La France d’Emmanuel Macron

**Emmanuel Macron élu avec plus de 65% des voix

 1er Mai devenu une fête pour les patrons dans actualité media_xll_9713310

*Emmanuel Macron a été élu dimanche président de la République française en battant largement la candidate d’extrême droite Marine Le Pen lors d’un second tour marqué par une forte abstention, mais de nombreux défis attendent cet homme jeune à l’ascension fulgurante, à commencer par l’obtention d’une majorité à l’Assemblée. Le candidat d’En Marche!, 39 ans, va devenir le huitième président de la Ve République, le plus jeune de l’Histoire. *dimanche 07 mai 2017

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Qui est Emmanuel Macron?

*Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, est le fils d’un couple de médecins. Son père est neurologue, sa mère pédiatre, et tous deux sont professeurs au CHU d’Amiens. Aîné de la fratrie, il a un frère et une soeur, il passe une grande partie de son enfance chez sa grand-mère adorée, directrice de collège élevée par des parents illettrés. Il suit sa scolarité chez les Jésuites de la Providence à Amiens. Elève brillant, il est lauréat du concours général de français.
A 16 ans, il se passionne également pour la musique et décroche le troisième Prix de piano du Conservatoire d’Amiens. En terminale, il arrive au lycée Henri-IV à Paris. Diplômé de Sciences Po Paris, il entame ensuite un cursus universitaire à Nanterre. En 1999, il est assistant du philosophe Paul Ricoeur et participe à la rédaction de l’un de ses derniers ouvrages, La mémoire, l’histoire, l’oubli publié aux éditions du Seuil en 2000. Après une maîtrise de philosophie sur Machiavel, il rédige son mémoire de DEA sur l’Intérêt général, lecture et principes de la philosophie du droit de Hegel.
En 2002, il se dirige vers la haute fonction publique et intègre l’ENA, promotion Léopold Sédar Senghor, d’où il sort diplômé en 2004. Il débute sa carrière à l’Inspection des finances, d’abord inspecteur-adjoint en avril 2004, il devient inspecteur des finances en octobre 2005. En juin 2007, il est chargé de mission auprès du chef de service de l’Inspection générale des finances.
En 2008, changement de cap, la banque Rothschild l’engage à l’âge de 30 ans. Son ascension au sein de la banque d’affaires est fulgurante, il en devient associé-gérant en décembre 2010. En mai 2012, il accepte la proposition de François Hollande, rencontré en 2007 lors d’un dîner chez Jacques Attali, de rejoindre l’Elysée en tant que secrétaire général adjoint de la présidence. Le 26 août 2014, il est nommé ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique dans le deuxième gouvernement de Manuel Valls.
Le 30 août 2016, Emmanuel Macron annonce sa démission du gouvernement. Quelques semaines plus tard, le 16 novembre, il annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle 2017.
Le 23 avril 2017, lors du premier tour de l’élection présidentielle, il arrive en tête des suffrages avec 24% des voix.
Côté vie privée, Emmanuel Macron est marié depuis octobre 2007 à Brigitte Trogneux, professeur de français de 24 ans son aînée, rencontrée en classe de première au lycée La Providence d’Amiens lors d’un atelier théâtre. Son épouse a trois enfants nés d’une précédente union.*Lundi 08 Mai 2017 

Les Algériens se passionnent pour la présidentielle française dans actualité album_large_9730211

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*C’est en «homme libre» comme il aime à se qualifier qu’il aborde la question de la colonisation frontalement et sans aucun complexe.

