Coronavirus.Mesures de protection

**Organisation mondiale de la Santé

Coronavirus.Mesures de protection

**Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

    **indications utiles et Mesures de protection 

**source: Organisation mondiale de la Santé -**Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l’homme et chez l’animal. On sait que, chez l’être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

**Qu’est-ce que la COVID-19 ?

La COVID-19 est la maladie infectieuse causée par le dernier coronavirus qui a été découvert. Ce nouveau virus et cette maladie étaient inconnus avant l’apparition de la flambée à Wuhan (Chine) en décembre 2019. 

**Quels sont les symptômes de la COVID-19 ?

Les symptômes les plus courants de la COVID-19 sont la fièvre, la fatigue et une toux sèche. Certains patients présentent des douleurs, une congestion nasale, un écoulement nasal, des maux de gorge ou une diarrhée. Ces symptômes sont généralement bénins et apparaissent de manière progressive. Certaines personnes, bien qu’infectées, ne présentent aucun symptôme et se sentent bien. La plupart (environ 80 %) des personnes guérissent sans avoir besoin de traitement particulier. Environ une personne sur six contractant la maladie présente des symptômes plus graves, notamment une dyspnée. Les personnes âgées et celles qui ont d’autres problèmes de santé (hypertension artérielle, problèmes cardiaques ou diabète) ont plus de risques de présenter des symptômes graves. Toute personne qui a de la fièvre, qui tousse et qui a des difficultés à respirer doit consulter un médecin. 

**Comment la COVID-19 se propage-t-elle ?

La COVID-19 est transmise par des personnes porteuses du virus. La maladie peut se transmettre d’une personne à l’autre par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lorsqu’une personne tousse ou éternue. Ces gouttelettes peuvent se retrouver sur des objets ou des surfaces autour de la personne en question. On peut alors contracter la COVID-19 si on touche ces objets ou ces surfaces et si on se touche ensuite les yeux, le nez ou la bouche. Il est également possible de contracter la COVID-19 en inhalant des gouttelettes d’une personne malade qui vient de tousser ou d’éternuer. C’est pourquoi il est important de se tenir à plus d’un mètre d’une personne malade.

L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur la manière dont la COVID-19 se propage et elle continuera à communiquer les résultats actualisés.

**Le virus responsable de la COVID-19 est-il transmissible par voie aérienne ?

Les études menées à ce jour semblent indiquer que le virus responsable de la COVID-19 est principalement transmissible par contact avec des gouttelettes respiratoires, plutôt que par voie aérienne. Voir la réponse à la question précédente, « Comment le COVID-19 se propage-t-elle ? »

**Peut-on contracter la COVID-19 au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme ?

La maladie se propage principalement par les gouttelettes respiratoires expulsées par les personnes qui toussent. Le risque de contracter la COVID-19 au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme est très faible. Cependant, beaucoup de personnes atteintes ne présentent que des symptômes discrets. C’est particulièrement vrai aux premiers stades de la maladie. Il est donc possible de contracter la COVID-19 au contact d’une personne qui n’a, par exemple, qu’une toux légère mais qui ne se sent pas malade. L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur le délai de transmission de la COVID-19 et elle continuera à communiquer des résultats actualisés.

**Puis-je contracter la COVID-19 par contact avec les matières fécales d’une personne malade ?

Le risque de contracter la COVID-19 par contact avec les matières fécales d’une personne infectée paraît faible. Les premières investigations semblent indiquer que le virus peut être présent dans les matières fécales dans certains cas, mais la flambée ne se propage pas principalement par cette voie. L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur la manière dont la COVID-19 se propage et elle continuera à communiquer les nouveaux résultats. Cependant, comme le risque existe, c’est une raison supplémentaire de se laver les mains régulièrement, après être allé aux toilettes et avant de manger. 

