L’année 2014 en Algérie

*Ce qui va changer pour les Algériens en 2015

L’année 2014 est derrière nous et une nouvelle année commence. Selon l’ONS, l’Algérie compte 39,5 millions d’habitants à partir d’aujourd’hui.

Pour tous ces Algériens, plusieurs changements vont s’opérer. Beaucoup de nouveautés sont déjà annoncés dans le cadre de la loi de Finances 2015 qui entre en vigueur dès ce premier jour de l’an.

Ces dispositions, il faut le dire, sont pour la plupart rassurantes. L’austérité brandie et même revendiquée par certaines parties, depuis les premiers signes montrant la chute des prix du pétrole, est pour le moment écartée.

Si certains projets structurants devront attendre une stabilité des prix de l’or noir et une meilleure visibilité, les mesures préconisées pour «améliorer le niveau de vie des algériens» et «développer l’économie nationale» sont, toutes, maintenues.

Abrogation de l’article 87 bis : les premiers bénéficiaires augmentés

La plus attendue des mesures est nul doute celle relative à l’abrogation de l’article 87 bis du code du travail. Cet article qui freine, depuis 1994, l’évolution des salaires est difficilement supprimé. Ils seront plus de 3 millions de  travailleurs, selon l’UGTA, à voir leurs salaires augmentés, dès ce 1er janvier.

Les salariés du secteur public, dont le revenu mensuel, sans inclure les primes, n’atteigne pas le SNMG (18000 DA) seront tous augmentés.

Pour cette catégorie de salariés y a pratiquement aucune ambigüité. Toutefois l’interrogation se pose pour les travailleurs du secteur privé.

Ces derniers, qui selon les statistiques de l’ONS, sont les moins payés sur le marché du travail national, ne seront pas automatiquement concernés par ces décisions.

Surtout quand on sait que les entreprises privées excellent dans la violation des droits des travailleurs et que 70% des travailleurs ne sont pas déclaré à la sécurité sociale.

La deuxième interrogation qui reste toujours posée concerne les salariés dont les revenus dépassent les 18000 DA. Officiellement et selon les déclarations des responsables du gouvernement et de la centrale syndicale cette catégorie de travailleurs ne seront pas en reste.

Toutefois on ne sait  toujours pas quand et de combien seront-ils augmentés. La seule information dont est sûr est que ces questions seront tranchées dans les négociations collectives et que les augmentations dépendront de «la santé financière de chaque entreprise».

Le timbre du passeport triple et sa durée de validité doublée

Aussi, la LF 2015 augmente le droit de timbre sur les passeports passant de 2.000 DA à 6.000 DA en contrepartie de la biométrisation de ce document et de l’augmentation de sa durée de validité (10 ans au lieu de 5 ans).

L’avant projet de la loi de finance avait proposé un timbre à 10 000 DA, mais les députés, après un débat contradictoire sont parvenus à adopté la somme de 6000 DA.

Autres nouveautés. Les circonscriptions administratives seront dotées d’un nouveau matériel en janvier prochain pour répondre à la demande croissante sur le passeport biométrique, a indiqué mardi à Alger un responsable au ministère de l’Intérieur et des collectivités locales.

Le tabac coute, désormais, plus cher  

Une nouvelle taxe sur le tabac vient d’entrer en vigueur des aujourd’hui. Cette disposition augmentera de 10% le prix de la denrée et par conséquent, le coût du paquet de la cigarette reviendra plus cher de 10 à 15 dinars.

La nouvelle législation qui participe des efforts du gouvernement algérien pour limiter le tabagisme profitera directement à la lutte contre le cancer. En effet, les sommes récoltées dans le cadre de cette taxe serviront à financer le Fonds de lutte contre le cancer.

Notons que, le tabac est responsable de 30% des cas de cancers enregistrés chaque année dans les hôpitaux algériens.

Des billets retirés de la circulation

Plus d’anciens billets en circulation. Ces billets ( 200 DA type 1983, de 100 DA types 1981 et 1982, de 20 DA type 1983 et de 10 DA type 1983 qui ont agacés les consommateurs et les consommateurs sont définitivement retirés de la circulation. Toutefois, la Banque d’Algérie affirmé que les détenteurs de ces billets pourraient les échanger auprès de ses agences pendant une période de dix (10) ans.*algerie1.com/  01/01/2015 

**Les Algériens entameront la nouvelle année avec beaucoup d’inquiétudes et d’incertitudes liées, notamment, à l’effondrement du marché mondial des hydrocarbures. L’échec non assumé des politiques engagées ces dernières années risque de se faire ressentir sur le terrain des revendications sociales durant l’année qui arrive.

Les évolutions politiques dépendront de l’ampleur de la crise financière. Parler d’austérité quand les responsables de la dilapidation des richesses de l’Algérie jouissent de liberté et de privilèges est une insulte envers une population excédée et entamée dans sa dignité.
Une année s’achève, une autre arrive avec son lot de promesses et d’inquiétudes. La première s’en va sur une note de folle crise pétrolière, obligeant le gouvernement gaspilleur à revoir sa copie dépensière. La fraîcheur hivernale qui accompagne l’avènement de janvier 2015 est aussi ressentie sur le baromètre économique.

Un lourd legs pour l’année 2015, engrossée déjà d’une crise économique que des dirigeants un peu trop habitués aux allocations et rallonges budgétaires et pris de surprise semblent avoir du mal à contrôler et assurer la maîtrise d’une situation qui échappe aux seules données internes. Un cadeau empoisonné pour cette période de l’année où les vœux pour des jours meilleurs sont appelés à être plus mesurés et moins enthousiastes. L’échec non assumé des politiques engagées ces dernières années se fera pourtant ressentir sur le terrain des revendications sociales.

Une leçon pour un gouvernement qui a refusé de comprendre que la paix sociale ne s’achète pas à coups d’allocations mais se gagne avec l’amélioration réelle des conditions de vie et la garantie de bonnes perspectives d’avenir pour toutes les catégories sociales. Cette crise aura-t-elle des répercussions politiques ? Il n’est jamais de fragilité économique sans incidence politique. Reste à savoir comment se traduira-t-elle sur le terrain incertain et flou qui caractérise la situation politique en Algérie.

La crise financière a pour nature de délier les alliances faites en temps d’aisance financière. Serait-ce le cas pour les clans et les camps au pouvoir qui se sont accordés à soutenir un premier, un deuxième, un troisième et un quatrième mandat pour le président Bouteflika ? Les quelques tensions en haut lieu, qui ont alimenté les colonnes de la presse durant l’année écoulée, vont-elles s’exacerber ou bien trouveront-elles une issue qui arrangera tout le monde ou éliminera l’un des clans au profit d’un autre ? Au-delà des supputations et autres tentatives de lire dans un avenir incertain, il y a lieu de noter que les analyses faites sur la fragilité de la situation politique et économique ainsi que sur le danger engendré par les choix et décisions de l’équipe dirigeante se sont avérés bien justes.

Le pouvoir finira-t-il par se regarder en face et voir le précipice vers lequel il dirige le plus grand pays d’Afrique ? Se réveillera-t-il de ses gargarisassions et appétits voraces pour remettre le pays sur rails ? L’alerte est donnée et le temps presse pour une remise en cause de toutes les politiques menées jusqu’alors. Les promesses d’ouverture des dossiers Sonatrach 1, autoroute Est-Ouest et Khalifa pour le premier semestre 2015 suffiront-elles à rendre confiance ? Cela dépendra de la qualité des procès et des jugements qui seront rendus. Tant que la responsabilité politique ne sera pas engagée dans ces trois affaires et que la comparution à la barre des décideurs politiques ne sera pas garantie, il y a de fortes chances que ces procès ne feront que noircir les pages des journaux alors que l’impunité continuera de ronger la cote de confiance des citoyens envers la justice et les dirigeants du pays.