Emmanuel Macron accomplit son devoir électoral

*La victoire sans surprise d’Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle française ouvre d’excellentes perspectives dans les relations algéro-françaises. Ce jeune homme a pris sur lui de briser les codes et proposer une approche décomplexée du partenariat entre Alger et Paris. En fait, le nouveau président français a mis le doigt sur la plaie et s’est clairement engagé sur la voie de sa guérison, la seule qui vaille et qui consiste à se dire les quatre vérités. Emmanuel Macron a choisi d’abord, Alger pour évoquer sans «sourciller» la question de la colonisation française en Algérie.
Féru d’histoire, il savait ce qu’il en était. Il a dit les choses telles qu’elles étaient et telles qu’elles devaient être dites. «La colonisation est un crime contre l’humanité», avait-il affirmé dans un entretien à un média algérien. De retour en France, le candidat à la présidentielle française était conscient du séisme «mémoriel» qu’il venait de provoquer au sein de la société politique de son pays. Il a tenu tête à l’avalanche de critiques, émanant essentiellement des milieux de l’extrême droite et des nostalgiques de l’Algérie française. Vaciller sur ces questions, c’est s’effondrer et se retrouver otage des associations de rapatriés d’Algérie et de harkis. Ses prédécesseurs à l’Elysée ont tenté d’arrondir les angles et ils en avaient perdu toute initiative. Emmanuel Macron, dont la question de la mémoire ne relève pas d’une quelconque stratégie politicienne, a maintenu ses propos, jusqu’au débat d’entre deux tours avec Marine Le Pen où il a clairement annoncé son intention d’ouvrir le dossier de la colonisation tout en soulignant les crimes d’Etat de la France en Algérie.
Emmanuel Macron n’est donc pas dans l’apparence ou la séduction politicienne sur le thème de la mémoire. Il n’a pas eu de discours selon les circonstances. Il veut réellement crever cet abcès, pour le bien de la France, d’abord et ensuite pour construire une relation profonde et sincère avec l’Algérie. En stratège accompli, le nouveau président français connaît parfaitement l’importance géostratégique et économique de l’Algérie. Il a compris que toute tergiversation sur la question de la mémoire entraînerait des coupures dans le réseau algéro-français. Cela était le cas avec Jacques Chirac, bâillonné par la loi sur les bienfaits de la colonisation qui a considérablement brouillé les ondes entre les deux pays, jusqu’à enterrer le pacte d’amitié que Paris entendait signer avec Alger. L’épisode Chirac n’est pas unique, puisque après un quinquennat catastrophique de Sarkozy, la tentative de François Hollande de reprendre le dialogue des mémoires s’est heurtée à ses hésitations «politiciennes» sur le sujet. Ce qui a eu pour résultat de refroidir les relations entre les deux pays. C’est sans doute pour avoir bien «lu» l’histoire immédiate algéro-française, que Macron a décidé de construire son mouvement politique «En Marche!» en dehors des influences «mémorielles» pour se soustraire à toute pression. C’est en «homme libre», comme il aime à se qualifier, qu’il aborde la question de la colonisation frontalement et sans aucun complexe. Conforté par des sondages, où une majorité de Français approuvent sa démarche, le nouveau président français jette le pavé dans la mare, sans que cela ne l’éclabousse. Sa «liberté» est certainement son meilleur allié pour refonder les relations entre son pays et son ancienne colonie, l’Algérie. S’ouvre donc une perspective historique, sans précédent dans l’histoire des relations algéro-françaises. Une fois, le complexe du colonisateur enterré, l’Algérie et la France peuvent édifier un partenariat digne de ce qui a été réalisé entre la France et l’Allemagne. Bien mieux encore, disent les spécialistes, dans la perspective d’une relation apaisée entre les Etats, la communauté algérienne de France servira de formidable pont entre les deux sociétés. Il y a dans cette proximité algéro-française dans la métropole un formidable levier de croissance pour l’Algérie et la France. Cela, Macron l’a bien compris et son côté progressiste et humaniste donnera un souffle nouveau au partenariat, non pas seulement en termes de projets physiques à l’image de la très attendue usine Peugeot, mais également dans les esprits, en principe orientés dans le sens d’un contrat d’avenir entre deux nations et deux sociétés qui se respectent. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a affirmé qu’Emmanuel Macron est un ami de l’Algérie. Il ne s’est pas trompé en faisant cette déclaration. A travers ce jeune «prodige» français, l’Algérie et la France ont l’occasion historique de construire un axe Alger-Paris qui rythmera la vie politico-économique en Méditerranée, en Afrique et même en Europe.*Par Saïd BOUCETTA - Lundi 08 Mai 2017 – L’Expression

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Les noms du nouveau gouvernement français 

Les noms du nouveau gouvernement français dévoilés

**Nicolas Hulot,  ministre d’État en plus du portefeuille de la Transition écologique et solidaire. 

* et François Bayrou à la (Justice),  ministre d’État en plus d’être le nouveau garde des sceaux.

*Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères

Le maire de Lyon Gérard Collomb a été nommé ministre de l’Intérieur et ministre d’État au sein du gouvernement d’Edouard Philippe, le premier sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, a indiqué le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler mercredi 17 mai 2017. Nicolas Hulot (Transition écologique) et François Bayrou (Justice) auront également le statut de ministre d’État dans le nouvel exécutif.

L’attelage gouvernemental d’Emmanuel Macron compte au total 18 ministres et quatre secrétaires d’État, la moitié d’entre eux étant issus de la société civile. Une stricte parité hommes/femmes a été respectée, selon l’engagement du président. Les trois ministres d’État bénéficient d’un statut protocolaire juste inférieur à celui du locataire de Matignon et peuvent organiser des conférences interministérielles.

Gérard Collomb est le premier de ces trois ministres d’État. Maire de Lyon depuis 16 ans, le sénateur socialiste s’est rangé derrière Emmanuel Macron dès la naissance de son mouvement. Tenant d’une ligne sociale-démocrate, il a mené une politique favorable aux entreprises au sein de la deuxième ville de France. Il est l’un des architectes du rapprochement entre le mouvement En Marche! d’Emmanuel Macron et le Modem de François Bayrou.

Figure la plus connue issue de la société civile, Nicolas Hulot reçoit également le titre de ministre d’État en plus du portefeuille de la Transition écologique et solidaire. L’ancien animateur-producteur de télévision est engagé en politique depuis une décennie au nom de la défense de l’environnement. En 2007, il est l’instigateur de la signature par les principaux candidats à l’Élysée d’un pacte écologique. En 2011, il est lui-même candidat à la primaire présidentielle écologiste, mais est battu par Eva Joly. Il a également eu une part active dans la préparation de la Conférence de Paris sur le climat en 2015. Sa nomination semble indiquer qu’Emmanuel Macron va abandonner le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Nantes, ouest), auquel M. Hulot est opposé.

renoncer à la course à l’Élysée
François Bayrou se voit également conférer le titre de ministre d’État en plus d’être le nouveau garde des sceaux. Triple candidat à l’élection présidentielle (2002, 2007, 2012), il a préféré cette année renoncer à la course à l’Élysée pour nouer un pacte avec Emmanuel Macron qui a vu ce dernier réaliser le vieux rêve du maire de Pau: un président de la République issu du centre. La députée européenne Sylvie Goulard est nommée ministre des Armées, portefeuille qui change de dénomination et ne s’appelle plus ministère de la Défense. Membre du Modem, elle fut notamment conseillère de Romano Prodi lorsque celui-ci était président de la Commission européenne.

Son prédécesseur à ce poste, Jean-Yves Le Drian, hérite de l’Europe et des Affaires étrangères. Le Breton de 69 ans a été l’un des trois ministres, avec Marisol Touraine et Stéphane Le Foll, à avoir conservé le même portefeuille sous les cinq gouvernements du quinquennat Hollande. Populaire, respecté tant au sein de la majorité que dans les rangs de l’opposition, celui qui est également président du conseil régional de Bretagne depuis 2015 est crédité d’un bon bilan à la tête de la Défense, alors que les forces armées françaises se sont engagées au Mali, en République centrafricaine et en Syrie.

