négociations engagées, depuis 1991 entre le Maroc et le Polisario, avaient à peine évolué. Il y a eu, entre- temps, de nouvelles négociations sous l’égide du même médiateur (en 2007), mais celles-ci aussi n’ont pas abouti. Le Maroc, qui est resté figé sur sa position d’autonomie au Sahara occidental sous sa souveraineté, a poussé le statu quo déjà existant vers une autre impasse en entrant en guerre contre les Nations unies elles-mêmes.

Si la crainte résidait avant dans le fait que les parties au conflit n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur une solution commune, la situation est en effet devenue encore plus compliquée après que le makhzen ait décidé de tourner le dos et à la communauté internationale et au médiateur onusien. Le conflit a ainsi atteint une étape où il est difficile d’envisager son avenir. Une attitude qui ne met pas à l’abri de la reprise des armes.

Seules les armes…

Face à cette situation ambiguë, nombreux sont  les Sahraouis rencontrés dans les campements de réfugiés, à Tindouf, qui expriment leur volonté de reprendre la lutte armée. Les jeunes réfugiés que nous avions abordés lors de notre séjour dans les différents camps ont une perception différente de celle de leurs politiques. Après vingt-quatre ans de cessez-le-feu, la jeunesse sahraouie perd confiance dans le processus politique. Jeunes, vieux ou femmes croient plus à l’option militaire, dès lors que le dialogue diplomatique n’avance pas.

C’est le cas de Ghalia, Houria, Salka, Mustapha et Houari, qui sont convaincus que seules les armes pourraient apporter quelque chose. «La liberté s’arrache, elle ne se donne pas», ditd’emblée Houria, employée à la «wilaya» de Bujdur. Cette mère de trois enfants appartient à la première génération née dans les camps de réfugiés. Comme des dizaines de milliers de compatriotes, ses parents ont été forcés de quitter leur terre après la «marche verte» et la guerre qui a suivi, entre 1975 et 1991.

En s’installant au début de 1976 dans des kheïmas, ils n’imaginaient pas qu’ils allaient rester aussi longtemps dans cette partie du désert, réputée pour la rigueur de son climat. Mais après le cessez-le-feu onusien signé en 1991, la promesse d’une autodétermination prochaine n’a été suivie d’aucune avancée diplomatique. Aujourd’hui, comme Houria, des milliers d’autres Sahraouis frustrés se sentent abandonnés. Les jeunes comptent pour environ 60% de la population de réfugiés sahraouis. Ils vivent dans l’incertitude, mais l’heure n’est pas à la résignation.

«Nos responsables nous disent à chaque fois de patienter, mais notre génération en a assez», assène Mustapha. «Nous ne pouvons attendre plus, nous devons trouver une solution, mais si nous voulons avoir notre indépendance, nous devons faire parler une nouvelle fois les armes», insiste de son côté Houari. Fatimatou, une rescapée de la «marche verte», n’en pense pas moins : «Nous avons déjà payé un lourd tribut durant la guerre, alors toute la patrie ou le martyre.»

«La politique ne m’intéresse pas, je n’y comprends rien d’ailleurs, mais je veux reconquérir la terre de mes ancêtres par tous les moyens», pense de son côté Salka, convaincue que «l’esprit de combat, de nationalisme et guerrier existe chez tous les Sahraouis». Ce qui invite son amie, Ghalia, à exprimer sa détermination, en tant que femme, à «combattre avec le fusil aux côtés de ses compatriotes hommes». «On ne sait pas que gérer les camps, on peut aussi manipuler les armes», avance-t-elle, déterminée.

Il est vrai que, selon Abdeslam, «la jeunesse sahraouie fait face à une frustration grandissante du fait du blocage du processus de paix, de l’accentuation de l’oppression dans les territoires occupés et la pression socioéconomique dans les campements des réfugiés». Ce qui explique, selon lui, «cette facilité dans leur volonté de reprendre les armes».

C’est ce que pense aussi Azaine Mohamed Sid Ahmed, secrétaire général de l’Union de la jeunesse sahraouie (Ujsario), pour lequel «le sentiment du retour aux armes a été conforté chez les jeunes par l’absence  d’avancées vers un règlement du conflit». «Les jeunes dans les campements n’ont aucune confiance dans les Nations unies, ils sont frustrés et ne peuvent pas patienter et attendre plus de 40 ans».

Donner un nouveau souffle

Cependant, pour notre interlocuteur, «l’option de la reprise des armes n’est qu’une opinion, mais il y a d’autres visions». «C’est vrai que toute la jeunesse sahraouie veut le retour à la lutte armée, mais la guerre demande des moyens et des conditions», estime-t-il. C’est pourquoi, selon lui, «en tant que jeunes, nous devons trouver une politique nouvelle qui n’est pas dans la reprise de la guerre, ni dans l’attente, mais ouvrir d’autres fronts».

Notre interlocuteur plaide pour de «nouvelles méthodes» pour faire connaître le conflit sahraoui dans le monde : «Il faut renforcer la participation de nos athlètes dans les compétitions internationales, faire la promotion de nos travaux artistiques, développer notre coopération et élargir les mouvements de solidarité dans le monde.»

Activiste des droits humains, Abdeslam pense qu’il faudra agir pour respecter les droits de l’homme. Ainsi, il suggère «une grande action pacifique et médiatique», une sorte d’événement qui aura  «un grand impact» sur le plan international. Cela sans omettre d’«entreprendre des démarches auprès de tous les décideurs au niveau international pour ne pas rater l’opportunité de la paix à l’échéance du mois d’avril 2015».
Zroug Loula a une toute autre analyse pour expliquer l’impasse dans laquelle s’est embourbée la question sahraouie.

Ainsi critique-t-il la stratégie adoptée par le Front Polisario. Pour lui, «la position défensive qu’on a adoptée jusque-là n’apporte rien, c’est pourquoi, il faut changer de stratégie si l’on veut réaliser notre Etat indépendant et souverain». Cet employé au ministère sahraoui de la Communication préconise de «donner un nouveau souffle à notre cause et de faire pression pour que la solution du conflit soit à notre profit et à notre portée». Comment ?

«La justesse de notre cause est claire et sans équivoque, il n’y a aucune force qui peut changer cela. Ni le temps, ni l’argent, ni la trahison. Il se peut que l’année prochaine soit décisive, mais on ne peut pas vivre d’espoir et  d’illusions. Le changement est nécessaire et urgent, pas nécessairement changer les personnes mais changer la manière de faire», a-t-il estimé.

