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**Un professeur algérien reçoit le prix de l’UA pour l’excellence scientifique

La répression est un signe de faiblesse 2018-01-29_123542-800x445

***Le dimanche 28 janvier 2018 à Addis-Abeba, le physicien algérien Malik Maaza a reçu  le prix de l’Union africaine pour l’excellence scientifique « Kwame N’krumah de l’année 2017 » attribué annuellement aux chercheurs et scientifiques africains pour leurs travaux de recherche dans divers domaines des technologies et des sciences humaines. Malik Maaza a été honoré par l’Union africaine et l’UNESCO pour ses travaux de recherches en nanotechnologie en Afrique du Sud où il dirige un centre de recherche à Prétoria. La cérémonie s’est déroulée lors de la séance d’ouverture du 30e sommet des chefs d’Etat et de de gouvernement de l’Union africaine.

M.Maaza qui a reçu les félicitations du nouveau président en exercice de l’UA, Paul Kagame, a également reçu un chèque de 100 000 dollars en guise de récompense pour ses efforts en faveur de la promotion de la science et de la recherche en Afrique. Dans une déclaration à la presse, M. Maaza a indiqué qu’il était « honoré par cette distinction qui le motive à fournir davantage d’efforts et à former d’autres jeunes chercheurs en Algérie et en Afrique ».

Un chercheur formé à l’Université d’Oran

Le professur Maaza qui a effectué ses études en Algérie est passé par l’université d’Oran avant de partir poursuivre ses études en France et d’exercer dans divers autres pays.
Il a indiqué qu’il séjourne souvent en Algérie pour des cycles de formation en faveur des centres universitaires algériens et autres centres de recherches. En ce sens, il s’est « félicité » de la politique de recherche menée par l’Algérie qui, a-t-il dit, « encourage les universitaires à effectuer des travaux de recherches ».

Malik Maaza a fait savoir qu’il est parti en Afrique du Sud pour effectuer ses travaux de recherche en raison des conditions et des moyens qu’offre ce pays aux chercheurs et universitaires. Toutefois, il a déploré que ses déplacements en Afrique, dans le cadre de ses recherches, soient limités en raison des visas d’entrée exigés par différents pays du continent.
Rédaction AF/ lundi 29 janvier 2018

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Le logement LPP ouvert aux émigrés dès ce mois de février 2018

Dans leur quête de rapatrier un maximum de fonds des émigrés, les autorités vont ouvrir, dès ce jeudi, le site de l’ENPI pour permettre aux Algériens installés à l’étranger de pouvoir acquérir des logements du type LPP (Logements promotionnels publics).

Ainsi, dès jeudi 1er février, les ressortissants algériens établis à l’étranger pourront souscrire pour acheter un des 2000 logements mis à leur disposition par l’ENPI (Entreprise nationale de promotion immobilière) dans 24 wilayas, annonce cet établissement. Il s’agit d’Adrar, Laghouat, Batna, Béjaïa, Biskra, Bouira, Tlemcen, Tiaret, Tizi Ouzou, Sidi Bel Abbès, Constantine, M’sila, Mascara, Ouargla, Oran, El Bayadh, Bordj Bou Arréridj, Tissemsilt, El Oued, Souk Ahras, Mila, Aïn Témouchent, Ghardaïa, Relizane.

Les prix des logements de type F3, F4 et F5 est fixé à 95 000 DA le m2. Et contrairement aux souscripteurs résidents, les émigrés ne sont tenus par aucune condition particulière. Ils ne sont même pas tenus de se soumettre un plafond de revenus. *el watan /  lundi 29 janvier 2018

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*La fibre optique pour l’internet très haut débit à domicile, lancée par Algérie Telecom dès aujourd’hui-lundi 29 janvier 2018

Le FTTH (Fiber to the home), réseau en fibre optique pour l’internet très haut débit à domicile, sera lancé par Algérie Telecom dès aujourd’hui, indique un responsable d’Algérie Telecom, sous couvert d’anonymat, ai site d’ «El Bilad». Quelques wilayas seront concernées dans un premier temps, avant que cette technologie, permettant une connexion allant jusqu’à un giga, ne soit généralisée à l’ensemble du territoire. Le lancement du FTTH va certainement remettre sur la table la polémique autour de l’octroi de ce marché de 300 millions de dollars au chinois HUAWEI par le biais du gré à gré. L’annonce du lancement de ce réseau de fibre optique s’apparente, selon toute vraisemblance, à une réponse d’AT à l’information parue aujourd’hui aussi sur le site internet «Algérie Part» relative aux taux d’avancement du projet qui serait de 20% seulement. Révélant le contenu du contrat liant le groupe chinois à Algérie Telecom pour l’installation du FTTH, «Algérie Part» a indiqué que d’après l’article 20 du contrat, rien n’oblige HUAWEI à transférer de la technologie ni vers AT ni vers une quelconque autre partie. Le responsable de l’entreprise qui s’est exprimé sur «El Bilad» affirme, par contre, que «des centaines d’entreprises ont été associés à ce projet en tant que sous-traitants et près de 2000 employés ont bénéficiés de formation dans le cadre du transfert de technologie». Les responsables d’AT, ou même le ministère des PTIC, devront également s’expliquer sur d’autres points, comme la décision d’octroyer au groupe chinois une avance de 4 milliards de dinars avant le lancement des travaux. Une situation qui, apparemment, a mis Algérie Telecom face à des difficultés financières.**Elyas Nour/ AF /  lundi 29 janvier 2018

**************Le mouvement salafiste en Algérie

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Le président du Haut conseil islamique (HCI), Bouabdellah Ghlamallah, a tiré la sonnette d’alarme au sujet du poids du salafisme en Algérie. Un courant religieux devenu au fil du temps puissant, d’après lui, par «la force de l’argent». «Il est puissant parce qu’il a la force de l’argent. Il contrôle le marché informel qui menace les équilibres financiers du pays. Ces gens cachent leur argent pour éviter la traçabilité et font tout pour gagner plus.

Comment l’Arabie Saoudite a fait pression sur l’Algérie pour attribuer une mosquée à Ferkous

*La plupart de ces commerçants excellent dans la surfacturation et l’évasion fiscale. Pour eux, la religion n’est qu’une couverture», a déclaré l’ancien ministre des Affaires religieuses dans un entretien paru aujourd’hui sur les colonnes du quotidien «El Watan».

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Celui-ci a évoqué «ces personnes qui refusent de confier leur argent aux banques et qui encouragent l’économie informelle», dont la majorité «font partie du courant islamiste». Si Ghlamallah est monté au créneau contre le salafisme, mais aussi le chiisme ou l’ahmadisme, c’est parce qu’ «ils agissent tous pour des forces extérieures et contre l’intérêt du pays».

D’ailleurs, le président du HCI a affirmé que les autorités saoudiennes ont intercédé auprès de lui quand il était ministre des Affaires Religieuses pour qu’il désigne Cheikh Ferkous imam d’une mosquée. «Lorsque j’ai été en Arabie Saoudite en tant que ministre, on m’avait demandé de lui attribuer une mosquée.*source: algerie-focus./ Elyas Nour / 04 février 2018

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*****Bouabdellah Ghoulamallah, président du HCI

«Le salafisme contrôle les circuits informels»

Ancien ministre des Affaires religieuses durant plus de dix ans et président du HCI (Haut conseil islamique), Bouabdellah Ghlamallah a démenti avoir décrété une quelconque fatwa sur les harraga, qui ne sont pour lui que des victimes.

Dans l’entretien qu’il nous a accordé, et sans prendre de gants, il revient sur l’extrémisme religieux, les ahmadites, les salafistes, l’institution d’Al Azhar, le gel de la création du poste de mufti de la République, mais aussi sur l’invitation adressée par l’université d’Oum El Bouaghi à un imam saoudien qui encourageait, il y a quelques années seulement, le terrorisme en Algérie et qui est chargé de «souffler» sur les braises des printemps arabes…

**Vous avez fait polémique en déclarant que la «harga», l’émigration clandestine, est un péché. Qu’en est-il au juste ?

Je n’ai jamais dit que le Haut conseil islamique a décrété une fatwa déclarant l’émigration clandestine «haram» (ndlr, péché). Je quittais le Conseil de la Nation lorsqu’un journaliste d’une chaîne de télévision privée m’a accosté pour me parler des harraga. Il m’a lancé : «N’est-ce pas ‘‘haram’’ que des jeunes meurent en traversant la mer ?» Je lui ai répondu : «Bien sûr que c’est haram», en expliquant que la prise en charge de cette question doit prendre en compte les aspects sociaux, psychologiques, économiques et culturels.

Pour que je puisse décréter une fatwa, il faut que je me mette dans les mêmes conditions qui ont amené ce jeune Algérien à prendre ses enfants et de traverser la mer en prenant tous les risques. Il faut que j’étudie sa situation sociale et familiale afin que je puisse comprendre et décider.

Or, cela n’a jamais été fait. Ces jeunes sont victimes de ces gens qui leur présentent l’Europe comme le paradis sur Terre. J’ai vu quelqu’un sur la Toile qui expliquait qu’il était réparateur de parabole à Aïn Témouchent et qu’il avait postulé pour un logement qu’il n’a pas obtenu. Il est parti en Espagne, où il dit aux jeunes qu’il vit beaucoup mieux qu’en Algérie.

Personnellement, je suis plus que certain qu’il n’est pas bien. Beaucoup de jeunes vont le croire. Ceux qui partent ne sont les bienvenus ni en France, ni en Espagne, ni ailleurs dans le monde. Nos migrants vivent dans des conditions inhumaines en Europe. Je ne peux juger leur acte, et sur quelle base vais-je le faire ? Nous n’avons pas d’étude précise.

Ce que je sais, c’est qu’une bonne partie prend le départ de la région de Sidi Lakhdar, notamment à la périphérie de Sidi Ali à Aïn Témouchent. Ces villes ont connu des exodes massifs et successifs qui ont aggravé les problèmes de logement et le chômage. Certains dépensent un argent fou pour construire ou acheter des barques et payer les passeurs, etc. sans être certains de rejoindre l’autre rive. Ils sont victimes de leur situation…

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Le Hci semble invisible et muet face à l’émergence de certains courants radicaux comme le salafisme, le wahhabisme, ou encore le chiisme, considérés comme étant une menace pour la société. Peut-on avoir une explication ?

**En ce qui concerne la situation religieuse, l’avis du HCI a toujours était présent. Il soutient et accompagne le référent national…

Mais nous n’avons pas entendu l’avis du Hci concernant l’hégémonie des salafistes sur de nombreuses mosquées ou l’entrisme du wahhabisme…

Bien au contraire. Nous avons organisé de nombreuses conférences de haut niveau consacrées à ces sujets. Peut-être qu’elles n’ont pas été suffisamment médiatisées, mais nous ne pouvons pas dire que le Hci est absent. Lorsque nous parlons de l’école ou de la mosquée, nous nous adressons aux institutions qui les gèrent.

Je peux vous dire par exemple qu’avec le ministère de l’Education nationale, il y a une forte collaboration. On nous envoie les programmes, nous les étudions et nous donnons notre avis, y compris sur la formation des enseignants, un métier très important qui a perdu de sa valeur…

**Qu’est-ce qui a fait que l’école algérienne ait régressé ?

Avant, nous avions 73 Instituts des technologies de l’enseignement (ITE) dédiés à la formation des enseignants. Où sont-ils aujourd’hui ? Nous avions entre 4000 à 5000 corps formateurs. Que sont-ils devenus ? Nous avions une force qui aurait pu faire de l’Algérie un pays leader en matière d’éducation. L’école ne forme plus. Ce qu’elle enseigne est insuffisant.

Elle sort de ses rangs des universitaires, des enseignants alors que l’université n’a pas pour vocation de produire des enseignants. Les ITE étaient spécialisés. Ils avaient des programmes et des formateurs spécifiques. Le ministère de l’Education nationale ne participe plus à la formation. Nous avons perdu trop de temps.

