*Libye-jeu trouble au Sahel

**Aqmi a bénéficié du pillage des casernes libyennes

**Une des conséquences de l’agression stupide occidentale contre la Libye.

      »Les services secrets internationaux sont très inquiets. Il s’agit d’une injection massive d’armes dans les réseaux de trafic internationaux »… »Rien ne dit que dans quelques mois on ne retrouve pas ce matériel en Europe, en Corse ou ailleurs… »…

 *Libye-jeu trouble au Sahel media_xl_4248127

Les maquis d’Al Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi) disposeraient aujourd’hui d’explosif militaire et sans doute de redoutables armes anti-aériennes, grâce au pillage des casernes libyennes.

L’interception le 12 avril dans le désert nigérien de trafiquants d’armes a confirmé les craintes des services de renseignements: le transfert vers les maquis d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) d’importants lots d’armes de guerre récupérés à la faveur de la crise libyenne.
 
Selon les services de sécurité nigériens, plusieurs combattants d’Aqmi faisaient partie du convoi. La semaine dernière, un responsable de la lutte anti-terroriste dans la région confiait: « Il y a un très grand danger de voir Aqmi devenir l’une des armées les plus fortes du Sahel. Beaucoup d’armes sont tombées entre les mains des terroristes, surtout des missiles sol-air ».
 
La perspective de voir disséminés notamment des missiles anti-aériens de fabrication russe SAM-7, dont des centaines ont été subtilisés en Libye, donne des cauchemars aux forces de sécurité.
 
« Les services secrets internationaux sont très inquiets. Il s’agit d’une injection massive d’armes dans les réseaux de trafic internationaux », assure Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement. « Rien ne nous dit que dans quelques mois on ne retrouve pas ce matériel en Ouzbékistan, en Corse ou ailleurs… », explique-t-il. (belga-22.06.2011.))

****Armes-Drogues-Rackets

*Le Sahel appartient-il à Al Qaîda?

 Des réseaux terroristes ont réussi à renouveler et renforcer leur armement

Les trafiquants de drogue sont en train de réorganiser leurs filières dans les pays du Sahel, profitant de la crise libyenne.

Terrorisme, blanchiment d’argent, trafic d’armes et de munitions et, bien sûr, le trafic de drogue, forment l’ensemble du crime transnational qui prévaut dans la zone du Sahel, à l’ombre de la crise en Libye qui n’est certainement pas près de changer la donne. En plus des facteurs en faveur des réseaux terroristes qui ont réussi à renouveler et renforcer leur armement, ceux qui s’adonnent à outrance au trafic de drogue sont à pied d’oeuvre pour redresser et réorganiser leurs filières dans la vaste zone du Sahel pour confirmer leur activité en profitant également de la guerre civile en Libye. Tous les ingrédients sont réunis pour une restructuration des réseaux de la criminalité organisée. Selon plusieurs responsables de la lutte anti-drogue de la région, dont Macalou Diakité, de l’Office national de répression du trafic de drogue et de stupéfiants du Mali (Onrtds), réagissant contre cette menace: «Avec la crise libyenne, un important verrou a sauté, c’est le dispositif de sécurité contre les trafiquants que le colonel Mouammar El Gueddafi avait installé à la frontière Sud de son pays.» Dans ce même contexte une source sécuritaire nigérienne précise à l’AFP, que le colonel libyen au nom de Nadjim, d’origine malienne, chargé par le leader libyen de lutter avec ses troupes contre l’entrée de la drogue par le sud du territoire libyen, via le Niger, a abandonné ses positions depuis la chute du régime du colonel libyen qui reste introuvable. Un coup dur porté à la lutte contre le trafic de drogue qui a été en toute circonstance une source de financement des réseaux terroristes de la nébuleuse Al Qaîda au Maghreb Islamique. Une autre source ajoute à ce propos: «Le colonel Nadjim et une partie de ses hommes sont revenus au Mali. C’est un coup dur porté à la lutte contre le narcotrafic.» Il semble que le nouveau dispositif des narcotrafiquants est en train de prendre forme et il est singulier puisque il s’agit de «drogue contre armes» dans la bande sahélo-saharienne, selon cette source malienne. Fanta Maïga, qui travaille pour une ONG internationale basée à Gao, dont elle ne souhaite pas citer le nom, souligne à ce sujet: «C’est vrai, les services de sécurité du Niger l’ont confirmé: venant du Sahel, des véhicules remplis de haschich se dirigent de plus en plus vers le plateau de Djado, zone située à la frontière avec le Tchad, et en reviennent avec des véhicules chargés d’armes… Les armes viennent de Libye. Et, de plus en plus, ce sont des armes sophistiquées qui ne peuvent semer que la terreur dans la région.» On croit savoir sans surprise, cependant, selon Oumar Ould Haby qu’«une filière composée de Maliens, Nigériens et Algériens est en pleine réorganisation. Elle est en train de se spécialiser dans la location de véhicules de transport, l’acheminement et surtout, le dédouanement privé des convois de drogue». Cette même source explique: «Le dédouanement privé est un racket organisé qui consiste à intercepter les convois de drogue pour exiger de l’argent avant de les laisser poursuivre leur route.» La drogue n’est pas la seule activité dans le Sahel, on compte également le trafic de cigarettes de contrebande et le transport de candidats fortunés à l’émigration clandestine en Europe. La situation a atteint un tel point qu’elle échappe à tout contrôle et fait dire à Oumar Ould Haby: «A ce rythme, le Sahel n’appartiendra plus aux Etats, mais aux trafiquants et à Al Qaîda». S’agissant de la criminalité et notamment du phénomène du blanchiment d’argent, se tient à Dakar, depuis hier, un séminaire portant sur ce fléau. Ce séminaire s’intéresse au savoir-faire suisse en la matière. Pas moins de 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest se sont réunis à cet effet. Des experts vont, pendant trois jours, débattre des exposés faits par des spécialistes suisses de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Intervenant lors de ce séminaire, le ministre de l’Economie sénégalais, Abdoulaye Diop, indique: «La Suisse est à l’avant-garde de la lutte contre la criminalité financière et dispose d’un système de prévention « efficace » contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.» Il a averti que «ces deux fléaux constituent une menace grave pour l’ordre public et un risque de mise en place de pouvoirs aux mains sales». De son côté, le directeur général adjoint du Groupe intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), Ndèye Elizabeth Diaw, rapporte que «toute lutte cantonnée au niveau local est vouée à l’échec en raison de la perméabilité des frontières en Afrique». Une coordination et un ensemble d’efforts commun entre ces pays seraient un pas en avant pour faire face au phénomène envahissant. (L’Expression-12.10.2011.)

