*L’agression contre la Libye-4

***Des mercenaires occidentaux aux côtés des rebelles pour détruire un pays.

**Au lieu de les protéger, les raids aériens de l’OTAN tuent et terrorisent les civils…

**Un dernier bilan, après trois lois de bombardements occidentaux, fait état de plus de 20.000 victimes !

Les bombardements de l’Otan ont causé la mort de 718 civils libyens, a déclaré  mardi Moussa Ibrahim, porte-parole du gouvernement libyen. Il a ajouté qu’au 26 mai 2011, 4.067 civils avaient été blessés, dont 433 grièvement….reuters-30.05.2011.) 

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*El Gueddafi seul face à l’OTAN et fait douter la coalisation occidentale

 **Après un déluge de feu de trois mois sans relâche sur Tripoli, El Gueddafi est toujours en poste…

**En plus des déboires financiers induits par cette guerre injuste,  beaucoup de monde découvrent les mensonges qu’on leur a distillés…! 

Les appels internationaux en faveur d’un règlement politique du conflit se sont multipliés 

Décidément, ce n´est pas gagné pour les forces de l´Otan engagées en Libye. Après un déluge de feu de trois mois sans relâche sur Tripoli, El Gueddafi est toujours en poste. Non seulement il a stoppé l´élan des révoltes arabes, mais ce bédouin de Tripoli fait douter la coalisation occidantale. Depuis avant-hier, les appels internationaux en faveur d´un règlement politique du conflit se sont multipliés laissant entrevoir des doutes sur le bienfondé de cette aventure.
Après avoir annoncé à plusieurs reprises la fin d´El Gueddafi, l´Italie s´est rétractée. Son chef de la diplomatie, Franco Frattini, a demandé hier, l´arrêt des opérations militaires en Libye, afin de permettre à l´aide humanitaire d´être acheminée aux populations. S´exprimant devant deux commissions parlementaires (Affaires étrangères et Politiques européennes), Frattini s´est rendu à l´évidence en recommandant qu´il est «nécessaire de mettre fin aux hostilités en Libye afin d´ouvrir la voie à l´aide humanitaire».
La trêve préconisée par l´Italie ne sera en fait qu´une porte vers une solution politique négociée. Rome, qui prend part aux opérations militaires en Libye, militait depuis quelques semaines pour cette «solution politique» à la crise annonçant ainsi, par la voix du chef de la diplomatie, la tenue prochaine d´une rencontre regroupant entre 200 et 300 chefs de tribus libyennes pour la réconciliation entre Libyens..(puis elle s’est rétractée, faute de représentation véritable).
La colonne vertébrale de l´Otan, à savoir la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d´Amérique, a montré un certain fléchissement. Ces puissances s´inquiètent, notamment du financement de cette guerre.
En Grande-Bretagne, on commence à s´interroger sur le coût de l´intervention militaire en Libye et les déclarations contradictoires faites par le gouvernement à ce sujet. Estimant le coût de l´action militaire à «quelques dizaines de millions», le ministre des Finances, George Osborne, a été contredit par son secrétaire général, Danny Alexander, qui a soutenu que la guerre coûte à l´Angleterre des centaines de millions de livres. Un mensonge inacceptable aux yeux des Britanniques dont le gouvernement a engagé un sévère plan d´austérité. Le commandant des opérations de la Royal Air Force (RAF), Simon Bryant, a prévenu avant-hier que la capacité de la RAF à opérer en Libye sera «menacée» si l´intervention britannique se poursuit au-delà de septembre. Ce responsable a souligné l´«énorme» sollicitation du personnel et des équipements au cours de l´intervention en Libye. On ne peut plus clair en termes d´alerte. Le Daily Telegraph va plus loin et se pose la question de savoir «si la participation de la Grande-Bretagne en Libye vaut les énormes ressources déployées pour ces opérations militaires», d´autant que le gouvernement s´est engagé dans un plan d´austérité. Les déboires financiers induits par cette guerre touchent également la France et les USA.
Le président Obama a engagé, cette semaine, un véritable bras de fer avec le Congrès. Objet de la discorde: la légalité des opérations militaires en Libye et de leur poursuite. Si le Congres vote la résolution qui coupera les financements à cette guerre, les conséquences seront dramatiques pour les pays de l´Otan.
Le «  »fardeau »  El Gueddafi pèse également sur la France. Près de 87 millions d´euros. Telle a été la facture payée par la France au bout de 80 jours d´opérations militaires, selon une estimation du ministère français de la Défense. Tout comme le Congrès américain, le Parlement français décidera, lui aussi, le 12 juillet, de la poursuite ou non de la guerre en Libye. Dans l´un de ses articles, la Constitution française stipule clairement que «lorsque la durée de l´intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l´autorisation du Parlement».
Après un long errement qualifié de «lâcheté» par ses pairs, le secrétaire général sortant de la Ligue arabe, Amr Moussa, a insisté hier sur une solution politique à la crise en Libye à travers l´instauration d´un cessez-le-feu «réel» et «sous supervision de la communauté internationale». «Cela doit commencer par un cessez-le-feu réel et sous supervision de la communauté internationale. Jusqu´à la mise en place de ce cessez-le-feu, El-Gueddafi resterait au pouvoir. Il y aurait ensuite une période de transition afin d´obtenir un accord sur l´avenir de la Libye», a déclaré M. Moussa dans une interview au quotidien britannique The Guardian.
La Chine a également souligné son attachement à une solution politique en Libye et qui «doit être trouvée dès que possible» pour mettre fin au conflit. Incroyable revirement de la communauté internationale qui veut revenir à une solution politique après avoir essayé la guerre. N´est-ce pas le monde à l´envers?
Habituellement, l´action militaire intervient bien après l´échec de la diplomatie. Depuis le début de la crise, l´Algérie a toujours plaidé l´instauration d´un cessez-le-feu et l´entame de négociations entre les parties libyennes dans le cadre de l´Union africaine (UA), des Nations unies et de la Ligue arabe. Finalement, l´Algérie avait raison! (source: L’Expression-23.06.2011.)
 

 

 **Le massacre des Libyens par l’Otan continue…on parle déjà de 20.000 morts dans cette guerre !

             SOS Libye

par Djamel Labidi

*L'agression contre la Libye-4 spacer

Mercredi 8 juin, «France 24», la chaîne française d’information continue, annonce que l’ambassadrice de Syrie en France a démissionné. La nouvelle est fausse. L’ambassadrice syrienne accuse France 24 de désinformation. «France 24» veut minimiser les faits en se posant comme victime d’une «provocation». Il s’agit de la Syrie. Mais Libye et Syrie sont associées dans la même intense pression médiatique des puissances de l’OTAN. Cette pression sur la Syrie participe, pour l’instant, à maintenir celle sur la Libye et à y justifier l’intervention militaire. Jeudi 9 juin, France 24, toujours, relaye le procureur du Tribunal pénal international, et nous annonce, toute la journée, que «la nouvelle arme de El Gueddafi est le viol». La chaîne n’est pas avare de détails. Elle précise même qu’El Gueddafi fait donner à ses hommes du viagra dans ce but. Peu importe l’absurdité médicale et scientifique d’un tel argument. L’essentiel est de frapper les esprits. En même temps, la chaine annonce que «les forces d’El Gueddafi» ont repris l’offensive. Simultanément à cette intense campagne de propagande les bombardements de l’OTAN sur la Libye montent eux aussi en intensité.

LE TERRIBLE ENGRENAGE

En réalité, tout cela est le signe de l’exaspération de l’OTAN devant la résistance libyenne à ses attaques.

Celles-ci deviennent de plus en plus forcenées, au fur et à mesure que la crainte d’un enlisement augmente aux Etats Unis, en France, et en Angleterre. Il y a donc un engrenage qui est en train de se mettre en place pour rendre la guerre en Libye de plus en plus terrible. Tripoli est soumise désormais à un déluge de feu et on peut prévoir que l’horreur et les souffrances de la population ne vont cesser de grandir. Obama aura beau exprimer «son chagrin» ( !) comme récemment, pour les victimes civiles, pour la plupart des enfants, d’un bombardement US en Afghanistan, ou l’OTAN pourra «regretter» les «dégâts collatéraux», il sera de toute façon toujours trop tard pour tous ceux qui auront disparu dans ce bain de sang, aux frontières mêmes de notre pays. On parle déjà de 20 000 morts.

Personne ne peut rester silencieux devant ce massacre, devant cette tragédie au risque d’en être complice.

Il ne s’agit plus de se voiler les yeux ou de fuir le problème, en disant que c’est « El Gueddafi qui est responsable de la situation» afin d’éviter de prendre position sur la vraie question, celle de l’ingérence étrangère et de ses conséquences multiples et incalculables immédiatement et sur le long terme. Certains nous disent que «l’essentiel est d’éliminer un tyran, El Gueddafi, y compris si c’est grâce à l’intervention militaire étrangère». L’inconvénient de ce raisonnement est qu’il suppose le problème à résoudre résolu, c’est qu’il fait de l’hypothèse (la liberté pour la Libye) en même temps la conclusion, c’est qu’il présuppose que l’intervention étrangère a pour but d’instaurer la démocratie en Libye, et non une nouvelle domination.    C’est la vieille thèse angélique, ou perfide, c’est selon, de l’exportation de la démocratie, thèse qui n’a jamais été vérifiée nulle part. Et pourtant, elle devrait être d’autant plus suspecte qu’elle vient des anciennes puissances coloniales. Les réunions du «Groupe de contact sur la Libye» ne sont pas d’ailleurs sans rappeler les conférences coloniales du début du 20eme siècle pour dépecer des pays ou des régions entières. Il faut rappeler que les pays occidentaux en guerre actuellement en Libye soutenaient, il y a à peine quelques mois, des régimes antidémocratiques, en Egypte, en Tunisie, et ailleurs.

SOMMES-NOUS SI INGRATS ….

