*La journée de la gentillesse

**la semaine de la gentillesse qui a été lancée depuis le 06 septembre, a eu un succès fou auprès des lecteurs internautes…En quelques heures, il y a eu plus de 3.800 visiteurs en une seule journée…un record pour le Blog “El Ayam-2″ . Cet intérêt pour le sujet s’explique par le fait que les gens à travers le monde adhérent à cette campagne de gentillesse…ressentie comme impérative dans le domaine relationnel entre les gens, la famille, le couple et dans un cadre plus large: la société… Cela peut  paraître superflu ou utopique pour certains…Mais beaucoup tiennent encore à cette politesse et à cette qualité. **Niar. 

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**la journée de la gentillesse. Pourquoi ? Parce que l’individualisme roi et le chacun pour soi ont vécu : en ces temps de crise, nous avons besoin de liens et de solidarité pour faire face. La gentillesse est devenue une nécessité. Ce jour-là, montrons que c’est une intelligence, et même une force. Ayons le courage de défier le cynisme, de dépasser nos inhibitions et de changer nos comportements. ….**Parce que l’individualisme roi et le chacun pour soi ont vécu : en ces temps de crise, nous avons besoin de liens et de solidarité pour faire face. La gentillesse est devenue une nécessité. Ce jour-là, montrons que c’est une intelligence, et même une force. Ayons le courage de défier le cynisme, de dépasser nos inhibitions et de changer nos comportements. C’est ce que nous avons envie de partager avec vous.  

 

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* semaine de la gentillesse …** Du 6 au 13 novembre 2010**  

***Envoyez une fleur ! dites-le avec des fleurs  En cette journée de la gentillesse, envoyez une fleur à celles et ceux que vous aimez via Facebook !

au nom de la fleur

 

Les fleurs du bien

Le guide des plantes qui font du bien

Histoires de fleurs et de roses

Les marchands de fleurs à l’honneur

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*choisis pour vous..Toi et Moi

* un nouveau monde

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Les 7 ingrédients de la gentillesse  

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**Le Manifeste **

 Face à l’indifférence, au manque de respect et au cynisme, nous possédons sans le savoir, l’arme la plus efficace qui soit: notre coeur. La gentillesse n’est pas un renoncement, une démission ou une soumission, c’est un choix traduit par des petits gestes qui rendent la vie plus agréable. La gentillesse est une intelligence et elle est contagieuse. Agissons ensemble chaque jour pour un monde plus humain.

Pour… en finir avec le chacun pour soi.

Refuser le cynisme ambiant,

Déjouer l’agressivité quotidienne,

Dire non à l’indifférence,

Choisir d’être plus attentif aux autres,

Mettre de l’harmonie dans nos relations,

Etre altruiste et bienveillant.

**Je choisis de construire chaque jour, avec des milliers d’autres, un monde plus humain. **

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**La gentillesse a toujours du bon

Lorsque j’enseigne la psychothérapie EMDR (Eye Movement Desensitization end Reprocessing : utilisant le mouvement rapide des yeux, ce traitement thérapeutique accéléré a révélé son efficacité dans les troubles posttraumatiques.) à mes collègues psychiatres et psychologues, je prends toujours soin de souligner que le thérapeute doit se montrer techniquement parfait mais aussi attentif aux besoins du patient. Lui tendre la boîte de mouchoirs en papier quand ses larmes commencent à perler, avant même qu’il la cherche du regard. Lui parler doucement et le rassurer quand de vieilles douleurs enfouies se manifestent soudain et lui enserrent la gorge. S’assurer, après une séance pleine d’émotions, qu’il est en état de conduire et, si ce n’est pas le cas, le garder un peu plus longtemps. Je conclus en disant qu’il faut simplement être « gentil », car plus on fait preuve de gentillesse avec son patient, plus il progresse. Aucun risque, en plus, d’effets indésirables : personne ne s’est jamais plaint que l’on se montre attentionné envers lui ! 

Pourtant, la gentillesse n’a pas bonne cote en psychothérapie. A chaque fois que j’émets cette recommandation, je m’entends répondre que je me trompe de mot. « “Bienveillant” est suffisant, me dit-on. “Gentil”, ça fait niais ! » Pourtant, c’est bien de gentillesse dont il s’agit. Car la gentillesse est en elle-même un outil de thérapie. Un outil puissant, y compris – surtout ? – en dehors de la thérapie. A la fin d’une thérapie de groupe à la californienne, le dernier exercice du manuel m’avait d’abord paru un peu ridicule. Il fallait scotcher une feuille blanche dans le dos des huit participants et des deux cothérapeutes, dont j’étais, et que chacun écrive ce qu’il pensait être la plus grande qualité de l’autre. Après douze semaines, je savais que chacun ne pensait pas du bien de tout le monde. Pourtant, l’exercice remporta un énorme succès. C’est frappant comme on arrive à trouver quelque chose de positif à un individu, même si on ne souhaite pas s’en faire un ami ! Plus surprenant encore est l’effet produit quand on le lui dit. Tous les participants se sont quittés la gorge serrée, pleins de reconnaissance. La gentillesse avait fait son travail. C’était une formidable façon de conclure le nôtre.