**La même situation concerne les imams, puisque la problématique de leur formation se pose avec acuité. Est-ce le cas ?

Vous avez raison. Les instituts de formation des imams ont besoin d’une réforme. Nous sommes tombés dans la même erreur que celle avec l’éducation. On a instauré une institution qui s’appelle Dar El Imam où résident et sont formés les imams. Là aussi, on fait appel à des universitaires pour prodiguer la formation, alors que ces derniers ont besoin d’une formation spécifique afin qu’ils puissent transmettre correctement les connaissances acquises…

**N’ont-ils pas une formation spécifique ?

Pour moi, non. Les élèves imams sont pris en charge par le ministère des Affaires religieuses, mais c’est l’Enseignement supérieur qui détache les enseignants pour leur assurer la formation. Ils ne se sentent pas dans des conditions de formation. Le module qui concerne la récitation du Coran, par exemple, n’est pas assuré. L’imam termine ses études sans apprendre à réciter le Coran. Est-ce normal ? Le problème de la formation est primordial aussi bien pour la mosquée que pour l’école…

En tant que Conseil, nous n’intervenons pas directement. Mais nous travaillons avec le ministère des Affaires religieuses auquel nous donnons des avis, et aussi avec le ministère de l’Education nationale. Il faut reconnaître qu’il est vraiment difficile d’assumer la fonction de ministre de l’Education nationale. Je souhaite à la ministre beaucoup de courage, parce qu’elle n’a pas les moyens de changer les choses. Je dois préciser qu’il y a une coopérations assez soutenue entre son département et le Haut conseil.

Il y a eu la visite, il y a quelques jours, d’un imam saoudien à l’université d’Oum El Bouaghi, qui a animé une conférence à laquelle ont pris part de nombreuses personnes se reconnaissant de la mouvance salafiste. Comment interpréter une telle incursion d’un imam qui encourageait, il y a quelques années, le terrorisme en Algérie ?

Avant de vous répondre, je dois vous expliquer qu’en Algérie il n’y a pas que le rite malékite, mais également ibadite et hanafite. Le plus important, c’est d’être imprégné des valeurs nationales.

En évoquant la finance islamique par exemple, j’ai dit que ce qui m’importe, c’est l’interaction entre le citoyen et la banque. Celle-ci travaille principalement avec l’argent public. Un nombre important de commerçants ne la sollicitent pas. Les techniques financières ne sont pas ma spécialité. Je cherche uniquement à ce que le citoyen s’adresse à la banque et que les deux conjuguent leurs efforts dans l’intérêt du pays et de tous.

L’islam et la patrie sont les deux faces d’une seule pièce. On ne peut les dissocier. Je reviens à Oum El Bouaghi et je pose cette question : qui a organisé cette rencontre ? C’est l’université ou, peut-être, des imams qui ne sont pas satisfaits de ce que nous avons, et donc qui ont besoin d’un apport extérieur, qui n’est pas du tout gratuit.

Cet imam n’est pas seulement chargé des Affaires islamiques en Arabie Saoudite, il est également parmi les personnalités chargées d’attiser le feu des «printemps arabes» dans les pays musulmans…

**Peut-on croire qu’une telle rencontre puisse échapper aux autorités religieuses ?

D’abord, comment a-t-elle échappé aux autorités sécuritaires ? Est-ce qu’elle a été autorisée ? Non. Elle ne l’a pas été. Chaque année, j’organise une rencontre dans ma zaouïa. Quinze jours avant, je demande l’autorisation à la wilaya en lui indiquant que je reçois des personnes d’autres wilayas. Les autorités sécuritaires sont également informées et doivent donner leur avis.

**Comment cette rencontre d’Oum El Bouaghi a-t-elle pu échapper au contrôle de ces services, surtout que l’orientation de cette conférence est en contradiction avec le référent national. Il y a un vrai problème…

Nous avons remarqué que les imams de certaines mosquées, connues pour être des fiefs de salafistes, prêchent à contre-courant du référent national et parfois recourent à des discours violents sans que cela ne suscite de réactions. Qu’en dites-vous ?

J’étais au ministère des Affaires religieuses et tout le monde connaît ma position. Je souhaite que le ministère se charge de ce problème, et nous sommes disposés à l’aider pour y faire face. Nous pouvons renforcer la formation des imams et des inspecteurs des affaires religieuses. Nous avons de grandes compétences au sein du Conseil qui sont prêtes à assurer cette formation. S’il y avait un inspecteur averti à Oum El Bouaghi, il n’aurait pas permis une telle rencontre. De même que de bons inspecteurs ne laisseraient pas des salafistes occuper les tribunes de la mosquée.

**Comment expliquer le silence des pouvoirs publics devant la désignation par une autorité saoudienne d’un représentant de la mouvance salafiste en Algérie, celle-là même qui est à l’origine de la violence et de l’intolérance ?

Je peux dire mieux. Celui qui a désigné Ferkous en tant que représentant du courant salafiste en Algérie est l’invité de l’université d’Oum El Bouaghi, et ce même Ferkous prêche toujours dans une mosquée.

Lorsque j’ai été en Arabie Saoudite en tant que ministre, on m’avait demandé de lui attribuer une mosquée. Je leur ai dit : «D’accord, mais à condition qu’il revienne publiquement à travers son compte sur les réseaux sociaux sur toutes ses déclarations contraires au référent national». Il ne l’a pas fait. Je ne lui ai pas permis d’avoir une mosquée….

**Mais comment peut-on accepter qu’un pays étranger dicte aux autorités la politique de la gestion du culte ?

C’est cela la faiblesse de ceux qui suivent et propagent cette pensée qui n’est pas celle des Algériens. Il en est de même pour les adeptes du prosélytisme…

Pourquoi, selon vous, les autorités sont-elles si promptes à réagir avec des courants, comme par exemple les ahmadites, mais restent timides voire consentantes avec d’autres mouvances plus radicales, comme le salafisme ou le wahhabisme ?

(Un long moment de réflexion).

En tant qu’Algériens, il est important pour nous d’éviter que notre pays soit une arène de combat pour des belligérants étrangers où nos concitoyens sont utilisés comme ce bois qui attise le feu. En clair, il ne faut surtout pas permettre que l’Algérie soit un terrain d’affrontement entre, par exemple, les chiites et les salafistes…

**Certains experts occidentaux ont prédit justement d’éventuels affrontements entre chiites et salafistes en Algérie. Pensez-vous que les pays qui contrôlent ces courants, à savoir l’Arabie Saoudite et l’Iran, préparent la mise en scène de ce scénario chez nous ?

Certains parmi les analystes le disent. En tant que Conseil, nous sommes prêts à aider le ministère des Affaires religieuses, les autorités sécuritaires et les personnalités influentes au sein de la société pour éviter que ces affrontements puissent un jour avoir lieu ou que le peuple algérien soit le bois qui nourrit le feu.

Je souhaite même qu’il n’y ait jamais de conflit entre l’Arabie Saoudite et l’Iran parce que les conséquences d’une telle situation seront dramatiques pour le monde musulman. Pour ce qui est d’Al Ahmadiya, il faut prendre ce courant sous deux aspects. D’abord en tant que doctrine qui induit les musulmans en erreur, parce qu’il prône le fait que le Prophète Mohamed (QSSSL) n’est pas le dernier messager de Dieu.

On accepte qu’il y ait des divergences dans la forme, mais pas dans les fondements. Dans le Coran, il est dit que Mohamed est le dernier des messagers. Si les ahmadites ne croient pas au Coran, donc ils ne sont pas musulmans. L’autre aspect important à prendre en compte est lié aux conditions dans lesquelles Al Ahmadia a été créée. De nombreux écrits démontrent qu’elle est la création des services britanniques.

Sur le plan pratique, ce courant agissait dans des locaux fermés. Il s’est répandu par le biais des réseaux sociaux. Son but est de créer une minorité inconnue au sein du peuple algérien et qui fonctionne comme une secte. Raison pour laquelle les autorités sécuritaires sont intervenues.

Les ahmadites ont fait l’objet de poursuites judiciaires, non pas pour leur idéologie, mais parce qu’ils posaient un problème sécuritaire. Ils sont tombés sous le coup de la loi. Cela étant, si nous aimons notre pays et tenons à notre indépendance, il faudra combattre tout ce qui peut nous diviser. Les Algériens doivent savoir que les ahmadites et les salafistes travaillent pour des forces extérieures. Ils agissent contre le référent national

**Ne pouvons-nous pas dire la même chose pour les chiites qui sont de plus en plus nombreux chez nous ?

Les chiites, les ahmadites et les salafistes agissent tous pour des forces extérieures et contre l’intérêt de notre pays. Cela est une réalité et le citoyen algérien doit en être conscient …

De nombreuses ONG internationales accusent l’Algérie de ne pas respecter la liberté du culte en citant, par exemple, ce qu’elles estiment être des persécutions dont ont fait l’objet les ahmadites et les Algériens convertis au christianisme. Qu’en dites-vous ?

Lorsque j’ai reçu l’archevêque d’Alger, il m’a dit qu’il y a des Algériens qui viennent demander de se convertir au christianisme. Je lui ai répondu qu’ils sont libres de le faire.

En tant que ministre des Affaires religieuses, je me suis interdit d’interférer. C’est une question très complexe qui trouvera sa solution avec le temps. A-t-on peur que le nombre des chrétiens en Algérie augmente ? Qu’il augmente. Tant que ce sont des Algériens qui aiment leur pays et qui agissent dans son intérêt, ils ne posent aucun problème. La religion est pour Dieu et le pays est pour tous. Citez-moi un seul Algérien chrétien qui a été interdit d’accéder à une église ? Pas un seul.

La loi de 2006 est bien claire. La liberté du culte reste protégée, mais dans un cadre organisé. Il faudra qu’il pratique son culte dans un endroit bien défini et connu. Même les ahmadites, s’ils agissaient à ciel ouvert dans des lieux de culte identifiés, ils n’auraient pas fait l’objet de poursuites.

C’est une secte et le problème des sectes est une préoccupation de nombreux pays. Notre société vit des phénomènes dramatiques.

**Trouvez-vous normal que des gens croient qu’un bouc puisse donner du lait qui guérit les cancers et plein d’autres maladies ? Ce sont des bulles qui sortent de la société et qui peuvent lui être nuisibles si elles ne sont pas traitées.

Ces maux se nourrissent de l’ignorance, et l’ignorance ne peut être combattue que par les connaissances. L’Algérie n’est pas une île sur un océan. Regardez comment l’impérialisme s’est répandu dans le monde. Il prend sa revanche sur les pays qui l’ont combattu durant le siècle dernier. L’Algérie a payé cher sa libération de son emprise.

La secrétaire d’Etat américaine, Hilary Clinton, n’a-t-elle pas déclaré que Daech est une création américaine ? Les taliban n’ont-ils pas été armés par les Américains et les Saoudiens ? Nous sommes arrivés au point d’entendre les Turcs dire aux Américains de quitter le nord de la Syrie pour éviter des affrontements sur le terrain.

Ces déchirements des pays arabes est la conséquence des interventions militaires étrangères. Les prétextes utilisés par ces puissances sont souvent la protection des minorités réprimées. L’Algérie n’opprime personne et l’Algérien est libre chez lui.

**Comment interpréter ces campagnes sporadiques contre les non-jeûneurs par exemple ?

Durant le Ramadhan de 2014, un groupe d’Algériens avait décidé de se regrouper à Tizi Ouzou pour organiser un déjeuner public. Le directeur des affaires religieuses m’avait appelé un peu inquiet en me disant que des jeunes ont décidé de manger en plein centre-ville. Je lui ai dit : «Tu n’as aucune responsabilité sur eux.

Ta responsabilité est sur les mosquées. Ne fais rien…». Le soir même, la réponse est venue de la population qui a organisé au même endroit un immense repas pour la rupture du jeûne. Y a-t-il meilleure réponse ? Chacun est libre de ses actes. Toute cette déviance religieuse a commencé après la Charte nationale de la fin des années 70’ lorsqu’on a substitué la morale islamique par la morale socialiste.

Cela a été très mal interprété et donné des arguments aux extrémistes de semer le doute dans la tête des Algériens en leur faisant croire que l’Etat s’est débarrassé de l’islam, etc. Ce qui nous a conduit au 5 Octobre 88 et aux années 90’. Ceux qui parlent au nom de l’islam ne sont pas tous innocents. Il y en a beaucoup qui profitent de la religion. Je citerais par exemple tous ces personnes qui refusent de confier leur argent aux banques et qui encouragent l’économie informelle. La majorité fait partie du courant islamiste.

J’en connais beaucoup. Je les ai affrontés dans des luttes autour du contrôle de la mosquée. Ils payaient des «omras» à des imams, et contrepartie ces derniers devaient leur obéir et dire ce qu’ils voulaient entendre dans les prêches. Un jour, j’ai découvert une mosquée construite par l’un d’eux à Ouled Fayet, à Alger, sans que l’autorité n’en soit informée.

Lorsqu’un imam a été désigné pour les prêches, il a refusé en le chassant des lieux. Il lui a dit que c’était sa mosquée. J’ai envoyé un inspecteur qui lui a fait comprendre qu’une mosquée n’est pas une propriété privée. Pour qu’elle soit un lieu de culte, il faut qu’elle obéisse à la loi. Longtemps après, il a fini par accepter.

