France-Présidentielle 2012

*Les Français votent Hollande en matière de politique culturelle

Selon un sondage BVA pour Orange et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) publié ce vendredi 09.03.2012., les Français font plus confiance à François Hollande sur le terrain de la culture…

François Hollande, le 29 février 2012, sur RTL.

A la question «Auquel des candidats à l’élection présidentielle faites-vous le plus confiance en matière de politique culturelle», 40% des sondés ont répondu François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, selon l’enquête de BVA réalisée les 28 et 29 février sur un échantillon de 1.049 personnes, représentatif de la population française. C’est plus du double par rapport au candidat UMP, Nicolas Sarkozy (18%) et presque trois fois plus que François Bayrou (14%). Suivent Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin et Marine Le Pen, à égalité avec 6%.

 Pas seulement une question de popularité

 «Il ne s’agit pas seulement d’une question de popularité car Nicolas Sarkozy affichait déjà un score faible en 2007 alors même qu’il était beaucoup plus populaire qu’aujourd’hui», précise Céline Bracq, directrice adjointe de BVA Opinion, avant d’ajouter: «François Hollande, lui, améliore nettement le score que Ségolène Royal affichait en 2007: la différence est de 10 points en sa faveur.» En outre, 43% des personnes interrogées pensent que la gauche mènerait une politique culturelle meilleure que celle de droite. Elles sont 46% à répondre «ni meilleure ni pire que celle de la droite».

 BVA a également demandé aux sondés quels devraient être les objectifs prioritaires en matière de politique culturelle. Pour 70% d’entre eux, il s’agirait d’entretenir le patrimoine culturel français. 62% des personnes interrogées estiment qu’il faut favoriser l’accès des citoyens à la culture. Puis viennent l’enseignement de l’éducation artistique à l’école (43%), la défense de la diversité culturelle (39%), le soutien aux jeunes artistes (36%), la promotion de la culture française à l’étranger (35%), un meilleur accès des citoyens à la pratique artistique (29%), le développement des offres légales sur Internet (22%) et le soutien à la création contemporaine (17%).

 Le mécénat au lieu de l’Etat pour financer la culture

 Quel financement pour la culture? Les financements privés de mécènes, de personnalités ou de grandes entreprises devraient être développés en priorité dans les années à venir pour 29% des sondés. «La crise des dettes souveraines explique très certainement cette évolution marquante», estime Céline Bracq. Pendant ce temps, 24% des personnes interrogées penchent pour l’autofinancement grâce au succès rencontré auprès du public, 18% comptent sur les financements publics de l’Etat, 15% sur la taxation des fournisseurs d’accès à Internet et 11% sur les financements publics des collectivités locales. Céline Bracq précise que «cette question reste clivée politiquement» et que «l’évolution vers plus de financement privé de la culture tient surtout aux sympathisants de droite». «Ainsi, ils sont désormais 41% à privilégier « les financements via des mécènes, des entreprises et des personnalités », c’est 16 points de plus qu’en 2007. La progression en faveur du privé, moins marquée à gauche, est toutefois notable (+10 points)», conclut la directrice adjointe de BVA Opinion. (20Minutes-09.03.2012.)

**Harlem Désir (numéro 2 du PS)… » l’illusion Sarkozy s’est dissipée»

 Le socialiste Harlem Désir, le 20 janvier 2012

Après le meeting de Nicolas Sarkozy à Villepinte (demanche 11.03.2012.), les premières réactions ne se sont pas fait attendre.. Pour Harlem Désir «Le discours de Villepinte était davantage une opération de sauvetage pour un candidat en perdition qu’une vision pour la France. Mais un discours ne suffira pas à effacer le bilan d’un quinquennat et le désamour des Français! Entre le « j’ai changé » de 2007 et le « j’ai appris » de 2012, l’illusion Sarkozy s’est dissipée: les Français ne sont plus dupes des discours démagogiques du Président des promesses non tenues».

 Jean-Christophe Cambadélis (député PS)

«Sarkozy tente d’échapper à son bilan. Il a osé emprunter à Mitterrand la formule de « la France unie », mais avec lui, c’est plutôt la France punie et les Français meurtris. (…) En parlant de renégocier Schengen, Sarkozy donne raison à François Hollande: les traités européens peuvent être renégociés. S’agissant de l’European Buy Act, il reprend une proposition des socialistes».

Eric Ciotti (député UMP)

«Le meeting de Nicolas Sarkozy a été incontestablement un formidable succès populaire (…). Confronté à une crise économique et à des bouleversements géopolitiques sans précédent, notre pays a besoin d’un véritable chef d’Etat expérimenté et responsable».

Christian Estrosi (député UMP)

Une «manifestation inédite par l’ampleur de la mobilisation qui est la meilleure réponse au microcosme parisien qui affirme que l’élection est déjà jouée (…) Nicolas Sarkozy a démontré que rien n’était joué et a aujourd’hui, grâce à ses propositions, sifflé la fin de la récréation socialiste. Le combat sera difficile mais aujourd’hui, les choses sont claires : le candidat Nicolas Sarkozy est de retour. (AFP-11.03.2012.)

**Un document compromettant sur Sarkosy…qui aurait été  financé par Kaddhafi

une somme  de 50 millions d’euros aurait mise à sa disposition pour sa campagne de 2007 !