**Comment puis-je me protéger et éviter que la maladie ne se propage ?

    ***Mesures de protection pour tous

Tenez-vous au courant des dernières informations sur la flambée de COVID-19, disponibles sur le site Web de l’OMS et auprès des autorités de santé publique nationales et locales. Des cas de COVID-19 se sont produits dans de nombreux pays et plusieurs pays ont été touchés par des flambées. En Chine et dans certains autres pays, les autorités sont parvenues à ralentir ou à enrayer la progression de la flambée. Toutefois, l’évolution de la situation est imprévisible et vous devez donc vous tenir régulièrement informé.

Vous pouvez réduire le risque d’être infecté ou de propager la COVID-19 en prenant quelques précautions simples :

  • Se laver fréquemment et soigneusement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.

Pourquoi ? Se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon tue le virus s’il est présent sur vos mains.

  • Maintenir une distance d’au moins un mètre avec les autres personnes qui toussent ou qui éternuent.

Pourquoi ? Lorsqu’une personne tousse ou éternue, elle projette de petites gouttelettes qui peuvent contenir le virus. Si vous êtes trop près, vous pouvez inhaler ces gouttelettes et donc le virus responsable de la COVID-19 si la personne qui tousse en est porteuse.

  • Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.

Pourquoi ? Les mains sont en contact avec de nombreuses surfaces qui peuvent être contaminées par le virus. Si vous vous touchez les yeux, le nez ou la bouche, le virus peut pénétrer dans votre organisme et vous pouvez tomber malade.

  • Veillez à respecter les règles d’hygiène respiratoire et à ce que les personnes autour de vous en fassent autant. En cas de toux ou d’éternuement, il faut se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude, ou avec un mouchoir et jeter le mouchoir immédiatement après.

Pourquoi ? Les gouttelettes respiratoires propagent des virus. En respectant les règles d’hygiène respiratoire, vous protégez les personnes autour de vous de virus tels que ceux responsables du rhume, de la grippe ou de la COVID-19.

  • Si vous ne vous sentez pas bien, restez chez vous. En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, consultez un médecin après l’avoir appelé. Suivez les instructions des autorités sanitaires locales.

Pourquoi ? Ce sont les autorités nationales et locales qui disposent des informations les plus récentes sur la situation dans la région où vous vous trouvez. Si vous l’appelez, votre médecin pourra vous orienter rapidement vers l’établissement de santé le plus adapté. En outre, cela vous protègera et évitera la propagation de virus et d’autres agents infectieux.

  • Informez-vous constamment pour savoir quelles sont les villes ou les zones où la COVID-19 se propage à grande échelle. Si possible, évitez de voyager, en particulier si vous êtes âgé ou diabétique ou si vous avez une maladie cardiaque ou pulmonaire.

Pourquoi ? Le risque de contracter la COVID-19 est plus élevé dans ces régions.

**Mesures de protection pour les personnes qui se trouvent ou qui se sont récemment rendues (au cours des 14 derniers jours) dans des régions où la COVID-19 se propage.

  • Suivez les conseils présentés ci-dessus (Mesures de protection pour tous)
  • Si vous commencez à vous sentir mal et même si vous n’avez que des symptômes bénins (céphalées, légère fièvre (à partir de 37,3 °C) et écoulement nasal modéré), restez chez vous jusqu’à la guérison. Si vous avez absolument besoin que quelqu’un vienne vous ravitailler ou si vous devez sortir, par exemple pour acheter à manger, portez un masque pour éviter d’infecter d’autres personnes.

Pourquoi ? Éviter d’entrer en contact avec d’autres personnes et de se rendre dans des établissements de santé permettra à ces établissements de fonctionner plus efficacement et vous protègera, ainsi que les autres personnes, de la COVID-19 et d’autres maladies virales.

  • En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, consultez un médecin sans tarder, car il peut s’agir d’une infection respiratoire ou d’une autre affection grave. Appelez votre médecin et indiquez-lui si vous avez récemment voyagé ou été en contact avec des voyageurs.

Pourquoi ? Si vous l’appelez, votre médecin pourra vous orienter rapidement vers l’établissement de santé le plus adapté. En outre, cela vous protègera et évitera la propagation de la COVID-19 et d’autres maladies virales.

**Quelle est la probabilité de contracter la COVID-19 ?

Le risque dépend de l’endroit où vous habitez et, plus précisément, de la présence ou non d’une flambée.