**Voulez-vous dire que le courant salafiste est devenu assez puissant en Algérie ?

Il est puissant parce qu’il a la force de l’argent. Il contrôle le marché informel qui menace les équilibres financiers du pays. Ces gens cachent leur argent pour éviter la traçabilité et font tout pour gagner plus. La plupart de ces commerçants excellent dans la surfacturation et l’évasion fiscale. Pour eux, la religion n’est qu’une couverture.

**Pourquoi nos érudits n’ont-ils pas pu protéger notre référent religieux de ces courants qui semblent de plus en plus écoutés et de plus en plus présents ?

Nous avons de grandes compétences, mais elles ne sont pas exploitées dans nos mosquées. Si l’imam Khenoufi d’Oum El Bouaghi avait en face de lui l’un de ces érudits qui passent régulièrement sur la chaîne du Coran, il ne reviendra plus prêcher.

Ces courants profitent de la liberté d’expression et agissent surtout sur les ignorants qui ne connaissent pas bien leur religion. Mais, il faut reconnaître que parmi leurs adeptes, il y a malheureusement de jeunes universitaires. Cela prouve que leur formation n’a pas été à la hauteur.

**Y a-t-il des divergences de vue au sein du HCI sur des questions de pratiques religieuses sachant que les membres peuvent être traversés par les courants idéologiques qui existent en Algérie ?

Les quatorze membres du Hci et moi en tant que quinzième responsable partageons les mêmes visions. Les pratiques peuvent être différentes, mais sur les fondamentaux nous sommes tous d’accord. Celui qui pense qu’il peut régler des problèmes avec des recettes étrangères se trompe. Raison pour laquelle j’insiste toujours sur la formation aussi bien des enseignants que des imams. Il n’y a que le savoir qui peut nous sauver…

**Vous avez été un défenseur du poste de mufti de la République, mais à ce jour l’autorité n’a pas encore décidé. Qu’en est-il au juste ?

Mufti de la République est une institution de l’Etat. C’est moi-même qui ai présenté un projet dans ce sens que j’ai défendu, et le Premier ministre a été convaincu. Mais il a été gelé par le président de la République après sa discussion en Conseil des ministres. Je respecte cette décision parce que je connais ses raisons. Ceux qui s’y opposaient avaient peur des conflits entre l’institution judiciaire qui rend des décisions susceptibles d’être présentées au mufti pour avis..

**L’Egypte a un mufti et cela ne lui pose pas de problème d’empiétement sur les décisions du juge…

Nous mêmes avions un mufti depuis l’époque ottomane jusqu’à la fin de la colonisation française. En Egypte, il y a un mufti, et en cas de condamnation à mort, si ce dernier ne donne pas son accord, la décision ne peut être exécutée.

Même dans le projet que j’ai présenté j’avais mis des clauses qui délimitent les prérogatives du mufti. Il n’a pas le droit d’émettre un avis sur les décisions du Parlement, de la Justice, de la Cour suprême, etc. Le texte est bien ficelé pour être appliqué une fois que le président aura décidé de le faire. De toute façon, le Haut Conseil islamique peut jouer ce rôle de mufti, puisqu’il est à chaque fois sollicité pour donner des avis…

**Comment expliquez-vous ce recul en matière de réforme du code de la famille, comme par exemple dans son volet lié à la présence du wali au lieu de sa suppression, ou encore sur la polygamie ? Est-ce le résultat des luttes idéologiques à l’intérieur des institutions ?

Lors des discussions, les idées divergent parfois. La question de la présence du wali pour le mariage des femmes par exemple est fondamentale sous l’angle du respect des conditions du mariage des femmes dictées par la religion. Lorsque le Prophète avait reçu cette femme qui se plaignait de son père pour l’avoir mariée à un cousin contre son gré, il lui a dit : «Ton mariage est annulé, même si c’est ton père t’a mariée».

Cette femme est repartie chez son mari en disant à ses proches : «Je ne suis pas partie voir le Prophète pour désobéir à mon père, mais pour voir si j’ai le droit de choisir mon époux ou non. Maintenant que j’ai ce droit, je repars chez moi».

Elle a gagné la position juridique. Ceux qui défendent la présence du wali, c’est plutôt dans un esprit de respect des conditions du mariage et ceux qui étaient pour sa suppression se basaient sur le principe de l’égalité en droit devant la loi. Ce sont des avis partagés…

**Ne trouvez-vous pas aberrant de maintenir la présence du wali, tout en donnant la possibilité à la femme de choisir n’importe quel homme pour assumer ce rôle ?

En fait, la décision de revenir sur la suppression de la présence du wali a été celle du Président en raison des débats sur la question. Il a jugé utilise de garder cette protection, non pas juridique, mais de horma (respect), en lui donnant la possibilité de choisir son wali. A l’époque de feu Abdelmadjid Meziane, il y a eu de grands débats. Lui était très ouvert. Ce qui n’était pas mon cas. J’étais très conservateur sur ces questions. Lors de la prochaine session du Conseil, le débat sera consacré à la problématique du divorce par la procédure du Khol’â, dont le nombre est en train d’exploser. Nous allons donner notre avis.

**Quand vous étiez ministre des Affaires religieuses, vous avez initié un recensement des biens wakfs. Quelle est la situation de ce patrimoine qui aurait pu générer un budget important ?

Effectivement, lorsque j’ai pris mes fonctions, j’ai constaté que beaucoup de bien wakfs n’étaient pas connus ou recensés. J’ai fait appel à un bureau d’études qui m’a fait un état des lieux. Nous avons pu récupérer un nombre important de ce patrimoine.

Mais c’était une longue procédure. Je n’ai commencé à voir les résultats que 6 ans après. Nous avons pu renforcer et multiplier ces biens qui sont très rentables au niveau national.

Des centaines de biens immobiliers ont été récupérés à Alger, Tipasa, Constantine, Aïn Témouchent, Adrar, etc. Vous savez, souvent nous tombons sur les problèmes de propriété. Les anciens palais de La Casbah par exemple font partie du patrimoine culturel. Ils appartiennent au département de la Culture.

La mosquée Ketchaoua par exemple qui est un bien wakf, était presque en situation d’effondrement. Le ministère de la Culture nous a demandé de la fermer en 2006. J’ai essayé avec de grandes difficultés à trouver l’argent qu’il faut afin de signer un marché pour les travaux de réfection avec la société qui a restauré la basilique de Notre Dame d’Afrique, le Premier ministre m’a ordonné de remettre le projet au ministère de l’Habitat.

Il faut reconnaître qu’il y a une lutte importante autour du contrôle des wakfs. Je vous cite un autre exemple : à Sidi Okba, à Biskra, il n’y avait rien, même pas un endroit pour passer la nuit ou juste pour prendre un café ou faire ses ablutions. Tous ceux que j’ai affectés là-bas sont revenus.

Pour y remédier, j’ai décidé d’utiliser une assiette de terrain, bien wakf, mitoyenne pour construire un motel, avec un restaurant et des chambres pour dormir. J’ai tout préparé et remis le dossier à l’urbanisme pour le permis de construire. La direction de la culture nous a demandé de n’ériger que deux étages, alors que le projet en prévoyait quatre afin de rentabiliser la construction.

Comment pouvais-je protéger Sidi Okba si je ne pouvais pas assurer le minimum de vie à ceux qui devaient veiller sur les lieux ? Pourquoi devais-je laisser à l’abandon des terres alors qu’elles pouvaient être très utiles là-bas ? C’est pour vous dire toutes les complications et les difficultés à prendre des décisions lorsqu’on assume la fonction de ministre.

Mais j’ai pu avoir une grande parcelle de terrain habous, à Saoula, une terre wakf, qui a servi pour la construction d’une cité Haï Al Kiram, avec 120 logements, une banque, un hôtel et un centre de soins. J’ai créé une société de taxi qui emploie des jeunes et génère un budget conséquent. Ce sont plein d’opérations d’investissement qui ont permis au ministère d’avoir des fonds importants.

**Combien vous rapporte les biens wakfs ?

Lorsque j’ai commencé, ce revenu atteignait les 800 millions de dinars, et quand j’ai quitté mes fonctions, j’ai laissé 141 milliards de dinars dans la trésorerie. Si on avait poursuivi les opérations, ont aurait dépassé largement plusieurs centaines de milliards de dinars. Le fonds de la Zakat m’a permis de créer 9000 entreprises qui généraient des revenus importants.

Ce sont les commissions de la zakat, composées par ceux qui donnent la zakat, qui gèrent ces fonds au niveau des 48 wilayas.

Salima Tlemçani – el watan04 février 2018

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Sept dangereux terroristes abattus à Khenchela

Sept (7) dangereux terroristes ont été abattus vendredi à Khenchela par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP), qui a également récupéré une quantité d’armes et de munitions, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

  »Dans le cadre de la lutte antiterroriste et suite à une embuscade tendue   dans la zone de El Rakhouche, Commune de Chechar, Wilaya de Khenchela/5 RM,   un détachement de l’ANP a abattu le 26 janvier 2018, sept (7) dangereux   terroristes », note la même source  L’opération a permis la récupération de cinq (5) pistolets mitrailleurs de   type kalachnikov, un (1) fusil à lunette, un (1) fusil semi-automatique de   type Simonov, quatorze (14) chargeurs garnis de munition et quatre (4)   grenades », précise le communiqué.« Cette opération intervient dans le cadre des efforts fournis par les   unités de l’ANP pour traquer ces criminels et les éliminer partout où ils   se trouvent à travers les quatre coins du pays », souligne le MDN.*APS-vendredi 26 janvier 2018

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*Industrie du bois : Une filière réduite en copeaux

Les prix du bois ne cessent d’augmenter. L’interdiction d’importation de certains produits à base de bois n’a pas eu l’effet escompté sur la crise. Les menuisiers tirent la sonnette d’alarme et avouent leur incapacité à poursuivre leurs projets avec les prix actuels. Le ministère du Commerce, lui, affirme qu’il n’existe aucune spéculation et assure que la situation n’est que temporaire.

«L’Algérie n’est pas un pays producteur du bois. Il est complètement dépendant de l’importation et des prix de ce matériau à l’international», explique un cadre du ministère du Commerce. 38 pays de par le monde sont sollicités annuellement par l’Algérie.

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Parmi ceux-ci, on trouve la Tunisie et la Turquie, les pays asiatiques dont la Corée du Nord, la Chine, Singapour et l’Indonésie ; ceux du monde arabe à l’image du Liban, les pays européens, notamment la Finlande qui la plus sollicitée par nos importateurs, les pays d’Amérique latine comme le Brésil, ou ceux du continent africain comme la Côte d’ivoire, le République démocratique du Congo, le Nigeria ou le Cameroun.

Mais seules les importations provenant des pays européens, où le bois est franchisé, sont exemptées des taxes douanières et de la TVA dont la première s’élève, selon le même cadre, à 15% et la deuxième à 19%. Quant à celles issues des autres pays hors union européen, elles sont toutes soumises à cette règle commerciale. En 2017, l’Algérie, pays complètement dépendant en la matière, a importé, soit avant l’instauration du système des licences en janvier 2017, plus de 730 000 tonnes de bois. 202 000 tonnes ont été orientées vers la fabrication des meubles.

Mais depuis l’instauration de ce système, qui aurait pour objectif de réguler le marché, selon le ministère du Commerce, plus de 90 millions de dollars seulement ont été déboursées. Pour la tutelle, cette quantité reste «insuffisante» car il faut, selon elle, importer encore plus de 210 millions de dollars pour contenter le marché. Mais en attendant, les professionnels du bois, «asphyxiés» par les prix, affirment qu’«ils n’en peuvent plus».

Ceux interrogés sur le sujet tirent la sonnette d’alarme et qualifient les prix du bois d’«exorbitants». Certains ont même annoncé «l’arrêt momentané» de leurs projets, et ce, jusqu’à la stabilisation des prix et le retour à la normale de cette situation qui les inquiète, si bien évidemment cette dernière est possible !

Garage

Rencontré dans son atelier à Alger où il tient un projet de décoration artistique d’une nouvelle boîte de nuit, Hamma, originaire de Oued Rhiou, de la wilaya de Relizane, qui a l’habitude d’acheter sa matière première de sa région natale, compare la nouvelle grille des prix du bois à celle d’il y a quelques mois : «Une planche (15cm de largeur /2.7cm d’épaisseur, ndlr) qui se vendait à 220 da le mètre est aujourd’hui à 400 Da.

Celle de15cm/3.8cm qui était de 310 Da et aujourd’hui à 590 Da. Le madrier que j’achetais avant à 370 Da le mètre coûte aujourd’hui1050 da voir même jusqu’à 1350 Da. Le Bastaing qui se vendait à 380 Da est aujourd’hui à près de 1000 Da.

