La France sous le reigne de Sarkosy-3

**La France perd son AAA à 100 jours de la présidentielle

Dette : la France a perdu<br />
son AAA<br />
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<p><strong><span style=La France a perdu vendredi son précieux « AAA » auprès de Standard & Poor’s (S&P), un coup de tonnerre au pire moment pour Nicolas Sarkozyà cent jours de l’élection présidentielle. Cette décision de agence de notation consacre un décrochage entre les deux premières économies de la zone euro, l’Allemagne ayant finalement préservé sa note, la meilleure possible. C’est une mauvaise nouvelle pour la France. Les places financières européennes sont tombées dans le rouge vendredi en début d’après-midi après la diffusion de ces informations. De son côté, l’euro dégringolait par rapport au dollar, tombant à des niveaux parmi les plus bas depuis août 2010, à un peu plus de 1,26 dollar.

« Depuis le début de l’année, les investisseurs se focalisent moins sur les commentaires d’agences de notation, mais davantage sur la capacité des Etats sous pression à se refinancer », a expliqué Renaud Murail, gérant d’actions chez Barclays Bourse. Une autre mauvaise nouvelle est arrivée vendredi de Grèce, épicentre de la crise de la dette depuis 2010. Les banques ont annoncé qu’elles suspendaient leurs négociations avec le pays sur les modalités de la restructuration de sa dette. Elles ont laissé entendre qu’elles pourraient revenir sur leur engagement à en effacer volontairement une grande partie…..

   « Ce n’est pas une bonne nouvelle »…….. mais ce n’est « pas une catastrophe », s’est efforcé de relativiser le ministre de l’Economie François Baroin, premier à annoncer l’abaissement, confirmé en fin de soirée par S&P.

« Ce ne sont pas les agences de notation qui dictent la politique de la France », a-t-il déclaré sur France 2, au sortir d’une réunion de crise à l’Elysée avec Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon et la ministre du Budget, Valérie Pécresse.

M. Baroin a exclu l’adoption d’un troisième plan de rigueur, après ceux d’août et novembre 2011. Il n’y aura « pas de nouveau plan de rigueur car ce n’est pas une question de rigueur budgétaire », a-t-il dit, attribuant la décision de S&P à un « problème de gouvernance » de la zone euro.

Cette dégradation « reflète l’impact de l’intensification des problèmes politiques, financiers et monétaires dans la zone euro, au sein de laquelle la France est étroitement intégrée », a commenté l’agence dans son communiqué.

Le président Sarkozy avait longtemps fasit du maintien du « triple A » une priorité y voyant « un objectif et une obligation ».

La décision de S&P était attendue depuis début décembre quand l’agence avait menacé d’abaisser la note de 15 Etats de la zone euro, dont les six notés « triple A ». La France risquait un abaissement de deux crans.

Paris n’en perd finalement qu’un seul, à AA+. Mais selon S&P il y a encore « au moins une chance sur trois » qu’une nouvelle dégradation puisse intervenir en 2012 ou 2013, notamment « si ses finances publiques devaient dévier du chemin tracé en matière de consolidation budgétaire ».

Outre la France, l’agence a abaissé la note de huit autres pays de la zone euro. Parmi eux, l’Autriche perd aussi son AAA et l’Espagne et l’Italie sont dégradées de deux crans. S&P a en outre placé tous les Etats de la zone euro sous perspective négative, à l’exception de la Slovaquie et l’Allemagne.

« Aujourd’hui, la France est une valeur sûre, elle peut rembourser sa dette et les nouvelles concernant notre déficit sont meilleures que prévu », a assuré la ministre du Budget Valérie Pécresse. « Notre stratégie économique ne changera pas: c’est le désendettement, la compétitivité et son potentiel de croissance », a-t-elle ensuite affirmé dans une interview à l’AFP, jugeant par ailleurs « absolument nécessaire que la convergence franco-allemande se poursuive ».

