Algérie-Malaisie

*La Malaisie veut prendre pied en Algérie

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Une dizaine d’opérateurs algériens ont participé à la 5e édition de la Foire internationale du commerce de Malaisie qui s’est déroulée au Centre d’expositions et de convention (Matrade), à Kuala Lumpur (Malaisie), du 22 au 24 novembre dernier.

La Malaisie souhaite prendre pied en Algérie. “C’est un nouveau marché pour nous, mais nos entreprises souhaitent participer à la réalisation de l’important programme de construction que l’Algérie a lancé” nous a indiqué Dr Wong Lai Sum, chef executive officer à l’Agence nationale de promotion du commerce de la Malaisie (Matrade), en marge de la 5e Foire internationale du commerce de Malaisie (Intrade Malaysia 2011) qui s’est tenue du 22 au 24 novembre à Kuala Lumpur. Il s’agit d’un événement annuel de première importance de la Malaisie, qui a pour objet de promouvoir ses échanges commerciaux avec les pays du monde.
Cette foire a réuni de nombreuses entreprises d’Inde, de Chine, du Japon, du Bangladesh, du Sri Lanka, de Singapour et du Vietnam… et huit opérateurs algériens qui ont fait le déplacement à Kuala Lumpur à la recherche d’opportunité d’affaires. Il s’agit entre autres de Hadidi Bouabdellah, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie Sersou (Tiaret), et Bouzegzi Boualem de l’entreprise Eumpi, qui fabrique et distribue une gamme de pièces mécaniques destinées à l’industrie des véhicules et machines, lourds et légers et de très haute précision. Les opérateurs algériens ont eu plusieurs contacts avec leurs homologues de la Malaisie. Dr Wong Lai Sum affirme avoir visité l’Algérie cette année. Cette visite lui a laissé de bonnes impressions. La responsable de Matrade promet des visites de prospection des entreprises malaisiennes en Algérie pour rencontrer des entreprises algériennes et nouer des relations de partenariat. Le gouvernement malaisien a à cœur l’idée de densifier ses échanges avec l’Algérie en favorisant les visites des hommes d’affaires. “Nous sommes très intéressés de développer les consultations avec l’Algérie” nous a indiqué le ministre du Commerce malaisien, Dato’ Sri Mustapha Mohamed. Cette année, Intrade Malaysia s’est concentré sur 10 industries-clés comprenant les marchés établis et ceux émergents, à savoir les pièces automobiles et autres composants électriques et électroniques, l’industrie alimentaire et les boissons, meubles d’intérieur et bois, cadeaux, souvenirs, artisanat, textiles, bijoux, santé, produits pharmaceutiques, cosmétiques et soins, les TIC et les innovations, machinerie et industrie, des services professionnels et d’affaires, textiles et habillement…
Les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Malaisie restent modestes. Ils sont évalués à 158,1 millions de dollars en 2010. Ils ont atteint 139,8 millions entre janvier et septembre 2011. Les exportations algériennes en Malaisie sont quasiment nulles, alors que nous importons de l’huile de palme, des produits alimentaires transformés, l’ameublement et des produits électriques et électroniques.
Concernant les accords entre les deux pays, plusieurs propositions d’accord dans le domaine du transport aérien et maritime, enseignement supérieur, culture, taxes et pêche et ressources halieutiques sont en phase d’étude entre les deux pays mais rien n’a été signé pour le moment. Par ailleurs, la Malaisie avait un seul projet d’investissement en Algérie pour la réalisation d’une station de dessalement d’eau de mer à Souk Tlata dans la wilaya de Tlemcen. Ce projet a été finalisé et inauguré par le ministre des Ressources en eau et Le ministre de l’Énergie et des Mines en avril 2011.

