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**Apple passe le cap des 25 milliards d’applications téléchargées

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Le fabricant informatique américain Apple a annoncé lundi le franchissement du cap des 25 milliards d’applications téléchargées sur sa boutique en ligne AppStore, accessible aux 315 millions d’appareils portables iPhone, iPad et iPod Touch.

Le Chinois Chunli Fu, résident de Qingdao (est de la Chine), s’est vu offrir un bon d’achat iTunes d’une valeur de 10.000 dollars pour avoir téléchargé la 25 milliardième application, a précisé Apple dans un communiqué. Il s’agissait d’un jeu gratuit édité par Disney, « Where’s my Water ».
Au total, la boutique AppStore propose plus de 550.000 applications, dont 170.000 conçues spécifiquement pour la tablette iPad, qui toutes ont dû respecter une procédure d’agrément d’Apple avant de se trouver en ligne.
« Nous voudrions remercier nos clients et développeurs pour nous avoir aidés à parvenir à ce cap historique des 25 milliards de téléchargements », a fait valoir le responsable des services internet chez Apple, Eddy Cue, cité dans le communiqué.
Les développeurs d’applications, qui gagnent de l’argent par la publicité ou la vente de leurs mini-programmes, ont pu se partager plus de 4 milliards de dollars redistribués par Apple, a souligné le groupe californien dans un communiqué.

 

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*Après avoir franchi le cap des 25 milliards d’applications iOS téléchargées, Apple a établi le top 100 des plus populaires de tous les temps sur iPhone et iPad, gratuites et payantes. Le jeu Angry Birds est partout, aux côtés de classiques comme Facebook, Skype ou Twitter. L’autre réseau social qui monte (et vient de dépasser la barre des 25 millions d’utilisateurs) Instagram est aussi dans le top iPhone, à la même place que le génial agrégateur de contenus Flipboard sur iPad.  (7s7-09.03.2012.) 

La liste complète:

IPHONE

Top 25 apps payantes:

1. Angry Birds
2. Fruit Ninja
3. Doodle Jump
4. Cut the Rope
5. Angry Birds Seasons
6. Words With Friends
7. Tiny Wings
8. Angry Birds Rio
9. Pocket God
10. Camera+
11. The Moron Test
12. Plants vs. Zombies
13. Skee-Ball
14. THE GAME OF LIFE
15. SCRABBLE
16. MONOPOLY
17. FatBooth
18. WhatsApp Messenger
19. UNO
20. Color Splash
21. The Sims 3
22. Flight Control
23. MotionX GPS Drive
24. Where’s Waldo?
25. I Am T-Pain 2.0

Top 25 apps gratuites:

1. Facebook
2. Pandora Radio
3. Words With Friends
4. Skype
5. The Weather Channel
6. Google Search
7. Google Earth
8. Angry Birds Free
9. Shazam
10. Netflix
11. Paper Toss
12. Twitter
13. Movies by Flixster
14. Bump
15. PAC-MAN Lite
16. Flashlight
17. Unblock Me FREE
18. Temple Run
19. Instagram
20. Touch Hockey: FS5
21. Angry Birds Lite
22. ESPN ScoreCenter
23. Fruit Ninja Lite
24. Groupon
25. Angry Birds Rio Free

IPAD

Top 25 apps payantes:

1. Pages
2. Angry Birds HD
3. Angry Birds Seasons HD
4. Penultimate
5. SCRABBLE for iPad
6. Fruit Ninja HD
7. GarageBand
7. GoodReader for iPad
9. Angry Birds Rio HD
10. Cut the Rope HD
11. Numbers
12. Keynote
13. Words With Friends HD
14. Star Walk for iPad
15. MONOPOLY for iPad
16. Plants vs. Zombies HD
17. Where’s My Water?
18. Friendly Plus for Facebook
19. Quickoffice Pro HD
20. Notability
21. Splashtop Remote Desktop for iPad
22. Pinball HD
23. MyPad+ – for Facebook & Twitter
24. Infinity Blade
25. Real Racing 2 HD

Top 25 apps gratuites:

1. Angry Birds HD Free
2.The Weather Channel for iPad
3. Netflix
4. Skype for iPad
5. Kindle
6. ABC Player
7. Pandora Radio
8. Angry Birds Rio HD Free
9. CNN App for iPad
10. Words With Friends HD Free
11. Google Earth
12. Calculator Pro for iPad Free
13. Fruit Ninja HD Lite
14. Calculator for iPad Free
15. NYTimes for iPad
16. USA TODAY for iPad
17. Facebook
18. MyPad – for Facebook & Twitter
19. Flipboard
20. EBay for iPad
21. Angry Birds Seasons HD Free
22. Dictionary.com – Dictionary & Thesaurus
23. Twitter
24. Solitaire
25. Friendly for Facebook