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<p><strong></strong><span style=Selon un document consulté par Mediapart, le marchand d’armes Ziad Takieddine, organisateur en 2005 et 2006 des visites de Nicolas Sarkozy et de ses proches en Libye, aurait mis en place les «modalités de financement» de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime d’El Gueddafi, en lien avec Brice Hortefeux, alors ministre des Collectivités locales, et Saïf El Islam. Un montant de 50 millions d’euros, une banque suisse et un compte à Panama sont évoqués dans ce document. Mouammar El Gueddafi a-t-il financé Nicolas Sarkozy ? La question, soulevée peu avant la guerre en Libye, vient d’apparaître en toutes lettres dans l’affaire Takieddine. Selon un document consulté par Mediapart, le marchand d’armes Ziad Takieddine, organisateur en 2005 et 2006 des visites du ministre de l’Intérieur et de ses proches en Libye, puis en 2007 du président élu, aurait mis en place les «modalités de financement» de sa campagne présidentielle par le régime d’El Gueddafi, en lien avec Brice Hortefeux, alors ministre des Collectivités locales. Le 18 octobre 2011, les policiers ont versé au dossier d’instruction une note de synthèse sur laquelle figure une référence «GEN/NS V. MEMO DG», qui contient sans les expliciter les initiales du président de la République. Cette note a été rédigée et remise aux enquêteurs par un témoin du dossier, Jean-Charles Brisard, ancien membre de l’équipe de campagne d’Edouard Balladur, en 1995, aujourd’hui dirigeant d’une société de renseignements privée. Le document contient aussi les références du compte suisse de la sœur de Jean-François Copé, le patron de l’UMP, dont M. Brisard est un proche. Mediapart s’est procuré l’intégralité de la note «GEN/ NS V. MEMO DG», qui n’a pas été communiquée aux enquêteurs par M. Brisard. Son contenu est explosif. Il s’agit des confessions de Didier Grosskopf, «DG», l’ancien médecin personnel de Ziad Takieddine, qui l’a accompagné à plusieurs reprises en Libye, pour y soigner des membres de la famille El Gueddafi. Ces confessions ont été recueillies le 20 décembre 2006, à Lausanne, en Suisse, par M. Brisard. (El Watan-13.03.2012.)

**Marine Le Pen décroche les 500 parrainages nécessaires à sa candidature

 France-Présidentielle 2012

Marine Le Pen a déclaré ce mardi à Reuters disposer des 500 signatures requises pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle d’avril-mai.  «J’ai mes 500 parrainages, je serai donc candidate à l’élection présidentielle», a-t-elle affirmé.  La présidente du Front national a précisé qu’elle ferait une déclaration officielle de candidature à 16h à Hénin-Beaumont, sur ses terres électorales du Pas-de-Calais, où elle a obtenu ses meilleurs scores électoraux.

Elle évoquait pourant des «pressions» sur les élus

Priée de dire si elle avait un volant de sécurité concernant ses signatures, elle a refusé de répondre, précisant que la validité de chaque document serait vérifiée par le Conseil constitutionnel. La date-butoir pour le dépôt des parrainages est fixée à vendredi prochain. Marine Le Pen a tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme ces dernières semaines, estimant que les élus qui étaient censés lui donner leur signature subissaient des pressions pour ne pas lui fournir les parrainages requis.  Dans le sondage quotidien de lundi d’Ifop/Fiducial pour Paris Match, elle est créditée de 16,5% des voix au premier tour de l’élection présidentielle. En six jours, elle aurait perdu 3,5 points selon cet institut. (20Minutes avec Reuters-13.03.2012.)

 **Philippe Poutou obtient ses 500 parrainages d’élus

Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a recueilli les 500 signatures d’élus nécessaires pour concourir à l’Elysée, a indiqué mardi à l’AFP un responsable du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), confirmant une information de plusieurs médias. Le successeur d’Olivier Besancenot dans la course à l’Elysée «va annoncer ce soir (mardi) au meeting de Chambéry qu’il les a», a affirmé ce cadre. «Il y aura un dernier dépôt de signatures au Conseil constitutionnel vendredi», date limite pour déposer ces parrainages, a-t-on précisé. Philippe poutou s’est tout de même réjoui sur i-Télé: «Il y aura au moins un ouvrier candidat dans ce monde de politiciens.»

Egalité de temps de parole

 Depuis plusieurs semaines, le NPA avait dénoncé des «obstacles» du PS pour le recueil de ces signatures. Mais la semaine dernière, le parti était apparu plus confiant, Philippe Poutou estimant qu’il ne lui manquait qu’«une vingtaine» de promesses de signatures à convertir «pour assurer le coup». L’ouvrier-mécanicien à Blanquefort (Gironde), presque 45 ans, compte désormais sur l’égalité de temps de parole entre candidats dans l’audiovisuel, qui commence lundi ou mardi prochain, pour se faire connaître. «On espère que les choses bougent avec la campagne officielle», avait dit mercredi dernier celui qui stagne entre 0 et 1% dans les sondages actuellement. (20Minutes avec AFP-13.03.2012.)