Dans un livre étonnant sur le sens de la vie (Les Chemins de l’éveil, Le Jour, 2001), le psychiatre australien Roger Walsh raconte une histoire similaire qui s’est déroulée dans les années 60. Dans une classe particulièrement difficile, une institutrice a utilisé le procédé de la feuille blanche dans le dos pour tenter de changer les rapports entre les enfants. Chacun est reparti de l’école avec sa feuille sur laquelle les compliments avaient été réécrits par la maîtresse, afin qu’ils demeurent anonymes. Niais ? Ridicule ? Peut-être. Des années plus tard, cette enseignante assistait à l’enterrement de l’un de ses élèves, mort pendant la guerre du Viêt-nam. La mère du garçon s’est approchée d’elle : « Vous vous souvenez de la lettre que vous aviez donnée à Mark ? Il l’avait accrochée au-dessus de son lit en rentrant ce soir-là. Eh bien, elle était dans la poche intérieure de son uniforme lorsqu’il est mort. Je voulais vous dire merci pour ce que vous avez fait pour lui… »
Pourquoi n’avons-nous pas tous sur nous une telle lettre ? (source: Psychologie)

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**** Gentillesse : des bienfaits scientifiquement prouvés

Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale et directeur du laboratoire interuniversitaire de psychologie de Grenoble, a recensé pour nous les dernières études sur la gentillesse. Encourageant

L’empathie commence au berceau

Quelques heures après leur naissance, les nourrissons se montrent déjà sensibles à la détresse d’autrui. Il leur suffit d’entendre les pleurs d’autres bébés pour se mettre à pleurer, et bien plus fort à l’écoute d’un enregistrement de leur propre chagrin ou d’un bruit de même intensité. Il est donc tentant de conclure, avec les chercheurs américains qui ont conduit cette étude (rapportée par Martin Hoffman dans Empathie), que l’empathie, même si elle peut être encouragée par l’éducation, est aussi – et peut-être surtout – une disposition innée.

Les macaques se serrent les coudes

Née en 1988 au Centre de primatologie du Wisconsin, aux États-Unis, Azalea, petite femelle macaque rhésus, présentait des mimiques particulières et des déficits moteurs qui ont conduit au diagnostic d’une forme de trisomie. La plupart des activités habituelles des singes – se nourrir, courir, sauter, grimper… – lui étaient difficiles, voire impossibles. Cependant, loin de la rejeter, sa famille et d’autres singes du groupe lui ont montré une attention particulière, notamment en la toilettant deux fois plus souvent que ses petits camarades. Cette observation (In Le Bon Singe, les bases naturelles de la morale de Frans de Waal (Bayard, 1997).) n’est pas une première. Les éthologues ont déjà constaté que les grands singes se montrent plus tolérants et plus attentifs aux besoins des animaux handicapés lorsqu’il y en a dans le groupe. Et si nous redevenions des grands singes ?

Aider les autres, c’est s’aider soi-même

Les enfants qui se montrent sociables, c’est-à-dire aimables et attentifs à autrui, sont non seulement plus appréciés que les autres, mais sont aussi meilleurs à l’école. Une étude ( In Prosocial Behavior de Hans-Werner Bierhoff – Psychology Press, 2002). auprès d’enfants partageant des diffi cultés scolaires comparables a montré que ceux qui se portaient volontaires pour aider les autres à faire leurs devoirs amélioraient encore plus leurs résultats. À niveau scolaire égal au départ, ceux qui se montrent aidants et sociables obtiennent de meilleures notes, deux années plus tard, que ceux qui n’ont travaillé que pour eux-mêmes. Meilleure estime de soi et image positive de l’école : ou comment aider les autres revient à s’aider soi-même…

Pardonner est bon pour le coeur

Et si le pardon était bon pour le système cardio-vasculaire ? Des volontaires ont été mis en situation d’évoquer deux réactions opposées à la suite d’une agression (Granting forgiveness or harboring grudges de C.V.O. Witvliet et al., in Psychological Science – 2001). Dans un premier temps, on leur demandait d’imaginer qu’ils se vengeaient. Pour alimenter leur ressentiment, ils devaient songer à leurs blessures, aux douleurs subies… Dans un second temps, ils étaient invités à pardonner, à se dire que l’agresseur était un être humain comme eux, avec ses difficultés… bref, à se montrer empathiques. Le verdict des électrocardiogrammes et des mesures physiologiques effectués dans les deux situations a été sans appel : les émotions négatives et le ressentiment étaient corrélés à une élévation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, alors qu’en état d’empathie, le stress physiologique des mêmes personnes s’abaissait illico. La rancune n’est pas bonne pour la santé !

La gentillesse engendre la gentillesse

Oui, les jeux vidéo pourraient influencer le comportement des enfants envers autrui. Après avoir proposé, de façon aléatoire, à des Japonais de 12 à 16 ans des jeux soit violents et antisociaux, soit neutres, soit participatifs et prosociaux, des chercheurs ont ensuite mesuré leur degré d’altruisme (Comfortably rumb : desensitizing effects of violent media on helping others de B.J. Bushman et C.A. Anderson, in Psychological Science (2009). La différence a été très nette : ceux qui avaient joué à des jeux participatifs ont fait preuve de plus de gentillesse que les autres.