« La France est sur la bonne voie », a réagi le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. Pour l’instant, Paris conserve toujours son triple A auprès des deux autres grandes agences de notation internationales, Moody’s et Fitch. La rumeur de l’imminence d’une dégradation française s’est répandue en milieu d’après-midi vendredi sur les marchés, avant d’enflammer la classe politique.

« Cette perte du triple A sanctionne la politique suivie depuis 2007″, a lancé au nom du Parti socialiste Martine Aubry, pour qui Nicolas Sarkozy « restera le président de la dégradation de la France ». Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a évoqué « un sentiment d’humiliation » et « la rançon d’un quinquennat calamiteux qui a affaibli la crédibilité du pays ».

La présidente du Front national, Marine Le Pen, y a vu « la fin du mythe du président protecteur » et la disqualification de « tous ceux » qui ont défendu l’euro.

« Notre statut en Europe va souffrir symboliquement et donc politiquement », a prédit François Bayrou, candidat du MoDem à la présidentielle. Selon lui, il s’agit aussi d’une dégradation « par rapport à notre principal voisin.

« Les embardées de Nicolas Sarkozy depuis cinq ans, la multiplication des cadeaux fiscaux, les réformes et contre-réformes fiscales n’auront pas répondu ni aux échecs de cette financiarisation de l’économie, ni à la hausse dramatique du chômage », a déclaré Cécile Duflot, secrétaire national d’EELV.

La perte du triple A « sanctionne surtout la cécité de nos élites, dont la monnaie unique a été depuis des décennies le projet commun », a réagi l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC à la présidentielle.

L’abaissement de la note de la France, deuxième contributeur derrière l’Allemagne du fonds de secours de la zone euro, risque d’ébranler ce mécanisme qui peine déjà à endiguer la propagation de la crise.

Au plan hexagonal, la perte du triple A pourrait avoir des répercussions en cascade alors que Paris doit émettre pour 178 milliards d’euros d’obligations cette année. Une dégradation de la note se traduit en principe par une hausse des taux d’intérêt.

Les places financières en Europe ont toutes terminées dans le rouge. Mais les marchés obligataires et les Bourses, qui avaient déjà largement intégré le risque d’une dégradation, ont résisté, Paris perdant seulement 0,11% et Francfort 0,58%.

De son côté, l’euro dégringolait par rapport au dollar, tombant à des niveaux parmi les plus bas depuis août 2010, à un peu plus de 1,26 dollar.

« Depuis le début de l’année, les investisseurs se focalisent moins sur les commentaires d’agences de notation, mais davantage sur la capacité des Etats sous pression à se refinancer », a expliqué Renaud Murail, gérant d’actions chez Barclays Bourse.

Une autre mauvaise nouvelle est arrivée vendredi de Grèce, épicentre de la crise de la dette depuis 2010. Les banques ont annoncé qu’elles suspendaient leurs négociations avec le pays sur les modalités de la restructuration de sa dette. Elles ont laissé entendre qu’elles pourraient revenir sur leur engagement à en effacer volontairement une grande partie. .(source:AFP-14.01.2012.)

**L’euro dégringole après l’annonce de S&P

La France sous le reigne de Sarkosy-3 media_xl_4566532

L’euro chutait lourdement face au dollar vendredi après-midi, tombant à son plus bas niveau depuis août 2010, après des informations sur un abaissement imminent de notes souveraines de pays de la zone euro, et notamment de la France. Vers 15h20 GMT (16h20 à Paris), l’euro est tombé à 1,2638 dollar, marquant ainsi un nouveau plus bas depuis plus de 16 mois, alors qu’il valait 1,2816 dollar jeudi vers 22h00 GMT. L’euro plongeait aussi face à la devise nippone, à 97,20 yens contre 98,38 yens la veille.

 Repli
Après avoir nettement rebondi jeudi grâce à des émissions obligataires rassurantes en Italie et en Espagne, l’euro avait déjà amorcé son repli vendredi après les résultats mitigés d’un nouvel emprunt italien. Mais les pertes se sont nettement creusées dans l’après-midi, la monnaie unique dégringolant alors que prenaient de l’ampleur sur les marchés des informations sur un abaissement de notes souveraines en zone euro.