Aucune raison, aucun argument ne peut justifier, de quel côté du conflit et des belligérants que l’on se place, qu’on punisse toute une ville , qu’on tue des innocents, qu’on terrorise les habitants, un peuple, qu’on détruise ses infrastructures, le fruit de son labeur, et qu’on le fasse revenir des dizaines d’années en arrière comme cela a été le cas en Irak. Il n’est plus question d’El Gueddafi. Il est question désormais de la Libye, des Libyens, de tous les Libyens, de Benghazi, comme de Tripoli. Pour tourner définitivement la page d’El Gueddafi, pour la démocratie, les Libyens ont besoin de parler entre eux, et non de guerre civile et de haine avec ses conséquences sur de longues années. Ce dont ils ont besoin, c’est de se rencontrer et non de s’entretuer, et de trouver ainsi une solution qui sera nécessairement en faveur de la démocratie, de l’unité et de l’indépendance de la Libye, pour la raison bien simple que personne ne peut avoir le front d’en proposer une autre. Or il est déjà visible que l’ingérence étrangère n’a fait que créer, comme toujours, de bien plus grandes souffrances et compliquer les choses. Toute l’énergie utilisée actuellement pour soutenir une partie contre l’autre, et n’aboutir qu’à la mort de Libyens de tous côtés, aurait pu être bien mieux utilisée à imposer un compromis pacifique.

L’ingérence militaire étrangère ferme toute porte de sortie du côté du régime libyen, ne lui laissant d’autre alternative que de se battre pour sa survie, tandis qu’elle réduit ou empêche l’autonomie de décision au CNT de Benghazi, dont celle de rechercher un compromis pacifique, qui se heurterait d’évidence à l’opposition des puissances de l’OTAN. Il faut donc que les peuples, mais avant tout les peuples voisins interviennent, eux, en faveur d’une solution pacifique, à laquelle aspire, sans l’ombre d’un doute, l’immense majorité des libyens.

Les Libyens ont été à nos côtés pendant notre guerre de libération. Ils étaient là quand nous avions besoin d’eux. Et maintenant, nous les laissons être bombardés par les avions français, comme nous l’étions, nous. Sommes-nous si ingrats. Le peuple libyen nous envoie un SOS tous les jours, un immense cri de douleur que personne chez nous ne relaye. Va-t-on longtemps se boucher les oreilles? Pourquoi les personnalités nationales en Algérie, pourquoi les partis, les courants, les différentes sensibilités politiques nationales, les organisations algériennes de droit de l’homme n’interviennent-elles pas et gardent- elles le silence actuellement. Ce silence est plus assourdissant que le fracas des armes et des tomahawks sur la Libye. Et s’il se prolonge, il sera, un jour, très lourd sur nos consciences à tous. (Quotidien d’Oran-23.06.2011.) 

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 Amnesty accuse les rebelles soutenus par l’OTAN, de torture et d’exactions

 

 Quatre mois après le début du conflit en Libye, la confusion règne toujours à l’ouest du pays, en proie à de violents affrontements entre les forces loyales libyennes et les rebelles armés et soutenus par la coalisation occidentale qui continue, de son côté, de bombarder et détruire les villes et villages libyens fidéles aux dirigeants de Tripoli..

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Donatella Rovera, conseillère sur la réaction aux crises à Amnesty International, est rentrée de Libye après trois mois passés à arpenter les villes de Misratah, Benghazi, Ajdabiya et Ras Lanouf. Son témoignage éclaire certaines zones d’ombres.

**J’ai rencontré un jeune Algérien dans une prison de Misrata. Il n’était pas du tout mercenaire**

 ***Les rebelles sont responsables de nombreuses exactions., de tortures…et d’assassinats

 

Rue89 : Vous avez pu rencontrer des mercenaires dans les centres de détention tenus par l’opposition.
*Donatella Rovera : Il y a eu une certaine hystérie de la part des médias autour de la question des mercenaires. Le Conseil national de la transition (CNT) a organisé des visites dans les prisons pour que les journalistes « voient » les mercenaires, mais il s’agissait surtout de pauvres jeunes gens terrorisés, pas forcément liés au conflit. Mais ils ont été filmés, photographiés, ils étaient reconnaissables.Ils ont été libérés puisqu’il n’y avait pas de preuves contre eux. La plupart ont d’ailleurs quitté la Libye. Il n’en reste quasiment plus en détention, peut-être quatre ou cinq à Misrata. J’ai rencontré un jeune Algérien dans une prison de Misrata. Il n’était pas du tout mercenaire, il travaillait dans une pâtisserie. Son patron a dû faire une lettre pour prouver qu’il ne mentait pas.-Vous voulez dire qu’il n’y avait pas de mercenaires ?
*On n’a pas vu de mercenaires, sauf si cela s’est passé dans l’ouest où nous n’avons pas accès. Nous avons rentré des étrangers et des Libyens noirs qui ont été pris pour cible par les rebelles. Le comportement des bandes armées de l’opposition à leur égard pose question. Ils ont commis des violations graves.
-Quel type d’exactions ? *Les rebelles sont responsables de nombreuses attaques contre les étrangers et les Libyens noirs, soupçonnés d’être des mercenaires. Certains ont été assassinés.Certains soirs, des raids ont été menés contre toutes les personnes soupçonnées d’avoir été proches du régime et contre celles dont on savait qu’elles avaient travaillé pour le régime de Tripoli, notamment à la Sécurité intérieure. On a retrouvé des notes près de certains cadavres disant : « C’est le sort réservé aux chiens de Kadhafi. »Enfin, on a eu connaissance d’actes de torture sur des prétendus mercenaires et sur des soldats faits prisonniers.

Il faut agir maintenant. Les gens du CNT  ne contrôlent pas la situation. Ont-ils vraiment la volonté politique de demander des comptes aux rebelles ?

Sur la question des mercenaires, par exemple, le CNT en a beaucoup parlé au début du conflit, notamment sur Al Jazeera … Ces accusations n’étaient pas fondées et ils ont constaté les conséquences de cette légende. Il devraient avoir le courage de retourner sur Al Jazeera et sur la nouvelle chaîne d’opposition libyenne pour démonter cette rumeur et condamner les violences. Mais ils ne le font pas, ce n’est pas une priorité pour eux.

–Les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) disent avoir des preuves que Mouammar Kadhafi a encouragé les viols en Libye.

**On n’a pas pu vérifier ces accusations de viols systématiques. On n’en conclut rien, on continue à chercher.

-On a parlé d’un bilan humain très lourd. Plusieurs milliers de personnes tuées …

* Je suis arrivée fin février, ce n’était pas encore la guerre mais c’était le plus fort de la répression … A Al-Baïda, une soixantaine de personnes sont mortes et à Benghazi, entre 100 et 110 personnes ont été tuées. C’est beaucoup, c’est grave mais ce ne sont pas les milliers de morts annoncés.

Les civils ont surtout payé un lourd tribu à Ajdabiyah, notamment quand ils essayaient de fuir les combats. A Misrata, c’était le pire : les roquettes pleuvaient sur la ville à la fin du mois d’avril. Des centaines de roquettes sont tombées sur les quartiers résidentiels. Des bombes à fragmentation ont été utilisées et éparpillées sur une zone habitée très étendue. … Il y a aussi des mines antipersonnel aux abords d’Ajdabiyah et dans des quartiers résidentiels de Misrata.

Il y a également eu beaucoup d’enlèvements au début du conflit et ça continue. Tous ne sont pas combattants. A Misrata, ce sont parfois tous les hommes d’une même famille qui ont été enlevés à leur domicile, même lorsqu’ils n’étaient pas impliqués dans les combats. On en recense plusieurs centaines. Leurs familles n’ont pas de nouvelles. Parfois, on en a vu réapparaître à la télévision libyenne, ils font des aveux du type « j’étais drogué » ou « je suis membre d’Al Qaeda ».

Que peut faire la communauté internationale ?

La communauté internationale n’est pas en mesure d’exiger quelque chose de la part de Kadhafi – sur les disparitions par exemple – mais elle peut user de son influence auprès des rebelles pour faire en sorte que les tortures et les violences cessent dès aujourd’hui. Même s’il ne s’agit pas d’une pratique généralisée, il faut faire quelque chose. (source: Rue89-16.06.2011.)

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** 5 membres d’une même famille tués, lors d’un bombardement de l’Otan sur Tripoli

Au moins cinq personnes d’une même famille, dont deux enfants de moins de deux ans, ont été tuées la nuit dernière, dans un bombardement de l’Otan sur leurs maisons dans un quartier populaire de Tripoli, ont affirmé des sources libyennes.Un immeuble de deux étages, dans lequel résidaient cinq familles, a été détruit par le bombardement dans le quartier d’Al-Arada, à l’est de Tripoli. Le porte-parole du gouvernement libyen Moussa Ibrahim, a accusé l’Otan de commettre des « barbaries » en visant « délibérément des civils ». D’autre part, la télévision libyenne a fait état d’un avion Appache abattu hier soir au dessus de Misrata, par les groupes de défense libyenne. (19.06.2011.)