Le bénévolat rend moins dépressif

Aller vers les autres en s’investissant dans des associations, c’est aussi engranger des bénéfices pour soi à long terme. Interrogées au cours de diverses études (Patients with Alzheimer’s disease have reduced activities in midlife compared with healthy control-group members de R.P. Friedland et al., in Proceeding of the National Academy of Science – 2001). « Volunteer work and well-being » de P.A. Thoits et L.N. Hewitt, in Journal of Health and Social Behaviour (2001), les personnes ayant des activités bénévoles obtiennent en effet des scores supérieurs à la moyenne en termes d’évaluation du sentiment de bonheur, de la qualité de vie et de l’estime de soi. Moins dépressives, il semblerait qu’elles soient aussi moins touchées par la maladie d’Alzheimer, que leur état de santé général soit meilleur et leur mortalité plus faible. Attention cependant, ces bénéfi ces ne s’observeraient plus au-dessus d’un certain seuil, quand l’engagement va au-delà de cent heures par an. La limite entre don de soi et oubli de soi ?

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***Oser être bon, un nouveau courage

C’est un pari. Sur nous-même, sur autrui, sur l’avenir. Dans un monde brutal où la tendresse n’est pas toujours de mise, s’ouvrir à l’autre et accepter le risque qu’il profite de nous, c’est faire preuve de bravoure.

Être gentil, c’est être bête : méchanceté et réussite sont étroitement associées, dans ce monde de compétition qui nous incite à triompher par tous les moyens, y compris les plus déloyaux. La séduction qu’exercent sur nous les chroniqueurs les plus caustiques, les héros cyniques et désabusés, et même ceux d’entre nous qui n’hésitent pas à écraser leur prochain pour arriver à leurs fi ns le rappelle quotidiennement. Sans oublier les faux gentils, qui tentent de manipuler les autres sous des dehors tout miel… Selon une idée reçue fort répandue, l’intelligence ne saurait se passer d’une dose de méchanceté. Ne soyons pas dupes : pour la psychanalyse, « méchanceté » renvoie surtout à « sentiment de frustration » et angoisse d’être perçu comme vulnérable. Dans cette optique, les méchants sont des insatisfaits, qui tentent d’échapper à leur mal-être en se vengeant sur leurs semblables. Rien de très glorieux ni d’admirable ! D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, « bête » était plutôt associé à « méchant ». Et, dans cet univers de brutes,la gentillesse est plutôt l’intelligence de celui qui peut se permettre de voir son image mise en cause sans s’effondrer. Et qui préfère s’ouvrir à autrui que vivre centré sur ses propres intérêts. Un nouveau courage, un nouvel héroïsme du quotidien, à contre-courant du cynisme ambiant.

Un pari !

En étant gentil, je prends en effet le risque de me « faire avoir » : oser la gentillesse est un pari ! L’autre peut abuser, profiter de moi. Aucune garantie… Surtout s’il baigne dans un environnement dominé par les rapports de force, qui a ancré en lui la conviction qu’un gentil est forcément un faible – « Sinon, il ne serait pas aussi gentil, il m’écraserait avant que je l’écrase », pense-t-il. Souvenons-nous alors qu’être gentil n’exclut ni la fermeté, ni le respect de soi-même. La gentillesse ne doit pas nous conduire au sacrifice ! Cessons surtout de croire que l’autre est l’ennemi, qu’il cherche en permanence à nous nuire. L’immense majorité de nos échanges, chacun peut le constater, n’est pas sous-tendue par la cruauté ou le sadisme, mais plutôt par une sorte de neutralité qui nous préserve. Le mépris, la méfi ance et l’agressivité sont des comportements coûteux qui épuisent le psychisme. Et qu’y gagnons-nous ? Un sentiment d’isolement, de l’angoisse, du stress… Sans compter la culpabilité qui nous étreint quand nous prenons conscience du mal causé à autrui. Nous sommes des animaux sociaux. Notre bien-être dépend de la qualité des relations que nous sommes capables d’établir. Et c’est vrai aussi de notre avenir en tant qu’espèce. Mieux vivre ensemble, c’est une question de survie.

Un mouvement mondial

Vous trouverez les pays membres et la déclaration de la gentillesse sur le site www.worldkindness.org.sg, celui de Singapour, le plus complet de tous ceux qui sont associés au mouvement mondial (en anglais).

L’idée est née au Japon, dans les années 1960, après de violentes altercations entre policiers et étudiants à l’université de Tokyo. Le président de la fac, dans un esprit très peace and love, a alors suggéré que chacun fasse preuve de petites attentions au quotidien pour que, progressivement, la gentillesse inonde le campus, puis la ville et le pays. Ainsi est né le Small Kindness Movement du Japon (« Mouvement de la petite gentillesse ») ; puis, en 1997, le World Kindness Movement, « Mouvement mondial de la gentillesse », qui compte plus de trois millions de membres dans une quinzaine de pays, dont l’Australie, le Canada, l’Angleterre, l’Italie, Singapour, la Corée du Sud… Rendre le monde plus gentil, la tâche semblait rude. C’est pourquoi il a été décidé de commencer d’abord par une journée – comme on arrête de fumer. Une journée pour arrêter de fulminer. Et dire bonjour à la dame, sourire à son voisin, offrir des croissants à son prochain. Cette initiative n’a pas encore été tentée en France. À nous de la faire exister.

