le Maghreb des peuples.3

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*Comme toutes les dictatures sous quelle forme que soit

*Le pouvoir marocain choisit la force contre la population pacifique du Rif

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Depuis neuf mois, le Rif manifeste. Aux slogans sociaux ont succédé ceux pour la libération des militants emprisonnés. Ce 20 juillet 2017, les autorités ont répliqué par des coups de bâton et des gaz lacrymogènes.

Un reportage du Nouvel Obs.

lusieurs possibilités s’offraient au pouvoir marocain jeudi 20 juillet. Laissez descendre dans la rue d’Al-Hoceima les manifestants et attendre l’essoufflement du mouvement. Ou répondre favorablement à certaines revendications, espérant faire redescendre la pression un peu plus vite. C’est finalement la manière forte qui a été choisie : cette manifestation annoncée dès la fin du mois de mai comme le nouveau point fort du mouvement social qui agite la région a été un jouet entre les mains des forces de l’ordre.

Face aux centaines de policiers et militaires déployés dans la ville et ses alentours, les manifestants ont résisté le plus longtemps possible, martelant leurs slogans. « Liberté, dignité », « Libérez les prisonniers », « Vive le Rif » ou encore « Manifestation pacifique », ont-ils chanté, en famille, entrecoupés par les tirs de lacrymogènes et les assauts policiers.

Depuis neuf mois et la mort de Mouhcine Fikri, un marchand de poissons écrasé dans une benne à ordure sous l’œil des policiers, les Rifains réclament sans relâche l’attention des pouvoirs publics sur leur région déshéritée. Chômage et travail précaire, système de santé défaillant, école supérieure inexistante… tout manque ! « Les gens ici n’ont rien, pas de travail pour leurs enfants, pas d’université où ils pourraient étudier, pas de bourse pour leur permettre de le faire dans une autre région, pas d’hôpital fonctionnel non plus pour les parents âgés », explique Fatima :

« Qui a les moyens de se faire soigner à Rabat ? Qui a la force, aussi, de voyager douze heures dans un car pour obtenir un traitement contre le cancer ? »

La quarantaine, cette mère de famille nettoie abondamment à l’eau son visage et ses mains dans la cuisine de sa sœur dans le centre-ville afin d’enlever l’irritation des gaz lacrymogènes dont elle vient d’être aspergée. Les yeux rougis, elle raconte l’hospitalisation de sa mère l’année dernière en raison d’un problème cardiaque. « Huit femmes dans une chambre, deux par lit, tête-bêche ! C’est comme ça que sont traités nos malades ici… C’est comme cela que j’ai trouvé ma mère à l’hôpital. Vous comprenez pourquoi les gens manifestent pour demander la dignité ? »

Partis de plusieurs endroits dans la ville, les manifestants devaient converger vers la place Mohammed VI dans le centre-ville. Avec des revendications sociales mais pas uniquement. Car depuis de longues semaines, les leaders du mouvement, ou assimilés comme tels, ont été jetés en prison. C’est donc aussi pour leur libération que la marche était organisée. Mais plus qu’un long cortège, celle-ci s’est rapidement transformée en rassemblements éparses.

C’est une véritable forteresse que les forces de l’ordre avaient installée au point de rendez-vous. Au centre, les véhicules de transport, avec aux alentours, policiers et militaires postés. Les organisateurs avaient annoncé des dizaines de milliers de manifestants. « Nous sommes habituellement nombreux lors des manifestations mais là, nous avons le renfort des Rifains de l’étranger qui sont venus en vacances dans leurs familles », prévoyait notamment le président de la branche locale de l’Association marocaine des droits de l’homme, Faissal Aoussar.

Lacrymogènes, coups de matraque…

C’était sans compter la force de frappe du pouvoir. Des barrages ont été installés dès la veille sur les routes alentours tandis que les bus étaient passés au crible et certaines personnes, suspectées de venir pour protester, priées de descendre malgré leurs billets en règle.