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*Le fils Kadhafi veut des élections sous supervision internationale 

Un émissaire russe a rencontré jeudi à Tripoli des responsables libyens en vue de tenter une médiation dans le conflit, alors qu’un fils de Mouammar Kadhafi s’est dit prêt à accepter des élections sous supervision internationale.
Entretemps, le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen et le Premier ministre britannique David Cameron sont convenus à Londres de la nécessité de « faire monter » la pression sur les autorités libyennes qui refusent de se plier à l’agression occidentale et à leur dictat… Les présidents russe Dmitri Medvedev et chinois Hu Jintao ont de nouveau souligné, dans un communiqué commun à Moscou, leur hostilité à toute ingérence étrangère dans la crise libyenne et appelé à la fin de la guerre en Libye.
Cette déclaration a coïncidé avec l’arrivée de l’émissaire spécial du Kremlin pour l’Afrique, Mikhaïl Marguelov, à Tripoli où il s’est entretenu avec le chef du gouvernement Baghdadi Mahmoudi.
Selon son porte-parole, M. Marguelov doit également rencontrer le chef de la diplomatie libyenne Abdelati al-Obeïdi lors de sa visite à Tripoli… 
« L’élite politique en Libye est très fragmentée, et il est temps aujourd’hui de construire des ponts », a-t-il ajouté, après s’être rendu le 7 avril à Benghazi, fief des rebelles à la solde de l’OTAN dans l’Est.
L’émissaire russe entend présenter après sa mission à Tripoli une « feuille de route » pour une sortie de crise en Libye, où une révolte lancée contre le régime le 15 février 2011, s’est transformée en complot machiavélique occidental avec agression armée illégale qui a coûté la vie à des milliers de personnes et entraîné la fuite de près d’un million, selon l’ONU.
La Russie est opposée à toute ingérence et  voudrait agir en médiateur alors que la guerre ou l’agression est menacée d’enlisement.
Les autorités libyennes avait accepté la médiation de l’Union africaine que les Occidentaux ne voient pas d’un bon oeil…et veulent imposer leur dictat par la force et les bombardements quotidiens sur la Libye, et surtout, Tripoli la capitale…Seif al-Islam Kadhafi a dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera, affirmé que le régime était prêt à accepter des élections « dans les trois mois, au maximum d’ici la fin de l’année ».
« La garantie de leur transparence pourrait être la présence d’observateurs internationaux », a-t-il ajouté. « Nous ne nous formalisons pas sur lesquels (observateurs). Nous acceptons l’Union européenne, l’Union africaine, l’ONU, même l’OTAN, l’important étant que le scrutin soit propre, qu’il n’y ait pas de soupçons d’embrouilles ».
 Une source hospitalière a fait état de cinq rebelles tués et de plus de 30 blessés mercredi par des « snipers » dans certaines localités.
pendant ce temps, l’Otan a poursuivi ses bombardements sur Tripoli, de même que dans la région de Zenten (ouest) …
L’hôtel Wenzrik de la capitale a été détruit dans un bombardement à l’aube, selon un journaliste de l’AFP sur place. L’émissaire russe y a été emmené par les autorités libyennes pour constater les effets de ces bomberdements sur des cibles civiles…
L’Otan a en outre essayé de cacher et de nier démenti les informations selon lesquelles 12 personnes civiles ont péri mercredi dans un raid de ses forces occidentales à Kikla au sud de Tripoli,…L’Otan a pris le 31 mars 2011 l’aventurieuse décision d’attaquer et de bombarder la Libye, sous le couvert fallacieux de « protéger la population civile ». Mais, il s’est avéré que celà est faux et qu’ils ont d’autres objectifs colonialistes, notamment remplacer le guide libyen Maamar Kadhafi, par un dirigeant à leur solde et qui leur faciliterait la tâche…  (-16.06.2011.)

*************************  L’OTAN ET LES RESSOURCES DU SOUS-SOL LIBYEN**L’art de recycler le colonialisme

Des chefs d’Etat qui souriaient sur le perron de l’Elysée deviennent de sombres dictateurs, et des terroristes mutent en héroïques insurgés: tout se fabrique par l’image.

**Les coalisés de l’Otan voudraient remplacer El Gueddafi, par un dirigeant plus docile qui placerait la Libye et ses richesses pétrolières au service exclusif des Occidentaux.Avec la grande complicité de certaines monarchies du Golfe, les Occidentaux semblent bien déterminés à «liquider» El Gueddafi. Cela évidemment, pour le remplacer par un dirigeant plus docile qui placerait la Libye et ses richesses pétrolières au service exclusif des Occidentaux. Dans une contribution récente consacrée à ce sujet brûlant, Mokhtar Sakhri, spécialiste des questions arabes et journaliste auteur de nombreux ouvrages, tente de percer les secrets de la stratégie occidentale vis-à-vis du cas libyen. «La guerre de Libye n´est pas la guerre d´Espagne. Et les insurgés, barbus et armés de mitrailleurs, de lance-roquettes et de mortiers montés sur pick-up, ne sont pas des idéalistes rêvant de Liberté et de Démocratie.»
Ces concepts, qu´ils invoquent devant les caméras de télévision, ne les intéressent que dans la mesure où ils peuvent porter à l´instauration d´un Etat théocratique fondé sur la charia. Quant à la résolution 1973, elle n´est qu´une hypocrisie occidentale de plus. Prétendument votée pour protéger les civils, elle sert en fait les intérêts des ex-puissances coloniales qui utilisent l´Otan pour dicter leur volonté au peuple libyen par la terreur des «frappes aériennes». N´ayant pas, apparemment, tiré les conclusions des génocides afghan et irakien, ces puissances s´efforcent de se présenter sous les apparences de sauveurs de la démocratie. Cette même démocratie mise à mal et presque à genoux dans leur propre pays. Cela sous le poids des frasques débridées d´une classe politique sans idéaux, à l´image de la France dont la diplomatie se laisse manipuler par le gourou en chef du sionisme revu et corrigé, Bernard Henri Levy. Ce philosophe autoproclamé se rend à Benghazi on ne sait au nom de qui. En revanche, M.Levy n´a pas réagi lorsqu´il a appris qu´à la tête des insurgés libyens il y avait un certain Abdelkrim El Hassadi, ancien d´Afghanistan et actuellement émir de Derna, cette localité d´où partent quotidiennement des quantités d´armes et de munitions en direction du Ténéré.
«Ces drôles de révolutionnaires, apparemment surgis du néant, sont en fait pour la plupart, d´anciens opposants qui attendaient leur heure et le moment propice pour relancer la révolte islamique déclenchée dans les années 1990. En fait, il s´agit de salafistes, qui se sont affiliés entre-temps à Al Qaîda au Maghreb, et qui appartenaient à différents groupes tels que les Partisans d´Allah ou le Mouvement islamique des martyrs auxquels s´étaient joints des militaires insoumis», note avec une grande pertinence le journaliste Mokhtar Sakhri. Qui sont-ils, ces dirigeants du CNT auxquels la France accorde curieusement un crédit qui dépasse toutes les règles traditionnellement admises par les protocoles diplomatiques en vigueur? Par quel subterfuge l´Occident et à sa tête la France leur ont permis de s´emparer d´armes lourdes et de décréter l´état de guerre dans un pays qui n´était confronté ni à une crise sociale latente, ni à la famine? A quels desseins, Al Jazeera a-t-elle diffusé un reportage montrant des insurgés en train de rassembler des pièces hétéroclites en vue de les utiliser comme des armes artisanales? L´opinion publique arabe est-elle dupe à ce point pour croire que des rebelles sont réellement en manque d´armement face aux soldats d´El Gueddafi? A ce niveau de manipulation, il faut dire qu´Al Jazeera rejoint la position défendue par Sarkozy, Bernard Henri Levy et le Premier ministre britannique, David Cameron. Il importe peu si une dictature va s´emparer du pouvoir à Tripoli, l´essentiel est que les ressources du sous-sol libyen soient sous tutelle occidentale. «Ce n´est point ce que redoutent les têtes pensantes de la coalition occidentale qui ne songe quant à elle, qu´à renforcer un CNT et des insurgés qu´elle a pris sous son aile sans prendre en considération le fait que 2000 chefs de tribu libyens ont exprimé leur soutien à El Gueddafi.»
Ignorant et méprisant cette autre réalité, les gouvernants occidentaux, relayés par certains médias auxquels Al Jazeera donne le «la», désirent visiblement la punir en la jetant en pâture «à quelque 3000 rebelles armés et qui refusent obstinément de prendre en compte la solution pacifique proposée par l´Union africaine», souligne l´auteur cité dans cet article. Une donne qui semble échapper pour le moment à certains stratèges: et si les partisans d´El Gueddafi, et ils se comptent par centaines de milliers, prennent les armes et décident d´en finir avec les émirs de Derna et de Benghazi? C´est un véritable génocide qui s´annonce en perspective. Les Occidentaux se chargeront de trouver le responsable qu´ils pourchasseront jusqu´à ce qu´il soit capturé et exposé et l´image de sa dépouille défilera en boucle sur la Al Jazeera qui aura bien sûr, l´exclusivité du scoop. (30.05.2011.)

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Deux fortes explosions secouent Tripoli ce lundi 06.06.2011.

**la radio et de la télévision libyenne, cible de l’OTAN 

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Deux fortes explosions ont secoué lundi soir le centre de Tripoli, cible de raids intensifs de l’Otan depuis plusieurs jours, a constaté un journaliste de l’AFP.
 
Les détonations ont été ressenties vers 18h50 (16h50 GMT) depuis le centre de Tripoli, secoué depuis dimanche soir par plusieurs explosions.
 
Lundi matin, l’Otan a bombardé un complexe administratif et un bâtiment situé dans l’enceinte du siège de la radio et de la télévision d’Etat à Tripoli, a constaté un journaliste de l’AFP.

 

**Le siège des radios et TV libyenne visé par l’Otan à Tripoli
 
Un bâtiment situé dans l’enceinte du siège de la radio et de la télévision d’Etat à Tripoli a été visé par des raids de l’Otan tôt lundi matin, a indiqué à la presse un responsable libyen.
 
Par ailleurs, un bâtiment officiel du Congrès général du peuple (Parlement) a été détruit par l’Otan également lundi matin, a constaté un journaliste de l’AFP. Ce bâtiment avait déjà été à moitié détruit par un raid il y a environ trois semaines.
 
Dans la même enceinte sont situés le bureau du procureur général et deux autres bâtiments présentés comme des ONG s’occupant d’enfants. Les bâtiments visés sont situés à environ deux kilomètres à l’est de la place Verte, le centre de la capitale libyenne.
 
L’Otan dirige depuis le 31 mars 2011 les opérations militaires en Libye … et mène des frappes quasi-quotidiennes sur la capitale.  -7 sur 7./ 06.06.2011. 
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** elle est belle l’aide humanitaire onusienne otannienne européenne !! ° réactions d’ internautes belges:Ph neutre, Belgiquenous présumons qu’il s’agit d’une chute de vivres et de médicaments pour les civils qui sont maltraités par leur président ? à moins que ce soit des melons ou des tomates explosives ? un concombre peut-être ? elle est belle l’aide humanitaire onusienne otannienne européenne*Charles Rigoli, AnderlechtOn peut constater que l’OTAN « protège » les civils en détruisant le Parlement, les locaux d’ONG s’occupant d’enfants (futurs militaires?), des locaux de la Justice… Quand cette organisation et ses dirigeants cesseront-ils de nous mentir quand à ses interventions? Quand nos politiques comprendront-ils qu’ils se sont engagés dans un m…r pour se faire valoir? Quand le peuple belge comprendra-t-il à quel genre de politiciens il a le tort de faire confiance? TROP TARD! 