**Que disent les sondages ? Nicolas Sarkozy et François Hollande sont-ils au coude-à-coude ou bien distancés? Marine Le Pen peut-elle refaire son retard? Jean-Luc Mélenchon va-t-il rattraper François Bayrou? Vous aussi vous êtes perdu dans la jungle des sondages souvent contradictoires? Grâce à un nouvel outil, 20minutes.fr vous permet de vous y retrouver et de comparer les tendances de la course présidentielle des différents instituts (Ifop, Ipsos, Sofres, LH2, BVA, OpinonWay et bien sûr CSA, le partenaire de La Course 20Minutes-RMC-BFMTV). Intentions de vote au premier ou au second tour, vous y verrez clair en un seul coup d’oeil à quelques jours de l’élection présidentielle 2012. cliquer ici: sondages

  

 *Nicolas Sarkozy, «le président des riches» selon une étude Terra Nova

Quelque 84 milliards d’euros ont été distribués aux plus aisés…

Le président de la République et candidat à sa réélection Nicolas Sarkozy, le 23 février 2012 dans un train pour Lille

La Fondation Terra Nova, think tank proche du PS, publie mardi une étude visant à démontrer que Nicolas Sarkozy aura été durant son quinquennat «le président des riches», avec «84 milliards d’euros distribués» prioritairement aux ménages les plus aisés et aux entreprises. Dans ce rapport sur «le bilan redistributif du sarkozysme», la fondation souligne que «ces cadeaux considérables» représentent «plus de 4 points de PIB» et que sans eux «la dette publique de la France (85% du PIB aujourd’hui) serait inférieure à celle de l’Allemagne (83,5%)».

La loi Tepa visée

Elle relève que «plus de la moitié» de cette redistribution «a été décidée dès 2007 à travers la loi Tepa» (travail, emploi, pouvoir d’achat), ce qui a eu pour effet d’«amoindrir la capacité budgétaire de la France à lutter contre la crise». Selon Terra Nova, Nicolas Sarkozy a bel et bien été «le président des riches». «Le bilan est sans appel», écrit la fondation. «Sur les 34 milliards distribués aux ménages, plus de la moitié (54%) est allée aux ménages aisés». Par ailleurs, «60% des montants totaux redistribués (50 mds d’euros sur 84) ont été fléchés vers les entreprises», privilégiant «la compétitivité coût» (33 mds) au détriment de «la compétitivité qualité» (3 mds pour le crédit d’impôt recherche, et 14 mds pour le programme d’investissement d’avenir). (AFP-06.03.2012.)

 * Sarkozy recule dans les sondages

La dynamique positive de Nicolas Sarkozy subit un coup d’arrêt et 3,5 points le séparent désormais de François Hollande dans les intentions de vote du premier tour de la présidentielle, selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris-Match. Le candidat socialiste a gagné hier un point à 29%, tandis que le candidat-président a perdu 1,5 point (25,5%), des scores qui n’ont pas évolué aujourd’hui, et retrouve le niveau de sa déclaration de candidature, précise cette note d’étape de la semaine.

L’Ifop note que le « décrochage » de Nicolas Sarkozy a débuté deux jours après « l’annonce surprise » par son adversaire de son intention d’instaurer une tranche d’imposition de 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros. En début de semaine, l’écart entre François Hollande (28%) et Nicolas Sarkozy (27%) n’était plus que d’un point. Mais à partir de jeudi, le candidat PS a repris l’ascendant.  François Hollande « connaît une légère progression qui lui permet de se rapprocher à nouveau de la barre des 30%, alors que ses scores suivaient une courbe descendante depuis le lancement de la campagne de Nicolas Sarkozy », souligne l’Ifop. En outre, dans les intentions de vote au second tour, le prétendant socialiste reprend une très nette avance de 14 points, avec 57% contre 43%.

La semaine a été marquée par une mauvaise passe du chef de l’Etat, de son discours de mardi sur l’éducation à Montpellier à l’accueil houleux que lui a réservé la ville de Bayonne hier. Le candidat soutenu par l’UMP ne parvient à récupérer qu’à peine plus d’un électeur du centriste François Bayrou sur cinq. Surtout, les reports de l’électorat de Front national restent très insuffisants, note l’Ifop.  Depuis le début des mesures dans le cadre de ce baromètre, la part des électeurs de Marine Le Pen se reportant au second tour vers Nicolas Sarkozy n’a en effet jamais dépassé la barre des 40%, et atteint même un niveau plancher en fin de semaine (environ 32%). Parmi les autres principaux prétendants, Marine Le Pen confirme cette semaine sa légère progression, après le creux mesuré à la mi-février. Avec 18,5% des intentions de vote vendredi, la candidate frontiste gagne 1 point en une semaine et consolide son avance sur le centriste François Bayrou qui piétine autour des 12%.

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de solidification de la certitude du choix des électeurs. Soixante-quatre pc des sondés déclarent en effet qu’ils ne changeront pas d’avis d’ici le 22 avril, alors qu’ils n’étaient que 62% il y a une semaine.  Ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon de 912 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 973 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. (Le Figaro-02.03.2012.)

