Le Maroc a toujours collaboré avec Israël

16052016

** infos par-ci, par-là  ** 41 **

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Un officier du Mossad fait des révélations sur la collaboration du Maroc avec Israël

Les Marocains ont fourni à Israël l’accès secret aux délibérations de la conférence du Sommet arabe à Casablanca en septembre 1965, selon Yossi Alpher, un ancien officier du renseignement militaire israélien.

Dans des informations relayés par le journal israélien I-24, « l’Etat hébreu a aidé l’agence marocaine de renseignement à mettre en place son unité de gardes du corps des personnalités et d’autres encore, y compris l’établissement d’une division technologiquement sophistiquée ».

« En retour, les Marocains ont fourni à Israël des renseignements de qualité, y-compris l’accès secret aux délibérations de la conférence du Sommet arabe à Casablanca en septembre 1965″, ajoute la même source, signalant que « près de douze ans plus tard, ce pays du Maghreb a servi de relais pour organiser la visite historique du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem, avec la médiation du roi marocain Hassan ».

“Une réunion entre le roi et le chef du Mossad Yitzhak Hofi a conduit à une autre réunion royale, cette fois avec le Premier ministre Yitzhak Rabin, qui est arrivé au Maroc incognito sous une perruque blonde”, témoigne Alpher.

A la réunion suivante, Hofi s’est entretenu avec Hassan Tuhami, l’adjoint de Sadate, ce qui ouvrit la voie à une rencontre entre Tuhami et Moshé Dayan, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Menachem Begin. Lors de son voyage secret au Maroc, Dayan a retiré son fameux bandeau et mis un chapeau Borsalino. Même des responsables du Mossad qui ont vu sa photo sur le passeport ne l’ont pas reconnu”.

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Largage d’armes au Yémen, coopération avec la Turquie et l’Iran au temps du Chah, Rabin et sa perruque blonde au Maroc, etc…

Au milieu des années 1960, le lieutenant Yossi Alpher (photo), à l’époque, jeune officier du renseignement militaire a été chargé d’aller en pleine nuit dans une base militaire aérienne israélienne pour vérifier minutieusement des équipements militaires et s’assurer qu’aucun signe distinctif israélienne figurait sur le matériel.

A l’époque comme c’est toujours le cas aujourd’hui, le Yémen était le théâtre d’une guerre civile abominable, entre les royalistes (les Chiites zaïdites, devenus aujourd’hui les Houthis), soutenus par l’Arabie saoudite et les rebelles républicains, soutenus par l’Egypte et les Soviétiques.

Les Saoudiens ont demandé de l’aide auprès des Britanniques, qui ont à leur tour sollicité Israël, la plus grande puissance de la région et le principal ennemi d’Egypte.

✕Pendant plus de deux ans, un avion-cargo a effectué 14 vols nocturnespérilleux au Yémen afin de livrer aux royalistes les armes égyptiennes saisies lors de la guerre de Suez en 1956, avec l’aide d’un dispositif israélien du Mossad établi sur place.

Pour leur part, les Britanniques ont envoyé deux hauts responsables des SAS (Special Air Service, ndlr) en Israël, l’un répondant au nom de Gene et l’autre Tony, servant du nom de code non officiel pour l’opération “Gin Tonic”.

“Le’objectif majeur était de cerner les forces égyptiennes et de les épuiser. Nous sommes dans cette période entre la campagne de Suez (de 1956, ndlr) et de la guerre des Six-Jours en 1967. Nous savions qu’une autre guerre allait arriver. Nous savions aussi que les Egyptiens utilisaient du gaz moutarde au Yémen. Cela nous effrayait beaucoup”, affirme Alpher.

Tous les détails de cette opération ont été, pour la première fois, autorisés à la publication dans le livre d’Alpher, intitulé Périphérie : Israël en quête d’alliés au Moyen-Orient.

Un responsable du Mossad qui a servi dans l’agence pendant de longues années et dirigé le Centre Jaffee d’Etudes stratégiques a déclaré qu’Alpher a mené une étude complète sur la stratégie secrète élaborée par David Ben Gourion pour anéantir l’anneau arabe hostile qui cerne Israël.