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Le haut commandant des forces américaines pour l’afrique, le général carter ham, l’affirme

Africom :

 “Pas de mercenaires algériens en Libye”

Le nouveau patron de l’Africom, le général de corps d’armée, Carter F. Ham, est venu débattre avec les responsables algériens des risques qu’encourent les régions du Maghreb et du Sahel au lendemain des soulèvements en Tunisie et surtout en Libye.

1Le commandant de l’Africom est formel au sujet des accusations portées contre l’Algérie, concernant l’envoi de mercenaires en Libye. “J’ai déjà lu des rapports. Je vais essayer d’être aussi clair que possible : je n’ai rien vu d’officiel ou de rapports au sujet d’envoi par l’Algérie de ‘combattants’ en Libye. C’est tout à fait le contraire. L’Algérie a toujours appuyé la sécurité et la stabilité régionales et a toujours lutté contre le terrorisme. Mais comme c’est le cas pour la circulation des armes en Libye, il existe une circulation de ‘combattants’. C’est pourquoi j’insiste sur le renforcement de la sécurité aux frontières”.
Le général de corps d’armée n’a pas manqué de revenir sur les divergences entre Alger et Washington au sujet du règlement de la crise en Libye. “Nos discussions (avec les responsables algériens, ndlr) ont beaucoup porté sur la situation en Libye. Pour être franc, je n’ai pas tenté de convaincre mes interlocuteurs de l’action américaine. Il y a consensus sur la finalité de la situation en Libye : la Libye doit rester un pays intact et c’est au peuple de choisir son gouvernement. Bien sûr, il peut y avoir des divergences sur les moyens d’y parvenir. Le vrai défi pour la communauté internationale est de savoir quel est le meilleur moyen de parvenir à notre finalité. La position américaine est claire : M. Kadhafi doit partir”.
Pour sa première visite en Algérie, le commandant de l’Africom s’est dit “fier des relations qu’entretiennent les deux pays” et n’a pas manqué de louer la qualité et l’efficacité de la coopération entre Alger et Washington. Le général de corps d’armée a tenu à saluer le combat de l’Algérie contre le terrorisme “et elle le fait de manière très efficace”, il a rendu hommage à la mémoire de ceux qui sont morts dans cette lutte.
Tout en saluant le niveau des débats qu’il a eus avec ses interlocuteurs algériens, il a tenu à qualifier ces discussions de “franches et directes”. Le commandant de l’Africom s’était entretenu avec MM. Abdelkader Messahel, Abdelmalek Guenaïzia et Rezzag Bara, avant d’être reçu par le président de la République. Au menu des entretiens : les préoccupations sécuritaires auxquelles les pays de la région font face, lesquelles préoccupations
sont partagées par les États-Unis, notamment en ce qui concerne la prolifération des armes en Libye qui peuvent tomber entre les mains d’Al-Qaïda.
Ces préoccupations appellent à une coopération de tous les pays de la région. Le commandant de l’Africom a tenu à apporter le soutien de son pays aux efforts des pays du Sahel (Algérie, Mali, Niger et Mauritanie) dans leur action commune en vue de lutter contre le terrorisme. Tout en réitérant la disponibilité de son commandement à apporter l’assistance nécessaire à ces pays, le patron de l’Africom a estimé que la lutte antiterroriste n’est pas seulement l’affaire des militaires.
Tout en admettant que la position américaine concernant le conflit libyen (exigence du départ de Kadhafi) n’est pas partagée par l’Union africaine, le commandant de l’Africom a affirmé que “nous n’allons pas utiliser la force militaire pour attaquer Kadhafi”.