**Sarkozy est le moins populaire des dirigeants européens

Un sondage BVA pour «20 Minutes» compare les popularités du président français, d’Angela Merkel, de David Cameron, de Mario Monti et de Mariano Rajoy…

Nicolas Sarkozy est le plus connu parmi les dirigeants des cinq principaux Etats européens (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne): 93% des sondés disent le connaître, d’après le sondage commandé par 20 Minutes à BVA. Le chef de l’Etat est talonné par la chancelière allemande Angela Merkel (92%), mais devance largement le Britannique David Cameron (88%), l’Italien Mario Monti (74%) et l’Espagnol Mariano Rajoy (63%). Cette notoriété s’accompagne du plus grand taux d’opinions défavorables. En moyenne, dans les cinq pays interrogés, le président de la République ne recueille que 33% de bonnes opinions, et 58% de mauvaises, devançant là aussi ses homologues européens. Il est aussi le seul à être impopulaire dans les cinq pays, notamment en Italie et en Grande-Bretagne. Expliquer pourquoi Nicolas Sarkozy est le dirigeant européen le plus connu est relativement aisé. Pendant cinq ans, il a joué un rôle de leader sur des dossiers aussi différents que la Libye, la dette ou la Grèce. Le plus surprenant dans ce sondage porte sur son impopularité. Pascal Perrineau, le directeur du Cevipof, le Centre de recherches politiques de Sciences Po avance sur des oeufs. «Les étrangers ont été heurtés par un mode d’exercice du pouvoir flamboyant. L’opinion anglaise a une forme d’allergie historique à la ‘suffisance’ française. Quant aux Italiens anti-Berlusconi, ils ont pu rejeter une personnalité jugée proche.» Guillaume Peltier, secrétaire national de l’UMP, avance une toute autre analyse. «En temps de crise, Nicolas Sarkozy a porté des réformes courageuses. C’est le signe de la crédibilité. Cela compte plus que la popularité.» (20Minutes-09.03.2012.)

 **61% des Français pour la création d’une tranche d’impôt à 75%

Six Français sur dix sont favorables à la proposition de François Hollande de créer une tranche d’impôt à 75% au-delà d’un million d’euros de revenus annuels, selon un sondage de TNS Sofres-Mediaprism pour I-Télé publié ce vendredi.
36% des personnes interrogées sont « tout à fait favorables » à cette mesure, 25% « plutôt favorables », soit un total de 61%. 16% y sont « tout à fait opposés » et 13% « plutôt opposés », soit un total de 29% d’avis contraires. 10% sont sans opinion. Selon TNS Sofres, seuls les sympathisants UMP se disent en majorité défavorables (65% contre 29%) à la mesure préconisée par le candidat socialiste à la présidentielle.* L’enquête a été réalisée le 1er mars par internet auprès de 1.010 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas…(02.03.2012.)

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*Hollande déroule ses propositions pour l’égalité hommes/femmes

Le candidat socialiste promet de mettre en place un ministère du Droit des femmes s’il est élu…

Le candidat socialiste François Hollande lors d'une rencontre avec des personnalités féminines, à son siège de campagne à Paris le 2 mars 2012

Toujours en tête des sondages, François Hollande a déroulé vendredi ses propositions pour l’égalité des sexes, promettant s’il est élu à l’Elysée de mettre en place un gouvernement mixte ainsi qu’un ministère du Droit des femmes et la suppression des subventions aux partis ne respectant pas la loi sur la parité. «J’ai décidé qu’il y aurait un ministère du Droit des femmes, rattaché au Premier ministre, dans le gouvernement que je formerais», a déclaré à la presse le candidat PS, après une prise de parole devant des personnalités féminines à son siège de campagne, six jours avant la journée de la femme, le 8 mars.

Respecter la parité

«François Mitterrand en 1981 avait décidé de créer un ministère du Droit des femmes, qui n’avait pas eu de pérennité», a-t-il rappelé au sujet de ce portefeuille occupé par Yvette Roudy.

«Ce serait un bon principe que d’avoir autant d’hommes que de femmes dans un gouvernement», a ajouté le député de Corrèze, précisant que «cela ne veut pas dire que les responsabilités seraient les mêmes».

«Les partis qui ne respecteront pas la parité pour les élections législatives perdront toutes les subventions de l’Etat pour leur propre fonctionnement», a-t-il affirmé. «Depuis 2007, le Parti socialiste respecte la loi et ne paie pas d’amendes. Mais il est vrai que d’autres partis politiques préfèrent payer une amende, en plus sur une dotation de l’Etat», a assuré le candidat à la présidentielle.

Sur l’égalité salariale, «il n’y a pas besoin de lois supplémentaires. Tout existe sur le plan législatif et réglementaire, il faut une volonté», selon lui. «Je laisserai un an aux grandes entreprises pour se mettre en conformité avec la loi. S’il n’y a pas cette égalité, les exonérations de cotisations sociales seront suspendues pour les entreprises qui ne respectent pas ce principe», a-t-il ajouté. François Hollande a aussi plaidé pour faciliter l’accès aux centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG). (20Minutes avec AFP-02.03.2012.)

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*François Hollande et l’épineuse question de la mémoire..