**Le  journalisme citoyen en Algérie

  Une page facebook qui compte plus de 30 000 internautes qui en suivent le fil d’actualité. Si au lancement de la page, il était surtout question pour les adhérents, peu nombreux, de parler des problèmes rencontrés dans leur rue, les échanges se sont fait plus intenses lors des émeutes de janvier dernier. Et depuis, la page est devenue incontournable tant pour le citoyen lambda que pour la presse nationale ou internationale.«Nous avons même été cités plusieurs fois dans diverses publications», s’enorgueillit Younes Sabeur Chérif, 22 ans, étudiant en sciences politiques et en relations internationales. Il est le créateur et l’administrateur principal du groupe. Et la force de Envoyés spéciaux algériens, c’est la large couverture que lui assure son réseau de milliers de «citoyens-reporters» à travers tout le territoire national. Ce qui fait un tantinet défaut à la presse traditionnelle. De même pour la réactivité et la rapidité de transmission de l’information. Chaque jour, ce sont des dizaines de liens, d’informations concernant telle ou telle localité, de vidéos ou de photos amateurs qui sont publiés sur le mur facebook du groupe. La gestion de cette page demande du temps et beaucoup d’énergie. Ils sont quatre, tous étudiants, âgés de 22 et 23 ans, à s’y coller régulièrement.Et les jeunes administrateurs mettent un point d’honneur à toujours vérifier les informations relayées. «Quand l’un des membres nous fait part d’un événement, nous en confirmons la véracité avant publication. Nous essayons toujours de recouper l’information, de sorte à avoir plus de trois sources concomitantes», assure Younes. «D’autant plus que la prudence est de mise», ajoute le jeune homme. Les jeunes administrateurs avouent avoir parfois quelques craintes. Mais le jeu en vaut la chandelle. Car les jeunes sont convaincus qu’informer librement les citoyens et leur donner voix au chapitre, tout aussi librement, est primordial. (El Watan-20.03.2011.)

***Avec ses 1,2 million d’inscrits, facebook est le réseau social le plus utilisé en Algérie. La Toile algérienne est devenue un véritable sénat de la Rome antique.
Un groupe, une page, un profil et la révolution est en marche… La fronde citoyenne prend de nouvelles formes en Algérie. Et si les débuts étaient quelque peu timides, les réseaux sociaux se sont transformés, depuis quelques semaines, en véritables réseaux de contestation et de mobilisation. Très inspirés par les «cyber-révolutions», les internautes locaux se prennent au jeu –virtuellement du moins. Résultat ? Les langues se délient, les critiques les plus acerbes fusent, les plus frileux se découvrent des fibres de farouches opposants et les actions de contestation s’organisent. Le premier lieu de rencontre de la cyber-dissidence algérienne est bien évidemment «the» réseau par excellence, facebook.

Il a récemment été établi que, contrairement aux utilisateurs occidentaux qui publient en grande majorité des statuts personnels, les facebookistes maghrébins utilisent leurs murs pour faire… de la politique. La Toile algérienne est de ce fait devenue un véritable sénat où chacun y va de son opinion, de sa critique, de son coup de gueule ou de sa louange. Mais, plus important encore, l’on débat. L’on partage. L’on est pour la liberté d’expression et on le prouve.
Il n’est d’ailleurs pas rare de croiser des altercations numérisées entre pro et anti-pouvoir, entre pro et anti-parti politique, entre pro et anti-marche ou entre simples observateurs. Et s’il y a encore quelques mois, l’internaute lambda se contentait de relayer diverses informations politiques et de clamer haut et fort son indignation, aujourd’hui, la résistance s’y organise. Pour preuves le comité pour la libération de Mohamed Gharbi ou encore les quelques sit-in organisés via facebook par des collectifs de jeunes.

L’on peut donc aisément imaginer que, actualité oblige, la révolution est au bout de tous les doigts. Mille et une pétitions circulent, demandant, par exemple, le gel des avoirs algériens en Suisse. Les groupes et autres pages exigeant «un changement du système» ou scandant un très tunisien «système dégage !» pullulent. Les appels à rassemblement et à manifestation vont bon train. Les invitations à prendre part à de tels rendez-vous sont lancées et relancées à des milliers d’utilisateurs.
Quelques jours avant la marche du 12 février dernier, facebook n’en avait que pour ça. «Même après, d’ailleurs. Les fils d’actualité étaient inondés des photos, des vidéos, des commentaires, des liens, concernant le déroulement de la manifestation avortée», raconte Sofiane, 23 ans, qui a répondu présent à «l’événement» via sa boîte blanche et bleue. Et c’est d’ailleurs simple : la plupart des manifestants, les plus jeunes s’entend, ont eu vent des rassemblements prévus par le biais des appels lancés sur facebook. Ils sont les principaux animateurs de la vague de contestation qui agite la Toile algérienne. Ils ont la vingtaine, de l’ambition et de la créativité plein le clavier. On les décrit superficiels, apolitiques, inconscients, désintéressés de la chose publique… pourtant, les jeunes Algériens montrent un tout autre visage dès lors qu’ils sont derrière un clavier. S’ils n’activent pas forcément dans la  vraie vie, ils ne ménagent pas leurs efforts sur la Toile pour tenter de mobiliser, discuter et entreprendre.

*L’autre visage des jeunes

Les pages regroupant des mouvements de jeunes aspirant et activant pour un changement se comptent par dizaines. «Les commentaires et autres publications reflètent parfaitement l’opinion des internautes. Ils s’expriment librement, confortablement installés devant leur ordinateur, sans aucune peur de censure ou de représailles. Donc, à mon sens, ce qui est dit et écrit reflète sincèrement la réalité citoyenne, sans tabou et sans complexe. Les jeunes sont de plus en plus conscients des réalités qui les entourent. Ils aspirent réellement à un changement», affirme l’administrateur de la page de journalisme citoyen Envoyés spéciaux algériens (ESA). Et si les créateurs d’ESA sont soulagés de constater qu’ils regroupent «heureusement» toutes les catégories sociales, la part belle est faite aux jeunes. La majorité écrasante des adhérents – 75% des membres d’ESA – ont entre 18 et 34 ans, selon les statistiques de fréquentation de la page. Les 25% restants des facebookeurs qui la visitent régulièrement ont, tout de même, entre 34 et 55 ans. Alors, si l’on s’en tient à ces chiffres, les jeunes internautes algériens sont des opposants et des révolutionnaires dans l’âme. Ou tout du moins à leur clavier…

 «C’est du vent !»