La Malaisie,
“un pays développé” d’ici à 2020

Dans la carte des pays musulmans, on évoque rarement la Malaisie. Pourtant, elle constitue une exception étonnante, qui a su s’imposer dans la cour des grands. La Malaisie affiche une insolente santé économique avec un taux de croissance estimé à 7,4 % en 2010. Pointées vers le ciel, les deux tours jumelles de l’entreprise pétrolière Petronas témoignent du développement de ce pays. La Malaisie a adopté une stratégie de croissance dirigée par les exportations. Étant un pays relativement petit dont les ressources naturelles exploitables sont limitées et soumises à des conditions commerciales incertaines, la Malaisie a pris conscience que sa capacité à s’intégrer dans l’économie régionale et mondiale et à se servir de ses avantages comparatifs dans la chaîne mondiale à valeur ajoutée est seule à pouvoir soutenir ses rapides progrès économiques. Son économie est caractérisée par sa forte ouverture aux échanges.
La Malaisie fait partie du top 20 des nations commerçantes. Le pays a vécu, ces trente dernières années, une industrialisation rapide, compétitive et fructueuse, passant d’une économie essentiellement basée sur les matières premières à une économie dominée par la fabrication (semi-conducteurs, électronique, automobile…) et les services. Les exportations de la Malaisie sont passées de 98,23 milliards de dollars en 2000 à 198,51 millions de dollars en 2010. Les importations ont suivi la même courbe. De 81,86 milliards de dollars en 2000, elles ont atteint 164,29 milliards de dollars en 2010. L’excédent commercial est resté confortable en 2010, à 34,22 milliards de dollars. Il était de 16,27 milliards de dollars en 2000. Durant les 9 premiers mois de l’année en cours, les exportations de la Malaisie ont augmenté de 8,3% atteignant 171,20 milliards de dollars contre 158,00 milliards pour la même période de 2010. Les exportations des produits électriques et électroniques ont représenté 39,1% des exportations totales du pays en 2010.
L’Asie du Nord-Est absorbe 35% des exportations de la Malaisie, le marché de l’Asean 25,4%, l’Union européenne 10,7% et l’Amérique du Nord 10%… Les autorités entendent faire évoluer le modèle de croissance pour permettre au pays de sortir de la trappe à revenus intermédiaires dans lequel il se trouve, pour rejoindre les économies à hauts revenus d’ici 2020. En mars 2010, le gouvernement a ainsi dévoilé son “nouveau modèle économique” (NEM) fondé sur la promotion de l’innovation et la recherche de gains de productivité.
Ce vaste programme qui s’inscrit dans les 10e et 11e plans couvrant les périodes 2011-2015 et 2016-2020, se traduit concrètement par le “Programme de transformation économique” (ETP). Le gouvernement s’efforce à travers le NEM, l’ETP et le 10e plan de démontrer son volontarisme et de transmettre des signaux forts à l’intention des acteurs économiques et des investisseurs. Il veut restaurer leur confiance grâce à un leadership affirmé formulant des orientations claires pour l’économie malaisienne dans les années à venir. La Malaisie ne veut pas être en retard sur ses voisins asiatiques pour son développement économique et veut se donner les moyens de réussir sa transformation.
L’ETP s’articule autour de 12 moteurs de croissance économique, dits national key economics area (aménagement de Kuala Lumpur, pétrole, gaz et énergie, huile de palme, services financiers – notamment la finance islamique, commerce de détail et de gros, tourisme, TIC, éducation services, électrique et électronique, business services, santé et agriculture), déclinés en 131 projets d’investissement, dits entry point projects.
Dans le cadre du nouveau modèle économique, le poids des capitaux publics dans l’économie devrait être réduit de manière à laisser plus d’espace aux investisseurs privés, qu’ils soient malaisiens ou étrangers. L’une des ambitions du Nouveau Modèle est, grâce à la croissance et aux gains de productivité, de permettre aux salaires d’augmenter et d’entraîner une amélioration de la qualité de vie pour chaque Malaisien. (Liberté-04.12.2011.)