Ce que veulent les jeunes Sahraouis, «c’est le renforcement de l’armée, qui peut faire face à tous les défis, une représentativité diplomatique offensive et une amélioration de la situation socioéconomique de la population de réfugiés, notamment en matière de travail, d’éducation et de santé», selon Abdeslam. Pour lui, les jeunes Sahraouis réclament également «le renforcement du processus démocratique en cours en donnant l’opportunité aux nouvelles générations d’assumer leur place dans l’espace politique». Cela même si, pour Yahia, qui est très optimiste, «la situation actuelle est en faveur des Sahraouis, car c’est le début de la fin pour le Maroc». Les Sahraouis n’attendent que ça.*Rabah Beldjenna–El Watan–Samedi 03 Janvier 2015

**Les mensonges d’Etat du Maroc

Bouaida-Mezouar (respectivement ministre déléguée et ministre des Affaires étrangères), ce sont les «Bonnie and Clyde» du pouvoir marocain avec le cran en moins, spécialisés dans les attaques… verbales gratuites contre l’Algérie. Cette fois-ci c’est la benjamine du gouvernement Benkirane qui est chargée de dégainer. Dès que la question du Sahara occidental est évoquée par notre voisin de l’Ouest, la réaction est cutanée. Elle lui donne de l’urticaire. Comme des piqûres d’orties. La démangeaison est quasi instantanée. Le responsable de cette maladie qui est devenue désormais chronique est tout désigné: C’est l’Algérie. «Ce pays est impliqué dans le conflit artificiel de nos provinces sahariennes (Sahara occidental, Ndlr) et essaie d’affaiblir le royaume. En témoigne son refus de rouvrir les frontières terrestres», a indiqué la diplomate marocaine en herbe qui a été interpellée le 23 décembre 2014 par des parlementaires de son pays lors de la séance hebdomadaire des questions orales sur les relations entre l’Algérie et le Maroc. Un tajine réchauffé que nous resservent certaines personnalités marocaines depuis des lustres dés qu’il s’agit de sortir les crocs contre les algériens. Mbarka Bouaida a elle aussi décidé de «mordre». Elle a son explication des relations exécrables entre Rabat et Alger. «L’escalade et les tensions, qui marquent les relations maroco-algériennes, résultent du fait que l’Algérie est partie prenante directe dans le conflit artificiel autour du Sahara marocain (Sahara occidental, Ndlr) et que ce pays domine de façon directe et ferme le mouvement séparatiste, outre qu’Alger joue un rôle négatif dans le processus onusien pour trouver une solution définitive à cette question», accuse la ministre marocaine déléguée aux Affaires étrangères et à la Coopération. Un mensonge d’Etat que le Maroc aurait pu éviter s’il était plus soucieux du respect de la légalité internationale. Le pouvoir marocain plus préoccupé à défendre son statut peu enviable de dernier pays colonisateur d’Afrique affiche sa volonté expansionniste basée sur le recours à la violence, la torture et l’injustice et le déni du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Ce que lui garantissent les résolutions votées par le Conseil de sécurité de l’ONU saluées par l’Algérie qui n’a eu de cesse de renouveler sa confiance à l’envoyé spécial de l’Organisation des Nations unies pour le Sahara occidental pour trouver une solution définitive qui à ce conflit qui oppose le Front Polisario au Maroc. Une mission entravée par les autorités marocaines qui ont mis dans leur viseur l’Algérie.
Le Makhzen avait sonné la charge, après que le jeune Islam Khoualed âgé d’à peine 15 ans, qui était en stage avec l’Equipe nationale de voile, ait été injustement condamné par le tribunal des mineurs d’Agadir, à une peine d’un an de prison ferme, puis incarcéré dans le centre de détention pour mineurs de la même ville après une simple altercation avec un jeune Marocain. Parmi les provocations les plus violentes, il y eut l’affaire de l’emblème national profané par un membre des Jeunesses royalistes, le jour où le peuple algérien célébrait le 59e anniversaire du déclenchement de sa Révolution. Le clash, tant espéré par le Makhzen, n’a pas eu lieu.
Le pouvoir marocain a décidé de passer à un autre mode opératoire: la diabolisation. L’Algérie a été accusée d’avoir expulsé des réfugiés syriens, vers le territoire marocain. «Depuis dimanche dernier (26 janvier 2014, Ndlr), nous recevons au quotidien des groupes de réfugiés syriens refoulés par les autorités algériennes», avait déclaré au site afrik.com. Mbarka Bouaida, la ministre marocaine déléguée des Affaires étrangères. Ce qui lui a valu une sévère volée de bois vert, de la part de l’ex-porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères.
«Cette interview est une bouillie de contrevérités pétrie de mauvaise foi…», lui avait rétorqué, Amar Belani. Plus récemment, des documents confidentiels rendus publics par un «Snowden marocain» attestant d’une promiscuité avérée entre le royaume et Israel et faisant état de basses manoeuvres pour faire capoter la mission de Christopher Ross ont donné l’occasion au chef de la diplomatie marocaine de refaire surface. Interrogé le 11 décembre 2014 par des membres de la Chambre des conseillers à propos de ces fuites, Salaheddine Mezouar «s’est dit convaincu de l’implication des services de renseignement algériens dans la fuite de documents confidentiels de son département sur Twitter», avait rapporté la presse marocaine. Un délire de plus qui indique que le royaume a la fièvre.*Par Mohamed TOUATI - Samedi 27 Decembre 2014-L’Expression

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*Nigéria-Le 14 avril 2014:  

Boko Haram attaque et brûlent un lycée,  kidnappe 276 jeunes filles, âgées entre 12 et 17 ans, dans le but de les marier, les vendre ou en faire des esclaves. 

Les élèves de l'école d'Ibafo, dans le sud-ouest du Nigeria, écoutent le discours de la vice-proviseur, le 8 novembre 2012 (image d'illustration)

Fondé en 2002, Boko Haram — dont le nom officiel est «Jamaât ahl al-sunnah li-l-Daawah wa-al-Jihād » — est un mouvement terroriste armé réclamant l’instauration d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria. Il est en état d’insurrection depuis 2009. Boko Haram multiplie les coups d’éclat violents, s’attaquant particulièrement aux écoles dispensant un enseignement jugé trop occidental. Il y commet des exécutions et des enlèvements. Plusieurs cas sont relevés depuis 2013, dont des massacres de professeurs et d’étudiants. Le 14 avril 2014, le mouvement dirigé par Abubakar Shekau intervient dans une école située à Chibok, dans l’Etat de Borneo. Ses membres brûlent le lycée, puis kidnappent 276 jeunes filles, âgées entre 12 et 17 ans, dans le but de les marier, les vendre ou en faire des esclaves. En retour de leur libération, Boko Haram réclame que l’on relâche des terroristes emprisonnés, ce qui est refusé. Cet acte abject a suscité un mouvement de protestation et d’indignation sur la scène internationale. Des chefs d’Etat et de gouvernement occidentaux ainsi que de nombreuses personnalités appuient une campagne intitulée «Bring back our girls», demandant la libération des jeunes filles.