Alors, la révolution se fera-t-elle sur
Internet ? Pas forcément. Car sur le terrain, les plus virulents ne suivent pas systématiquement. «La contestation sur facebook, la plupart du temps, c’est du vent», juge, implacable, Hamza. «Si 3000 personnes assurent qu’elles participeront à un événement organisé via facebook, vous pouvez être sûr que seulement une poignée y prendront effectivement part. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé lors des deux précédentes marches», argue-t-il. Yacine Zaïd partage d’ailleurs cet avis : «Il faut le dire. Tout cela ne sert à rien si on ne descend pas sur le terrain. Si l’on lance un appel à évènement, un sit-in par exemple, et que l’on reste derrière son écran, ça ne changera rien à rien.»

«Je passe parfois plus de 14 heures connecté, et mes activités virtuelles m’ont beaucoup aidé. Mais seul le terrain est le vrai traducteur du message adressé au pouvoir ou aux responsables, ou encore aux citoyens que nous voulons mobiliser», ajoute Yacine. D’autant plus que, contrairement aux pays voisins, le taux de pénétration d’internet en Algérie reste encore trop marginal ; il n’est que de 13,6%.  Le pays fait ainsi figure de petit joueur avec ses 4,7 millions d’utilisateurs pour une population de près de 35 millions d’habitants. Quant aux inscrits sur facebook, ils ne sont estimés qu’à près de 1,2 million. A titre de comparaison, ils sont près de 4 millions en Egypte.
Toutefois, même balbutiantes, les nouvelles technologies, qui ont pu en déloger des coriaces, font peur au pouvoir.
«Depuis quelque temps, les autorités font face à ce mouvement avec tout un arsenal matériel et des ingénieurs spécialisés», affirme Yacine. Ou encore, plus pernicieux, les «trolls». Ce sont des profils, des personnes ou autres, qui s’incrustent dans les conversations et forums et qui «polluent».
Ils créent ainsi la diversion en se faisant passer pour de «vrais» citoyens, semant la zizanie ou insultant un tel ou un tel. Des baltaguias high-tech…(El Watan-20.03.2011.)
 

 

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**Ce que votre mail dit de vous

Qui n’a pas déjà senti un soupçon de malaise s’installer dans une conversion quand une nouvelle connaissance partage innocemment son adresse mail prenant la forme de naruto92@hotmail.com ou autre balibalol@yahoo.fr ?

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 Peut-être plus encore que les voitures, tee-shirts ou répertoires de baladeur mp3, l’adresse mail et sa formulation charrient leur lot de préjugés plus ou moins justifiés. Le site américain Hunch, qui se veut être un outil de recommandation sur le web voulant construire un « graphe des goûts » du web entier (bon courage à eux si Zuckerberg ne les achète pas), a posté sur son blog une « étude » baptisée « ce que votre client mail dit de vous ».

Précisons d’ores et déjà que les chiffres obtenus uniquement via des utilisateurs de Hunch ne concernent que les internautes américains. Le sérieux des statistiques peut également être remis en cause à divers niveaux : parmi les graphiques proposés, certains sont présentés comme étant obtenus via les résultats de 457 000 utilisateurs, d’autres 96 000, un autre encore seulement 32 000. Bref, une étude à prendre avec des pincettes, mais comme pour l’histoire des films les plus « pausés », les résultats restent intéressants en dépit des marges d’erreurs relatives (et pis bon, ça ne parle pas de Marine Le Pen, hein).

Concernant l’âge des internautes en fonction de leur client mail, voici le graphique proposé par Hunch :

 Les trouvailles de Hunch peuvent se résumer ainsi : l’utilisateur AOL semble avoir plus de chances d’être une femme en surpoids, âgée entre 35 et 64 ans, politiquement au centre, avec des enfants, plutôt banlieusarde et pas du genre à voyager. Oui, il était visiblement fondamental d’interroger les internautes sur leur éventuelle surcharge pondérale… Quant à l’utilisateur de Gmail, il est plus souvent un jeune homme mince ayant fait des études supérieures, athée, orienté plutôt à gauche, urbain, célibataire et sans enfant. Et du genre à lire des blogs, posséder un iPhone, un ordi portable et à écouter de la musique en mp3. Hunch le visualise de cette façon :

 Les trois autres utilisateurs types sont également croqués et visibles ici. Les fidèles d’Hotmail sont présentés comme des jeunes femmes avec un niveau bac et sans enfant, mais partagent, à ces différences près, sensiblement les mêmes caractéristiques que les utilisateurs AOL. Quant aux Yahoo ! maniacs, ils ont plus de chances d’être des femmes en surpoids dont l’âge est compris entre 18 et 49 ans, avec des enfants et plutôt au centre politiquement.

Plus de détails (notamment les habitudes culinaires et les goûts vestimentaires, wahou !) sont lisibles sur le blog de Hunch. Il est assez drôle de constater que sous couvert de caricature, le blog BD The Oatmeal avait plutôt bien vu la chose dans son post sur le sujet. Pour prendre encore un peu plus de recul face à ces résultats, rappelons tout de même l’évidence suivante : un internaute n’est pas pieds et poings liés à un client mail, beaucoup utilisant alternativement une adresse pro, une adresse perso, et des reliquats du passé uniquement destinés à recevoir spams, newsletters et autres nouvelles de camarades de lycée (les trois se mélangeants parfois, d’ailleurs). Rappelons également l’avenir plus ou moins précaire de l’outil mail (du moins dans sa forme traditionnelle n’incluant pas les message Facebook, par exemple). On évoquait ainsi l’an dernier la désaffection des plus jeunes face au bon vieux courriel, et rien n’indique que la tendance se soit inversée depuis. Au contraire. (Ecrans-Libération-14.03.2011.)

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* Films de pauseurs

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Un site anglais de VOD, Lovefilm, a publié une liste des 10 scènes les plus « pausées » par ses 1,6 millions d’abonnés, comprendre les plans les plus scrutés en détail image par image par les spectateurs via le bouton pause de leur télécommande.