Parler d’austérité quand les responsables de la dilapidation des richesses de l’Algérie jouissent de liberté et de privilèges est une insulte envers une population excédée et entamée dans sa dignité. Que pourra, par ailleurs, la révision de la Constitution qu’on veut vendre pour habiller l’actualité politique de l’année 2015 dans cette situation de perte de confiance ? Une révision constitutionnelle n’émanant pas de la volonté du peuple n’est que de l’encre sur du papier que les dirigeants du moment gommeront à leur gré. Les temps sont durs et le moment exige sérieux et responsabilité. Tout autre recours qu’à celui de la volonté populaire ne sera que vaine tentative de gagner du temps pour le pouvoir. Un temps pourtant si précieux pour le salut du pays, qui est entouré de zones de conflits.*Nadjia Bouaricha-El Watan- 31.12.2014 

**Telle la cigale qui ne faisait que chanter tout l’été et alla crier famine une fois l’hiver arrivé

Eh bien dansez maintenant !

Le Président sort de son éclipse et convoque un Conseil des ministres restreint pour, dit-on, informer le gouvernement des actions à entreprendre pour résister à la crise engendrée par la chute des prix du pétrole. Telle la cigale qui ne faisait que chanter tout l’été et alla crier famine une fois l’hiver arrivé, l’équipe dirigeante tient entre ses mains les preuves de ses fiascos.
Quinze années d’aisance financière jamais égalée s’achèvent sur une note d’impuissance face à un rhume dans le marché pétrolier. Voilà donc une image bien triste traduisant parfaitement la décrépitude des aveugles et entêtés dépendant des hydrocarbures.

Voici l’image d’un pays qu’on a réduit à l’état de vache à lait, de caisse à sous, de poule aux œufs d’or, mais jamais on n’a pensé à en faire une machine à produire de la richesse. Voilà le bilan d’une gouvernance à la mode «rechka», ces liasses de billets que l’on jette de-ci de-là, qu’on exhibe pour montrer sa richesse, pour acheter des alliances ou taire des oppositions.

Ces fameuses «indjazat erraïs» (réalisations du Président) que les télévisions d’Etat louaient à chacune des élections pour faire le lit à des mandats présidentiels successifs, que peuvent-elles aujourd’hui devant ce coup de froid qui a touché au thermomètre pétrolier ? Qu’ont-elles apporté pour immuniser l’économie nationale contre les aléas du marché pétrolier ?  
Elle est bien cynique cette image du gouvernement faisant semblant de vouloir rattraper en quelques semaines les erreurs de jugement, de gestion et de calcul de quinze années – et même plus – d’échecs de relance de la machine économique. Les discours et autres annonces visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures se sont avérés de médiocres fables empaquetées dans l’étoffe de promesses de jours meilleurs.

Que faisaient donc ces rentiers au temps chaud, quand les dollars valsaient dans leurs mains ? Ils édifiaient d’incertaines autoroutes à coups de milliards et de trous financiers, ils construisaient des logements, creusant à n’en plus finir les budgets sans même arriver à satisfaire les demandes des citoyens, mais aussi une grande mosquée et des bureaux d’affaires sans rendement… Encore et surtout ils importaient à n’en point finir tout ce que les marchés du monde proposent comme produits ; jusqu’à même importer des oignons. Mais plus que tout cela, des richesses personnelles se sont constituées à coups de scandales et d’impunité.

Même la seule compagnie nourricière du pays, Sonatrach, n’a pas échappé à la légèreté des bandits. Elle s’est retrouvée délestée de ses défenses et réduite au statut de simple entreprise parmi des concurrentes étrangères qui lui disputent des parts sur son propre sol. Oh que la crise pétrolière est un formidable détecteur d’économies faibles, un révélateur d’impuissance de la rente face à la vraie économie !
La crise est là, avec son lot de défis à relever et de problématiques à résoudre. Que peuvent aujourd’hui, dans ce contexte de défiance, ceux qui, dans l’aisance, ont été incapables de changer le visage de l’économie nationale ? *Nadjia Bouaricha-El Watan- 29.12.2014 

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*Rétrospective 2014 en Algérie

L’année 2014 en Algérie art_urlphoto(67802)

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*2014, une année faste pour le football algérien

L’Algérie a marqué de son empreinte l’année 2014 sur le plan footballistique, en particulier en Coupe du Monde 2014 en se qualifiant pour les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire, estime la Fédération internationale de football (FIFA).

« Même les plus optimistes des supporters algériens n’imaginaient pas une année aussi riche pour leur pays sur le plan footballistique, en particulier en Coupe du Monde de la FIFA 2014″, écrit la FIFA dans un article intitulé « l’Algérie aux éclats ».

« Après s’être qualifiée de justesse pour l’épreuve grâce aux buts inscrits au Burkina Faso, l’Algérie a créé la surprise en atteignant le second tour de la compétition pour la première fois de son histoire », poursuit la FIFA.

L’équipe dirigée par le Bosnien Vahid Halilhodzic avait terminé second de son groupe avec quatre points derrière la Belgique, grâce à une victoire devant la Corée du Sud (4-2) et un nul face à la Russie (1-1) contre une défaite lors du premier match face aux Diables Rouges (2-1) après avoir longtemps mené au score.

En huitièmes de finale, les Verts avaient tenu tête au futur champion du monde allemand (2-1 après prolongation).

Après Brésil-2014, la sélection algérienne a continué sur sa lancée en devenant la deuxième équipe qualifiée pour la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2015, après le Cap-Vert, grâce à cinq victoires consécutives dans le groupe B, composé du Mali, du Malawi et de l’Ethiopie. Les Fennecs seront parmi les favoris pour cette édition de la CAN, qui débutera en janvier 2015 en Guinée équatoriale, souligne la FIFA.

Le Mondial brésilien a été l’occasion pour Yaçine Brahimi de se révéler aux yeux de la planète football, grâce en partie à un but durant le festival offensif de son équipe face à la Corée du Sud. Suite à ses belles performances en Coupe du Monde, le milieu offensif a quitté Grenade pour signer au FC Porto.

Ce transfert a été un succès pour l’ancien Rennais, qui a inscrit quatre buts en Ligue des champions de l’UEFA, permettant au géant portugais de se qualifier pour le second tour. Avec l’équipe nationale, ses trois buts en qualifications pour la CAN lui ont permis de finir meilleur buteur algérien.

Toutes ces belles performances ne sont pas passées inaperçues et, à seulement 24 ans, il a été désigné meilleur joueur africain de la Liga 2014 et reçu le trophée BBC de meilleur joueur africain 2014, devenant le premier Algérien à obtenir cette récompense.

La réussite de l’équipe nationale a également eu un impact positif sur l’ES Sétif, seul et unique représentant de l’Algérie en Ligue des champions de la CAF 2014.

Mais les Sétifiens n’ont pas seulement brandi le plus prestigieux trophée africain des clubs, ils sont également devenus les premiers représentants du football algérien en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Au Maroc 2014, ils ont terminé cinquièmes après avoir perdu (1-0) face à Auckland City dans le premier match, puis sauvé l’honneur en battant les Western City Wanderers, champions d’Asie, (5-4) aux tirs au but après un nul (2-2) dans le temps réglementaire.

Les joueurs évoluant dans le championnat national sont davantage motivés pour obtenir une place en sélection et jouer en Europe, grâce au prestige acquis par la sélection nationale ces derniers temps, conclut la FIFA.*radioalgerie.dz- 24/12/2014

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*Les dix personnalités algériennes qui méritent un carton rouge

**selon algerie-focus.com/

*Abdelaziz Bouteflika

- La Palme d’Or des dix personnalités qui ont le plus déçu les Algériens durant l’année 2014 revient incontestablement au Chef de l’Etat. Très malade, se déplaçant sur un fauteuil roulant, il s’est quand-même présenté à l’élection présidentielle d’avril 2014. Sans surprise, il a été réélu dans ce qui est qualifié de mascarade électorale, boudée par l’opposition. Il n’a tenu aucun meeting pour parler au peuple algérien durant la campagne électorale. Des télévisions étrangères se sont moquées de ses apparitions furtives à la télévision nationale où des montages de l’ENTV tentaient de le montrer vainement en bonne posture.