Et puis, le jour J, très vite, les défilés sont fractionnés, dispersés par bloc grâce à l’intervention de lignes de policiers antiémeute qui lancent les cartouches de lacrymogènes. Les coups de matraque tombent, les véhicules de police débarquent et plusieurs manifestants sont jetés dans la nasse selon une logique qui semble dictée par le hasard. En fin d’après-midi et en soirée, les cortèges se dispersent et se reforment. Jamila a 50 ans. Professeur à Fès cette très belle femme cachée derrière des verres fumés est originaire du Rif :

« Ce ne sont pas leurs lacrymos qui vont nous rendre silencieux, nous sommes déjà condamnés alors autant manifester. »

Un peu plus loin, c’est un groupe de femmes qui tient bon. Malgré l’encerclement par les policiers elles chantent les slogans du mouvement. Parmi elles, plusieurs parentes des prisonniers et notamment la mère de Nasser Zefzafi.

Mardi 18 juillet, des membres des familles sont partis à Casablanca dans l’espoir d’une visite. La plupart des militants arrêtés ces dernières semaines ont commencé une grève de la faim et les familles sont inquiètes. Dans leurs derniers messages, ils affirment dans les mêmes termes leur détermination : « La liberté ou la mort. » Une équipe de policière a été dépêchée sur place. Peu importe le soin apporté à leur maquillage impeccable, il ne fait pas de doute que la matraque qu’elles portent à la ceinture donne davantage sens à l’ensemble de la tenue.

Les manifestantes doivent rentrer dans les immeubles où elles seront emmenées au poste. Le mouvement doit disparaître, être annihilé, c’est le message envoyé ce jeudi 20 juillet. « Ils veulent que nous disparaissions », souligne avec amertume Latifa.

* »Depuis toujours notre région coincée entre la chaîne montagneuse et la mer les dérange. Ils voudraient nous voir partir. Beaucoup d’entre nous l’ont fait déjà. Mais c’est plus dur aujourd’hui avec la situation économique plus difficile en Europe : on veut moins de nous… »

Si les discours sont déterminés, ils ne sont pas pour autant confiants. Peu de manifestants semblent croire que le gouvernement répondra à leurs demandes. La confiance envers un geste du roi est un peu plus forte.

Beaucoup misent sur le discours qu’il prononcera lors de la prochaine fête du Trône le 30 juillet. « Il peut libérer les prisonniers s’il le veut. J’espère qu’il le fera. Pour eux et leurs familles bien sûr mais aussi comme un geste fait envers nous », affirme Mohamed. « Nous en avons grandement besoin d’un signe d’apaisement. J’ai peur que si la répression continue, le mouvement s’étende dans le pays et ne mette la monarchie en péril », affirme le militant associatif.*source:  Nouvel Obs. / 20 juillet 2017

Céline Lussato

Céline Lussato

Journaliste

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*évnements d’El Hoceima Maroc

       **Le Rif en ébullition

La protestation s’étend à Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech, Nador

*Nasser Zefzafi  leader du Hirak du Rif victime de mauvais traitements de la police

*Au cœur de la révolte du Rif : Le journaliste d’El Watan raconte les événements qui secouent le Maroc

Les manifestations d’Al-Hoceima instrumentalisées de l’étranger?

*cliquer ici: le Maghreb des peuples

Vidéos :  la population de Tanger manifeste pour Al Hoceima

** Manifestation à Rabat soutenant Hirak Al Hoceima

**Manifestation à Casablanca soutenant le Hirak du Rif

**ليلة كحلة في الحسيمة

****Nasser Zefzafi, leader du mouvement Hirak du Rif marocain, aurait été maltraité et soumis à une torture morale lors de son arrestation le 29 mai dernier à Al Hoceïma. C’est ce que rapporte le témoignage de l’un des avocats membre du collectif de défense qui s’est porté volontaire pour défendre les contestataires arrêtés. L’avocat relève que son mandant présentait des traces d’évidentes d’agressions physiques sur le visage, notamment. «J’ai constaté une trace de coups à l’œil gauche, des blessures au niveau de la tête», témoigne Me El Bouchtaoui.

Plusieurs grandes villes du Maroc ont connu des manifestations d’envergure dans la foulée de l’arrestation du leader emblématique du mouvement Hirak, Nasser Zefzafi. Épousant la cause des Rifains, né de la mort tragique d’un vendeur de poisson à la sauvette, écrasé par une benne à ordure en octobre dernier, les populations des grandes villes marocaines défient le Makhzen par des revendications politiques au contenu révolutionnaire.