 *À contre-courant de nombreux responsables de l’Exagone, François Hollande souhaite que le France présente ses excuses au peuple algérien pour son passé colonial

Voilà qui tranche avec les discours lénifiants et “les notes de bonne conduite” : l’ancien secrétaire général du Parti socialiste français, François Hollande, actuel candidat aux primaires pour l’élection présidentielle de 2012 et potentiel adversaire de Nicolas Sarkozy, a estimé que l’Algérie, épargnée jusque-là par le soulèvement révolutionnaire qui affecte nombre de pays arabes, doit faire des progrès démocratiques et de justice économique. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique, François Hollande, s’il suggère que l’Algérie reste traumatisée par la décennie noire, n’en estime pas moins que l’ouverture démocratique est nécessaire. “Il y a eu des secousses en ce sens, mais l’Algérie se souvient de la guerre civile. D’ailleurs, il s’y produit encore des actes terroristes. L’idée de la concorde nationale demeure. L’Algérie doit pourtant faire un double effort de progrès démocratique et de justice économique, par le biais notamment d’un partage plus équitable de la rente pétrolière et gazière”, a-t-il dit, en réponse à une question sur les raisons qui font que l’Algérie n’a pas été touchée par le Printemps arabe. François Hollande, qui a déjà séjourné en Algérie en décembre dernier sur invitation du FLN, s’est également prononcé sur l’épineuse question de la mémoire.
À contre-courant de nombreux responsables, notamment du parti majoritaire au pouvoir, l’UMP, François Hollande a souhaité que le France présente ses excuses au peuple algérien pour son passé colonial. “Je souhaite que les choses soient dites. Nous allons célébrer en 2012 le cinquantième anniversaire de l’indépendance algérienne. Ce sera l’occasion de rappeler ce qu’est le passé, l’Histoire et ses douleurs multiples. Il ne faut pas nous figer dans une commémoration qui sera forcément différente dans l’évocation du souvenir en Algérie et en France. Nous devons être dans une relation de confiance mutuelle et dans la construction de projets communs. Tant de liens humains, culturels et économiques nous unissent”, a-t-il affirmé.
En déclinant franchement ses positions sur deux thèmes majeurs qui touchent l’Algérie, François Hollande semble se placer d’ores et déjà en perspective de la présidentielle française de 2012. À l’inverse de ses prédécesseurs et d’autres responsables de l’establishment français, il préfère se tourner résolument vers l’avenir. Reste à savoir comment ce discours sera perçu à Alger. … (Liberté-10.08.2011.)

 

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**Primaire socialiste: TOP départ, mardi 28.juin2011

 Le Parti Socialiste entame une phase décisive…

*Martine Aubry 

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 Le Wordle, ou nuage de mots selon leur emploi, du discours de Martine Aubry.

**Des Français toujours attirés par les primaires

article_Vote-primaires Alors que des voix de la majorité s’élèvent contre l’organisation des primaires, les Français sont toujours autant attirés par cette élection. 34 % des personnes interrogées déclarent qu’ils iront « certainement » (16 %) ou « probablement » (18 %) voter. Un résultat à la baisse (-3 points) par rapport au mois de mai, mais qui démontre toujours une réelle curiosité pour cette investiture ouverte à tous.Ces derniers jours, Claude Guéant et Jean-François Copé, ministre de l’Intérieur et secrétaire général de l’UMP, ont dénoncé les risques de « fichage politique ». Ce qui a provoqué une indignation du côté du PS. « Nous avons voulu que cette primaire soit incontestable, a détaillé David Assouline, secrétaire national, avant d’expliquer que les feuilles d’émargement seraient mises sous scellés à la fin du vote.C’est pour cela que l’UMP s’énerve. Elle sait que ce moment là s’il est réussi sera le premier vote des citoyens pour donner un nom au changement. » Et le PS de s’inquiéter à son tour. « Vu l’état d’esprit de M. Copé, pensez-vous qu’à Meaux, il ne risque pas d’y avoir au contraire, un certain nombre d’employés du cabinet de M. Copé qui iront vérifier si les employés municipaux de la ville de Meaux n’iront pas voter aux primaires ? », a déclaré Benoît Hamon sur RFI.(20Minutes-23.06.2011.)

***Méthodologie–Sondage exclusif CSA/BFMTV/RMC/20Minutes réalisé par téléphone les 20 et 21 juin 2011 au domicile des personnes interviewées.°°Echantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus, dont ont été extraites 825 personnes inscrites sur les listes électorales en France, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge et profession du chef de ménage) après stratification par région et catégorie d’agglomération.** Selon un sondage: François Hollande l’emporterait sur Sarkosy lors  de la présidentielle

*selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche.

Si François Hollande était le candidat du PS, il remporterait le premier tour de la présidentielle avec 26%, devançant Nicolas Sarkozy (22%) et Marine Le Pen (21%). En revanche, si Martine Aubry, la première secrétaire du PS, était désignée, elle remporterait certes le premier tour avec 23% des voix mais devant Marine Le Pen (22%), Nicolas Sarkozy ne réunissant, dans cette hypothèse, que 21,5% des votes. Le député de Corrèze assoit son avance sur la première secrétaire du PS auprès des personnes âgées de plus de 65 ans (7 points d’avance sur Martine Aubry) ainsi que sur les professions libérales et les cadres supérieurs (7 points d’avance). Dans l’hypothèse où François Hollande serait investi par le PS, il recueillerait les votes de 28% des électeurs de François Bayrou en 2007 tandis qu’ils ne seraient que 18% à voter pour Martine Aubry.Nicolas Sarkozy, qui faisait un score de 22,5% des voix les 17 et 19 mai 2011, baisse légèrement dans les deux cas de figure: 22% en cas de candidature Hollande et 21,5% en cas de candidature Aubry.Marine Le Pen, qui était respectivement à 21% et 21,5% les 17 et 19 mai, se maintient à 21% et 22%, des scores très proches de ceux de l’actuel président de la République. En ce qui concerne le Centre, François Bayrou arrive en tête avec respectivement 7% et 8% selon que le candidat PS est François Hollande ou Martine Aubry. Ces scores sont de 6 et 6,5% pour Jean-Louis Borloo et 3 et 3,5% pour Dominique de Villepin.Le sondage a été réalisé les 9 et 10 juin auprès d’un échantillon représentatif de 923 personnes, selon la méthode des quotas et recueilli par un questionnaire en ligne. (Les Echos-11.06.2011.)