***Aujourd’hui, j’essaie d’être (encore plus) gentil (ille) ..

La journaliste est d’un naturel aimable, mais elle manquait d’imagination pour sa journée-marathon de « gentillitude ». Elle est allée piocher dans les conseils du site associé à la Journée mondiale de la gentillesse. Et elle a testé pour nous.** Vous êtes gentils (gentilles) tous les jours, personne ne dit le contraire. Mais l’idée de continuer à l’être  aujourd’hui , c’est d’être encore plus sympa que d’habitude. D’essayer la « gentillitude » dans toutes les tailles et toutes les couleurs : affable, aimable, obligeant, bien urbain, mais surtout bienveillant et bienfaisant… Et de dispenser tant de douceur que cela en devienne plus contagieux que la grippe. Moquez-vous, ce n’est pas si facile, pas si naturel d’être gentil du matin au soir sans se pousser un peu. Moi qui ne manque pas d’éducation, c’est du côté de l’imagination que je pèche. Aussi, je suis allée sur un site américain (www.actsofkindness.org – en anglais). associé au Mouvement mondial de la gentillesse. J’y ai trouvé, sans mentir, des centaines de trucs à essayer dans tous les domaines de la vie, du dodo au métro et du boulot au dodo. J’en ai sélectionné quelques-uns et les ai testés pour vous. 7 heuresLevée du pied gauche, je laisse tomber l’idée d’apporter le petit déjeuner au lit à toute la maisonnée. Ce que j’allais gagner d’un côté (un réveil en douceur), j’allais le perdre de l’autre (un départ en catastrophe pour l’école), et tout le monde allait devenir moins poli. Je m’octroie un quart d’heure de plus au lit, charité bien ordonnée commence par soi-même. Dans la cuisine, je mets un point d’honneur à rire fort et à sourire allègrement. L’effet de mon rictus est intéressant : sourire inquiet de mon amour, gloussements ravis des enfants, miraculeusement obéissants. Le sourire, une valeur sûre. « T’es méchante ! » me lance pourtant le cadet à qui je refuse un bonbon. Mes garçons, c’est avec eux que je suis le plus naturellement gentille, et avec eux aussi que je redoute le plus de ne pas l’être en leur faisant subir mes exigences, mes frustrations. Je propose : « Viens, on va te choisir une autre maman » et tandis qu’il proteste, je me réjouis qu’il n’ait pas d’autre notion de la cruauté que ces bonbons perdus (et les mauvaises blagues de sa mère).8h30Je pouvais arriver à l’école avec un bouquet de fleurs pour la maîtresse, mais j’étais partagée, parce que je ne voulais pas passer pour la fayotte qui voudrait que son fils soit le chouchou. Ce qui m’empêche d’être gentille est souvent du niveau de la cour de récré. Je décide de garder les fleurs pour la fin de l’année, et d’aller juste lui parler, dire bonjour, comment ça va. Dans le métro, j’essaie ça : offrir un livre à un inconnu. Si le ridicule me tue, je peux toujours descendre à la station suivante. A ma droite, un homme d’une cinquantaine d’années. Je prends sur moi, lui tends mon roman. « Vous le voulez ? Je viens de le terminer. » Il paraît surpris, pas sûr de comprendre. « Ce n’est pas commun », murmure-t-il. Puis il me propose son magazine, gauche à son tour. Cet instant de timidité à deux, je trouve ça délicieux.9h30Au journal, je retrouve mes copines autour d’un café. Ma mission : complimenter mes collègues. Avec les plus proches, fastoche. Se dire des mots gentils – j’adore ta robe, trop bien ton article –, c’est un truc de filles. Mais ce matin, il y a aussi J. et avec elle, j’ai du mal. Pas facile d’être bienveillant au boulot, dans la pression, la compétition. Mais la gredine s’attribue les idées des autres, sème la zizanie pour étendre son influence. Quand un méchant devient gentil, je me méfie. Pas question de la flatter, je dois personnaliser le compliment. J’ose : « Toi, tu es douée pour rassurer les autres avec ta manière d’être partout. » En lui disant cela, je réalise que l’exercice, s’il est sincère, aide à trouver des qualités à ceux que l’on apprécie le moins. « C’est vrai ? Parce que moi, j’ai l’impression de ne jamais faire assez bien », répond-elle, désarmante de sincérité. Je l’ai presque trouvée sympathique.13 h Je vais déjeuner avec « le nouveau ». C’est un peu bizarre, limite gênant. J’ai peur qu’il croie qu’il me plait ou, pire, que j’ai pitié de lui. Je manque parfois de simplicité. Après tout, c’est juste ce que c’est : une politesse, un geste de bienvenue. Pas sûre que l’on devienne amis, mais c’est le seul moyen de savoir, non ? Sur le chemin du retour, nous croisons un clochard qui crie sa colère aux passants : « Vous n’en avez rien à foutre de nous ! » Je me maudis de ne pas être plus généreuse.14h30

Cet après-midi, j’ai du boulot : penser à mes proches, à ce dont ils pourraient avoir besoin, et leur offrir des « bons pour… ». Ma copine M. vient d’accoucher, elle est sûrement vannée et débordée. Je découpe des petits papiers, les décore avec des feutres colorés – « bon pour… une heure de ménage, un massage, un baby-sitting… » – les agrafe, et hop ! Je suis contente, je viens de m’offrir un peu de temps avec elle (et un peu de temps pour moi au bureau).