“Nasser parlait régulièrement de son désir de jeter les Juifs à la mer. Le Mossad recherchait donc des alliés pour faire face à ce souhait et être capable de dire : nous ne sommes pas seuls”, explique Alpher.

L’alliance “Trident”

Le point culminant de la “doctrine périphérique” fut le pacte tripartite de renseignement impliquant Israël, la Turquie et l’Iran du chah, d’où le terme “trident”.

“Lors de la première rencontre trilatérale qui se déroula en Turquie à la fin du mois de septembre et au début du mois d’octobre 1958, les participants – à savoir les chefs des agences d’espionnage de chaque pays- se sont mis d’accord sur la mise en œuvre d’une série d’opérations de renseignement communes, telles que des activités subversives pour contrer l’influence de Nasser et des Soviétiques”, révèle Alpher.

La dimension américaine était également critique. “Dès que l’alliance ‘trident’ a été concrétisée, nous avons couru l’annoncer aux Américains”, affirme Alpher. “Nous nous en sommes même vantés : regardez, nous avons conclu notre propre pacte de l’OTAN”.

“Ben Gourion a exposé l’alliance à l’administration Eisenhower comme étant un moyen efficace de contrecarrer l’infiltration soviétique au Moyen-Orient, mais aussi comme servant de contrepoids face aux Etats arabes radicaux…”.

L’Agence centrale de renseignement (CIA, ndlr) n’est pas restée indifférente. Sur une colline déserte au nord de Tel-Aviv, l’agence américaine a financé la construction d’un bâtiment de deux étages qui servit de siège à l’alliance Trident. “Le rez-de-chaussée comprenait ‘une aile bleue’ pour les Iraniens et ‘une aile jaune’ pour les Turcs”, se rappelle Alpher.

“Bobby, un excellent cuistot, cuisinait de la nourriture hongroise non-kashère, et les invités étaient très satisfaits”, se souvient Alpher.

Depuis la fin des années 1950 et ce jusqu’à la révolution islamique de Khomeiny en 1979, les réunions semestrielles entre les dirigeants des trois agences de renseignements se tenaient à chque fois dans un pays différent.

“Je me rappelle de mon excitation lorsque je suis arrivé à ma première réunion et que j’ai été présenté au général Nassiri, l’impressionnant commandant de la SAVAK, le service de renseignement du Shah d’Iran.

L’alliance impliquait également l’échange de renseignements sur une base quasi quotidienne. “Nous avions l’habitude de recevoir des rapports quotidiens sur le passage de navires soviétiques par le détroit de Dardanelles”, affirme Alpher. “C’était d’une double importance. Non seulement c’étaient des informations sur les fournitures soviétiques aux Etats arabes, mais nous pouvions aussi les partager avec la CIA”.

La coopération entre l’Iran et Israël était encore plus forte : les Juifs qui fuyaient l’Irak pour l’Iran, en passant par la région kurde au nord de l’Irak, poursuivaient ensuite leur chemin vers Israël, des officiers de l’armée israélienne entraînaient les forces iraniennes et Israël vendait des armes à l’Iran.

En 1958, des armes ont été fournies par l’Iran à des groupes chiites au sud du Liban via Israël, et au nom des Iraniens, les responsables des renseignements israéliens ont formé un corps chargé de recruter et de gérer des agents, en se concentrant sur l’Irak et la lutte contre les activités subversives de Nasser auprès des Arabes de la province du Khouzistan, au sud-ouest de l’Iran.

Rabin avec une perruque blonde

Les relations d’Israël avec le Maroc étaient une autre composante de l’alliance périphérique. L’Etat hébreu a aidé l’agence marocaine de renseignement à mettre en place son unité de gardes du corps des personnalités et d’autres encore, y compris l’établissement d’une division technologiquement sophistiquée. En retour, les Marocains ont fourni à Israël des renseignements de qualité, y-compris l’accès secret aux délibérations de la conférence du Sommet arabe à Casablanca en septembre 1965.

Près de douze ans plus tard, ce pays du Maghreb a servi de relais pour organiser la visite historique du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem, avec la médiation du roi marocain Hassan.

“Une réunion entre le roi et le chef du Mossad Yitzhak Hofi a conduit à une autre réunion royale, cette fois avec le Premier ministre Yitzhak Rabin, qui est arrivé au Maroc incognito sous une perruque blonde”, témoigne Alpher.