Le premier Conseil des ministres aura lieu jeudi
Richard Ferrand reçoit le maroquin de la Cohésion des territoires. Premier élu socialiste à avoir rejoint Emmanuel Macron dans la constitution de son mouvement En Marche!, Richard Ferrand en devient le secrétaire général dès octobre 2016. Il joue notamment un rôle important dans la constitution des listes pour les législatives du mois prochain. Bruno Le Maire, issu des rangs des Républicains (droite), devient ministre de l’Économie. Ministre de l’Agriculture dans les gouvernements Fillon II et III, il constitue l’une des plus belles prises du président Macron à droite. Figure importante de l’UMP et des Républicains depuis qu’il a obtenu près de 30% des voix lors de l’élection pour la présidence du parti en 2014, il a cependant déçu lors des primaires de la droite et du centre en ne recueillant que 2,4% des suffrages. Bruno Le Maire fut le premier cacique de droite à rompre avec François Fillon une fois que ses ennuis judiciaires ont éclaté. Il est également le premier cadre de LR qui s’est publiquement déclaré prêt à travailler pour une majorité présidentielle après la victoire d’Emmanuel Macron.

A Bercy, il sera accompagné d’un autre élu LR, Gérald Darmanin, qui sera en charge de l’Action et des comptes publics. Parmi les membres de la société civile figurent notamment Agnès Buzyn, une hématologue nommée au ministère de la Solidarité et de la Santé, et Françoise Nyssen, une éditrice née à Bruxelles qui dirige la maison Actes Sud, en charge de la Culture. La double championne olympique d’escrime Laura Flessel prend la tête du ministère des Sports. Le premier Conseil des ministres avec le nouveau gouvernement se tiendra jeudi à 11h00, a annoncé l’Élysée.

La liste complète du gouvernement
- Gérard Collomb est nommé ministre de l’Intérieur
- Bruno Le Maire est nommé ministre de l’Economie
- Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire
- François Bayrou, garde des Sceaux
- Sylvie Goulard, ministre des Armées
- Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics
- Marielle de Sarnez, ministre chargée des affaires européennes
- Laura Flessel, ministre des sports
- Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur
- Annick Girardin, ministre de l’Outre-mer
- Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture
- Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale
- Muriel Penicaud, ministre du Travail
- Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires
- Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé
- Françoise Nyssen, ministre de la Culture
- Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères

* Source: AFP / mercredi 17 mai 2017

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** Une victoire nette, malgré un taux d’abstention important estimé à 25,3% et 8% de votes blancs ou nuls.

Lors de l’élection de 2012, les votes nuls et blancs s’étaient limités à 5,8% – 4,2% en 2007, 5,4% en 2002, 6% en 1995 et 3,6% en 1988. La France a choisi le plus jeune chef d’Etat depuis l’avènement de la République. Un record, eu égard à la jeunesse du nouveau chef d’Etat français et de son entrée en politique toute récente. Cette élection marque aussi la défaite des partis traditionnels de gouvernement et la percée du Front national.

Pour la deuxième fois en 15 ans, le Front national accède au second tour de la présidentielle. Bien que défaite, Marine Le Pen enregistre un score en progrès pour le FN par rapport aux précédents scrutins avec 11 millions de voix. Il est de fait le premier parti d’opposition, à moins que la droite et la gauche se recomposent, entreprise extrêmement délicate pour cette dernière tant le Parti socialiste est sorti abîmé de ses divisions et de la cuisante défaite de son candidat au premier tour de la présidentielle.

L’entre-deux-tours a été marqué par de nombreux ralliements à M. Macron (24,01% des suffrages au premier tour le 23 avril), pour faire barrage à Mme Le Pen (21,30%). Environ 47,5 millions de Français étaient appelés à voter à partir de 6h GMT. C’est sur l’esplanade du Louvre que le jeune Président a donné rendez-vous à ses soutiens et à ceux qui ont cru en lui pour fêter cette victoire inattendue il y a quelques semaines. Dès aujourd’hui, Emmanuel Macron devra s’attacher à construire une majorité de gouvernement cohérente. Et adresser un message de rassemblement à un pays fracturé.