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Le contreplaqué (1,22 m/ 2.22m) est de 1100 Da au lieu de 550 Da. Quant au bois Multiplis qui était à 2000 Da, il est à 4000 Da aujourd’hui et j’en passe. Même la fourniture a doublé de prix. Trop, c’est trop !», s’indigne-t-il. Hamma n’est pas seul dans son projet de menuiserie car il est associé à son ami de Oued Rhiou. Si Hamma assure que son business va pour le mieux, celui de son associé, établi encore à Relizane où il tient lui aussi une menuiserie, va de mal en pis. «Je connais beaucoup de menuisiers qui ont vendu leur matériel.

Certains ont changé de métier, tandis que d’autres ont carrément quitté le pays. Prochainement, ce sera certainement le tour de mon associé qui ne tardera pas à fermer les portes de son garage. Mais le pire est qu’il n’aura pas de quoi rembourser l’Etat, car c’est grâce à l’Ansej qu’il a obtenu son matériel, contrairement à moi qui ai investi dans le mien. Comment va-t-il faire ?» s’interroge Hamma.

Sud

Si beaucoup ont déclaré faillite, comment Hamma a-t-il réussi à tenir n? «Si mes projets dans la capitale marchent encore, c’est parce que je ne travaille qu’avec les personnes aisées qui sont les seules à pouvoir se permettre du vrai bois. Sinon, je vous assure que les pauvres et ceux de la classe moyenne, si cette dernière existe encore, ils ne peuvent même pas se permettre de la contrefaçon. Comment veux-tu qu’un journalier m’achète une porte en bois rouge à 33 000 da ?

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Son prix est peut-être l’équivalent de son salaire ! Les pauvres préfèrent acheter une porte de très mauvaise qualité et à bon prix ou une porte d’occasion. Donc, ils ne font plus appel aux menuisiers. Si on disait que le bois rouge était celui des pauvres, il demeure néanmoins inaccessible depuis quelques mois car il vaut désormais plus que l’or.» Hamma n’est pas le seul à s’indigner et à exprimer son désarroi sur le sujet.

Joints par téléphone, d’autres menuisiers exerçant par exemple dans la wilaya de Bouira pour ce qui est du centre-nord du pays ou les wilayas du sud où les prix sont encore plus chers, compte tenu des frais de transport que les vendeurs répercutent sur le prix du bois vivent la même situation. Les seules questions qu’ils se posent : «Cette situation va-t-elle se rétablir ? Le marché du bois connaîtra-t-il le même sort que celui des véhicules dont les prix ont doublé depuis la ‘‘clanisation’’ de ce marché ?»

Absence

A la mi-août dernier, le ministre de Commerce a délivré 16 nouvelles licences d’importation de bois, tous genres confondus (rouge, blanc et hêtre). Aujourd’hui, 164 importateurs disposent de ce privilège qui est désormais la seule clé pour pouvoir importer du bois en Algérie. Ces derniers sont, depuis, les seuls maîtres à bord et détiennent à eux seuls l’exclusivité. Sont-ils les responsables de cette augmentation que contestent Hamma et les autres menuisiers ?

Le chargé du commerce extérieur au ministère de Commerce, Abderrahmane Benhazil, dément et assure que «ce problème, s’il existe, n’est que temporaire car la situation va vite se régler dès la mise en marche du plan d’importation du bois de 2018 (voir l’interview)».

Du côté de l’Est du pays, Lazhar, entrepreneur et menuisier à Batna, confie qu’il vit lui aussi la même situation. C’est lui-même qui fabrique et qui fournit en portes et fenêtres ses différents chantiers, notamment dans sa wilaya. Joint par téléphone, Lazhar déplore les prix du bois en Algérie et regrette l’absence d’une production nationale qui contribuera, selon lui, à la baisse des prix qui deviennent de plus en plus insupportables pour les entrepreneurs du domaine.

Il explique qu’il a arrêté son récent chantier où le devis initial arrêté était de 15 millions de dinars de peur de travailler à perte. «Je perdrai trois millions de Da de plus si je réalise mon chantier avec les prix actuels. J’attends donc une hypothétique baisse des prix même si je reste pessimiste car au fond, je sais qu’il sera difficile de changer quoique ce soit devant le monopole exercé par certains importateurs. Les prix ne font qu’augmenter en Algérie», regrette-t-il.

Libéralisation

Avant l’augmentation des prix, Lazhar posait ses portes avec toute la fourniture qui va avec à 12 000 Da. Aujourd’hui, il avoue que le travail coûtera désormais 18 000 Da. Alors que certains pensaient voir les prix à la baisse depuis l’annonce de l’interdiction d’importation de certains produits d’importation par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, il s’est avéré selon Lazhar que c’est tout le contraire qui s’est passé.

Pour rappel, plusieurs produits finis, dont les tables et les chaises fabriqués à base de bois, ont été interdits, selon la liste de près de 1000 produits annoncée par la gouvernement. «Les prix ont augmenté, notamment depuis la récente déclaration de l’interdiction des importations. Et cela n’a pas encouragé les menuisiers à travailler plus.

Ce sont ceux qui avaient des stocks qui ont directement augmenté les prix. C’est de la pure spéculation au vu et au su de l’Etat et non autre chose», s’emporte-t-il. Et d’ajouter : «Nous sommes démobilisés. Pourquoi ne pas fabriquer avec du bois algérien afin d’avoir des prix abordables.

Ceux qui détiennent l’exclusivité sont comme ceux qui la leur donnent. Ils préfèrent maintenir l’importation à des prix exorbitants et se partager les gains. Ils n’ont aucun scrupule pour le pays, ne parlons même pas des entrepreneurs locaux. Les importateurs sont des suceurs de sang. Ils font comme ils veulent. De plus, ils n’importent même pas de la bonne qualité.»

Pour Hamma, il n’y pas de doute, l’importation est derrière l’augmentation des prix. Mais comme Lazhar, il n’appelle pas à la libéralisation du marché mais à l’encouragement de la production nationale, qui est la seule solution qui permettra, selon nos deux menuisiers, d’en finir avec cette crise des prix inabordables. Sauf qu’il n’existe pas de production nationale pour l’instant, vu que l’Algérie ne dispose pas d’une abondance en matière de bois, comme nous l’a indiqué le cadre du ministère du Commerce.**Meziane Abane/ el watan / vendredi 26 janvier 2018

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Drame à Saïda : 14 morts dans un accident de la circulation

le 26.01.18 | el watan

Quatorze personnes sont mortes et 20 autres ont été blessées dans un accident de la circulation survenu hier dans la commune de Sidi Ahmed, wilaya de Saïda, a-t-on appris des services de la Protection civile.

L’accident s’est produit au lieu-dit «Sfid» au niveau de la route   nationale (RN 6) reliant les wilayas de Saïda et d’El Bayadh suite à une collision entre un bus de transport de voyageurs en direction de la wilaya d’El Bayadh et un taxi collectif provenant de la wilaya de Béchar, a-t-on indiqué.

Les agents de la Protection civile ont évacué les blessés vers la polyclinique de la commune de Aïn Lahdjar et transféré les corps des victimes vers la morgue de l’hôpital Ahmed Medeghri du chef-lieu de wilaya de Saïda, a-t-on ajouté.  Le wali de Saïda, Seif El Islam Louh, s’est rendu sur les lieux de l’accident. Les services de la Gendarmerie nationale ont ouvert une enquête pour connaître les circonstances de ce drame. APS / vendredi 26 janvier 2018

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La surfacturation, un mal incurable ?

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le 29.01.18 | el watan

Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, a asséné hier sur les ondes de la Chaîne 3 des vérités crues que les pouvoirs publics n’ont reconnues jusqu’ici que du bout des lèvres pour ne pas avoir à faire assumer à l’Etat la responsabilité politique et morale du fléau de la surfacturation qui gangrène l’économie nationale.

Tout en se gardant de quantifier l’ampleur du phénomène, en restant plus mesuré que son prédécesseur, le défunt Bakhti Belaïd, le ministre du Commerce a néanmoins lancé quelques pistes de réflexion qui se déclinent comme une nouvelle feuille de route pour assainir le commerce extérieur livré aux appétits voraces des lobbies de l’importation. L’activité de l’importation a littéralement explosé durant ces dernières décennies, encouragée par la santé financière du pays dopée par les recettes générées par les prix rémunérateurs du baril de pétrole.

Quelque 25 000 importateurs couvrant tous les secteurs de l’activité économique du pays se sont lancés dans ce créneau lucratif, dans l’anarchie la plus totale, sans accompagnement ni contrôle. La professionnalisation des candidats qui sont venus nombreux grossir les rangs de ce métier devenu dans la conscience populaire synonyme d’activité rentière, d’enrichissement rapide et facile, voire illicite, n’a jamais figuré au centre des préoccupations des pouvoirs publics.

Avait-on besoin de toute cette armée d’importateurs pour un pays de la taille de l’Algérie et pour des besoins d’un marché qui n’est pas celui d’une société de consommation dans le sens où on l’entend ailleurs ? Le résultat est que le marché a été complètement déstructuré, inondé par des produits étrangers dont on ne maîtrise ni les prix, ni la qualité, ni la traçabilité.

Après avoir laissé faire au nom de l’économie de marché — comprendre l’économie de bazar —, encouragé la prolifération de toute une faune d’affairistes véreux qui se sont enrichis sur le dos du Trésor public, symbolisés dans la mythologie populaire par le fameux «pont des généraux», on découvre aujourd’hui, comme s’il s’agissait d’une fatalité, que la démonopolisation du commerce extérieur a produit des effets pervers que nous payons cash.

On a supprimé un monopole, celui de l’Etat, ou du tout-Etat, qui concentrait entre ses mains toutes les missions de la sphère économique : de la production, de la distribution et de la commercialisation, pour le remplacer par celui des importateurs privés qui gèrent près de 65% du portefeuille de la facture des importations, selon Mohamed Benmeradi. Pour le ministre du Commerce, l’assainissement de la sphère économique passe impérativement par le rétablissement de l’Etat dans sa fonction de régulateur du commerce extérieur.

Cela implique une réforme profonde de l’activité de l’import, une transparence dans l’octroi des licences d’importation, des crédits et de l’accès à la devise, et, à la base, une épuration des rangs de cette corporation pour ne laisser que ceux qui répondent au profil requis.

De par ses enjeux, les liens de connivence et d’intérêts existants entre les barons de l’import et des dignitaires du système, l’entreprise prend l’aspect d’une véritable révolution. Au-delà du menu fretin, cela suppose qu’on va s’attaquer à des positions acquises, des bras longs qui ne se laisseront pas faire. Ce n’est pas la première fois que l’on promet de combattre le mal à la racine tout en faisant le contraire.
 **Omar Berbiche / el watan /  lundi 29 janvier 2018

****Le lobby de l’importation est très puissant

*Mais qui sont les gens du système qui sont derrière ce lobby?

*Le gouvernement avoue son impuissance face aux barons du négoce. Entendre par là qu »il ne pourra rien faire!

Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, reconnaît, clairement, la puissance du lobby de l’importation en Algérie. Le groupe de pression des importateurs est devenu, “très certainement”, important dans notre pays, admet-il. M. Benmeradi en veut pour preuve les 75% des importations réalisées par le seul secteur privé qui brasse, avoue-t-il, des montants avoisinant les 50 milliards de dollars. Ce qui explique, argue-t-il, les critiques acerbes et les résistances farouches auxquelles fait face son département, voire tout le gouvernement pour la mise en œuvre de sa politique de réduction des importations. Les barons de l’import semblent avoir eu le dernier mot dans cette espèce de lutte d’autant plus que les résultats obtenus dans le commerce extérieur durant l’exercice 2017 révèlent nettement que les objectifs fixés n’ont pas été atteints. Mohamed Benmeradi, avait annoncé, en octobre dernier, rappelle-t-on, que le ministère du Commerce tendait à réduire les importations à 41 milliards de dollars à la fin de l’année 2017 et à 30 milliards de dollars en 2018. Cette prévision s’inscrivait dans le cadre de la politique du secteur visant à protéger la production nationale. Or, force est de constater que les importations n’ont baissé que de 1,13 milliard de dollars, passant ainsi de 47,08 milliards de dollars à 45,95 milliards de dollars à fin 2017. Pis encore, le bilan fait ressortir surtout l’impuissance de l’État devant ces magnats de l’“import-import”. “En dépit de tous ces enjeux, nous devons maintenir le cap. Il faut à tout prix que l’économie nationale assure des niveaux d’intégration beaucoup plus élevés qu’ils ne le sont aujourd’hui”, affirme le ministre lors de son passage hier sur les ondes de la radio Chaîne III. Le système des licences a eu un effet sur les importations avec une baisse, certes moins importante que prévu, de 2,4 % en 2017, mais il a engendré des perturbations sur le fonctionnement de l’économie nationale. “Pour les produits soumis à ces licences, nous avons eu de bons résultats allant jusqu’à une baisse de 50% du montant de la facture des importations. Le marché a, en revanche, enregistré un manque des approvisionnements, une hausse des prix ainsi que des ruptures d’activité…”, explique le premier responsable du secteur. Pour lui, ce dispositif a non seulement montré ses limites, mais il a également été à l’origine d’une augmentation des prix de certains produits dont les biens alimentaires que “nous n’arrivons pas à expliquer”. Il cite la facture de la poudre de lait qui a renchéri de 50%, le groupe alimentation et les produits pétroliers qui ont suivi, eux-aussi, la même tendance haussière. Les gains attendus avec la mise en place de ces licences ont été contrariés, déplore-t-il, par toutes ces augmentations. “Ce qui a fait que la diminution des importations n’a été que de 1,2 milliard de dollars  seulement durant tout l’exercice 2017”, précise M. Benmeradi.