A la réunion suivante, Hofi s’est entretenu avec Hassan Tuhami, l’adjoint de Sadate, ce qui ouvrit la voie à une rencontre entre Tuhami et Moshé Dayan, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Menachem Begin. Lors de son voyage secret au Maroc, Dayan a retiré son fameux bandeau et mis un chapeau Borsalino. Même des responsables du Mossad qui ont vu sa photo sur le passeport ne l’ont pas reconnu”.

Le « non-assassinat » de Khomeiny

Dans les années 1970, lorsquele souffle de la révolution devient de plus en plus chaud à Téhéran et partout ailleurs dans le pays, Alpher est chargé du dossier iranien dans l’unité de recherche du Mossad. “Et c’est alors que je découvre une terrible ignorance”, dit-il. “En dépit du fait que nous nous sommes plus qu’investis dans ce pays, avec 1500 Israéliens vivant et travaillant là-bas, nous ne savions pratiquement rien sur l’opposition”.

Au milieu du mois de janvier 1978, Alpher fut convoqué d’urgence dans le bureau de Hofi, le directeur du Mossad.

En présence des plus hauts responsables de l’agence, Hofi explique la raison de la réunion. Le Premier ministre laïc nommé par le Shah pour gouverner l’Iran à sa place, Chapour Bakhtiar, a contacté le chef de bureau du Mossad à Téhéran, Eliezer Tsafrir, pour lui demander d’assassiner Khomeiny, exilé en France.

“Hofi déclaré que par principe, il est opposé à l’assassinat de dirigeants politiques, mais il tient à entendre l’avis des participants à la réunion”, raconte Alpher.

Le chef d’un des départements répond : “laissons Khomeiny rentrer à Téhéran. Il ne durera pas”, Alpher aussi était opposé à l’assassinat.

Le Mossad a fini par rejeter l’idée. “Seulement deux mois après cette réunion, j’ai réalisé avec nous avions affaire, et je regrettais déjà de ne pas avoir soutenu la demande de Bakhtiar”, explique Alpher.(I24news et Ynet)** Rédaction |  algerie1.com/ / 15/05/2016 | 

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*Le lobby pro marocain à Washington, ne compte plus que 16 membres du congrès

Le Makhzen ne fait apparemment plus recette au pays de l’Uncle Sam. Même les millions de dollars mis sur la table pour se payer des soutiens à la colonisation du Sahara n’attirent plus grand monde parmi les sénateurs. Ainsi, et comme le reconnait, «The Moroccan American Center for Policy», le lobby pro marocain à Washington, présidé par l’ancien ambassadeur US au Maroc, Edouard Gabriel, seuls 16 congressmen demandent, dans une lettre à Obama, de réviser sa politique vis-à-vis du Maroc.

En effet, c’est un échec cuisant pour un pays qui se prévaut de «grands soutiens» au sein du Congrès américain. Or, sur les 530 membres environ que compte l’instance (100 pour le Sénat et 435 à la Chambre des représentants), seuls 16 congressmen -républicains et démocrates- ont jugé utile d’apposer leurs signatures à une lettre demandant à Barak Obama de réviser sa politique vis-à-vis du Maroc.

On ne se bouscule donc pas pour soutenir la politique de sa majesté qui peine à convaincre ses «alliés» américains de lui donner un bon coup de pouce diplomatique pour justifier la poursuite de l’occupation du territoire sahraoui. Dans cette lettre adressée au président Barak Obama et dont des extraits ont été publiés par le site Yabiladi.ma, les sénateurs américains sont sensés rappeler que le royaume est «notre allié le plus ancien et le plus solide dans une partie du monde qui se caractérise par sa grande importance ».

Un lobbying fragile

C’est pourquoi les 16 signataires réclament du président des Etats Unis d’accorder une «plus grande visibilité » au rôle joué par Rabat sur la scène régionale. Les «16» soulignent ainsi que le «Maroc est le seul pays de la région à avoir mis en place avec les Etats Unis, depuis 2006 et à la demande du Royaume, un dialogue continu sur les Droits de l’Homme qui se veut un forum ouvert pour un échange objectif et constructif sur ces questions».