 Standard & Poors
La note de la France et celles de plusieurs autres pays de la zone euro vont être dégradées vendredi par l’agence Standard & Poor’s, tandis que l’Allemagne va conserver son « AAA », a déclaré à l’AFP une source gouvernementale européenne. (afp-13.01.2012.)

**La zone euro dans une nouvelle tourmente

Une nouvelle semaine de tourmente s'ouvre pour la zone euro après la dégradation coup de massue de neuf de ses membres, dont la France, appelée à passer jeudi un test crucial auprès des marchés sur lesquels pèse aussi le spectre renaissant d'une faillite de la Grèce.

Une nouvelle semaine de tourmente s’ouvre pour la zone euro après la dégradation coup de massue de neuf de ses membres, dont la France, appelée à passer jeudi un test crucial auprès des marchés sur lesquels pèse aussi le spectre renaissant d’une faillite de la Grèce.
La réouverture lundi des places financières dira si les investisseurs ont digéré le tir groupé de Standard and Poor’s (SP). L’impact de sa décision, déjà anticipée, est apparu limité vendredi sur les Bourses européennes et à Wall Street, qui ont clôturé en petite baisse.
La principale des trois grandes agences d’évaluation financière, qui menaçait depuis décembre d’abaisser les notes de 15 des 17 Etats de l’Union monétaire, en a dégradé neuf.
La sanction la plus spectaculaire est tombée sur la France. La deuxième économie européenne se retrouve privée, avec l’Autriche, de son AAA. Désormais notée AA+, elle décroche de l’Allemagne, seule à conserver la meilleure note possible dans la zone euro avec la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas.
Les pays déjà dans le viseur des marchés sont aussi durement frappés: l’Italie et l’Espagne ont été dégradées de deux crans, la Slovaquie, Malte et la Slovénie d’un cran, et les dettes du Portugal et Chypre ont été reléguées au rang d’investissements « spéculatifs ».
Pire: hors l’Allemagne et la Slovaquie, tous les pays de la zone sont menacés d’une nouvelle dégradation d’ici fin 2013 par l’agence SP, qui évalue ce risque à un sur trois.
L’abaissement de la note financière d’un pays se traduit, en principe, par une hausse des taux d’intérêt auxquels il refinance sa dette. Pour la France, la première épreuve déterminante est attendue jeudi. Paris espère lever 7,5 à 9,5 milliards d’euros, sur 178 milliards d’emprunts prévus cette année.
L’opération sera d’autant plus scrutée qu’elle sera la seule à grande échelle de la semaine, si on excepte un emprunt à court terme lundi également par la France.
Le Premier ministre François Fillon a estimé que la perte du AAA n’aura pas de « conséquences immédiates pour la vie quotidienne des Français », soulignant dans une interview au Journal du dimanche (JDD) le niveau « historiquement faible » des taux appliqués à la France, légèrement au-dessus de 3%.
La gifle de Standard and Poor’s a enflammé la campagne électorale pour la présidentielle. A moins de 100 jours du vote, elle tombe mal pour Nicolas Sarkozy, candidat attendu à un second mandat.
Favori des sondages, son adversaire socialiste François Hollande l’a accusé d’avoir « perdu » sa « bataille » pour « la conservation du triple A », dont il a longtemps fait une priorité.
Rompant deux jours de silence, M. Sarkozy a annoncé dimanche qu’il présenterait « aux Français à la fin du mois » des réformes pour sortir de la crise. Sans parler ouvertement de la dégradation, il a évoqué « une épreuve qu’il ne fallait ni sous-estimer, ni dramatiser à l’excès ».
« La France reste un pays sûr » financièrement, a répété la veille François Fillon.
Plus que jamais première de la classe européenne, l’Allemagne a affiché ce week-end une solidarité appuyée avec Paris et ses autres partenaires.
Il reste « encore un long chemin » à la zone euro pour regagner « la confiance des investisseurs », a concédé la chancelière Angela Merkel, accentuant la pression pour une rigueur budgétaire accrue. « Il est cependant aussi visible que nous sommes engagés de façon décidée sur ce chemin d’une monnaie stable, de finances solides et d’une croissance durable », a-t-elle toutefois relativisé.
« Nous sommes tous étroitement liés les uns aux autres », a fait valoir son ministre des Finances Wolfgang Schäuble. « Nous sommes ensemble sur la bonne voie », a-t-il estimé.
Jugée « aberrante » par la Commission européenne, la décision de SP, tombée à un moment où le risque d’aggravation de la crise semblait s’éloigner, a valu à l’agence une volée de critiques un peu partout en Europe. Jusqu’au Vatican, dont l’organe officiel, l’Osservatore Romano, a fustigé samedi une « attaque » programmée « avec un sens du calendrier parfait et suspect ».
Au delà de la France, l’Italie ou l’Espagne, SP porte un jugement critique sur l’ensemble des dirigeants de la zone euro. « L’environnement politique dans la zone euro n’a pas été à la hauteur des défis croissants engendrés par la crise », a résumé samedi Moritz Kraemer, le responsable de l’agence pour la notation des dettes européennes.
« L’efficacité, la stabilité et la prévisibilité de la politique et des institutions politiques européennes ne sont pas aussi solides qu’il le faudrait », juge SP, visant notamment le futur traité de stricte discipline budgétaire poussé par Berlin avec l’appui de Paris, à qui elle reproche de reposer « sur le seul pilier de l’austérité ».
Les dégradations de vendredi sont porteuses de lourdes répercussions pour le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ce mécanisme de secours pour les pays en difficulté risque lui aussi de voir son triple A s’envoler dans les prochains jours, du fait de l’abaissement de la note française.
Un tel revers arriverait au pire moment, en plein regain d’inquiétudes sur la Grèce, épicentre de la crise depuis 2010.
Les banques, engagées dans un bras de fer avec les Européens sur l’effacement de la moitié de la dette grecque qu’elles détiennent, menacent de revenir sur leur engagement à une restructuration volontaire. Faute d’accord, une faillite incontrôlée du pays pourrait intervenir fin mars.
Suspendues vendredi, les négociations doivent reprendre mercredi, au lendemain du retour à Athènes de la troïka Commission européenne-BCE-FMI des bailleurs de fonds internationaux du pays. (AFP-14.01.2012.)