Abdelmalek Sellal

- Considéré comme technocrate et bon gestionnaire, il n’arrête pas de prouver le contraire et de collectionner les échecs. Ses promesses de résoudre la crise qui a secoué la ville de Ghardaïa, et d’autres villes du sud, ont essuyé un échec. Il s’est illustré par sa politique de bricolage et replâtrage pour faire face à la montée du front social. Directeur de la compagne électorale pour le candidat Bouteflika, sa blague de mauvais goût sur les Chaouis a provoqué un grand élan d’indignation et de condamnation. Dernièrement, il a invité le président français, François Hollande, à venir lui-même à Alger pour s’assurer que l’état de santé de notre Président s’améliore !

Abdelfettah Hamadache

- C’est incontestablement la personne la plus rocambolesque de l’année 2014. Le chef autoproclamé du Front de la Sahwa ne rate aucune occasion de s’attaquer de manière virulente à tout ce qui lui semble non-conforme à la religion. En mal d’écoute, puisque ses appels à des rassemblements ne drainent qu’une dizaine de fanatiques tolérés par l’Etat, il affiche une haine sans limites envers les gens de l’art et de la pensée. Il a appelé à interdire de sortie en Algérie du brillant film « l’Oranais », du talentueux réalisateur Lyes Salem. L’impunité totale dont il bénéficie de la part de l’Etat l’a encouragé à pousser le bouchon encore plus loin en émettant une Fatwa portant un appel au meurtre contre un écrivain.

Abdesslam Bouchouareb

- Nommé au ministère de l’Industrie et des Mines pour le récompenser de son soutien au Président de la République durant la campagne électorale pour l’élection d’avril 2014, Abdesslam Bouchouareb n’a visiblement pas assez de temps pour s’occuper de développer le secteur industriel, car il semble avant-tout très occupé à régler ses comptes avec tous les patrons qui n’ont pas soutenu son mentor, Abdelaziz Bouteflika. Le cas le plus flagrant et unique dans les annales de l’industrie en Algérie est la volonté affichée, sans aucune gêne, par ce ministre, d’étouffer, et mettre des bâtons dans les roues de la première entreprise nationale privée. Une tâche à laquelle il s’adonne à plein temps. Dernièrement, il a participé à l’inauguration de l’usine Renault Algérie à Oran. En plus du prix exorbitant qu’a coûté cette usine à l’Algérie, le prix de la voiture (le plus bas de la gamme Renault) montée dans cette usine est jugée exagérément cher.

Amar Ghoul

- C’est le ministre le plus controversé du gouvernement. Il ne passe pas d’un Département ministériel à un autre sans soulever un tas de scandales financiers. Après avoir dirigé le ministère des Travaux Publics lors de l’éclatement du scandale de l’autoroute est-ouest, il s’est retrouvé  à la tête du ministère des Transports après la Présidentielle d’avril dernier, lors de laquelle il a fait campagne pour Bouteflika avec son parti politique TEJ. Le ministre des Transports s’est illustré, depuis, par une gestion catastrophique après le crash de l’avion affrété par Air Algérie, le 14 juillet dernier au nord du Mali. Quelques jours auparavant, il s’était engagé dans un bras de fer avec le PDG de la même compagnie pour faire appliquer des prix que la compagnie nationale ne peut même pas proposer au regard de ses difficultés financières. Quelques semaines après le crash, Amar Ghoul s’en est pris carrément aux Algériens, auxquels il a reproché de « vouloir voyager dans le luxe et gratuitement ». Et pendant ce temps-là, aucun vol d’Air Algérie n’arrive à l’heure ! Bravo monsieur Amar Ghoul !

Amara Benyounes

- Il a été le supporter le plus zélé du Président Bouteflika. Le président du MPA s’est attiré les foudres des Algériens lors de la compagne électorale précédente avec sa formule insultante envers ceux et celles qui ne sont pas favorables à Bouteflika lors de ses meetings, « Naàl bou li mayhebnache ». Choqués par ces propos burlesques, de nombreux Algériens, hostiles à la réélection d’un Président malade et diminué, n’ont pas pardonné ce comportement à ce ministre qui s’est recadré par la suite en supprimant cette insulte envers le peuple dans ses discours. En panne d’arguments pour vendre les qualités de son candidat, il apprend aux Algériens qu’un président gouverne avec sa tête et non avec ses pieds, et que « son cerveau  fonctionne mieux que celui de ceux qui veulent lui faire barrage ».

Youcef Yousfi

Le ministre de l’Energie a imposé son très controversé projet d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste en deux temps trois mouvements. Malgré les mises en gardes des spécialistes du domaine sur les conséquences néfastes de ce projet, de son manque à gagner pour le pays, et les protestations des militants pour la protection de l’environnement, Youcef Yousfi est resté de marbre et a annoncé qu’il avait d’ores et déjà engagé des entreprises étrangères pour l’exploration et l’exploitation de ce gaz. Par ailleurs, les projets d’exploration et d’exploitation de l’énergie renouvelable sont restés lettre morte. Pourtant, le potentiel de notre pays dans l’énergie solaire est considéré comme l’un des plus importants au monde. Mais qui peut expliquer ça à Yousef Yousfi ?

Fella Ababsa

Cette chanteuse, qui ne fait plus recette avec ses chansons, s’est apparemment trouvé un autre créneau pour faire le Buzz. Au printemps passé, elle a affirmé sur un plateau d’une télévision étrangère qu’elle a soutenu l’équipe nationale d’Algérie dans une étrange compétition internationale ; la coupe d’Afrique taà l’Allemagne, (La coupe d’Afrique d’Allemagne !). Réputée proche du pouvoir, elle a posté  une vidéo sur YouTube, où elle apparaît en larmes, pour tirer à boulets rouges sur le régime à qui elle reproche d’avoir “clochardisé les artistes algériens”. Elle interpelle le Premier ministre, Abdelmalek Sellal en lui disant : “On n’a pas quoi manger !” Elle traite la ministre de la Culture, Nadia Labidi, ainsi que son staff de “médiocres”. Ce qui lui a attiré beaucoup de soutiens et d’affection de la part des Algériens. Deux jours plus tard, elle fait un virage à 180° en affirmant que la ministre de la Culture est même “très extraordinaire”, qu’elle a toujours soutenu Bouteflika et qu’elle le soutiendra encore pour un 5ème mandat !

Cheikh Chemseddine

Il n’est pas moins virulent que son congénère Hamadache, comme peut le dissimuler son ton comique. Ne sachant visiblement pas ce qu’est un film, il traite, avant même de le voir, “L’Oranais” de Salem Lyes de “film satanique”. Il a  interpellé en urgence la ministre de la Culture afin  d’interdire ce film en Algérie, ainsi que les habitants d’Oran à se mobiliser pour le rejeter. Les vidéos du prédicateur d’Ennahar TV, qui parle habituellement des sous-vêtements des filles et des comportements des femmes, constituent une source intarissable de moqueries des internautes en Algérie. Pour Cheikh Chemsou, les filles ne doivent même pas lécher des glaces en public ! Un langage extrémiste,  loin de la bonne parole qu’il se targue de défendre à chaque fois.

Rachid Boudjedra

S’il est considéré comme un auteur qui a du talent quand il écrit des romans, Boudjedra révèle aux Algériens, cette année encore, son grand talent à raconter, sans rougir, des sornettes sur les autres écrivains algériens. Au printemps passé, les journalistes ayant pris part à une rencontre avec Boudjedra à l’hôtel El-Aurassi sont revenus stupéfaits suite à ses déclarations à propos de Yasmina Khadra. Au-delà du fait qu’il lui nie la qualité d’écrivain (qui se dit plus célèbre que l’Algérie), il raconte à qui veut l’entendre que l’auteur de “L’attentat” trompe sa femme dans des hôtels. La semaine passée, Rachid Boudjedra a enfoncé Kamel Daoud suite à l’appel du salafiste Hamadache. Au moment où Hamadache poste son appel au meurtre contre Daoud sur Facebook, Rachid Boudjedra a investi les studio d’Ennahar TV pour traiter le livre de Kamel Daoud de “médiocre”. 