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Des observateurs s’interrogent sur la pertinence d’une telle mobilisation à cette occasion, alors que l’organisation sévit depuis longtemps. Selon eux, cette campagne contribue surtout à donner une notoriété au Boko Haram. Un de ses aspects positifs est toutefois la pression qu’elle met sur le gouvernement nigérian du président Goodluck Jonathan, dénoncé pour son apathie face à ces actions des islamistes. Quelques étudiantes réussissent à s’échapper et l’armée nigériane livre des combats à Boko Haram. On soupçonne toutefois que, malgré cette intervention et l’aide logistique provenant de l’extérieur, les victimes ont été transportées dans d’autres pays voisins. Les femmes et les filles enlevées par le groupe islamiste Boko Haram sont contraintes de se marier et de se convertir et sont victimes d’abus physiques et psychologiques, de travail forcé et de viol en captivité, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié le 27 octobre 2014. Ce groupe a enlevé plus de 500 femmes et filles depuis 2009 et a intensifié les enlèvements depuis mai 2013, période à laquelle le Nigeria a imposé un état d’urgence dans les zones où Boko Haram est particulièrement actif.*A. Z.*El Watan-samedi 27 décembre 2014** autres articles sur le sujet

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 la guerre en Syrie:

 plus de 76.000 morts dont des milliers d’enfants en 2014

L'année qui s'est achevée a été meurtrière pour les Syriens avec plus de 760.000 victimes dont 3501 enfants

Avec plus de 76.000 morts dont des milliers d’enfants en 2014, la guerre en Syrie a connu son année la plus meurtrière, marquée par la montée en puissance des groupes jihadistes comme l’Etat islamique (EI).

L’année 2014 a été tout aussi sombre pour l’Irak voisin où sévit également l’EI, un groupe ultradical responsable d’atrocités, avec des violences qui ont coûté la vie à plus de 15 000 personnes, le bilan le plus sanglant depuis 2007. Au milieu des combats en Syrie, d’un conflit déclenché en mars 2011, le président Bachar al-Assad s’est déplacé mercredi sur une ligne de front à Damas pour souhaiter à ses soldats «la victoire» pour 2015 face aux rebelles et aux jihadistes. Sur le front des étrangers enlevés en Syrie, deux jeunes femmes affirmant être Vanessa Marzullo et Greta Ramelli, des humanitaires italiennes enlevées en août par des hommes armés, ont réclamé dans une nouvelle vidéo l’aide de leur gouvernement pour être libérées. Alors que les combats ne connaissent aucun répit entre rebelles et armée syrienne, mais aussi entre rebelles et jihadistes, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (Osdh, basé en Grande Bretagne) a fait état de 76.000 personnes tuées en Syrie en 2014, contre plus de 73.000 en 2013 et près de 50.000 en 2012. Parmi les victimes figurent 17.790 civils, dont 3501 enfants, selon l’Osdh. S’ajoutent 15.747 rebelles, et 16.979 jihadistes dont une majorité d’étrangers. «Il y a eu cette année un plus grand nombre de jihadistes étrangers tués», selon l’Osdh. Côté loyaliste, 12.861 soldats ont péri, ainsi que 9766 miliciens syriens et 2167 miliciens étrangers dont 366 combattants du Hezbollah libanais. Depuis le début du conflit, plus de 200.000 personnes sont mortes, selon l’Osdh, alors que plusieurs millions ont été poussées à la fuite. La montée en puissance en 2013 de l’EI, fort de dizaines de milliers d’hommes, a éclipsé la révolte contre M.Assad lancée par des déserteurs et des civils ayant pris les armes. Les jihadistes contrôlent de vastes régions en Syrie, le long de l’Irak où ils se sont également emparés de larges pans de territoires face à une armée en déroute. A l’occasion du Nouvel An, M.Assad a inspecté le quartier de Jobar dans l’est de Damas, théâtre de violents combats entre soldats et rebelles. Il a souhaité à ses troupes la «victoire» en 2015, alors que le jour même au moins 25 soldats et miliciens pro-régime ont péri dans les combats à Jobar selon l’Osdh. La présidence a posté sur les réseaux sociaux une photo montrant M.Assad souriant, portant une doudoune noire et parlant à deux militaires près d’un char. Des images le montrent aussi en train de manger avec des soldats alors que des tirs pouvaient être entendus. Depuis septembre, l’armée mène sa plus grande offensive pour reprendre Jobar aux rebelles et éloigner toute menace sur Damas. Pour tenter de mettre fin à un conflit meurtrier devenu de plus en plus complexe, la Russie a invité à Moscou 28 opposants – de l’intérieur ou en exil – afin de préparer un éventuel dialogue avec le régime, selon une source de l’opposition. Parallèlement, dans une vidéo tournée mi-décembre et mise en ligne mercredi, deux jeunes femmes âgées d’une vingtaine d’années, habillées de robes noires et coiffées d’un foulard, se sont présentées comme les Italiennes Marzullo et Ramelli disparues en août dans le nord du pays. Aucun détail de cette vidéo de 23 secondes ne permet d’identifier le groupe qui les détient et personne d’autre n’apparaît dans la séquence. Mais les images sont accompagnées du titre «Le Front Al-Nosra (branche syrienne d’Al Qaîda) détient deux Italiennes en raison de la participation de leur gouvernement à la coalition» internationale antijihadistes qui mène des raids en Syrie et en Irak. Al-Nosra n’a cependant pas fait état de cette vidéo à travers ses comptes officiels sur les réseaux sociaux.*L’Expression-Samedi 03 Janvier 2015

**Irak- 15.000 morts en 2014, l’année la plus meurtrière 

Les violences en Irak ont coûté la vie à plus de 15.000 personnes en 2014, l’année la plus meurtrière depuis 2007, selon des chiffres publiés par le gouvernement jeudi. Plus de 22.000 personnes ont également été blessées au cours de cette période marquée par une offensive d’envergure des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui s’est emparé de vastes régions d’Irak. Les Nations unies ont, elles, fait état de 12.282 victimes en 2014. «De nouveau, les Irakiens continuent de souffrir de la violence et du terrorisme. 2014 a vu le plus grand nombre de victimes depuis les violences de 2006-2007. C’est extrêmement triste», a déploré l’envoyé spécial de l’ONU, Nickolay Mladenov, dans un communiqué. L’ONG Iraq Body Count, basée en Grande-Bretagne, a dénombré 17.073 morts en 2014. Selon les chiffres compilés par les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Défense, 15.538 personnes ont péri en 2014, soit deux fois plus qu’en 2013 (6.522 morts). Il faut remonter à 2007 pour trouver de tels bilans importants. Cette année là, en plein conflit confessionnel entre chiites et sunnites (2006-2008), les violences avaient causé la mort de près de 18.000 personnes.
«2014 a été l’une des années les plus douloureuses pour les Irakiens à cause de l’offensive du gang terroriste» de l’EI, a déclaré le Premier ministre irakien Haidar al-Abadi dans ses voeux. Les violences en Irak avaient démarré en janvier, avec des heurts dans la province occidentale d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. La prise de Fallouja et de parties de Ramadi, chef-lieu d’Al-Anbar, ont été les signes avant-coureurs de l’assaut majeur lancé début juin par l’EI. L’EI s’est alors emparé de Mossoul, deuxième ville du pays, et de territoires dans cinq provinces irakiennes, avant de pousser vers le nord en août, où il s’est heurté à la résistance des combattants de la région autonome du Kurdistan. Dépassée au début du conflit, l’armée tente depuis, aidée par les combattants kurdes et des miliciens chiites et parfois sunnites, de repousser les jihadistes. Et une coalition internationale, emmenée par les Etats-Unis, lui apporte un appui aérien en menant des raids réguliers contre des positions du groupe ultradical sunnite accusé par l’ONU de crimes contre l’Humanité.*L’Expression-Samedi 03 Janvier 2015

gif-anime-scintillant-etoile-etoiles-angel-paradisegif-anime-scintillant-etoile-etoiles-angel-paradise

*Les meilleures rétrospectives du web de l’année 2014

Les meilleures rétrospectives du web de l'année 2014

La victoire des Allemands à la Coupe du Monde de football, les ravages du virus Ebola, les troubles à Ferguson, la mort de l’acteur Robin Williams, le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines, la révolution des Parapluies d’Hong Kong, le Ice Bucket Challenge, Malala Yousafzai et son Prix Nobel de la paix.., jetez un œil sur le meilleur et le pire des temps forts de l’année 2014 vu par le web.