Les électeurs qui ont donné la victoire à Emmanuel Macron ont rejeté le populisme, le repli et la division de la société. A charge pour Emmanuel Macron de redonner confiance à ceux qui souffrent, à ceux qui sont en marge du progrès social et du bien-être, de redonner du sens au vivre-ensemble, de mettre en échec la méfiance, la suspicion et la défiance alimentées par le discours xénophobe et exclusif du FN qui a surfé sur les peurs (de l’insécurité, du chômage, du terrorisme…).

L’heure de traduire les engagements électoraux en actes est venue

«Nous avons fini avec cet ordre ancien et nous devons aller au bout de la refondation politique en cours», affirmait Emmanuel Macron en meeting à Paris, le 1er mai. Et aussi : «La République nouvelle sera une République unifiée, réconciliée», plaidant pour «une France de l’égalité», de la «fraternité».

Il devra prouver qu’il est celui qui «rassemble au-delà des clivages politiques», celui qui «peut apaiser la société». Sa campagne, il l’avait voulue une campagne de «rassemblement, de réconciliation» et de dénonciation du projet de la candidate FN, ne manquant pas une occasion de confronter le Front national à son passé. Dans la profession de foi annonçant sa candidature à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron écrit : «Et ma vie aujourd’hui, c’est d’abord un combat pour des valeurs que j’ai chevillées au corps.»

Ces valeurs sont pour le Président nouvellement élu «le travail», «la liberté», «la fidélité» et «l’ouverture». «Ces valeurs me constituent, mais elles ne m’appartiennent pas. Elles ne sont pas originales. Elles sont chaque jour le moteur quotidien de l’immense majorité d’entre nous. Mais c’est pour ces valeurs et pour permettre à chacun de les faire vivre pour soi-même que je m’engage en politique.» Et c’est sur ces valeurs qu’Emmanuel Macron a construit son programme présidentiel.

Emmanuel Macron a confié, vendredi, avoir déjà choisi le futur chef de son gouvernement, sans toutefois le nommer. Aussi, le prochain Premier ministre sera chargé de mener la campagne des législatives des 11 et 18 juin, avec l’objectif de donner une majorité au nouveau chef de l’Etat pour mener sans heurts les réformes inscrites à son programme électoral. Pour «renouveler la vie politique et la vie démocratique», Emmanuel Macron avait affirmé sa volonté de présenter aux législatives des candidats pour «moitié nouveaux et au moins pour moitié des femmes». Comme d’instaurer «une part de proportionnelle dès le début par une réforme profonde».

Les deux finalistes d’une élection à rebondissements ont assuré, tout au long de leur campagne, qu’ils incarnent le renouvellement du paysage politique. C’est plus vrai pour Emmanuel Macron, quasi inconnu il y a trois ans et fraîchement venu à la politique (son mouvement En marche ! a été créé il y a à peine un an), contrairement à sa rivale, Marine Le Pen, qui est dans la vie politique depuis 20 ans et qui a hérité du parti fondé par son père, Jean-Marie Le Pen. Fait inédit, les deux grands partis traditionnels de la gauche et de la droite ont été éliminés dès le premier tour.

A signaler que le 10 mai, ce sera le dernier Conseil des ministres présidé par François Hollande. Une journée qui sera marquée également par la commémoration de l’abolition de l’esclavage, en présence de son successeur à l’Elysée. La passation de pouvoir devrait avoir lieu le 14 mai, date ultime du mandat de François Hollande. L’investiture du nouveau locataire de l’Elysée suivra. A partir du 15 mai, le Premier ministre sera nommé, le nouveau gouvernement devrait être annoncé rapidement par la suite.

Emmanuel Macron défend le libéralisme économique et veut approfondir l’intégration européenne. Marine Le Pen, pour sa part, n’a eu de cesse de dénoncer la «mondialisation sauvage» et l’immigration dont elle souhaite l’arrêt et plaide pour une sortie de l’euro et de l’Union européenne dans sa configuration actuelle.
 **Nadjia Bouzeghrane / el watan /  Lundi 08 Mai 2017 

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