Pour la plupart des gens, à la plupart des endroits, le risque de contracter la COVID-19 reste faible. Cependant, la propagation d’intensifie désormais dans certaines villes ou régions. Pour les personnes qui y habitent ou s’y rendent, le risque de contracter la COVID-19 est plus élevé. Les gouvernements et les autorités sanitaires prennent des mesures énergiques chaque fois qu’un nouveau cas de COVID-19 est identifié. Respectez les restrictions locales aux voyages, aux déplacements ou aux grands rassemblements. En participant à ces efforts de lutte contre la maladie, vous réduisez le risque de contracter ou de propager la COVID-19.

Les flambées de COVID-19 peuvent être endiguées et la transmission peut être enrayée, comme on l’a vu en Chine et dans certains autres pays. Malheureusement, de nouvelles flambées apparaissent rapidement. Il est important de connaître la situation là où vous êtes ou là où vous comptez aller. L’OMS publie quotidiennement des bulletins de situation. Vous pouvez les consulter à l’adresse https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/situation-reports/

**La COVID-19 doit-elle m’inquiéter ?

La COVID-19 est généralement bénigne, en particulier chez l’enfant et le jeune adulte, mais elle peut aussi être grave : 1 malade sur 5 doit être hospitalisé. Il est donc tout à fait normal de s’inquiéter des conséquences de la flambée de COVID-19 pour soi-même et pour ses proches.

Il est possible d’apaiser son inquiétude en prenant des mesures pour se protéger et protéger ses proches et son entourage. Tout d’abord, il faut se laver régulièrement et soigneusement les mains et respecter les règles d’hygiène respiratoire. Deuxièmement, il faut se tenir au courant de la situation et suivre les conseils des autorités sanitaires locales, notamment en ce qui concerne les restrictions aux voyages, aux déplacements et aux rassemblements. Pour plus d’informations sur les moyens de se protéger, consulter : https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public. 

**Qui risque d’être atteint d’une forme grave de la maladie ?

Même si nous devons encore approfondir nos connaissances sur la façon dont la COVID-19 affecte les individus, jusqu’à présent, les personnes âgées et les personnes déjà atteintes d’autres maladies (comme l’hypertension artérielle, les maladies pulmonaires, le cancer, le diabète ou les cardiopathies) semblent être gravement atteintes plus souvent que les autres.

**Les antibiotiques sont-ils efficaces pour prévenir ou traiter la COVID-19 ?

Non, les antibiotiques n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre les infections bactériennes. La COVID-19 étant due à un virus, les antibiotiques sont inefficaces. Ils ne doivent pas être utilisés comme moyen de prévention ou de traitement de la COVID-19. Ils doivent être utilisés seulement sur prescription médicale pour traiter une infection bactérienne.

**Existe-t-il des médicaments ou des thérapies permettant de prévenir ou de guérir la COVID-19 ?

Certains remèdes occidentaux, traditionnels ou domestiques peuvent apporter du confort et soulager les symptômes de la COVID-19 mais rien ne prouve que les médicaments actuels permettent de prévenir ou de guérir la maladie. L’OMS ne recommande de prendre aucun médicament, y compris les antibiotiques, en automédication pour prévenir ou guérir la COVID-19. Cependant, plusieurs essais cliniques de médicaments occidentaux ou traditionnels sont en cours. L’OMS fournira des informations actualisées dès que les résultats des essais cliniques seront disponibles.

**La COVID-19 est-elle la même maladie que le SRAS?

Non, le virus responsable de la COVID-19 et celui à l’origine du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) sont génétiquement liés mais ils sont différents. Le SRAS est plus mortel mais beaucoup moins infectieux que la COVID-19. Il n’y a pas eu de flambée de SRAS dans le monde depuis 2003.

**Dois-je porter un masque pour me protéger ?

Il ne faut porter un masque que si on présente des symptômes de la COVID-19 (en particulier, la toux) ou si on s’occupe de quelqu’un susceptible d’être atteint de la maladie. Les masques jetables sont à usage unique. Si vous portez un masque alors que vous n’êtes pas malade ou que vous ne vous occupez pas de quelqu’un qui est malade, c’est du gaspillage. Comme il y a une pénurie mondiale de masques, l’OMS conseille de les utiliser avec parcimonie.