La voici :

1) Sharon Stone et son mouvement de jambes dans Basic Instinct (1992) – 31%.

2) Jennifer Lopez nue dans Le Plan B (2010) – 16%

3) Un stormtrooper qui se cogne la tête dans le premier Star Wars (1977) – 15%

4) Les seins de Jamie Lee Curtis dans Un fauteuil pour deux (1983) – 8%

5) Jessica Rabbit sans petite culotte dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988) – 6%.

6) L’apparition subliminale de Brad Pitt derrière le médecin à l’hôpital dans Fight Club (1999) – 5%

7) Le bouclier de Captain America sur le bureau de Tony Stark dans Iron Man 2 (2010) – 4%

8) Le nuage de poussière faisant apparaître les mots SFX (pour effets spéciaux) ou « sex », pour d’autres, dans Le Roi Lion (1994) – 3%.

9) Le cameo de Pacman dans Tron (1982) – 2%

10) Nicole Kidman topless dans Eyes Wide Shut (1999) – 1%

Lovefilm ne précise pas quels longs métrages constituent les 9% restant. Etant donné que le film récent plutôt passé inaperçu (peut-être pas en Angleterre, du coup) avec Jenifer Lopez s’octroie la deuxième place du classement, on est en droit de relativiser sa pertinence, forcément assujetti au catalogue de la plateforme et l’actualité des sorties.

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 *Une géolocalisation pas très Net  

*La Cnil met en garde contre Facebook

La page d'accueil de Facebook sur un écran d'ordinateur, le 21 avril 2010.La page d’accueil de Facebook sur un écran d’ordinateur, le 21 avril 2010

INTERNET – Dans sa ligne de mire, le nouveau service de géolocalisation du réseau social… 

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil)-France- invite les internautes utilisateurs de  Facebook à la «prudence» lors de l’installation de son nouveau service de géolocalisation, estimant que la confidentialité n’est pas optimale.  Vie privéeAlors que Facebook a lancé en France le 30 septembre son nouveau service de géolocalisation «Lieux» («Places» en anglais), la Cnil se dit «très attentive aux conditions de déploiement de ce service» et «demande à Facebook d’améliorer les paramètres de confidentialité et l’information des personnes afin que la vie privée soit mieux garantie sur ce réseau social». Géolocalisation : pourquoi les réseaux veulent savoir où vous êtes? 

En attendant les modifications effectives, la Cnil «invite les internautes à la prudence en matière de paramétrage de cette application», dans une recommandation récemment mise en ligne sur son site. Facebook Lieux permet aux membres du réseau de partager avec leurs amis des informations sur les lieux où ils se trouvent, de savoir quels amis se trouvent à proximité, de partager ou recommander de nouveaux endroits.
 
«Eviter les informations personnelles»Lorsqu’ils sortent, ils peuvent ainsi s’inscrire sur les pages de bars, restaurants, salles de concert… ce qui permet de montrer à leurs contacts où ils se trouvent et avec quels amis. «Dans la mesure où vous pouvez indiquer votre position à tout moment, le premier risque est de dévoiler trop d’informations sur vous», explique la Cnil. «Par exemple, publier sa localisation au cours de la journée peut conduire à dévoiler aux cambrioleurs potentiels vos horaires de présence ainsi que votre adresse.»
 «Il faut garder à l’esprit que lorsque vous ajoutez un nouveau lieu, celui-ci sera accessible à l’ensemble des membres de Facebook et qu’il sera compliqué de le supprimer», poursuit la Commission. «Il faut donc éviter d’y faire figurer des informations personnelles».
 La Cnil conseille aux internautes «de désactiver au minimum» certaines options («M’inclure dans la liste des personnes présentes» et «Mes amis peuvent indiquer que je me trouve à certains endroits») ainsi que de «personnaliser une liste des amis habilités à voir les lieux dans lesquels vous indiquez vous trouver».(AFP-20.10.2010.)  **200 millions de membres sur Facebook
Facebook avait mis 4 ans pour atteindre la barre des 100 millions d’utilisateurs, en août 2008. Il ne lui a fallu que huit mois pour doubler ce chiffre et s’imposer un peu plus comme le roi des réseaux sociaux (loin devant les 130 millions de membres de Myspace ou –malgré sa croissance galopante– des 10 millions de Twitter).«C’est un bon début», se félicite le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, du haut de ses 24 ans.  Jusqu’où Facebook peut-il grandir? Si c’était un pays, il serait le 5e plus peuplé du monde. Pour l’instant, la limite absolue est celle des 1,5 milliard d’internautes.Si ces chiffres donnent le vertige, Facebook n’en donne aucun permettant de savoir si les récentes polémiques (sur son nouveau design ou le respect de la vie privée) ont ralenti sa croissance.Salves de chiffresPour l’occasion, Facebook indique que

  • 100 millions de personnes se connectent au moins une fois par jour au site
  • Dont 30 millions via un smartphone
  • Deux tiers des membres ne sont pas à la fac (cœur de cible à ses débuts)
  • Le secteur en plus forte croissance est celui des 35 ans et plus
  • Vous avez en moyenne 120 amis
  • 850 millions de photos sont mises en ligne quotidiennement
  • Il existe plus de 50.000 applications

Pour fêter ce cap, le site a lancé une page «Facebook for Good» permettant ses membres  de racontent «comment Facebook les a aidés à rendre service, à apporter du changement ou à contacter des relations anciennes».
 

Le réseau s’est aussi associé à 16 organisations caritatives pour créer des cadeaux que les utilisateurs pourront s’offrir, 90 à 95% des recettes revenant aux organisations en question. (09.04.2009.) 