***Nasser Zefzafi  leader du Hirak du Rif victime de mauvais traitements de la police

Nasser Zefzafi, leader du mouvement Hirak du Rif marocain, aurait été maltraité et soumis à une torture morale lors de son arrestation le 29 mai dernier à Al Hoceïma.

C’est ce que rapporte le témoignage de l’un des avocats membre du collectif de défense qui s’est porté volontaire pour défendre les contestataires arrêtés. Dans une vidéo diffusée par le site Hibapress et reprise plus tard par de nombreuses plateformes d’information, Me Abdessadek El Bouchtaoui raconte avoir rendu visite samedi dernier au charismatique leader de la protestation en relevant que celui-ci, malgré l’épreuve, gardait le moral et la détermination intactes.

L’avocat relève néanmoins que son mandant présentait des traces d’évidentes agressions physiques sur le visage, notamment. «J’ai constaté une trace de coups à l’œil gauche, des blessures au niveau de la tête», témoigne Me El Bouchtaoui. L’avocat s’élève également contre le fait que le chef de file de la protestation dans le Rif marocain ait essuyé, avec ses codétenus, diverses insultes et quolibets destinés à les humilier, dont «fils de prostituées», et «fils d’Espagnoles».

L’autre procédé a consisté en «l’application de chaussettes pourries contre la bouche et le nez de Zefzafi pour le casser moralement et le provoquer», relate encore l’avocat au barreau de Tétouan. Celui-ci précise que ces mauvais traitements que la loi condamne fermement ont été le fait des policiers ayant procédé à l’arrestation de son mandant.* el watan mardi 06 juin 2017

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Maroc : après les rues et les grandes villes, la colère du Rif gagne les plages

Maroc : après les rues et les grandes villes, la colère du Rif gagne  les plages
La protestation citoyenne dans la région du Rif n’est pas prête de s’arrêter, au grand dam du Makhzen qui croyait pouvoir étouffer le mouvement après l’arrestation du lanceur de la flamme Nasser Zefzaf. En effet, en plus des marches et autres actions de rue organisés dans plusieurs villes du royaume dont Rabat et Casablanca, la colère des rifains se déverse même sur les plages en ces journée caniculaires. 
Les animateurs du «Hirak»  ont,  en effet, planté leurs tentes dans plusieurs plage du RIF pour y crier haut et fort leurs slogans fétiches à savoir : la libération des détenus et la démilitarisation de la zone de la région.Les forces de l’ordre marocaines ont tenté dimanche de déloger les manifestants du mouvement Hirak, qui ont continué leur mouvement sur les plages d’Al Hoceima. Ainsi, à  Sfiha et Souani, des forces de l’ordre «casquées» et «bardées de leurs boucliers» ont tenté, selon le correspondant de l’APS, de déloger les manifestants-baigneurs, qui sur le sable et jusque dans l’eau, ont continué à scandé des appels à la libération des détenus, la démilitarisation de la région et la réalisation de leurs  revendications socio-économiques.C’est dire que le mouvement de protestation est loin d’être un chahut de gamin qui pouvait être maté par un dispositif de sécurité.Les rifains semblent décidés à ne pas baisser les bras malgré l’impressionnante mesures de sécurité prises par le makhzen. Jeudi dernier, des dizaines de jeunes d’Al Hoceima ont organisé, d’après la même source, une marche de soutien au mouvement contestataire du Rif sur la plage  dite «Quemado», dont des vidéos font le buzz sur youtube et les réseaux sociaux.Baigneurs rebelles Ainsi, dans l’une de ces  vidéos virales, on voit les forces de l’ordre former une sorte de mur humain pour ceinturer les estivants- protestataires. Dans une autre, on aperçoit des bottes de soldats immergés faisant face à des jeunes en maillots de bain.

Les animateurs du Hirak ont lancé un appel la semaine dernière aux sympathisants pour porter leur colère dans les plages. L’objectif étant de grossir la mobilisation et sensibiliser   les bringueurs qui viennent des autres régions voire des étrangers dans cette région où le tourisme balnéaire est le seul  «produit» de subsistance.