L’OMS recommande de faire un usage rationnel des masques médicaux afin d’éviter le gaspillage de ressources précieuses et l’utilisation abusive (voir Conseils relatifs au port du masque).

La meilleure façon de se protéger et de protéger les autres contre la COVID-19 est de se laver fréquemment les mains, de se couvrir la bouche avec le pli du coude ou avec un mouchoir et de se tenir à une distance d’au moins un mètre de toute personne qui tousse ou qui éternue. Pour plus d’informations, consulter les mesures de protection de base contre le nouveau coronavirus.

**Comment mettre, utiliser, enlever et éliminer un masque ?

1. Ne pas oublier que seuls les agents de santé, les personnes qui s’occupent de malades et les personnes qui présentent des symptômes respiratoires (fièvre et toux) doivent porter un masque.

2. Avant de mettre un masque, se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.

3. Vérifier que le masque n’est ni déchiré ni troué.

4. Orienter le masque dans le bon sens (bande métallique vers le haut).

5. Vérifier que la face colorée du masque est placée vers l’extérieur.

6. Placer le masque sur le visage. Pincer la bande métallique ou le bord dur du masque afin qu’il épouse la forme du nez. 

7. Tirer le bas du masque pour recouvrir la bouche et le menton.

8. Après usage, retirer le masque, enlever les élastiques de derrière les oreilles tout en éloignant le masque du visage et des vêtements afin d’éviter de toucher des parties du masque éventuellement contaminées.

9. Jeter le masque dans une poubelle fermée immédiatement après usage.

10. Après avoir touché ou jeté le masque, se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon si elles sont visiblement souillées.

**Combien de temps dure la période d’incubation de la COVID-19 ?

La période d’incubation est le temps qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des symptômes de la maladie. On estime actuellement que la période d’incubation de la COIVD-19 dure de 1 à 14 jours et le plus souvent autour de cinq jours. Ces estimations seront actualisées à mesure que de nouvelles données seront disponibles.

**Les êtres humains peuvent-ils contracter la COVID-19 à partir d’une source animale ?

Les coronavirus sont une grande famille de virus couramment présents chez les chauves-souris et chez d’autres animaux. Occasionnellement ces virus infectent des êtres humains qui peuvent à leur tour propager l’infection. Ainsi, le SARS-CoV est associé aux civettes tandis que le MERS-CoV est transmis par les dromadaires. Les sources animales éventuelles de la COVID-19 n’ont pas encore été confirmées.

Pour se protéger, par exemple lorsque l’on va sur des marchés d’animaux vivants, il faut éviter le contact direct avec les animaux et les surfaces en contact avec les animaux et toujours respecter les règles relatives à la sécurité sanitaire des aliments. Il faut manipuler la viande crue, le lait et les abats avec précaution pour éviter de contaminer les aliments qui ne sont pas destinés à être cuits et il faut s’abstenir de consommer des produits d’origine animale crus ou mal cuits.

**Mon animal domestique peut-il me transmettre la COVID-19 ?

Il y a eu un cas d’infection chez un chien à Hong Kong mais, à ce jour, rien ne prouve que les animaux de compagnie, tels que les chiens ou les chats, peuvent transmettre la COVID-19. La maladie se transmet principalement par les gouttelettes expulsées par les personnes infectées quand elles toussent, éternuent ou parlent. Pour vous protéger, lavez-vous les mains fréquemment et soigneusement.

L’OMS continue à suivre les derniers travaux de recherche sur ce sujet et d’autres questions relatives à la COVID-19 et publiera des informations actualisées à mesure que de nouvelles données seront disponibles.

