Infos d’Algérie-4

*Le dernier cadeau pour services rendus

 Trois cents millions pour chaque député

Pour services rendus, une sorte de prime à l’obéissance, les parlementaires s’en iront chacun avec une coquette somme avoisinant les 3 millions de dinars, représentant dix mensualités payées d’avance.

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Hémicycle Zighout Youcef, haut lieu de l’usurpation électorale. En ce mercredi 4 janvier, les 389 députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), dont le «mandat» expire, sans gloire ni panache, en mai prochain, font leur ultime tour de piste. Le dernier acte pour un Parlement croupion, le plus «mal élu» de l’histoire de l’Algérie indépendante, que d’aucuns qualifient de «chambre d’enregistrement» et de congrès de «beni-oui-oui». Comme de coutume, la plénière sonnait creux en ce début de soirée ; la séance n’a été entamée qu’à 16h. Le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, est absent, convoqué pour une «réunion au sommet» à Djenan El Mufti.

Le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, attendu jusqu’en début de soirée, fait un bref speech dans un arabe approximatif (suscitant l’hilarité générale) pour «défendre» son texte, cloue quelques becs et s’en va, serrant quelques mains quémandeuses.
Quelques heures auparavant, Ali Brahimi, le virevoltant député de Bouira, pestait contre le refus du gouvernement de se présenter devant la Chambre basse. «Encore un signe de mépris», constate l’ancien élu du RCD. Un parti qui, en désespoir de cause, a gelé récemment sa «participation» à l’APN.

Le mépris envers le Parlement, le gouvernement le tient d’abord de son «premier chef» : dès son retour aux affaires, en 1999, le président Bouteflika avait affiché sa préférence pour un régime ultraprésidentiel et son aversion pour toute forme de démocratie parlementaire. De nombreux ministres ont décliné tout bonnement les invitations à «s’expliquer» émanant de l’APN. Ce fut le cas récemment de Djamel Ould Abbès, le ministre de la Santé, fidèle parmi les fidèles du président Bouteflika. Comme nombre de députés de l’opposition parlementaire, Brahimi a vu toutes ses propositions de loi finir aux «oubliettes» de l’hémicycle.

Le pouvoir (Exécutif) fait cavalier seul, snobe merveilleusement les pensionnaires de la deuxième chambre du Parlement. Légiférer par ordonnance est ainsi devenu le sport favori du régime Bouteflika. Côté APN, 63 textes de loi ont été votés en 5 ans de mandat. De l’autre, une quantité industrielle d’ordonnances présidentielles produites par l’hôte du palais El Mouradia.
Le recours systématique à la législation par ordonnance présidentielle renseigne sur la nature profondément autoritariste du régime Bouteflika, explique Rachid Tlemçani. Mais là où même le politologue perd son latin, c’est, dit-il, «lorsque j’entends les députés eux-mêmes supplier le Président de légiférer par ordonnance».

L’APN, un «machin» à bannir des manuels de sciences politiques ? «Il n’y a aucun bilan à tirer de cette sixième législature», ajoute M. Tlemçani, excédé : «La preuve ? Aucune proposition de loi n’a été introduite par cette assemblée qui a servi de vitrine démocratique, de vulgaire courroie de transmission au service du pouvoir politique.»
Dans son intervention, Abdelkader Charar, député FLN, interpelle le ministre de l’Intérieur sur les pouvoirs exorbitants que s’arrogent certains walis et leur mépris envers les «élus du peuple» : «Le gouverneur d’Alger, dit-il, refuse même de recevoir les ministres, excepté ses amis.» La veille, mardi, devant une soixantaine de députés errant comme des âmes en peine dans les travées presque désertes de l’APN, le gouvernement a donné lecture, dans l’indifférence quasi générale, de son projet de code de wilaya. Coupé de l’Algérie profonde, le palais ronronne, somnole sur un volcan. Les dizaines de députés présents ont le regard rivé sur les prochaines législatives, l’esprit ailleurs, en proie aux questionnements en rapport à l’existence d’une «vie après le Parlement». «Deux mille douze, chkoun yefouz ?» (qui raflera la mise lors des législatives de 2012 ?), s’interroge en ricanant un député FLN, affalé, comme ses collègues, sur un des divans rouge sang du hall de l’Assemblée.

«Mal élus» du peuple, «méprisés» par le pouvoir

 Pour services rendus, une sorte de prime à l’obéissance, les parlementaires s’en iront chacun avec une coquette somme avoisinant les 3 millions de dinars, représentant dix mensualités payées d’avance. «En attendant la retraite dorée», renchérit un député indépendant. Les parlementaires cumulant deux mandats et dix ans de cotisations auront droit à une retraite complète, soit l’équivalent de plus de 15 fois le SNMG. Bien qu’imminent, l’adieu à l’hémicycle Zighout Youcef ne semble pas dépiter les «élus du peuple». Certains, ceux de l’Alliance notamment, croient même en leurs chances de faire partie de la prochaine fournée du régime, réélus à la faveur du fumeux «système des quotas» ou grâce à l’insondable loi de la «chekara», expression populaire désignant «l’argent sale» recyclé en politique pour l’achat, notamment, de mandats électifs. Pas de regrets ni d’état d’âme. Beaucoup de députés partiront avec la conviction du devoir accompli.
Plantureuse députée, épouse d’un entrepreneur aux mille marchés dans une wilaya du Centre, N. B. dit n’avoir qu’un seul regret, celui d’avoir voté la loi criminalisant les harraga. «Autrement, je pars la conscience tranquille. Je n’ai pas changé de ville ni amassé de fortune comme nombre de mes collègues qui ont fait de leur mandat une véritable machine à cash.» La députée ne veut pas être citée de crainte que ses chances de «réélection» ne soient compromises. «Je ferai comme Zorro qui ne dit au revoir que lorsqu’il arrive au sommet de la crête», lance-t-elle en s’éloignant.

«Mission accomplie», s’écrie de sona côté Miloud Chorfi, président du groupe parlementaire du RND, le parti d’Ahmed Ouyahia, catapulté en 2007 deuxième force politique avec 62 sièges. «Nous attendons la prochaine mission», ajoute, provocateur, le député de Mascara, éminence grise du Premier ministre au sein de l’hémicycle. Chorfi se dit fier d’appartenir à une assemblée parlementaire ayant voté des lois «importantes», dont les textes de la «réforme».
La session d’automne, la plus chargée de toutes celles qu’a connues l’APN avec 7 textes expédiés en quelques semaines — dont les lois dites de la réforme — arrivera à échéance ce 2 février. Jamais les députés n’avaient autant «travaillé» de leur vie que depuis l’avènement du Printemps arabe.
7 décembre 2011. Aucun gouvernement de l’Algérie indépendante n’avait osé jusque-là infliger pareille humiliation aux Algériens : Mourad Medelci, auditionné à l’Assemblée nationale française, une première dans les annales du Parlement algérien. Hémicycle Zighout Youcef ou palais Bourbon, le ministre algérien des Affaires étrangères a vite fait son choix.

Zighout Youcef ou Palais Bourbon : le choix de Medelci

«A l’APN, nous étions partagés dans l’appréciation de ce geste, se rappelle le député de Tlemcen, Mohamed Benhamou. Mais nous disions que ce n’était pas dans nos mœurs politiques. Le président Bouteflika lui-même n’a jamais daigné descendre au Parlement.» La coupe de l’humiliation est bue jusqu’à la lie. Aucune protestation des députés à l’APN.
La sixième législature ? «C’est incontestablement la pire de toutes», réplique l’ancien n°2 du RCD et député de Béjaïa, Djamel Fardjellah. Avec ses deux mandats de député (1997-2002 et 2007-2012), Fardjallah ne compte plus le nombre de fois où l’APN a été humiliée par le pouvoir et ses députés, donnés en pâture à l’opinion. Gavé de privilèges, rabaissé par un pouvoir exécutif omnipotent, le Parlement a servi d’alibi démocratique au régime, de pouponnière à sa clientèle. Mensualités mirobolantes (de 270 000 DA pour le député de base à 600 000 DA pour le président de l’APN), indemnités diverses (restauration, hébergement, téléphone, billets d’avion, crédits bonifiés allant jusqu’à 30 millions de dinars, etc.) l’APN a englouti en cinq ans plus de 2300 milliards de centimes, à raison de 450 milliards par an. Pour maître Benhamou, «l’APN a plus réglé les problèmes de ses pensionnaires députés que ceux des Algériens».

«Je n’ai jamais vu de Parlement aussi soumis, avec un niveau aussi médiocre», confie un cadre haut placé à l’administration de l’APN. De cette Assemblée, il parle avec dégoût : «Je ne veux pas jeter l’anathème sur tous les députés, mais la majorité ne fait montre d’aucune forme de conscience, indifférents aux enjeux de la nation.» L’assemblée de 1997, pourtant issue de la fraude massive, a plus de mérite à ses yeux : «A l’époque, nous n’avions pas atteint un tel degré de dégénérescence, nous n’avions pas une composante aussi prédatrice, copie conforme des milieux politico-maffieux. Aujourd’hui, nous sommes bien en présence d’une faune d’affairistes, accros aux privilèges, avec des réflexes de parvenus et de prédateurs. J’ai failli, plus d’une fois, m’étouffer de honte devant la conduite et l’insuffisance intellectuelle de nos députés, alors qu’on était reçus en délégation par des Parlements étrangers.» «En cinq ans, conclut-il, l’APN n’a institué qu’une seule commission d’enquête, celle sur la flambée des prix de l’huile et du sucre. Mais de qui se moque le Parlement ?» (El Watan-15.01.2012.)

Les faits d’armes du parlement :

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Un des premiers textes de loi votés par l’APN est celui relatif au statut de député, en janvier 2008, quelques mois seulement après l’installation de l’Assemblée. Le texte amendant la loi n°01-01 du 31 janvier 2001 relative aux membres du Parlement a suscité une grosse polémique et a écorné irrémédiablement l’image du député auprès de l’opinion.

Les députés se sont auto-augmentés dans des proportions plus qu’outrageantes. Pour enfoncer le clou, le président Bouteflika avait même saisi le Conseil constitutionnel à l’effet de statuer sur la constitutionnalité du statut de député. Trop tard !

L’APN au service de la «maffia» de la fripe :

15 juin 2011. Le Parlement lève l’interdiction de l’importation de la friperie, une menace pour la santé publique, pour toute l’industrie nationale du textile et ses 18 000 travailleurs. L’article 27 de la loi de finances complémentaire, proposé par des députés RND, FLN et indépendants, a fait scandale. En novembre 2011, l’article en question fut abrogé.

Viol de la constitution :

Mercredi 12 novembre 2008, le Parlement (APN et Conseil de la nation) est convoqué en congrès par le président Bouteflika pour entériner un certain nombre d’amendements à la Constitution de 1996, notamment l’article 74 qui limitait les mandats présidentiels à deux seulement. Résultat du vote : 500 voix pour, 21 contre et 8 abstentions. Des députés quittèrent la salle en signe de protestation contre le viol de la Constitution.

 

*Revalorisations des retraites entre 15 et 30%

Réuni le 18 décembre 2011, le Conseil des ministres a décidé du relèvement du plancher des pensions de retraite à 15.000 ainsi que d’autres hausses pour les autres catégories de retraités. En tout, quelque 2,4 millions de retraités bénéficieront des mesures décidées dimanche et applicables à partir du 1er janvier 2012.

Ces hausses seront financées sur le budget de l’Etat, pour un montant global annuel de plus de 63 milliards DA, précise un communiqué du Conseil des ministres. Selon un communiqué, à l’issue des débats qui ont suivi la communication présentée par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, relative au dossier des retraites, le Conseil des ministres a décidé, «au titre de la solidarité nationale, de revaloriser les pensions de retraites des salariés et non salariés».

Il a été décidé du «relèvement à 15.000 DA de toutes les pensions et allocations de retraites inférieures à ce montant». En outre, les pensions égales à 15.000 DA ont été augmentées de 30%, alors que celles dont le montant dépasse ce seuil, elles ont été revues également à la hausse «par paliers de 28% à 24%» respectivement pour les pensions et allocations de retraite «dont le montant est supérieur à 15.000 DA et inférieur à 30.000 DA».

A noter également que les pensions de retraite dont le montant est supérieur à 30.000 et inférieur à 40.000 DA ont été revalorisées par paliers de 22% à 20%, contre une hausse de 15% pour celles dont le montant est égal ou supérieur à 40.000 DA.

Le montant global annuel de ces hausses, qui entreront en vigueur dès le 1er janvier 2012, dépasse les 63 milliards de DA pour environ 2,4 millions de retraités. Le communiqué du Conseil des ministres rappelle aussi que ces mesures «constituent la troisième intervention du budget de l’Etat, au profit des retraités» après celles décidées en 2006 et 2009 «qui ont notamment permis de relever successivement les plus faibles pensions de retraite à un minimum de 10.000 DA puis de 11.000 DA, et d’instituer un fonds national de réserve des retraites financé par 3% de la fiscalité pétrolière».

A l’issue de l’adoption de ces mesures, «le chef de l’Etat a souligné que celles-ci ne doivent pas occulter la nécessité de conforter le dispositif national de retraite pour en assurer la pérennité et le niveau des prestations qu’il sert à ses bénéficiaires», ajoute le communiqué. Le président de la République a, par ailleurs, chargé le gouvernement de «veiller à l’amélioration de la lutte contre la fraude dans les déclarations d’emplois qui prive le système de protection sociale de recettes appréciables, et de prévoir, dans les révisions futures de la législation du régime des retraites en concertation avec les opérateurs et les représentants de travailleurs, des mesures à même de poursuivre la sauvegarde de l’avenir de la Caisse nationale de retraites».

Sur le même registre, il faut rappeler que la Fédération nationale des Travailleurs retraités (FNTR) revendique des revalorisations allant de «15 à 40% des retraites avec effet dégressif». Selon son secrétaire national, Ahmed Kadiri, «de telles revalorisations de 15 à 40% ne sont, en fait, qu’un rattrapage», a-t-il déclaré dimanche dernier lors d’une émission de la radio nationale soit le jour même de la réunion du Conseil des ministres. Lors de son intervention, M. Kadiri a affirmé que la Fédération n’allait pas refuser une hausse de l’ordre de 25%, inférieure au taux revendiqué, mais qu’elle allait continuer «à défendre» la revendication. Le responsable de la FNTR réclame aussi l’abrogation de l’article 04 de la loi 93.03 qui modifie l’article 16 de la loi 83-12 et le retour au droit acquis, figurant dans l’article 16 qui fixe la pension minimum à 100% du SNMG aux lieu et place de 75%, et déplore «le gel, depuis plusieurs années, de l’indemnité de la femme à charge», des «dispositions d’austérité» qui «avaient été prises sous la dictée du FMI, dans les années 90», rappelles-t-il. Dans la foulée, M. Kadiri a demandé l’actualisation du point indiciaire des anciennes pensions octroyées entre 1984 et 1996. «Sur les 2,2 millions de pensions de retraites, 2 millions d’entre-elles n’ont pas été actualisées», a-t-il précisé. (Quotidien d’Oran-20.12.2011.)

*AXA lance ses activités en Algérie…(Assurances)

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Le géant mondial de l’assurance, Axa, vient de lancer officiellement ses activités en Algérie, ont annoncé hier les responsables de ses deux filiales locales, Axa Assurances Algérie «dommage» et Axa Assurances Algérie «vie», lors d’une conférence de presse à l’hôtel El Djazaïr d’Alger. La première agence d’Axa Algérie, implantée à Chéraga, est désormais opérationnelle et propose, dans un premier temps, des couvertures d’assurance automobile, a ainsi indiqué le directeur général d’Axa Assurances Algérie «dommages», Adelane Mecellem.
Fruit d’un partenariat entre le groupe Axa, à hauteur de 49%, le Fonds national d’investissement à 36%, et la Banque extérieure d’Algérie (BEA) à 15%, Axa Algérie compte développer, selon ses responsables, divers produits d’assurances en Algérie, en ciblant particulièrement le segment de la petite et moyenne entreprise (PME).

Scindée en deux filiales séparées ; «assurances dommages» et «assurances de personnes», conformément à la nouvelle réglementation en vigueur, Axa Algérie n’attend plus que les autorisations requises pour entreprendre la commercialisation de diverses couvertures d’assurances, autres que l’assurance automobile, ont tenu à préciser ses responsables.
Dotée d’un capital social de 2 milliards de dinars, «Axa Assurances Algérie dommage» prévoit ainsi de proposer aux assurables locaux une gamme de produits d’assurances diversifiée, dont la multirisque professionnelle, l’assurance des risques liés à l’activité des entreprises, l’engineering, la multirisque habitation et l’assurance contre les risques de catastrophes naturelles. De son côté, la filiale «vie» d’Axa Algérie, au capital social de 1 milliard de dinars, soit le minimum exigé par la réglementation en vigueur, compte lancer notamment des produits classiques d’assurances de personnes, tels que l’assurance «voyages», l’assurance crédit, les couvertures santé, accidents, vie et décès, ainsi que l’assurance scolaire.

 

S’agissant du développement de son réseau de distribution, Axa Algérie table, dans une première étape, sur les structures de son partenaire, la BEA, pour commercialiser ses produits d’assurance, en développant les pratiques de la bancassurance.
A très court terme, soit vers la fin de l’année en cours, Axa Algérie ouvrira 3 nouvelles agences au niveau de la capitale. Ce réseau devra être étoffé graduellement pour atteindre un total d’une trentaine d’agences en 2012 et être élargie, par la suite, à une centaine d’agences, à échéance de 2015, selon le directeur général d’Axa Assurances Algérie dommages.
En termes d’emplois, ce dernier évoque la création de quleque700 postes au total d’ici 3 à 4 ans.
Interrogé sur les contraintes liées à l’investissement en Algérie, dont notamment la règle de partenariat à 51-49 %, le même responsable a assuré que la réglementation locale n’a en aucun cas entravé le groupe Axa.
Présent dans 61 pays différents, ce dernier, convient-il de noter enfin, est considéré comme l’un des leaders mondiaux de l’assurance, avec un portefeuille de 95 millions de clients de par le monde et un chiffre d’affaires évalué à 91 milliards d’euros en 2010. (El Watan-21.12.2011.)