Cette précision s’apparente à une riposte de Rabat contre le rapport du département américain d’Etat sur les droits de l’Homme au Maroc, «entaché d’erreurs factuelles et de fausses allégations», selon la version officielle. Pour autant et au-delà du nombre anecdotique de 16, la liste de lobbyistes du Makhzen ne contient aucun éminent sénateur et autres personnalités connues et reconnues par leur influence sur la politique américaine.

Même ses amis habituels comme Mme Madeleine Albright, ancienne chef de la diplomatie, ou encore Rank Charles Carlucci, ex-secrétaire à la Défense sous la présidence de Donald Reagan n’ont pas apposé leurs paraphes. C’est dire que la «marocanité du Sahara occidental» est un produit de plus en plus en mévente même aux Etats Unis. **Par Rafik Benasseur | mardi 07/06/2016 | algerie1.com/

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         ***Histoire  d’or noir

à l’époque des « vaches grasses » succèdent les jours des « vaches maigres »

*On s’habitue trop vite aux bonnes choses. Et soudain, il y a un revers de la médaille

Alors que les prix pétroliers reprennent timidement leur hausse, nombreux sont les pays pétroliers qui commencent à se serrer la ceinture et à piocher dans leurs fonds de réserve, formés à l’époque où les prix de l’or noir leur permettaient de faire des réserves en cas de coup dur.

Les ressources, une des composantes majeures qui déterminent l’épanouissement d’un pays. Or, il y a un revers de la médaille. Qu’il s’agisse des hommes ou de pays, on s’habitue trop vite aux bonnes choses.

De fait, de nombreux effets collatéraux frappent les pays pétroliers, comme le faible développement industriel, étouffé par la vente des matières premières et la dépendance complète aux fluctuations des cours.

Et si le premier problème n’est pas irrémédiable, l’évolution des cours du baril s’avère trop souvent imprévisible et échappe à tout contrôle, susceptible de plonger un pays dans une crise grave.

Afin d’affaiblir la dépendance de leur économie envers la conjoncture, les revenus obtenus à l’époque des « vaches grasses » sont consolidés au sein des banques centrales et des fonds spéciaux.

Des producteurs de pétrole du monde entier ont constitué et alimenté, au fil des ans, des fonds anti-crise grâce aux surplus liés à la vente: aujourd’hui, le contexte les pousse de plus en plus à dépenser cet argent.

En Europe, la Norvège

La Norvège, dont le PIB dépend à 25% du secteur pétrogazier, possède le Fonds de bien-être national le plus important au monde avec 870 milliards de dollars.

L’économie du pays a considérablement souffert de la chute des cours: l’année dernière, ses revenus tirés des exportations d’hydrocarbures ont baissé de 27% en glissement annuel.

Aujourd’hui la Norvège injecte 25 milliards de dollars de ses réserves « intouchables » dans son économie pour tenter de la relancer.

Mais malgré tous les efforts, la croissance du PIB norvégien en 2016 ne devrait pas dépasser 1%, estiment les experts.

Au Moyen-Orient, les Etats du Golfe

L’Arabie saoudite, premier producteur mondial de pétrole, n’a pas de Fonds souverain dédié. Les hydrocarbures assurent 90% à 95% des revenus budgétaires du royaume mais la chute globale des prix a forcé la dynastie au pouvoir à changer son approche.

Ainsi, le prince Mouhamed ben Salmane a annoncé en avril dernier que la monarchie se préparait au « crépuscule de l’âge pétrolier » et envisageait de former un fonds souverain de 2 000 milliards de dollars afin de se débarrasser de sa dépendance pétrolière.

Le Koweït, l’un des exportateurs pétroliers les plus importants du marché international, avait utilisé l’argent accumulé après la guerre du Golfe afin de financer la reconstruction du pays.

Son Fonds des futures générations reçoit 10% des revenus d’État indépendamment de leur source ou des prix du pétrole. Cet argent est investi dans des obligations de pays développés.

Oman, pour sa part, avait créé un fonds de réserve en 1980, puis un fonds pétrolier en 1993. Il n’a cependant pas réussi à les alimenter car tout l’agent dégagé servait finalement à combler le déficit budgétaire du pays.