**L’enquête qui accable Facebook

Les applications que l’on installe sur son profil Facebook inquiètent de plus en plus, car elles permettent la transmission d’informations personnelles à des tiers.Mercredi, à 13 h 30, Carine, jeune femme de 31 ans, indiquait à ses 169 « amis Facebook » qu’elle se trouvait à « Aéroport Bordeaux Mérignac », soit à plus de 500 kilomètres de son domicile, grâce au système de géolocalisation Facebook Lieux. Inoffensif ? Peut-être pas aux yeux de tous, et c’est bien ce qui inquiète la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). L’organisation s’est émue de ce dispositif qui fait de plus en plus d’émules en France. Une fois l’application « Facebook Lieux » installée sur son profil, on peut indiquer en temps réel où l’on se trouve, en étant géolocalisé grâce à son téléphone portable. L’intérêt ? Signaler notamment à ses contacts sa présence dans un monument, un café ou même un lieu privé – chez un ami par exemple.

 « Cambriolez-moi, SVP ! »

« Dans la mesure où vous pouvez indiquer votre position à tout moment, le risque est de dévoiler trop d’informations sur vous. Par exemple, publier sa localisation au cours de la journée peut conduire à dévoiler aux cambrioleurs potentiels vos horaires de présence ainsi que votre adresse. Le site Internet PleaseRobMe.com (“Cambriolez-moi, SVP”) mettait justement en évidence ce danger », souligne la CNIL. Autre risque, Facebook indique aujourd’hui qu’il n’utilise pas les informations sur les lieux visités pour améliorer son système de publicité ciblée. « Cependant, dans un proche avenir, on peut imaginer que, si vous vous trouvez près d’un magasin où vous avez préalablement effectué un check-in via Facebook Lieux, vous recevrez une publicité ou un coupon de réduction », prédit la CNIL. Or, selon la loi, il ne peut y avoir de publicité ciblée sans donner son accord.

*Des amis « gênants »

La CNIL n’est d’ailleurs pas la seule à pointer du doigt les problèmes de confidentialité sur Facebook. Dans une vaste enquête publiée dimanche dernier, le prestigieux quotidien américain Wall Street Journal démontre que, même avec les paramètres de confidentialité verrouillés au maximum, les utilisateurs ne peuvent empêcher la fuite et la revente de leurs informations personnelles à des sociétés publicitaires. Coupables : certaines des 550.000 applications proposées par des éditeurs extérieurs sur Facebook. Il s’agit le plus souvent de jeux en ligne accessibles directement sur le site. Lorsqu’un utilisateur souhaite en installer un, il doit autoriser l’application à accéder à ses informations personnelles, telles que son nom, sa photo de profil, sa liste d’amis. Un clic anodin sur « Oui, je l’autorise » mais dont les conséquences peuvent être lourdes. Non seulement l’application peut revendre les informations sur cette personne à des tiers, mais elle peut également accéder aux informations des « amis » de cette personne et les revendre, même si eux ont totalement verrouillé leur profil et n’installent pas d’applications. Des données qui peuvent être utilisées à des fins malveillantes, ne serait-ce que pour de la publicité ciblée. Face à la polémique, Facebook assure qu’il envisage de « mettre en place de nouveaux systèmes techniques qui permettront de limiter drastiquement l’exposition des informations personnelles d’un utilisateur ». Mais pour l’instant la faille subsiste. Il fallait veiller auparavant avec soin sur ses options de confidentialité. Il faut désormais faire attention à ce que font ses amis sur Facebook.

“Vous devez tout assumer sur Facebook”

Premier conseil : faites attention à ce que vous mettez en ligne, mais aussi à ce que vous faites en ligne. Si vous adhérez à un groupe d’opinion sur Facebook, c’est indirectement une information personnelle qui peut intéresser des sociétés publicitaires mais qui peut aussi vous nuire. Typiquement, un recruteur appréciera moyennement de découvrir sur le profil d’un candidat que celui-ci fait partie du groupe « Je n’aime pas me lever pour aller bosser ». Deuxième conseil : allez dans l’onglet « Compte », à droite de votre profil, et consultez vos paramètres de confidentialité. Vous risquez d’avoir des surprises en découvrant par exemple que n’importe quel utilisateur, même n’étant pas de vos amis, peut consulter vos photos. Y compris celles de votre dernier anniversaire où vous aviez forcé sur le champagne. Matthieu Hentzien, consultant en sécurité informatique chez HSC, résume : « Tout ce qui est mis sur Facebook ne peut demeurer à jamais secret. Vous devez assumer tout ce que vous mettez en ligne, même si ce n’est visible que d’un très petit nombre, car le risque zéro n’existe pas. » (France-Soir.21.10.2010.)

**L’inventeur du web tacle l’Hadopi

Tim Berners-Lee, considéré comme le père du world wide web, a mise en garde contre le « fléau » des législations anti-piratage, qui peuvent aller jusqu’à suspendre l’accès à l’internet, comme en France ou en Grande-Bretagne. Devant une conférence sur l’internet à la Royal Society (Académie des Sciences) à Londres, M. Berners-Lee a dénoncé « la vague de législations qui entendent donner aux gouvernements et aux fournisseurs d’accès le droit et le devoir de déconnecter les gens ».

« L’internet est à un point critique »

Selon lui, « ce nouveau fléau » inclut une loi française qui doit entrer en vigueur cette année et qui menace de couper l’accès à l’internet aux personnes qui téléchargent illégalement des contenus, et une loi adoptée en Grande-Bretagne en avril, qui pourrait aboutir au même résultat. « Qu’on puisse suspendre l’accès à l’internet à une famille française parce que l’un des enfants a téléchargé illégalement un contenu, sans jugement, je crois que c’est une punition inopportune, a-t-il souligné. Je veux pouvoir continuer à utiliser l’internet. Si l’accès m’est coupé, pour une raison ou une autre, en ce qui me concerne ma vie sociale serait totalement dégradée. Pour certains, c’est un accès à l’information médicale ».