*Plus de 2 500 enfants algériens adoptés par des émigrés en France

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La démarche à suivre est aussi longue qu’éprouvante. Des centaines de requêtes de kafala déposées depuis des mois, voire des années, sont en effet toujours en attente au niveau des services administratifs chargés des dossiers de l’immigration et au niveau des services sociaux et judiciaires algériens.

L’ensemble de la procédure peut prendre jusqu’à trois ans. Les multiples allers et retours entre les deux pays supposent des frais de transport aérien, d’hébergement — pour ceux qui n’ont pas de famille en Algérie —, de séjour et bien entendu toutes les dépenses liées à la traduction des documents et la demande de visa pour l’enfant. Il faut, en effet, traduire en arabe les documents délivrés à l’étranger et inversement en français, les papiers remis par l’administration et les autorités judiciaires algériennes en prévision du retour. La traduction d’une feuille en Algérie coûte 900 dinars. Ce chiffre est à multiplier au moins par dix, en raison du volume de l’ensemble du dossier kafala.
Depuis que l’adoption a été interdite en Algérie et remplacée par ce qu’on appelle en droit musulman la kafala judiciaire, les choses sont devenues, en effet, plus compliquées pour les ressortissants algériens désirant adopter un enfant dans leur pays d’origine. La kafala n’induit pas un lien de filiation, mais impose au kafil (tuteur) de considérer l’enfant comme le sien et de prendre en charge son entretien, son éducation et sa protection. Seulement, elle ne cadre pas avec les procédures d’adoption classiques en vigueur dans certains pays européens. Du fait de sa non-ouverture à l’adoption internationale, le recueil par kalafa d’un enfant né en Algérie n’entraîne pas de plein droit son adoption en vertu des lois françaises, par exemple. Souvent les parents, désirant recourir à une adoption, se perdent dans le labyrinthe des démarches à entreprendre et l’interminable liste de documents administratifs à fournir. En France, pour ne citer que ce pays où la communauté algérienne est très forte, afin de garantir un maximum de succès au parcours qui mène à la kafala judiciaire, il faut obtenir l’agrément français délivré par le Conseil général au niveau du service chargé des questions d’adoption, dans le département de résidence. La requête peut prendre jusqu’à neuf mois, selon Katia candidate à une adoption en Algérie. Car, remettre cet agrément aux autorités consulaires françaises en plus des pièces demandées permet l’obtention du visa dans un délai moins long, semble-t-il. En l’absence de ce précieux papier, le consulat peut décider de diligenter en France une enquête sociale sur la famille ayant recueilli l’enfant par kafala, entraînant, ainsi un allongement des délais.
En novembre 2007, les autorités consulaires algériennes ont reçu pour consigne de leur ministère de tutelle, de ne plus accepter de demande en kafala si le requérant n’a pas obtenu l’agrément français. Cette exigence a été supprimée en mars 2010 pour des considérations qui restent inexpliquées du côté algérien. La requête de toute personne, qu’elle soit algérienne ou binationale (franco-algérienne), pour une kafala judiciaire doit passer par la suite par le consulat d’Algérie du lieu de résidence. Il faut savoir que l’agrément des autorités algériennes est valable un an. Il faut aussi penser à faire retranscrire au consulat algérien, les actes de mariage, de naissance en arabe pour ne pas avoir à le faire en Algérie. “J’ai adopté une petite fille en 2002. Elle a aujourd’hui 8 ans. Nous avons reçu dernièrement une réponse favorable pour la nationalité française ; avec ce document nous pourrons demander l’adoption ici et l’inscrire sur le livret de famille. Il est possible de prendre un enfant d’Algérie. Seulement il faut s’armer de courage et de patience”, témoigne Fadéla. Lotfi se souvient : “J’ai adopté une petite fille, il y a deux ans. C’était un peu long mais ça a abouti. Il ne faut pas baisser les bras, il y a beaucoup d’enfants qui attendent un sort meilleur là-bas. Surtout les garçons, car les gens résidant à l’étranger choisissent généralement de prendre des filles, considérant qu’il est plus difficile de gérer un garçon dans une société occidentale”.

L’indispensable visa
La Direction de l’action sociale (DAS) est le premier contact à établir en Algérie pour y retirer le dossier et le déposer à la pouponnière choisie.
à ce niveau, des échanges avec la psychologue et/ou l’assistante sociale et/ou le responsable, sont incontournables. Ensuite, il faut aller chercher l’acte de naissance de l’enfant à la mairie de son lieu de naissance, déposer le dossier de kafala auprès du tribunal compétent et constituer le dossier de concordance des noms auprès du ministère de la Justice. Et tout n’est pas fini. Après cette étape, il faut obtenir la kafala judiciaire, une ordonnance autorisant votre enfant à sortir du territoire national et une seconde ordonnance lui permettant d’obtenir un passeport individuel. Le choix du tribunal où déposer le dossier nécessite une adresse à faire valoir en Algérie, laquelle peut être celle d’un membre de la famille mais aussi celle de l’hôtel où le couple s’installe le temps de l’aboutissement des démarches. L’autorisation de sortie du territoire a une durée de validité d’un mois. Il faut donc, entre-temps avoir achevé les procédures avec la pouponnière et la DAS, ainsi que les démarches auprès du consulat pour la délivrance du visa. à ce niveau, ce n’est pas gagné d’avance. C’est même là que les choses se compliquent. L’adoption plénière n’étant pas admise en droit algérien, les enfants algériens recueillis par voie de kafala ne peuvent bénéficier de visa simple pour adoption. Ils peuvent toutefois se voir délivrer d’autres types de visa permettant leur entrée en France ou un autre pays étranger. Pour la France, la procédure est différente selon que le kafil est de nationalité algérienne ou française. Pour le kafil de nationalité algérienne, la demande de visa est instruite à l’issue d’une procédure de regroupement familial et cela en vertu des dispositions du protocole annexé à l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leur famille. Le kafil destinataire d’une décision favorable de regroupement familial doit introduire sa demande de visa pour l’enfant dans un délai qui ne peut excéder six mois à compter de la notification de cette décision. Le kafil de nationalité française pourra, lui, déposer auprès de ce même consulat une demande de visa de long séjour “visiteur” au profit de l’enfant ayant fait l’objet d’une décision prononçant son recueil légal.

Même avec un visa, l’enfant risque toujours l’expulsion
Il faut savoir qu’en France même avec un visa, l’enfant risque toujours l’expulsion. Difficile, effectivement de faire reconnaître l’enfant dans son pays d’adoption, qui n’assimile pas nécessairement le concept de l’adoption au sens maghrébin. L’Association des parents adoptifs recueillis par voie de kalafa (Apaerk), informe les parents désirant adopter en Algérie, sur les démarches à suivre, les conseille et les assiste dans leurs démarches. Sur son site, cette association rapporte que la cour d’appel de Chambéry a rejeté, en 2008, la demande d’adoption d’un couple, au motif que l’article 46 du code de la famille algérien interdit l’adoption, tandis que l’article 116 de ce même code définit la kafala comme l’engagement bénévole de prendre en charge l’entretien, l’éducation et la protection de l’enfant comme le ferait un père pour son fils. Convaincus qu’en refusant le bénéfice d’une adoption plénière ou simple à une enfant algérienne abandonnée, recueillie en vertu d’une décision de kafala, la cour d’appel a violé la Convention de New York relative aux droits de l’enfant, les époux se pourvoient en cassation. La haute juridiction judiciaire rejette leur pourvoi. Dans un arrêt du 15 décembre 2010, elle retient que la kafala, expressément reconnue par la Convention de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l’enfant, préserve l’intérêt supérieur de l’enfant. Il faut savoir qu’alors même s’ils bénéficient d’un agrément de leur département de résidence, ces parents éprouvent de très grandes difficultés à obtenir les visas. Les délais d’octroi des visas sont extrêmement longs. Entre trois à six mois au minimum. Cette attente n’est pas sans conséquence pour les familles adoptives, qui doivent entreprendre un véritable parcours du combattant : difficultés professionnelles, séparation très longue d’avec l’enfant recueilli, aller-retour souvent extrêmement coûteux. Il faut ajouter à cela l’absence de droits sociaux tels que le congé d’adoption ou l’inscription à la Sécurité sociale. Djamel B. revient sur son expérience d’adoption. “Le parcours est long pour obtenir un agrément français et une fois que tu obtiens un avis favorable tu dois te battre là-bas en Algérie pour avoir les documents officiels en un temps record mais cela en vaut la peine. Seulement un autre combat s’ouvre en France pour essayer d’obtenir l’adoption plénière”. Si Djamel s’est battu pour régulariser la situation de son enfant, d’autres parents adoptifs se contentent uniquement de ne pas quitter à nouveau le territoire français de crainte d’une expulsion. Des députés français et des membres du gouvernement ont été saisis par courrier par des associations activant dans le domaine dans une ultime tentative de les sensibiliser sur cet épineux problème. La sénatrice Mme Alima Boumediene-Thiery a attiré l’attention du ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire sur les conditions d’accueil, sur le territoire français, des enfants abandonnés et recueillis par kafala judiciaire en Algérie et au Maroc par des familles françaises titulaires d’un agrément français délivrés par les services d’adoption de l’aide sociale à l’enfance. Elle explique : “L’’inquiétude est réelle, les familles adoptantes se retrouvent bloquées avec leur enfant en Algérie et au Maroc, faute de délivrance de visa pour ces enfants malgré une autorisation de sortie de territoire de l’enfant par le juge compétent. Je souhaite donc aujourd’hui interpeller le gouvernement sur un sujet qui préoccupe de nombreuses familles françaises ayant choisi de recueillir dans leur foyer un enfant abandonné par la voie de la kafala judiciaire, une procédure qui concerne exclusivement le Maroc et l’Algérie et se substitue, dans le droit interne de ces pays, à la procédure de l’adoption, institution qu’ils ne reconnaissent pas”.
Selon elle, la kafala judiciaire est un parcours sécurisé, encadré et structuré qui permet le placement d’un enfant abandonné dans un foyer, sous le contrôle strict d’un juge. Il s’agit en réalité d’une mesure proche, quant à ses effets, de l’adoption simple. “Cette situation est liée à un problème très simple : l’absence de consignes et de circulaires des services compétents concernant le traitement spécifique des demandes de visas de parents recourant à la procédure de la kafala. Le problème a trait à l’arrivée légale en France des enfants. Nombre d’enfants entrent de façon illégale parce qu’ils ne peuvent pas obtenir de visa pour rejoindre leurs parents adoptifs. M. le secrétaire d’État, nous nous réjouissons que la circulaire que vous avez évoquée ouvre aux enfants recueillis par kafala les mêmes droits sociaux qu’aux enfants placés sous une autorité parentale déléguée, mais il serait souhaitable qu’on leur permette également d’obtenir plus facilement des visas pour arriver sur le sol français dans une situation légale”, plaide-t-elle.
N. H. (Liberté-14.08.2011.)

**Repères

ll Selon les chiffres 2010, environ 21 000 enfants privés de famille ont été pris en charge dans le cadre de la kafala en Algérie, sur un total de 29 000 enfants privés de famille ou nés hors mariage. La fréquence des naissances illégitimes est de 3 000 naissances par an avancent les officiels, carrément le double d’après le mouvement associatif se préoccupant des femmes et des enfants en détresse. 15 000 enfants ont été recueillis, ces dix dernières années, en kafala par des familles résidant dans le pays et près de 3 000 autres ont été repris par leur mère ou autres membres de la famille. Dans le pays, il existe 35 foyers d’accueil et 3 centres de formation destinés aux encadreurs.

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 *Des espions parmi nous…ils s’étaient engagés à fournir tous les renseignements demandés en contrepartie d’un visa et d’une résidence permanente en France. Pour trahison au profit de l’Etat français et soutien à un groupe terroriste, le président du tribunal criminel près la cour de Annaba a condamné Boucharma Khemissi, 41ans, Heroual Réda, 29 ans, tous deux ex-militaires, et Oulkima Nacereddine, 44 ans, informaticien et ingénieur en génie civil, à 10 ans de prison ferme. Accusée de non-dénonciation de crime, la sœur de Réda, 32 ans, a, quant à elle, écopé de 6 mois de prison avec sursis. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis à l’encontre des 3 mis en cause la peine capitale et 5 ans de prison ferme pour la fille.Cette sombre affaire d’intelligence avait éclaté, selon l’arrêt de renvoi, le 12 juillet 2009, lorsque Khemissi, un ex-militaire habitant la commune d’El Besbes, s’est présenté à la sûreté de wilaya d’El Tarf pour dénoncer qu’il est espion à la solde des services de renseignement français. «Je me suis dénoncé après l’évocation à l’époque par la presse algérienne de l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhérine», avait-il déclaré à la police judiciaire du DRS, en charge d’enquêter sur cette affaire, peu anodine. Boucharma n’agissait pas en solo. Il avait dénoncé ses acolytes – son oncle Oulkima Nacereddine et Heroual Réda – qui avaient été enrôlés depuis janvier 2006 par les services français. Il avouera également qu’il avait espionné et fourni des renseignements documentés à ce diplomate qui est en réalité un attaché militaire.
Le premier contact avec ce dernier avait eu lieu dans un café à Ben M’hidi (El Tarf), en janvier 2006, dont un accord a été scellé. Les deux Algériens s’engageaient alors à fournir tous les renseignements demandés en contrepartie d’un visa et une résidence permanente en France. Pour le convaincre, les deux ex-militaires espions avaient remis au Français leurs photos en uniforme de l’ANP avant d’être fichés et d’apposer sur deux feuilles blanches leur blanc-seing.
Marché conclu. Engagés, ils avaient eu instruction par le vice-consul de fournir toutes les informations et les renseignements sensibles. La première étape consistait à photographier tous les sites sensibles ayant trait à la sécurité du pays. Ainsi, la présidence de la République, le ministère de la Défense nationale, celui de la Communication, la direction générale de la Sûreté nationale, la prison de Serkadji, les sièges des  4e et 5e Régions militaires, la caserne des troupes aéroportées de Biskra, le cantonnement militaire d’El Allelik de Annaba, le réacteur nucléaire de Aïn Ouessara, la caserne du groupe d’intervention rapide (GIR) d’El Hadjar (Annaba) et le centre de formation administrative de Guelma, de tous ces sites, des photos ont été prises et remises à Patrice Maton.  A la seconde étape, le barbouze français avait instruit ses recrues de se renseigner sur l’un des gardes du corps du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et de lui transmettre de nouvelles photos sur l’intérieur du siège de la présidence de la République.Mission accomplie. Cependant, les deux parties avaient jugé que les rencontres à l’extérieur étaient risquées.  C’est au siège du consulat que désormais se faisaient les contacts. En effet, à la première rencontre dans la chancellerie française de Annaba, les deux espions avaient remis les photos enregistrées sur carte mémoire de téléphone mobile en contrepartie de 40 000 DA. Une autre mission consistait en la collecte de renseignements sur un expatrié russe travaillant à la caserne militaire d’El Allelik dont les informations devaient être transmises via internet. Pour ce faire, un PC portable de marque Toshiba leur a été remis par le consulat français. C’était à ce moment qu’Oulkima Nacereddine – le fiancé de la sœur de Heroual Réda – fut recruté. Après s’être acquitté de cette tâche, Oulkima gravait sur des CD les documents avant de les transmettre par courriel à l’attaché militaire français.
Quelques semaines après, Nacereddine avait doublé ses complices en remettant le PC à son ami Moualeh Salah – un terroriste recherché par les services de sécurité de Souk Ahras. H. S. était bel et bien au courant des activités de son futur mari dont elle a gardé le secret sur ce crime de haute trahison. En 2007, ordre a été donné au groupe pour photographier la raffinerie et les casernes de Skikda, les barrages fixes établis sur les routes de cette wilaya ainsi que la caserne de Souk Ahras.
A Constantine, c’est le commandement régional de la Gendarmerie nationale qui avait été pris en photo avant que les espions ne soient instruits de s’intéresser à la première brigade blindée de Téléghma.
Même des photos de la résidence de Djenane El Mithak figuraient sur l’ordre de mission des espions algériens. Les déclarations de l’ensemble des accusés, à quelques détails près, concordent, tous reconnaissent avoir trahi leur pays au profit de l’Etat français. La marge de manœuvre de la défense pour disculper ses mandants étaient minimes devant la multitude des preuves soumises au juge qui, non convaincu, a condamné les 3 espions algériens à des peines de prison ferme. (El Watan-09.04.2011.)