*algerie-focus.com/ 23 décembre 2014

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Face à la chute des prix du pétrole, Bouteflika veut encore casser la tirelire de l’Algérie

*Rétrospective : La présidentielle du 17 avril 2014

Il est impossible de ne pas retenir l’élection présidentielle du 17 avril dans la rétrospective de l’année tellement celle-ci aura constitué un rendez-vous politique très important que le peuple algérien a su traduire en  » confiance « , dans une conjoncture régionale marquée par de nombreux défis sécuritaires au moment des transformations économiques et de l’éclatement du multimédia dans le monde.
Ainsi donc le peuple algérien a saisi cette occasion du scrutin pour redonner  » confiance  » au président Abdelaziz Bouteflika qu’il a réélu pour un quatrième mandat avec 81,53% des suffrages. Mieux encore, ce scrutin s’est déroulé dans le calme et la sérénité. Ce qui a bien retenu l’attention des observateurs.
Des Nations unies en passant par  l’Union africaine, l’Union européenne, la Ligue arabe ou encore l’Organisation de la coopération islamique (OCI), tous,  ont salué la tenue « pacifique » du scrutin et encouragé le gouvernement algérien et les partis politiques à travailler ensemble pour maintenir la stabilité et renforcer le processus démocratique en Algérie.
C’est dans ce sens que l’ONU a réitéré son engagement à soutenir les efforts de l’Algérie vers des réformes démocratiques, ainsi que le développement socioéconomique durable.
Cette élection a donné un nouvel élan au processus de réformes politiques engagées par le président Bouteflika, particulièrement en ce qui concerne la consécration de la démocratie, l’Etat de droit et le développement socio-économique du pays. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a bien réitéré après sa réélection ses engagements de poursuivre les chantiers entamés durant ses précédents mandats et ouvrir d’autres pour la préservation de la stabilité du pays, le renforcement de l’entente nationale et faire franchir de nouvelles étapes « qualitatives » à la démocratie.
Le chef de l’Etat a ainsi renouvelé ses engagements de travailler avec tous les Algériens à la préservation de la stabilité du pays tout en poursuivant le chantier des réformes politiques, a-t-il affirmé dans un discours écrit distribué à la presse lors de la cérémonie de prestation de serment pour un quatrième mandat consécutif.
Parmi les nombreux chantiers inscrits au titre du vaste programme de ce quatrième mandat, figure en premier lieu la révision de la Constitution pour laquelle des consultations ont été lancées en juin dernier avec les différents acteurs politiques, les personnalités nationales, le mouvement associatif et les représentants de la société civile dans le but d’aboutir à une révision consensuelle du projet. « La main de l’Algérie demeure tendue à ses enfants égarés que j’appelle de renouveau à revenir dans leur foyer », a lancé le chef de l’Etat, soulignant que « la réconciliation nationale reste (sa) priorité, au nom du peuple qui l’a faite sienne. En même temps, la loi sanctionnera tout acte terroriste contre la sécurité des citoyens et des biens ». Evoquant la lutte antiterroriste, le président de la République a indiqué que « l’Algérie sera également solidaire de ses voisins et frères, au service de leur stabilité dont la sienne est inséparable ».
Le volet économique figure également en pole position dans le programme du Président, qui met notamment l’accent sur la nécessité de booster les secteurs porteurs et créateurs de richesse, en vue de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des hydrocarbures.
A cet égard, une grande importance est accordée particulièrement à l’industrie et à l’agriculture, inscrits dans le plan quinquennal 2014-2019 comme des secteurs stratégiques dans le processus de la relance économique.
D’autres chantiers seront ouverts, a encore annoncé le chef de l’Etat, citant à cet effet l’amélioration de la qualité de la gouvernance à même de faire reculer la bureaucratie au bénéfice des citoyens et des opérateurs économiques et promouvoir aussi une décentralisation « appuyée » sur une démocratie « participative » qui associera « mieux » la société civile à la gestion locale.
Le secteur de la justice fait partie aussi des chantiers du président de la République qui s’engage à poursuivre sa réforme pour « adapter nos lois aux défis rencontrés sur le terrain ».         
Le président Bouteflika a également mis l’accent, dans son programme, sur la lutte contre les crimes économiques, à leur tête le fléau de la corruption, dans le but, a-t-il dit, de protéger « davantage » les cadres gestionnaires dans l’accomplissement de leurs missions.               
Dans le même cadre, et afin de concrétiser sa politique de développement, l’Algérie privilégie la diversification de ses partenariats étrangers. Dans ce sens, des accords de coopération ont été conclus avec des pays comme la France, le Qatar et la Turquie.
Le gouvernement s’attelle, dans le cadre du programme du président de la République, à œuvrer pour un développement socio-économique pérenne qui assure l’équilibre entre les différentes régions du pays, en particulier le grand sud et les Hauts-Plateaux, en déployant les moyens nécessaires pour éradiquer les écarts en termes de prise en charge des citoyens.
C’est ainsi que le Président de la République a bien réaffirmé son engagement à lutter contre les disparités régionales en annonçant que le prochain programme quinquennal d’investissement public sera « dense » au profit de tous les secteurs et de toutes les régions du pays.
« Ce programme englobera de nouvelles mesures en faveur des wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux ainsi que des régions montagneuses », a-t-il assuré, ajoutant que le soutien de l’Etat « sera maintenu à l’agriculture ainsi qu’aux entreprises et investisseurs publics et privés, sans aucune discrimination ».Saïd B.*23-12-2014–lemaghrebdz.com

**Que nous réserve l’année 2015?

«Il reste à inventer les idées qui feront vivre le bonheur, une année est une pincée de secondes dans l’horloge du temps. La perte du temps passé est irréparable, alors employons le présent pour faire de notre avenir un bon usage. Les années apprennent peu à peu, à tout homme, que le bonheur est une décision de chaque instant, et dépend uniquement de notre façon de penser.»

L’année 2014 fut l’année de toutes les peurs, de toutes les tragédies, de toutes les larmes pour les peuples faibles. Ce mot Annus horribilis («année horrible») est l’expression par laquelle fut qualifiée l’année 1992 par la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, pour des problèmes ayant trait à la famille. Que dire alors si ces problèmes étaient planétaires. L’année 2014 fut assurément une année horrible surtout pour les damnés de la Terre Cette année particulièrement riche en événements tragiques ne pousse effectivement pas à l’optimisme pour 2015. De la situation en Syrie et en Ukraine au virus Ebola, au feuilleton sanglant de Boko Haram et surtout à la tragédie palestinienne qui a vu un énième épisode de l’impunité pour plus de 2200 morts dont une majorité d’enfants. La bande de Ghaza est à genoux après trois guerres en six ans et un blocus israélien de huit ans. Des dizaines de milliers de blessés, parmi eux un nombre considérable d’enfants, de femmes et de personnes âgées. Ghaza détruite à 70%. Un crime contre l’humanité est perpétré sous le regard passif, voire complice des pays occidentaux donneurs de leçons sur les droits de l’homme. En cette fin d’année 2014, les Palestiniens de Ghaza sont encore très loin de voir le bout de leur tunnel.
La communauté internationale avait promis, le 12 octobre, 5,4 milliards d’aide à la bande de Ghaza dévastée par 50 jours de guerre cet été mais, elle exige des Israéliens et des Palestiniens qu’ils reprennent sérieusement les négociations de paix. Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, s’est montré très ferme lors de cette conférence internationale des donateurs: la communauté internationale est prête à financer mais plus question de se contenter de cessez-le-feu. Il faut reprendre les négociations de paix qu’il avait impulsées en 2013 avant qu’elles n’échouent en avril, a-t-il insisté. On attend toujours ces négociations. Au contraire, les rodomontades de Abou Mazen quant à porter la reconnaissance de l’Etat de Palestine (après la reconnaissance du bout des lèvres de l’Europe) n’impressionnent plus personne et surtout pas les Israéliens qui viennent de décider de la construction de plusieurs milliers de logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Il est à parier qu’en 2017 date de l’année du centenaire de la lettre de Lord Balfour qui, après Dieu a promis une seconde fois une terre aux juifs, les Palestiniens qui se battent depuis un siècle n’auront toujours pas de Terre à eux.