 

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** Naufrage près de la Tunisie: 150 cadavres de clandestins africains retrouvés

le 03.06.2011

150 cadavres de clandestins africains ont été retrouvés ce vendredi (03.06.2011.) au large des côtes tunisiennes, après le chavirement de leur bateau, jeudi, a déclaré Adrian Edwards, porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

L’embarcation venue de Libye était tombée en panne mardi soir près des îles Kerkennah, au sud de la Tunisie, alors qu’elle se dirigeait vers l’île italienne de Lampedusa, porte d’entrée de l’Europe.

Les opérations de secours menées par les unités des garde-côtes et de l’armée tunisienne mercredi et dans la nuit ont permis d’évacuer quelque 570 passagers. C’est une autre conséquence de l’agression occidentale contre la Libye où ces Africains travaillaient paisiblement pour gagner leur vie…des tragédies en cascades que des ONG ne font qu’enregistrer leurs nombres macabres…alors que les déclencheurs de cette guerre en Occident doivent payer pour ces crimes!!

** NAUFRAGE – Le drame a eu lieu en mer méditerranée

 Jusqu’à 270 disparus dans le naufrage d’un bateau de clandestins en Méditerranée

Entre 200 et 270 immigrants qui tentaient de gagner l »Europe ont été portés disparus après le naufrage de leurs bateaux en Méditerranée, au large de la côte tunisienne, rapporte ce jeudi l’agence Tunis Afrique Presse, citant les autorités.Les gardes-côtes tunisiens ont pu porter secours à 570 passagers, précise-t-elle, ajoutant que les disparus sont vraisemblablement morts noyés.La majorité des secourus «sont en bonne santé et se trouvent dans des camps militaires à Sfax et certaines (personnes) ont été transférées à l’hôpital. Parmi les personnes hospitalisées, trois sont mortes», a déclaré un responsable du port de Sfax, dans le sud de la Tunisie, où les rescapés ont été acheminés.«Elles sont toutes de nationalité africaine et se trouvaient à bord de petits bateaux de pêche», a-t-il poursuivi.Selon les premiers éléments, l’embarcation transportant des personnes ayant fui la Libye. La météo, mauvaise, pourrait expliquer ce naufrage survenu à environ 20 kilomètres des côtes tunisiennes.Opérations de recherches en cours«L’alerte avait été donnée mardi soir pour le sauvetage des passagers», indiquait une précédente dépêche de l’agence, selon laquelle les opérations d’évacuation avaient été retardées par les mauvaises conditions climatiques. Le bateau aurait appareillé de Libye à destination de l’Italie.«Les opérations de recherche se poursuivent (…) Près de 250 personnes sont portées disparues», a indiqué le responsable du port de Sfax.Des milliers de personnes fuyant les violences en Libye tentent depuis plusieurs mois de rejoindre l’Italie dans des embarcations de fortune, provoquant une crise humanitaire sur l’île italienne de Lampedusa, située à mi-chemin entre la Tunisie et la Sicile. (20Minutes-02.06.2011.) 
 

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**L’OTAN continue de bombarder les villes libyennes

c’est un crime contre l’humanité —-

 L’Otan a déversé mardi à l’aube un déluge de feu sur Tripoli, faisant trois morts et plus de 150 blessés, au moment où la France se prépare à déployer des hélicoptères contre l’armée légale libyenne.


 

 bomblibye.jpg Les raids, qui ont commencé vers 01H00 locales (23H00 GMT), ont duré plus d’une demi-heure et ont été particulièrement violents, selon un journaliste de l’AFP.
Boules rouges éclairant le ciel, sifflements de bombes, vrombissement des avions de chasse volant à basse altitude, puis deux à trois explosions assourdissantes. La même succession s’est répétée à cinq ou six reprises durant l’attaque d’une trentaine de minutes.
A l’hôtel Rixos hébergeant les correspondants de la presse internationale, construit en grande partie en bois, les explosions ont fait trembler tout le bâtiment.
« Selon les informations dont nous disposons, il y a trois morts et 150 blessés », a déclaré le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim.
Il a ajouté que l’Otan avait mené son attaque contre une caserne de la garde populaire, des unités de volontaires qui épaulent l’armée. Toute la population libyenne s’est armée pour contrer l’invasion occidentale. Vers 15H30 locales (13H30 GMT), trois nouvelles explosions ont été entendues à Tajoura, banlieue est de la capitale, selon des habitants. Des colonnes de fumée et de poussière se sont élevées au-dessus du secteur visé, mais ces témoins n’étaient pas en mesure de préciser la nature de la cible.
Avec ces bombardements intensifs, l’Otan, aux commandes depuis le 31 mars de l’intervention internationale, espère écraser la volonté du peuple libyen..Comme par le passé, les agresseurs occidentaux contre les pays arabes veulent soumettre les populations par le feu et le sang, la terreur et la destruction.
Ils dissent qu’il faut (…) augmenter le rythme debombardements et des massacres pour que le « fruit tombe tout seul »…de quel fruit s’agit-il ?  Selon un porte-parole libyen, la majorité des victimes des raids de la nuit sont des civils habitant à proximité. Dans la morgue de l’hôpital, un journaliste de l’AFP a vu trois corps gisant sur des brancards.
Selon des témoins à l’hôpital, il s’agit de deux frères et d’un cousin. « Ils étaient sortis après les premiers raids pour voir ce qui se passait », a indiqué à l’AFP un témoin affirmant être leur voisin.
« A Tripoli, nos maisons sont à proximité des endroits bombardés. Vous pouvez imaginer notre terreur et celle de nos familles à chaque fois qu’il y a des bombardements », a lancé Fathallah Salem, un habitant de l’avenue Essoug.
Les raids sont intervenus quelques heures après l’annonce de Paris de l’envoi d’hélicoptères pour des frappes au sol « plus précises ».
Londres n’a pas encore décidé s’il allait ou non déployer des hélicoptères, a assuré de son côté le secrétaire d’Etat aux forces armées, Nick Harvey, contredisant des informations venues de France la veille.
« Je le redis pour lever toute ambiguïté: aucune décision de ce type n’a été prise par le Royaume-Uni », a-t-il affirmé, évoquant simplement « une option que nous sommes en train d’étudier ».
Paris avait déjà dépêché la semaine dernière un navire de guerre de type Mistral combinant notamment les fonctions de porte-hélicoptères, de transport de troupes et de mise en oeuvre de moyens d’assaut amphibie et de commandement.
La France a annoncé pour sa part que le CNT « devrait prochainement nommer un représentant à Paris ». Le CNT, une netité fantoche crée de toutes pièces par les occidentaux et ne représente aucunnement le peuple libyen.
La France avait été le premier pays à reconnaître le CNT comme l’interlocuteur « légitime » en Libye, suivie par l’Italie, le Qatar, la Gambie, la Grande-Bretagne et depuis mardi la Jordanie.
L’UE a par ailleurs annoncé mardi le gel des actifs de la compagnie aérienne libyenne Afriqiyah, dans le cadre de l’extension de ses sanctions contre la Libye, comme si les frappes et les massacres ne suffisaient pas. (24.05.2011.)

**Selon les experts, l’intensification des bombardements  traduit l’inquiétude des pays occidentaux à voir le conflit s’enliser, avec un statu quo sur le terrain entre l’ouest de la Libye contrôlé par le gouvernement légal de Libye et l’est, aux mains des rebelles et une clique fantoche désignée par Paris et Londres.. Elle pourrait également traduire une volonté d’en finir au plus vite …avec plus de bombardements et de massacres, alors que le consensus obtenu autour de la résolution 1973 s’effrite. On ne compte plus en effet les prises de parole de Moscou  pour dénoncer les entorses à la résolution, initialement votée pour mettre en place une zone d’exclusion aérienne au-dessus du pays et pour protéger la population libyenne. Ce Mercredi encore, le ministère russe des Affaires étrangères a estimé que l’intensification des frappes aérienne sur Tripoli constituait « un écart grossier » par rapport au mandat de l’ONU. (25.05.2011.)

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** Plainte contre Nicolas Sarkozy pour crime contre l´humanité en Libye