M. Berners-Lee, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a indiqué que le Sénat américain examinait cette semaine une proposition de loi qui autoriserait le gouvernement à créer une « liste noire » de sites internet qui pourraient être bloqués par les fournisseurs d’accès. Vingt ans après avoir conçu le premier site web, alors qu’il travaillait au CENR de Genève, Tim Berners-Lee juge que « l’internet est à un point critique ».

Il a engagé les experts réunis pour la conférence à Londres à lutter contre l’encadrement du web créé au départ comme un lieu de liberté. Bien qu’il pense que les fournisseurs d’accès ne devraient pas en général être tenus pour responsables des contenus, il a admis que la question du terrorisme et du crime organisé constituait « une exception ». (France-Soir)

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*Attention, ces mails érotiques sont des virus

Si vous recevez un courriel intitulé «Here you have», ne l’ouvrez surtout pas. Il s’agit d’un virus qui envahit le web depuis le 9 septembre 2010. Pour aguicher l’internaute, ce mail propose généralement des films érotiques gratuits. Le virus s’active quand l’internaute clique sur un courriel semblant permettre l’ouverture d’un document au format pdf. Après quoi, le mail est envoyé à tous les contacts inscrits dans le carnet d’adresses de l’internaute.  Le virus tente en outre de désactiver les systèmes de sécurité mis en place.Vendredi, deux sociétés de sécurité informatique ont mis en garde contre ce virus informatique disséminé par le moyen de spams proposant des films érotiques gratuits ou autres documents.La Nasa victime du virusD’après McAfee Labs, le virus «Here you have» s’attaque à des ordinateurs sous Windows (système d’exploitation ).Une autre société de sécurité, Kapersky, a relevé son niveau d’alerte face à ce virus, qu’elle a baptisé «VBMania.»La chaîne de télévision américaine Fox News affirmait que la Nasa et des grandes sociétés comme le câblo-opérateur Comcast avaient été victimes de ce virus jeudi. Aucune évaluation du nombre des ordinateurs touchés n’était cependant disponible.Norton et McAfee viennent de mettre à jour leurs logiciels de sécurité pour détecter le ver avant l’attaque. Néanmoins, la meilleure garantie reste encore de ne pas ouvrir les mails de provenance non identifiée. (Le Parisien+AFP-10.09.2010.)

**Alerte au virus sur FacebookUn virus de type «ver» baptisé Koobface sévit actuellement sur Facebook. Selon la société spécialisée dans la sécurité informatique McAfee, le site de réseau social en ligne est touché depuis quelques mois mais une nouvelle variante inédite a été découverte cette semaine. Ce virus est propagé sous la forme d’un message titré «You look just awesome in this new movie»  (« Tu es génial(e) dans ce nouveau film« ). Quand les utilisateurs cliquent sur ce message, ils reçoivent un avertissement leur indiquant que leur logiciel Flash player est dépassé et sont invités à télécharger une nouvelle version, qui cache en réalité le virus. Selon McAfee, , qui a plus de 120 millions d’utilisateurs, est en train de purger son système «mais avec des dizaines de variantes du virus connues, la situation a des chances de se dégrader avant de s’améliorer». La société conseille aux utilisateurs de «ne pas ouvrir de pièces-jointes inattendues même si elles proviennent de quelqu’un que vous connaissez». Selon Barry Schnitt, un représentant de Facebook cité par le journal CNet, le virus est présent depuis le mois d’août, même si la variante découverte cette semaine est inédite. «Un très faible pourcentage d’utilisateurs de Facebook a été affecté, indique-t-il. Nous oeuvrons rapidement pour mettre à jour nos systèmes de sécurité et minimiser les risques ». (05.12.2008)**Votre ordinateur intéresse les pirates

Les pirates informatiques s’attaquent désormais aux ordinateurs des particuliers ou des entreprises pour en prendre le contrôle et leur extorquer de l’argent via des virus de plus en plus sophistiqués. Des parades existent.LES VIRUS ont bien changé. Fini les grandes attaques planétaires (souvenez-vous de I Love You et de Melissa) fomentées par de petits génies de l’informatique depuis leur chambre d’étudiant, qui paralysaient en quelques heures, pour la seule gloire de leurs auteurs, plusieurs millions d’ordinateurs à travers le monde. La menace, beaucoup plus sournoise, est désormais criminelle et s’en prend le plus souvent directement aux portefeuilles des internautes.
Les spécialistes de la lutte virale de Kaspersky, l’éditeur de logiciels antivirus les plus en pointe du moment, ne parlent d’ailleurs plus de pirates informatiques mais de cybercriminels.Manque de prudence
Après le « phishing », technique qui consiste à simuler un site officiel d’une banque ou d’un organisme officiel pour soutirer les codes bancaires d’un internaute, « l’une des attaques les plus en vogue et les plus dangereuses est celle du kidnapping d’ordinateur », prévient Vitaly Bezrodnykh, directeur du développement de Kaspersky. L’ordinateur d’un internaute, ou le réseau informatique d’une petite entreprise, est pris en otage à distance grâce à un virus qui bloque l’accès à certains fichiers sensibles trouvés dans le disque dur. Les criminels proposent alors le paiement d’une rançon, pouvant aller de 20 $ à 2 000 $ à verser sur un compte anonyme, pour débloquer le système.Un autre business est florissant dans la communauté des cybercriminels, dont les plus vicieux, organisés en véritables mafias, quand ils n’en font pas déjà partie, officient depuis la Russie, l’Ukraine, la Chine ou le Brésil. Pour quelques dizaines d’euros, ils proposent à la vente sur Internet des kits de logiciels, avec leurs modes d’ détaillés, que les apprentis pirates peuvent utiliser pour mener leurs propres attaques. Pour commettre leurs forfaits, les délinquants du Net n’utilisent évidemment pas leur propre matériel informatique. Trop dangereux et trop facilement repérable. Ils se servent principalement d’ordinateurs « zombies », des machines de particuliers infectées secrètement qu’ils peuvent utiliser à distance au nez et à la barbe de leurs propriétaires pour conduire une attaque ou envoyer des spams (des courriels commerciaux expédiés en grand nombre). Selon Kaspersky, entre 20 millions et 30 millions d’ordinateurs zombies – peut-être le vôtre ? – seraient recensés à travers le monde.Ce réseau d’ordinateurs fantômes est aujourd’hui impossible à éradiquer, puisque trop de machines sont interconnectées. D’autant que la grande majorité des internautes fait preuve d’un manque de prudence évident. Selon McAfee, un éditeur d’antivirus américain, un particulier sur sept ne prend pas la peine d’activer un pare-feu (fonction disponible sur Internet Explorer), d’utiliser un antivirus ou un logiciel antiespion. (17.01.2008.)