Les évènements de 2014
L’analyse suivante bien qu’un peu excessive nous explique les fondements des crises qui ont maturé en 2014: «On dit que l’année 2014, comme toutes les années depuis 1914, s’inscrit dans la logique des événements qui sont, directement ou indirectement, liés au premier grand conflit mondial qui a éclaté au début du XXe siècle. Cent ans après la déclaration de ce qu’elle devait être ‘la der des ders », le monde continue à subir les séquelles du premier grand conflit mondial engagé dès le début du XXe siècle. La ‘guerre de cent ans » des temps modernes. L’Europe dans ses tentatives de sortir de l’engrenage qu’elle a elle-même provoquée, continue à se heurter aux crises géopolitiques qui, en 2014, secouent aussi bien ses territoires périphériques (Ukraine) que ses régions voisines au Proche-Orient (Irak, Syrie) et du Sud méditerranéen (Libye, Égypte)».(1)
«L’année 2014 est l’année de la destruction des États fantoches créés par le partage de Sykes-Picot des territoires arabes de l’ancien Empire ottoman. L’État islamique proclamé en Irak et en Syrie n’a que faire de ses lignes frontalières artificiellement établies par les puissances coloniales. L’EI (Da’ech en arabe) sème la terreur, provoque la mort d’innocents, pratique la purification ethnique. Un régime de barbarie s’abat sur une région, jadis berceau de la civilisation humaine.» (1)
A ce niveau de réflexion, il est nécessaire de nuancer notamment en définissant la barbarie. De ce fait il aurait été honnête de signaler le Rapport qui accable la CIA américaine concernant la torture depuis le 11 septembre 2001 partout dans le monde, bien que ce rapport soit passé à la trappe, les médias l’ayant oublié, ils préfèrent zoomer sur Da’ech attisant de ce fait toutes les peurs des Occidentaux pour que leurs imaginaires effacent graduellement la frontière qui existe entre un Islam de paix et de concorde et l’image qu’en donnent les extrémistes qui sont à des degrés divers des enfants des officines des services secrets américains britanniques et pakistanais… «L’année 2014, pour l’Ukraine, est toute aussi dramatique. Une guerre civile qui, nourrie par les ingérences de puissances étrangères, laisse dégager une odeur nauséabonde de Guerre froide. «L’Occident», les États-Unis, l’UE, l’Otan, porte une lourde responsabilité pour son soutien indéfectible au gouvernement de Kiev dans la guerre contre les insurgés du Donbass et pour son encouragement à une orientation politique et économique exclusivement pro-occidentale. Mais la Russie joue aussi, dans ce conflit, un rôle aussi grave. L’annexion de la Crimée, l’appui politico-militaire apporté d’une façon inconditionnelle aux insurgés russophones de l’Est n’a fait qu’attiser les tensions et ériger un nouveau mur.» (1)
Il y eut aussi la tragédie syrienne qui perdure avec des milliers de morts. Il y eut aussi Da’ech un Frenkenstein devenu incontrôlable…Il y eut Ebola avec 7500 morts à la clé. On ne parle plus ni de la progression du virus ni des vaccins miracles qu’aucun labo ne veut produire parce qu’il n’y a pas de marché! Il y eut le grave conflit avec la Russie à propos de l’Ukraine. L’Empire voulant avec ses vassaux mettre à genoux la Russie qui ne résigne pas à rentrer dans le rang des sujets.
Une autre mauvaise nouvelle pour les rentiers de l’Opep. La chute des prix du pétrole depuis le mois de juin près de 300 milliards de dollars qui ont fait le beurre des pays consommateurs. Un pays comme la France a eu une manne inespérée d’une dizaine de milliards qui lui permet d’envisager 2015 avec une croissance de 0.3%! Pendant ce temps l’Algérie plus de 5 milliards de dollars. Une note d’optimisme cependant, la démocratie fragile en Tunisie qu’il faut saluer avec cependant, la remarque de l’atavisme arabe qui veut qu’on s’accroche au pouvoir à près de 90 ans. Enfin, nous ne devons pas oublier l’exploit du robot Philae qui a atterri sur la comète «Schoumi» à près de 600 millions de km et qui nous envoie des informations sur le début de la formation de l’univers. Il y eut enfin une éclaircie lors de la Coupe du monde de football qui a apporté un peu d’accalmie.

2015, une année critique et trouble
Après treize ans de guerre de l’Alliance en Afghanistan, les forces de Kaboul vont prendre le relais contre les taliban le 31 décembre. Tiendront-elles le choc? Rien n’est moins sûr, les taliban reviendront et en fait 13 ans de guerre pour rien avec un solde de tout compte à la manière vietnamienne après la victoire du Vietmin. Les Occidentaux se bousculent pour se retirer comme ils l’ont fait en Irak après avoir mis à l’essai sans succès la démocratie aéroportée… «2014, lit-on dans la contribution suivante, se termine avec la décision de Barack Obama de rétablir des relations avec Cuba, après un demi-siècle de blocus et d’attaques contre la souveraineté de l’île. La joie que suscite la nouvelle doit être nuancée. Le rapprochement se produit au moment où les États-Unis d’Amérique montrent des tendances confirmées envers la provocation de conflits et de guerres, comme faisant part d’une stratégie visant à créer un chaos systémique pour continuer à dominer. (2) L’année qui se termine a été l’une des plus tendues et intenses, puisque la Maison-Blanche a déployé un ensemble d’initiatives qui peuvent mener à la guerre entre des pays qui possèdent des armes atomiques. Le cas le plus critique est celui de l’Ukraine. Washington a ficelé un coup d’État à la frontière russe, avec l’intention de transformer l’Ukraine en plate-forme pour la déstabilisation et, éventuellement, l’agression militaire contre la Russie. La stratégie US vise à établir un cercle militaire, économique et politique autour de la Russie, pour empêcher tout rapprochement avec l’Union européenne. (…) La situation chaotique que la Syrie, le Soudan, l’Irak et la Libye traversent est une claire démonstration qu’ une «stratégie du chaos», a été dessinée comme le dénoncent plusieurs analystes, comme un moyen pour redessiner les relations de pouvoir en leur faveur. Cela demeure un mystère que les puissantes forces militaires occidentales ne peuvent abattre l’État islamique, les soupçons grandissent sur le fait que l’organisation terroriste travaille pour la même stratégie que celle que favorise le Pentagone». (2)
«Apparemment, parce qu’il est encore tôt pour savoir si la Maison-Blanche négocie un virage dans sa politique extérieure, l’intention de prioriser le rôle de l’Amérique latine existe. L’analyse du Quotidien du Peuple, va dans cette direction. «La stratégie des États-Unis d’influer sur la zone l’Asie-Pacifique a été une décision dépassée et ils s’en rendent compte. Maintenant, les États-Unis bougent leurs pièces vers d’autres routes. La normalisation des relations avec Cuba essaie d’éliminer la grande pierre pour sa participation active sur les sujets de l’Amérique latine, et glisse par une adaptation discrète sur l’échec de sa stratégie pour entrer en Asie-Pacifique» (Quotidien du peuple le 19 décembre 2014). Tout indique que 2015 sera une année difficile, durant laquelle les tendances vers la guerre, la déstabilisation et le chaos systémique progresseront probablement exponentiellement.» (2) Selon toute vraisemblance donc, 2015 sera pire. Il y a de fait un bras de fer qui se durcit. Le monde occidental n’arrive plus à suivre. Il veut s’imposer par la force et imposer le dollar aussi. Le conflit avec la Russie donnera lieu à un conflit plus ouvert avec les pays du Bric et notamment avec la Chine qui, d’après le FMI dépassera prochainement les Etats-Unis. La Russie résiste et résistera aidée notamment par la Chine et aussi les pays du Bric. Les conflits seront de plus en plus exacerbés. A partir du contexte mondial actuel et des objectifs stratégiques des puissances militaires engagées, étatiques comme terroristes, il est possible d’identifier par avance les zones les plus susceptibles de connaître une explosion de violence. Pour Alain Rodier: «Sur le plan économique, ce qui est en train de se passer en résultante de la crise ukrainienne, est une véritable catastrophe. Nous sommes désormais dans une logique de «perdants – perdants» en dehors des États-Unis qui ne sont pas autant liés que l’Europe occidentale à la Russie. Washington pense que la protection assurée par l’Otan dont ils sont les premiers contributeurs, vaut bien quelques sacrifices de la part des pays ainsi «protégés». Si les objectifs de Washington (faire tomber Poutine et contraindre la Russie à rentrer dans le rang des puissances moyennes) et de Moscou (échapper à l’étranglement américain qui se fait en partie grâce à l’Otan et aux sanctions économiques) sont clairs, ceux des pays européens le sont moins.» (3)
«Cependant poursuit Alain Rodier, jamais Moscou n’abandonnera la Crimée considérée comme vitale sur le plan stratégique en raison de l’obsession de l’encerclement de la Russie et l’accès aux mers chaudes; les raisons «historiques» avancées sont plus sujettes à caution; le Dombass peut éventuellement être «négocié» mais ce sera long et difficile, surtout pour les populations locales. Les grands perdants, non seulement sur le plan économique, ce qui va être ravageur pour les citoyens, mais aussi sur le plan politique, l’Europe ayant fait preuve de sa cacophonie et de son alignement sur Washington, seront les pays européens.»(3)
Les incidents aériens ne sont que des gesticulations (de part et d’autre) destinées à influencer les opinions publiques. Il semble qu’il y a des «docteurs Folamour» dans les deux camps. Je ne pense pas au président Obama mais aux néocons américains que l’on trouve aussi bien chez les républicains que chez les démocrates (au premier rang desquels se trouve Hillary Clinton). Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne pense pas non plus au président Poutine qui a une grande expérience à l’international et des vues beaucoup plus larges que ne le laissent entendre de nombreux observateurs politiques. S’il devait être renversé, il est fort probable qu’il serait remplacé par un nationaliste beaucoup plus intransigeant et beaucoup plus agressif que lui.» (3)
«La baisse des cours du pétrole est le résultat de la volonté de l’Arabie saoudite et de ses alliés du Golfe persique; – les Russes sont aussi visés car leur soutien indéfectible aux régimes chiites de Baghdad et de Damas passe mal. Là, Washington jubile mais se trompe sur la capacité de résilience du peuple russe; à savoir que ce dernier tiendra et fera bloc autour de ses dirigeants. Enfin, l’Iran, l’adversaire prioritaire de Riyadh, voit ses revenus diminuer d’autant et accentuer la crise économique que traverse le pays. (3) Cent ans après 1914, l’Europe fête dans la nostalgie la «der des ders» tout en se préparant à une autre guerre non plus en Europe mais dans les coins les plus reculés pour s’emparer de force de richesses indispensables à son ébritété énergétique. Les gouvernants ont moins en moins de prise sur les évènements qui se décident à Wall Street La City.