 **Les conséquences de la perte du AAA français

 Standard & Poor’s a dégradé la note de la France. La perte de ce «trésor national» peut se faire sentir sur le crédit aux ménages et, surtout, menace de faire exploser le mur anti-crise de la zone euro.

• Le Fonds d’aide européen (FESF) menacé

C’est sans doute la conséquence la plus grave déclenchée par la perte du AAA: le Fonds européen de stabilité financière, dont la note AAA dépend de celle des pays qui le soutiennent, devrait également être revue à la baisse. Conséquence, le taux d’intérêt alors exigé par les investisseurs grimperait. Cela renchérirait le coût des plans d’aide à la Grèce, au Portugal et à l’Irlande sou la perfusion du mécanisme européen. Et mettrait en péril le fragile mur anti-crise de la zone euro.

• Effet domino sur les collectivités locales

La sanction de Standard & Poor’s provoquerait un effet domino, explique Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation: «La note du pays sert de référence nationale. Si elle est abaissée, toutes celles des entreprises, des banques et surtout des collectivités locales seront remises en cause. Parmi ces dernières, celles dotées d’un AAA, comme la ville de Paris ou la région Ile-de-France, seront automatiquement dégradées.»

Les collectivités dépendant en grande partie des transferts financiers de l’État (via l’allocation globale de fonctionnement), elles ne peuvent pas bénéficier d’une meilleure note que lui. Or, une fois leur note dégradée, elles devraient faire face à des créanciers plus méfiants, qui leur réclameraient des taux d’intérêt plus élevés. Cela alourdirait le coût de leur dette et, en bout de chaîne, «pourrait provoquer une hausse de la fiscalité locale», en déduit Norbert Gaillard.