**Combien de temps le virus peut-il survivre sur les surfaces ?

On ne sait pas avec certitude combien de temps le virus responsable de la COVID-19 survit sur les surfaces mais il semble qu’il se comporte comme les autres coronavirus. Les études (et les informations préliminaires sur la COVID-19) tendent à montrer que les coronavirus peuvent persister sur les surfaces quelques heures à plusieurs jours. Ceci peut dépendre de différents paramètres (p. ex. le type de surface, la température ou l’humidité ambiante).   

Si vous pensez qu’une surface peut être infectée, nettoyez-la avec un désinfectant ordinaire pour tuer le virus, vous protéger et protéger les autres. Lavez-vous les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Évitez de vous toucher les yeux, la bouche ou le nez.

**Est-il sans danger de recevoir un colis d’une région où la COVID-19 a été signalée ?

Oui. La probabilité qu’une personne infectée contamine des marchandises est faible, tout comme le risque de contracter le virus responsable de la COVID-19 par contact avec un colis qui a été déplacé, qui a voyagé et qui a été exposé à différentes conditions et températures.

**Y a-t-il des choses à ne pas faire ?

Les mesures ci-après NE SONT PAS efficaces contre la COVID-19 et peuvent même être dangereuses :

  • Fumer
  • Porter plusieurs masques à la fois
  • Prendre des antibiotiques (Voir « Existe-t-il des médicaments ou des thérapies permettant de prévenir ou de guérir la COVID-19 ? »).

En tout état de cause, en cas de fièvre, de toux et de dyspnée, consulter un médecin sans tarder afin de limiter le risque de voir l’infection s’aggraver et lui indiquer si vous avez effectué des voyages récemment.

Pour plus d’informations 

Site Web sur la COVID-19 : https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019 

Conseils de l’OMS aux voyageurs : https://www.who.int/ith/fr/ 

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La pénurie d’équipements de protection individuelle ‎met en danger le personnel soignant dans le monde ‎entier

Appel de l’OMS aux gouvernements et aux fabricants en faveur d’une ‎augmentation de 40% de la production face à une demande mondiale croissante

3 mars 2020 - Organisation mondiale de la Santé
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) souligne que les problèmes croissants d’approvisionnement en équipements de protection individuelle (EPI) – dus à une demande plus forte, aux achats paniques, à la constitution de stocks et à l’usage abusif – mettent des vies en danger face au nouveau coronavirus et à d’autres maladies infectieuses.Les soignants ont besoin de ces équipements pour se protéger eux-mêmes et éviter que leurs patients soient infectés ou infectent autrui.Or en raison de la pénurie, les médecins, le personnel infirmier et les autres agents de santé en première ligne sont dangereusement sous-équipés pour soigner les patients atteints de COVID-19, du fait de leur accès limité aux gants, masques médicaux, respirateurs, lunettes de protection, écrans faciaux, blouses et autres tabliers.Comme l’a fait observer le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus,”Si la stabilité de la chaîne d’approvisionnement n’est pas garantie, le personnel de santé court un risque réel partout dans le monde. Les fabricants et les gouvernements doivent agir d’urgence pour augmenter la production, atténuer la restriction des exportations et mettre en place des mesures propres à empêcher la spéculation et la constitution de stocks abusifs. Nous ne pourrons pas vaincre la COVID-19 sans protéger d’abord les agents de santé. »Depuis le début de la flambée, les prix ont grimpé en flèche. Ceux des blouses ont doublé, ceux des respirateurs N95 triplé et ceux des masques chirurgicaux sextuplé.Le réapprovisionnement peut prendre plusieurs mois et les marchés sont largement manipulés, avec des produits souvent vendus au plus offrant.Jusqu’ici, l’OMS a fourni près d’un demi-million d’équipements de protection individuelle à 47 pays*, mais les stocks s’épuisent rapidement.

D’après les modèles de l’OMS, les besoins pour la riposte à la COVID-19 concernant les masques médicaux, les gants utilisés pour les examens médicaux et les lunettes de protection sont estimés respectivement à 89 millions, 76 millions et 1,6 million par mois. 

Les récentes recommandations de l’OMS insistent sur l’usage rationnel et approprié des EPI dans le cadre des soins de santé et sur la gestion efficace des chaînes d’approvisionnement.