“Plus de 80% du chiffre d’affaires de l’industrie sont des importations”
Le ministre affirme par ailleurs, que 8 familles de produits, représentent, à elles seules, 40% des importations, constituées de biens alimentaires (10%, soit 9 milliards de dollars), de produits pétroliers (2%, soit 2 milliards de dollars), d’acier (3%, 3 milliards de dollars) de médicaments (2%, 2 milliards de dollars)  et de véhicules (2%, 1,6 milliard de dollars).
Ce qui a fait dire à l’invité de la radio Chaîne III que l’industrie algérienne est “extrêmement importatrice”. Plus de 80% du chiffre d’affaires de l’industrie sont des importations, déclare-t-il.*Liberté lundi 29 janvier 2018

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*Plus de 20 500 000 DA ramassés en peu de temps pour sauver le club !

Le beau geste des anciens

Pourquoi ne pas utiliser le même procédé pour des causes plus nobles ?

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le 26.01.18 | el watan

15 anciens joueurs du club du RC Kouba ont accepté de céder leurs «gains» au profit du club. Au total, plus de 20 500 000 DA de dettes ont été effacées au profit du RCK.

La raison : en grande difficulté, le club n’avait pas le droit de recruter des joueurs dans le cadre du mercato hivernal, afin d’entamer la préparation de la deuxième phase du championnat si ses dettes ne sont pas payées. L’idée a surgi lors d’une discussion de quartier. «On discutait de la situation difficile dans laquelle se trouve le club, et cette idée a fusé.

On s’est alors dirigé, dans un premier temps, vers Okocha qui a immédiatement accepté. Yahia Cherif s’est joint à nous afin d’intervenir en tant qu’intermédiaire auprès des autres joueurs. On a alors dressé une liste de ceux qui pourraient, potentiellement, accepter cette idée», confie Abdelhak.

Des bénévoles sont allés voir les joueurs dans les différentes wilayas du pays afin de leur faire signer une déclaration sur l’honneur. De 600 000 DA jusqu’à 2 650 000 DA, les anciens joueurs ont accepté tour à tour de céder ces grosses sommes au profit du club. D’autre part, d’autres joueurs, contrairement aux premiers, ont signé une déclaration, confirmant avoir reçu leur dû.

Considérés comme des «héros», «les premiers font la fierté de Kouba», assurent les supporters. Ce geste n’est pas le premier du genre pour ce club mythique.

Dans les années 80’, et suite à un accident mortel survenu à Aïn Lahjel, dans la wilaya de Bou Saâda, qui a coûté la vie à de nombreux jeunes footballeurs talentueux, des anciens joueurs du RCK, qui jouaient à ce moment-là pour d’autres clubs, ont répondu présent à l’appel du cœur et ont décidé de revenir afin d’aider cette école à retrouver sa place parmi les grands clubs. De son côté, et après ce geste ô combien louable, la direction a tenu à remercier ses anciens joueurs.**Sofiane Ouahib / el watan / vendredi 26 janvier 2018

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Scandale de la semaine

Harga familiale : La fillette de 3 ans disparue

Et ça continue encore.

Harraga, et cette fois-ci sans aucune surprise, des familles accompagnées par leurs enfants prennent aussi le risque de traverser la Méditerranée.

En Algérie, si le phénomène a connu une baisse durant les dernières années, il reprend de plus belle depuis quelques mois. Sauf que, pour ce qui concerne l’Algérie, la harga n’est réservée qu’aux hommes, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Les premières images de harraga où les Algériens ont découvert de jeunes femmes parmi les embarqués en ont choqué plus d’un et ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Le phénomène n’en est pas resté là, car plus tard, l’on a vu aussi des familles et des bébés. C’est le cas cette semaine, où 12 personnes ont été sauvées de la noyade par les garde-côtes algériens au large des côtes oranaises. Parmi ces candidats à l’émigration qui tentaient d’atteindre les côtes espagnoles à l’aide d’un pneumatique, il y avait deux familles dont deux enfants âgés de 5 ans et une fillette de 3 ans.

Sauf que cette dernière, qui s’appelle Halima, n’a pu être retrouvée. La famille de Halima en appelle aux autorités algériennes, auxquelles elle a demandé de «retourner en mer» et de «retrouver» sa fille.

Sur les réseaux sociaux, les avis des internautes étaient partagés entre ceux qui soutiennent la famille et ceux qui la considèrent comme responsable de la disparition de la fille. Joint par téléphone, l’avocat Fadhel Attar, spécialiste de la question, affirme qu’«hormis le fait que le père peut être placé sous mandat de dépôt, il risque aussi d’être poursuivi pour exposition de mineur à un danger».**Meziane Abane/ el watan / vendredi 26 janvier 2018

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Les enfants de la rente et les enfants de la harga

Il y a deux mois, le P-DG d’Air Algérie déclarait sur une chaîne de télévision : “Je suis moi-même père de famille, et si je devais intervenir pour faire recruter mon fils, je le ferais.”
Cette réponse se voulait railleuse de la critique suscitée par la sérieuse question de l’usage népotique des structures extraterritoriales de la compagnie par une nomenklatura en quête de situations de rente offshore aux proches. En la matière, il ne s’agit point de “faire recruter son fils”. Tout le personnel — temporairement — affecté ou localement recruté à des postes à l’étranger n’est pas dans cette situation. Le  problème se pose pour ces affectations motivées par le seul souci de placer des privilégiés politiques à des postes au seul effet de bénéficier — durablement — de la position et du revenu qui y sont attachés.
Certes, les bourses d’études, les prises en charge médicales et les représentations diplomatiques, entre autres, constituent aussi autant de vecteurs de répartition sélective, abusive et arbitraire d’une partie des ressources publiques. Et les responsables qui sont en charge de la gestion de ces activités, et qui doivent assumer ce côté prébendier de leurs fonctions, peuvent se justifier de ce qu’eux aussi auraient naturellement fait l’effort d’assurer les études, les soins ou… l’emploi de leurs proches.
Ces avantages de classe ne sont inscrits nulle part. Comme, par exemple, est inscrite dans la loi la ségrégation en matière de retraite entre cadres de la Fonction publique et le reste de la population active. Mais la pratique de ces privilèges de nomenklatura, bien qu’informelle, est codifiée. Tôt, les enfants de la caste savent ce à quoi ils peuvent prétendre : bourses, choix professionnels et autres exonérations et autorisations qui les préservent de la précarité de la jeunesse ordinaire.
C’est un secret de Polichinelle que le piston constitue le mode dominant de pourvoi aux postes à l’étranger, des plus basiques aux plus prestigieux. La moindre des choses est de comprendre les frustrations qui tourmentent les paumés d’entre nos jeunes devant le détournement de ressources de l’État au profit de jeunes plus favorisés. La moindre des choses est de ne pas s’ébahir devant le phénomène de la “harga”, de faire semblant de ne pas se l’expliquer et d’aller jusqu’à le traiter en acte de délinquance répressible. Quand on a la volonté d’échapper à sa condition et qu’on n’a pas le loisir de prendre la voie des airs, on finit tout de même par se jeter à l’eau.
C’est ce même réflexe répressif qui, peut-être, a inspiré l’Ordre des médecins dans sa décision de refuser aux praticiens les attestations professionnelles qui pourraient leur être utiles dans un éventuel projet d’expatriation. Nos dirigeants ne veulent pas que leur système-alibi se dépeuple de ses docteurs, même s’ils n’ont pas besoin de ses services. Et l’Ordre fait le boulot : on a de la peine à croire que cette mesure d’inspiration soviétique soit née dans la tête d’hommes de sciences et d’humanité !
C’est typique des dictatures : le droit de sortie du territoire y est conçu comme un privilège de puissants ; les dictateurs ont tendance à le privatiser.*Liberté / lundi 29 janvier 2018**par Mustapha Hammouche

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La concession des terres agricoles fait jaser à Relizane

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le 26.01.18 | el watan infos plus-Algérie.5 trans

Alors que la réglementation ouvre droit à tous les investisseurs nationaux de postuler à des terres agricoles excédentaires et disponibles à la concession, les fellahs de Relizane sont montés au créneau pour dénoncer leur écartement de cette opération qui prévoit l’exploitation de ces assiettes foncières et la promotion de filières en mesure de booster la diversification de l’économie nationale comme l’arboriculture, l’élevage et la filière lait et l’agro-alimentaire.

En effet, les quelque 700 hectares de foncier agricole recensés jusque-là pour cette fin et publiés dans les colonnes de deux quotidiens peu lus, selon des avertis, a soulevé le courroux des fellahs de la wilaya qui ont été, disaient-ils, anticipés par des opérateurs venus des autres wilayas du pays.

Qu’ils soient de Ouled Sidi Mihoub, de Sidi M’hamed Benouda, Mendès ou Belahcel où les services du cadastre ont respectivement mis à nu 350 ha, 190 ha, 120 ha et 50 ha de terres disponibles à la valorisation, les fellahs, des potentiels même, sont montés au créneau pour dénoncer la vitesse avec laquelle a été exécutée l’opération d’attribution.

On aurait aimé que que l’annonce soit faite sur les ondes de la radio locale, comme ils l’avaient toujours fait pour nous rappeler nos devoirs, ont lancé les concernés en précisant : «Nous ne sommes pas contre ceux venant d’ailleurs, mais nous sommes attachés à la transparence de l’opération et nous tenons à être considérés dans l’équité».

Un autre affirmera avoir déposé son dossier le 14/12/2017 alors que les services de l’ONTA (Office national des terres agricoles) lui ont remis un récépissé de dépôt daté au 17/01/2018 au moment où la commission d’attribution s’est réunie le 9 du mois en cours au niveau du siège de la wilaya.

Un autre a évoqué les critères de sélection et s’est demandé quels sont les paramètres pouvant prouver les capacités financières des postulants. «Je comprends l’attribution sur la base de qualité comme l’expérience dans le domaine agricole ou les compétences scientifiques en la matière, mais à considérer le côté financier, cela m’étonne», a-t-il dit, en affirmant  : «Moi je remplis toutes les conditions exigées, j’ai même ma ferme pour m’engager dans l’élevage.»

Critères de sélection

Un maire a même qualifié sa présence à la commission protocolaire. «Nous n’avons pas eu droit à la lecture des documents déposés par les postulants à la concession, on nous lisait le nom et on nous avancait qu’il est potentiel, alors on ne pouvait pas dire non à un investisseur», a-t-il affirmé.

Du côté de l’ONTA, l’on apprend que l’opération a pris son itinéraire réglementaire et les critères de sélection ont été respectés. La commission d’attribution s’est appuyée sur la qualification dans le domaine de l’agriculture (expérience requise et connaissances scientifiques) et aussi sur les capacités financières de l’investisseur. Même les exploitants en activité sur les parcelles recensées auront une faveur pour en bénéficier, a ajouté la directrice de l’ONTA.

Ainsi, au moment où les services du cadastres continuent leur travail de recensement de ces terres ciblées dans toutes les communes de la wilaya, la tension s’installe chez les fellahs des localités visées au point où des voix se sont élevées pour réclamer l’ouverture d’une enquête pour lever tout équivoque sur les noms retenus dans la première liste déjà établie.

Cette peur est dictée, selon des avertis, par l’entrée en lice des représentants du peuple (députés et sénateurs et des membres d’APW) alors qu’ils n’ont aucun lien avec l’agriculture. Cela dit, les services concernés ont confirmé l’attribution mais ont tout de même refusé de dévoiler le nombre et les noms des heureux bénéficiaires.