**Hollande et Villepin n’ont pas écarté l’hypothèse d’une alliance au deuxième tour…

 Dominique de Villepin n’a pas manié «l’humour corrézien». Vendredi soir à Strasbourg, l’ancien Premier ministre et François Hollande ont pourtant peiné à véritablement montrer leurs différences, lors d’un débat organisé par le Nouvel Observateur et Terra nova, club de réflexion socialiste.Réunis par un même rejet de Nicolas Sarkozy, le candidat à la primaire socialiste et Dominique de Villepin, qui ne cache pas son envie de se présenter, n’ont pas fermé la porte à l’hypothèse d’une alliance de deuxième tour en 2012.«Nous savons à quelle famille politique nous appartenons. En même temps, j’ai le sens de ce que doit être un rassemblement », a dit François Hollande, lors d’une rencontre avec la presse. «Sur les questions de défense, sur les questions d’image de la France, nous pouvons nous retrouver », a-t-il ajouté à propos de son ancien camarade de l’Ecole nationale d’administration (Ena).Des convergences«Nous nous retrouvons sur beaucoup de points, je pense à la fiscalité, à l’éducation», a confirmé quelques instants plus tard Dominique de Villepin, sur la scène de l’opéra où les deux anciens de la promotion « Voltaire » devaient expliquer «comment réformer la France».  Mais quand le gaulliste dit «pouvoir au peuple», «refondation de la France» et «revenu citoyen», le socialiste évoque «droit à la négociation collective», renforcement du pouvoir des collectivités locales et «contrat de génération». Invité à expliquer ses « divergences » avec l’actuel favori des sondage, Dominique de Villepin se contente d’affirmer que le programme socialiste «ne changera rien à la situation de notre pays». Et il refuse de suivre Jacques Chirac qui s’était dit le week-end dernier, en une «boutade corrézienne», prêt à voter Hollande en 2012.Au moment de conclure, l’ancien Premier ministre s’est prononcé «pour un gouvernement d’union nationale». Le futur président «aura l’obligation de ne pas gouverner seul» a renchéri l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste. Les deux hommes ne sont pas toutefois allés jusqu’à dire qu’ils pourraient gouverner ensemble. (20Minutes avec Reuters-18.06.2011.)

 

**François Hollande est toujours en tête des préférences pour la primaire socialiste.

 Martine Aubry et François Hollande, lors de la clôture de l'université d'été du PS à La Rochelle, le 29 août 2010.

François Hollande est toujours en tête des préférences pour la primaire socialiste mais l’écart avec la première secrétaire du PS Martine Aubry se réduit et n’est plus que d’un point (36% contre 35%), selon un sondage Ifop pour France-Soir de ce mardi. Selon cette enquête effectuée début juin, le député de Corrèze recueille 36% des souhaits des sympathisants de gauche, talonné par la maire de Lille (35%), loin devant les autres prétendants, Ségolène Royal (14%), Arnaud Montebourg (6%) ou Manuel Valls (4%).Juste après le déclenchement de l’affaire Strauss-Kahn, dans un sondage réalisé du 17 au 19 mai, François Hollande avait atteint 41% des intentions des sympathisants de gauche et Martine Aubry 28%. L’écart s’était réduit au cours d’une enquête du 19 au 27 mai, qui plaçait M. Hollande à 39% et Mme Aubry à 33%. Chez les sympathisants du seul Parti socialiste, l’écart est plus important : 44% pour François Hollande et 36% en faveur de Martine Aubry. Ségolène Royal totalise 10%, Arnaud Montebourg 5% et Manuel Valls 3%.Là encore, M. Hollande perd des points par rapport aux précédentes études d’opinion : il atteignait 50% les 17-19 mai puis 46% les 19-27 mai. A l’inverse, Mme Aubry est passée de 27% à 35% sur la même période. Si les deux candidats se retrouvent face à face au second tour de la primaire socialiste, François Hollande l’emporterait sur Martine Aubry chez les sympathisants de gauche (52/48) et encore plus nettement chez ceux du PS (56/44). (20Minutes-14.06.2011.)