• Une hausse possible du coût du crédit

La perte du AAA pourrait également dégrader les relations entre les ménages et leurs banques. Les établissements pourraient en effet durcir l’accès au crédit et augmenter les taux d’intérêt. «La banque empruntant plus cher sur les marchés, on peut supposer qu’elle répercute cette hausse sur ses clients», reconnaît l’économiste d’une grande banque française. «Toutefois, au vu de la concurrence actuelle, elles pourraient choisir de réduire plutôt leur marge pour conserver leurs parts de marché.» D’autre part, «dans le contexte actuel de resserrement du crédit par les banques, l’impact supplémentaire d’une baisse de la note pourrait passer presque inaperçue», relativise l’économiste Alexandre Delaigue.

• Le coût de la dette de l’État

Les conséquences d’une perte du AAA de la France dépendent aussi et surtout de la réaction des marchés. S’ils continuent à imposer à la France des taux d’intérêt toujours plus élevés, alors des répercussions en chaîne sont à redouter, des finances de l’État jusqu’au porte-monnaie du consommateur. Mais si, comme beaucoup le suggèrent, les taux pratiqués actuellement sous-entendent déjà une France dotée de la note inférieure, alors il faut s’attendre à peu de changement. La Nouvelle-Zélande, par exemple, a perdu son AAA le 30 septembre. En réaction, le coût du crédit a flambé. Avant de retomber à des niveaux plus bas qu’avant la sanction des agences de notation. (Le Figaro-13.01.2012.)

***La perte du triple A pèsera lourd sur la présidentielle

A cent jours du premier tour, les conséquences ne seront pas anodines…

François Hollande et Nicolas Sarkozy le 28 avril 2011 à Egletons en Corrèze

La perte du triple A infligée à la France par l’agence Standard and Poor’s (S&P) pèsera lourd sur la présidentielle, assurent les éditorialistes samedi et si «le coup est rude», au premier chef pour Nicolas Sarkozy, le «séisme» ébranle tous les prétendants à l’Elysée.

 

«L’exorbitant pouvoir des agences de notation»

 

«L’exorbitant pouvoir des agences de notation s’est encore une fois dévoilé dans sa puissance intacte», se désole Nicolas Demorand dans Libération. Le directeur du quotidien de gauche dénonce un «pouvoir de notation, symbolique, fondé sur du vent, tiré de nulle part, ne procédant d’aucune légitimité» et qui «va désormais exercer son emprise de plomb».

 

Si personne ne feint la surprise, tant «le monde économique tout entier estimait déjà que la France était fragilisée», relève Olivier Pirot de La Nouvelle République du Centre-Ouest, «pour autant, sortir la France du club très fermé du triple A fait sauter un verrou symbolique».

 

A cent jours du premier tour de la présidentielle, les conséquences ne seront pas anodines. Pour Matthieu Verrier de La Voix du Nord, «dans la mare politique, ce pavé, lancé par Standard and Poor’s, ne cessera pas de provoquer des remous».

 

Et, pour la plupart des analystes, c’est tout l’édifice qui vacille.

 

«Désaveu de taille pour Nicolas Sarkozy»

 

Certains, comme Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi, pointent d’abord le «désaveu de taille pour Nicolas Sarkozy». «C’est son image même qui subit une dégradation conjointement à celle de la note de la France», estime Philippe Waucampt dans les colonnes du Républicain lorrain.

 

Le chef de l’Etat, pas encore candidat, «perd d’un seul coup le statut de protecteur dont il comptait se servir de viatique pour sa réélection», constate Dominique Garraud dans La Charente libre. «C’est une bonne partie de sa stratégie préélectorale qui se trouve remise en cause», ajoute Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées.

 

Car «dans la course présidentielle cela revient à concourir avec du plomb dans les poches», explique joliment Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.