2015 en Algérie
Sans vouloir jouer les pythies, certains événements de 2014 se prolongeront. L’année 2015, ne sera pas un long fleuve tranquille. La chute des prix du pétrole laissera des traces et il est faux de croire que l’on puisse la surmonter avec un logiciel à l’ancienne. Au-delà des oppositions à la politique du gouvernement il y a des invariants incontournables. Nous ne pouvons plus compter sur la rente. La transition énergétique doit être mise en oeuvre d’une façon franche et non à dose cosmétique. Les économies d’énergie doivent faire l’objet d’un plan Marshall qui devrait mobiliser toute la société à qui il faut expliquer les enjeux pour qu’elle adhère à une réussite. Dans ce cadre, les médias de tout support ont une responsabilité particulière pour faire réussir cette transition qui s’étalera au moins jusqu’en 2030. Le ministère de l’Information devrait changer radicalement de façon de faire, sans verser dans la propagande il est des causes sacrées qui transcendent les partis. L’avènement d’une Algérie de l’intelligence qui tourne le dos à la rente est la seule façon pour l’Algérie de tenir son rang, sinon, la somalisation nous guette. A nous tous de déjouer ces diaboliques scénarios.*Par Pr Chems Eddine CHITOUR - Lundi 29 Décembre 2014*L’Expression

**2015: année des doutes

Dans quelles circonstances allons-nous dire adieu à l’année 2014 et accueillir la nouvelle année 2014 ? C’est une Algérie en plein doute à tout point de vue qui s’apprête à fêter le nouvel an.

Sans doute dans la douleur parce que l’effondrement brutal des cours du pétrole, notre sève nourricière, a donné un coup au moral national.

C’est un mauvais cadeau de fin d’année que cette chute libre des prix de l’or noir que le gouvernement n’a pas pu ou su prévenir.

L’Algérie va –t-elle manger maintenant son pain noire ? Personne ne souhaite que l’Algérie replonge dans le cercle vicieux des ajustements structures et se retrouver dans les fourches caudines du FMI et de la Banque Mondiale.

C’est un scénario catastrophe, un cauchemar que les Algériens ne veulent pas revivre. Mais si le pays dispose objectivement d’une marge de manœuvre grâce précisément au bas de laine engrangé avec le pétrole très cher, rien ne dit que cette cagnotte ne sera pas siphonnée à moyen terme.

Au train où vont la dépense publique et surtout la promesse populiste du gouvernement de maintenir les subventions et autres transferts sociaux, il y a tout lieu de craindre le pire en effet.

Notre pays est économiquement dans ce que les experts appellent la zone grise; c’est-à-dire une zone de basculement comprise entre l’aisance et le besoin. Il serait donc suicidaire pour le gouvernement de garder ce cap dépensier dans un contexte pétrolier structurellement menaçant.

Après l’or noir, le pain noir ?

On devine l’arrière pensée des décideurs qui veulent maintenir à flot le moral national en multipliant des assurances à toutes épreuves. Ce n’est pas pourtant forcément une bonne attitude à avoir en pareilles circonstances.

Le langage de vérité, même crue, est parfois nécessaire pour sensibiliser les citoyens sur la gravité du moment et les inciter au mieux à ne pas trop demander à l’Etat ou pire consentir quelques sacrifices pour faire face à la crise.

Ceci d’autant plus que le pouvoir est seul responsable du piège dans lequel il s’est enfermé en usant et abusant de la rente pétrolière. Il faut rendre hommage ici au gouverneur de la Banque d’Algérie qui a eu le courage de tirer la sonnette d’alarme contrairement aux ministres des finances et de l’énergie qui rassuraient via un discours contorsionniste.

Ceci s’agissant de la situation économique. Au plan politique, 2014 aura été marquée par la maladie du président quasiment absent mis à part quelques rares apparitions protocolaires inévitables.

A la charge de ceux qui prétendent « qu’il gouverne avec sa tête et non pas avec ses pieds », l’Algérie a terriblement souffert de l’état de santé de son président, à moins d’être de mauvaise foi.

Le fait est que Abdelaziz Bouteflika va tout juste présider son 4ème Conseil des ministres en 12 mois !  Ç’en est trop peu pour gérer un pays aussi grand et aussi complexe comme l’Algérie.

Le changement c’est maintenant !

Dommage collatéral, le projet phare de son 4ème mandat à savoir la révision de la constitution reste encore pendant… Les consultations politiques emmené par Ouyahia sont juste destinées à contenir la protestation, à gagner du temps tant le président n’est pas physiquement en mesure d’exercer ses fonctions.

C’est donc un pays presque immobile et un peuple habité par le doute qui aborde la nouvelle année 2015. Les menaces diffusées à nos frontières conjuguées à l’affaiblissement drastique des recettes pétrolières mettent le pays dans une position qui ne s’accommode pas de demi mesure.

Il est en effet urgent d’ouvrir un processus d’ouverture politique en direction de tous les partis pour aboutir à cette généreuse idée de « consensus national ».

Exit la diabolisation de l’opposition et la tentation autoritaire qui commence à faire monter la mayonnaise y compris dans les wilayas du Sud.