Il a tenu à préciser que les frappes de l’Otan ont porté leurs fruits, puisque les capacités militaires du régime libyen ont été sérieusement dégradées, de plus l’établissement d’une zone d’exclusion a privé le régime de Kadhafi de s’approvisionner en armes. Le général de corps d’armée n’a pas omis de souligner que de nombreux officiers libyens ont déserté les rangs de l’armée. Il a, toutefois, exclu, pour le moment, une intervention au sol de troupes.
Pour lui, l’Africom se projette déjà dans l’après- Kadhafi et étudie déjà les actions à entreprendre une fois le conflit résolu.
Enfin, il y a lieu de rappeler que la coopération militaire entre l’Algérie et les États-Unis d’Amérique s’amplifie d’année en année. Les Américains ont débloqué 870 000 dollars pour la formation au profit d’officiers algériens en 2009. Pour l’année 2010,
950 000 dollars ont été octroyés dans le même cadre.
La coopération bilatérale n’a pas cessé de croître ces dernières années, avec des exercices communs, l’accostage de navires des Forces navales et des garde-côtes américains dans les ports algériens.(Liberté-02.06.2011.)

** Les États-Unis entretiennent des rapports de confiance avec l’Algérie

Il faut croire que les États-Unis entretiennent des rapports de confiance avec Alger, pour preuve le peu de crédit qu’ils ont accordé aux allégations sur un prétendu envoi de mercenaires algériens en Libye et de soutien militaire apporté au régime du colonel Kadhafi, savamment distillées par des cercles bien connus.

Le souci de l’Algérie d’assurer la sécurité de ses frontières, et par ricochet, celles de toute la région du Sahel, est désormais partagé par le responsable militaire américain de l’Africom, qui affirme soutenir les initiatives engagées en ce sens par les pays concernés. Il se déclare prêt à apporter le concours de son institution pour mettre hors d’état de nuire les terroristes d’Aqmi, et les criminels qui continuent de sévir dans une région devenue difficilement contrôlable.
Les initiatives, entreprises par les pays sahéliens, notamment ces derniers mois, sous l’impulsion de l’Algérie, sont encouragées par les Américains, lesquels envisagent de s’y impliquer à travers une assistance concrète. Le séjour du  général de corps d’armée, Carter F. Ham, le patron de l’Africom, en Algérie, atteste du poids que représente l’Algérie dans la région aux yeux de Washington.
Il faut croire que les États-Unis entretiennent des rapports de confiance avec Alger, pour preuve, le peu de crédit qu’ils ont accordé aux allégations sur un prétendu envoi de mercenaires algériens en Libye et de soutien militaire apporté au régime du colonel Kadhafi, savamment distillées par des cercles bien connus.
En effet, le responsable militaire US a balayé d’un revers de main ces mensonges en déclarant n’avoir “rien vu d’officiel ou de rapport qui fasse état d’envoi par l’Algérie de mercenaires en Libye”. Il apporte un cinglant démenti aux détracteurs de notre pays en ajoutant que c’est “tout à fait le contraire, dès lors qu’il est notoire que l’Algérie a toujours appuyé la sécurité régionale et aussi la lutte antiterrorisme pour prévenir et empêcher qu’il y ait des mercenaires ou bien un mouvement de personnes et d’armements dans la région”.
Ainsi, tout indique que les objectifs sont les mêmes pour les deux parties sur la quasi-totalité des sujets les intéressant, bien qu’il leur arrive de diverger sur les moyens pour y parvenir. Mais, la concertation régulière à travers les échanges de plus en plus fréquents entre responsables algériens et américains contribuera sans aucun doute à asseoir une coopération à toute épreuve dans tous les domaines. (Liberté-02.06.2011.)