L’OMS collabore avec les gouvernements, les fabricants et le Réseau des chaînes d’approvisionnement en cas de pandémie pour renforcer la production et assurer l’approvisionnement aux pays les plus touchés et aux pays à risque.

Pour répondre à la demande mondiale croissante, l’OMS estime qu’il faut augmenter la production de 40%.

Les gouvernements devraient prévoir des incitations pour amener les fabricants à produire davantage et par exemple réduire les restrictions concernant les exportations et la distribution des équipements de protection individuelle et autres fournitures médicales. 

L’OMS fournit quotidiennement des recommandations en appuyant la stabilité des chaînes d’approvisionnement et en livrant du matériel essentiel aux pays qui en ont besoin.  

**Note à l’intention des rédacteurs

Depuis le début de la flambée de COVID-19, les pays suivants ont bénéficié d’envois d’EPI par l’OMS:  

  • Région du Pacifique occidental: Cambodge, Fidji, Îles Salomon, Kiribati, Mongolie, Nauru, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, République démocratique populaire lao, Samoa, Tonga et Vanuatu
  • Région de l’Asie du Sud-Est: Bangladesh, Bhoutan, Maldives, Myanmar, Népal et Timor-Leste
  • Région de la Méditerranée orientale: Afghanistan, Djibouti, Iran (République islamique d’), Jordanie, Liban, Maroc, Pakistan, Somalie et Soudan
  • Région africaine: Algérie, Angola, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée équatoriale, Kenya, Maurice, Mauritanie, Nigéria, Madagascar, Mozambique, Ouganda, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Seychelles, Togo, Zambie et Zimbabwe

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*Coronavirus: et s’il n’est pas vaincu ?

On n’a jamais vu le monde dans l’état où il est depuis quelques jours, comme s’il avait été frappé par une catastrophe menaçant de mettre fin à bref délai à la présence humaine sur la terre.

Entré sans préavis en guerre contre un ennemi furtif du fait de sa taille de quatre ou cinq milliardièmes de mètre, le monde a envoyé en urgence sur le front où tombaient chaque jour des êtres humains de toutes nationalités, par centaines puis par milliers, des escouades de praticiens de la santé armés de vieux thermomètres ou de récents détecteurs de chaleur pour s’assurer de la présence de l’ennemi sans toutefois rien pouvoir contre lui. En guise de protection contre ce microscopique ennemi ils portaient, les braves, des blouses blanches et des masques jetables leur couvrant bouche et narines.

Moins l’ennemi est visible, plus la terreur qu’il inspire est grande. Aussi l’inconscient humain prêta-t-il au coronavirus les proportions imaginaires d’un astéroïde de la taille de Jupiter condamné par sa trajectoire à percuter notre planète. Pourtant, à l’heure où est publiée cette chronique, le nombre de morts qui lui est imputé tourne autour de 7000 sur un total de 200.000 contaminés en trois mois dans 150 pays. Combien de personnes décèdent chaque jour de mort naturelle ou de diverses pathologies dans ces mêmes pays dont le cumul des populations représente la moitié de l’humanité ? Des milliers de fois plus !

Le problème n’est pas si le coronavirus sera vaincu, mais quand et à quel prix. Sur le plan humain, le bilan des victimes de l’épidémie est communiqué quotidiennement. Mais en quelques jours les pays les mieux lotis du monde ont découvert les limites de leurs capacités médicales et sanitaires face à ce prédateur qui a choisi la planète entière comme territoire et le genre humain comme proie, obligeant les médecins à modifier l’ordre des maladies à soigner, ce qui se soldera fatalement par des pertes de vies supplémentaires qui ne ressortiront pas dans les statistiques du coronavirus. Au rythme où progresse la pandémie, le moment approche où les dispositifs médicaux des pays touchés ploieront sous le nombre de malades et seront submergés, entrainant la réapparition d’autres épidémies par manque de soins.