18h30

Aux heures de pointe, le supermarché est une jungle, et la gentillesse un défi. Mes B.A. du jour m’ont transformée en roudoudou, je suis prête à tout, même céder ma place dans les files d’attente. A tester aussi dans les administrations… C’est là que les choses sont devenues marrantes. J’ai rempli mon Caddie, fait la queue à trois caisses différentes, rien que pour pouvoir dire : « Je vous en prie, passez devant moi. » Les clients ont d’abord voulu me protéger : « Pensez à vous, les gens ne méritent pas ça. » Puis ils se sont pris au jeu, une vraie cacophonie : « Après vous », « Mais je vous en prie », « Je n’en ferai rien » ! Aux caisses rapides, « moins de dix articles », ça a dégénéré : un gars a voulu payer le raisin de la fille derrière lui, et la fille le chocolat de la petite dame d’après. La gentillesse, on sait où ça commence, on ne sait jamais où ça peut s’arrêter.

19h30

A la maison, mon homme m’attendait avant de partir boire un coup avec sa copine B. Exit le chamallow, je me suis vue devenir sorcière, jalouse et étriquée. Mais je n’avais pas fini ma journée, je devais encore dire à ceux que j’aime pourquoi je les aime. J’ai arraché ces mots de ma bouche : « Chéri, je t’aime parce que tu as plus d’ambition pour nous que ma possessivité d’un autre âge », me suis radoucie, « et aussi parce que tu es toujours disponible pour tes amis quand ils en ont besoin ». La gentillesse des autres, ça m’aide à grandir un peu. J’ai embrassé mes petits gars, leur ai lu des histoires pleines de vilains pas beaux qui font des bêtises pas belles, puis je me suis allongée sur le canapé avec mon téléphone. Encore une chose avant de fermer boutique : envoyer des textos à mes amis pour leur souhaiter une bonne nuit. Et tant que j’y étais, à ma sœur, mes parents, ma voisine de palier. Plus tard dans la nuit, j’étais couchée, mon téléphone n’a plus cessé de biper. Me suis sentie comme l’arroseur. Arrosée.

Laurence Lemoine. Reproduit avec l’autorisation de Psychologies Magazine – article extrait du n°290 – Novembre 2009.

1. actsofkindness.org

Besoin d’idées ?

Les plus faciles (mais si c’était si facile, on le ferait plus souvent)
- Distribuez du café dans la rue (éboueurs, marchands de journaux, sans-abri…).
- Saluez les conducteurs du métro.
- Glissez des pièces dans les distributeurs de friandises, ajoutez un Post-it : « Bonne dégustation ».
- Apportez des fleurs au bureau.
- Offrez un gros pourboire au serveur, laissez un mot de remerciement.
- Envoyez une carte postale à un inconnu.

Les plus impliquantes (mais si on le fait une fois, c’est plus facile après)
- Organisez une collecte (argent, nourriture, vêtements) pour une association.
- Pensez à vos voisins esseulés, invitez-les à dîner.
- Ecrivez à un ami perdu de vue.
- A l’hôpital, allez voir ceux qui ne reçoivent pas de visite.
- Proposez de faire la lecture dans une maison de retraite.

Les plus originales (mais si ça se banalise, tant mieux !)
- Organisez un secret pal (« copain secret »). Quelques jours à l’avance, envoyez un mail à vos collègues : « Que peut-on t’offrir qui te ferait vraiment plaisir ? » Collectez leurs réponses, redistribuez-les dans un ordre aléatoire. Le 13 novembre, chacun saura ainsi quoi offrir à un collègue dont il connaît le nom. Le bénéficiaire, lui, ne saura pas de qui vient son cadeau.
- Jouez à « J’ai remarqué » : observez vos collaborateurs, vos amis, repérez leurs nouvelles tenues, leur mine réjouie, leur air soucieux. Faites-leur savoir que vous avez remarqué, en glissant un petit mot dans leur poche.
(Plein d’autres suggestions, en anglais, sur actsofkindness.com).  

**confessions d’un gentil

Qui pouvait faire figure de gentil parmi les gentils ? Un nom s’est imposé : Christophe André, psychiatre et psychothérapeute. Il nous révèle comment la douceur et la compassion ont peu à peu grandi en lui.