Que dire enfin de l’année 2015 sinon que le changement est plus que jamais pour maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Bonne année et que Dieu protège l’Algérie des mains criminelles. Amen.*Par Rafik Benasseur | 30/12/2014 /algerie1.com

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*2014, l’année de l’apogée artistique :

Rétrospective d’une année photographique

2014 a été marquée par une hausse du nombre d’activités autour de cette discipline artistique. Entre expositions, sorties, rencontres et cours d’apprentissage, le public algérien, et principalement algérois et oranais, ne s’est pas du tout ennuyé. Côté expositions, les galeries artistiques réparties sur les différentes wilayas du pays ont mis en avant, durant l’ensemble des mois de l’année, différents artistes photographes qui ont eu l’occasion de présenter leurs œuvres et travaux. Parmi ces expositions, citons celle intitulée «Les femmes de mon imaginaire» et signée Mizo, celle autour de la Kabylie du 19e siècle, et celle ayant pour thème « Un portrait, une histoire » de Fayçal Bezzaoucha.
De leur côté, les clubs et les écoles d’art ont offert aux passionnés la possibilité d’approfondir leurs connaissances dans ce domaine, à l’instar du club photographique
«Images sans frontière» d’Alger, «Iso Club – I shot in Oran », l’école technique ou encore «La bulle artistique».
Pour sa part, le collectif «Sortie Photo Alger » a excellé, et nous pesons nos mots, dans l’organisation des sorties photographiques et ce, à travers son programme qui permet la visite de différents recoins, connus ou pas, du pays. De Cherchell à Médéa en passant par Timimoun et Béni Abbès, si nous devions lui donne une note, ce collectif aurait obtenu un 9.5/10. Notez qu’une exposition mettant en avant les participants à ces sorties a été organisée dans le cadre du 25e anniversaire de l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene durant le mois d’avril.
De son côté, et pour la seconde année consécutive, la télévision algérienne a renouvelé son appel aux photographes du pays pour participer à son émission intitulée « Khalf Essoura » qui a totalisé, pour les deux saisons, plus de 300 épisodes avec pas moins de 100 participants.
D’autres activités signée par la biennale Djart ont permis aux algérois, durant le dernier trimestre de l’année actuelle, de redécouvrir l’art à travers différentes manifestations culturelles. Parmi elles, l’excursion artistique vers les lieux phares de la capitale .*algerieconfluences.com–22-12-2014-

“Quand j’avais annoncé à Abdelaziz Bouteflika ma volonté de quitter Paris, il m’avait dit : Partout où vous serez, j’irai. Et il est venu”

Les jeunes de plus de 30 ans dispensés du service national

L’Etat Algérien incapable de récupérer 50 milliards de dollars d’impôts ! Comment est-ce possible ?

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10 algériens

**Le Top 10 des personnalités algériennes qui ont marqué l’année 2014

*selon algerie-focus.com/2014/12/22

2014 touche à sa fin, et ce fut une année marquante pour l’Algérie. Plusieurs personnalités algériennes ont brillé par leur talent, leur ingéniosité, leur créativité et ont participé à l’essor du pays par leur création dans différents domaines.  La rédaction d’Algérie Focus vous laisse découvrir les 10 personnalités qui ont marqué l’Algérie durant l’année 2014.

 **L’entrepreneur algérien Issad Rebrab

Avec une fortune estimée à 3.1 milliard de dollars US, le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, a été classé, récemment par le magazine américain Forbes portant sur le classement annuel des plus grosses fortunes dans le monde, à la 549e place. Issad Rebrab, la première fortune de l’Algérie, a acquis en 2014 à l’étranger plusieurs entreprises étrangères dont Oxxo, Fagor Brandt, et tout récemment du groupe Lucchini, l’un des géants italiens de la sidérurgie.

Le footballeur Yacine Brahimi

Le footballeur  international franco-algérien Yacine Brahimi qui joue au poste de milieu offensif au FC Porto a brillé lors de sa participation à la Coupe du monde au Brésil, où il s’est distingué avec les Fennecs et inscrit un but contre la Corée du Sud, avant une qualification historique de l’Algérie au second tour. Le joueur algérien a joué pour la première fois avec l’équipe nationale algérienne en mars 2013, dans un match contre le Bénin pour le compte des qualifications de la Coupe du monde 2014.

Lyes Salem

Acteur, Scénariste et réalisateur franco-algérien, Lyes Salem a suscité une vive polémique après la projection en avant-première à Oran de son dernier film l’Oranais qui lui a valu une avalanche de critiques émanant des nationalistes et des chefs religieux algériens qui ont considéré que le film porte atteinte à l’islam et à l’image des Moudjahidine durant la période poste-indépendance.  Le long métrage de Lyes Salem a été primé lors du Festival du film francophone d’Angoulême 2014 où il est tributaire du prix du meilleur acteur ainsi que durant le Festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz 2014 où il remporte le Chistera du jury des jeunes.

Kamel Daoud

Avec son dernier roman, Meursault, contre-enquête, édité en 2013 en Algérie, l’écrivain et journaliste Kamel Daoud fera date dans la littérature algérienne. Mais, ce n’est pas parce qu’il a affronté, dans son roman, l’autorité du régime actuel et fait face à sa langue de bois, ni pour avoir osé exprimer des idées différentes sur l’Islam, les musulmans, Dieu et la langue arabe, mais pour la vague d’indignation et la campagne de haine qui a été lancée contre lui après ses différents passages sur des plateaux de télévision françaises pour parler de son roman. En effet, Kamel Daoud a été victime d’un appel au meurtre de la part de Hamadache, un imam salafiste. Cet appel à la haine a suscité une mobilisation nationale en guise de solidarité avec cet homme de plume qui reconnaît être victime d’une campagne de dénigrement visant à le pousser à quitter l’Algérie.

Rachid Nekkaz

Originaire d’un quartier populaire du Val-de-Marne, Rachid Nekkaz est devenu en 2014 un homme politique algérien hors pair. Celui qui a été écarté de la course à l’élection présidentielle de 2014 pour s’être fait dérober ses 62 000 parrainages lors du vol de son véhicule dans l’enceinte même du Conseil Constitutionnel algérien à Alger, a créé un véritable buzz cette année par son long périple à travers le pays et qui lui a valu plusieurs arrestations. Mais, le militant algérien, « Candidat de la jeunesse et du changement »,  n’a pas baissé les bras et à continuer ses marches.

Nouria Benghebrit

La ministre de l’Education nationale Nouria Benghabrit-Remaoun, a su affronter avec sang-froid et intelligence la polémique infondée portant sur ses origines juives supposées. La polémique s’est déclenchée juste après sa désignation,  le 5 mai 2014 au poste de ministre de l’Education nationale. Elle a fait face aussi à une campagne hostile et haineuse à cause de sa non-maîtrise de la langue arabe. Les partisans du courant conservateur ont réclamé sa tête et sa démission du gouvernement. Mais elle a fait des efforts et a refusé de céder. Elle a amélioré sa locution en arabe et elle multiplie les projets de réforme dans son secteur. Du moins, elle essaie.

Lotfi Double Kanon

Il tire à boulets rouges sur le système algérien en place, il descend en flamme les politiques algériens qu’il accuse dans ses tubes de Chiyatines, de corrompus et de vendus. Lui, c’est Lotfi Double Kanon pour qui 2014 a été celle  de tous les tubes incendiaires.  Sa dernière chanson “Dez Maahoum” ou “Pousse avec eux”, sortie le 11 décembre, le rappeur révolté le chanteur s’attaque à Amara Benyounes, ministre algérien du Commerce, à Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien, et ses multiples dérapages, et même au chanteur de raï Cheb Khaled qui a affiché son soutien public au président Abdelaziz Bouteflika.

Le boxeur professionnel Djamel Dahou

Le jeune boxeur professionnel algérien Djamel Dahou a réussi à garder son titre mondial « Espoirs » de la catégorie Welters WBC après sa victoire, en décembre dernier, à Bordj Bou Arreridj contre le Mexicain Daniel Valenzuela. Le brillant sportif algérien a dédié sa victoire aux peuples algérien et palestinien.