 

Donc «le coup est rude pour Nicolas Sarkozy» mais «tout aspirant sérieux à l’Élysée serait, lui aussi, soumis au double défi : déficit et croissance, sur fond de récession», insiste Xavier Panon (La Montagne), résumant un sentiment général chez ses confrères.

 

«La sanction menace en réalité tous les candidats. Tous seront notés par les marchés et par les Français sur leur crédibilité et leurs idées», assure Le Progrès de Lyon, sous la plume de Pascal Jalabert.

 

«Les socialistes ont beau jubiler, ils sont concernés au premier chef»

 

«Les socialistes ont beau jubiler, ils sont concernés au premier chef», avertit Gaëtan de Capèle dans Le Figaro. «Contrairement à ce qu’ils affirment, il n’existe pas d’alternative à la politique suivie par le gouvernement», soutient l’éditorialiste du quotidien de droite.

 

«Nous payons en fait des années de dérive», explique plus prudemment Jacques Camus de La République du Centre. Patrick Fluckiger ajoute dans L’Alsace que «la perte du triple A français sanctionne trente-sept ans de budgets en déficit» et «le RPR, l’UDF, le PS, l’UMP, ont creusé le trou à tour de rôle».

 

Le «séisme» déclenché par S&P «sanctionne trente ans de gabegie, de mensonges budgétaires, de démagogie», renchérit Rémi Godeau dans L’Est républicain.

 

«Nicolas Sarkozy, à peine convalescent dans les sondages, se retrouve à nouveau affaibli» mais «François Hollande doit lui aussi réviser son programme, s’il veut rester crédible», conclut François Martin dans le Midi libre. (AFP-14.01.2012.)

 

 

 

**Erdogan rappelle à Sarkosy le génocide de la France coloniale en Algérie

 Recep Tayyip Erdogan avait invité il y a quelque jours la France à revisiter son histoire coloniale plutôt que de se pencher sur le génocide arménien. Ce vendredi le Premier ministre turc a précisé sa pensée: «On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s’agit d’un génocide», a-t-il déclaré en conférence de presse.

«Si le président français M. Sarkozy ne sait pas qu’il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy (…) qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940», a ajouté Erdogan. «Je suis sûr qu’il (Pal Sarkozy) a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie», a-t-il poursuivi, avant de conclure: «Les Algériens ont été brûlés collectivement dans des fours. Ils ont été martyrisés sans pitié».

 Au lendemain de l’adoption par l’Assemblée d’une loi pénalisant la négation du génocide arménien, non-reconnu par la Turquie, le ton n’en finit plus de monter. Erdogan a accueilli jeudi la nouvelle en déclarant que ce texte relève d’«une politique fondée sur le racisme, la discrimination et la xénophobie». La communauté turque de France a de son côté manifesté devant le palais Bourbon contre cette décision.

 Dès l’annonce de l’examen du texte à l’Assemblée, le Premier ministre turc avait annoncé la couleur: «Ceux qui veulent étudier un génocide feraient mieux de se retourner sur leur passé et de se pencher sur leur propre histoire, sale et sanglante». Erdogan a prévenu jeudi que «les conséquences sur les relations politiques, économiques, culturelles et dans tous les domaines avec la France seront graves». Conformément aux menaces, l’ambassadeur turc en France a déjà quitté Paris.(20Minutes-23.12.2011.)

 ****L’ Algérie au coeur de la crise franco-turque

 En voulant réanimer le fameux «génocide» arménien, la France, sous la houlette de Nicolas Sarkozy, a rallumé un brasier avec la Turquie.