*« Un virus mortel, nommé Ebola qui s’ implante tandis qu’un groupe terroriste jugé trop extrême par al-Qaïda envahi l’Irak. A Gaza, les tensions de longue date dégénèrent pendant qu’aux États-Unis, de nombreuses protestations contre la violence policière à l’égard de la communauté noir ont lieu au milieu de grands progrès pour l’égalité de mariage et légalisation de la marijuana », c’est l’année 2014 vue par Vox.

*Marck Zuckerberg aussi a souhaité réaliser une rétrospective  2014 en 1’45 »: la coupe du Monde, le virus Ebola, les reprises du tube « Happy » de Pharrell Williams à travers le monde, le discours d’Emma Watson à l’ONU… Dix temps fort de l’année, du plus divertissant au plus tragique.

*Yahoo revient sur les temps fort de 2014 et pour l’occasion, la page d’accueil est divisée en plusieurs catégories « les mots clés les plus recherchés en 2014″« les buzz des réseaux sociaux »,« Ils nous ont quittés en 2014″« Les vidéos les plus drôles »…, et sur lesquelles il suffit de cliquer pour avoir accès à une multitude de photos, vidéos et autres explications en rapport avec le sujet.

* »En 2014, le monde a fait des milliards de recherches. Que disent-elles de nous ? » Google a compilé toutes les recherches et les milliards de mots clés et  donne son interprétation de l’année écoulée dans une vidéo.

Les meilleures rétrospectives du web de l'année 2014

*Une série de dix photos soigneusement sélectionnées part les journalistes du « Time » pour illustrer l’année 2014. On retrouve entre autre le fameux selfie des Oscars pris par Ellen de Generes en mars, mais aussi d’autres clichés plus durs comme des malades atteints d’Ebola ou un bateau de migrants à la dérive en méditerranée. 

Selfie des Oscars pris par Ellen de Generes en mars 2014

*« De la guerre en Syrie aux migrants échoués en Méditerranée, de la Coupe du monde au Brésil à Philae sur sa comète, les images marquantes de l’année racontent un monde en perpétuelle ébullition. », c’est la sélection du Courrier International pour l’année 2014.

Les meilleures rétrospectives du web de l'année 2014

*L’Agence France Presse a compilé toutes ses photos de l’année 2014 en une vidéo.

Les meilleures rétrospectives du web de l'année 2014

**rtbf.be– mercredi 24 décembre 2014

*En 2014, le monde a fait des milliards de recherches. Que disent-elles de nous ? Découvrez l’année 2014 en recherches : http://www.google.fr/2014

**Vidéo ici 

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*Nous sommes dans la dernière ligne droite de l’année, il est donc grand temps de faire le bilan sur les prédictions pour l’année 2014. Le bilan de cette année est plutôt bon, même si je n’avais pas pris beaucoup de risques par rapport aux années précédentes (200620072008200920102011, 2012 et 2013).

1/ L’inexorable ascension des applications sociales mobiles

Pas de grandes surprises du côté des applications mobiles de communication qui ont poursuivi leur croissance à un rythme très soutenu : plus de 100 M d’utilisateurs pour SnapChat, 560 M pour Line, 470 M pour WeChat… Le grand gagnant de cette course de vitesse est sans conteste Facebook avec trois applications particulièrement populaires (près de 600M pour WhatsApp, 500 M pour Messenger et 300 M pour Instagram).

Pertinence : Bonne.

Action à prévoir : Intéressez-vous de très près à ces applications pour comprendre leur succès et essayer surtout de voir dans quelle mesure votre marque pourrait en bénéficier. Essayez également d’étudier les applications moins populaires, celles où il y a moins d’intensité concurrentielle (cf. À la recherche de la nouvelle-nouvelle application mobile).

2/ Les publicités natives dépassent les 20% des budgets média

Les offres de publicité native sont incontestablement un succès. Les résultats financiers de Facebook sont d’ailleurs dopés par la publicité native sur les terminaux mobiles. Hélas, ce format publicitaire est très obscur, il est ainsi très compliqué de se procurer des statistiques globales sur la part de marché ou la performance.

Pertinence : Bonne.

Action à prévoir : La publicité native est jusqu’à preuve du contraire le seul moyen de pouvoir communiquer de façon pro-active sur les smartphones, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire… Sinon vous pouvez également voir dans quelle mesure vous pouvez amplifier votre stratégie de brand content grâce aux offres de visibilité payante.

3/ Le retour de la narration et de la scénarisation des contenus multimédia

Les spécifications d’HTML5 n’ont été officiellement publiées qu’il y a 2 mois, pourtant de nombreux éditeurs et annonceurs se sont lancés dans la production de contenus enrichis (Trois expériences de lecture différentes pour Marseille, Guy Cotten et la BBC). Ceci étant dit, ces expériences restent malheureusement beaucoup trop rares, malgré des technologies toujours plus sophistiquées.

Pertinence : Moyenne.

Action à prévoir : Lancez-vous dans la réalisation d’un projet pilote pour bien vous rendre compte du potentiel de HTML5 pour scénariser et dynamiser vos contenus.

4/ Les magasins connectés deviennent la norme

Faire évoluer une chaîne de distribution est un défi complexe à relever, d’autant plus quand il s’agit de franchisés. De ce fait, les magasins connectés sont plus ou moins passés de mode. Compte-tenu du nombre de smarpthones en circulation, il est ainsi beaucoup plus simple de lancer en application mobile pour « connecter » les clients que de « connecter » les magasins ou les vendeurs. Le web-to-store est en effet une réalité pour bon nombre de consommateurs (Le ROPO bouleverse le parcours client), malgré un déficit de pédagogie chez les commerçants.

Pertinence : Moyenne.

Action à prévoir : Étudiez au plus vite l’impact des smartphones sur le parcours client et la façon dont vous pourriez les intégrer dans vos campagnes d’acquisition et de fidélisation.