Tout gentil que je puisse paraître, il m’est arrivé d’être méchant, à certains moments, avec certaines personnes. J’y repense souvent : horreur et culpabilité. C’est d’ailleurs une de mes motivations à l’être aujourd’hui : je me sens mal lorsque je ne l’ai pas été. C’est souvent à cause du stress : je ne fais alors plus assez attention aux autres. Le spleen, en revanche, augmente ma gentillesse, car il accroît ma sensibilité au malheur. Mais il la rend mélancolique, endolorie : il en fait une gentillesse triste. Je la préfère joyeuse.

Tout petit ? J’étais déjà gentil. Par empathie : je n’aimais pas voir les autres souffrir ou être malheureux. Et puis j’étais timide : alors je me réfugiais dans la gentillesse, pour que l’on m’aime, et parce que je ne savais pas dire non. Mais au-delà de cette nécessité, j’ai vu aussi que c’était utile d’être gentil : très efficace pour se faire apprécier et pour se faire aider.

En grandissant, j’ai compris plus clairement encore que la gentillesse était une force. Mais à étoffer. Par exemple, j’ai appris à m’affirmer (dire non, donner mon avis) tout en restant gentil. S’affirmer et être gentil, c’est tout à fait compatible. Les gens pensent que pour s’affirmer, il faut cesser de l’être. Non ! Je le rappelle souvent à mes patients : ne soyez pas moins gentils, mais plus affirmés !

Depuis que je suis devenu médecin, la gentillesse est à mes yeux une nécessité absolue, indiscutable. Je m’efforce d’en faire chez moi la règle, l’habitude. Pour les personnes qui souffrent, elle est d’une douceur infinie. Je me souviens de mes gardes aux urgences chirurgicales, de patients que j’apaisais en leur parlant gentiment, doucement, en leur caressant la main ou le front, en leur expliquant ce qu’ils avaient et ce que l’on allait faire pour les soigner. Aujourd’hui encore, je tente d’offrir le maximum possible de gentillesse à mes patients, surtout aux nouveaux, à ceux qui arrivent pleins de peur et de honte. Ma spiritualité bicéphale – christianisme et bouddhisme – me rappelle chaque jour la force de la douceur et de la compassion : la gentillesse est un don, sans conditions et sans attentes. On donne, et puis on verra bien ; et on continue, même si on ne voit rien.

Chaque jour, je m’applique donc à une gentillesse joyeuse. Je suis moins souvent que jadis dans la gentillesse « aimez-moi », davantage dans la gentillesse « je vous aime et j’aime la vie ». Être gentil me rend heureux. Et être heureux me rend gentil. Trop de chance !

 

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**Couple : Mieux vivre son quotidien

« La routine me pèse », « On n’a plus rien à se dire », « Il ne me désire plus ». La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. Entre les compromis à faire, le train-train qui s’installe, les disputes qui ne manquent pas d’éclater et les soucis quotidiens, il est parfois difficile de profiter de cette vie conjugale qui nous faisait tant rêver. Mais le quotidien n’est pas l’ennemi du couple. Bien au contraire. Ces petites habitudes, ces petits riens de la vie commune, ces conflits même, ont du bon. Ils constituent le ciment de la relation.

Le quotidien tue l’amour, entend-t-on souvent. Et si, à l’inverse, il lui permettait de durer ? Oui, il est possible d’apprendre à mieux communiquer, à rester dans la séduction, à tirer parti de nos différences, à s’entendre sur l’éducation des enfants… et à jouir d’une vie partagée ensemble. A condition d’entretenir son couple au quotidien, un peu comme l’on prendrait soin d’une plante…( source: Psychologie) 

*Bien communiquer

Se raconter, s’écouter, partager ses désirs et ses goûts… Voilà le secret d’une entente amoureuse durable. Mais pris que nous sommes par le quotidien, le stress et le manque de temps, communiquer vraiment avec l’autre s’avère souvent plus facile à dire… qu’à faire. Pourtant, il est possible d’améliorer le dialogue et même, de tirer parti des disputes..

*Couple : Comment rester dans la séduction

Une petite étincelle qui brille au fond d’un regard, un geste tendre, un « je t’aime » murmuré à l’oreille… Ces petites marques d’amour qui nous font vibrer au début d’une relation se font souvent plus rares avec le temps. Pourtant, elle ne sont pas réservées aux jeunes amants. Bien au contraire. Dans un couple, rien n’est jamais acquis et c’est au quotidien qu’il faut entretenir la flamme. 

*Conserver une sexualité épanouie

Rester amoureux et faire durer le désir… Un rêve caressé par tous les couples mais qui se trouve souvent contrarié par la routine et les difficultés de la vie quotidienne. Au point que le manque de désir est devenu le problème sexuel majeur des couples. Comment le cultiver et le raviver quand il s’étiole ?

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***Gentillesse : lancez-vous !