Enfin, on apprend de la directrice de l’ONTA que la valorisation de ces terres est inscrite dans la cadre de l’arrêté ministériel 1344 du 11/11/2012 qui ne prévoit aucun crédit bancaire dans ce sens, en précisant que «les terres de Relizane ne répondent pas aux conditions retenues dans la circulaire 108 du 23/02/2011 qui ouvre droit à un crédit substantiel (100 millions de centimes/ha)pour la valorisation, un facteur qui semble éveiller l’envie de tout le monde». Cela dit, en dépit des atouts de transparence avancés par les instances concernées par l’attribution, les fellahs restent sceptiques quant à l’aboutissement de la commission. *Issac B / el watan / vendredi 26 janvier 2018

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Oran : Une affaire de détournement de foncier agricole devant la justice

Sur plainte de la wilaya d’Oran, qui s’est constituée partie civile dans une affaire de détournement de foncier agricole à Aïn El Turck, un promoteur immobilier et huit agriculteurs ont été auditionnés, jeudi, par un juge d’instruction.

Sur plainte de la wilaya d’Oran, qui s’est constituée partie civile dans une affaire de détournement de foncier agricole dans la commune de Aïn El Turck, plus précisément au niveau de l’EAC Mohamed Ghriss, un promoteur immobilier et 8 agriculteurs de l’EAC ont été auditionnés, jeudi, par le magistrat instructeur près le tribunal de Aïn El Turck.

Selon l’enquête de la police judiciaire, la transaction, passée entre les 8 agriculteurs, anciens exploitants de l’EAC, qui s’étaient désistés au profit du promoteur immobilier, serait entachée d’irrégularité, dans la mesure où l’assiette foncière relève toujours du patrimoine des services agricoles. Le promoteur immobilier a entrepris, sur ce site de plusieurs dizaines d’hectares, la réalisation d’une station- service, un centre commercial, une mosquée, un parking et une habitation.

Nous apprenons également de sources judiciaires que d’anciens responsables du service de l’urbanisme de l’APC de Aïn El Turck seront auditionnés à leur tour dans cette affaire, vu que le promoteur immobilier serait détenteur d’un permis de construire. L’affaire étant en cours d’instruction, ses tenants et aboutissants seront connus prochainement. 
 *Karim Bennacef / el watan / dimanche 28 janvier 2018

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Handball : Les Algériens poursuivent leur déclin

La campagne africaine de la sélection algérienne de handball a pris fin mercredi avec l’élimination des Verts au stade des quarts de finale après leur défaite devant l’Angola sur le score de 27-29.

Ainsi donc, les camarades de Messaoud Berkous, qui espéraient se qualifier au Mondial de 2019, prévu en Allemagne et au Danemark, vont devoir jouer pour  la cinquième ou la huitième place du classement. Hier, les Algériens avaient réussi à s’imposer devant la République démocratique du Congo sur le score de 29-24 (mi-temps 15-14). Ils vont pouvoir jouer demain un autre match face au pays hôte, le Gabon, pour la cinquième place.

Même si le match n’a aucun intérêt, les Algériens vont tenter de laver l’affront subi face à cette même équipe, qui les avait battus lors du premier tour (25-26). Mais ce qu’il faut retenir de cette sortie ratée, c’est que l’Algérie a payé cash l’approximation dans sa préparation. Outre la nomination tardive du sélectionneur national, le sept algérien n’avait effectué que deux mois de préparation.

C’est beaucoup trop peu pour espérer faire bonne figure dans une compétition comme la Coupe d’Afrique des nations. Cela s’est d’ailleurs vérifié lors du match des quarts de finale devant l’Angola, qui poursuit sa marche vers l’avant. Ce pays avait réussi à battre les Verts en 2016 pour la qualification au Mondial 2017 en Egypte (25-19). Il récidive cette fois-ci en prenant le meilleur sur l’Algérie (29-27). Entre les deux revers survenus en deux ans, les responsables du handball et du sport algériens n’ont tiré aucune leçon.

C’est ce que nous a confirmé, dépité, l’ancien gardien de la sélection nationale, Kamel Ouchia. «Nous avons été défaillants sur plusieurs plans. Donc, la responsabilité incombe à tous ceux qui, à un moment précis, avaient la responsabilité de gérer la fédération. A mon avis, il fallait dès l’élection du président de la fédération et son bureau prendre en charge la nomination de l’entraîneur national et la sélection, car l’équipe A est une priorité. Malheureusement cela n’a pas été fait.

Aujourd’hui, on est devenu la risée en Afrique en perdant devant des équipes de niveau faible et qui n’ont même pas de traditions dans cette discipline.» Kamel Ouchia a également soulevé le problème de la marginalisation des anciens joueurs a qui on ferme parfois les portes des enceintes sportives.  «Le handball était une référence même pour le sport national dans le domaine de la rigueur, de la discipline et de la réussite. Malheureusement tout cela a disparu.

Aujourd’hui on se contente d’un stage ou de deux pour préparer un événement d’une telle importance. A chaque fois, quand on nous sollicite, on évoque les raisons des échecs répétés, mais il n’y a pas eu le moindre changement. Ailleurs, ce sont les anciens athlètes qui dirigent.

Mais chez nous, on dénigre toute l’expérience des anciens. Aujourd’hui les opportunistes préfèrent toujours remettre les compteurs à zéro plutôt que de faire appel à ceux qui ont l’expérience et le vécu». Kamel Ouchia n’est pas le seul ancien joueur à ne pas comprendre pourquoi il n’y a jamais de sanction lorsqu’il y a des défaillances et qu’on fasse toujours comme si de rien n’était en repartant de plus belle.**Farouk Bouamama/ el watan / vendredi 26 janvier 2018

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*Promotion du Gaz Naturel Carburant :

Mise en service du premier modèle de bus algérien en 2018

Promotion du Gaz Naturel Carburant : Mise en service du premier modèle de bus algérien en 2018

Le directeur de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), Mohamed Salah Bouzriba a annoncé, mardi, que le premier modèle de bus algérien de transport public fonctionnant au gaz naturel carburant (GNC) sera mis en circulation, à partir de 2018, par l’Etablissement public de transport urbain et suburbain d’Alger (ETUSA).

S’exprimant devant la presse en marge de la 9ème édition des portes ouvertes en milieu scolaire sur l’économie de l’énergie, Mohamed Salah Bouzriba a signalé la mise en circulation programmée (en 2018), de ce premier modèle du genre, qui sortira de la Société nationale des véhicules Industriels (SNVI) de Rouiba, avant l’acquisition progressive, par l’ETUSA, d’une vingtaine d’autres modèles similaires.

Il a, par ailleurs, fait part d’une généralisation, à l’avenir, de cette expérience, inscrite au titre du Programme national d’efficacité énergétique visant une économie de la facture énergétique nationale, vers d’autres grandes villes du pays, à l’instar d’Oran, Constantine et Batna, entre autres.

Abordant le projet de conversion d’un million de véhicules au GPL (gaz propane liquéfié), à l’horizon 2030, M.Bouzriba a relevé une réceptivité de la part des citoyens pour le projet, notamment au vue de la hausse intervenue dans les prix du carburant, a-t-il dit, signalant la conversion, en 2017, de 50.000 véhicules vers cette énergie (GPL) économique et amie de l’environnement, comme qualifiée, par lui.*algerie1.com/19 Décembre 2017 |

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*Dr Mustapha Zebdi,

*la farine blanche est très dangereuse pour la santé

Le président de l’Apoce (Association nationale d’orientation et de protection du consommateur), le Dr Mustapha Zebdi, met en exergue la dangerosité de la farine blanche pour la santé et plaide pour une normalisation de toutes les qualités de la farine…

Propos recueillis par
Salima Tlemçani

Le prix de la baguette de pain est devenu un enjeu majeur, alors que la qualité de ce produit de première nécessité est de plus en plus dangereuse pour la santé. N’est-ce pas l’occasion d’imposer un pain plus sain aux consommateurs algériens ?

Il est vrai que le consommateur subit des préjudices en matière de santé, mais aussi de finance. Il faut que vous sachiez que la baguette qui doit se vendre à 8,50 DA, tel que décidé par la loi, est cédée depuis longtemps à 10 DA, voire 15 DA par de nombreux boulangers. Il est vrai que le prix de référence n’est plus possible puisqu’il ne permet plus aux producteurs de pain d’avoir une marge bénéficiaire.

En tant qu’association, nous avons toujours plaidé pour que le problème du pain ne soit pas celui du prix uniquement, mais surtout de la qualité de ce produit largement consommé. Nous avons toujours alerté sur le danger de la farine blanche sur la santé des citoyens et personne n’a réagi. Nous avons demandé aux autorités de faire en sorte que la farine subventionnée soit complétée avec des fibres. Elle est non seulement bénéfique pour la santé, mais aussi pour les boulangers qui s’assurent un poids supplémentaire de 20% de ce produit.

Quels dangers y a-t-il à consommer le pain tel qu’il est fabriqué aujourd’hui ?

Il faut reconnaître que le pain est un aliment essentiel pour les Algériens. La ration consommée quotidiennement est très importante. Ce qui constitue un danger potentiel pour la santé. Vous savez qu’en Algérie est consommée une moyenne de 40 à 50 millions de baguettes par jour. Les spécialistes sont unanimes à dire que la farine blanche est dangereuse pour la santé. Les risques encourus sont connus.

Il n’y a qu’à voir comment le diabète, l’hypertension et les pathologies cardio-vasculaires ont explosé chez nous. La situation est alarmante. Je ne cesserai jamais de répéter que cette farine sans fibre est la source de tous les dangers. Une fois consommée et transformée, il en résulte une production de sucre et de graisse dans le corps humain. Les améliorants sont également dangereux pour la santé. Ce sont des produits chimiques qui rendent le pain croustillant et plus attrayant pour les yeux, mais c’est mauvais pour la santé.

Pourquoi, selon vous, est-il plus facile de revendiquer la hausse du prix de la baguette que l’amélioration de la qualité du pain ?

Le problème du pain est assez délicat pour les pouvoirs publics. Tous les ministres qui se sont succédé à la tête du département du Commerce ont hésité à le prendre en charge. Nous avions appelé les autorités à ouvrir le dossier en nous portant garants pour expliquer aux consommateurs la nécessité de revoir la composante du pain et certainement le prix. Il ne faut pas laisser la situation telle quelle. Aujourd’hui, il y a un fait sur lequel il faut faire une halte. Les boulangers disent que le prix arrêté par la loi ne leur permet pas d’avoir une marge bénéficiaire. La solution existe.    
 **Salima Tlemçani / samedi 23 décembre 2017

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Lancement d’une nouvelle gamme de téléviseurs

Brandt Algérie bouscule les limites de la technologie

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Brandt Algérie a exporté pour 25 millions de dollars à fin septembre 2016. Porté par des ventes record depuis trois années, la marque rachetée par Cevital envisage de mettre le cap sur l’export.

Brandt Algérie met sur le marché le 1er téléviseur ultra slim le plus fin au monde. La marque, rachetée par le groupe Cevital, repousse ainsi un peu plus les limites de l’innovation et bouscule les poids lourds mondiaux de l’électroménager, dans un marché fortement concurrentiel et résolument orienté vers les innovations technologiques.

Hier, à Alger, la filiale du groupe Cevital, spécialisée dans la fabrication de produits électroménagers, a levé le voile sur sa nouvelle gamme 2018 de téléviseurs hautement sophistiqués, dotés, entre autres, de l’Android 6.0, de l’application Brandt Search (recherche de programmes et de contenus sur toutes les chaînes satellitaires), d’un meilleur équipement sonore (Harman/Kardon), d’une option HDR qui permet de restituer le maximum de nuances de luminosité, d’un processeur ultra puissant (hexa core), de trois types de connectivité possible (internet filaire, wifi, 3G et 4G) ainsi que d’une possibilité d’usage d’une multitude d’accessoires plugables…

A ces avancées technologiques s’ajoute la généralisation gratuitement du programme de soutien scolaire Likoul sur toute la gamme TV Brandt, smart et non smart, avec ou sans internet.

Ce packaging de solutions-innovations proposé par le Brandt super ultra slim TV, made in Algeria, est la preuve tangible que la marque «maîtrise totalement le levier technologique», souligne Tahar Bennadji, directeur général de Brandt Algérie, lors d’une cérémonie dédiée à la présentation de la nouvelle gamme télés de son entreprise. Ce dernier-né des Brandt TV se veut un pur exemple d’un exploit technologique que viennent de réussir les compétences algériennes.