L’humanité est engagée dans une course contre la montre, contre la mort, car le temps ne joue pas en sa faveur. Le coronavirus n’a pas seulement choisi le terrain et le timing, il veut enfermer l’humanité dans un choix cornélien qui lui profite et condamne les hommes dans les deux cas : mourir par asphyxie en se laissant contaminer par lui, ou se confiner, se cloîtrer pour se soustraire à l’invasion, tactique qui peut s’avérer judicieuse et salutaire pour un temps, mais intenable en termes économiques, psychologiques et politiques si elle dépasse une certaine limite.

On peut mettre en quarantaine un groupe d’individus, mais pas l’espèce humaine en entier. On peut s’enfermer dans un espace donné pour une durée raisonnable, quarante jours comme l’indique le mot quarantaine, mais pas indéfiniment.  La vie moderne ne le permettrait pas, la société perdrait son sens, son utilité vitale, et les êtres humains déclineraient jusqu’à renouer avec les instincts de la vie sauvage. L’homme est un animal social, pas un loup solitaire, encore que les loups vivent en groupe.

Il faut se pencher de plus près sur la stratégie du confinement, et interroger au besoin psychologues et sociologues. La méthode a certes prouvé son efficacité en Chine, mais tout le monde n’est pas la Chine avec sa culture sociale ancestrale, son régime politique autoritaire et ses fabuleuses capacités économiques et financières qui peuvent lui permettre de vivre pratiquement en autarcie.

Bon nombre de pays, y compris parmi les plus avancés, ne survivraient pas à plusieurs mois consécutifs de marasme économique, de pénuries de toute sorte, de récession, de chômage, sans oublier les effets psychiques de l’inactivité et de l’isolement. L’interdiction de sortie, la réclusion à domicile, la mise en résidence surveillée sont des contraintes, des sanctions, pas des sinécures

Le monde s’est trouvé dans l’obligation de protéger la vie humaine de l’invasion du coronavirus quitte à geler la vie économique pour un temps dont il n’a pas la maîtrise. Déjà endettés jusqu’au coup, les gouvernements n’ont d’alternative que la fuite en avant : aller à contre-sens de leurs politiques qui visaient à remettre à flot leurs finances en maîtrisant les dépenses. Or voilà que, contraints par le péril représenté par le coronavirus, ils se voient en devoir de soutenir à bout de bras des centaines de milliers d’entreprises, à payer des millions de salaires sans contrepartie productive, et à renationaliser de grosses entreprises.

Les travailleurs, les personnels et les cadres ont été mis d’office en grève générale jusqu’à ce qu’un antidote ait été mis au point pour neutraliser le virus, ce qui est une affaire d’un an au bas mot auquel il faut ajouter les délais pour vacciner le genre humain dans son ensemble.

Si le coût financier pour stopper l’épidémie et mettre au point l’antidote sera dérisoire, le coût des conséquences de la grève générale obligatoire mettra par terre les économies du monde plus gravement que ne l’ont fait les crises économiques et financières connues entre 1929 et 2008. Si les experts scientifiques ne neutralisent pas le coronavirus en quelques mois, le désordre et la pauvreté ajouteront leur cortège de morts à la létalité à celle du virus. Mais tôt ou tard il connaîtra le sort des microbes, bactéries, bacilles et virus dévastateurs dont la science est venue à bout.

Il faut se préparer à ces hypothèses, à ces risques réels, à ces probabilités d’aggravation de la crise. Il faut se concerter mondialement, mettre en commun les ressources de chaque pays, préparer des plans d’urgence…Il faut défendre notre foyer qui est notre planète et non plus notre maison, notre pays, notre culture. C’est le sort de l’espèce qui est en jeu.

On peut mourir en grand nombre, on peut revenir plusieurs siècles en arrière, mais l’espèce humaine qui a survécu à tous les périls, grands et petits, survivra car elle seule dans l’univers donne sens à la Création. Que serait Dieu sans l’Homme ? Que serait le système solaire sans la planète bleue où le plus beau miracle apparu à sa surface en quatre milliards d’années est l’Homme ?