En Amérique latine, le Venezuela

Le Venezuela, première puissance pétrolière au monde, fait face à une situation similaire: les réserves de son Fonds de stabilisation macroéconomique et du Fonds vénézuélien d’investissement ont été dépensées sous Hugo Chavez et sont aujourd’hui épuisées.

En Afrique, le Nigéria

Au Nigeria, la situation n’est pas plus enviable: en 2004, le pays avait réuni dans son Fonds de stabilisation 50% des revenus pétroliers de 2003, pour dépenser dès novembre 2004 280 millions de dollars sous forme d’indemnisation des dépenses de la population sur l’essence. Le fonds n’a donc même pas commencé à remplir son rôle qu’il était déjà vidé.

Les prix mondiaux du pétrole ont chuté de 115 dollars à moins de 30 dollars le baril entre juin 2014 et janvier 2016, atteignant leur plus bas niveau suite à la surabondance de l’offre mondiale d’or noir et mettant en péril l’équilibre économique de nombreux pays dans le monde.(Sputnik) –lundi 16/05/2016 |

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	L&rsquo;optimisme semble revenir sur le front de l&rsquo;or noir

*Les prix du pétrole, en nette hausse

en raison d’une forte demande et d’une nette baisse de la  production.

Les prix du pétrole étaient en nette hausse, hier, se rapprochant des 50 dollars sur la place boursière de Londres, un seuil de cotation jamais égalé depuis plus d’une année. L’optimisme semble ainsi revenir sur le front de l’or noir,  à la faveur de pronostics tablant sur une  offre en déclin pour les mois à venir. Ainsi, une analyse de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs  souligne notamment que «le marché du pétrole est en train de passer d’une situation de quasi-saturation à un déficit beaucoup plus tôt que prévu», ajoutant que le marché «sera probablement dans une situation de déficit dès ce mois-ci en raison d’une forte demande et de la nette baisse de production».

Une note qui a fait bondir le cours de l’or noir,  à Londres et à New York, déjà encouragé dans sa tendance haussière par les rapports mensuels du département américain de l’Energie (DoE) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ainsi que le rapport  de l’OPEP qui avait estimé vendredi, qu’en raison de «signes convergents de baisses de production des pays hors OPEP», le marché devrait se retourner et se trouver en déficit net de l’offre par rapport à la demande en 2017. L’AIE s’est montrée pour sa part particulièrement optimiste sur un rééquilibrage du marché d’ici la fin de l’année.

Des conclusions partagées par le département américain de l’Energie (DoE) dans son propre rapport mensuel, publié la semaine dernière. Ainsi l’Energy Information Administration (EIA), une antenne du Département américain de l’Energie, s’attend désormais à ce que la consommation mondiale de pétrole et d’autres combustibles liquides augmente de 1,4 million de barils en 2016 et de 1,5 million de barils en 2017. Une croissance qui est  en hausse de respectivement 300 000 barils par jour et 200 000 barils par jour par rapport aux prévisions faites en avril dernier. Le marché est analysé également par la société Baker Hughes.

Il a annoncé que le nombre de puits en activité aux Etats-Unis était tombé la semaine dernière à son plus bas niveau depuis octobre 2009 ; ce qui est une bonne nouvelle concernant les prix, car la production américaine contribue à l’excès d’offre qui plombe les cours depuis juin 2014. Les analystes estiment par ailleurs que «le retour rapide de l’Iran sur le marché est désormais pleinement intégré dans le marché, qui du coup devient plus réactif à des événements  ponctuels, comme les récents incendies dans la région des sables bitumineux canadiens ou les incidents à répétition dans la région du golfe de Guinée».

«Ces perturbations imprévues viennent amortir l’effet de la reprise rapide des exportations iraniennes», précisent les analystes cités par les agences de presse. Vers 16h, heure algérienne, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 49,18 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,35 dollar par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en juin gagnait 1,41 dollar à 47,62 dollars. *Zhor Hadjam/ el watan/  mardi 17/05/2016 |

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L’Arabie saoudite, monarchie du Golfe est l’un des dix plus grands créanciers des États-Unis. Le Trésor américain a dévoilé, pour la première fois depuis 40 ans, le montant de la dette du pays envers l’Arabie saoudite, rapporte l’agence Bloomberg.