 

***Le dossier n’est pas clos -Affaire à suivre.

Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a indiqué hier, à Alger, au sujet des personnes condamnées jeudi dernier à Annaba pour intelligence avec l’étranger et atteinte à la sécurité de l’Etat, que l’affaire restait ouverte au plan diplomatique. «L’affaire a été jugée par la justice algérienne (…) qui a ainsi tranché vis-à-vis de ces Algériens qui sont entrés en contact (avec des parties étrangères), mais reste ouverte au niveau diplomatique jusqu’à à ce qu’elle soit éclaircie», a dit M.Medelci lors d’une conférence de presse animée conjointement avec son homologue cubain. «C’est une affaire sensible qui sera remise entre les mains de qui de droit», a ajouté le ministre, sans plus de précisions. Une peine de 10 ans de prison ferme avait été prononcée jeudi dernier à Annaba à l’encontre de trois individus inculpés «d’intelligence et de trahison» dans une affaire liée à la sécurité de l’Etat, selon une source judiciaire. Une quatrième personne, une femme, mise en cause dans cette affaire pour non-dénonciation de crime, a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis.Le procureur de la République avait requis la peine capitale à l’encontre des trois premiers inculpés et 5 ans de prison ferme pour le quatrième. Les faits remontent à juillet 2009 lorsque le nommé Boucharma Khemissi, 41 ans, sans profession, se rend aux services de la sûreté de la wilaya d’El Tarf pour une déposition dans une affaire touchant à la sécurité du pays. Le concerné révéla aux policiers ses rapports avec une représentation diplomatique étrangère à laquelle il reconnaît avoir remis des documents ainsi que des photographies de sites stratégiques et sécuritaires pour le compte du consulat général de France à Annaba. Dans sa déposition, il cite deux de ses camarades, B.K. et H.R., qui ne tarderont pas à reconnaître les faits qui leur sont reprochés. Selon l’arrêt de renvoi, Boucharma Khemissi s’est vu confier par un diplomate étranger la mission de se faire passer pour un militaire et de faire une déclaration mensongère à propos de l’assassinat par des groupes terroristes des sept moines de Tibhirine, en mars 1996. Le ministre a assuré que son département va continuer à enquêter sur ce dossier pour connaître les arrière-pensées du consulat de France. «Nous démentons formellement toute implication de notre consulat général à Annaba dans cette affaire rapportée par la presse algérienne», avait déclaré à l’époque le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères dans un point de presse. S’exprimant au sujet de la Libye, M.Medelci s’est dit favorable à un règlement politique. «Nous sommes entièrement d’accord avec l’Otan que la solution politique reste l’option idéale pour régler la situation en Libye.» Ce sujet était au centre des discussions tenues hier entre M.Medelci et son hôte cubain. L’émissaire du président cubain, Bruno Rodriguez Parilla, affirme qu’il «partage la même appréciation que M.Medelci». «Très tôt, Cuba a dénoncé le danger que représentait la possibilité d’une intervention militaire en Libye et, aujourd’hui, on avance le prétexte de la protection des civils pour envahir un pays souverain», a observé M.Parilla. (L’Expression-11.04.2011.) 

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Affaire des moines de Tibhirine :Faux témoignage contre 40 000 DADans cette affaire d’espionnage, les deux mis en cause ont été les auteurs, à la demande du consul adjoint, d’un faux témoignage sur l’affaire de l’assassinat des 7 moines de Tibhirine. A la barre, ils ont déclaré avoir témoigné en langue nationale sur un enregistrement vidéo où ils apparaissent en uniforme militaire que  «l’assassinat des moines est l’œuvre des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP). Ce forfait a été commis en 1996, car les moines étaient soupçonnés d’espionnage dans la wilaya de Médéa. L’événement a été fêté dans toutes les casernes du pays». En contrepartie, les deux espions algériens avaient perçu 40 000 DA.  

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*Le drame des enfants nés sous X

À la recherche des parents perdus

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Le droit algérien de la famille ne donne aucun qualificatif pour désigner l’enfant né hors mariage, appelé en droit “enfant naturel”. Il n’en parle même pas car, l’enfance illégitime est un sujet tabou au sein de la société algérienne pour des raisons d’ordre religieux, politique, mais surtout par “hypocrisie et animosité”.

Après l’accouchement, la mère, ne laisse aucune trace de son passé à l’enfant qui se voit attribuer un numéro par les services sociaux mais privé d’identité. Le premier besoin est d’ordre psychologique : lorsqu’on se sent “enfant de personne”, à un moment de la vie, la nécessité de savoir qui on est et pourquoi on a été abandonné, s’impose. Pour se construire, on a besoin de connaître ses racines.
Par ailleurs, on n’existe administrativement et socialement qu’à travers un nom créé de toute pièce : socialement, c’est difficile. En Algérie, le nombre de ces enfants nés sous X est de 3 000 par an, selon le chiffre officiel. Les associations annoncent 42 000 par an. “Un chiffre erroné !”, dément Mme Yamina Houhou, enseignante à la faculté de droit d’Alger. “Le chiffre dépasse de loin la réalité. Il est de plus de 42 000 par an par wilaya. En réalité, ils sont 9 000 ou 10 000, chiffre qu’on refuse de déclarer”, insiste-t-elle “Une situation alarmante, tragique, voire dramatique qui nécessite une étude approfondie sur les conditions de ces enfants”, s’accordent à dire les juristes et sociologues. Pour Mme Houhou, “les naissances hors mariage ont toujours existé et existeront toujours”. Il est à rappeler que dans les années 70/80, il était inconcevable que l’enfant illégitime reste avec ses parents, il devait être exclu de la tribu d’origine pour maintenir l’ordre social et préserver ainsi son prétendu honneur. Il est important de signaler que le droit de la famille algérien ne donne aucun qualificatif pour désigner l’enfant né hors mariage, appelé en droit “enfant naturel”. Il n’en parle même pas car, l’enfance illégitime est un sujet tabou au sein de la société algérienne pour des raisons d’ordre religieux, politique, mais surtout par hypocrisie et animosité. Toujours selon l’enseignante à la faculté d’Alger “le droit algérien ne définit pas l’enfant abandonné. Le droit de la famille prohibe l’adoption (article 46 du Code de la famille). Pour parer à cette prohibition, le législateur algérien a mis en place la kafala comme moyen de protection de l’enfant abandonné (avec ou sans filiation). Mais il s’est avéré que cet enfant est devenu une proie facile. En réalité, il ne bénéficie d’aucun avantage. Concernant l’héritage par exemple, il est nécessaire de développer une autre filiation sociale affective qui prime sur la filiation biologique”, proposera Mme Houhou. Quant à la filiation, elle demande que le législateur algérien applique la reconnaissance de l’enfant par le test ADN. “Aujourd’hui, nous sommes devant une situation alarmante et une hypocrisie sociale qui perdure au nom de la morale religieuse”, souligne-t-elle. Elle ajoutera que “l’enfant né hors mariage est désigné par des termes populaires tels que ‘lakit’, ‘enfant trouvé’, ‘madjhoul el-nasab’ qui sont des insultes parce qu’il est né sous X et qu’il n’a pas de filiation, qui est pourtant un droit fondamental de l’enfant”, s’indigne notre interlocutrice. Elle propose que l’état réfléchisse à un concept pour la protection de cet enfant. C’est un droit personnel. Malheureusement, il y a des lacunes juridiques au niveau du Code de la famille qui interdit l’adoption mais autorise la kafala qui s’avère un concept insuffisant sur plusieurs plans. D’abord, sur le plan filiation, la concordance des noms reste un concept non clair. Aussi, il faut que la kafala soit un projet de vie et non un acte de charité. Quelqu’un qui prend un enfant pour la kafala c’est pour la vie. Malheureusement, le droit algérien ne considère pas le lien parental, la kafala est considérée comme un acte de charité et c’est pour cela que je dis que l’un des concepts qui est resté très pauvre c’est bien le concept de l’enfant né sous X. Le Code de la famille en fait un acte unilatéral. Or, il devrait être une mission noble qui consiste à construire un adulte de demain. Il est à souligner que cet enfant n’a aucune protection naturelle après le décès du kafil (parent adoptif). Aussi, la kafala prend fin une fois les parents décédés. L’enfant se retrouve à la rue. Si c’est une fille, elle est exposée au danger de la prostitution, le garçon à la délinquance. également, l’une des grandes insuffisances est qu’en cas de divorce du couple kafil, elle n’implique pas les deux parents. L’un d’eux n’a pas droit de garde ni droit de visite. C’est contraire au droit civique. “Toutes ces lacunes doivent être étudiées, revues ou développer des concepts nouveaux sans qu’ils soient contraires à la moralité religieuse. Des concepts fondés sur le lien socio-affectif”, expliquera t-elle. Afin de protéger l’enfant né sous X, Mme Houhou demande que sa situation reste secrète entre l’administration et l’école pour que cet enfant puisse avoir une vie et surtout une scolarisation normale. Pour rester dans la conformité religieuse et dans le respect de la moralité de l’islam, “nous proposons une loi qui oblige le géniteur à reconnaître son enfant, soit par ADN, soit volontairement (la reconnaissance de paternité). éventuellement, de renforcer l’article 44 du Code de la famille : devant le tribunal, le juge doit accepter la reconnaissance de paternité sans obliger le demandeur de passer par le contrat de mariage. Nous ne proposons pas l’adoption lorsque la filiation de l’enfant est connue. Nous sommes pour la filiation d’un enfant né sous X. C’est un droit et nous devons protéger cette catégorie de personnes qui est vulnérable et exposée à tous les dangers. On essaye de régler un phénomène de société qui n’a jamais fait l’objet de réflexion doctrinale, philosophique par rapport au divorce et à la succession ou l’héritage”, a conclu Mme Houhou. (Liberté-25.07.2011.)

 

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**Fait historique :dorénavant, l’eau coulera des robinets à Tamanrasset 

*Le projet a coùté 3 milliards de dollars… 

*Fait historique : dorénavant, l’eau coulera des robinets en continu dans la wilaya de Tamanrasset et ses environs. Et pour cause, le mégaprojet du transfert de l’eau potable à partir de In Salah a été officiellement inauguré hier par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’issue d’une visite de travail et d’inspection. Bien que le projet ait été mis en service le 15 mars dernier par le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, l’arrivée du chef de l’État au pied de ce deuxième projet du siècle, après celui de l’autoroute estouest, donne un aperçu si fort de l’intérêt que revêt cette réalisation au yeux de celui (le Président) qui a donné le coup d’envoi des travaux au mois de janvier de l’année 2008. Ce mégaprojet de transfert de l’alimentation en eau potable d’In Salah à Tamanrasset, sur une distance de 750 km, a coûté 197 milliards de dinars, soit 3 milliards de dollars, et a été livré dans les délais exigés lors de son lancement. Réalisé grâce à un travail de fourmi et sous des conditions climatiques extrêmes d’un groupement d’entreprises constitué de sociétés chinoises et du groupe public algérien Cosider, cette réalisation gigantesque a rendu possible une alimentation quotidienne des habitants de Tamanrasset et des régions environnantes. Les ressources en eau nécessaires à la satisfaction de ces besoins sont transférées de la nappe de l’Albien à partir de deux champs captant situés au nord de la ville d’In Salah, et qui a nécessité 1 260 km de canalisation de 700 à 1 400 mm de diamètre sur une dénivelée de plus de 1 200 m. Le projet comprend également un réservoir d’arrivée d’une capacité de 50 000 m3 destiné à stocker les eaux. Six mégastations de pompage et une station de déminéralisation d’une capacité de 100 000 m3 par jour a été réalisée pour réduire le taux de salinité des eaux. Auparavant, le chef de l’État a procédé à l’inauguration d’une stèle qui porte le nom «Illamane» (en berbère : Il y a de l’eau), allusion faite à cette grande réalisation. Puis à l’inauguration d’un tronçon de la route transsaharienne, reliant Tamanrasset à In Guezam, sur une distance de 420 km et l’inauguration du pôle urbain d’Adriane, composé de 1028 logements et d’équipements d’accompagnement (CEM, école primaire, bibliothèque, antenne de l’APC, locaux commerciaux…). Mais existe-t-il une visite présidentielle sans une connotation politique ? Évidement pas. Car cette visite intervient dans un contexte social extrêmement tendu marqué par une vague de contestation et une montée au créneau de la classe politique, particulièrement, l’opposition qui revendique des changements politiques profonds. À cet effet, il ne se passe pas un jour, en Algérie, sans l’annonce d’une grève ou l’organisation d’un sit-in. D’ailleurs, plusieurs secteurs sont au bout de la paralysie, alors que d’autres sont au stade de bouillonnement ou de menaces. Au plan régional, la situation en Libye est extrêmement préoccupante, notamment, avec l’entrée en scène de la menace terroriste d’Al Qaïda. Mais, le chef de l’État n’a pas voulu saisir cette occasion pour s’adresser aux Algériens. Aucun message pour tous ceux qui font la une de la presse nationale en ce moment. Aucun signe, hormis celui d’un homme pour qui la popularité demeure toujours « intacte » auprès des populations du Sud. Et pour preuve, ils étaient très nombreux à braver la chaleur et les longueurs des heures d’attente afin de saluer leur hôte et lui réserver un accueil très chaleureux. Aves banderoles, drapeaux, portraits, slogans à sa gloire, Tamanrasset a offert son premier bain de foule de l’année au président Bouteflika. Un exercice hautement symbolique au moment où la contestation ne cesse de gagner du terrain à travers le pays. (Le Courrier d’Algérie-06.04.2011.)

****TIZI OUZOU ET BOUMERDÈS
8 terroristes dont un émir abattus
 Un quadrillage hermétique a permis la neutralisation de ces hors-la-loi.

Pas moins de 8 terroristes dont l’émir de la seriat de Yakouren ont été abattus vendredi par les forces de l’ANP à Yakouren (Tizi Ouzou) et à Boumerdès, a-t-on appris, hier, de sources sécuritaires. Les six premiers terroristes ont été éliminés à Yakouren dans la wilaya de Tizi Ouzou lors du ratissage qu’ont mené dans cette région les éléments de l’ANP. Cette opération a été déclenchée par les militaires après l’attaque dont a été la cible un cantonnement de l’ANP à Yakouren. L’attaque, affirment des sources concordantes, a eu lieu vendredi dernier, vers 19h30 lorsqu’un poste de surveillance de l’ANP, situé sur les hauteurs de Yakouren au nord de la ville de Azazga, a été ciblé par des terroristes. Les assaillants, signalés par dizaines, ont assiégé le poste en question alors que la route a, préalablement, été fermée pour empêcher l’arrivée des renforts. L’on signale également des pertes dans les rangs de l’ANP. Une opération de ratissage a été aussitôt lancée sur les lieux par les forces de sécurité. Les deux autres terroristes ont été abattus dans un accrochage à Djerrah, dans la région d’Ammal, à l’est de la wilaya de Boumerdès. Un militaire a été tué et trois autres ont été blessés. Les militaires, qui menaient une opération de ratissage dans la zone située à la frontière entre Boumerdès et Bouira, ont localisé un groupe terroriste composé de plus de quinze éléments. Par ailleurs, à Bouira, l’explosion d’une bombe à Lakhdaria a fait un mort et un blessé parmi la patrouille de gendarmerie de la localité. L’engin de fabrication artisanale déposé devant un restaurant au lieu-dit «El Arkoub», à quelques mètres de la base vie d’une société étrangère chargée de la réalisation du dernier tronçon autoroutier entre Bouira et Boumerdès, a été actionné à distance. L’attentat semble, selon les premiers témoignages, viser des Chinois qui fréquentent le restaurant. La présence d’une patrouille de gendarmerie qui s’était arrêtée sur les lieux, aurait amené les terroristes à l’activer avant l’heure. Cet attentat, le premier depuis des mois d’accalmie, a suscité la peur et l’inquiétude parmi une population qui a vécu le cauchemar pendant toute une décennie. Cela étant, les forces de sécurité accentuent la pression sur les groupes terroristes encore au maquis avec un quadrillage minutieux et hermétique qui a permis la neutralisation des 8 terroristes. Il reste que la situation sécuritaire au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou nécessite encore plus d’effort pour éliminer les récalcitrants du Gspc. Des actes terroristes sont signalés à travers plusieurs coins de la wilaya. Les plus récents remontent à quelques jours. Deux bombes artisanales ont explosé sur la RN24, reliant Tigzirt à Dellys par le littoral, en une semaine. L’attentat qui a fait un blessé, un technicien des travaux publics de la daïra de Tigzirt, a eu lieu, pour rappel, quelques jours après la réouverture de ce tronçon. La décision de sa réouverture après près de vingt ans, est intervenue, notons-le, suite à la visite du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, dans la wilaya, promettant de suppléer au problème d’insécurité qui pénalise les populations. Quelques jours plus tard, une autre bombe artisanale a explosé sur le même tronçon. A ce même chapitre, il est à signaler que les forces de sécurité ont décidé de renforcer le dispositif sur cette route. Un dispositif opérationnel depuis avant-hier. Trois postes de surveillance ont été implantés entre Tigzirt et Dellys. (L’Expression-18.04.2011.)

**Ratissage à Mizrana Vingt voitures ont été récupérées ces derniers jours dans la forêt de Mizrana, entre Tigzirt et Dellys, a indiqué hier une source sécuritaire à Tizi Ouzou. Ce sont les forces de l’ANP, en ratissage depuis la journée de jeudi dernier dans le massif boisé de Mizrana, qui sont parvenues à récupérer des véhicules qui ont été subtilisés à des citoyens à des faux barrages dressés à différents endroits de la wilaya de Tizi Ouzou par les éléments du Gspc. Les citoyens victimes de ses vols et ayant déposé des plaintes récupéreront leurs véhicules aussitôt la procédure administrative terminée. Le ratissage dans la zone de Mizrana se poursuivait encore hier dans l’après-midi.(18.04.2011.)

 

**13 militaires tués par des terroristes vendredi dans une embuscade tendue en Kabylie. C’est ce qu’a indiqué samedi à l’agence Reuters une source proche des services de sécurité. L’embuscade s’est produite entre Azazga et Yakouren, à l’est de Tizi Ouzou, deuxième ville de Kabylie située à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale. Cette région montagneuse est considérée comme un bastion d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)-16.04.2011.

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Démantèlement d’un réseau aux ramifications internationales

  **Des armes de guerre saisies au port d’Oran

 Les armes étaient importées de France et d’Italie avec la complicité de plusieurs personnes au port d’Oran, dont un douanier déjà identifié grâce à un trafiquant interpellé, mais aussi des relais dans les wilayas de Tiaret, de Relizane et de Tissemsilt.