5/ L’Afrique devient le nouvel eldorado du web

Conformément à mes prédictions, l’Afrique se numérise à grands pas, même si le contexte est très différent de ce que nous connaissons en Europe (En Afrique subsaharienne, la révolution mobile est en marche). Les allemands de Rocket Internet ont profité de cette forte expansion avec une introduction en bourse et une levée de fond record (Rocket Internet-Backed Jumia Raises $150M For Its African E-Commerce Business). Certains de nos compatriotes en ont également profité (Le commerce en ligne français s’exporte en Afrique).

Pertinence : Très bonne.

Action à prévoir : Intéressez-vous de près aux marchés les plus prometteurs (Nigéria, Côte d’ivoire…), sans oublier le Moyenne-Orient, et essayez d’extrapoler un business plan en tenant compte des spécificités locales.

*fredcavazza.net–22 décembre 2014

***mes dix prédictions pour 2015

Il n’y aura pas de prédictions farfelues pour 2015 dans la mesure où j’anticipe une intensification / confirmation de ce que nous avons déjà observé cette année. Cet exercice de prédiction est néanmoins important, car il permet de récapituler les grandes tendances et mettre au point une feuille de route d’innovations pour l’année prochaine, du moins pour les plus motivés. Je vous propose donc une sélection des tendances fortes de l’année prochaine.

1/ Des Big Data aux Smart Data

Je pense ne rien vous apprendre en disant que les Data ont été LE gros sujet de cette année, de préférence « Big » pour faire plaisir aux éditeurs de solutions informatiques qui s’en sont donné à coeur joie pour nous prédire une révolution sans précédent. Nous sommes tous d’accord pour dire que les données sont une matière première très intéressante à travailler (cf. mon article publié en 2010 : Du contenu roi aux données reines). Ceci étant dit, les entreprises n’ont pas attendu les éditeurs de solutions Big Data pour exploiter les données. J’enrageais déjà l’année dernière face au discours très enthousiaste des éditeurs (Les big data sont le meilleur et le pire ennemi de votre marque), et force est de constater que les choses ne se sont pas calmées puisque les prises de parole sont toujours aussi confuses. Pour vous résumer une longue histoire : non, les big data ne remplacent en rien les outils de B.I. ou de data mining, ils sont simplement complémentaires.

Nous arrivons maintenant dans une phase de maturation du marché où les entreprises doivent avant tout chercher à rationaliser les données dont elles disposent plutôt que d’en amasser toujours plus (« Stop collecting data and start connecting data« ). La généralisation des DMP (« Data Management Platform« ) chez les annonceurs devrait permettre de réconcilier les données existantes et les sources externes pour pouvoir les exploiter de façon simple et efficace, ou du moins de fournir aux décideurs des outils d’analyse et de prise de décision plus simples (ex : L’indicateur « Store Visits » de Google). Il est donc réellement temps de se documenter sur le sujet et de bien comprendre les enjeux et usages de la donnée, qu’elle soit « big » ou non.

2/ Vers un programmatic buying raisonné

2014 a également été l’année du programmatic buying : l’arrivée à maturité des technologies publicitaires (« adtech » en anglais) bouleverse la façon dont les éditeurs valorisent leur inventaire, et dont les annonceurs achètent leurs espaces publicitaires. Grâce aux données, le marketing est redevenu une science exacte, grâce aux données les bannières publicitaires sont achetées, ciblées et personnalisées en temps réel… ou pas ! À une époque, on nous annonçait que les adtechs allaient entièrement révolutionner le secteur, mais nous constatons maintenant que la réalité est plus mesurée. En cause : l’opacité de ce mille-feuille technologique, le manque de compétences chez l’annonceur, l’arrivée de spéculateurset l’attrait des inventaires premium (Évolution, tendances et enjeux de la publicité en ligne). J’anticipe une année 2015 en droite ligne de ce que nous avons connu : une lente montée en puissance avec des annonceurs encore perplexes face à une telle débauche d’acronymes et de technologies toutes plus sophistiquées les unes que les autres. Et les choses ne vont faire qu’empirer avec l’arrivée de l’achat programmatique à la TV (Programmatic ad-buying is finally coming to television). Là encore, je vous recommande fortement de vous familiariser avec le jargon et les différentes technologies pour les exploiter à leur plein potentiel.

3/ L’avènement des interactions sociales de surface

Il y a quelques mois, je me lamentais de la disparition progressive des conversations sur les médias sociaux. Non pas que les utilisateurs n’ont plus rien à se dire, mais qu’il y a tellement de choses à voir, que l’on se contente du strict minimum pour ne pas perdre son temps et rater quelque chose. Le FOMO (« Fear of missing out » en anglais) est un des facteurs participant à l’érosion des discussions au profit des interactions sociales de surface : on like, on RT, on publie une photo prise en vitesse avec son smartphone (les nombreux filtres disponibles compenseront la faible qualité), on se parle par émoticônes ou stickers interposés (comme le propose la toute dernière version de Facebook Messenger). Dans ce contexte, difficile de faire passer un message publicitaire, à moins de se plier à l’exercice et de réduire au strict minimum la taille des messages.

4/ Une portée naturelle proche du néant pour les médias sociaux

J’espère ne rien vous apprendre en vous disant que les grandes plateformes sociales comme Facebook ou Twitter sont officiellement saturées. Le nombre de publications étant toujours plus important sur ces plateformes, les annonceurs voient leurs chances de toucher leurs fans diminuer au fil du temps, jusqu’à s’approcher du seuil fatidique. Autant pour Facebook la situation commence à se clarifier (Facebook est un support publicitaire de précision, pas un média de masse), autant le marché reste dans l’illusion la plus totale pour les autres grandes plateformes sociales comme Twitter, Instagram, LinkedIn ou Pinterest. Pourtant personne n’est dupe quant à la saturation de ces plateformes et le recours obligatoire à des algorithmes de filtrage (Et si Twitter diminuait la portée naturelle de vos tweets ?). Je n’insiste pas sur ce sujet, car je me suis déjà exprimé (Privilégiez vos clients, pas vos fans), restez néanmoins attentif à votre score d’engagement et surtout à l’évolution de la portée naturelle de vos publications.

5/ De la vidéo partout et tout le temps

Encore une fois, j’espère ne rien vous apprendre en disant que les contenus visuels sont la matière première des médias sociaux. Si nous approchons du point de saturation des images (notamment avec des filtres comme sur Instagram, sous forme de cartes comme sur Pinterest, ou sous forme de diaporamas / listes comme sur BuzzFeed), il reste encore des places à prendre avec la vidéo. Je pense que tout le monde est d’accord pour reconnaitre la supériorité des vidéos en terme de captation de l’attention. Mais le problème est que les vidéos coûtent cher et requiert un certain savoir-faire. Pour sortir du lot, les annonceurs vont donc devoir apprendre à faire plus avec moins, c’est-à-dire à publier plus de vidéos avec des moyens limités. J’anticipe pour 2015 une forte augmentation du nombre de vidéos, menant à une probable saturation. Ma recommandation sur ce point est la suivante : produire des vidéos de bonne qualité est un chantier complexe et couteux, il ne doit en aucun cas se faire au détriment des contenus textuels.