**Le chef d’Africom  à Alger - 01.06.2011.

Les Américains présentent l’Africom comme étant la plus grande « association caritative » au monde, au service exclusif du continent africain.

Le commandant du Comman- dement militaire américain pour l´Afrique (Africom), le général de corps d´armée Carter F. Ham, est arrivé hier à Alger pour une visite officielle de deux jours, selon un communiqué des services de l´ambassade des Etats-Unis à Alger.
Une pareille visite, d´un haut responsable militaire américain, la deuxième du genre en moins de deux ans, n´est évidemment pas anodine, sachant que le contexte régional est extrêmement tendu avec la crise en Libye qui glisse – sans freins ni digue – vers une terrible guerre tribale. Le communiqué de l´ambassade ajoute que durant son séjour, «le général de corps d´armée Ham s´entretiendra avec le Président Bouteflika, le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, ainsi que le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaïzia».
De pareils rendez-vous avec les plus hauts responsables de l´Etat algérien qu´aura le général américain renseignent que cette visite est loin d´être un simple déplacement pour «le renforcement de la coopération militaire bilatérale ainsi que sur les questions d´intérêt commun aux niveaux régional et continental. La visite s´inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les Etats-Unis et l´Algérie», comme le rapporte laconiquement le document de l´ambassade américaine précisant que le général de corps d´armée Ham «a sollicité les conseils et recommandations des autorités algériennes sur différents sujets afin d´améliorer l´assistance américaine aux pays africains». Au moins deux hypothèses se dégagent de cette visite à croire les observateurs de la scène sécuritaire. La première est que le général américain est venu solliciter l´approbation de l´Algérie pour le transfert du siège de l´Africom en Afrique, plus précisément au Burkina Faso ou alors carrément au sud de la Libye, «ce que l´Algérie n´acceptera jamais». Tous les responsables algériens ont eu à exprimer – par le passé – cette position de la manière la plus claire. De même que les pays africains, quasiment tous, ont exprimé cette réticence. La deuxième lecture faite à cette visite du général consiste à dire qu´il y a une véritable pression sur l´Algérie pour la convaincre d´accepter une action militaire sur la Libye à partir du territoire algérien. Selon notre confrère arabophone Al Khabar, «l´Algérie a refusé de permettre à des appareils de la coalition ayant décollé des bases aériennes américaines en Espagne et en Angleterre, d´utiliser son espace aérien, pour bombarder les forces pro-El Gueddafi». Le même journal révèle également que «des pays qui conduisent les frappes militaires contre la Libye ont demandé ces derniers jours à l´Algérie, à travers des voies diplomatiques et militaires officielles, d´autoriser l´utilisation de l´espace aérien algérien, pour parvenir à la région des opérations militaires en Libye». Jusque-là, les appareils de la coalition n´arrivent pas à atteindre la profondeur du Sahara libyen. Les coalisés supposent même qu´El Gueddafi se réfugie dans ces vastes territoires que l´on ne peut atteindre qu´à travers les territoires algériens. Cela d´une part, de l´autre, ils vont détruire les réserves d´armements libyens. De le début de cette crise, la pression sur l´Algérie va crescendo pour la faire fléchir. Les positions algériennes sonnent alors comme une fausse note sur le grand clavier des puissances occidentales qui se partagent le Monde arabe qui s´est auto-remodelé. A vous cette partie et à nous telle autre partie. La France mène une offensive économique pour renflouer ses caisses durement touchées par la crise. Les Etats-Unis veulent se replacer de manière durable militairement en Afrique. L´outil le plus indiqué pour cette entreprise US est le fameux Africom dont le commandant est justement à Alger.
Officiellement, les unités d´Africom font de l´assistance humanitaire en Afrique, mais la logique militaire veut qu´un soldat doit sentir l´odeur de la poudre. Voilà donc une fable américaine selon laquelle les GI´s ont troqué leurs fusils d´assaut contre des boîtes à pharmacie pour extirper le trachome et juguler la progression du sida en Afrique. Les militaires US ne font plus la guerre, ils se sont dupliqués en milliers de mères Thérésa? En d´autres termes, Africom se veut comme la plus grande association caritative au monde, au service exclusif du continent africain. (L’Expression-01.06.2011.)