L’information avait été tenue secrète depuis les années 1970. Selon le ministère, en mars 2016 cette dette s’élevait à 116,8 milliards de dollars, soit 6% de moins qu’en janvier.

L’Arabie saoudite est donc dans le top-10 des créanciers des USA. La Chine reste en tête (1.300 milliards de dollars), suivie par le Japon (1.100 milliards de dollars).

L’agence souligne que les informations révélées soulèvent davantage de questions qu’elles ne donnent de réponses car le montant total des réserves de change du royaume est légèrement inférieur à 600 milliards de dollars. Or en règle générale, les banques centrales déposent en dollars près de deux tiers de toutes leurs réserves.

Dans le même temps, certains États placent les obligations publiques américaines à l’étranger, ce qui se reflète sur les statistiques des pays en question.

Ainsi, les Chinois placent souvent la dette américaine sur des comptes en Belgique, qui possède donc formellement 143 milliards de dollars de dette des USA.

Le mois dernier, le New York Times rapportait que l’Arabie saoudite avait menacé de vendre la dette des États-Unis et d’autres actifs américains pour 750 milliards de dollars si le congrès américain décidait de traduire en justice le royaume pour les attentats du 11 septembre 2001.

Les États-Unis ont commencé à rendre publiques les informations sur les détenteurs étrangers de leurs obligations en 1974.

Toutefois, les chiffres concernant l’Arabie saoudite n’étaient pas directement affichés et étaient regroupés avec les indices d’autres États de l’Opep, dont le Koweït, le Nigeria et les Émirats Arabes Unis. Au 1er avril, ce groupe de pays possédait 281 milliards de dollars d’obligations américaines.

Le Trésor a fourni ces données à l’agence Bloomberg conformément à la loi sur la liberté d’information. Il avait commencé à rendre publics les renseignements sur les dettes en 1974, mais n’avait pas dévoilé le montant de la dette américaine envers l’Arabie saoudite.(Sputnik)– mardi 17/05/2016 |

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Hocine Issa, un volontaire algérien qui a décidé de rejoindre la Garde nationale arabe (GNA), a été tué lors des combats à Daraya (Syrie) selon plusieurs pages syriennes du réseau social Facebook.

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Ce brave combattant qui était un homme courageux, commandait une unité de volontaires venus de différents pays arabes pour lutter contre les criminels terroristes qui ont envahi la Syrie grâce au soutien et à l’aide de l’Arabie saoudite, du Qatar, de la Turquie, des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France et d’Israël.

Il avait décidé de laisser derrière lui le confort d’une vie paisible en Algérie pour aller en Syrie, défendre le droit, la justice et  l’indépendance de ce pays martyrisé par des hordes barbares, des mutants qui ne sont ni humains ni djjins.

Ce héros, digne fils de l’Algérie, tombé au champ d’honneur, fait la fierté de son pays et de ses habitants et il est un exemple de courage et debravoure.

Face aux velléités de transposer des troubles en Algérie, les fauteurs de trouble sont avertis,  que le pays de 1.5 million de martyrs, a des millions de Hocine Issa prêts à défendre leur pays, comme durant la décennie rouge, dans les années 90, où des dizaines de milliers de citoyens, patriotes, GLD, gardes communaux…avaient pris les armes, au coté des forces de sécurité, pour défendre la patrie contre le terrorisme.*Par Mourad Arbani | 15/05/2016 | algerie1.com/

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Un-groupe-islamiste-revendique-le-double-attentat-de-Damas

Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne.

**Par Bruno Guigue le 13 mai 2016

Double attentat, en mai 2012 à Damas, revendiqué par le groupe terroriste al-Nosra qui a fait plus de 60 morts et près de 400 blessés. Photo: D.R.

Au moment où un dirigeant historique de la résistance arabe libanaise, en Syrie, vient de mourir sous les coups de l’armée sioniste, j’adresse cette lettre ouverte aux intellectuels et militants de « gauche » qui ont pris parti pour la rébellion syrienne et croient défendre la cause palestinienne tout en rêvant de la chute de Damas.