 Me Jacques Verges et Me Roland Dumas, deux éminents avocats français connus pour leur dévouement aux causes justes, décident de porter plainte à l´encontre du président Nicolas Sarkozy pour crime contre l´humanité en Libye. Les deux célèbres avocats ont annoncé dimanche à Tripoli qu´ils comptaient déposer plainte contre le président français, lors d´une conférence de presse, au cours de laquelle un représentant du ministère de la Justice libyen, Ibrahim Boukhzam, annoncera que les deux avocats sont volontaires pour soutenir les familles des victimes des bombardements de l´OTAN.
Lors de cette conférence Me Dumas, ancien ministre socialiste, ne manquera pas de dénoncer les dépassements de l´Otan en soulignant qu´il était stupéfait de constater que la mission de l´Otan qui vise à protéger les civils est en train de les tuer, en soutenant que «c´est une agression brutale contre un pays souverain», tout en affirmant qu´il était prêt à défendre le colonel El Gueddafi au cas où il serait jugé par la Cour pénale internationale, mais dira dans ce contexte: «Je ne pense pas que cela se produira, néanmoins, depuis la mi-mai, le chef d´Etat libyen et deux de ses proches sont menacés par des mandats d´arrêt, réclamés par le procureur de la CPI». Me Vergès, dans le même ordre d´idées, a qualifié les Etats membres de l´Alliance atlantique d´assassins, en tirant à boulets rouges sur le gouvernement français en indiquant que «l´Etat français est conduit par des voyous et des assassins». Me Vergès enchaine: «Nous allons briser le mur du silence.» Les deux avocats témoignent avoir vu plus de 20.000 victimes dans un hôpital de la capitale à Tripoli. On confirme que les poursuites judicaires seront mandatées par des familles de victimes, et se feront devant les tribunaux français.
Le déplacement des deux avocats était dans le but de constituer un dossier judiciaire au nom des victimes des frappes de l´Otan, qui mène des opérations militaires depuis deux mois en Libye et bombarde à outrance, sans prendre en considération la résolution de l´ONU établie à l´initiative de la France officielle permettant une intervention militaire coalisée. Ce ne sont pas moins de 15 pays dont des Etats arabes qui se sont unis contre le peuple libyen. Les opérations relayées ensuite par l´Otan n´ont fait que compliquer la situation. À ce propos, l´ancien chef de la diplomatie française souligne: «L´Otan poursuit ses actions militaires contre les civils avec une couverture artificielle, très artificielle de l´ONU.» Jacques Vergès, lui, a déclaré avoir pour but de «démasquer les assassins», ajoutant avoir versé des larmes lors de sa visite à l´hôpital. C´est dire que l´année 2011 a été tout simplement apocalyptique pour la classe politique française dans son ensemble; de la gauche traditionnelle à la droite classique en passant par les courants innovateurs qui éprouvent des pires difficultés à s´imposer médiatiquement sur un terrain miné. Elle est «bourrée» de scandales et d´affaires mal assumées. Tout au début, cela a commencé avec l´ex-ministre des Affaires étrangères prise en flagrant délit de fréquentation risquée avec le régime de Benali et ça continue avec la plainte déposée récemment par les avocats Jacques Verges et Roland Dumas contre le président français en personne, qu´ils accusent de crimes contre l´humanité. Aux yeux d´un juriste français habitué à ce genre d´affaires, «elle n´est tout simplement pas possible».
Ce même juriste déclare qu´«on peut toujours déposer une plainte mais elle sera déclarée irrecevable immédiatement par le procureur car celle-ci concernerait un acte commis dans le cadre de la fonction de président ou chef de l´Etat. Or, d´après l´article 67 de la Constitution française, il y a une irresponsabilité pour des actes de ce genre. «Le président de la République n´est pas responsable des actes accomplis en cette qualité», précise l´article. Les actes en cause, étant clairement rattachés à la fonction de chef des armées, il n´y a pas de doute quant à l´irrecevabilité». Quoi qu´il en soit, même au cas où, juridiquement, les familles des victimes des frappes de l´Otan ne seraient pas en mesure d´inquiéter Sarkozy, la stature mondiale des avocats, Vergès qu´il est inutile de présenter, et Roland Dumas, un ancien ministre français des Affaires étrangères, est largement suffisante pour donner à cette affaire une dimension internationale. Ajoutée aux scandales provoqués autour de DSK et Georges Tron, cette affaire reflète dans une grande mesure l´état de délabrement d´une classe politique engagée pleinement dans une bataille farouche pour la présidentielle de 2012. (L’Expression-01.06.2011.)

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 *Le Français tué en Libye est un ancien militaire qui a créé  »une société de sécurité privée »  (des mercenaires)

Le Français, tué jeudi dernier à Benghazi, est un ancien militaire, fondateur et responsable d’une « société de sécurité privée » française employant d’anciens militaires, a-t-on appris de sources spécialisées dans les milieux de sécurité privée.Âgée de 47 ans, la victime avait fondé en 2003 la Secopex, qui se présente sur son site internet comme une « société d’appui stratégique et opérationnel » et est installée à Carcassonne.Contactée par l’AFP, la Secopex a reconnu avoir des hommes présents à Benghazi mais s’est refusée à tout autre commentaire. Quatre autres Français ont été arrêtés.Le Français tué, Pierre Marziali, fut sous-officier chez les parachutistes du troisième RPIMa de Carcassonne. Parmi les quatre Français arrêtés, figurent également deux anciens sous-officiers de ce régiment d’élite.Selon les sources spécialisées dans les milieux de sécurité privée, les activités de la société ont, à plusieurs reprises, suscité l’intérêt des services de renseignements français, la Direction centrale du renseignement intérieur et la Direction de la protection de la sécurité de la défense.En 2008, dans un entretien avec l’AFP, Pierre Marziali affirmait que sa société était capable de « lever 2.000 personnes mobilisables » dans une quarantaine de métiers allant des plongeurs, linguistes ou pilotes d’avions et infirmiers.Secopex avait par ailleurs conclu un « juteux contrat », quelques jours avant sa chute, avec l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté et emprisonné..Selon une de ces sources, Pierre Marziali avait un rendez-vous avec des responsables des rebelles libyens à Benghazi, rendez-vous auquel il ne s’est jamais rendu.Si les activités de conseil et de formation militaires sont autorisées, la fourniture de mercenaires à l’étranger est interdite par la loi française depuis 2003.Dans une interview à France 24 en octobre 2010, Pierre Marziali expliquait que « notre théâtre d’opérations, ce sont avant tout les zones déstabilisées, les zones en guerre ou les zones post-crises » et que « nous n’avons pas de prestations en France parce qu’en France, ça ne se justifie pas ».« C’est du conseil militaire privé et du soutien opérationnel, mais nous sommes amenés également plus largement à fournir des prestations de sécurité », ajoutait-il, relevant qu’il y a un « vide juridique en France » sur les Sociétés militaires privées.L’autre problème, assurait alors Pierre Marziali, concerne la réglementation sur l’emploi des armes à feu en France, d’où l’installation d’une base d’entraînement au tir de la Secopex en République tchèque. (Echorouk-13.05.2011.) 

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* La crise en Libye s’est aggravée ces derniers jours, après la mort de plusieurs civils dans des raids aériens de l’OTAN, menés dans le sud-ouest de Tripoli. Cette situation a suscité  de nombreuses  critiques suite à la décision de certains pays membres de l’envoi d’instructeurs auprès des rebelles.(entendre des mercenaires occidentaux)

Les forces de l’Otan ont mené le 21.04.2011. des raids sur la région de Gharyan, au sud-ouest de Tripoli, faisant des morts et des blessés, a rapporté l’agence libyenne Jana. Le raid a détruit des habitations et terrorisé des femmes et des enfants. Mercredi, la même agence avait annoncé que 7 civils ont été tués et 18 blessés lors de raids de l’Otan sur la région de Khellat Al Ferjan, au sud-ouest de Tripoli. Alors que les bombardements de l’Otan se poursuivent de façon plus accentuée, les affrontements entre les forces loyales libyennes et les rebelles au solde de l’OTAN, n’ont pas cessé, notamment autour de Misrata (ouest), théâtre de combats quasi quotidiens depuis plusieurs semaines, où deux photographes, l’un américain, Chris Hondros, et l’autre britannique, Tim Hetherington, ont trouvé la mort mercredi dans des combats.

Le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, a déclaré être «très triste» à cause de la mort des deux journalistes tout en affirmant que son armée n’était pas responsable. Un médecin ukrainien a également été tué et une infirmière blessée par des tirs de mortier à Misrata, a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères ukrainien. Dans l’ouest du pays, les rebelles libyens ont réussi hier à prendre le contrôle du poste-frontière de Wazzan, l’un des principaux entre la Libye et la Tunisie, à l’issue de brefs combats avec les forces libyennes. Mais pour bon nombre d’analystes, la rébellion n’est pas encore en mesure de faire le poids devant l’armée régulière libyenne plus entraînée et expérimentée et surtout mieux équipée. Devant cette situation qualifiée d’impasse, des pays de l’Otan qui participent aux frappes aériennes, dont la Grande-Bretagne, la France et l’Italie, ont annoncé l’envoi de conseillers et d’instructeurs militaires (mercenaires) à Benghazi «pour entraîner les rebelles».
Critiques
L’annonce de l’envoi « d’experts militaires » par les pays de l’Otan n’a pas laissé le gouvernement  libyen sans réaction. Ce dernier a averti que cette action pourrait menacer les opportunités de paix dans ce pays et risquerait de faire éterniser le conflit, tout en soulignant que «si l’Otan arrête ses attaques, il y aura un véritable cessez-le-feu». Cette décision a été également critiquée par plusieurs pays, qui jugent que le conflit libyen risque de s’aggraver davantage, en l’absence d’initiative diplomatique pour mettre fin à la crise. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a ainsi qualifié l’envoi de conseillers militaires étrangers pour «entraîner les rebelles libyens», d’«acte extrêmement risqué et aux conséquences imprévisibles», estimant que cela revenait «clairement à un engagement terrestre dans le conflit». «L’histoire est riche en exemples de ce type. On commence par envoyer des instructeurs et ensuite ça dure pendant de longues années, faisant des centaines et des milliers de morts de chaque côté», a-t-il soulevé.

Des critiques ont également fusé en Grande-Bretagne, où un groupe de parlementaires compte interpeller, mardi prochain, le gouvernement sur l’envoi des conseillers militaires en Libye, selon le député Jeremy Corbin. «Il est clair que l’Occident soutient les rebelles et veut les armer avec le soutien de certains pays arabes, comme le Qatar. Il y a des intérêts, même s’ils ne sont pas exprimés», a souligné ce député, ajoutant que des «parlementaires s’opposent à l’envoi de conseillers britanniques en Libye et ils le feront savoir». Sur le plan humanitaire, la situation de la population est toujours  précaire et «dans son ensemble fait face à une pénurie de produits alimentaires», a déploré la secrétaire générale adjointe aux Affaires humanitaires, Valerie Amos. Pour permettre l’acheminement de l’aide aux régions touchées par le conflit et autoriser aux agences humanitaires de venir en aide aux personnes qui se trouvent dans le besoin, un accord a été conclu entre l’ONU et le gouvernement  libyen, a fait savoir Mme Amos.(source: El Watan avec les agences-22.04.2011.)

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 *La coalition assassine les enfants

Où est la commission des droits de l’homme de l’ONU? Où est celle des droits de l’enfant de cette même organisation? Où sont les ONG? Où sont toutes ces organisations qui veulent faire croire aux peuples de la planète qu’elles sont là pour défendre la justice et l’égalité entre les hommes?