Avec le lancement de cette nouvelle gamme de téléviseurs, Brandt Algérie veut damer le pion à ses concurrents en se hissant au point culminant du podium. Très clairement, Brandt Algérie veut conforter sa position sur le marché des téléviseurs en grignotant davantage de parts de marché. Le lancement de cette gamme  de téléviseurs est une réponse aux attentes d’une clientèle de plus en plus friande de nouveautés technologiques et de solutions éducatives, explique le directeur général Algérie de la marque.

Inauguration de l’usine de Sétif début 2018

«Nous sommes très fiers de lancer des produits constituant une réponse étudiée aux besoins du marché dans toute sa composante en alliant intelligence et utilité. Nous sommes d’autant plus heureux et fiers de généraliser le programme Likoul à toute la gamme TV 2018 Brandt et le rendre accessible même sans internet… telle est la promesse tenue l’année passée.

Nous sommes fiers de contribuer à l’éducation des générations futures qui feront l’avenir de la nation», explique M. Bennadji, soulignant sur sa lancée que l’objectif de la marque Brandt était de «viser le leadership sur le marché algérien, le développement de nos activités export et contribuer ainsi à la diversification des exportations hors hydrocarbures de notre pays». Sur cette question, le directeur général de Brandt Algérie a indiqué que l’entreprise a exporté pour 25 millions de dollars à fin septembre de l’exercice en cours.

Porté par des ventes record depuis trois années, Brandt envisage de mettre le cap plein gaz sur l’export. Le lancement dès le 1er trimestre de 2018 de la méga-usine Brandt de Guidjel (Sétif) devrait affermir la vocation vers l’export de la marque. La mise en service de cette plateforme de production permettra la création à terme de 7500 emplois.

Le renforcement des capacités de production, avec un objectif annuel de 8 millions d’appareils électroménagers, permettra un rebond spectaculaire des ventes et, à la marque de briller sur les marchés extérieurs dominés par les colosses asiatiques. Durant ces trois dernières années, Brandt est même allé bousculer chez elles les grosses cylindrées asiatiques, acheminant ses premières marchandises à destination des marchés asiatique, européen ainsi que vers l’Afrique et le Moyen-Orient.

«La nouvelle usine de Sétif permettra de faire évoluer les chaînes de production et les standards de qualité, ainsi que de pénétrer les marchés les plus exigeants, concurrencer les marques mondiales partout, même chez elles», estime le patron de la marque en Algérie. Brandt Algérie signe une année 2017 record et finira l’exercice avec un volume de vente supérieur à 200 000 unités, correspondant à une évolution de 55% par rapport à 2016.

Malgré l’impact des changes et certaines mesures fiscales comprises dans la loi de finances 2017, «Brandt a énormément progressé dans un marché qui était plutôt en déclin», commente Tahar Bennadji, qui s’attend à ce que 2018 soit une année de nouvelles performances, notamment avec le lancement de la nouvelle gamme de télés et l’inauguration de la méga-usine de Sétif. *Ali Titouche/ el watan / mercredi 20 Décembre 2017

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Benghabrit : « Le projet de réforme du bac est fin prêt »

Benghabrit : « Le projet de réforme du bac est fin prêt »

Le projet de réforme de l’examen du baccalauréat, un des chantiers qui tient à cœur à Nouria Benghabrit, est fin prêt et sera soumis en temps opportun au gouvernent pour discussion », a-t-elle déclaré mardi en marge d’une conférence donnée à l’Ecole nationale d’administration (ENA)

 Le projet est la résultante des propositions faites par différentes instances de l’Education, des partenaires sociaux et des organisations des parents d’élèves trout au long des mois de consultations, ponctiuées par des rencontres tous azimuts , ajoute la ministre.

«Au cours des débats, tous les aspects liés à cette réforme sont discutés en profondeur, notamment les différentes matières, les filières, les matières dites secondaires, les types d’examens » explique encore la ministre.

Il sera aussi question, précise Nouria Benghabrit   « du nombre de jours d’examens, du nombre d’examens par jour, de la méthode de correction, de l’élaboration des sujets, du contrôle continu, des coefficients des matières et du rythme de l’application de cette réforme »  

Telle que déclinée, cette réforme, qui a mis du temps avant d’arriver à maturité, est de nature à donner un coup de jeune à ce vieil examen, à la condition que tous les acteurs de la communauté éducative   accordent leurs violons, loin de tous parasitages politiques avec lesquels il faut compter, sachant que l’école est un lieu de cristallisation des querelles idéologiques.

*algerie1.com/  mercredi 20 Décembre 2017

***Les relevés de notes des élèves bientôt transmis par SMS 

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, a promis depuis Guelma, que les relevés de notes des élèves seront transmis aux parents par SMS «à partir du deuxième trimestre de l’année 2017-2018».

Voilà une nouvelle qui va faire plaisir aux parents qui n’auront plus à se déplacer dans les établissements quand il s’agira de réclamer ou voir un enseignant.

En effet à l’occasion d’une visite d’inspection aux quatre ateliers de la conférence régionale des wilayas de l’Est sur la formation et la gestion, organisée dimanche et lundi, Mme Benghabrit a affirmé que l’envoi des relevés de notes par SMS devait normalement commencer à partir du premier trimestre de l’actuelle année scolaire, précisant que «les préparatifs n’étaient pas préalablement suffisantes pour ce faire».

Une mesure qui s’inscrit d’après la ministre dans l’optique du processus  de numérisation lancé par le secteur de l’éducation depuis plus d’un an.

Pour ce faire, tous les cadres exerçant dans ce domaine sont mobilisés pour mettre à jour toutes les données et entreprendre les mesures nécessaires pour réussir la numérisation, qui est à ses yeux, le «défi majeur du secteur de l’éducation à l’heure actuelle».

Seul bémol, c’est que cette démarche, qui est certes dans l’air du temps, se fera au détriment de cette rencontre d’échange entre parents et enseignants le jour de la remise du bulletin de note.*algerie1.com/19 Décembre 2017 |

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*Près de 900 produits suspendus à l’importation dès janvier 2018

Un décret exécutif sera promulgué pour fixer une liste de marchandises dont l’importation sera provisoirement suspendue.

Instauré en 2015 à l’effet de redresser la balance commerciale du pays, le régime des licences d’importation sera supprimé l’année prochaine, et remplacé par un nouveau dispositif d’encadrement des importations. L’annonce a été faite, hier, par le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, lors d’une rencontre avec les cadres du ministère.

«Ce dispositif a non seulement montré ses limites, mais c’est aussi un système bureaucratique et manquant de transparence, sans compter qu’il a engendré parfois des problèmes d’approvisionnement», a indiqué le ministre. Il a annoncé, à cet effet, l’entrée en vigueur, dès 2018, en application de la loi de finances 2018, de mesures qui permettront «l’amélioration de la compétitivité des produits locaux, par rapport à ceux importés, mais aussi la valorisation des recettes budgétaires sur les opérations d’importation de certains produits de luxe».

Il s’agit de l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la taxe intérieure de consommation (TIC), au taux de 30%, pour 10 familles de produits finis, ainsi que le relèvement des droits de douane, pouvant atteindre 60%, pour 32 familles de produits finis. Le PLF-2018, dans son article 32, prévoit en effet de soumettre à une taxe de 30% des produits et biens, tels que le saumon, les noix de cajou, les pruneaux, les bonbons, les décodeurs numériques, les bateaux de plaisance et autres.

Aussi, un décret exécutif sera promulgué pour fixer une liste de marchandises dont l’importation sera suspendue provisoirement, selon le cas, sur le court ou moyen terme, a fait savoir le ministre. Cette suspension concerne 45 familles de produits finis, soit 900 produits, «constituées essentiellement de biens et de marchandises qui ne sont pas de large consommation ou de produits pour lesquels les besoins du marché national sont couverts par la production nationale», a-t-il précisé.

Et d’affirmer que son département a pris toutes les dispositions nécessaires pour que l’encadrement du commerce extérieur ne se traduise pas par des pénuries. «Nous avons fait en sorte, d’une manière générale, que les mesures visant à dissuader (les opérateurs) à l’importation ne soient pas traduites par des pénuries», a-t-il dit avant de prévenir que «certains produits importés seront certainement plus chers».

Concernant le secteur automobile, le ministère envisage de mettre en place, pour l’année 2018, un seul contingent quantitatif concernant les véhicules automobiles (transport de marchandises, transport de personnes et véhicules de tourisme) à l’exclusion des collections CKD/SKD destinées au montage et de certains véhicules et engins spéciaux.

Toutefois, selon le ministre, «ce contingent ne sera ouvert qu’en cas de nécessité». S’agissant des contingents tarifaires fixés dans le cadre de l’accord d’association avec l’Union européenne et portant sur certains produits agricoles et agroalimentaires, M. Benmeradi a indiqué qu’ils seront normalement ouverts au cours de l’exercice 2018, précisant que «l’accès à ces contingents se fera par adjudication et en référence au modèle type de cahier des charges fixant les conditions et les modalités d’accès par voie d’enchères au contingent ou à ses tranches». Ce cahier des charges, a-t-il ajouté, «est en cours d’approbation par arrêté conjoint entre les ministères du Commerce et des Finances». 
 *Lyes M.el watan / mercredi 20 Décembre 2017

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*Ils gèrent l’université avec autoritarisme, on les dits castrateurs

Les Recteurs de la République

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le 13.12.17 | el watan

Les Recteurs de la République

Ils sont les régents des établissements du supérieur. Pour certains de simples chargés de mission, celle d’assurer l’ordre public dans un secteur qui compte plus d’un million et demi de jeunes.

Pour d’autres, des despotiques-exécutants zélés. Recteurs d’université, ces profils d’administrateurs suprêmes font aujourd’hui le quasi-consensus de la population universitaire sur leur responsabilité dans la déchéance de ces espaces du savoir.

C’est l’une des principales recommandations du congrès de la Soummam du 20 Août 1956 (la primauté du politique sur le militaire) de l’Algérie en combat, remise au goût de l’enseignement supérieur : la primauté du pouvoir administratif sur celui scientifique. Alors qui sont ces hommes de l’administration ?

Si l’arrêté du ministère de l’Education de 25 septembre 1969 (déjà) établit bien leurs attributions, il est quasiment impossible d’avoir accès aux informations de base les concernant, pas de texte officiel pour cela. Ni Curriculum Vitae, ni parcours scientifique ou politique ne sont aisés à acquérir, l’omerta installée dans ce secteur minutieusement  surveillé rend la tâche encore plus difficile.

En effet, rares sont les enseignants, professeurs ou étudiants aptes à prendre le risque de révéler, à découvert, ce que toute la population universitaire échange au quotidien. Quels sont les critères de désignation de ces «walis» des universités ?

Selon un enseignant, fin connaisseur des rouages, les critères de choix évoluent en fonction des options «retenues» par le pouvoir politique.

Ainsi, dans les années 1970, le pays en pleine construction sous l’ère boumédienne, les compétences scientifiques et intellectuelles étaient requises pour ce poste pour les trois universités existantes à l’époque, «Encadrés (toutefois) par les services de sécurité et le triumvirat qui gouvernent les wilayas».

La décennie suivante, avec le passage en force de l’arabisation, le profil des recteurs se FLNise avec pour qualités requises «l’opportunisme institutionnel, la médiocrité intellectuelle et l’assujettissement au pouvoir», écrit l’enseignant (voir l’encadré).

Dans les années 1990, ces agents de l’administration sont méticuleusement triés par les services de sécurité afin de contribuer à contrer l’islamisme, les modernistes et les berbéristes dans les universités. La raison sécuritaire primant sur toute autre considération. Malgré ces «entraves» à la bonne évolution du champ du savoir, ce sont les années 2000 qui mettront ce secteur à genoux.

Un professeur, jeune retraité de l’enseignement supérieur, classe ainsi les principaux critères de sélection : «Servitude et soumission, plus les gros intérêts liés aux juteux marchés.»

Car, plus que la domination du pouvoir politique qui se manifeste par la mise en place de recteurs en fonction de leurs appartenances partisanes (actuellement, les deux partis du pouvoir FLN-RND), ce sont la logique du partage de la rente, le clientélisme et la corruption qui priment.

Même s’ils ont existé et existent toujours, des recteurs dignes de leurs postes et qui remplissent les conditions scientifiques et de gestion administratives, «ils se comptent actuellement sur les doigts d’une main», comme le précise bien le Pr Abderrezak Dourari, la majorité de ces «fonctionnaires de l’Etat» ont largement fait de l’univers du savoir des bunkers en vase clos. D’après une autre source, avant même sa désignation, un recteur doit accepter d’obéir à la règle des quotas.