 Le vote jeudi (22.12.2011.) par l’Assemblée nationale française d’un texte de loi pénalisant le génocide arménien (1915) a eu l’effet d’une bombe du côté du Bosphore. Touchée dans sa fierté nationale, Ankara a décidé sans préavis de rompre ses liens économiques, politiques et militaires avec Paris. Entre la France et la Turquie, ce n’est certes pas la guerre, mais ça y ressemble… Aussitôt après l’adoption de cette loi controversée, l’ambassadeur turc à Paris a été rappelé pour consultations. Ankara a gelé sa coopération militaire et politique avec Paris et suspendu les visites bilatérales. La Turquie a aussi annulé les exercices militaires communs avec la France et rejeté tout projet d’escale en Turquie de la Marine française. En un mot, les Turcs ont donné un coup de frein sec à leurs relations avec la France. Cette riposte officielle a été appuyée par des déclarations tonitruantes du Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, qui a sonné hier une charge d’une rare violence contre la France et son président Nicolas Sarkozy. Pour ce faire, Erdogan a convoqué l’histoire coloniale de la France pour exhumer le génocide commis contre les Algériens.

 «Les Algériens ont été brûlés collectivement dans des fours. Ils ont été martyrisés sans pitié», a-t-il affirmé hier dans une conférence de presse, ajoutant qu’«on estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s’agit d’un génocide». Dans sa diatribe contre Paris, le Premier ministre turc s’en est pris à Sarkozy dont il accuse le père d’avoir servi et sévi en Algérie. «Si le président français M. Sarkozy ne sait pas qu’il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy (…) qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940. Je suis sûr qu’il (Pal Sarkozy) a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie», assène sèchement Erdogan. Et ce n’est pas terminé. Le responsable turc, entré en «éruption», a accusé son homologue français d’avoir «commencé à chercher des gains électoraux en utilisant la haine des musulmans et du Turc» dans une allusion à la prochaine présidentielle.
«Ce vote, qui a eu lieu en France, une France où vivent cinq millions de musulmans, a clairement montré à quel point le racisme, la discrimination et l’islamophobie ont atteint des dimensions dangereuses en France et en Europe», pointe le Premier ministre turc.

 Jeudi, Erdogan avait averti que ce vote «va ouvrir des plaies irréparables et très graves dans les relations bilatérales», accusant les législateurs français de faire de la politique sur «le racisme, la discrimination et la xénophobie». C’est, désormais, chose faite puisque la Turquie a abattu hier sa main lourde contre la France avec laquelle elle a pratiquement coupé tous les ponts, mettant ainsi les rapports entre ces deux pays alliés au sein de l’OTAN entre «guillemets».
Encore que Paris et Ankara ne filaient pas le parfait amour depuis que la France s’est posée comme rempart infranchissable contre l’entrée de la Turquie à l’Union européenne (UE). Pour les Turcs, le vote de jeudi constitue la goutte qui a fait déborder le vase des relations déjà en dents de scie entre les deux pays. Hier à Paris, les mesures turques sont tombées comme un couperet. Sarkozy et son clan n’imaginaient manifestement pas qu’Erdogan pouvait aller aussi loin dans l’escalade.

 Le communiqué rendu public hier par le Quai d’Orsay montre bien cette gêne française. «La Turquie est pour la France un allié et un partenaire stratégique, avec lequel le développement de nos relations a enregistré des progrès remarquables dans tous les domaines depuis des années.» Pas suffisant pour faire revenir le scandalisé Erdogan à de meilleurs sentiments.Le président Sarkozy, qui assistait hier aux obsèques de l’ancien président tchèque, Vaclav Havel, à Prague, s’est contenté d’une petite phrase, certes, amicale, mais dans laquelle il ne renonce pas à sa «loi». «Je respecte les convictions de nos amis turcs, c’est un grand pays, une grande civilisation, ils doivent respecter les nôtres.» Son chef de la diplomatie Alain Juppé a appelé de son côté à la «retenue». «Il y a beaucoup de raisons de maintenir entre la France et la Turquie des relations de confiance et même d’amitié», a déclaré M. Juppé, appelant «à nouveau au sang-froid et à la retenue». Mais à entendre le Premier ministre turc, connu pour ses coups de sang contre Shimon Peres au forum de Davos, et contre Bachar Al Assad, il est difficile de le voir afficher le grand sourire avant peut-être que le Sénat français mette sous le coude cette loi par laquelle le scandale est arrivé. (El Watan-24.12.2011.)

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6 réponses à “La France sous le reigne de Sarkosy-3”

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