6/ La montée en puissance du commerce total

Au fil des ans, nous avons assisté à la mode du commerce multi-canal, puis omni-canal. Le principe étant de pratiquer une activité de vente et de satisfaction des clients, quel que soit le canal. La 2ème édition du baromètre Mappy / BVA sur le Web-to-Store abonde en ce sens et nous montre que les consommateurs achètent maintenant indifféremment en magasin ou en ligne en fonction des opportunités, de leurs envies ou contraintes. 2015 sera l’année de la consécration pour une forme parfaitement décloisonnée de commerce. J’aime bien l’analogie avec le football total pratiqué par les clubs d’Amsterdam ou de Barcelone dans les années 70 : un jeu ultra-offensif reposant sur la permutation des postes en cours de match. C’est l’idée que je me fais du commerce total, et celle avec laquelle vous devez vous familiariser : oublier les notions de silos ou de cyber-acheteurs, et se concentrer sur la satisfaction.

7/ Du mobile first au mobile only

Nous vivons maintenant dans un monde mobile. Pour vous en convaincre, il vous suffit de constater le rôle prépondérant des smartphones dans votre quotidien, ou de vous pencher sur les dernières statistiques (État des lieux de la mobilité à fin 2014). Les plus grands noms de l’industrie, de Facebook à Yahoo, ont adopté une approche mobile first. Certains sont allés encore plus loin et concentrent tous leurs efforts sur les terminaux mobilescomme Hello Bank et Soon dans les services bancaires ou Egenciadans le tourisme d’affaires. Au vu des taux de croissance et de l’intensité concurrentielle sur les ordinateurs, vous êtes en droit de vous dire qu’un arbitrage en faveur des smartphones est une approche parfaitement viable.Attendez-vous à une forte augmentation de nombre de services uniquement accessibles sur les terminaux mobiles, et surtout agissez en conséquence pour vous préparer à cette nouvelle forme de concurrence (cf. le point suivant).

8/ Le renouveau des interfaces web mobiles

Ça fait des années que je vous bassine avec le débat applications natives vs. web mobile. Ceci étant dit, les basculements technologiques majeurs des deux écosystèmes mobiles de référence (Material design et web components pour Android 5, Swift pour iOS) abondent dans mon sens : Les applications mobiles coûtent trop cher, misez plutôt sur le web. Même si j’ai déjà fait cette prédiction à de nombreuses reprises, je persiste pour dire que les annonceurs ont une vision déformée de la réalité du marché et des usages mobiles. J’envisage plus les applications mobiles comme des outils de fidélisation que des outils de conquête. Pour cela, il existe des technologies standardisées pour proposer une expérience équivalente à celle des applications natives (Le web est mort, vive le web), le tout étant de passer un minimum de temps à les étudier, et ne pas se laisser berner par le discours des agences spécialisées (comme le dit le proverbe : « Quand on vend des marteaux, on s’arrange pour que tous les problèmes des autres ressemblent à de clous« ).

9/ Le DRH est le nouveau DSI

Avec l’avènement des solutions hébergées et du cloud computing, certains disaient que le budget du directeur marketing devenait plus important que celui du DSI et que ces derniers devenaient plus ou moins obsolètes (« CMOs are the new CTOs« ). Avec la mode de latransformation digitale, tout le monde y va de sa révolution interne pour mettre le client au coeur des préoccupations, à grand renfort de technologies web. Sur ce point-là, je ne peux que saluer les initiatives visant à dépoussiérer les mentalités et assouplir les processus. Mais si l’impact du numérique sur le parcours client n’est plus à prouver, qu’en est-il de l’impact sur le parcours employé ? La transition numérique ne doit pas se focaliser uniquement sur l’externe (les prospects / clients), mais également sur l’interne (les collaborateurs). Il est ainsi grand temps de se soucier de l’assouplissement des procédures internes et des conditions de travail des collaborateurs. De même, nous sommes à l’aube d’une grande réforme de la formation professionnelle, une occasion unique pour faire un bilan interne et fournir aux collaborateurs les outils dont ils vont avoir besoin pour assurer cette transition numérique. Tout ceci nécessite des moyens, d’où mon titre un peu racoleur (« faute avouée est à moitié pardonnée« ). Personne n’échappera à la transformation digitale, autant l’aborder sereinement plutôt que la subir.

10/ De nouveaux rapports de force

Les grandes sociétés technologiques ont une telle capacité financière, et telle emprise sur notre quotidien qu’on les compare aux superpuissances du siècle dernier (cf. GAFAnomics, new economy, new rules). Le bras de fer récent entre Google et le gouvernement espagnol au sujet de la presse (Spanish newspapers beg for help as Google News closure looms) nous démontre la capacité des géants du web à négocier de façon quasi-paritaire avec les gouvernements. Plus inquiétant, le chantage opéré par un groupe de hackers auprès de Sony au sujet de The Interview (Sony cède aux hackers et annule la sortie du film) nous prouve à quel point une poignée d’individus peuvent faire pression sur de grandes multi-nationales. J’anticipe pour l’année prochaine une série d’actions crapuleuses de ce type (chantage, vol de N° de cartes bancaires en grand nombre, divulgation de documents confidentiels…). Il est plus que temps pour vous de mener un audit de sécurité de grande envergure et de préparer des scénarios de crise pour être prêt quand ça vous arrivera.

–Voilà, je vous donne rendez-vous en fin d’année prochaine pour faire le point sur ces prédictions.*fredcavazza.net–23 décembre 2014

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Rétrospective spéciale pour les perfusés du Net«

L’année du Web créatif 2014 » revient sur les emballements de ces derniers mois: « Games of Thrones » et les selfies (lundi 22 décembre à 22 h 15 sur Canal+)

Josephine Drai

Une autre manière de voir le temps qui passe ? Un autre regard sur les événements ? Une façon différente de se pencher sur l’année qui s’achè ve et de songer déjà à celle qui vient ? D’observer les hommes et leur activité à travers un autre prisme ? Peut-être pas. Mais, aux oreilles et aux yeux des geeks, des perfusés du Web et des vidéos en ligne, la rétrospective proposée ce soir par Canal+ passera à coup sûr pour un grand moment d’émotion et de nostalgie. Les autres devront faire preuve de sens du second degré pour apprécier l’humour potache des créatifs du Web. Question de goût et de culture.

Alors, que retenir de cette année 2014 sur les réseaux ? Et bien, en premier, selon l’ordre chronologique de la rétrospective Canal, il faudra évoquer le générique d’une série et d’un jeu vidéo : « Game of Thrones » qui a manifestement beaucoup inspiré les webcréateurs. La bande-son, reprise sous toutes les latitudes et avec toutes les variantes, cela fait une belle symphonie. Car la BO, jouée par exemple à la flûte traver sière, est une expérience musicale inédite. Et la version western, guitare, harmonica façon Morricone ? Franchement pas mal. De même qu’on ne manquera pas de se repasser en boucle le générique de la série, revue et à peine corrigée, manière « samba médiévale ».