«Des personnes influentes dans le système et également des militaires exigent leurs parts dans l’attribution des places de Master, de doctorat ou des stages à l’étranger. C’est une condition décisive pour l’accès au poste», explique-t-il. Et la chose est aisément vérifiable, lorsqu’on constate le nombre d’étudiants inscrits dans des masters et des doctorats (surtout des sciences humaines) «détachés» par la Défense ou le ministère de l’Intérieur ! «Il y a d’abord un partage de la rente.

En termes de marchés et en postes budgétaires, en postes de magistrats et de doctorants à recruter. C’est cela aussi la rente. Les bourses à l’étranger pour les enfants de la nomenklatura se négocient avant nomination. Un exemple, 70% de la restauration des séminaristes atterrissent dans un restaurant tenu par un ancien du DRS. Les traiteurs sont sélectionnés sur instruction et nul ne peut contester la qualité», révèle notre jeune retraité.

Des affirmations certes graves, mais largement connues et rendues publiques par les dénonciations d’abus d’autorité, de triche dans les concours de Master et de doctorat ainsi que le mutisme devant des thèses plagiées permettant l’accès aux postes d’encadreurs et de grade d’enseignants. Si les valeurs universitaires et l’éthique et la déontologie du monde du savoir sont bafouées chaque jour, on ne peut écarter la responsabilité active ou passive des premiers responsables de l’université et de leur tutelle.

Le plus aberrant dans ce constat est que les recteurs les plus zélés ont la longévité la plus impressionnante. Comme l’indique un enseignant d’une université d’Alger, un ex-recteur des sciences islamiques de Constantine, issu du RND est resté 14 ans en poste. Le doyen actuel des sciences politiques d’Alger, est doyen depuis 15 années.

Mais cela est-il choquant, lorsqu’on sait que l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar (FLN), est resté recteur de l’université d’Alger pendant 18 ans ! Beaucoup de recteurs misent sur les services rendus durant leurs mandats infinis pour briguer la députation comme cerise sur le gâteau d’un loyal et discipliné service rendu à leurs mentors. Comme les diplômes de complaisance accordés à des personnalités politiques sans envergure.

Il est donc urgent de revoir les critères de désignation de ces administrateurs. Qu’ils soient élus par leurs populations universitaires sur la base d’un projet d’établissement et de CV, pour des mandatures de 3 à 4 ans renouvelable une fois (comme le préconise l’Unesco).

Mais, là encore, certains récalcitrants pourront faire valoir la jurisprudence…

Samir Azzoug / el watan / mercredi 13 décembre 2017

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Ahmed Rouadjia. Professeur des Universités, Msila. Directeur du Laboratoire d’Études Historiques, Sociologiques et des Changements Sociaux et Économiques

La cooptation, ou la désignation, sont souvent les deux critères qui déterminent la nomination d’un recteur

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le 13.12.17 | 

**La cooptation, ou la désignation, sont souvent les deux critères qui déterminent la nomination d’un recteur .Qu’est-ce qu’un recteur dans l’université algérienne? quels sont ses prérogatives supposées et réelles?

Le recteur est «le patron» réel de l’université en ce qu’il est l’ordonnateur premier, et peut, dans de larges mesures, gérer l’université comme bon lui semble. Il détient son autorité de la tutelle, et donc des lois qui régissent cette dernière. En tant que patron, il ordonne et signe tous les documents relatifs aux recettes et dépenses de l’établissement, au règlement des salaires du personnel de l’université : enseignants, employés et agents, tous confondus, de même qu’il dispose du pouvoir en ce qui concerne l’avancement des carrières en fonction des mérites ou de l’ancienneté.

En tant que tel, il détient le pouvoir de sanctionner ceux qui commettraient de graves entorses aux lois et aux règlements en vigueur. Les plus zélés des recteurs, ou les plus imbus de leur autorité, pourraient, en l’absence même d’infractions ou de fautes graves, entraîner devant les tribunaux enseignants et travailleurs pour des motifs anodins. Les plus intelligents d’entre eux évitent cependant cette option et lui préfèrent le dialogue qui n’exclut point la fermeté…

**Sur quelles bases est désigné un recteur? quels critères véritables?

La cooptation, ou la désignation, sont souvent les deux critères qui déterminent la nomination d’un recteur à la tête d’un établissement universitaire. Ces deux critères obéissent eux-mêmes à plusieurs variables : soit que le recteur promu à cette fonction appartient à «la famille idéologique» de ceux qui l’ont désigné, soit qu’il a été «imposé» ou vivement recommandé par une personnalité «influente» au sein du sérail politique, soit encore il s’est signalé par ses compétences particulières…Il est, en effet, des recteurs qui possèdent des talents de gestionnaires et dont ni le gouvernement ni le ministre ne peuvent se passer. Ceux-là, -mais ils sont peu nombreux, il est vrai- ne doivent ce poste qu’à leurs propres compétences avérées et point à la cooptation…

**Recteur est-il un poste académique, administratif ou politique?

Parfois, le recteur est choisi en fonction de ces trois éléments, mais en règle général, il est retenu surtout en fonction de son aptitude à obéir «aux injonctions» du grand patron.

Théoriquement, ce poste est politique et doit échoir à une personnalité «politisée», mais en pratique, la plupart des recteurs sont «apolitiques», c’est-à-dire dépourvus de culture politique et pour compenser cette lacune regrettable, ils se targuent d’être de vrais «scientifiques», purs et durs, en ce qu’ils manipulent des grandeurs mathématiques, des chiffres et des équations hyper compliqués; qui leur conféreraient rigueur et «rationalité» par rapport à leurs pairs des sciences sociales et humaines, qui seraient moins «rationnels» qu’eux ! Il semble que pour ne pas avoir affaire à une université contestataire, le régime algérien ait opté depuis l’indépendance en faveur de gestionnaires «scientifiques» (physiciens, mathématiciens…) à la tête des universités, plutôt qu’ en faveur des «littéraires», dont l’unique fonction serait de «philosopher»!!!

**Pourquoi certains recteurs occupent leurs postes durant plus d’une décennie?

Oui, certains battent tous les records en matière de longévité à la tête de l’université. L’exemple le plus frappant est celui de l’ex-recteur de Biskra, qui aura passé sans discontinuité près de treize années à la tête de l’établissement de cette ville, où il s’était créé de solides réseaux d’amitié, d’entraide, ainsi que de vrais protégés, parmi lesquels figure le doyen des sciences sociales et humaines, qui trône encore depuis douze ou treize ans à la tête de cette faculté où il fait la pluie et le beau temps…N’était son élection à la députation dans sa circonscription de Souk Ahras sous l’étiquette FLN, cet ex-recteur serait encore recteur de l’université de Biskra et pourrait même se faire reconduire treize années de plus à la tête de l’université…

**Quels sont sur le terrain, les rapports de ces recteurs avec la population universitaire?

Le plus souvent un rapport de distanciation et d’autoritarisme plus que d’autorité. Le dialogue est limité au strict minimum. Leurs réflexes autoritaires proviennent le plus souvent de leur déficit cruel, pour ne pas dire tragique, en matière de communication. Peu en effet savent articuler de manière correcte deux ou trois phrases sans bafouer, et c’est ce handicap lamentable qui poussent certains d’entre eux à régler les différends avec certains de leurs administrés par le recours aux plaintes en justice.

L’unique arme de défense dont disposent certains recteurs pusillanimes et démunis de capacité de réflexion et de gestion intelligente des conflits internes à l’établissement réside donc dans le recours à la justice….La plainte pour diffamation est l’arme par excellence des faibles et des lâches, et parmi ces recteurs, il en est qui le sont bel et bien. Mais, d’autre part, il serait vraiment injuste, faux et contraire à la raison, de mettre tous les recteurs dans le même «panier», car il en est qui se montrent d’une conduite irréprochable tant sur le plan de la gestion humaine que sur celui de la gestion administrative….

**Combien touche un recteur mensuellement?

-Si mes informations sont justes, il perçoit tout juste le salaire d’un professeur, lequel varie mensuellement entre 200 000 et 300 000 dinars…Tout dépend de l’ancienneté…En plus de son salaire, il dispose d’une indemnité …Le seul avantage qu’il a une fois à la retraite, c’est de la conserver complètement, à cent pour cent…
 *Samir Azzoug/ el watan / mercredi 13 décembre 2017

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Chronologie des profils imposés

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le 13.12.17 | el watan

Dans les années 70, les compétences scientifiques et intellectuelles étaient requises pour les trois universités existantes. Mais, ces dernières étaient cadrées par les institutions du despotisme boumedienniste (SM et triumvirat qui gouvernent les wilayas).
Dans les années 80, l’arabisation fln-iste les recteurs (formation et profil FLN, opportunisme institutionnel, médiocrité intellectuelle et assujettissement au pouvoir…).

Dans les années 90, décennie noire, la logique sécuritaire domine. Des sortes de DEC sont nommés pour contrer l’islamisme dans les universités! les services, installés à l’université décident de tout!

Des années 2000 à aujourd’hui, ce qui domine chez les recteurs nommés, ce sont des logiques de carrière, d’ambitions institutionnelles et politiques et l’usage des réseaux et privilèges pour assurer un devenir à leurs enfants. Tous les moyens sont permis : bourses, garantir des passages en master et en doctorat, des recrutements, etc. pour leur enfants. Bref, le réalisme version algérienne!
Quelle que soit la période, les nominations des recteurs passent par une enquête des services. Les recteurs sont souvent parrainés par la nomenklatura politique ou militaire.

De la période 90 à aujourd’hui, la connexion entre la responsabilité et le rapport à l’argent s’est amplifiée (les marchés publics, les privilèges matériels et financiers…) Certains recteurs ont fait des universités et de leurs moyens logistiques et d’impression de véritables plateformes électorales (présidentielles, législatives et même locales).

Le binôme FLN/RND domine dans le profil des recteurs et doyens qui espèrent conclure leur position de responsabilité universitaire par la députation FLN ou RND ! Tout ce processus bénéficie du silence, si ce n’est la complicité, de la tutelle! Il faut clairement noter des exceptions, des scientifiques, des gens intègres qui voulaient faire bouger les choses, mais qui se retrouvent à gérer les statu quo! L’Université, grâce à ses responsables, n’est plus sinistrée seulement… elle est définitivement désintellectualisée!!!
 **Enseignant

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Notes gonflées pour des ministres recalés

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le 13.12.17 |

Un nouveau scandale éclabousse l’administration de l’université Alger 1 Benyoucef Benkhedda et concerne trois personnalités dont : le ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, l’ex-ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem, et un procureur adjoint, Mohamed A.

En effet, le tribunal administratif de Bir Mourad Raïs a émis, le 22 novembre 2017, un jugement en annulant de façon partielle les résultats des délibérations les concernant dans l’un des modules qu’ils étudient dans le cadre d’un Master en droit. Ce qui leur est reproché c’est d’avoir réussi à obtenir leur année de formation théorique dans une classe de Master à la faculté de droit d’Alger, sans jamais avoir assisté à un seul cours. Cette affaire aurait pu passer inaperçue, si ce n’est le courage et l’abnégation d’un enseignant soucieux de rendre des comptes, tout en refusant une complicité passive, dont a fait preuve l’administration de la faculté Benyoucef Benkhedda.

Tout a débuté avec une plainte déposée contre l’administration de l’université Alger 1, l’accusant de favoritisme au profit de ces deux personnalités politiques. Le plaignant, Mahmoud K., a souligné dans sa plainte que ces étudiants ont été propulsés sans qu’ils n’aient assisté à un seul cours du module de droit pénal durant toute l’année.

Par la suite, l’enseignant du module a saisi la justice, en prouvant à la cour que ces étudiants d’un «autre rang» ont bénéficié de l’indulgence de l’administration de la faculté Benyoucef Benkhedda afin de passer en deuxième année de Master. Sans s’inquiéter de l’importance d’assister aux formations préparatoires, essentielles à la conception d’un mémoire.

D’ailleurs, l’enseignant plaignant a accusé l’administration de falsification des listes de délibération en supprimant les noms des deux ministres. Selon lui «La mention “recalé” devait être inscrite devant leurs noms», ce qui n’a pas était le cas. Puisque leurs noms ont été mentionnés dans les listes finales collées sur les tableaux d’affichage. D’après ces listes, les deux personnalités avaient réussi leur année avec des notes surestimées. La cour du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs a pu consulter les notes «gonflées» des deux ministres, en ayant la preuve de leurs multiples absences. De nombreuses interrogations ont été émises à propos de leurs résultats dans les autres modules.

*Faten Hayed/ el watan / mercredi 13 décembre 2017

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