**54% des Français souhaitent une victoire de la gauche 

54% des Français souhaitent une victoire de la gauche (en baisse de deux points par rapport à mai) et Nicolas Hulot est la deuxième personnalité politique, derrière Jacques Chirac, en terme de popularité, selon un sondage Ifop pour Paris Match à paraître jeudi.En mai, lors d’une précédente enquête de l’Ifop, 56% des Français exprimaient un désir d’alternance. En juin comme en mai, 40% des sondés souhaitent plutôt la victoire de la droite. S’agissant de la popularité des personnalités testées par l’Ifop, Jacques Chirac arrive en tête (76%), en hausse de 5 points par rapport au mois de mai. L’enquête a été réalisée avant ses propos ce week-end sur François Hollande.Nicolat Hulot, l’un des candidats déclarés à la primaire des écologistes, arrive en deuxième place avec 67% (-3 points), devant, à 66% ex aequo, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë (+1) et la ministre des Finances Christine Lagarde (+10). L’autre candidate à la primaire écologiste, Eva Joly, perd 8 points à 45%. Dominique Strauss-Kahn « pâtit, de manière spectaculaire, de son inculpation, et subit le recul de popularité le plus élevé depuis la création de ce tableau de bord politique (39%, -32 points) », souligne l’Ifop, dans la présentation du sondage.A la 40e place, le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy gagne 2 points, à 35%, tandis que François Fillon, en 11e position, en gagne un à 55%. A noter par ailleurs un recul de la popularité du président du Parti radical Jean-Louis Borloo (-7 points, 64%). Autre enseignement du sondage: le candidat déclaré à la primaire socialiste François Hollande et la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry sont au coude à coude, recueillant chacun 64% d’opinions favorables (+2 points par rapport à mai pour François Hollande et +8 pour Martine Aubry). La maire de Lille devance même François Hollande auprès des sympathisants du PS (91% contre 87% de bonnes opinions).Ségolène Royal, pour sa part, progresse de 4 points (39%). Enfin, quand on demande aux sondés de dire leur préférence entre deux personnalités, 68% préfèrent Martine Aubry à Ségolène Royal (28%). 71% citent en premier lieu François Hollande face à Ségolène Royal (26%). 73% préfèrent Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy (25%). Ce sondage a été réalisé par téléphone les 9 et 10 juin auprès d’un échantillon de 961 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. (afp-14.06.2011.)
 

**le Parti socialiste adopte son projet pour l’élection présidentielle de 2012  

Intitulé «Le Changement», le projet socialiste pour l’élection présidentielle de 2012 a été adopté ce samedi à l’unanimité lors d’un vote à main levée, par les délégués de la convention réunie Halle Freyssinet à Paris. L’adoption a été suivie du discours de clôture de la première secrétaire du PS. Deux semaines après le «coup de tonnerre» de l’affaire DSK, Martine Aubry a ainsi appelé samedi les socialistes à «rester soudés dans l’adversité» et a maintenu le suspense sur son éventuelle candidature à la primaire du PS pour l’élection présidentielle.«Sur notre chemin, un drame est récemment intervenu qui constitue d’abord une terrible épreuve humaine», a déclaré la dirigeante socialiste lors d’une convention nationale du parti, à Paris, où le projet présidentiel pour 2012 a été adopté à l’unanimité. «Seule la justice peut faire surgir la vérité, elle a besoin de dignité et de sérénité», a-t-elle souligné en évoquant l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol à New York sur une femme de chambre d’un hôtel de Manhattan.Devant les 2.000 militants venus applaudir le projet, Martine Aubry a de nouveau «demandé le respect pour la jeune femme et sa parole» et «pour notre ami Dominique Strauss-Kahn, le respect de la présomption d’innocence». «Plus que jamais, nous devons mobiliser en nous l’esprit d’unité et l’esprit de responsabilité», a-t-elle poursuivi, en appelant responsables du parti et militants à «rester soudés dans l’adversité».«Responsabilités» à prendre avant juilletEvoquant l’échéance de la primaire, Martine Aubry n’a dit mot de ses intentions devant les candidats déclarés (François Hollande, Ségolène Royal…) et potentiels (Pierre Moscovici, Manuel Valls…). «Je prendrai mes responsabilités avec une seule volonté, à la fois ambitieuse et simple, celle que j’ai toujours gardée depuis trois ans: qu’une candidature issue de nos rangs, porteuse de l’espoir attendu, puisse accéder l’année prochaine à la présidence de la République, c’est mon seul objectif», a-t-elle lancé sous les applaudissements.Le dépôt officiel des candidatures pour la primaire du PS, fixée au 9 et 16 octobre prochains, est prévu entre le 28 juin et le 13 juillet. (20Minutes avec Reuters-28.05.2011.)

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 «Tout le monde peut participer à la primaire écologiste»

A un mois du vote pour le candidat écologiste, Nicolas Hulot essaye de convaincre les Français et les militants Europe Ecologie -Les Verts. 

 

Nicolas Hulot entouré de Michèle Rivasi, Cécile Duflot et Eva Joly (de g. à dr.), samedi à Paris.

Nicolas Hulot, déclaré candidat à la primaire écologiste pour l’élection présidentielle, ne ménage pas ses efforts pour rattraper sa rivale Eva Jolylancée depuis près d’un an sur le chemin de l’élection. Son passé télévisuel, qui le crédite d’un capital sympathie certain auprès des Français, sera-t-il un handicap au sein d’Europe Ecologie – Les Verts (EELV)?  