 **La moitié des Français pirate des œuvres sur le net

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Dans un rapport, l’Hadopi dresse le profil type du pirate français. Presque exclusivement de sexe masculin, il est sur-équipé en électronique et globalement prêt à migrer vers des offres licites car il en a les moyens.

coeur-Comme si le net était une bibliothèque, des millions de Français y butinent. Ils écoutent des albums de musique, découvrent des vidéos, consultent des livres parfois. Et repartent avec, sans payer. Tous n’ont pas conscience de pirater dans un monde numérique où tout semble gratuit. Même si 49 % des internautes reconnaissent des « consommations illicites » sur le net selon la première enquête menée sur deux larges échantillons et révélée ce dimanche par l’Hadopi !

La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet voulait mieux connaître sa cible. Elle s’avère particulièrement large. A l’adolescent rebelle et désargenté, s’ajoute presque l’ensemble des mâles français. Seuls les seniors semblent sourds à ces sirènes. Les plus de 40 ans sont encore 32 % à avouer des consommations illicites de culture sur le net. Les trentenaires sont particulièrement férus de téléchargement. Plus de la moitié avouent pirater (55 %). Ils empruntent un tiers des œuvres qui ne sont pas payées aux auteurs. Ils font ainsi presque jeu égal avec les plus jeunes, qui consomme 39 % des œuvres piratées. Le phénomène est aussi répandu en province qu’en Ile-de-France, comme si l’ordinateur avait aboli les régionalismes.

Derrière des statistiques austères, deux profils émergent, qu’il reste à affiner. Le pirate est avant tout un homme. Pour les plus jeunes, télécharger est naturel. Un phénomène de génération. La musique a toujours été disponible, hors commerce. «Pourquoi payer ce que l’on peut obtenir gratuitement» soulignent-ils. Par ailleurs, leur pouvoir d’achat est limité. Un quart des moins de 24 ans n’achètent rien sur le net… Et ne seraient probablement pas clients des maisons de disque, quant bien même le piratage serait impossible. Près de 30% dépensent moins de 20 euros par mois pour ce type d’achat. Les plus âgés en revanche, piratent et consomment tout à la fois.

Un tiers se dit pret à migrer vers des offres legales

 La figure du pirate aisé semble en effet dominer la tranche des 25-39 ans. Souvent suréquipé en matériel high tech, appartenant aux classes supérieures, il dépense plus que les autres en produits culturels licites sur le net. Cette élite se montre souvent militante. Elle refuse le contrôle, perçu comme rétrograde, à contre-courant de l’histoire et de la diffusion de la culture. Christophe, à la tête d’une PME, «télécharge des films qu’il n’aurait pas été voir au cinémade toute façon» et fustige, dans un discours d’entrepreneur, «les grosses boites qui refusent de s’adapter au monde actuel et veulent garder des marges énormes au lieu de réinventer le modèleéconomique». Cédric, 39 ans, informaticien, célèbre lui l’ouverture au monde: «J’ai pu trouver des films coréens dans les réseaux que je ne verrai jamais en salle à Paris». Louis, fou de musique, jure qu’il «découvre sur le net des artistes qu’il va souvent voir en concert». Après 40 ans, les habitudes perdurent. Albert, 47 ans, éditeur, affiche sa collection avec fierté: «J’ai au moins 4 000 films et des centaines de séries. J’ai commencé à télécharger il y a cinq ans des séries américaines qui mettent des années à sortir en France alors que je les trouve immédiatement sur le net. Depuis, je continue» se justifie-t-il.

Qu’ils soient occasionnels ou plus aguerris, ces pirates forment une large génération ancrée dans le Web et sa culture de la gratuité. En novembre, juste un mois après l’envoi des premiers mails de l’Hadopi, encore 52% assuraient ne pas vouloir changer de comportement. Les hommes se montrent plus obstinés. A l’inverse, les femmes semblent plus réceptives aux vertus du contrôle espérant que l’Hadopi aide la création.

Globalement, un tiers semble prêt à évoluer vers une offre légale. Des résultats jugés encourageants par l’Hadopi. Les premiers avertissements ont déjà poussé des millions de pirates hors des réseaux de Peer to Peer, ce fameux système de partage de fichiers, gratuitement, entre internautes. Sans pour autant se diriger tous vers l’offre légale. «Beaucoup se sont repliés vers des formules tout aussi illégales qui échappent au contrôle de l’Hadopi, comme le téléchargement de vidéo ou les films en streaming» assure Paul da Silva, président Parti Pirate.