Un important réseau international de trafic d’armes a été démantelé le 16 mai dernier dans la région de Mostaganem composé de 16 individus, âgés de 25 à 65 ans. Ces mis en cause commercialisaient des armes et des munitions de guerre au marché hebdomadaire de Masra, 10 km au sud de Mostaganem. Il aura fallu trois mois d’investigations pour venir à bout de cette bande qui alimentait des réseaux de terroristes basés à Ramka, dans la wilaya de Relizane, mais aussi d’autres poches de soutien aux groupes armés en Algérie. Des armes et des munitions de guerre ont été récupérées par les enquêteurs de la Gendarmerie nationale de Mostaganem qui, après exploration de renseignements et l’arrestation d’un individu en possession de 55 cartouches, ont pu remonter la filière internationale. Selon le patron du groupement de gendarmerie de Mostaganem, le lieutenant-colonel, Mohamed Benhmida, les armes étaient importées de France et d’Italie avec la complicité de plusieurs personnes au port d’Oran, dont un douanier déjà identifié grâce à un trafiquant interpellé, mais aussi de relais dans les wilayas de Tiaret, de Relizane et de Tissemsilt. Ainsi, et à partir d’un simple renseignement parvenu aux gendarmes de Bouguerat, les enquêteurs ont pu localiser le coordinateur d’acheminement de ces armes, un atelier de fabrique et de maintenance et, mieux, à récupérer un lot de 16 pistolets automatiques, 1 000 balles, des munitions de guerre et 8 autres armes automatiques et fusils de chasse de fabrication italienne et française. Parmi les individus arrêtés, figurent des relais de soutien aux groupes armés. Les gendarmes ont pu également récupérer d’autres armes subtilisées lors d’incursions terroristes dans les douars de Skikda et de Relizane. Un PA a été cédé à 15 millions de centimes et les fusils jusqu’à 80 millions de centimes. Mais la gravité de la chose demeure dans le fait que cet arsenal est entré dans un port et avec la complicité de fonctionnaires assermentés pour lutter contre le crime organisé. D’ailleurs, lors d’investigations menées dans d’autres wilayas, les gendarmes ont démontré que ce réseau a tissé une véritable toile dans un marché hebdomadaire hautement fréquenté ainsi que dans plusieurs régions du pays. D’où l’enquête qui se poursuit toujours pour tenter d’éclaircir d’autres zones d’ombre qui entourent ce scandale et pour également identifier d’autres filatures. Autrement dit, des quotas d’armes qui attendent d’être introduits à partir du même port ou par d’autres voies de trafic. Surtout que, parmi les individus arrêtés, figurent ceux qui sont en contact direct avec les terroristes toujours en activité à Ramka. Tous les moyens ont été mobilisés pour réussir cette opération, y compris le fichier national où sont répertoriés les numéros de série des armes. (Liberté-01.06.2011.)

 

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* Pour l’achat ou la construction de logement : prêts de 700 millions pour les cadres de l’Etat. 

imageLes services de la direction générale du trésor a commencé à recevoir les dossiers de demandes de prêts destinés aux cadres de l’Etat pour l’achat ou la construction d’un logement. La valeur du prêt va de 400 à 700 millions de centimes, avec un taux d’intérêt de 1 %. Le début de l’opération de réception des dossiers intervient huit (8) mois après l’entrée en vigueur du décret exécutif portant sur ce prêt promulgué l’été dernier. La direction générale du trésor a envoyé une instruction aux départements ministériels concernés par cette mesure, notamment ceux de la justice, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de la défense nationale, les informant du début de l’opération de dépôt de dossier. Ces départements pour leur part informeront leurs cadres intéressés afin de se présenter à la direction du trésor pour déposer leurs demandes de prêts. Ces derniers sont destinés aux cadres de l’Etat, à l’instar des directeurs centraux, des cadres de l’armée, des magistrats, des enseignants universitaires et des chercheurs. Ces cadres devront s’approcher de la direction générale du trésor pour déposer leurs dossiers. Pour bénéficier de ce prêt d’une valeur allant de 400 à 700 millions de centimes, les postulants doivent répondre à certaines conditions et critères. Il s’agit notamment du critère lié à l’âge. Les candidats ne doivent pas dépasser les 60 ans. En plus de cela, les postulants doivent avoir une expérience de cinq (5) ans au minimum.  Rappelons que plusieurs mesures visant à améliorer l’offre et l’accès au logement, notamment au profit des jeunes ont été annoncées dernièrement par les pouvoir publics. Le programme quinquennal 2010-2014 prévoit la livraison de 1,2 million de logements sur un programme total de 2 millions d’unités. A la fin de 2010, 190.000 logements ont été livrés, alors que 510.000 unités sont en cours de construction et 400.000 autres logements en phase de réalisation des études. (Echorouk-29.05.2011.)

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* Flambée vertigineuse du prix du ciment 

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Le prix du ciment a connu une flambée vertigineuse ces dernières semaines. En effet, le prix de ce matériaux qui ne dépassait pas les 470 DA le sac il y a peine trois mois a atteint les 600 DA.Cette « envolée » injustifiée de ce produit très important dans le secteur du bâtiment, travaux publics et habitat (BTPH) a poussé l’Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA) et l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) à organiser un nombre de réunion pour débattre de cette question. Le président de l’AGEA, Mohamed Khaloufi, a indiqué à Echorouk que le prix du ciment sur le marché national a atteint des niveaux records à cause de la spéculation qui précède la saison d’été durant laquelle il y a une intense activité dans le secteur du BTPH. Notre interlocuteur nous a expliqué que le prix du sac de ciment qui a d’ores et déjà atteint les 600 DA en mois de mai, attendrait les 700 DA durant les mois prochains. Pour sa part, Mohamed Ben Chiheb, membre de l’UGEA a souligné que le prix du ciment a connu une flambée vertigineuse sur le marché noir. A ce propos, il a affirmé qu’un grand nombre d’entrepreneur et de promoteurs se sont plaint de cette augmentation soudaine de ce matériau très demandé dans le secteur du BTPH. La même source a reconnu, d’autre part, que les prix diffèrent d’une région à une autre, tout en expliquant que la spéculation « fait des ravages » dans la région centre du pays où ce concentrent quelques grandes usines de production de ciment.  Mohamed Ben Chiheb a, par ailleurs, appelé les pouvoirs publics à encourager l’utilisation du plâtre disponible en quantité suffisante et à soutenir son prix. « Je me demande pourquoi les entrepreneurs algériens n’utilisent pas ce produit (plâtre) dans l’activité de construction, alors que les entreprises étrangères l’utilisent ? », s’est-t-il interrogé. De son coté un autre entrepreneur a exclu l’idée selon laquelle le prix du ciment attendrait les 700 DA. Dans ce contexte, il a expliqué que le recours à l’importation baissera le prix de ce matériau. Selon lui, le prix se stabiliserait entre 550 et 600 DA le sac. (Echorouk-29.05.2011.)  

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*Chantier de réformes…Front social en ébullition…Le gouvernement débordé !   C’est l’embarras total !

Submergé par les dossiers des réformes politiques et ébranlé par le front social, l’Exécutif n’arrive plus à joindre les deux bouts.

C’est l’embarras total. L’équipe Ouyahia ne sait plus où donner de la tête. Submergée par les dossiers des réformes politiques et ébranlée par le front social, elle n’arrive plus à joindre les deux bouts. «Nous sommes débordés», a confié un membre du staff gouvernemental qui se plaint de fatigue. Et d’ajouter: «Nous avons un calendrier bien chargé».
La même source indique que le gouvernement a multiplié ses réunions ces derniers temps. Pour les mois à venir, l’équipe Ouyahia a beaucoup de pain sur la planche. Elle doit courir plusieurs lièvres à la fois. Que ce soit sur le plan politique, économique ou social, le travail est énorme. Sur le plan social, ça bouillonne dans tous les sens. L’enseignement supérieur, la santé, la justice, l’habitat et les collectivités locales, aucun secteur n’est épargné.
Les mouvements de protestation se multiplient. Malgré les mesures prises par le chef de l’Etat et les promesses des ministres, le front social reste marqué par les tensions. Le malaise qui ronge la société tracasse sérieusement le gouvernement et complique davantage sa mission alors qu’il est appelé à faire d’autres concessions pour le front social. Lors du dernier Conseil des ministres, le chef de l’Etat a chargé son gouvernement de diligenter les chantiers ouverts, comme l’allègement des procédures administratives afin d’améliorer la prise en charge des citoyens. Il a également instruit l’Exécutif de lui rendre des comptes à la fin du semestre en cours. Le gouvernement aura donc à élaborer un certain nombre de recommandations qui seront présentées en Conseil des ministres vers la fin juin. Au plan politique, l’Exécutif est appelé à conduire les différents chantiers énoncés par le chef de l’Etat. Il s’agit, entre autres, de la révision de la Constitution, de la loi électorale, de la loi sur les partis politiques, les associations et le Code de l’information.
Un chantier reste prioritaire, la Constitution, pour lequel le chef de l’Etat a chargé le gouvernement de proposer un projet de réglementation permettant de consolider une démarche dans laquelle la Commission nationale consultative chargée de la protection et de la promotion des droits de l’homme (Cncppdh) conservera naturellement le rôle que lui confère la loi.
En parallèle, le gouvernement doit préparer les autres dossiers faisant partie des réformes. Toutefois, note-t-on, le gouvernement est tenu par le facteur temps.
Le chef de l’Etat lui a tracé un calendrier de travail. Selon le Président Bouteflika, le gouvernement est tenu de diligenter la préparation des projets de lois découlant de ces réformes, afin de pouvoir les présenter au Parlement au fur et à mesure de leur finalisation. «En tout état de cause, la totalité de ces projets devra être sur le bureau de l’Assemblée populaire nationale au plus tard, au début de sa prochaine session d’automne, afin qu’ils soient tous débattus et votés par l’actuelle Assemblée», a indiqué le communiqué de la Présidence. Le président de la République veut aussi en finir avec le phénomène de la bureaucratie. «Les relations entre l’administration et les citoyens devront impérativement être améliorées, en faisant reculer la bureaucratie, en mettant un terme aux dysfonctionnements de l’administration, et en rétablissant le service public», a-t-il martelé. Le gouvernement aura donc pour mission de «réhabiliter» le comportement de l’administration.
«Le gouvernement est requis pour mettre au point une nouvelle procédure qui renforcera la transparence et l’équité dans l’accès des citoyens aux aides publiques, au logement et à l’attribution du logement public locatif», indique le communiqué de la Présidence. Ce n’est pas la seule tâche.
Le gouvernement aura également comme mission de relancer le développement économique. L’Exécutif sera-t-il à la hauteur? En tout état de cause, la tâche est loin d’être facile. Si le gouvernement échoue encore une fois, il ne sera sans doute pas ménagé. (L’Expression-12.05.2011.)

 

les étudiants en sciences médicales ont marché dans la capitale

*** Bousculant à tout-va, empoignant la foule sans distinction, traînant par terre les récalcitrants, les éléments antiémeute n’ont pas lésiné sur la brutalité afin de contenir les manifestants. ***

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Les résidents, les étudiants en sciences médicales, internes ou externes, ont réussi l’impensable : marcher dans la capitale. Ils étaient ainsi plus d’un millier de blouses blanches à avoir manifesté, hier, de la présidence de la République à la place du 1er Mai. Pourtant, cette marche n’était pas prévue. Initialement, au programme, un «simple sit-in» était programmé à El Mouradia. Pourtant, l’accueil réservé par les forces de l’ordre aux contestataires en a décidé du contraire. 

La tension était d’ailleurs palpable bien avant l’heure fixée du rendez-vous. «Les policiers ont empêché les résidents, même seuls, de se diriger vers la Présidence afin de prendre place sur les trottoirs, comme à l’accoutumée. Ils n’ont pas hésité à disperser violemment des petits rassemblements de trois ou quatre personnes», raconte, outré, Boutalbi Massinissa, délégué des résidents du CHU de Kouba.
Bousculant à tout-va, empoignant la foule sans distinction, traînant par terre les récalcitrants, les éléments antiémeute n’ont pas lésiné sur la brutalité afin de contenir les manifestants. Plusieurs personnes ont d’ailleurs été interpellées, brutalement dans la plupart des cas. «Elles ont été embarquées vers on ne sait où pour être relâchées un peu plus tard», rassure le docteur Sahnoun, délégué du Camra.

Les policiers n’ont d’ailleurs épargné personne. Un photographe d’El Khabar, l’objectif braqué sur les scènes d’empoignade, s’est fait confisquer son matériel, après avoir été brutalisé par des agents. «Mais dans quelle République sommes-nous pour que des citoyens soient traités de la sorte ?» hurle le docteur Yelles, une fois la situation «pacifiée», l’ensemble des manifestants ayant été parqués sur les trottoirs. «Nous allons vers l’arrêt des gardes, vers la démission collective. Que le gouvernement et la Présidence assument leurs responsabilités, puisque c’est là le sort que l’on nous réserve», ajoute-t-il sous les hourras de la foule et les klaxons des voitures. Les blouses blanches n’ont pas dit leur dernier mot. De bouche à oreille, résidents et étudiants se passent le «plan B». «Nous étions loin de nous imaginer qu’ils nous brutaliseraient. Ainsi soit-il, alors. Nous allons marcher et leur montrer que nous ne nous laissons pas intimider», souffle, l’œil noir, le docteur Yelles.

Déferlante blanche

Persuadés, sûrement, que les manifestants se dispersaient, les policiers ne semblaient pas avoir anticipé les choses. Grappe par grappe, les blouses blanches s’élancent. Des pas timides et lents pour commencer, puis les choses s’accélèrent. C’est ainsi qu’une vague blanche arrive à déborder les forces antiémeute. La déferlante bloque la circulation automobile, avant d’être maîtrisée et cantonnée sur une partie de la chaussée. Là, on donne l’ordre, dans des hurlements, de repousser, de frapper, de matraquer.
Des étudiants sont même violemment poussés dans les escaliers, en contrebas de la rue principale. La confrontation dure quelques dizaines de minutes. Puis une nouvelle fois, les manifestants s’élancent, grappillant centimètre par centimètre, se jouant des policiers, courant à en perdre haleine. «Nous avons réussi à déjouer leurs stratagèmes, à leur échapper», hurle une jeune fille à l’adresse de son amie.

Ce sont alors des centaines de résidents et d’étudiants survoltés, galvanisés par leur exploit, qui dévalent à toute allure la pente qui mène du Golfe à la place du 1er Mai. Un cordon de policiers, mince il est vrai, tente évidemment de les stopper dans leur élan au niveau de Laperrine. En vain. «Nous l’avons fait !», hurle, rouge d’excitation, le docteur Sahnoun, en lançant un regard circulaire sur la fontaine de la place.

Après quelques minutes, les manifestants se dirigent d’eux-mêmes vers l’entrée de l’hôpital, où ils se rassemblent. Heureux, grisés, repus de ce succès, ils y resteront pendant plus d’une heure. Les chants se mêlent aux slogans, les mécontentements aux rires. «Les blouses blanches sont plus que jamais déterminées, plus que jamais unies», lance fièrement Rachid Chouitem, porte-parole de la Coordination nationale des étudiants en pharmacie. «Nous ne sommes pas montés à la Présidence. Mais avons marché de la présidence à l’hôpital… afin de faire redescendre les autorités dans notre amère réalité !» (El Watan-05.05.2011.)

 

**Académie militaire interarmes de Cherchell

Les nouveaux défis de l’AMIA 

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L’Académie militaire interarmes (AMIA) de Cherchell (Tipasa) a réussi à relever le défi de la formation universitaire entamée depuis 2008.

En effet, l’Algérie enregistrera, pour la première fois de son histoire, la sortie d’une promotion de jeunes officiers de l’armée terrestre, ayant bénéficié d’une formation universitaire, mais fondamentalement militaire.
L’AMIA assure une année de formation militaire de tronc commun pour l’ensemble des officiers de l’ANP.
Après son passage au sein de cette prestigieuse institution, chaque élève officier regagnera son école selon sa spécialité afin de poursuivre ses études universitaires jusqu’à l’obtention de sa licence et sa première «étoile», qui lui ouvre naturellement la voie au poste de chef de section.

«Le contexte actuel mondial exige une formation d’excellence au profit des futurs cadres militaires de notre pays, déclare le général major Malti, commandant de l’AMIA, afin de pouvoir assurer la sécurité de notre  territoire et de notre peuple. Nous nous attelons à mener rigoureusement toutes les étapes inhérentes à la professionnalisation de l’ANP, ajoute-t-il. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes mobilisés pour de nouveau défis.» «Notre commandement ne lésine pas sur les moyens technologiques et matériels pour assurer une formation typiquement militaire, très importante et efficace en nous dotant des moyens», enchaîne-t-il. «Chaque année, nous enregistrons 8000 demandes de formation qui émanent des jeunes filles et garçons bacheliers et universitaires. A l’issue de leur formation, ici à Cherchell, indique le commandant de l’AMIA, chaque officier décrochera sa licence en énergétique et mécanique. Néanmoins, il faut que chaque élève officier, fille ou garçon, ait la capacité de supporter les charges de notre programme de formation. Notre école dispose des compétences humaines, des outils pédagogiques et des équipements militaires qui permettront à chaque élève officier d’acquérir une formation physique et intellectuelle, d’analyse également très approfondie», conclut-il.

La formation scientifique très pointue aura donné une nouvelle dimension à l’AMIA. Les différents ateliers qui composent l’école annexe de l’AMIA, dirigée par le colonel Benosmane, enrichissent les jeunes élèves officiers des potentialités énormes dès l’entame de leur ralliement à l’ANP avant de rejoindre les différents départements pédagogiques de l’AMIA.
L’enseignement assisté par ordinateur et l’anglais américain sont couramment utilisés par des enseignants du 3e cycle universitaire au profit des élèves officiers.L’AMIA offre également des formations destinées aux postes de commandement et de contrôle des unités de combat.Des pays amis envoient leurs officiers à l’AMIA pour des formations. Il n’en demeure pas moins que le plus frappant à l’AMIA, aujourd’hui, c’est la présence en force des jeunes bachelières et des universitaires au milieu de cet environnement autrefois chasse gardée des hommes. L’esprit qui y règne est incroyable.La gent féminine subit avec abnégation les mêmes charges que le reste de la troupe. Une image qui ne passe pas inaperçue. (El Watan-05.05.2011.)

 

 *Les médecins spécialistes dénoncent les «lobbies» de la santé

Des lobbies exerçant à l’intérieur du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et à l’extérieur de cette institution font la loi dans notre pays.