Où que vous soyez ce jour-là, piochez dans notre boîte à idées et passez à l’action. Certaines vous paraîtront évidentes, voire simplistes, d’autres incongrues, mais essayez-les. Et vous verrez que laisser parler son coeur, ce n’est pas si simple, mais c’est gratifiant, et contagieux…

13 idées pour commencer

Des plus impliquantes…

1. Distribuez du café dans la rue (aux éboueurs, marchands de journaux, sans-abri…).

2. Organisez une collecte (argent, nourriture, vêtements) pour une association.

3. Apportez des fleurs, faites des compliments à la maîtresse ou au professeur de votre enfant.

4. Offrez un gros pourboire au serveur, laissez un mot de remerciement.

5. Pensez à vos voisins ou à une personne âgée esseulés, invitez-les à dîner.

6. Écrivez à un ami perdu de vue ou avec qui vous vous êtes fâché.

7. À l’hôpital, allez voir ceux qui ne reçoivent pas de visite.

… aux plus inattendues

8. Glissez des pièces dans les distributeurs de friandises, ajoutez un Post-it : « Bonne dégustation ! »

9. Inscrivez-vous sur Facebook, envoyez des petits mots ou des smileys gentils à tous vos amis, créez le groupe des « Méchamment gentils ».

10. Envoyez une carte postale à un inconnu choisi dans l’annuaire.

11. Jouez à « J’ai remarqué » : observez vos collègues, vos amis, repérez leurs nouvelles tenues, leur mine réjouie, leur air soucieux. Faites-leur savoir que vous avez remarqué, en glissant un petit mot dans leur poche.

12. Élisez la personne la plus gentille de votre bureau (vote anonyme).

13. Organisez un secret pal (« copain secret »). Quelques jours à l’avance, envoyez un e-mail à vos collègues : « Que peut-on t’offrir qui te ferait vraiment plaisir ? » Collectez leurs réponses, redistribuez-les dans un ordre aléatoire. Le 13 novembre, chacun saura ainsi quoi offrir à qui.

Retrouvez ce que vous pouvez faire en cette journée de la gentillesse sur Psychologies.com

Rien de tel qu’Internet pour répandre le virus de la gentillesse. Pour cette journée exceptionnelle, notre site a réuni des partenaires enthousiastes et sort le grand jeu…

***7 bonnes raisons de (se) faire du bien

Faire preuve de gentillesse, c’est bon pour la santé psychique et physique. Des études et des observations scientifiques le prouvent.

Être gentil rend heureux

À l’université de Vancouver, au Canada, des chercheurs ont distribué des sommes d’argent (entre cinq et vingt dollars) à quarante-six étudiants, demandant aux uns de les dépenser pour eux-mêmes, aux autres d’en faire cadeau. À l’issue de l’enquête Spending money on others promotes happiness, les premiers ont dit avoir ressenti un léger plaisir très bref. Les seconds, qui avaient fait preuve de générosité, se montraient plus heureux à long terme. Et donner de son plein gré, c’est encore mieux ! La preuve : une étude menée à l’université de l’Oregon, aux États-Unis, consistait à donner cent dollars à des volontaires. Une partie de cet argent était directement prélevée et transférée à une banque alimentaire. Les participants devaient ensuite décider s’ils donnaient, de leur plein gré cette fois, l’autre partie à cet organisme. Imagerie cérébrale à l’appui, dans les deux cas, les participants ont eu du plaisir à aider la banque alimentaire : le système de récompense du cerveau était activé. Mais le sentiment de bien-être était plus important chez ceux qui avaient décidé de donner volontairement le reste de la somme.

***La générosité rend plus heureux 

Nous avons tous envie d’être mieux dans notre peau. L’un des éléments qui nous en empêche, c’est notre propension à nous pencher sur le négatif des gens qui nous entourent. On râle, on s’énerve, on rumine… et au lieu d’aller mieux, on se sent moins bien. Et si on changeait d’attitude ?Observez la générosité de vos proches envers vous !Les autres, votre famille, vos collègues de travail vous rendent des services. Ils font preuve de générosité, de gentillesse, d’altruisme à votre égard. Une personne vous sourit en vous disant bonjour et vous demande si ça va mieux. Elle s’intéresse à votre santé et se rappelle que vous avez eu une gastro. Quelle gentillesse ! Elle a pourtant sans doute ses soucis. Mais un petit coin de son esprit fait preuve d’empathie à votre égard. Dans le train, quelqu’un vous propose de vous aider à monter vos bagages. Il n’était pas obligé de le faire, et il n’attend rien en retour. La générosité à l’état pur. Un commerçant au marché vous dit :  » non, c’est bon  » et vous gagnez 20 centimes d’euros. Pas grand-chose ? Peut-être, mais c’est un geste amical. Si vous êtes attentif, vous verrez beaucoup de gestes porteurs de générosité. Envers vous et envers d’autres. Une personne se lève pour laisser la place à une personne âgée. Quelqu’un dit  » Madame, vous avez oublié votre parapluie  » et vous évite de vous apercevoir qu’une fois de plus, vous l’avez perdu. Apprenez à tourner votre esprit vers ce qui est beau chez les autres et votre regard sur l’humanité vous rendra plus heureux…Observez la générosité socialeDe la part de personnes que vous ne connaissez pas, vous recevez pourtant beaucoup. Quelqu’un a pensé comment organiser le disque dur de votre ordinateur. Quelqu’un l’a fabriqué. Idem pour la voiture avec laquelle vous circulez, le train. Les panneaux indicateurs sur les routes faits pour vous aider à trouver votre chemin… Et ce joli jardin devant lequel vous passez le matin, quelqu’un l’a planté, le cultive avec amour. Et tout cela, vous en bénéficiez. Soyez un réceptacle de tout ce qui vous est donné.Appréciez la générosité de la nature envers vousL’air que vous respirez, c’est un cadeau de la vie. Les arbres qui poussent, les fleurs, les plantes, ce sont elles qui fabriquent l’oxygène que vous respirez. L’eau qui coule et qui vous désaltère. Les fruits que vous mangez, plein de vitamines, d’antioxydants bénéfiques pour votre corps. La nourriture que vous avez la chance d’avoir dans votre assiette… Un paysage de montagne, de campagne ou du bord de mer.Soyez conscient de la générosité des générations passéesVos parents, vos grands-parents vous ont beaucoup donné. Centrez-vous seulement sur cela et non sur leurs défauts (même énormes !). Ils vous ont donné votre patrimoine génétique, certes, mais plus encore. Une éducation ? Un idéal ? Des connaissances ? Une confiance en la vie ? Et bien d’autres choses que vous connaissez.Allez vers les autres avec votre générosité