Défis de selfies

Dans un autre genre, l’histoire retiendra par ailleurs que, sur le Web et pas seulement, l’année 2014 aura été marquée par les selfies, cette pratique qui consiste à se prendre soi-même en photo avec son téléphone portable. Mais tout l’intérêt réside évidemment dans l’arrière-plan, qui se doit d’être surprenant, drôle ou inattendu. Les webcréateurs ne pouvaient évidemment pas laisser passer l’aubaine de lancer des défis de selfies et de mettre en ligne leurs propres productions.

Notre préférence va à cet autoportrait avec la reine d’Angleterre en second plan, moins périlleux que d’autres. Il en existe de toutes sortes : des dangereux, des dangereux et jolis, des dangereux et stupides, des stupides tout court. Pour information, nous signale Canal+, le selfie, c’est déjà fini.

Que ceux qui seraient passés à côté du phénomène se rassurent cependant, les drones, et les parodies du clip de Chandelier, le tube de la chanteuse australienne Sia devraient assurer une année 2015 au moins aussi créative que les précédentes. Vivement l’année prochaine ! **lemonde.fr/22.12.2014

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Rétrospective business 2014 : l’année du pétrole bon marché

Elle fait du bien au portefeuille des automobilistes cette chute des cours du pétrole. Dans le secteur énergétique c’est en tout cas le fait marquant de cette année 2014. Mais cette baisse ne fait pas que des heureux.

Il y avait un moment déjà que les cours du pétrole brut n’avaient pas dégringolé de la sorte. Le ralentissement de la demande et l’augmentation de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis sont les deux principaux facteurs de cette baisse.

En 2014, la croissance économique a ralenti en Chine, ses exportations se sont tassées, amenant la Banque centrale à assouplir sa politique monétaire. Dans la zone euro, malgré les bons chiffres de l‘économie espagnole, c’est la stagnation qui a prévalu.

Or, les pays producteurs n’ont pas réduit leur offre, au contraire pour certains. C’est le cas des Etats-Unis, qui inondent le marché de pétrole de schiste. Montée à 8,6 millions de barils par jour en Août 2014, la production américaine de pétrole de schiste pourrait atteindre 9,5 millions de barils quotidiens l’an prochain. Les Etats-Unis, dépendants à 60% du pétrole importé en 2005, ne le sont plus qu‘à 30% en 2014.

L’Arabie Saoudite pense que le prix de 60 dollars le baril sera le niveau auquel l’offre et la demande s‘équilibreront sur le marché. Cela suppose une réduction de la croissance annuelle des pétroles de schiste extraits aux Etats-Unis de 500.000 barils par jour.

La baisse des prix depuis juin 2014 a un impact important sur les économies fragiles dépendante du pétrole comme celles du Venezuela, de l’Iran, du Nigéria et de l’Algérie. L‘équilibre du budget vénézuélien par exemple est basé sur un baril à 161 dollars et celui du budget iranien sur un baril à 131 dollars. La chute des cours handicape aussi la filière pétrolière en Mer du Nord, où l’exploitation n’est plus rentable avec un baril à 60 dollars.

A contrario cette baisse est du pain béni pour les entreprises des pays consommateurs dont les frais se réduisent et particulièrement pour les secteurs des transports : aérien, maritime et terrestre. Mais l’aspect le plus positif à court terme est en faveur du pouvoir d’achat des automobilistes.*.euronews.com–19/12/2014

**le “ made in China “ devient une référence high-tech

Avant, quand on parlait valeurs technologiques, on pensait Silicon Valley. Mais l’innovation explore de nouvelles frontières désormais et le label “made in China” est de plus en plus associé au monde des technologies de l’information.

On les a longtemps accusées de copier plutôt que d’innover. Mais la réputation des entreprises asiatiques est en train de changer. L‘évolution saute aux yeux enChine. Avec plus de 500 millions d’utilisateurs, l’Empire du milieu est le premier marché mondial de l’Internet. Le pays abrite parmi les plus grandes sociétés de technologie au monde, et les voilà parées à se lancer à la conquête de l’ouest.

Dans le cadre de la rétrospective business 2014, nous nous intéressons au parcours flamboyant de quatre fleurons chinois de l‘ère du numérique. Nous revenons sur la saga Alibaba, géant du commerce en ligne qui a fait une entrée fracassante à Wall Street en septembre. Quelle est sa recette du succès ? A quels défis fait-il face chez lui et à l‘étranger ?

Gros plan également sur Xiaomi, jeune entreprise surnommée “ l’Apple d’Orient “ et devenue au troisième trimestre 2014 le troisième fabricant de smartphones au monde derrière Samsung et Apple.

Il y a aussi Huawei, géant des télécoms qui opère dans plus de 140 pays et mise gros sur la recherche et développement, notamment en matière d‘équipement de réseaux, catégorie dont il est le champion mondial. Il travaille d’ailleurs déjà sur la 5G.

Et puis il y a celui que tout le monde connaît en Occident : Lenovo – eh oui, il est bien Chinois, devenu premier fabricant de PC au monde en 2013.*euronews.com–19/12/2014

**le spectre de la déflation hante la Zone euro

C’est la première fois, depuis la crise de 2008, que les banques centrales européenne et américaine empruntent des voies différentes. En 2014, le président de la BCE, Mario Draghi, et la présidente de la Fed, Janet Yellen, ont en effet dû s’adapter à leurs économies respectives.

La tendance est des plus contrastée des deux côtés de l’Atlantique : positive pour la croissance américaine, négative pour celle de la Zone euro, qui plus est menacée de déflation. Cela s’est traduit, en 2014, par des orientations de politique monétaire de plus en plus divergentes entre la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne. Là où l’une, la Fed, a progressivement renoncé aux assouplissements quantitatifs, l’autre, la BCE, se retrouve acculée à y recourir. Là où l’une, la Fed, songe à relever ses taux en 2015, l’autre, la BCE, a adopté en septembre le taux directeur le plus bas de son histoire et se dit parée à mobiliser davantage d’outils non conventionnels pour contrer la déflation.

La BCE doit à tout prix éviter un scénario à la japonaise : des prix de plus en plus bas sur fond de consommation et d’investissements atones. Le risque est sérieux alors que l’Allemagne, première économie de l’Union, a réchappé de justesse de la récession et que la déflation menace d‘étouffer la reprise naissante en Espagne et en Grèce.*euronews.com–19/12/2014

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*Que s’est-il passé dans le monde en 2014 ? 20 questions pour le savoir

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Avant les Oscars les meilleurs films étrangers de l’année 2014

Parmi les meilleurs films sortis en 2014 se trouvent de grandes productions indépendantes et européennes. La plupart d’entre elles sont en lice pour les Oscars dans la catégorie meilleur film étranger. Le choix est difficile. 84 pays ont proposé des films et seulement 5 seront retenus, ils seront nommés en janvier. Voici quelques uns des favoris.”