Vous nous disiez, au printemps 2011, que les révolutions arabes représentaient un espoir sans précédent pour des peuples subissant le joug de despotes sanguinaires. Dans un excès d’optimisme, nous vous avons écoutés, sensibles à vos arguments sur cette démocratie miraculeusement naissante et à vos proclamations sur l’universalité des droits de l’homme. Vous aviez presque réussi à nous persuader que cette protestation populaire qui emporta les dictateurs tunisien et égyptien allait balayer la tyrannie partout ailleurs dans le monde arabe, en Libye comme en Syrie, au Yémen comme à Bahreïn, et qui sait où encore.

Mais cette belle envolée lyrique laissa rapidement paraître quelques failles. La première, béante, apparut en Libye. Adoptée par le conseil de sécurité pour secourir des populations civiles menacées, une résolution de l’ONU se transforma en chèque en blanc pour la destitution manu militari d’un chef d’Etat devenu encombrant pour ses partenaires occidentaux. Digne des pires moments de l’ère néoconservatrice, cette opération de « regime change » accomplie pour le compte des USA par deux puissances européennes en mal d’affirmation néo-impériale aboutit au désastre dont la malheureuse Libye continue de payer le prix. L’effondrement de ce jeune Etat unitaire livra le pays aux ambitions effrénées des factions et des tribus, sciemment encouragées par les convoitises pétrolières des charognards occidentaux.

Il y avait pourtant de bonnes âmes, parmi vous, pour accorder des circonstances atténuantes à cette opération, comme il y en avait, davantage encore, pour exiger qu’un traitement analogue fût infligé au régime de Damas. Car le vent de la révolte qui soufflait alors en Syrie semblait valider votre interprétation des événements et donner une justification a posteriori au bellicisme humanitaire déchaîné contre le potentat de Tripoli. Pourtant, loin des médias « mainstream », certains analystes firent observer que le peuple syrien était loin d’être unanime, que les manifestations antigouvernementales se déroulaient surtout dans certaines villes, bastions traditionnels de l’opposition islamiste, et que la fièvre sociale de couches paupérisées par la crise n’entraînerait pas pour autant la chute du gouvernement syrien.

Ces avertissements de bon sens, vous les avez ignorés. Comme les faits ne correspondaient pas à votre narration, vous les avez triés comme bon vous semble. Là où des observateurs impartiaux voyaient une polarisation de la société syrienne, vous avez voulu voir un tyran sanguinaire assassinant son peuple. Là où un regard dépassionné permettait de discerner les faiblesses, mais aussi les forces de l’Etat syrien, vous avez abusé de rhétorique moralisante pour instruire à charge le procès d’un gouvernement qui était loin d’être le seul responsable des violences. Vous avez vu les nombreuses manifestations contre Bachar Al-Assad, mais vous n’avez pas vu les gigantesques rassemblements de soutien au gouvernement et aux réformes qui emplirent les rues de Damas, Alep et Tartous. Vous avez dressé la comptabilité macabre des victimes du gouvernement, mais vous avez oublié celles des victimes de l’opposition armée. A vos yeux, il y avait de bonnes et de mauvaises victimes, des victimes qui méritent qu’on en parle et des victimes dont on ne veut pas entendre parler. Délibérément, vous avez vu les premières, tout en vous rendant aveugles aux secondes.

Au même moment, ce gouvernement français, dont vous critiquez volontiers la politique intérieure pour entretenir l’illusion de votre indépendance, vous a donné raison sur toute la ligne. Curieusement, la narration du drame syrien qui était la vôtre coïncidait avec la politique étrangère de M. Fabius, chef d’œuvre de servilité mêlant l’appui inconditionnel à la guerre israélienne contre les Palestiniens, l’alignement pavlovien sur le leadership américain et l’hostilité recuite à l’égard de la résistance arabe. Mais votre mariage ostensible avec le Quai d’Orsay ne sembla pas vous gêner. Vous défendiez les Palestiniens côté cour, et vous dîniez avec leurs assassins côté jardin. Il vous arriva même d’accompagner les dirigeants français en visite d’Etat en Israël. Vous voilà embarqués, complices, pour assister au spectacle d’un président qui déclare qu’il « aimera toujours les dirigeants israéliens ». Mais il en fallait plus pour vous scandaliser, et vous avez repris l’avion avec le président, comme tout le monde.