Les barons de la santé existe bel et bien dans ce secteur des plus sensibles», ces accusations émanent du porte-parole du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), Dr Mohamed Youcefi.
Lors d’une conférence de presse animée hier au siège de cette organisation syndicale, le conférencier a identifié clairement ces barons. Il s’agit d’un clan au niveau du ministère, à sa tête le directeur des ressources humaines. A l’extérieur, deux syndicats sont pointés du doigt,  celui des professeurs et docents et celui des maîtres assistants en sciences médicales. Dr Youcefi parle de convergence d’intérêt entre les deux parties. Il dénonce, à cet effet, le comportement du directeur des ressources humaines qui a osé envoyer un document à la direction de la Fonction publique (DGFP) portant régime indemnitaire des praticiens élaboré sans concertation avec ces derniers.
Dr Youcefi condamne aussi l’attitude «ignoble» des deux syndicats qui se sont érigés en tutorat et agissent comme une caste.

Preuve à l’appui, l’orateur exhibe une correspondance adressée par les deux syndicats et portant la signature du professeur Djidjli à la DGFP au Premier ministre et au ministre de l’Enseignement supérieur. Dans cette missive, les deux syndicats ordonnent aux responsables de ces départements de ne pas prendre en charge le projet de décret amendant certains articles du statut particulier des spécialistes de santé publique paru il y a de cela deux années. Ces amendements, selon les deux syndicats, visent à aligner les spécialistes à la même échelle que les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires. Ce qui n’est pas du goût de ces derniers. Justement dans la lettre, les deux syndicats expliquent que «cette démarche récurrente est déjà rejetée il y a juste une année par la Fonction publique, et cette fois encore, elle ne peut et ne doit à notre sens qu’être refusée».

Une affaire de reclassement

Plus loin, les deux syndicats se disent persuadés que «la Fonction publique ne peut accepter qu’un spécialiste de santé publique et uniquement par ancienneté soit classé au même niveau qu’un professeur qui a passé quatre concours nationaux et une thèse».
Dans le cas où l’administration (DFP) accède à la demande des praticiens, les deux syndicats seront dans l’obligation, à leur tour, de demander le reclassement des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires et cela dans les plus brefs délais. Irrité par ce comportement «inqualifiable et indigne», le syndicat des praticiens spécialistes a décidé de réagir. Il convoquera un conseil national représentant tous les établissements de santé publique le 4 mai prochain pour décider des actions à entreprendre face à cette situation qui tend vers le pourrissement et aux «tergiversations de la tutelle et le non-respect de ses engagements» à satisfaire leurs revendications.

Dans ce cadre, l’orateur n’a pas exclu le recours au mouvement de protestation. Tout en accusant certains médecins, proches du cercle du pouvoir d’être au-dessus de la loi, le syndicat des praticiens va entreprendre une action en justice contre les hospitalo-universitaires et envisage de saisir le Conseil de l’ordre des médecins, comme il demande au ministre de la Santé de prendre des décisions nécessaires pour mettre fin à l’action de ces lobbies. Pour ce qui est des autres revendications, Dr Youcefi a rappelé le dossier du concours pour la promotion dans la carrière professionnelle institué en 1982 avant d’être annulé, ajoutant que ce dossier «dépend toujours de la signature de la Fonction publique, alors que 2500 praticiens aspirent à son application».  Dr Youcefi a, en outre, affirmé la solidarité du SNPSSP avec le SNPSP et les médecins résidents qualifiant leurs revendications de «légitimes». (El Watan-23.04.2011.) 

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*Renforcé en armement en provenance de Libye… le Gspc joue les temps morts

 

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Face à ce nouveau contexte, l’Algérie revoit sa stratégie sécuritaire et prévoit prochainement une réunion des chefs d’Etats-majors des pays du Sahel.

Profitant de la levée de l’état d’urgence, le Gspc, branche présumée d’Al Qaîda au Maghreb, vient de réussir un véritable coup médiatique en perpétrant un lâche attentat qui a coûté la vie à plusieurs militaires à Yakourène en Kabylie. Selon des sources sécuritaires très au fait du contexte, cela ne fait aucun doute, le groupe terroriste, composé de cinquante éléments dirigés par le tristement célèbre Abdel Malek Droukdel, alias Abou Mosaâb Abdel Wadoud, a reçu un renfort en armement en provenance de la Libye. «On n’est pas très surpris par la violence de ces attaques», soulignent ces sources, qui ont rappelé que «l’Algérie n’a pas manqué, à chaque occasion, de prévenir que les armes acquises par la nébuleuse en Libye vont servir à renforcer les groupes terroristes» et plus particulièrement les groupes terroristes activant au Sahel et en Algérie, notamment où se concentre le noyau dur de la nébuleuse.
Relevant que cet attentat contre les forces de l’ANP survient juste avant le discours adressé à la nation par le Président Bouteflika, nos sources estiment que cet acte lâche en dit long sur la situation des groupes armés qui écument encore les maquis. «C’est une réaction désespérée par rapport au contenu du discours. Les tenants de l’option armée traduisent un message des groupes terroristes qui veulent dire au peuple que le chef de l’Etat a échoué à faire ramener la paix», décryptent nos sources. Il est évident que les criminels oeuvrent inlassablement à bloquer l’Algérie sur le thème sécuritaire afin de retarder les réformes politiques annoncées par le président de la République. Le changement auquel aspire l’Etat algérien intervient, malheureusement, dans un contexte très complexe sur le plan sécuritaire et au moment où «les groupes armés au service de la déstabilisation et au profit de clans occultes ont réussi à s’approvisionner en armes lourdes grâce aux rançons acquises en échange des otages», ajoutent les mêmes sources très au fait du dossier sécuritaire. Dans le même registre, nous sources avertissent sur le nombre effarant d’armes en provenance de Libye en circulation actuellement au Sahel, jugeant la situation «très inquiétante» dans cette partie où sont braqués les regards des puissances occidentales. Pour nos sources, l’intervention militaire en Libye a aggravé la situation sécuritaire, en permettant à la rébellion libyenne de se fournir en armes après les attaques contre les bases militaires en Libye. En effet, les éléments d’Al Qaîda détiennent à présent une grande quantité d’armes dont des missiles antiaériens. Ces derniers ont réussi à faire pénétrer, comme nous l’avions rapporté dans l’une de nos précédentes éditions, ces armes en Algérie. Celles-ci en provenance de Libye, transitent par le Mali en passant par le Tchad avec la complicité des milices touarègues. Le pire est à craindre, surtout si les armes parviennent sans contrôle à la rébellion. Selon des témoignages livrés à L’Expression par une ressortissante libyenne, «les cartons en provenance de la coalition des 15 pays anti-Gueddafi, contiennent des armes en place et lieu des vivres et des médicaments». Selon nos sources, la réflexion est déjà engagée en Algérie sur le retour au «tout-sécuritaire». Dans le même ordre d’idées, nos sources estiment qu’ «il y a une volonté de la part de certains cercles étrangers de provoquer, coûte que coûte, le chaos en Algérie, pays qui a résisté au vent des révoltes arabes. Plus l’Algérie est déstabilisée, plus les affaires de ces cercles occultes se porteront mieux». Face à ce nouveau contexte, notamment dans la région du Sahel, les services de sécurité algériens annoncent la mise en place d’une stratégie globale pour contrecarrer toute velléité de déstabiliser le pays. Cette stratégie inclut la collaboration indispensable des Etats voisins. Nos sources n’écartent pas prochainement une réunion de haut niveau des Etats-majors des pays du Sahel. (L’Expression-18.04.2011.)

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*Santé : suppression graduelle du service civil 

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, rejette la responsabilité du retard enregistré dans l’adoption des modifications dans le statut des personnels de la Santé publique à la Direction générale de la Fonction publique. Ce retard a poussé les praticiens de la santé publique à redescendre dans la rue.Le ministre le la Santé a reconnu la légitimité des revendications des praticiens de la Santé publique, mais les a appelé à tenir compte des malades. Ould Abbès a expliqué par ailleurs que la suppression du service civile revendiquée par les protestataires ne peut pas être satisfaite du jour au lendemain. « Nous allons procéder à la suppression du service civil graduellement en l’espace de deux années afin de garantir une couverture sanitaire équitable », a-t-il dit.S’exprimant en marge de l’ouverture de la 14ème édition du Salon international médicament et de l’équipement médical, le ministre de la Santé  a indiqué que ses services ont expliqué au Syndicat national des praticiens de la Santé publique (Snpsp) tous les détails  sur le nouveau statut. Ould Abbès a affirmé, d’autre part, que les révisions et les modifications présentées par la commission mixte ont été adoptées par le ministère de la Santé et qu’elles ont été mises sur la table de la Direction générale de la Fonction  publique depuis le mois de février dernier. Le ministre se lave ainsi les mains du grand retard enregistré dans la révision du statut des praticiens de Santé publique.

Pour rappel, le Snpsp a déploré mardi ce qu’il a qualifié de « tergiversation » de la tutelle à mettre en pratique ce qui a été convenu au sujet de la révision de régime indemnitaire et du statut des praticiens de la Santé publique. « Il y a de la tergiversation dans la prise en charge effective des revendications légitimes des praticiens de la Santé publique », a estimé le président du syndicat, Lyes Merabet, lors d’une conférence de presse, précisant que c’est pour cela qu’il a été convenu, lors d’une réunion du conseil national du syndicat jeudi dernier, d’organiser « deux sit-in jeudi devant le ministère de la Santé et le 28 avril devant le Palais du gouvernement ».  (Echorouk-20.04.2011.)

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Le cheptel algérien se porte bien

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a affirmé hier que le cheptel algérien se porte bien. «La plupart du cheptel national est en bonne santé, mais pour que cela dure, il faudrait prévenir à tous les niveaux», a déclaré M.Benaïssa qui s’exprimait lors des 9ès Journées des sciences vétérinaires. «La productivité ne peut pas se faire sans une bonne santé du cheptel», a-t-il dit en soulignant, toutefois, que l’Algérie n’ «est pas à l’abri de maladies émergentes». Aussi, le ministre de l’Agriculture a-t-il appelé les vétérinaires à accompagner les éleveurs dans la prévention et la lutte contre les maladies animales et à répondre aux besoins croissants de prise en charge de leurs cheptels. «Les vétérinaires doivent répondre aux besoins des éleveurs et accompagner l’évolution de la production animale», a suggéré M.Benaïssa. De son côté, le directeur de l’Ecole nationale supérieure vétérinaire (Ensv), Louardi Guezlane, a souligné que les maladies transmissibles vectorielles (MTV), «représentent aujourd’hui à l’échelle planétaire, un enjeu scientifique et social de première importance», a-t-il dit. Les leishmanioses figurent parmi ces maladies transmissibles à l’homme dont beaucoup de cas sont recensés en Algérie, notamment la leishmaniose cutanée, selon le directeur des services vétérinaires au ministère, Rachid Bouguedour, qui a souligné la difficulté de se débarrasser de cette pathologie malgré les gros efforts de désinsectisation. En 2010, la Mauritanie a connu la maladie de la fièvre de la vallée du Rift, une zoonose qui touche l’homme à partir des animaux, dont des décès humains ont été enregistrés dans ce pays frontalier à l’Algérie. M.Bouguedour a cité également la fièvre du Nil (west Nile virus) apparue, il y a trois années, au Maroc et en Tunisie. «Ce sont des maladies qui sont à nos frontières et qu’il faudrait donc regarder de très près leur évolution», a-t-il suggéré. Il y a également d’autres pathologies, affectant seulement les animaux, comme la Blue tongue, qui s’est installée en Méditerranée et la peste des petits ruminants, apparue au Maroc il y a trois ans et déclarée en Tunisie cette année, l’Algérie ayant recensé des cas sérologiques positifs au sud du pays. «Cela veut dire qu’on n’est pas à l’abri», a mis en garde ce vétérinaire. Cette rencontre sur les pathologies animales vise également la sensibilisation des pouvoirs publics sur la «nécessité d’allouer des moyens financiers et humains conséquents qui permettraient la mise en place d’une politique nationale de lutte et de prévention contre ces maladies», selon les organisateurs. Des recommandations seront formulées jeudi à l’issue de cette rencontre et qui seront transmises aux responsables du secteur. (L’Expression-21.04.2011.)

 

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 SANTÉ, ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Ces secteurs malades
 

Ils sont constamment exposés aux mouvements de protestation sans que des solutions durables ne soient apportées.

L’effervescence qui caractérise le front social ne baisse toujours pas. Les secteurs de la santé, de l’enseignement supérieur et de l’éducation sont les grands malades de cette société.
Après avoir évacué la Présidence de la République où ils étaient en sit-in, les médecins résidents, en grève depuis presque un mois, ne décolèrent pas. Regroupés autour du Collectif autonome des médecins résidents algériens, ces derniers se disent toujours mobilisés pour aboutir à la satisfaction de leurs revendications, dont la suppression du service civil figure en bonne place. La tutelle semble entièrement déconnectée des doléances des résidents.

Après avoir eu recours à la justice pour déclarer illégale la grève, le ministère de la Santé a encore une fois innové en matière de manoeuvres pour casser la grève. Proposer, dans l’opacité, une fiche de voeux pour les nouveaux étudiants et programmer les examens en pleine grève. Le Dr Mohamed Sahnoune, joint hier au téléphone, a dénoncé cette méthode aberrante de la tutelle. Il a qualifié d’anti-pédagogique la programmation des examens en pleine grève sachant que les médecins résidents n’ont assisté, depuis le début des débrayages, à aucun TD ni à aucune conférence ou autre séance pédagogique. Notre interlocuteur a fait savoir que le Collectif a demandé de repousser les examens et de les programmer dans un délai d’un mois après l’arrêt de la grève et donc la satisfaction de leurs revendications. Dans le cas contraire, les résidents menacent tout simplement de boycotter les épreuves. Pour défendre cette cause, le Collectif a délégué cinq résidents pour participer à la Conférence des doyens des facultés de médecine. De son côté, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) a décidé d’organiser deux sit-in de protestation. Le premier est programmé pour jeudi prochain devant le ministère de la Santé alors que le deuxième est prévu le 28 du mois en cours, devant le Palais du gouvernement. Le secteur de l’enseignement supérieur n’est pas en reste des mouvements de protestation qui secouent l’Algérie. Après la grandiose marche du 12 avril dernier, la Coordination nationale autonomes des étudiants (Cnae) remet ça. Une autre marche pourrait être programmée à la faveur de la réunion de la Cnae de demain à l’université de Chlef, le 26 avril prochain de la Grande-Poste vers le Palais d’El Mouradia à Alger. Joint au téléphone, Yacine A. membre d’un comité des étudiants a affirmé que plusieurs universités du pays sont toujours paralysées par des mouvements de grève, soutenant que la majorité des étudiants sont pour l’organisation de cette marche à Alger. Hier, les étudiants de l’université de Chlef ont radicalisé leur mouvement en procédant à la fermeture de leur université pour demander le départ du doyen. Pour leur part, les étudiants des grandes écoles ont décidé de poursuivre leur grève entamée depuis environ six mois. La coordination des étudiants des grandes écoles, qui s’est réunie avant-hier, a décidé de boycotter les examens semestriels prévus pour le 21 avril prochain et de tenir un sit-in devant l’APN au cours de cette semaine. Les enseignants se joignent à la contestation. Un rassemblement est prévu demain devant le rectorat de l’université de Béjaïa pour condamner la gestion de l’université. Quant au secteur de l’éducation, le mécontentement est toujours de mise. Après les grèves des enseignants contractuels, ce secteur risque la paralysie durant les prochains jours. Et pour cause, trois syndicats autonomes (Cnapest, Snapest et Unpef) ont appelé à un mouvement de grève de trois jours par semaine reconductible à partir du 25 avril en cours dans les lycées.(L’Expression-18.04.2011.)

 

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*Les étudiants ont réussi leur défi de marcher dans la Capitale

   ** une déferlante humaine !

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Tous les cordons de sécurité déployés pour empêcher les marcheurs ont volé en éclats devant la détermination des étudiants.

Pari tenu. Les étudiants ont réussi leur défi. Ils étaient des dizaines de milliers (150.000 selon les organisateurs, entre 20.000 et 30.000 selon d’autres sources) à marcher, hier, sur Alger et ce, de la Grande-Poste à la présidence de la République.
Bastonnés, matraqués et agressés, puis divisés en trois groupes, les étudiants qui ont répondu à l’appel de la Coordination nationale autonome des étudiants (Cnae), n’ont reculé devant aucun obstacle, et ont sillonné les rues de la capitale. Tous les cordons de sécurité déployés pour empêcher les marcheurs ont volé en éclats devant la détermination des étudiants. Prévu initialement de la Grande-Poste au Palais du gouvernement, les organisateurs ont finalement changé d’itinéraire et décidé de «monter» à El Mouradia, en guise de protestation contre les brutalités policières.
Le long de l’itinéraire (Grande-Poste-El Mouradia), les étudiants ont franchi cinq barrières sécuritaires. Arrivés au Golfe, à quelque cent mètres du siège de la Présidence, ils ont été bloqués par un double cordon sécuritaire: le premier constitué par des milliers d’agents de l’ordre et le second par des dizaines de fourgons de police qui ont bouclé hermétiquement le passage.
Des bousculades et des affrontements ont éclaté, notamment au niveau de la Présidence, entre étudiants et agents de l’ordre faisant plus de 150 blessés. Selon un officier de police, il y a eu plus de 70 policiers blessés alors que du côté des organisateurs, on dénombre plus de 100 étudiants dont certains avec du sang sur le visage.

Le film de la marche
Aux environs de 10 heures du matin, la Grande-Poste était totalement bouclée par un impressionnant dispositif des forces de l’ordre. Les étudiants ont déjoué le piège en se rassemblant au niveau de la place Emir-Abdelkader. D’une seule voix, ils scandent: «Etudiants, étudiants!», «Khawa khawa, zekkara fi l wizara», «Algérie libre et démocratique!». A 10h30 minutes, la procession humaine a déferlé sur la Grande-Poste. Les cordons sécuritaires ont résisté quelques minutes, en bastonnant et en réprimant brutalement les étudiants.
Enragés par ce traitement policier, les universitaires ont répondu en criant «Marche pacifique». Les agents de l’ordre ne voulaient rien comprendre. La tension est montée d’un cran et comme un tsunami, les étudiants ont forcé tous les cordons de sécurité déployés autour de la Grande-Poste.Des slogans politiques commencent à fuser «Ulac smah ulac», «Nous sommes toujours des combattants», scandaient-ils, en jetant à terre les barrières dressées par la police.
Après ce passage forcé, les étudiants ont décidé de changer l’itinéraire de la marche et de rejoindre El Mouradia au lieu du Palais du gouvernement.