L’actrice algérienne Adila bendimrad

La talentueuse actrice algérienne Adila Bendimerad  a été primée, en 2014, lors des Trophées Francophones du Cinéma 2014 où elle a reçu une distinction pour son second rôle dans Le Repenti, un film réalisé par Merzak Allouache. Par cette distinction, l’actrice remporte son quatrième prix pour son rôle dans le Repenti où elle joue une mère dont la fille a été kidnappée par un groupe terroriste. En 2012, elle avait déjà obtenu le prix de la meilleure actrice au Festival international cinématographique du Caire.

L’humoriste Youcef Zerouta

Youcef Zerouta est un célèbre humoriste et youtubeur algérien qui utilise un humour grinçant pour dénoncer le ridicule de la classe politique algérienne et railler les phénomènes sociaux algériens. Dans ses différentes vidéos, il décortique tous les sujets même les plus tabous pour appeler à une prise de conscience et une meilleure approche des sujets épineux qui marquent l’actualité en Algérie.

Avec Nourhane S. 

Bonne année Algérie 2014 : bilan et perspectivesL’Algérie reporte à 2014 son premier salon international dédié à l’aéronautique

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*Les athlètes algériens médaillés de l’année 2014 

Les athlètes algériens des sports individuels et collectifs qui se sont distingués lors des manifestations continentales et internationales organisées au cours de l’année 2014 ont été honorés par le ministre des Sports, Mohamed Tahmi, samedi à Alger.

« Cet hommage traduit le souci de l’Etat de réunir toutes les conditions de réussite à l’élite sportive algérienne afin qu’elle contribue à consolider le prestige du sport algérien sur les scènes continentale et internationale », a indiqué M. Tahmi dans son allocution à l’ouverture de la cérémonie de remise des prix au complexe olympique Mohamed-Boudiaf.

Le ministre des Sports a souligné que « cette louable attention est devenue une tradition pour récompenser les efforts et assurer les encadrements matériel, médical et technique nécessaires aux athlètes algériens pour qu’ils persévèrent sur la voie de la réussite et atteignent le niveau mondial. »

M. Tahmi s’est félicité, en ce sens, du niveau atteint par certains sportifs algériens « qui figurent, grâce à leurs exploits, parmi les trois premiers sur les plans régional, arabe et continental », les exhortant à « faire preuve d’abnégation et à donner le meilleur d’eux-mêmes afin d’accomplir davantage de performances. »

Les récompenses ont concerné 301 athlètes (106 médaillés d’or) représentant 22 disciplines dont, entre autres, le cyclisme, l’haltérophilie, le judo, la boxe, la lutte, le basket-ball, le handball, l’aviron, le bodybuilding, la gymnastique et le powerlifting.

Le premier responsable du sport en Algérie a évoqué, à cet effet, les prochains plans et réunions prévus dans le programme du ministère visant  à promouvoir davantage le sport algérien et à bien préparer les prochaines échéances, notamment les jeux Olympiques de 2016 (JO-2016).

« Le ministère des Sports a mis tous les moyens humains et matériels à la disposition des Fédérations algériennes qui doivent, à l’avenir, améliorer leurs méthodes de travail pour atteindre les objectifs assignés », a-t-il dit.

La sélection algérienne masculine de handball (seniors) a pris la tête des sports collectifs après avoir décroché le titre africain le mois de janvier dernier à Alger.

De son côté, l’haltérophile algérien Walid Bidani, médaillé de bronze lors des championnats du Monde qui se sont déroulés le mois de juin dernier à Kazan en Russie, s’est montré très touché par cette récompense.*APS-Samedi, 20 Décembre 2014

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*Bilan et perspectives des filières stratégiques

Le bilan des contrats de performances des wilayas établi en 2013,  pour le renouveau agricole, a permis  de consolider les performances réalisées, mais aussi de corriger les lacunes décelées, dans  l’objectif d’améliorer la sécurité alimentaire de l’Algérie conformément aux orientations données par le  chef de l’Etat, lors de la rencontre nationale, qui s’est déroulée en 2009 à Biskra.   

En effet, depuis cette date, une batterie  de mesures  aussi    bien techniques, organisationnelles, financières qu’économiques ont été adoptées et concrétisées. Ces dernières offrent aux exploitants agricoles et aux opérateurs économiques un cadre d’incitation stable et un environnement favorable à la modernisation et à la croissance des investissements dans les différentes filières de production agricole ciblées.

Près   d’une  vingtaine de filières  ont été classées  stratégiques (céréales,  légumes  secs  , lait, viandes  rouges et blanches, pommes de terre..) en raison de  leur  rôle dans l’amélioration de   la sécurité alimentaire et  les atouts  dont elles disposent   pour créer de  la valeur ajoutée

Ainsi, la production  de la filière céréale enregistrée au cours de  la  campagne du troisième  trimestre 2013,  est  arrêtée à 49.1 millions de quintaux, contre 51.3 millions de quintaux réalisés lors de la campagne précédente.

Les wilayas de Tiaret (12%), Sétif (6%), Tlemcen (5%), Sidi Bel Abbès (5%) etMascara (5%) réalisent à elles seules 33% de  la production nationale ;

Sur un total de 1317 communes productrices de céréales, 461 communes sont implantées dans les plaines et le littoral. 444 communes réalisent 80% de la production nationale.

S’agissant de  la filière   lait, la production enregistrée au cours de la campagne 2012-2013 a atteint plus de 3.4 milliards de litres de lait (contre 3.1 milliards de litres en 2011-2012), toute production confondue, pour un objectif global annuel retenu au titre des Contrats de performances (2013) de 3,048 milliards de litres de lait.

La   filière     de  pomme de   terre  a, elle aussi,  réalisée  une légère performance.  La production réalisée, en 2013, est de 48.5 millions de quintaux, contre 42.2 millions de quintaux en 2012 ; 38.49 en 2011 ; 32 millions de quintaux en 2010, 26.7 millions de quintaux en 2009, et 22 millions de quintaux en 2008.

« L’objectif global annuel, retenu au titre des Contrats de performances (2013), de 31.6 millions de quintaux est, de ce fait, largement dépassé. Il est de même pour les prévisions de productions de 40 millions de quintaux, à atteindre à l’horizon 2014 »  explique t- on  au niveau du  ministère de l’agriculture.

S’agissant  de  la production   des  viandes rouges, elle a atteint durant la même période 4.7 millions de quintaux (contre 4.4 millions de quintaux réalisés lors de la campagne précédente),  toute production confondue, pour un objectif global annuel retenu au titre des Contrats de performances (2013) de 3,9 millions de quintaux. Les viandes  rouges   sont  talonnés de prés  par les viandes blanches  dont la production est  estimée  4.2 millions de quintaux, toute production confondue,   l’année dernière (contre 3. 6 millions quintaux en 2011-2012) .

Sur un total de 1300 communes productrices de viandes blanches, 472 réalisent 80% de la production nationale.

Les trois communes leaders sont : Bir Ouled Khelifa (Ain Defla), avec une production de 61.700 quintaux ; Guerouma (Bouira), avec une production de 52.000 quintaux ; El Asnam (Bouira), avec une production de 44.400 quintaux.

En valeur,  la production agricole   pour la  campagne 2012-2013  est de l’ordre 2 521,5 milliards D  et  se décline  comme suit :Plaine et littoral   : 1 067,7 milliards DA (43,3%); Montagne :  430,8 milliards DA (17,1%);Hauts Plateaux :  583,3 milliards DA (23,1%)et  Sud  :  439,7 milliards DA (17,5%)

Concernant    le renouveau agricole, 9203 Projets de Proximité de Développement Rural Intégré (PPDRI) ont été approuvés, et 7804 PPDRI lancés, dont 308 projets l’ont été au 3ème trimestre 2013, soit une progression de 2% par rapport au 2ertrimestre 2013. 7 627 localités rurales, situées dans 1.426 communes   sont  concernés   par  ces projets, au bénéfice de plus de 1.031.000 ménages ruraux, pour une population de 5.4millions de personnes.*eldjazaircom.dz

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