**La communauté algérienne estimée à 500 personnes en Malaisie

Officiellement, ils sont environ 500 Algériens seulement en Malaisie. Riadh Haoui en fait partie. À la fin des ses études, il a décidé de tenter sa chance en Malaisie. “En 1997, tous les pays étaient fermés aux Algériens. Nous avons pensé à la Malaisie, un pays qui n’exigeait pas de visa. Nous n’étions pas nombreux. On s’est inscrit à l’université”, raconte Riadh, rencontré au stand Alami vegetable Oil Products SDN. BHD, à la foire internationale de Malaisie. À l’époque, la Malaisie entamait son ouverture au monde arabe. En Algérie, Riadh Haoui a fait science politique. En Malaisie, il a débuté dans une entreprise de construction. Père de deux enfants, Riadh Haoui travaille actuellement à Alami vegetable Oil Products SDN. BHD. Sa femme est enseignante à l’université. Riadh, natif de Oued Souf ne se sent pas dépaysé. “Nous avons une association de la communauté algérienne en Malaisie, qui organise des rencontres à certaines occasions, le 1er novembre par exemple, Aïd El-Fitr ou Aïd El-Kébir”, souligne-t-il. (Liberté)

 

**Matrade, le fer de lance des entreprises malaisiennes à l’étranger

Le gouvernement malaisien encourage les entreprises locales à s’attaquer aux marchés internationaux. Afin de faciliter cela, Matrade (Malaysian External Trade Development Corporation) a été créé en mars 1993 par le ministère du Commerce et de l’Industrie malaisien. Matrade aide les exportateurs malaisiens à améliorer le positionnement de leurs produits et de leurs services sur des marchés globaux très compétitifs. Véritable source d’informations commerciales, Matrade est également le point de rencontre des exportateurs malaisiens et des acheteurs étrangers. L’agence nationale de promotion du commerce de la Malaisie, Matrade, formule et met en œuvre des stratégies de marketing à l’export et des activités de promotion du commerce pour promouvoir les exportations malaisiennes. à travers plus de 35 agences à l’étranger situées stratégiquement dans des villes commerciales à travers le monde, les bureaux de Matrade sont capables de fournir à temps une assistance aux exportateurs malaisiens et aux acheteurs étrangers qui sont intéressés par le commerce avec la Malaisie. L’un des rôles des agences étrangères est d’identifier les acheteurs potentiels afin d’être sélectionnés pour leur participation dans les salons professionnels internationaux organisés par Matrade. Matrade facilite également la participation d’entreprises malaisiennes aux foires internationales, dans les missions de marketing spécialisées et dans les salons. Des promotions sur les lieux de vente sont aussi organisées afin de promouvoir les produits malaisiens dans la majorité des magasins départementaux. Le centre du commerce malaisien (MTC) met aussi en évidence les produits et services malaisiens. Le centre malaisien d’exportation et d’exposition (MEEC) détient une grande variété de produits et services malaisiens. Ils sont exposés à longueur d’année au siège social de Matrade à Kuala Lumpur. Le MTC et le MEEC sont souvent utilisés comme lieu de rencontre et de rendez-vous au service des exportateurs malaisiens et des acheteurs étrangers. (Liberté-04.12.2011.)

 

 

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4 réponses à “Algérie-Malaisie”

  1. 20 09 2012
    Replica Gucci borse (05:39:46) :

    isjcvmf That’s a nice post. isjcvmf

    Répondre

  2. 24 11 2012
    jenna (12:57:20) :

    Je suis fan des produits Malaisiens en particulier le mobilier une question à quand une exposition-vente en Algerie des meubles de Malaisie ? Merci

    Répondre

  3. 21 12 2012
    bloons tower defense 5 (22:02:06) :

    authoring on other websites? I have a blog centered on the same ideas
    bloons tower defense 5

    Répondre

  4. 9 08 2015
    Site Web (11:22:36) :

    Top récit ! Une parenthèse pour vous présenter le site d’un magasin en France à Vincennes de bijoux fantaisie.

    https://bijouxtutti.wordpress.com

    Répondre

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