Dans “Deux jours, une nuit” le film des frères Dardennes présenté par la Belgique Marion Cotillard joue Sandra. Aidée par son mari, elle n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Le russe Andrey Zvyagintsev sera dans la “pré compétition” avec son “Leviathan” qui a remporté le prix du scénario à Cannes. Kolia habite une petite ville au bord de la mer de Barents, au nord de la Russie. Le Maire de la ville, souhaite s’approprier le terrain de Kolia mais celui-ci ne peut pas supporter l’idée de perdre tout ce qu’il possède…

La dernière Palme d’or “Winter sleep” est aussi en compétition pour la Turquie. Aydin, comédien à la retraite, tient un petit hôtel en Anatolie centrale avec sa jeune épouse Nihal, dont il s’est éloigné sentimentalement, et sa sœur Necla qui souffre encore de son récent divorce. En hiver, à mesure que la neige recouvre la steppe, l’hôtel devient leur refuge mais aussi le théâtre de leurs déchirements…

“Ida” a été la révélation polonaise de l’année, un film signé Pawel Pawlikowski. Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses voeux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l’occupation nazie.

“Mommy” a été l‘électrochoc du dernier Cannes. Le jeune réalisateur québécois Xavier Dolan a montré là l’histoire d’une veuve mono-parentale qui hérite de la garde de son fils, un adolescent hyperactif impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts…

Euronews suivra pour vous les nominations aux Oscars. D’ici là faites nous part sur facebook de vos films préférés de l’année.*euronews.com–19/12/2014

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*2014, année la plus chaude jamais enregistrée en Belgique

Avec 11,9° de moyenne, l’année 2014 a été la plus chaude en Belgique depuis le début des relevés météorologiques en 1833. Le précédent record (température moyenne de 11,6°) datait de 2011, a indiqué jeudi le météorologue de l’IRM David Dehenauw.

Le nouveau record a été atteint sans vague de chaleur particulière.L’année 2014 a aussi été particulièrement sèche. Il est tombé 784,3 mm de précipitations à Uccle contre 852 mm en « temps normal ». Le soleil a brillé durant 1.634 heures, et même 1.843 heures à la Côte, contre 1.545 heures habituellement. La température la plus élevée a été mesurée le 19 juillet à Kleine Brogel: le thermomètre affichait 34,5° ce jour-là. Le 29 décembre, il faisait -10,6° à Elsenborn et Buzenol, la température la plus basse enregistrée. Outre 2014 et 2011, les cinq autres années les plus chaudes sont, respectivement : 2007 (11,5°), 2006 (11,4°C), 1989 (11,3°C), 2002 et 1990 (11,2°C).*1/01/2015 -Source: Belga

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*62 millions de SMS envoyés entre mercredi à 20h00 et jeudi à 8h00

Les fêtards belges du Nouvel An ont massivement employé leur GSM, leur smartphone ou leur tablette pour s’échanger des bons voeux, rapportent jeudi les principaux opérateurs de téléphonie mobile du pays. Comme attendu, l’utilisation de Facebook, Twitter et WhatsApp progresse au détriment des SMS.

Au total, les clients de Proximus, Mobistar, Base et Telenet ont envoyé quelque 62 millions de messages SMS entre mercredi à 20h00 et jeudi à 8h00. Un chiffre impressionnant mais en forte baisse par rapport à l’an dernier avec près de 70 millions de SMS recensés. C’est la deuxième année d’affilée que le nombre de SMS envoyés à l’occasion du Nouvel An est en baisse. Le trafic de données mobiles augmente en revanche considérablement. Proximus, le principal opérateur, a enregistré 23,5 millions de SMS, une baisse de 13% par rapport à l’an dernier. Le volume de données échangées (textes et images) via les réseaux sociaux a augmenté quant à lui de 250% pour atteindre 17,6 millions de MB.Les clients de Mobistar ont envoyé 21,3 millions de SMS, soit 10% de moins que lors du passage à 2014. Ils ont également échangé 14 millions de MB, une progression de 165 %. Base Company rapporte de son côté près de 11 millions de SMS envoyés la nuit dernière (- 18%) et un peu moins de 10 millions de MB utilisés (+ 90%). « Les clients de BASE Company adhèrent complètement au nouveau mode de vie mobile et partagent leurs vœux de plus en plus via les médias sociaux, en utilisant leurs réseaux mobiles. Souvent, les gens envoient leurs vœux plus tôt, sans attendre la nuit », relève le CEO Jos Donvil.Enfin, Telenet comptabilise plus de 6 millions de sms envoyés lors du réveillon, un chiffre en légère hausse, et 12 millions de MB, une progression de 500%. Les différents opérateurs, qui avaient pris leurs dispositions pour affronter le pic d’utilisation de leurs réseaux, assurent n’avoir rencontré aucun problème technique.*1/01/2015 -Source: Belga

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Le Bilan du monde en 2013, un panorama de la situation économique, sociale et environnementale de l’année passée, à travers des analyses, des infographies, des chronologies et des portraits.

Un bilan contrasté, sur le plan économique, qui pointe le ralentissement de la croissance dans les pays émergents, dont la Chine, et la reprise dans de nombreux pays riches, en particulier les Etats-Unis. Est-ce à dire que «le déclin de l’Occident» face à l’Asie était un mythe ? Ou s’agit-il d’un accident conjoncturel, qui ne remet pas en cause la tendance générale ? Réponse dans les années qui viennent, avec en particulier la mise en œuvre des réformes annoncées par la Chine, fin novembre, lors du IIIe plenum du comité central du PCC.

La crise en Europe serait terminée mais la fragilité des banques en France et dans la zone euro, ainsi que l’atonie de la consommation, tuée par l’austérité, rendent tout scénario de reprise bien fragile. En Europe, mais particulièrement en France, personne n’ose essayer l’alternative par la relance, par peur des « marchés ».  Le fossé s’accroît, de fait, avec les Etats-Unis, qui ont mené avec succès une politique de relance.

Le Bilan du monde fait également le point sur les faits marquants à retenir en matière d’énergie, de biodiversité, de santé et autour des questions climatiques. Pour ces dernières, le scénario du pire se confirme. Le Ve rapport du GIEC publié en septembre 2013 prévoit une hausse des températures et du niveau des océans qui, d’ici à la fin du siècle, frappera en priorité les pays les plus pauvres et les moins à même de s’adapter.

L’année 2013 est aussi celle où l’OMS a qualifié la pollution de l’air de « cancérogène ». En Chine est même déclarée l’« airpocalypse ».  C’est en 2013 également que de nombreuses enquêtes ont révélé la montée en puissance des conflits d’intérêt entre scientifiques et industriels. Les fabricants de tabac sont toujours montrés du doigt mais les industries pharmaceutique et agroalimentaire sont dorénavant concernées.

Deux ans après la catastrophe de Fukushima, l’heure est à la décontamination. Un chantier gigantesque. Mais le nucléaire s’invite aussi dans le débat français : François Hollande tiendra-t-il sa promesse de réduire de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité ? 2014 permettra de le savoir lors de la discussion de la loi sur la transition énergétique.

Dans la partie « Atlas » de ce bilan, la rédaction du Monde retrace, pour la première fois, l’actualité marquante de l’intégralité des pays de l’ONU (soit 193 pays), de l’Afghanistan au Zimbabwe, mais aussi Antigua, Monaco ou Kiribati, classés par continent et par ordre alphabétique.*janvier 2014

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