**Les puissants du monde à Alger en septembre prochain…

 Cette rencontre regroupera les USA, la Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et l’UE en plus des pays du Sahel, pour discuter du terrorisme et de la sécurité dans la région.

 Alger abritera une réunion de «haut niveau» au début du mois de septembre prochain pour discuter de la sécurité et du développement dans le Sahel. C´est ce qu´a dévoilé hier, Abdelkader Messahel, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Et de préciser que le cercle de concertation sera élargi cette fois-ci aux partenaires extra-régionaux. Les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume- Uni, seront associés, a précisé M.Messahel, lors d´une conférence de presse tenue hier à la résidence El-Mithak. A présent, aucune date précise n´a été arrêtée, a-t-il ajouté.
Et de préciser que les concertations entre les quatre pays du Sahel, à savoir l´Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, se poursuivent pour arrêter le calendrier et l´agenda de cet événement jugé extrêmement important par Alger. Outre les «quatre pays» de la région et les cinq pays membres du Conseil de sécurité, des invitations ont été adressées à l´Union européenne et également aux organisations internationales, tels le comité de la lutte antiterroriste des Nations unies et les représentants du Pakistan, de l´Afghanistan et de l´Inde.
Selon le diplomate algérien, cette rencontre sera une occasion pour les pays de la région de discuter avec les puissances occidentales des questions liées au développement économique de la région, à la lutte contre le terrorisme, la lutte contre le crime organisé et le trafic de drogue.
«Cette réunion est extrêmement importante parce qu´elle va amener toutes les parties à avoir un agenda commun pour permettre de lutter efficacement contre cette menace transfrontalière», a-t-il expliqué.
Et d´insister que la sécurité commence d´abord par le développement économique de la région. Il sera question, également, d´approfondir les débats sur la lutte antiterroriste et la criminalité transnationale. Les partenaires extra-régionaux et les pays du champ, qui sont directement menacés, vont collaborer, selon le ministre, sur le volet portant l´échange d´information et de renseignement, la formation et la logistique.
Le ministre algérien a expliqué que la tenue de cette réunion avait été décidée à l´issue de la rencontre ministérielle tenue récemment à Bamako et qui a regroupé l´Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie. Abordant la situation en Libye et la sécurité de la région, M.Messahel a réitéré que la recrudescence des attaques terroristes en Algérie, ces derniers mois, n´est pas le fruit du hasard, mais elle est le fait de circulation d´armes et de munitions en Libye. «La Libye est devenue un dépôt (d´armes) à ciel ouvert. Il y a beaucoup d´armes qui circulent dans ce pays et qui sont transférées vers des zones de conflit», a-t-il ajouté.
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, avaient déjà soutenu cette hypothèse. Au sujet de la Libye, le ministre a réitéré que l´Algérie prône un dialogue «inclusif» en Libye avec la participation de toutes les parties libyennes afin d´aboutir à un règlement pacifique de la crise qui secoue ce pays.
A ce titre, il a affirmé que l´Etat algérien est en contact avec les deux parties en conflit. Pour le Conseil national de transition, le ministre a affirmé que l´Algérie a des passerelles avec ces dirigeants, mais par le biais de l´Union africaine.
S´agissant de l´approvisionnement de la Libye en produits de première nécessité, M.Messahel a annoncé que «le gouvernement algérien a donné son accord de principe pour satisfaire la requête libyenne concernant la fourniture des denrées alimentaires de première nécessité ainsi que les médicaments et autres produits pharmaceutiques», a-t-il souligné. Et de préciser que l´Algérie a informé le Comité des sanctions du Conseil de sécurité de l´opération et il a été invité à désigner un représentant du système des Nations unies pour contrôler l´opération qui se fait au niveau du poste frontalier de Deb deb. Au sujet de la visite du général Carter Ham, haut commandant des forces américaines pour l´Afrique (Africom), le conférencier a infirmé avoir enregistré une quelconque demande de ce dernier afin d´installer une base militaire américaine dans le Sud de l´Algérie ni qu´elle ait fait objet de discussion. La question n´a pas fait objet de discussion, car elle n´est pas à l´ordre du jour, a-t-il affirmé.
A propos de la question du Sahara occidental, le ministre a rappelé que l´envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, Christopher Ross, avait toujours affirmé que les négociations entre le Maroc et le Front du Polisario se déroulent sur la base des propositions des deux parties soumises en 2007 et que la solution au conflit doit permettre au peuple saharoui d´exercer librement son droit à l´autodétermination. (L’Expression-02.06.2011.)
 **************************** Libye-jeu trouble au Sahel*La confusion totale continue de planer sur ce qui se passe en Libye