Nous vivons une époque où l’humanité est très mal représentée au niveau politique suprême. Dans les périodes difficiles, les nations qui ont trouvé en leur sein des hommes d’Etat visionnaires ont pu sortir d’une mauvaise passe et réaliser de grandes avancées. L’Histoire a gardé leur souvenir. Tandis que de nos jours ce sont des hommes à histoires qui, à l’image de la grande Amérique, ont été placés à leurs têtes, rendant impossible toute vision d’un futur profitable à l’espèce humaine comme sauver la planète à terme, ou vaincre immédiatement le coronavirus.

Alors que dans maint pays musulman l’Etat a commencé par mobiliser les savants religieux pour trouver les arguments justifiant aux yeux du peuple la fermeture des mosquées de peur qu’il ne leur reprochent de vouloir de la sorte confiner Dieu, le coronavirus est traqué par des scientifiques travaillant d’arrache-pied dans les laboratoires de divers pays pour sauver l’humanité et du même coup leurs homologues musulmans (les savants religieux) du péril qu’il leur fait courir ensemble. Que Dieu les assiste ! – oumma.com/ 19 mars 2020

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 selon un médecin urgentiste français en Seine-Saint-Denis, les hôpitaux pas préparés “ni sur le plan technologique, ni sur le plan humain”

**Selon Frédérci Lapostolle, médecin urgentiste à l’hôpital Avicenne à Bobigny, les équipes ne sont pas prêtes à recevoir un afflux massif de malades.

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Coronavirus – dans plusieurs pays musulmans : le muezzin remplace la formule “venez à la prière” par “priez chez vous”

Face à l’épidémie du Covid-19 qui se répand inexorablement à la surface du globe, le culte musulman tente de s’adapter. Ainsi, dans plusieurs pays islamiques, la grande  prière du vendredi a été interdite.

 au cours de l’appel à la prière qui est effectué 5 fois par jour depuis un minaret, le muezzin a remplacé la traditionnelle formule “Hayyā ʿalā-ṣ-ṣalāt  (venez à  la prière), qui exhorte les fidèles à venir prier à la mosquée, par  «al-salatu fi buyutikum» (priez chez vous). Un appel à la prière totalement inédit, qui montre à quel point le Coronavirus bouleverse un rituel musulman instauré depuis l’ère du Prophète Muhammad (Saws).

Traduction de l’appel à la prière (Adhan) par le mu’adhdhin ou muezzin.

Allahu Akbar:  Dieu  est le Plus Grand ( 4 fois)
Ashadu an lâ ilâha illâ Llâh:  J’atteste qu’il n’y a de Dieu que Dieu (deux fois).
Ashadu āna Muḥammad ār-rasūlu-l-lāh :  J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah (deux fois).
Hayyā ʿalā-ṣ-ṣalāt :  Venez à  la prière (deux fois).
Hayyā ʿalā-l-falāḥ :  Venez à  la félicité  (deux fois).
Allahu Akbar  : Dieu est le Plus Grand ( deux fois)
La ilaha illallah : Il  n’y a pas d’autre divinité qu’Allah (une seule fois)

*source:  oumma.com/ 18 mars 2020

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le nombre de cas augmente en Afrique, qui doit “se préparer au pire” selon l’OMS

L’Afrique doit “se préparer au pire” : c’est l’avertissement adressé par l’Organisation mondiale de la santé ce mercredi. Une trentaine de pays du continent recensent désormais des cas de contamination au coronavirus, avec une forte augmentation ces derniers jours dans certains pays en particulier.Quels sont les pays les plus touchés ? Sont-ils prêts à faire face à l’épidémie ? Doivent-ils prendre des mesures plus restrictives ? Les chiffres sont-ils sous-estimés ?

La hausse du nombre de contaminations s’accélère .Au 15 février, selon les chiffres de l’OMS, un seul cas était recensé en Egypte. C’était l’unique cas recensé sur le continent africain. Quinze jours plus tard, l’Algérie, le Nigéria et l’Egypte sont désormais touchés avec 1 cas chacun.Au 17 mars 2020, toujours selon les chiffres de l’OMS, le virus s’est finalement répandu dans une majorité du continent africain, y compris en Afrique de l’ouest, qui a déjà été durement touchée par Ebola. *oumma.com/ 19 mars 2020

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