Une déferlante humaine
Il est 11 heures. A 11 heures 10 minutes, ils ont tenté de forcer le portail de la Fac centrale mais se sont vite ravisés. «One, twoo, tree où va l’Algérie?», scandent-ils encore à ce niveau.
La déferlante humaine a emprunté le boulevard Mohamed V pour rejoindre le Palais présidentiel. «Qui sont ceux-là, les étudiants», crient-ils à tue-tête le long de ce boulevard. Arrivés au niveau du Palais du peuple à 11h30 minutes, les marcheurs furent accueillis par un cordon sécuritaire qui n’a pas trop résisté devant la détermination estudiantine.A ce niveau, les étudiants ont radicalisé leur mouvement. «Le peuple veut faire tomber le système», «Ulc smah ulac», clament-ils d’une seule voix.
Au fur et à mesure que la procession humaine avance, les cordons de sécurité cèdent face à ce tsunami humain. Les manifestants ont atteint le Golfe vers 12h30 minutes dans une atmosphère de fête, recevant des bouteilles d’eau de la part des riverains.
A 14h05, les forces de l’ordre donnent l’assaut et attaquent violemment les étudiants, blessant des dizaines.
Les étudiants ont été repoussés et traqués jusqu’au boulevard Krim Belkacem où un autre dispositif impressionnant les attendait de pied ferme.A 15h 20, les manifestants ont rejoint la Grande-Poste et c’est la fiesta.
Vingt-cinq minutes plus tard, un étudiant membre de la Cnae a pris la parole pour promettre d’autres actions pour les jours prochains. «Nous reviendrons», a-t-il promis. (L’Expression-13.04.2011.)

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**Revendications salariales, grèves, sit-in, marches..

.Les Algériens déboussolent les partis

A une année des élections législatives, le front social est en ébullition alors que les formations politiques se perdent en conjectures.

FLN, RND, MSP…semblent avoir perdu le nord. Pour ne citer que ces trois partis qui forment l’Alliance présidentielle qui domine la composante du Palais Zighoud- Youcef. L’Union générale des travailleurs algériens ayant perdu la voix et du même coup le peu de crédibilité qui lui restait en ces moments cruciaux de protestations, a certainement encouragé les masses laborieuses à prendre leur destin en main. Aucun secteur d’activité n’est épargné, la santé est malade, l’éducation moribonde, l’enseignement supérieur en état de décomposition, la culture, qu’on a mis entre parenthèses, agonise et est sous perfusion à travers des événements où il y a beaucoup plus à boire et à manger (festivals de tout poil, créations et publications médiocres et au compte-gouttes…). Le ton est donné. L’Algérie est un grand corps malade. La spéculation, la corruption, l’érosion du pouvoir d’achat, la spectaculaire flambée des prix des produits de consommation de base et des fruits et légumes, la crise du logement et du chômage…l’ont gangrenée et sucée jusqu’à la moelle. Les responsables politiques, syndicaux, les élus du peuple, n’ont rien vu venir. Seuls ceux qui l’ont vécu dans leur chair l’ont ressenti: les smicards, les anciens retraités, les bénéficiaires d’allocation qui n’ont pas accumulé suffisamment d’années de cotisations pour bénéficier d’une retraite décente (ils seraient selon des chiffres très fiables quelque 300.000), les étudiants… Bref, un contingent qui compose un réservoir d’électeurs non négligeable et qu’il va falloir aller courtiser le moment venu, dans à peine douze mois. Comment les partis politiques comptent-ils s’y prendre pour séduire un électorat qui a fini, au fil des années, à ne plus croire ni à leurs programmes, encore moins à leurs promesses? Y a-t-il encore un Algérien qui prendrait pour argent comptant la moindre des déclarations des députés de leur wilaya ou des responsables de leur commune? Tout indique que la confiance entre les citoyens, leurs représentants et les pouvoirs publics est pour longtemps rompue. Pas dupes, les travailleurs, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, ont adressé leurs doléances aux services de la présidence de la République. Le chef de l’Etat s’est souvent trouvé en situation d’arbitre dans des conflits qui auraient dû trouver une solution et connaître leur épilogue au niveau de leurs tutelles respectives (Gardes communaux, flambée des prix du sucre et de l’huile…). Des crises récurrentes qui sont devenues par la force des choses mais surtout par l’impuissance des services concernés à les résoudre, familières. Cela a suffi pour que la fracture sociale s’installe durablement. Et c’est tout à fait naturellement que les masses laborieuses ont investi la rue pour se faire entendre, du même coup la réduire, et rééquilibrer des inégalités flagrantes qui ont préparé le terrain à une paupérisation rampante des couches les plus vulnérables. C’était gros comme une maison. La classe politique était-elle à ce point frappée de cécité? Il est pratiquement de coutume en Algérie que cette dernière ne sorte de sa léthargie qu’à l’approche des échéances électorales. A une année des élections législatives, le front social est en ébullition alors que les formations politiques se perdent en conjectures. Cette thèse ne fait que se confirmer. L’Alliance présidentielle, principale animatrice de la vie politique, donne l’impression de vouloir imploser. Une image symptomatique du décalage entre les préoccupations citoyennes et celles des leaders politiques. «Notre avenir dans cette coalition sera tranché en juillet prochain, à l’occasion de la réunion du conseil consultatif (majliss echoura). Nous appliquerons à la lettre les décisions qui sanctionneront cette réunion. Si les participants jugent utile de nous retirer de l’Alliance, nous le ferons, s’ils décident le contraire, nous appliquerons également», a confié Bouguerra Soltani dans une interview accordée au quotidien L’Expression publiée le 22 mars 2011. La réplique du secrétaire général du RND a été sèche: «L’adhésion du MSP à cette Alliance était une reconnaissance au défunt Mahfoud Nahnah et à ses engagements au service de l’Algérie», lui a rétorqué Ahmed Ouyahia qui était l’invité de l’émission «Hiwar Essaâ» diffusée par la Télévision nationale le 30 mars 2011. Le FLN a, quant à lui, promis de s’exprimer sur les sujets qui ont été abordés par ses alliés. «Je répondrai…lors de mon passage à la télévision», a indiqué Abdelaziz Belkhadem. Est-ce la préoccupation de l’heure des Algériens? Probablement pas. Les partis sont-ils à côté de la plaque? Ils le sauront normalement dans une année. La réponse risque d’être cinglante. Les élections législatives du 17 mai 2007 ont vu un taux de participation le plus faible de l’histoire de l’Algérie indépendante. Près de 65% des électeurs ont boudé les urnes. (L’Expression-13.04.2011.)

 ** une énième grève illimitée 

Les cheminots accusent leur direction de ne pas avoir appliqué le protocole d’accord, qui avait mis un terme à la contestation. Et ce sont, encore une fois, les usagers qui font les frais de ces désaccords entre la direction de la Société nationale de transports ferroviaires (SNTF) et ses employés. «La paralysie était totale, puisqu’aucun train n’a circulé aujourd’hui. La grève générale a été suivie à 100%», affirme l’un des syndicalistes. «Samedi, l’activité était effectivement nulle, mais ce n’était pas de notre faute. En raison de la marche de samedi, l’entreprise a reçu la consigne de n’assurer aucune desserte», expliquent les cheminots. Les revendications des grévistes restent ainsi inchangées, puisqu’ils demandent l’application des mesures décidées à la signature du protocole d’accord. «Les plus importantes restant la révision du régime indemnitaire, qui implique une revalorisation salariale conséquente, ainsi que la révision de l’octroi des grades, l’amélioration des conditions de travail ou encore l’augmentation de certaines primes», expliquent les grévistes.Une plate-forme de revendications a été remise par les employés à leur direction il y a deux semaines, et qui menaçaient de recourir à une grève si des mesures concrètes n’étaient pas engagées. «Nous leur avons donné comme délai la soirée de samedi. Mais ils n’ont rien fait afin de l’empêcher», déplorent les syndicalistes qui ajoutent : «Nous ne demandons que la concrétisation des promesses faites l’année dernière.» Ce que dément la SNTF. «Le protocole d’accord signé a été parfaitement respecté et appliqué», affirme Noureddine Dakhli, directeur des ressources humaines au sein de la SNTF.«Service minimum assuré par l’entreprise»«Les revendications portent sur deux aspects : la révision de l’évolution de carrière ainsi que la revalorisation des salaires. Toutefois, ceci doit être décidé dans le cadre de la convention collective, qui doit être revue courant 2011. Mais ils ne veulent pas patienter», explique M. Dakhli. «Ce sont les conducteurs de locomotive d’Alger qui ont enclenché ce mouvement, et ce, sans respecter les canaux réglementaires. Cette grève est de ce fait illégale puisqu’il n’y a pas eu de préavis», explique Noureddine Dakhli. Celui-ci affirme toutefois qu’un «service minimum» a été assuré par l’administration de l’entreprise et le personnel encadrant.«Les grandes lignes, d’Alger vers Oran ou Constantine, ont circulé comme à l’accoutumée», énumère M. Dakhli. Les dessertes ayant pâti de ce mouvement sont, selon les chiffres avancés par la SNTF, les trains régionaux ainsi que les trains de banlieue.
Le taux de circulation était, respectivement, de 75% et de 50%. «Nous sommes en continuelles négociations avec les grévistes et nous espérons mettre un terme à cet arrêt au plus vite. Dans le cas contraire, nous continuerons à assurer la circulation du maximum de trains, et ce dans la mesure du possible», rassure le DRH.   (El Watan-07.03.2011.)
  

**Le mouvement estudiantin gagne en ampleur …Le mouvement estudiantin, qui gagne en ampleur et en maturité, annonce de graves perturbations pour l’année universitaire…Un énième sit-in, auquel ont participé hier près de deux mille étudiants, devant le ministère de l’Enseignement supérieur. Une détermination d’aller plus loin dans leur action entamée il y a plusieurs semaines.
«M.Harraoubia, voulez-vous qu’on s’immole? On le fera pour arracher nos droits et pour notre dignité. Et votre silence conjugué à la politique du wait and see (attendre et voir) qui vous est chère, ne nous fera jamais reculer.» Très en colère contre son ministre, Ilham, étudiante à l’ex-INC (Institut national du commerce), lui lance un défi. Même le sacrifice de soi, jamais évoqué jusque-là, est désormais une solution pour la communauté estudiantine. Pour notre vis-à-vis, les universitaires gagneront la bataille. «Il n’est pas question d’en douter», rassure-t-elle. Des propos acclamés par une dizaine d’étudiants qui l’ont entourée. «C’est une protestation plus extrême»…C’est par ces termes que le Dr Belmekki, psychiatre à Alger, résume cette décision de penser à périr par le feu. Au fil des minutes qui s’égrènent, des dizaines d’étudiants rejoignent le mouvement. Université grandes écoles, écoles préparatoires font front commun, même si les revendications diffèrent. Des chants, des pancartes placardées partout et des slogans scandés à tue-tête renseignent sur cet éveil d’une élite qui refuse de rentrer bredouille. «Destinés au meilleur, en route vers le pire», «Stop tyranny»…appellent le ministre à revoir sa copie. Par des réponses évasives et des promesses verbales, le ministre est devenu «l’accusé» alors qu’il devait être le maître de la situation. Il aurait suffi d’agir au bon moment pour éviter cette situation. L’extra time et le huis clos auxquels il a procédé, ne sont plus en sa faveur. «Il est simplement dépassé par les évènements. Au lieu d’agir, il délègue ses conseillers», note Abdelkrim Ghermassa, étudiant en 3e année management à l’ex-INC. Chaque jour qui passe est une tare en plus pour le ministre. Et les étudiants ne comptent plus patienter davantage. Aujourd’hui, un sit-in devait être organisé à la place de la Liberté à Alger. Un autre, qui fera l’objet d’une réunion entre les délégués des étudiants la semaine prochaine, aura lieu devant la Présidence. La détermination de cette élite ne s’arrête pas en si bon chemin. L’immixtion de certaines organisations estudiantines ayant d’autres objectifs que celui de voir leurs revendications satisfaites, ont buté sur le refus des milliers d’étudiants autonomes dans leur action. «Certaines organisations veulent accaparer le mouvement alors que celui-ci est spontané», ajoute Abdelkrim de l’ex-INC. Un autre front de contestation s’ouvre. Des étudiants rencontrés lors du sit-in ont dénoncé énergiquement les déclarations de Abdelkader Henni, recteur de l’université de Bouzaréah dans un entretien paru à L’Expression dans son édition de dimanche. «Dire que les motifs avancés ne tiennent pas la route est gravissime», tonne Hamid étudiant en 2e année littérature française. Sur les lèvres des acteurs de ce mouvement, une question: «Que fait actuellement le ministre?». «Tout sauf de nous tendre l’oreille», souligne Ahlem, étudiante à l’Ecole préparatoire des sciences et techniques, de Tlemcen.(L’Expression-07.03.2011.)
 

**Un responsable agressé à l’arme blanche à Tizi OuzouLa communauté universitaire à Tizi Ouzou, était sous le choc. Un inconnu a agressé hier, le directeur des oeuvres universitaires du campus de Hasnaoua. Ali Lamri, âgé de quarante-huit ans, était à bord de sa voiture en stationnement à proximité de la résidence universitaire de Hasnaoua (Nouvelle-Ville) quand un individu, armé d’un couteau, s’est approché de lui avant de lui assener un violent coup de couteau au niveau de la joue gauche. M. Lamri, grièvement blessé, a été transporté au service des urgences médico-chirurgicales, du centre hospitalo-universitaire Nedir-Mohamed, de la ville. Quant à l’agresseur, il a pris la fuite immédiatement, après son forfait et n’a pu être identifié.
 

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*L’Etat casse sa tirelire…l’équivalent de 20 milliards de dollars dégagés en 20 jours pour les jeunes 

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Le ministre des Finances a assuré que les banques seront impliquées dans le financement des dispositifs de soutien aux jeunes.

Les dernières mesures coûtent cher à l’Etat. L’estimation financière avoisine les 180 milliards de dinars. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances, Karim Djoudi, en marge de la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire de printemps, hier à l’APN. Interrogé sur l’impact financier des dernières mesures, Djoudi a donné une estimation préliminaire. «Nous sommes autour de 180 milliards de dinars», a-t-il avancé en précisant que le montant dépendra du nombre des bénéficiaires des opérations. D’où proviendra cet argent? Le ministre explique que ce budget sera inscrit à l’indicatif des secteurs concernés, entre autres, l’emploi et la solidarité. «Dans le cadre des dispositifs d’emploi et de solidarité, nous inscrivons, à peu près, 80 milliards de dinars par an», a-t-il noté. Des rallonges budgétaires ne seront pas exclues. L’Etat ne lésinera pas sur les moyens pour accompagner les jeunes. «Nous aurons à faire des compléments au fur et à mesure des besoins dans le cadre de la loi de finances complémentaire», a affirmé Djoudi. Il a rappelé dans ce sens, que l’Etat consacre annuellement en termes de transferts sociaux, 1200 milliards de dinars par an. Il faut reconnaître que l’Etat a sérieusement mis le paquet pour répondre aux aspirations des jeunes: augmentation des montants des crédits, bonification des taux d’intérêts et abattement des charges de la Sécurité sociale pour les entreprises sont autant de mesures visant à faciliter la création d’emplois. Une ligne de crédit de 100 milliards de dollars sera mise à la disposition des banques publiques afin de leur permettre «de financer les projets à maturité longue». Les banques vont-elles jouer le jeu? le grand argentier du pays ne doute pas de la flexibilité des banques. Il a assuré qu’elles seront plus impliquées dans le financement des dispositifs de soutien aux jeunes à la faveur de la dernière mesure du Conseil des ministres. Les banques ont été instruites de financer les projets validés par des délégations régionales sous l’autorité des walis. «Les banques, dont les autorisations de financement de ces dispositifs ont été multipliées par trois et les crédits par deux fois et demi entre 2008 et 2010, seront donc de plus en plus engagées dans le financement des petits projets créateurs d’emplois», a précisé M.Djoudi. Selon lui, les financements bancaires des programmes de soutien à l’emploi sont actuellement de l’ordre de 260 milliards de DA et portent sur 300.000 dossiers. Le ministre est revenu sur les dernières mesures destinées aux jeunes pour simplifier le message. Il a rappelé le renforcement des Fonds de garantie dont les capitaux ont été doublés, passant à 41 milliards de DA, la facilitation de l’octroi des locaux aux jeunes, outre des avantages fiscaux pour cette catégorie sociale. L’Etat est-il en mesure de supporter ces charges? M.Djoudi assure que ce problème ne se pose pas. Le plus important, explique-t-il, est d’arriver à la création d’emplois et à diversifier les richesses. Evoquant, par ailleurs, la suspension de l’utilisation des factures et des chèques pour les montants dépassant 500.000 DA, M.Djoudi a souligné que «le président de la République a souhaité qu’il y ait une meilleure compréhension et une prise de conscience de l’utilité des instruments de paiement au profit de ceux qui vont les utiliser».
L’ensemble de ces mesures visent un seul objectif: calmer le front social. Pour cette année, les revenus tirés de l’exportation des hydrocarbures permettent au gouvernement d’Ouyahia de dégager 1200 milliards de dinars en tant que transferts sociaux. Ces transferts sont l’équivalent de 15 milliards de dollars dans la loi de finances 2011. D’autres décisions sont prises. L’initiative du ministère du Commerce de plafonner les prix du sucre et de l’huile jusqu’à août prochain entrent dans le même cadre. Des cadres du ministère des Finances affirment qu’il est possible que ces solutions pour réduire les prix soient établées sur une autre période au-delà du Ramadhan prochain. Le directeur général des impôts, Abderrahmane Raouïa, a souligné, il y a quelques semaines, que même la réduction des taxes douanières pour l’importation du sucre visent le même but, apaiser le front social. (L’Expression-03.03.2011.)