Les producteurs de musique réunis dans le Snep notent cependant une forte hausse de leurs ventes en ligne en 2010. «Elles dépassent les 100 millions au détail et représentent 15% du chiffre d’affaires du secteur», se réjouit David El-Sayegh, directeur du Snep. Les plateformes de musique en streaming ont le vent en poupe. «Nous sommes moins pessimistes qu’avant», reconnaît El-Sayegh. «L’Hadopi était nécessaire pour rappeler que la culture a un coût. Mais il faut encore attendre pour faire le bilan». Si l’Hadopi n’a pas encore modifié en profondeur le comportement des internautes, le déplacement d’un tiers des actuels pirates vers l’offre légale serait déjà sensible, voire suffisant pour viabiliser le modèle économique de la culture sur le net, car cela représente des millions de personnes…(Le Figaro-23.01.2011.)

**Google peine à contenir les dérapages de ses utilisateurs 

« Les Noirs… sentent mauvais », « les Juifs… sont radins »… Lorsqu’on tape certains mots-clés dans Google, les suggestions de recherche s’avèrent parfois déconcertantes.

La dernière version du moteur de recherche reflète les préjugés des internautes. 

coeur-Si vous tapez «les blondes» dans Google, le célèbre moteur de recherche, croyant deviner vos pensées propose immédiatement «les blondes sont moches». Cela s’appelle l’instantanéité… Traiter la demande avant qu’elle ne soit formulée. Censé faire gagner du temps, Google Instant, la dernière trouvaille du géant américain tourne à la machine d’épandage. Si vous pianotez «les Noirs s…» Google se précipite et vous suggère «les Noirs sentent mauvais». Suivi par «les Noirs savent pas nager». La tentative «les Noirs p…» accouche des «Noirs puent» ou encore «Les Noirs préfèrent les Blanches» ou encore, «les Noirs peuvent-ils bronzer?».

D’un coup de clavier, voilà les vicissitudes de l’humanité révélées, ses préjugés, ceux que l’on tait dans la vraie vie pour mieux les confier à Google, cherchant à assouvir sur la Toile ses penchants politiquement incorrects. Tout s’affiche soudain. Idées rances, fantasmes, préjugés ordinaires. Car Google «restitue les demandes les plus fréquentes. Il classe les sites et les requêtes en fonction de leur popularité», explique Stanislas Magniant, spécialiste du Net pour Publicis.

Devant les protestations, le moteur de recherche s’est justifié en début de semaine. Nous nous efforçons «de refléter la diversité des contenus sur le Web, de manière objective et neutre», a fait savoir la firme, tout en appliquant «un ensemble de politiques de retrait pour les contenus pornographiques, violents ou haineux». «Nous prenons cette question (des suggestions racistes) très au sérieux et nous encourageons les utilisateurs à signaler les problèmes», suggère encore Google. Aux États-Unis, où l’on ne plaisante pas avec le racisme, la firme a passé les réponses à la loupe.

En France, le filtre reste partiel. Prenons ainsi «les Juifs». L’universitaire Jean Veronis, professeur de linguistique et d’informatique à l’université de Provence, avait le premier poussé un «Googueule», alias un coup de gueule, la semaine dernière, signalant qu’on obtenait: «les Juifs sont radins, sont riches, sont méchants, sont moches», dans l’ordre. Depuis, Google propose une approche plus académique. «Les Juifs en France» puis les «Juifs d’Algérie», puis «les Juifs des chaînes de TV françaises vous allez être surpris», puis «les Juifs et l’argent»… Essayez «les femmes sont» et le Google Instant vous livrera un reflet du monde: elles sont «sur la terre», «chiantes», «compliquées», «belles», «perfides», «plus chastes des oreilles que du reste du corps»…

En revanche, Le moteur reste muet lorsqu’on l’interroge sur «les Arabes». «Homosexuel» le laisse sans suggestion. Le mot Roms semble contrôlé, mais «Roumains» dérape dans «Roumains voleurs» en cinquième choix. «Les Corses» débouche sur «Corses racistes», «les immigrés» donne lieu à des résultats sérieux, puis trébuche dans «les immigrés dehors ». Il n’y a que les brunes… qui s’en sortent sans égratignures, Google jure que «les brunes sont les meilleures» tout simplement. (Le Figaro-16.09.2010.) 

*Le triumvirat de Google

Google a annoncé, jeudi dernier, une réorganisation du triumvirat qui le dirige depuis dix ans : l’un de ses fondateurs, Larry Page, redevient directeur général tandis que l’actuel PDG, Eric Schmidt, gardera la présidence du conseil d’administration.

Lors d’une téléconférence avec des analystes, à l’occasion de la présentation des résultats financiers flatteurs, M. Schmidt a expliqué que l’organisation actuelle, où les décisions se prennent à trois, entre lui, M. Page et l’autre cofondateur, Sergey Brin, avait conduit à des lourdeurs, maintenant que le groupe compte près de 25 000 employés. «Nous prenions toujours les décisions ensemble ; (…) cela ajoute des délais.» M. Schmidt, 55 ans, docteur en informatique et ancien patron de la société de logiciels Novell, avait été recruté pour ses qualités de gestionnaire. Sous sa houlette, Google est entré en Bourse en 2005. Il n’a cessé de grandir et de développer ses activités, pour concurrencer notamment des géants plus anciens, comme Microsoft et Apple. Google a atteint un chiffre d’affaires annuel de près de 30 miliards de dollars, devenant l’une des plus grosses capitalisations boursières aux Etats-Unis (238 milliards de dollars). (El Watan-22.01.2011.)

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2 réponses à “*web-infos”

  1. 7 08 2011
    fieldrunners hd (05:48:41) :

    I agree with your *web-infos at ElAyam.5, excellent post.

  2. 7 11 2011
    a3124368 (17:44:08) :

    I’ve said that least 3124368 times. The problem this like that is they are just too compilcated for the average bird, if you know what I mean




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