La confusion totale continue de planer sur ce qui se passe sur le territoire libyen et au moment où on insiste pour que le leader libyen Mouamar El Gueddafi, à l’origine d’un recrutement massif de milices touareg du Tchad, du Niger et du Mali pour combattre à ses côtés, des voix s’élèvent pour porter des accusations contradictoires faisant état du fait que des Touareg auraient pris les armes contre le «guide» libyen. Une dépêche de l’AFP rapportait que Moussa Al Koni, un ancien diplomate libyen qui représente la communauté touarègue à appelé, mardi, les siens pour aller combattre le régime d’El Gueddafi. Réagissant à ces propos, des élus maliens ont qualifié cet ancien diplomate et ex-consul général de Libye au Mali d’imposteur. Il s’est récemment réfugié à Paris en annonçant sa démission. Il a été vivement critiqué par des adversaires maliens dont Abdoul Salam, président de l’assemblée régionale de Kidal au Mali qui, outre de le traiter d’opportuniste, l’accuse de faits graves «C’est lui qui a envoyé dans le nord (du Mali) 150 millions de Fcfa (près de trois millions d’euros) pour les premiers recrutements de Touareg pour combattre dans les rangs des forces d’El Gueddafi. Aujourd’hui, après avoir disparu avec la plus grosse somme de l’opération, il change de veste» Un autre élu du nord du Mali, Bajan Ag Hamatou, qui détient le statut de député déclare à la même agence de presse «Al Koni a retardé de tout temps le règlement des problèmes des Touareg au Mali. Aujourd’hui, il se lève pour dire qu’il veut défendre la cause touarègue. Pour nous, ce monsieur ne représente que lui-même» Le mis en cause a demandé aux différentes tribus touarègues réparties entre le Niger, le Mali, l’Algérie, la Libye et le Burkina Faso, de se ranger aux côtés de la rébellion libyenne contre le colonel El Gueddafi. L’on suppose qu’entre 250 et 300 Maliens de différentes tribus auraient rejoint le sol libyen, cependant, nul n’est en mesure de confirmer de quel côté ces derniers se seraient rangés? La Libye se confine dans une situation de guerre civile et tous les ingrédients sont réunis en faveur de ce qu’on appelle Al Qaîda au Maghreb (Aqmi) pour répandre son venin, non seulement en Libye mais au Sahel également. Un bon départ pour la restructuration de la nébuleuse, maintenant qu’elle aurait réussi (?), selon certaines indiscrétions, à infiltrer la révolution libyenne qui s’est radicalement, indique-t-on, transformée en quelques jours en une véritable rébellion. La nébuleuse a acquit des armes lourdes, une inquiétude déjà formulée par les USA, contrairement à la Russie, qui vient de tabler sur une hausse de ses ventes au courant de l’année. Néanmoins, la Russie qui a de très bonnes relations avec les pays déstabilisés par de graves événement d’insécurité, notamment en Libye, se dit inquiète par rapport à la circulation de ces armes. «Nous sommes inquiets de ce qui se passe même si la situation dans ces pays n’aura pas de conséquence importante sur le portefeuille de commandes», a déclaré Anatoli Issaikine, le P-DG de Rosoboronexport. La Russie et les Etats-Unis ne partagent pas les mêmes inquiétudes et l’annonce de la hausse des ventes des armes par la Russie ne manquera pas de faire réagir la Maison-Blanche.(L’Expression-10.03.2011.)

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3 réponses à “*Libye-jeu trouble au Sahel”

  1. 7 08 2011
    fieldrunners hd (17:26:44) :

    I agree with your *Libye-jeu trouble au Sahel at ElAyam.5, superb post.

    Répondre

  2. 7 11 2011
    a2392987 (17:15:11) :

    I’ve said that least 2392987 times. The problem this like that is they are just too compilcated for the average bird, if you know what I mean

    Répondre

  3. 21 12 2012
    bloons tower defense 5 (22:59:56) :

    Can I republish your post?
    bloons tower defense 5

    Répondre

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