**INTERVIEW – A un mois de la primaire écologiste, Nicolas Hulot essaye de convaincre à l’intérieur d’Europe Ecologie – Les Verts, mais aussi à l’extérieur du parti…En campagne avant la campagne: Nicolas Hulot, déclaré candidat à la primaire écologiste pour l’élection présidentielle, ne ménage pas ses efforts pour rattraper sa rivale Eva Joly lancée depuis près d’un an sur le chemin de l’élection. Son passé télévisuel, qui le crédite d’un capital sympathie certain auprès des Français, suffira-t-il à compenser ce qu’il appelle lui-même ses «lacunes» sur les sujets sociaux ou économiques? Si les militants d’Europe Ecologie – Les Verts (EELV) auront le dernier mot, le candidat essaye de convaincre le plus grand nombre de personnes de participer au choix du candidat écologiste pour 2012.*La campagne pour les primaires d’Eva Joly a démarré en août dernier, comment comptez-vous rattraper votre retard?Il n’y a pas de recette miracle et c’est pour ça que je souhaitais retarder les primaires. Il faut du temps pour établir une relation de confiance avec les sympathisants et les militants, d’autant plus que la singularité de mon parcours peut prêter à interrogation. Mais j’ai le sentiment très net que les réponses que j’apporte aux questions légitimes des militants font tomber un certain nombre de préjugés.*Qu’est-ce qui vous a décidé à vous présenter?Il y a un conformisme culturel qui considère que l’enjeu écologique est optionnel, marginal ou conjoncturel, alors que pour moi c’est une condition. J’ai conscience que le monde politique traditionnel n’évoluera pas spontanément plus loin sur ces sujets-là. Si on avait du temps pour que les choses se fassent naturellement, j’aurais continué à agir par le biais des associations, mais je pense maintenant que la France peut jouer un rôle d’accélérateur et de détonateur sur ces sujets.*Les gens vous reconnaissent à cause d’Ushuaïa, de la télé, ça vous pèse?Pas du tout! Je suis conscient qu’un capital de sympathie et de confiance n’est pas un réservoir de voix, mais ça permet de rentrer dans le débat et la proposition. Ça met les gens dans un état d’esprit favorable, à moi ensuite d’avoir les arguments qu’il faut.*Paradoxalement, ce qui vous attire ce capital sympathie est aussi ce qui peut susciter la méfiance en interne à EELV?C’est ce qui déclenche une forme de méfiance, de réserve chez certains, voire parfois de l’animosité. La notoriété, c’est une somme de préjugés positifs et négatifs, que vous passez votre temps à corriger. Je ne m’en étonne pas et je dis aux militants et sympathisants de me choisir, ou pas, pour ce que je suis et ce que je pense, et non pas pour ce qu’on me fait dire ou ce qu’on pense que je suis.*Vous pensez que le compromis trouvé par les co-opérateurs EELV, à savoir une participation de dix euros pour voter à la primaire, permettra d’ouvrir suffisamment le corps électoral?Je peux comprendre que dix euros, ce ne soit pas une petite somme pour certains, mais ce qui est important c’est que tous les Français qui s’intéressent à la politique et à l’écologie, même de loin, sachent qu’il y a des élections ouvertes à tout le monde, et qu’on peut encore s’inscrire en allant sur le site Web des primaires. J’aimerais que ça déborde largement le cercle des sympathisants et des adhérents pour être assez nombreux et pouvoir peser demain sur les politiques publiques et les choix de la société.*Vous pensez être capable de rassembler tous les écologistes?J’ai démontré dans le passé avec le pacte écologique, qui a rassemblé pas loin d’un million de personnes, que je suis capable de faire converger des gens qui sont pour l’instant à l’écart. J’arrive à analyser les verrous qui empêchent de s’intéresser à ces sujets et je pense que la pédagogie n’est pas incompatible avec la politique.*Comment se passent les relations avec Eva Joly en ce moment?On en a peu, simplement parce qu’elle a sa campagne, moi la mienne, le temps nous est compté. C’est important de montrer qu’entre nous il n’y a pas d’animosité, qu’on peut avoir des différences d’appréciation, mais il faut apaiser le débat et rappeler que ce qui est important, c’est le projet que l’on porte, la vision que l’on a de la société. De toute façon, j’aurai besoin d’elle, elle aura besoin de moi et l’écologie a besoin de notre unité.

*Dans quinze jours c’est le congrès d’EELV, vous soutenez une motion?

Non. Je respecte le fonctionnement du parti, mais je suis là pour une campagne et pour essayer de non seulement préserver mais consolider l’unité de cette formation, parce qu’aucun candidat ne pourra faire une bonne campagne sans unité du parti. Je dis simplement que j’ai construit une relation de confiance avec Cécile Duflot et j’aime les gens qui ne nous enferment pas dans un personnage ou dans un parcours. Cécile a acté que j’avais cheminé sur beaucoup de sujets.

*C’est une nouvelle carrière qui commence pour vous quel que soit le résultat de la primaire?

Je n’en sais rien. Pour l’instant, toute mon énergie est mobilisée pour cette campagne présidentielle, avec la détermination de participer à créer une alternative politique et non pas une alternance. Mon horizon s’arrête pour l’instant aux législatives, après on verra. (20Minutes-23.05.2011.)

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Une réponse à “France-Présidentielle 2012”

  1. 8 08 2011
    fieldrunners hd (01:45:04) :

    I agree with your France-Présidentielle 2012 at ElAyam.5, superb post.




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