Cela fait huit moins que ces manifestations durent dans la ville d’Al Hoceima et les localités avoisinantes, sans que le makhzen ne consente à donner suite aux doléances sociales et économiques de la population. Celle-ci réclame notamment la construction d’une université et d’un hôpital et un programme d’investissement pour permettre la création d’emplois pour les jeunes chômeurs.

Mais au lieu de prendre en charge ces revendications, les autorités marocaines ont plutôt eu recours à la répression et aux arrestations. La tension dure depuis  le 28 octobre quand un jeune marchand de poisson du Rif,  Mouhcine Fikri, avait été  broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait d’empêcher la destruction de sa marchandise saisie par la police. Depuis le Rif est en  ébullition permanente.*.algerie1.com / Par Amel Benab / lundi 03 juillet 2017

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**la société civile du Maghreb se solidarise avec les populations du Rif

Des acteurs de la société civile et du mouvement berbère ont lancé une pétition pour dénoncer ce qui se passe dans le Rif marocain et apporter leur soutien aux populations de cette région qui protestent contre leur marginalisation par le pouvoir central.

«Ce qui est en train de se passer au Rif marocain ne peut et ne doit nous laisser indifférents et sans réaction : non seulement en tant que militants du mouvement amazigh et démocratique algérien, mais aussi en tant que nord-africains soucieux de la stabilité de notre région et de son avenir», écrivent-ils dans le texte de la pétition déjà signée par une centaine de personnes. Pour eux, «l’attitude autoritaire du pouvoir marocain, son approche répressive dans la gestion des événements du Rif (Al Hoceïma) est la preuve tangible que la mémoire des régimes autoritaires est très courte».

Les initiateurs de cette pétition dénoncent le recours à la violence pour faire taire une population qui s’est soulevée pour réclamer le développement de sa région. Ils mettent en garde contre cette politique en affirmant qu’«une révolte écrasée par la répression reviendra tôt au tard, et le feu s’allumera de nouveau». Ils rappellent ce qui s’est passé en Kabylie et au M’zab. Par cette pétition, les signataires veulent témoigner de leur «solidarité pleine et entière et indéfectible» à leurs frères du Rif. «Nous condamnons avec la plus grande fermeté la répression subie par les animatrices et les animateurs du mouvement de contestation du Rif», soulignent-ils, réclamant dans ce sillage la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus victimes de la police politique et l’arrêt de toutes les atteintes aux libertés démocratiques, d’expression et de manifestation. Les initiateurs de cette pétition appellent à constituer un comité international de solidarité avec le mouvement de contestation du Rif.

Pour eux, «c’est une vision globale qui doit guider notre réflexion et nos actions actuelles et à venir concernant l’analyse et la gestion des problèmes qui surgiront, inévitablement, dans notre région». «Nous devons rompre avec les positions fragmentaires, sans ambitions, qui consistent à jeter de l’huile sur le feu sans anticiper sur les conséquences de nos actions», ajoutent-ils, considérant que la solidarité avec le Rif, le M’zab ou la Kabylie comme «un acte généreux qui ambitionne la recherche des solutions, les meilleures, aux problèmes qui se posent d’un côté ou de l’autre des frontières». Les initiateurs de cette pétition veulent inscrire cet élan de solidarité «au-delà d’une manifestation sporadique». Parmi les premiers signataires de cette pétition, il y a Saïd Khelil, militant et ancien premier secrétaire du FFS, Mohamed Lahlou, professeur d’université, Saïd Chemakh, enseignant universitaire, Smaïl Metmati, artiste calligraphe, Saïd Boukhari, militant du MCB et enseignant à la retraite, Zohra Awrass Bouras, membre du Forum de la Jeunesse africaine pour le dialogue et la paix, Saïd Salhi, vice-président de la Laddh et vice-coordinateur du CMODH, Essaïd Aknine, militant MCB et Boukhalfa Ben Mamar, secrétaire général du FIJDH.

**Mokrane Ait Ouarabi / el watan samedi 10 juin 2017

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