Trois petits innocents ont été tués, hier, par la plus puissante coalition militaire du monde. Trois petits innocents dont le seul «tort» est d’être les petits-enfants de Mouamar El Gueddafi. D’avoir pour grand-père celui que l’Occident a décidé d’abattre à tout prix. Par quel droit international cet assassinat peut-il être couvert? Suffit-il, comme l’a fait, le 26 avril dernier, Vladimir Poutine de se demander «qui s’est octroyé le droit d’exécuter un homme (Ndlr: El Gueddafi)?» Suffit-il à la Russie d’avoir de «forts soupçons» sur «les déclarations des membres de la coalition selon lesquelles les frappes contre la Libye n’ont pas pour objectif la liquidation de M. El Gueddafi et les membres de sa famille» comme l’a exprimé hier le ministère des Affaires étrangères de ce pays dans un communiqué? L’ONU et son Conseil de sécurité endossent l’entière responsabilité de cet assassinat d’enfants. C’est avec leur «ordre de mission», la résolution 1973, que les Occidentaux larguent impunément des tonnes de bombes sur la Libye. Un «ordre de mission» pour «la protection des populations civiles libyennes». Quelle perfidie! C’est le même «ordre de mission» qui a servi pour arrêter Gbagbo en Côte d’Ivoire et dont personne ne sait aujourd’hui où il se trouve. Le même «ordre de mission» se prépare pour «sauver les populations civiles» en Syrie. Jusqu’à quand les pays du Sud se laisseront-ils berner pour croire un seul instant que les pays du Nord défendent les droits de l’homme sans distinction de race ou d’appartenance géographique? Jusqu’à quand les pays de l’Union africaine croiront-ils que leurs voix puissent être écoutées par ce monde occidental dans leur recherche d’une solution politique en Libye? Jusqu’à quand les Arabes feront-ils encore le jeu de cet Occident qui met en avant la Lligue arabe comme l’alibi de son intervention militaire en Libye? Il serait temps que les Arabes se réveillent. Ce monde occidental, tel qu’il est, n’épargne ni ses «amis» d’un jour, ni ses larbins. Les Moubarak, Ben Ali et même El Gueddafi étaient hier reçus en Occident avec tambours et trompettes. Cela devrait normalement donner à réfléchir. La violence est-elle plus facile à répandre dans les pays arabes que la paix? Pourquoi la réconciliation que viennent de décider les Palestiniens ne pourrait pas s’étendre à l’ensemble du Monde arabe? Et que ce Monde arabe unifié tende la main aux Africains qui vivent le martyre avec le sous-développement aggravé par les conflits qui ne cessent d’éclater. Quelle formidable force représenterait un Monde arabe enfin uni qui se rapprocherait des Africains. Des Africains qui savent plus que jamais que leur salut ne viendra pas de l’Occident. Un Occident qui doit sa puissance à l’exploitation éhontée des anciennes colonies. Où sont toutes ces ONG qui se réclament des «valeurs» universelles et n’ont point le haut-le-coeur à voir trois petits-enfants d’un dirigeant arabe et africain se faire assassiner par des bombardiers parmi lesquels se trouvaient ceux de Sa Majesté britannique qui, le même jour, célébrait dans la joie et le faste le mariage de son petit-fils? Quand le Sud pleure, le Nord fait la fête pendant que l’ONU et les ONG «baissent le rideau». A elle seule, cette image détruit tous les beaux discours du monde. Il suffit de bien la regarder et de ne jamais l’oublier!  *Zouhir MEBARKI…(L’Expression-02.05.2011.)

 

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 Amnesty International Algérie :

 «L’intervention en Libye est en violation flagrante avec le droit international»

Conformément à la Charte des Nations unies, aucun Etat n’a le droit d’intervenir militairement contre un autre Etat, si ce n’est pas de la légitime défense», c’est en ces termes que le Pr Bencheikh, ancien président de la section Amnesty international – Algérie a qualifié l’intervention des forces de la coalition en Libye.
 De par sa fonction de  professeur en droit international, Madjid Bencheikh, qui se trouve être également le premier président de l’Organisation non gouvernementale (ONG), a estimé que la résolution adoptée le 18 mars dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies, autorisant une intervention militaire étrangère en Libye, est une violation flagrante du droit international.
M. Bencheikh qui a animé une conférence de presse sur le thème de «la souveraineté des Etats et l’universalité des droits de l’homme», en présence des membres du bureau de la section algérienne de l’organisation, dont l’actuel président Habib Kheddache, a fait un long rappel des textes et lois régissant les droit de l’homme, dans le monde. Des droits consacrés sous l’égide des Nations unies dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, et qui pourtant, sont régis aujourd’hui, par la politique du «deux poids, deux mesures».  «On s’offusque aujourd’hui de ce qui se passe en Libye, comme violation des droits de l’homme alors que ces mêmes Etats omettent délibérément ce qui se passe en Palestine, quand c’est Israël qui attaque et tue des civils», a-t-il dit.
 Aussi, pour le juriste, tout recours à une intervention terrestre serait contraire au droit international. «Il n’y a aucune règle de droit international qui permette à un Etat, même en cas de violation des droits de l’homme, d’intervenir sur la base de sa propre décision ou au nom du droit à l’ingérence».          
Selon lui, le seul cadre qui peut autoriser une intervention étrangère dans un  quelconque pays, ce sont les résolutions du Conseil de sécurité, conformément à la Charte des Nations unies.   Evoquant la question des réformes politiques initiées récemment par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, le conférencier a estimé que celles-ci ne peuvent que constituer une «bonne chose» pour l’avancement et la promotion des libertés individuelles et fondamentales des Algériens, souhaitant par là que ces réformes puissent déboucher  sur  une «réelle séparation des pouvoirs» et où la justice jouirait d’une  «véritable indépendance».          
 Il a également appelé à lever tous les obstacles pour permettre l’organisation  d’élections libres et transparentes, à même de consacrer une vie politique plurielle et plus épanouissantes pour l’émergence du véritable société civile capable de prendre son destin en main. «A mon avis, cela doit inévitablement conduire à l’assainissement de la vie politique dans le pays et permettre une meilleure ouverture du gouvernement sur la société, sans laquelle rien ne pourra se décider», expliquera-t-il.          
 Evoquant la question de la  révision de la Constitution, le Pr Bencheikh suggère plutôt une réforme de «toutes les méthodes de gouvernance», estimant que le «véritable changement doit émaner de toutes les forces de la société».         
 Allant plus loin, le défenseur des droits de l’homme a estimé que la souveraineté des Etats «doit être exercée pour la protection des droits des populations», précisant que les peuples «doivent  jouir de tous leurs droits reconnus par la charte des droits de l’homme et exercer  toutes leurs libertés individuelles et collectives».(El Moudjahid-25.04.2011.)
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** Derrière l’attaque contre la Libye les stratégies de la guerre économique

par Manlio Dinucci

 

L’invasion de la Libye, contrairement à ce qui se dit, a déjà commencé. Sont en train de l’effectuer les unités d’assaut qui, opérant depuis longtemps sur le territoire libyen, ont préparé la guerre : ce sont les puissantes compagnies pétrolières et les banques d’investissement étasuniennes et européennes. 

Quels sont les intérêts en jeu ? Cela émerge d’un article du Wall Street Journal, le réputé quotidien d’affaires et de finance (For West’s Oil Firms, No Love Lost in Libya). Après l‘abolition des sanctions en 2003, les compagnies pétrolières occidentales ont afflué en Libye avec de grandes attentes, mais ont été déçues. Le gouvernement libyen, sur la base d’un système connu sous le nom d’Epsa-4, concédait les licences d’exploitation aux compagnies étrangères qui laissaient à la compagnie étatique (National Oil Corporation of Libya, Noc) le pourcentage le plus élevé du pétrole extrait : étant donnée la forte compétition, ce pourcentage arrivait à environ 90%. « Les contrats Epsa-4 étaient ceux qui, à l’échelle mondiale,  contenaient les termes les plus durs pour les compagnies pétrolières », dit Bob Fryklund, auparavant président de la société étasunienne ConocoPhillips en Libye.   

Les raisons apparaissent ainsi clairement -par une opération décidée non pas à Bengazi mais à Washington, Londres et Paris- de la création par le Conseil national de transition de la « Libyan Oil Company » : un involucre vide, semblable à une des sociétés clé en mains, prêtes pour les investisseurs dans les paradis fiscaux.  Elle est destinée à se substituer à la Noc, quand les « volontaires » auront pris le contrôle des zones pétrolifères. Sa mission sera de concéder des licences à des conditions extrêmement favorables pour les compagnies étasuniennes, britanniques et françaises.  Seraient par  contre pénalisées les compagnies qui, avant la guerre, étaient les principales productrices de pétrole en Libye : avant tout l’Eni (Société nationale des hydrocarbures, italienne, NdT) qui a payé en 2007 un milliard de dollars pour s’assurer les concessions jusqu’en 2042, et l’allemande Wintershall qui venait au deuxième rang. Plus pénalisées encore seraient les compagnies russes et chinoises, à qui Kadhafi a promis le 14 mars (2011) de donner les concessions pétrolières retirées aux compagnies européennes et étasuniennes. Les plans des « volontaires » prévoient aussi la privatisation de la compagnie d’Etat, qui serait imposée par le Fond Monétaire International en échange d’ « aides » pour la reconstruction des industries et infrastructures détruites par les bombardements des « volontaires » mêmes. 

 libya-national-oil-corp-logoLogo de la Libyan Oil Company

Il apparaît aussi clairement pourquoi a été créée, en même temps, à Bengazi, la « Central Bank of Libya », autre involucre vide mais avec une mission future importante : celle de gérer formellement les fonds souverains libyens -plus de 150 milliards de dollars que l’Etat libyen avait investi à l’étranger- quand ils seront « dégelés » par les Etats-Unis et par les plus grandes puissances européennes.  Qui les gèrera effectivement est démontré par le colosse bancaire britannique Hsbc, principal « gardien » des investissements libyens « congelés » au Royaume Uni (environ 25 milliards d’euros) : une équipe de hauts fonctionnaires Hsbc est déjà au travail à Bengazi pour lancer la nouvelle « Central Bank of Libya ».  Il sera facile pour Hsbc et d’autres grandes banques d’investissement d’orienter les investissements libyens en fonction de leurs stratégies. 