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*Les syndicalistes de la Santé reçus à la présidence.   «On nous a enfin compris»
 
Comme promis, l’Intersyndicale des professionnels de la santé publique ainsi que le Conseil national de l’ordre des médecins ont été, reçus, hier, à la Présidence. C’est autour de la loi sanitaire, coeur de la contestation, que la rencontre de deux heures a eu lieu. «Nous avons été écoutés», a résumé le Dr Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp), joint par téléphone.
Cette étape est décidée à la suite de la sourde oreille de la tutelle. La rencontre d’hier est perçue comme un grand pas en avant. C’est ce que nous a confirmé notre interlocuteur. «Si nous sommes déjà arrivés à la magistrature du pays, c’est pour que notre problème soit pris en charge en termes de concertation
avec les partenaires sociaux», a-t-il souligné.
A se fier à ses dires, il était question d’exposer les doléances inhérentes à la méthodologie insuffisante pour ramener la réflexion au niveau escompté, qu’a utilisé le ministre de la Santé quant à la loi sanitaire.
Les syndicalistes s’accordent à dire que ce projet a été fait dans la précipitation, sans une réflexion approfondie sur les carences qui existent dans le système de santé en vigueur.
Mécontent, comme l’ont été ses amis de lutte, du silence et des incohérences de leur ministre, le Dr Yousfi a affirmé: «Nous sommes optimistes de la suite des négociations». Cet optimisme est lié, enchaîne-t-il, «à la justesse de nos revendications». Parlant de la loi sanitaire, il rappelle que l’Intersyndicale de la santé publique a «toujours dit que ce projet ne pourra être appliqué que par ceux qui sont sur le terrain».
Très attendu, le texte devra remplacer la loi sanitaire de 1985, qui se trouve complètement caduque aujourd’hui. La lutte ininterrompue de l’Intersyndicale commence à voir aboutir des solutions concrètes. Ce «concret», le Dr Yousfi affirme l’avoir senti lors de leur réception au Palais d’El Mouradia. Les syndicats de la santé publique ainsi que le Conseil national de l’ordre des médecins, commencent à percevoir le bout de tunnel jusque-là fermé. Par ailleurs, il convient de préciser que le Conseil national du Snpssp, réuni à Alger en session ordinaire les 24 et 25 février, dénonce le retard important dans le traitement du dossier relatif à l’amendement du statut et du régime indemnitaire.
Cela «porte préjudice à la santé publique et la couverture sanitaire de la population, ce qui contribue à aggraver le malaise social».
Se trouvant dans une situation confuse, le Snpssp, dans un communiqué parvenu, hier, à notre rédaction, «interpelle le ministère de la Santé à accélérer la promulgation du statut amendé». Et le syndicat exige, «la promulgation d’un régime indemnitaire qui réponde aux normes, en tenant compte de ce qui a été fait pour les autres secteurs».
Une question s’impose: Ould Abbès, sous pression de plus en plus croissante, finira-t-il par répondre aux requêtes de ces spécialistes déterminés à aller au bout de leur action? Continuera-t-il à briller par son silence qui est la «seule réponse» donnée jusqu’à présent à cette élite en colère?
Le Snpssp, «dénonce le rejet illégal par la Fonction publique de la demande de la prime d’intéressement mise en conformité avec les trois grades et maintient sa revendication ferme pour le règlement définitif de ce contentieux».
Encore une fois, le ministre de la Santé est appelé à s’expliquer. Et convaincre. Le Snpssp revendique aussi «le droit au logement». Une batterie de requêtes auxquelles Ould Abbès répond par des promesses non tenues. (L’Expression-01.03.2011.)

 **La neige à 1500 mètres

D’importantes chutes de neige ont été enregistrées ces derniers jours sur l’Atlas blidéen et différentes régions du pays,  particulièrement sur la station climatique de Blida et les monts de Benchicao et Tamesguida (Médéa). La station climatique de Chréa qui culmine à 1500m d’altitude, a vu une épaisse neige qui a recouvert tout le massif forestier du parc national jusqu’aux premiers contreforts de l’Atlas blidéen. Un froid vif et rigoureux sévit dans la ville des Roses et sur toute la plaine de la Mitidja après une période clémente qui augurait d’un printemps précoce. Le retour de la neige, source d’excitation chez les Blidéens, mais aussi chez de nombreux citoyens des wilayas voisines et particulièrement de la capitale, constitue une aubaine pour de nombreuses familles pour partager des moments conviviaux et s’adonner à des jeux et loisirs d’hiver. (source: L’Expression01.03.2011.)

 

 ***SERVICE NATIONAL
Régularisation des jeunes âgés de 30 ans et plus

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a décidé de régulariser «définitivement» les jeunes citoyens âgés de 30 ans et plus au 31 décembre 2011 incorporables et qui ne l’ont pas été, a indiqué hier un communiqué de la présidence de la République. «Dans le cadre de l’assainissement de la situation des citoyens vis-à-vis du Service national et en prolongement des mesures mises en oeuvre pour la prise en charge des préoccupations des jeunes, Monsieur le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, a décidé de régulariser définitivement le cas des jeunes citoyens âgés de 30 ans et plus au 31 décembre 2011 incorporables et qui ne l’ont pas été», précise le communiqué.
«Les responsables concernés du ministère de la Défense nationale ont été instruits pour la mise en oeuvre, durant l’année en cours, des mesures adéquates pour l’exécution de cette décision», ajoute-t-on de même source.
Le communiqué de la présidence de la République indique, en outre, qu’«un plan calendrier de régularisation des citoyens, concernés par cette mesure, sera diffusé dans les médias publics». (L’Expression_01.03.2011.)

 

**AMAR GHOUL MET LE PAQUET SUR LES JEUNES
700.000 nouveaux emplois d’ici 2014
Le projet de la route liant Adrar à Tindouf, sur 700 kilomètres, sera lancé incessamment.

Nouvel agenda pour le département des travaux publics. A l’ordre du jour: l’emploi des jeunes. Le ton a été donné, hier, par le ministre, Amar Ghoul. «Nous allons créer 700.000 postes d’emploi dans le cadre des projets inscrits au plan quinquennal 2010-2014», a-t-il déclaré lors d’un point de presse animé en marge de l’ouverture d’une journée d’étude qui s’est tenue au siège du ministère à Alger et qui a porté sur l’outil national pour la création de l’emploi et de la valorisation des compétences.
Le programme du ministre, qui s’étale sur trois ans, est ambitieux. Il vise, en moyenne, la création de plus de 230.000 postes d’emploi par année. L’ambition existe, reste à savoir si l’Etat est en mesure d’atteindre cet objectif. Le ministère a mis la formation des jeunes au coeur de ses préoccupations. «Pas moins de 9000 opérations de formation seront lancées. Elles couvriront nos besoins en matière de réalisation des différents projets», a indiqué le premier responsable du secteur. Le cap est mis sur les jeunes. Pour preuve, pas moins de 51 entreprises nationales, de bureaux d’études et de laboratoires ont assisté à la rencontre d’hier. Les travaux ont porté sur trois volets. Il s’agit de faciliter les procédures administratives aux jeunes pour la création de leurs propres entreprises, les accompagner dans la réalisation des projets et les motiver sur le plan financier. «Les résolutions de cette rencontre seront soumises au Conseil d’Etat de participation (CEP) au courant de cette semaine», a assuré M.Ghoul. Le ministre veut booster son secteur. Il a insisté, en ce sens, sur un point: la priorité aux compétences nationales dans les différents projets du secteur. Le plus en vue de ces projets est celui de la route liant Adrar à Tindouf, sur 700 kilomètres. «Il sera lancé incessamment. Ce projet est réparti en 6 tranches. Chacune de ces tranches est confiée à une entreprise nationale. Le délais de réalisation de cette route est de 40 mois», a assuré le ministre.
D’autres projets sont également sur les tablettes de M.Ghoul. Ils portent sur la réalisation de 22.000 km de routes et d’autoroutes ainsi que 2000 ouvrages d’art. Il comprennent également 60 projets d’infrastructures maritimes et 30 opérations d’aménagement aéroportuaire.
Il a mis l’accent, en ce sens, sur la création de 200 bureaux d’étude à l’échelle nationale. Ils s’ajoutent aux 400 bureaux qui ont été créés durant les cinq dernières années. Le ministre a, aussi, rappelé que son secteur dispose de 5000 ingénieurs et experts. A ces compétences, s’ajoute un effectif de 100.000 ouvriers qualifiés. M.Ghoul a, en outre, rappelé que le programme du secteur pour la période 1999-2004 a permis de générer 260.000 postes d’emploi. «Celui couvrant le quinquennat 2005-2009 a permis la création de 561.000 postes de travail», a-t-il précisé. Les nouvelles orientations de M.Ghoul font suite aux mesures prises lors du dernier Conseil des ministres. Celui-ci a consacré la primauté des compétences nationales, notamment de la jeunesse, dans l’attribution des projets dans les différents secteurs. «Ces mesures servent à libérer les cadres gestionnaires», selon M.Ghoul.
Le ministre a, dans ce cadre, insisté sur la dépénalisation de l’acte de gestion. «Elle permettra au responsable de concentrer ses préoccupations sur la dynamisation de son entreprise, pour atteindre les objectifs escomptés», a soutenu M.Ghoul. Avis aux jeunes entrepreneurs et autres compétences. (L(Expression-01.03.2011.)

 

 

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 *Les étudiants matraqués par la police

 Ils protestaient devant le ministère de l’enseignement supérieur

C’est à coups de matraque et de menaces que les forces antiémeutes ont bloqué le passage des étudiants vers le siège du ministère de l’Enseignement supérieur.

1Les étudiants des grandes écoles et des universités touchés par les récentes modifications du décret présidentiel 10-315 ne lâchent pas prise. La tension est montée d’un cran dans la matinée d’hier, à quelques encablures du siège du ministère de l’Enseignement supérieur. Le rassemblement pacifique des étudiants s’est transformé en émeutes et a failli dégénérer plus dangereusement, si ce n’était la sagesse des délégués qui intervenaient pour rappeler à leurs camarades le caractère pacifique de leur mouvement. “Nous sommes des étudiants, notre action est pacifique.” Les étudiants s’étaient donné rendez-vous pour un nouveau sit-in devant le ministère ignorant qu’un “comité d’accueil” les attendait.
La veille, leurs camarades des universités de Boumerdès et de Blida, qui avaient passé la nuit à la belle étoile devant le siège de la tutelle, ont été tabassés par les policiers qui étaient venus les chasser. Selon les grévistes, une dizaine d’étudiants ont été blessés, dimanche en début de soirée. “Il y avait un blessé grave parmi nous, nous avons alors appelé une ambulance mais les forces antiémeutes lui ont barré le passage. Il a fallu que les étudiants interviennent pour que l’étudiant blessé soit évacué vers l’hôpital de Béni-Messous”, racontent les délégués. À vrai dire, le dispositif sécuritaire mis en place hier dès 7 heures du matin n’était pas particulièrement impressionnant. Ce qui l’était, par contre, c’est le nombre d’étudiants venus des écoles et des universités d’Alger, Boumerdès, Blida, Constantine et Oran.
Ils étaient plus de 4 000, selon les estimations des étudiants et des forces de l’ordre. La descente menant vers le département de Harraoubia était noire de monde. Les manifestants ont complètement bloqué l’accès, notamment pour les automobilistes qui n’avaient d’autre choix que de faire demi-tour. Le nombre des étudiants grossissait au fil des heures et la pression montait. Les forces antiémeutes se sont positionnées tout au long de la route menant au ministère. À chaque fois que les protestataires tentent de franchir le cordon, les policiers les malmènent et les tabassent. Les heurts éclatent et la tension monte des deux côtés au milieu de cris et des slogans des étudiants. “Nous sommes des étudiants”, “nous ne sommes pas des perturbateurs”, “nous réclamons nos droits pacifiquement”, ou encore “Harraoubia dégage”. Après un bref retour au calme, les heurts reprennent et des blessés tombent souffrant surtout de fractures ou autres blessures causées par les coups de matraque. Ce fut ainsi de 9 heures du matin jusqu’à 12 heures.
Les forces antiémeutes ont beau essayer de faire reculer les étudiants mais rien à faire. Ils étaient décidés à briser le cordon et rejoindre le ministère. D’autant que les étudiants de l’École supérieure du commerce, située à proximité du MESRS, ont décidé de prêter main forte à leurs camarades et sont venus les rejoindre du côté du ministère.
Les forces antiémeutes se sont donc retrouvées au milieu des deux groupes de manifestants. Et là, la tension est vite montée. Les étudiants, qui se sont rassemblés devant le siège de la tutelle, scandaient. “Faisant front commun pour narguer le ministère” ou encore “avancez, vous n’êtes plus loin”. Et à chaque fois que les étudiants avançaient, ils recevaient des coups de matraque et certains tombaient en syncope dont des filles. La tension est telle que des renforts sont exigés. Des casques bleus ne tarderont pas à arriver.
Les étudiants leur bloqueront le passage. Ils se contentent alors de s’aligner à côté des manifestants qui, à chaque fois, essayent de briser le cordon et d’atteindre le siège du ministère. Voyant que la matraque et autres coups n’ont pas eu raison de la persévérance des étudiants qui exhibaient leurs cartes en scandant : “Nous sommes des étudiants, pourquoi vous nous tabassez ?”, les forces antiémeutes ont, contre toute attente, cédé le passage, peu à peu, aux grévistes qui ont vite rejoint leurs camarades. Assis par terre à l’entrée du siège du département de Harraoubia sous l’œil vigilant des policiers, les étudiants ont décidé de camper devant la tutelle jusqu’à ce que le décret soit abrogé.
Pour les délégués, le ministre de l’Enseignement supérieur doit “rendre des comptes sur ce qui s’est passé ce matin et dimanche soir”, car, ajoutent-ils, “nous sommes là pour nos droits en tant que simples étudiants”. Rendez-vous est pris pour aujourd’hui à la même heure et au même endroit. (Liberté-22.02.2011.)

 

**OEUVRES SOCIALES…
L’Ugta perd le monopole
 

Les responsables des syndicats accueillent favorablement l’initiative du ministère tout en exigeant l’abrogation de l’arrêté 94/158.

En recevant la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (Fnte-Ugta) dimanche dernier pour lui signifier le retrait de la gestion des oeuvres sociales, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a fait un pas important pour le règlement d’une question à l’origine de perturbations dans le secteur. Le ministère de l’Education signe la fin du monopole de l’Ugta sur la gestion des fonds des oeuvres sociales. Le 23 novembre 2009, le ministère de l’Education et les syndicats sont parvenus à un accord visant à confier la gestion des oeuvres sociales à une commission indépendante. Un accord remis en cause au début de l’année 2010 par le ministère suite à la pression exercée par l’Ugta auprès du Premier ministère. Ce revirement de situation n’a pas été sans provoquer la réaction de l’Unpef et du Cnapest. Ce dernier a décidé d’une grève d’une journée le 2 mars prochain. En attendant l’abrogation de l’arrêté 94/158, du Cnapest reste prudent qualifiant la réaction de la tutelle de manoeuvre. Le Cnapest, l’Unpef, le Spnapest, le Cla et le Satef pensent que ces mesures auraient dû être prises en 2010.
Le Cnapest considère la sortie du ministre insuffisante en signifiant le retrait de la gestion des oeuvres sociales à la Fnte, il n’a fait qu’appliquer un accord de 2009, déclare Boudiba chargé de communication au Cnapest avant d’apporter des explication. «Le ministre revient à la case départ en nous invitant à une commission mixte entre les différents syndicats, chose que nous avons déjà faite et terminée. Désormais, nous n’avons plus de temps à perdre si on veut réellement régler cette question qui reste pendante depuis des années, la balle est dans leur camp», dit-il. Même son de cloche de son allié du terrain syndical, l’Unpef en l’occurrence, qui accueille l’action du ministère favorablement tout en exigeant l’abrogation officielle de l’arrêté 94/158. «Nous attendons des mesures concrètes sur le terrain si on veut avancer dans le travail. L’installation des commissions est une pratique révolue désormais», nous affirme M.Amraoui de l’Unpef. Mezaine Meriane de son côté, reste aussi méfiant et souhaite une avancée réelle des pouvoirs publics. «La question est que la revendication est claire, nette et sans bavure, je ne vois pas pourquoi installer une commission pour se pencher sur la manière alors que nous avons déjà finalisé le travail. Il est de l’intérêt de tout le monde d’essayer de gagner du temps en passant aux choses sérieuses au lieu de perdre du temps dans ce genre de commission. L’argent des travailleurs doit être géré par les travailleurs en élisant une commission indépendante à la base, suivie d’un écrit juridique qui interdit tout ingérence des syndicats quelle que soit leur représentativité, mais tout en leur confiant le droit de regard et de contrôle.» «Pour le Satef, le pionnier de la revendication de la décentralisation et de la gestion indépendante, tout en accueillant favorablement la décision, son secrétaire général affiche une certaine prudence voire même un scepticisme quant à la volonté des pouvoirs publics de répondre favorablement à l’aspiration des travailleurs et leurs représentants légitimes. «Nous sommes le premier syndicat a avoir revendiqué une commission indépendante de gestion de l’argent des travailleurs et sa décentralisation. Aujord’hui, nous accueillons favorablement cette première mesure tout en restant prudents et vigilants», nous a affirmé M.Sadali du Satef, avant d’ajouter:«J’espère que ça rentrera vraiment dans le cadre d’une véritable prise en charge de la revendication car nous craignons que cette démarche visera à intégrer d’autres syndicats à ceux déjà existants. Nous voulons une commission indépendante loin de l’ingérence des syndicats.» Pour le CLA, le seul syndicat autonome non agréé qui ne fait pas de la question une priorité, son porte- parole, Achour Idir, considère les mesures prises comme une avancée mais loin de ses attentes. «Nous voulons que cet argent soit versé aux travailleurs comme 13e mois ou plutôt décentraliser sa gestion au niveau des établissements. Car, la gestion de l’argent est une voie propice des pouvoirs publics pour domestiquer et bureaucratiser les syndicats qui doivent tirer leur essence de la lutte pour l’amélioration de la situation sociale des travailleurs», nous a affirmé le porte-parole du CLA. (L’Expression-22.02.2011.)