Vous aviez condamné à juste titre l’intervention militaire américaine contre l’Irak en 2003. La vertu roborative du bombardement pour la démocratie vous laissait froids, et vous doutiez des vertus pédagogiques des frappes chirurgicales. Mais votre indignation à l’égard de cette politique de la canonnière version « high tech » s’avéra étrangement sélective. Car vous réclamiez à cor et à cri contre Damas, en 2013, ce que vous jugiez intolérable dix ans plus tôt contre Bagdad. Une décennie a suffi pour vous rendre si malléables que vous voyiez le salut du peuple syrien, désormais, dans une pluie de missiles de croisière sur ce pays qui ne vous a rien fait. Reniant vos convictions anti-impérialistes, vous avez épousé avec enthousiasme l’agenda de Washington. Sans vergogne, non seulement vous applaudissiez par avance aux B 52, mais vous repreniez la propagande US la plus grotesque, dont le précédent irakien et les mensonges mémorables de l’ère Bush auraient dû vous immuniser.
Pendant que vous inondiez la presse hexagonale de vos inepties, c’est un journaliste américain, enquêteur hors pair, qui mit en pièces le pitoyable « false flag » destiné à rendre Bachar-Al-Assad responsable d’une attaque chimique dont aucune instance internationale ne l’a accusé, mais que les expertises du Massachussets Institute of Technology et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, en revanche, ont attribuée à la partie adverse. Ignorant les faits, les travestissant au besoin, vous avez joué à cette occasion votre misérable partition dans cette cacophonie de mensonges. Pire encore, vous continuez de le faire. Alors qu’Obama lui-même laisse entendre qu’il n’y a pas cru, vous vous obstinez à réitérer ces sornettes, comme des chiens de garde qui aboient après la disparition de l’intrus. Et pour quel motif ? Pour justifier le bombardement, par votre propre gouvernement, d’un petit Etat souverain dont le tort principal est de refuser l’ordre impérial. Pour venir en aide à une rébellion syrienne dont vous avez sciemment masqué le véritable visage, accréditant le mythe d’une opposition démocratique et laïque qui existe seulement dans les salons des grands hôtels de Doha, de Paris ou d’Ankara.

Cette « révolution syrienne », vous l’avez donc exaltée, mais vous avez pudiquement détourné les yeux de ses pratiques mafieuses, de son idéologie sectaire et de ses financements troubles et douteux. Vous avez soigneusement occulté la haine interconfessionnelle qui l’inspire, cette aversion morbide pour les autres confessions directement inspirée du wahabisme qui en est le ciment idéologique. Vous saviez que le régime baassiste, parce qu’il est laïque et non confessionnel, constituait une assurance-vie pour les minorités, mais vous n’en aviez cure, allant même jusqu’à qualifier de « crétins » ceux qui prenaient la défense des chrétiens persécutés. Mais ce n’est pas tout. A l’heure du bilan, il restera encore cette ultime ignominie : vous avez cautionné la politique d’un Laurent Fabius pour qui Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida, « fait du bon boulot ». Tant pis pour les passants déchiquetés dans les rues de Homs ou les alaouites de Zahra assassinés par les rebelles : à vos yeux, ils ne sont que du menu fretin.

Entre 2011 et 2016, les masques tombent. Vous vous réclamez du droit international, mais vous applaudissez à sa violation contre un Etat souverain. Vous prétendez promouvoir la démocratie pour les Syriens, mais vous êtes devenus les fourriers du terrorisme qu’ils endurent. Vous dites que vous défendez les Palestiniens, mais vous êtes dans le même camp qu’Israël. Lorsqu’un missile sioniste s’abat sur la Syrie, n’ayez crainte : il ne frappera jamais vos amis. Grâce à Israël, grâce à la CIA, et grâce à vous, ces courageux rebelles vont continuer à préparer l’avenir radieux de la Syrie sous l’emblème du takfir. Le missile sioniste, lui, va tuer un des dirigeants de cette résistance arabe que vous avez trahis.

Bruno Guigue | 13 mai 2016

Bruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962. Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident (L’Harmattan, 2002).

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