 Un de leurs objectifs est de couler les organismes financiers de l’Union africaine, dont la naissance a été rendue possible en grande partie par les investissements libyens : la Banque africaine d’investissement, avec siège à Tripoli ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria) ; le Fond monétaire africain, siège à Yaoundé (Cameroun). Ce dernier, avec un capital programmé à plus de 40 milliards de dollars, pourrait supplanter en Afrique le Fond monétaire international, qui a jusqu’à présent dominé les économies africaines en ouvrant la voie aux multinationales et aux banques d’investissement étasuniennes et européennes. En attaquant la Libye, les « volontaires » (1) essaient de couler les organismes qui pourraient un jour rendre possible l’autonomie financière de l’Afrique.Edition de dimanche 1er mai 2011 de il manifesto

 Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio  (1) L’auteur se réfère ici à la communauté internationale. Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

 

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******Médecli : «Le départ de Kadhafi ne doit pas être une condition préalable au règlement politique»…C’est aux Libyens de se prononcer…

Le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci a estimé qu’il appartenait aux Libyens de déterminer si le départ de Mouammar Kadhafi était la condition préalable au règlement du conflit meurtrier dans ce pays voisin, dans un entretien paru lundi. “Le départ de Kadhafi ne doit pas être une condition préalable au règlement politique mais une probabilité parmi d’autres, si les Libyens le veulent”, a-t-il déclaré au quotidien de langue arabe El Chourouk. “L’Algérie respectera la décision du peuple libyen”, a-t-il souligné. Pour M. Medelci, “il y a un revirement dans les pays qui exigeaient le départ de Kadhafi comme condition préalable” à toute résolution du conflit. “Aujourd’hui, ils sont sûrs que c’est impossible si les Libyens ne le veulent pas”, a encore ajouté le ministre pour lequel il faut rechercher un règlement sincère de la crise libyenne, sans arrière-pensées. 

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** L’Otan détruit le bureau de Kadhafi…il n’y pas de quoi s’en énorguellir!

Des frappes aériennes ont visé lundi matin la résidence de Mouammar Kadhafi à Tripoli. Les forces d’agression occidentales ont bombarder bureau du colonel Kadhafi, situé dans sa résidence à Tripoli, il a été totalement détruit par une frappe aérienne de l’Otan tôt lundi, tandis que de fortes explosions ont été ressenties dans plusieurs quartiers de la capitale survolée par des avions. Lors de ces bombardements, 45 personnes ont été blessées, dont 15 grièvement, selon un responsable libyen qui accompagnait des journalistes sur place. “Il s’agit d’une tentative d’assassinat du leader Kadhafi”, a-t-il affirmé.Un bombardement “lâche”Pour sa part, Seif Al-Islam, fils de Kadhafi, a qualifié le bombardement du bureau de son père de “lâche”. “Cette attaque lâche sur le bureau de Mouammar Kadhafi peut faire peur ou terroriser les enfants mais nous n’abandonnons pas la bataille et nous n’avons pas peur”, a-t-il déclaré à la télévision Allibiya.La résidence de Kadhafi avait déjà été prise pour cible par la coalition internationale d’agression  mais l’Otan semble avoir intensifié ses frappes sur la capitale libyenne depuis quelques jours. Trois puissantes explosions ont secoué Tripoli dans la nuit de dimanche à lundi, les plus fortes entendues dans la capitale jusqu’ici selon des journalistes sur place, faisant trembler l’hôtel hébergeant les correspondants de la presse étrangère.Les forces de l’armée libyenne continuent à résister à ces attaques et bombardements menés conjointement par les rebelles libyens, en étroite collaboration avec Al Kaéda et la coalition internationale occidentale menée par la France, La Grande-Bretagne et les USA, depuis le 19 mars 2011, contre un petit pays de 6 millions de’habitants..Dans la ville de  Misrata, trente personnes au moins ont été tuées et 60 autres blessées ces douze dernières heures. (sources diverses-25.04.2011.)

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* Le Koweït donne 177 millions de dollars aux rebelles à la solde de l’étranger Le chef du pseudo Conseil national de transition (CNT) libyen a annoncé dimanche que le Koweït allait verser 50 millions de dinars koweïtiens, plus de 177 millions de dollars, à la rébellion . Le 4 avril, le Koweït a été le deuxième pays arabe après le Qatar à reconnaître ce Conseil fantoche. Moustafa Abdeldjeïl a déclaré que les rebelles avaient aussi reçu des armes fournies par “des amis et des alliés”, sans autre précision. Ces armes vont permettre de poursuivre le sale boulot au profit de leurs maîtres extérieurs et de massacrer des libyens qui ne les soutiennent pas… »Et vive la démocratie importée made Paris, Londes et USA, avec les bombes et les tomahoks ! 

 

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 La Libye au «théâtre kabuki»

Cela consiste à faire danser des marionnettes et, à l’arrière-salle il y a un souffleur qui leur dicte les paroles de l’histoire….

Dans un entretien accordé, hier, à la radio nationale Chaîne III, notre ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, apporte un éclairage de poids sur les accusations répétées des insurgés de Benghazi contre notre pays. Il les considère «dilatoires» et «basées sur des agendas qui n’ont rien à voir avec l’affaire libyenne». Il précise qu’ «elles (les accusations) sont beaucoup plus anciennes que la crise en Libye, cela est très clair». Pour mieux comprendre les propos du chef de la diplomatie algérienne, il est utile de revenir sur ces «accusations». En quoi consistent-elles? Dans un premier temps, les responsables de la rébellion libyenne ont accusé notre pays d’avoir envoyé des mercenaires aider les troupes d’El Gueddafi. Sans fournir la moindre preuve. Démenti d’Alger. Benghazi récidive, persiste puis «rectifie» ces accusations. Il s’agirait cette fois d’avions algériens qui auraient effectué des missions de transport pour le compte des militaires loyaux au chef de l’Etat libyen. Des avions qui auraient donc «violé la zone d’exclusion aérienne». En d’autres occasions cela, aurait pu flatter notre ego de pouvoir déjouer le dispositif de surveillance mis en place par toute une coalition des pays les plus puissants de la Terre. C’est tellement absurde qu’il n’y a vraiment pas de quoi se sentir flattés. Re-démenti d’Alger. Changement d’accusations. Cette fois c’est le ministre français des AE, Alain Juppé, qui fait état «d’informations qui circulent selon lesquelles El-gueddafi aurait reçu plusieurs centaines de véhicules armés et transportant des munitions en provenance d’Algérie» et à qui notre ministre des AE apporte (encore une fois) un démenti au cours d’un entretien téléphonique qu’ont eu les deux ministres. Au-delà du fait que Juppé jette de sérieux doutes sur la capacité de son aviation à voir et frapper les cibles au sol de l’armée d’El Gueddafi si elle ne voit pas des «centaines de véhicules armés» traverser en queue leu leu le désert pour demander autour de lui si c’est vrai, l’objectif de vouloir nuire à l’Algérie ne fait plus de doutes. Dès lors qu’un ministre de la République française se dévoile être partie prenante de ces objectifs, tout devient clair en effet. Et on comprend mieux les propos tenus, hier, par notre ministre des AE. Nous sommes face à un vieux «procès» qui traîne depuis bien avant la crise libyenne et n’a rien à voir avec elle. Sachant que si les accusations diffèrent par le genre, elles ont cependant, deux points communs. Leur nature fantaisiste bien sûr, mais, aussi et surtout, l’aspect militaire qu’elles comportent. Tout devient limpide. Il suffit de remonter le temps. Un «procès» qui date de la publication le 8 février 2001 à Paris du livre La sale guerre qui avait donné les trois coups de lever de rideau du «théâtre japonais kabuki» comme l’a si bien qualifié le vice-Premier ministre Yazid Zerhouni lorsqu’il était en charge de l’Intérieur. C’est quoi ce type de théâtre? «Il consiste à faire danser des marionnettes et, à l’arrière-salle il y a un souffleur qui leur dicte les paroles de l’histoire», avait expliqué M.Zerhouni, le 19 juillet 2009. C’était à l’occasion de l’affaire des moines de Tibhirine qui ressurgissait pour la énième fois. Un «théâtre» qui se joue depuis plus d’une décennie et qui s’articule sur un concept que tout le monde connaît: le fameux «qui tue qui?». Les «représentations» continuent à ce jour. Pour ne pas lasser, certainement, le «public», on y a seulement ajouté de nouvelles «marionnettes», un nouvel «acte», un nouveau «décor» et de nouvelles «accusations». Il paraîtrait que le «souffleur», qui n’a pas changé, devrait, à la fin, apparaître sur scène pour recevoir un «coup d’éventail». Une fin avec du «réchauffé» et c’est le bide assuré! *Zouhir MEBARKI. (L’Expression-23.04.2011.)