 

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*13 terroristes placés sous mandat de dépôt

 **parmi eux, figurent 3 Mauritaniens

Les terroristes activaient entre les wilayas de Béjaïa, Bordj Bou Arréridj et Jijel.

Pas moins de treize terroristes dont deux Mauritaniens ont été arrêtés par les forces de sécurité et placés sous mandat de dépôt dimanche dernier. Les mis en cause ont été auditionnés jusqu’à une heure tardive de l’après-midi de ce dimanche par le représentant de ministère public du pôle judiciaire régional de Constantine sis a Saint-Jean. Un dispositif sécuritaire impressionnant a été placé aux alentours de l’infrastructure dès les premières heures de la matinée. Selon des sources judiciaires les treize terroristes activaient entre les wilayas de Béjaïa,
Bordj Bou Arréridj et Jijel, parmi le Gspc, branche présumée d’Al Qaîda au Maghreb islamique. Quelques membres de ce groupe, qui a à son actif plusieurs actes criminels, sont à l’origine de l’embuscade qui a coûté la vie à 19 gendarmes du GIR (Groupe d’intervention et de réserve) le 17 juin 2009 à Bordj Bou Arréridj. Fuyant le dispositif sécuritaire aussitôt mis en oeuvre suite à ce lâche attentat, les éléments de ce groupe seront rattrapés et arrêtés à Batna.
Comme constaté de visu, deux des treize criminels semblaient âgés de plus de 40 ans, tandis que les autres ne dépassaient pas 30 ans, habillés banalement et portaient pour la majorité des barbes.
Des sources généralement bien informées avancent que cette prise est considérée comme très importante: les éléments composant ce groupe étaient activement recherchés pour avoir planifié des attentats kamikazes devant s’étendre à plusieurs pays et devaient installer des cellules terroristes en Europe et notamment en France. L’on est en mesure de dire que c’est l’une des plus importantes opérations de démantèlement de réseaux terroristes internationaux en liaison avec le Gspc ou Al Qaîda au Maghreb islamique que les forces de sécurité viennent de réaliser.
Les révélations de ce groupe vont certainement lever le voile sur la stratégie d’Al Qaîda au Maghreb, et ses visées dévastatrices, non seulement en Algérie, mais également en Europe, pour donner un caractère international aux activités terroristes de la nébuleuse. Nos sources confient que c’est grâce aux investigations du Ctri (Centre territorial de recherche et d’investigation) que ce groupe a été démantelé, révélant qu’il s’agit pour les trois Mauritaniens de Mohamed Yahyia Ould Khaitari dit Echenguiti Abou Zakaria, d’Abdellah Ould Ahmed Ould Andjya alias Abou Akram et Brahim Ould Mohamed Ould Na alias Abou Anes. Les chefs d’inculpation retenus à leur encontre sont: adhésion à un groupe terroriste, homicide volontaire, incendie volontaire, vol qualifié avec violence et destruction de biens d’autrui, détention et port d’arme de guerre et atteinte à la sécurité de l’Etat. Les mis en cause sont actuellement détenus à la prison d’El Koudia de Constantine. (L’Expression-15.02.2011.)

 

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**LA GRÈVE  LARGEMENT SUIVIE À TRAVERS LE PAYS

Les paramédicaux maintiennent la pression

Le Syndicat algérien des paramédicaux a maintenu son mouvement de grève illimitée au niveau national malgré les pressions et les menaces de la tutelle et de l’administration. Hier, d’Alger à Oran, de Sétif à Tlemcen, en passant par Blida et Tizi Ouzou, le débrayage a été largement suivi.

Le mouvement de débrayage des paramédicaux a été largement suivi au niveau des structures sanitaires à travers le territoire national. Ainsi donc, les paramédicaux de la wilaya de Sétif ont suivi l’appel à la grève lancé par leur syndicat (SAP) à plus de 95% avec une plus forte participation au niveau de la ville chef-lieu de wilaya. Les représentants du syndicat affirment que les salariés des trois établissements hospitaliers relevant du CHU ont respecté le mot d’ordre de débrayage. Toujours, selon le syndicat, près de 65% des paramédicaux de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj ont répondu à l’appel du SAP, alors que la Direction de wilaya a avancé un chiffre de moins de 20% des personnels qui ont débrayé. à Constantine, les paramédicaux du CHU Ibn-Badis ont massivement suivi le mouvement. Mme Khlifi Meriane, secrétaire nationale au syndicat SAP, s’est dite inquiète devant la légèreté affichée par la tutelle dans le traitement du dossier et du sort qui a été réservé au projet de statut particulier, s’agissant notamment du lancement effectif du système LMD au profit des paramédicaux. Mme Khlifi Meriane a annoncé un taux de participation à la grève de l’ordre de 100%, ajoutant qu’un service minimum est assuré au niveau des services du CHU. Là encore la Direction de wilaya de la santé fait état d’un taux de suivi ne dépassant pas les 15%. La grève des paramédicaux dans les établissements publics de santé à travers la wilaya d’Oum El-Bouaghi aura, par contre, été très peu suivie. Le débrayage n’a, en effet, touché que deux EPH, celui d’Aïn Beïda avec 95 grévistes sur un effectif de 447 et celui d’Aïn M’lila avec 95 grévistes représentant cet établissement, soit un taux de 28,98%.
Pour ce qui est des EPSP, seuls 5 paramédicaux ont débrayé au niveau d’Oum El-Bouaghi. Selon la DSP d’Oum El-Bouaghi, le taux global d’adhésion à la grève est de 8,49%. Au niveau de la wilaya d’Annaba, la situation était quasi normale à travers tous les établissements du secteur de la santé. Les personnels paramédicaux ne semblaient pas concernés par le mouvement auquel a appelé le syndicat SAP, alors que leurs représentants ont répondu qu’ils attendaient “des instructions plus précises de leur fédération” pour entamer la grève, éventuellement. La même attitude attentiste est adoptée par les syndicats des paramédicaux des wilayas de Guelma, Skikda, El-Tarf, Souk-Ahras, ou encore de Tébessa, où les structures de santé ont fonctionné normalement.

Tensions et menaces sur les grévistes à l’ouest
à l’ouest du pays, le débrayage du SAP a enregistré des taux importants de participation du personnel paramédical. à Oran, le SAP a fait durer son mouvement de grève illimité malgré les pressions et les menaces. C’est ce qui nous a été déclaré par la SG du SAP d’Oran : “Nous avons été menacés ouvertement, le ministre n’ayant pas hésité à envoyer des écrits dans ce sens. Les directeurs des établissements où nous sommes en grève eux aussi nous menacent de réquisition et font dans l’intimidation. Des collègues se sont vu signifier qu’ils ne pourront pas bénéficier de formation supérieure s’ils se mettent en grève.” En effet, la justice ayant déclaré la grève illégale, le conflit va prendre une propension des plus délicates compte tenu de la situation générale du pays. à Oran, le SAP n’est représenté qu’au niveau de quatre établissements publics de santé où le taux de participation à la grève est de 89%, selon notre interlocutrice. Ainsi, à Tlemcen, les agents paramédicaux présents sur les lieux de travail au niveau de plusieurs structures de santé restent inactifs malgré les assurances données par le ministre de la Santé publique, de la Population et de la Réforme hospitalière quant à la prise en charge de leurs revendications. Les hospitaliers comptent demeurer en grève “tout le temps nécessaire jusqu’à la résolution définitive de leurs problèmes sociaux et professionnels”. Il faut noter que le service minimum est assuré notamment au service des urgences. à Sidi Bel-Abbès, la grève a été largement suivie par les paramédicaux de la wilaya, a-t-on appris, auprès de B. Djorf, SG de wilaya du SAP. Notre interlocuteur nous a fait savoir que “le débrayage a été entamé avec un sit-in à l’intérieur du CHU, au sein duquel la grève a atteint les 90%, et 80% au sein des EPSP et EPH”. Quant au service minimum, il dira qu’il sera assuré durant tout le temps de la grève. De son côté, M. Dahar, DG du CHU, a déclaré que “le taux de suivi de la grève avoisine les 10% et les paramédicaux qui se déclarent en grève ont rejoint leur poste de travail”. Par contre à Tiaret, le mouvement de débrayage auquel a appelé, une nouvelle fois, le SAP n’a trouvé aucun écho au sein des structures hospitalières de la wilaya. Les raisons, selon un responsable du bureau local de l’organisation, sont que “les paramédicaux de Tiaret n’ont, à aucun moment, été associés à cette action. Partout comme la fois passée, pour la grève des 1er et 2 février, les responsables du SAP préfèrent, peut-être, se concentrer au niveau des grandes villes du pays”.

Les paramédicaux ont marché à BéjaÏa
Les paramédicaux de la capitale des Hammadites ont mené, hier, deux actions de protestation, une grève illimitée et une marche au chef-lieu de wilaya. Ces deux actions sont initiées par deux syndicats autonomes, le SAP et le Snapap. Bien qu’ils aient une seule revendication, la promulgation du statut particulier des paramédicaux, l’enjeu est la représentation. Donc, c’est sur fond de grève illimitée, lancée par le SAP, que la marche des paramédicaux, initiée par le Snapap, est intervenue à travers les artères du chef-lieu de wilaya. Selon plusieurs sources, la grève illimitée est partiellement suivie dans la wilaya de Béjaïa. Mais l’action de rue se voulait avant tout symbolique, une manière de rappeler au ministre de la Santé ses engagements, jamais tenus. “Nous ignorons le contenu de notre nouveau statut particulier. Il faut savoir qu’il y a 24 spécialités dans le corps des paramédicaux. Nous craignons que le ministre joue sur la division”, nous a déclaré le secrétaire de la section Snapap de l’EPH d’Amizour, Nadir Touati. à Boumerdès, la grève des praticiens spécialistes, à laquelle a appelé le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) a été largement suivie au niveau des différentes structures sanitaires de la wilaya de Boumerdès. Selon M. Mohamed Gabour, secrétaire général de la coordination de Boumerdès de ce syndicat, le taux a atteint, hier vers 10h, 88% au niveau de toute la wilaya. Ainsi, le taux de suivi enregistré à Dellys est de 80%, 73% à Bordj Menaïel, 80% à Thénia et plus de 90% à Boumerdès. à Tizi Ouzou, le taux de suivi de la grève est estimé à 80% par les syndicalistes. Lors d’un point de presse du bureau du SAP à Tizi Ouzou, son SG, M. Tiab, et le chargé de la communication, M. Krirèche, ont précisé que la grève sera maintenue malgré le communiqué du ministère de la Santé, qualifié de “tract” car ne portant aucune signature officielle. (Liberté-09.02.2011.)

 

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**Trois greffes rénales opérées avec succès à l’hôpital militaire universitaire d’Oran 

L’hôpital militaire régional universitaire d’Oran (HMRUO) a abrité, hier, les travaux des XIIes journées médicochirurgicales pour débattre des thèmes touchant à la pathologie de l’insuffisance rénale chronique et de la chirurgie de la main avec comme substrat : quoi de neuf ? Le directeur général de l’institution hospitalière militaire a insisté, lors de la cérémonie d’ouverture, sur la nécessité pour les professionnels en la matière de se concerter. Le colonel Rachid Koudjeti a affirmé que plus de 4 000 insuffisants rénaux sont annuellement dénombrés en Algérie. Un chiffre qui touche notamment les jeunes âgés de moins de 20 ans, a expliqué le directeur général. Et de souligner que pas moins de trois greffes rénales ont été pratiquées à l’HMRUO depuis six mois. “C’est une opération chirurgicale lourde qui exige des techniques spécialisées. Nous avons eu recours à des moyens à 100% algériens”, s’est félicité le colonel lors d’un point de presse. Par ailleurs, les interventions chirurgicales de la main sont également appelées à se développer dans la perspective de la création d’un centre spécialisé. Une étroite collaboration entre l’HMRUO et le centre de référence de Staouéli est relevée par le directeur général. Il évoquera succinctement un échange de connaissances techniques et médicales entre son institution et le centre algérois.
“Nous œuvrons à coordonner nos recherches dans le domaine de la chirurgie de la main qui reste liée à des accidents balistiques”, a indiqué le colonel Koudjeti. La prise en charge des patients civils gravement atteints est assurée par l’HMRUO “qui ne fait pas de différence entre le citoyen grièvement blessé et le militaire”, a-t-il assuré.
Pour sa part, le général Messaoudi, représentant du directeur central du service de la santé militaire a abondé dans le même sens en déclarant que la chirurgie de la main connaît une nette progression.
Il appellera d’ailleurs à une meilleure prise en charge de ce type d’intervention chirurgicale. Ces XIIes journées médicochirurgicales qui ont été officiellement ouvertes par le général Omar Tlemçani, chef d’état-major de la 2e Région militaire, ont été rehaussées par la présence d’éminents professeurs algériens et français. (Liberté-24.11.2010.)      

**Démantèlement d’un réseau de blanchiment datant de plus de 17 ans 

Comment le GIA investissait l’argent des massacres et des rackets dans l’immobilier et l’agriculture

L’affaire remonte à peu près à 17 ans quand les proches et les ex-terroristes du GIA du groupe de “Boumediene” ont investi l’argent des massacres et des rackets dans l’immobilier et les commerces. Ces derniers possédaient des villas luxueuses, des troupeaux de bétail, des véhicules de marque et des commerces.

Les services de la GN de la wilaya de Tlemcen ont réussi un autre coup de filet dans le cadre de la lutte antiterrorisme au niveau de l’ouest du pays suite à l’exploitation d’un précieux renseignement sur la richesse des proches ainsi que des ex-terroristes par le démantèlement d’un réseau de blanchiment d’argent et qui a permis l’arrestation de 7 personnes dont un repenti. Ce dernier impliqué dans l’assassinat d’un procureur à Tlemcen, l’enquête a révélé qu’il continuait à “activer”, pour preuve, la saisie chez lui de CD subversifs.
Les investigations poussées menées par les éléments de la GN de Tlemcen qui ont duré plus d’un mois ont abouti à l’identification et au démantèlement du réseau spécialisé dans le blanchiment de l’argent du terrorisme. C’était un véritable travail de fourmi d’autant que les faits remontent aux années 1992, 1993 et 1994.
Selon les informations en notre possession, le terroriste S. Gh alias Boumediene, un chef terroriste du GIA qui activait entre Tlemcen et Sidi Bel-Abbès, avait ramené chez lui une somme importante d’argent provenant des rackets des commerçants et des riches de la région sous la menace ainsi que des biens et des bijoux des citoyens délestés dans de faux barrages ou incursions terroristes.
Le butin fut caché dans un lieu sûr, dans sa maison sise au village Aïn Hala, mais juste après sa neutralisation au mois de mars 1994 par les services de sécurité, ses proches et plus précisément sa femme, son neveu, son frère, son demi-frère et sa sœur aînée ainsi que des terroristes qui activaient sous sa houlette et des membres du réseau de soutien de son groupe, il s’agit des nommés M. K. alias Terbiche , B. M, C. M, B. B, M. M, M. Z, M. H, ont décidé de se partager le butin et ont investi l’argent dans l’achat de villas et de lots de terrain et véhicules et du matériel agricole  ainsi que dans l’agriculture.
La tâche n’était pas facile pour les enquêteurs, la perquisition des domiciles des suspects a permis en premier lieu la découverte d’un lot important d’outils et matériels utilisés par les terroristes dans les rackets, en particulier des arrache-clous, d’anciennes pinces ainsi que 60 billets de l’ancienne monnaie de 10 DA et  une somme de 140 millions de centimes.
Mais le plus important dans la perquisition est la trouvaille par les enquêteurs d’une importante quantité de munitions de guerre dans les domiciles des mis en cause.
Les investigations minutieuses ont fait ressortir que l’argent a été blanchi durant ces années par l’investissement dans l’immobilier et l’agriculture, ainsi que dans l’achat de 3 villas dont 2 du repenti et l’autre du neveu du terroriste abattu, 4 véhicules et des tracteurs et un important troupeau de bovins. Sept personnes impliquées ont été arrêtées dont le repenti. “Le chiffre d’affaires de ces derniers est très important”, estime-t-on.
L’enquête a révélé que la perquisition chez le repenti qui possède deux villas a permis la saisie de deux CD subversifs  contenant des films incitant au terrorisme et assassinat ainsi qu’une paire de jumelles.
Les mis en cause ont été présentés hier devant le procureur près le tribunal de Ouled Mimoun pour “association de malfaiteurs, blanchiment d’argent et apologie du terrorisme”.
Il y a lieu de rappeler que les services de la gendarmerie de la wilaya de Tlemcen avaient déjà démantelé 3 réseaux dont un de soutien au terrorisme composé  de trois personnes dont une universitaire “pour soutien et apologie du terrorisme” suite à la récupération d’une puce de portable d’un des trois terroristes abattus par l’armée dans la région d’El-Gour, à l’est de la wilaya de Tlemcen ainsi qu’un autre réseau spécialisé dans le recrutement et ont pu ainsi déjouer la tentative de deux jeunes de rejoindre les groupes terroristes après avoir reçu un entraînement audio-visuel et avoir été encadré par un ex-militant du FIS. L’importante affaire est celle qui a permis l’arrestation de 13 personnes dont une âgée de 78 ans, un pêcheur et un repenti. Ils approvisionnaient le groupe du GSPC à l’Ouest en matière d’explosifs, de puces de portable, de médicaments et de nourriture, et contribuaient aussi au blanchiment de l’argent des terroristes. (Liberté-22.11.2010.)

 

 

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19 réponses à “Infos d’Algérie-4”

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