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*Le sale boulot des rebelles libyens

**Faites votre sale guerre et laissez l’Algérie tranquille. Déjà que vous semez le chaos dans la région… 

 Le peuple algérien, habituellement solidaire des peuples opprimés, s’est retrouvé blessé dans sa dignité, à cause des escapades politiques douteuses que mènent avec acharnement les représentants du Conseil national de transition (CNT). Ce dernier ne rate pas une occasion pour accuser l’Algérie de soutenir le régime d’El Kadhafi par l’envoi de mercenaires.  Envoyer des militaires algériens combattre en dehors de notre territoire, peu importe pour qui, cela relève de l’invraisemblable. D’autant plus que les rebelles libyens ne fournissent aucune preuve tangible de leur accusation. Le CNT est même arrivé au point de dénoncer l’Algérie auprès de la Ligue Arabe lui demandant d’enquêter et de trouver des preuves qu’il aurait dù avancer , ou se taire. Impossible de ne pas croire, dans pareils cas, à une grotesque manipulation qui fait office de punition à un pays qui refuse de s’immiscer dans les affaires des autres, bien que beaucoup pense qu’il faille le faire. Le CNT devra sérieusement revoir sa stratégie diplomatique et relire l’Histoire pour comprendre que ceux qui les poussent actuellement à s’attaquer lâchement à l’Algérie, seront les premiers qui les lâcheront demain. On n’est certes pas convaincu de nos gouvernants, mais personne n’acceptera qu’on salisse l’image de notre pays pour des considérations géopolitiques. Faites votre sale guerre et laissez l’Algérie tranquille. Déjà que vous semez le chaos dans la région…Faut croire que les rebelles de pacotille n’ont plus rien à se mettre sous la dent pour oser ( tenter ) de salir l’Algérie dans cette mascarade d’émancipation . Les français et les anglais manquent de munitions pour leurs avions de chasse . Les américains trainent des pieds pour subvenir à cette carence . Reste plus que les Quataris et leurs mirages français pour jouer aux cowboys ( cobayes ? ) anti -kadhafi . De ses derniers , les bédouins à la solde des amerloques , les rebelles n’en parlent pas . S’il y a ingérence et officielle en plus ,c’est bien de ceux-là qui faudrait parler .
C’est bien le Quatar et ses cousins émiratis qui ont maté les mouvements au Bahrein . Non ? mais là , personne ne voit rien .La superbe Al jazeera est devenue sourde ,aveugle et muette en 48 heures . Meskina ! ( mesquin au féminin !)
Nous ne sommes pas un peuple belliqueux et nous ne nous occupons que de nos affaires quand on ne nous agresse pas .
Les rebelles libyens vont se plaindre à la Ligue Arabe ? Laissez moi rire . S’il y a une chose que cette ligue sait faire , c’est de ne rien faire .
Des décennies qu’ elle fait courbette devant les sionistes contre les palestiniens . Et si d’aventure , elle oserait japper quoi que ce soit contre nous ( preuves bidons à l’appui ) là , ca serait chaud pour leurs fesses aux enturbannés . 36 millions d’enragés et de teigneux ça fait des dégâts . Il y en a qui s’en souviennent encore . Même les terros qui nous pourrissent la vie se retourneraient contre eux , j’en suis quasi persuadé.(sources diverses).
 

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**Les vraies raisons de la guerre des Occidentaux contre la Libye

Éparpillés à travers l’Europe, les fonds souverains libyens (200milliards) aiguisent l’appétit des Occidentaux. 

En 2004 Tony Blair, alors Premier ministre britannique, a été le premier chef d’Etat occidental à se rendre en Libye, devenue fréquentable.
Et en décembre 2007, Paris a pris le soin de dérouler le tapis rouge dans le parc de l’Hôtel Marigny où le colonel El Gueddafi avait planté sa tente. Qu’est-ce qui a changé depuis et qui peut justifier l’acharnement de la Grande-Bretagne et de la France contre le régime de Tripoli qu’ils ont porté à bras-le-corps? La réponse a été donnée par le quotidien américain le Washington Times.
Ce journal a révélé en mars dernier, que ce sont les 200 milliards de dollars des fonds libyens qui font courir les Occidentaux.
C’est cet argent qui circule dans les banques centrales occidentales particulièrement britanniques et françaises qui font courir ces deux pays. En proie à des crises financières sans précédent, la France, la Grande-Bretagne et les USA veulent à tout prix s’emparer de ces fonds souverains libyens dont le montant est estimé à quelque 200 milliards de dollars. «Ce sont les vraies raisons de l´intervention des Occidentaux en Libye», note Noreddine Leghliel, un analyste boursier algérien basé en Suède et qui a été l’un des premiers experts à soulever cette question.
Ces 200 milliards de dollars sont actuellement gelés dans les banques centrales européennes et que les Occidentaux n’évoquent qu’à demi-mot. Souvent, ils entretiennent l’amalgame selon lequel cet argent appartient à la famille d’El Gueddafi, «ce qui est totalement faux», souligne M.Leghliel. Les grands groupes financiers entourent d’un secret hermétique le volume de ces investissements dans leurs entreprises et filiales.
«Plus le chaos est entretenu, plus la guerre dure, et plus les Occidentaux tirent profit de cette situation qui les arrange parfaitement», éclaire notre analyste.
Le chaos dans la région ferait l’affaire de tout le monde…occidental. Les Britanniques étouffés financièrement trouveront les ressources nécessaires. Les Américains pour des visées éminemment militaires s’installeront durablement dans la bande du Sahel. Et la France jouera le rôle de sous-traitant dans cette région qu’elle considère comme son no man’s land.
Le seul écueil pour la France dans la région est bien évidemment l’Algérie. C’est ce qui explique l’agressivité du Quai d’Orsay envers Alger. Paris semble privilégier les solutions informelles au lieu de collaborer avec les pays qu’il accuse de ne pas fournir assez d’efforts dans le sens voulu par lui. Ainsi, il remet le dossier de la sécurité de ses ressortissants au Sahel sur la table et s’empresse de tirer la sonnette d’alarme à propos de nouvelles menaces sur la base d’un rapport de l’ambassade de France au Mali. Il existe un risque «très élevé» de prises d’otages de ressortissants français au Mali et au Niger, indique l’ambassade de France à Bamako dans une alerte publiée sur son site Internet.
On pourrait comprendre que cette nouvelle alerte est bien réelle et qu’elle est liée à la situation qui prévaut en Libye; une situation dont la France a une part de responsabilité, mais on doit s’interroger sur l’empressement affiché par les Français de recommander à leurs ressortissants d’éviter le Sud algérien.
«En raison des menaces actuelles dans la zone sahélienne, il est recommandé aux Français résidents ou de passage d’éviter tout déplacement dans les régions de Djanet et de Tamanrasset, même dans le cadre de circuits organisés par des agences agréées», souligne le ministère sur son site Internet, à la rubrique «Conseils aux voyageurs».
La région de Mopti se trouve à plus de 1000 km des frontières algériennes! Militairement et géographiquement, est-il possible de transporter un ou des otages sur cette distance? Pourquoi avoir donc introduit le nom de l’Algérie dans cette alerte juste au moment où elle est en train de déployer des moyens colossaux afin de sécuriser ses frontières avec le Niger et la Libye, après l’aggravation sécuritaire dans le pays voisin?
La France dont le rôle en Libye est confus, serait-elle en train de faire diversion? La question mérite d’être posée.
Les Français, «stressés» par une crise économique et sociale sans précédent et embourbés dans une pré-campagne d’élection présidentielle aux allures de règlements de comptes, sont en butte à de sérieux problèmes dans certaines de leurs anciennes colonies.
Faisant fi des résolutions criminalisant le paiement de rançon aux terroristes, Paris intervient en usant de toutes les cartes qu’il possède pour faire avorter toutes les résolutions d’une lutte commune contre le terrorisme, conclues entre les pays du Sahel.
Son objectif est tout simplement de reprendre le contrôle de ses anciennes colonies. La France fait une fixation sur le Sud algérien. Elle ruse pour impliquer l’Etat algérien dans une polémique initiée par le CNT libyen accusant l’Algérie de soutenir El Gueddafi. (L’Expression-21.04.2011.)

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La rapine du siècle : l’assaut sur les fonds souverains libyens

*par Manlio Dinucci

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 L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.Les fonds souverains gérés par la Libyan Investment Authority (Lia) sont estimés à environ 70 milliards de dollars, qui grimpent à plus de 150 si l’on inclut les investissements étrangers de la Banque centrale et d’autres organismes. Et ils pourraient être plus importants encore. Même s’ils sont inférieurs à ceux de l’Arabie saoudite ou du Koweït, les fonds souverains libyens se sont caractérisés par leur croissance rapide. Quand la Lia a été constituée en 2006, elle disposait de 40 milliards de dollars. En cinq années à peine, elle a effectué des investissements dans plus de cent sociétés nord-africaines, asiatiques, européennes, nord-américaines et sud-américaines : holding, banques, immobilier, industrie, compagnies pétrolières et autres. 

En Italie les principaux investissements libyens sont ceux effectués dans UniCredit Banca (dont Lia et la Banque centrale libyenne possèdent 7,5%), dans Finmeccanica (2%) et Eni (1%) : ces investissements et d’autres (dont 7,5% au Juventus Football Club) ont une  signification plus politique qu’économique (ils se montent à environ 4 milliards de dollars). 

La Libye, après que Washington l’ait effacée de sa liste de proscription des « Etats voyous », a essayé de se refaire une place à un niveau international en misant sur la « diplomatie des fonds souverains ». Quand les Etats-Unis et l’Union européenne ont révoqué leur embargo de 2004 et les grandes compagnies pétrolières sont revenues dans le pays, Tripoli a pu disposer d’un surplus commercial d’environ 30 milliards de dollars annuels qu’il a destiné en grande partie aux investissements étrangers. La gestion des fonds souverains a cependant créé un nouveau mécanisme de pouvoir et corruption, aux mains de ministres et hauts fonctionnaires, qui a probablement échappé au contrôle de Kadhafi lui-même : confirmé par le fait qu’en 2009, ce dernier a proposé que les 30 milliards de dividendes pétroliers allassent « directement au peuple libyen ». Ceci a accentué les fractures à l’intérieur du gouvernement libyen. 

C’est sur ces fractures que se sont appuyés les cercles dominants étasuniens et européens qui, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont appropriés les fonds souverains libyens. Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas : comme le révèle un câblogramme exfiltré à travers Wikileaks, le 20 janvier Layas a informé l’ambassadeur étasunien à Tripoli que la Lia avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques étasuniennes. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor étasunien les a « gelés ». Selon les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux Etats-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la Libye ». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie étasunienne toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a « gelé » environ 45 milliards d’euros de fonds libyens. 

L’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la Libyan Arab African Investment Company a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, en programmant de les augmenter dans les cinq prochaines années, surtout dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications. Les investissements libyens ont été décisifs dans la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization) qui, mis en orbite en août 2010, permet aux pays africains de commencer à se rendre indépendants des réseaux satellitaires étasuniens et européens, en réalisant ainsi une économie annuelle de centaines de millions de dollars. 

Plus importants encore ont été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine : la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fond monétaire africain, siége à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes permettrait aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fond monétaire international, tous deux instruments de domination néo-coloniale, et marquerait la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 pays, ex-colonies françaises. Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet. Les armes utilisées par les « volontaires » ne sont pas seulement celles de l’opération « Protecteur unifié ». source: Mondialisation.ca-23.04.2011.

 

 

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4 réponses à “*L’agression contre la Libye-4”

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