Vous pouvez vous contenter d’observer la générosité et l’apprécier. Mais vous pouvez faire nettement mieux, la provoquer. Si vous faites un geste pour l’autre, il vous remercie souvent, ne serait-ce que d’un sourire ou d’une parole. Vous tenez la porte à une personne âgée ? Sentez son plaisir de comprendre que vous la prenez en compte. Vous pouvez même aller plus loin que ces petits gestes quotidiens : parlez aux autres. Intéressez-vous à ce qu’ils sont. La caissière où vous allez faire vos courses ? Un petit mot :  » ça va aujourd’hui ? « ,  » vous n’avez pas trop froid à rester sans bouger ? « . Et vous créez du lien, vous vous ouvrez à l’autre. Vous vous apercevrez que même les personnes qui vous semblent fermées peuvent s’ouvrir comme des fleurs au soleil quand vous faites un tout petit pas vers elles. Si vous ouvrez régulièrement votre coeur à toutes ces générosités, elles vont progressivement prendre plus de place dans votre fonctionnement psychique, repoussant les ruminations négatives. Alors, faites volontairement cette place au positif. En quelques jours seulement, vous vous sentirez plus heureux !

Reproduit avec l’autorisation de E-santé, notre partenaire santé – 06/04/2010 – Par Dr Catherine Solano

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Cela renforce le système immunitaire

Notes1. « For good health, it is better to give, science suggests » de C. Goldberg, in The Boston Globe, 28 novembre 2003.
2. M.J. Ryan, auteure de The Giving Heart (Conari Press, 2000, en anglais).
3. Consulter les travaux de l’Intitute of HeartMarh, sur www.heartmarth.org (en anglais).

À l’université du Michigan, aux États-Unis, des chercheurs ont observé plus de quatre cents couples de personnes âgées pendant cinq ans (1). À l’issue de l’expérience, les partenaires ayant fait preuve de bienveillance et d’attention l’un envers l’autre tombaient deux fois moins malades. La psychologue M.J. Ryan (2) précise que les gentils vivraient en moyenne neuf ans de plus que les autres. Son explication : faire preuve de bonté renforce le système immunitaire. La dilatation des vaisseaux sanguins est stimulée – ce qui est bon pour notre système cardio-vasculaire (3) –, et le taux de lymphocytes augmente, nous permettant de mieux résister aux maladies.

Cela améliore les performances… des autres

« De petits dons, sous forme de pièces de monnaie ou de sucreries, permettent d’améliorer la mémoire, la capacité d’apprentissage, la créativité et la résolution de problèmes de ceux qui en bénéficient », assure Stefan Einhorn. Le cancérologue suédois rapporte, dans son ouvrage L’Art d’être bon, une observation étonnante : des médecins à qui l’on avait offert de petits présents ont établi un diagnostic plus exact et plus rapide que ceux qui n’avaient rien reçu. Ils ont également eu tendance à tirer moins de conclusions hâtives.  

**La politesse, des vertus plus grandes qu’il n’y paraît

« Dis bonjour à la dame.» « Et qu’est-ce qu’on dit ? Merci. » Ou encore « je n’ai pas entendu le mot magique S’il te plaît », etc. Nous passons beaucoup de temps à apprendre la simple politesse à nos enfants. Est-ce vraiment si utile ?La politesse est-elle une simple hypocrisie ?Certaines personnes estiment que la politesse, bien qu’agréable, est parfois une sorte d’hypocrisie sociale institutionnalisée. Pourquoi prendre des gants avec des personnes que l’on ne connaît pas ? Pourquoi s’efforcer d’être poli avec des personnes que l’on n’estime pas, voire que l’on n’aime vraiment pas ? N’est-ce pas une sorte de mensonge de faire croire à notre entourage que nous sommes bienveillants alors qu’il n’en est parfois rien ?La politesse est un langage communMême si la politesse n’avait que ce rôle assez limité, elle servirait tout de même à donner un certain vernis, un liant social pour huiler les rouages relationnels humains. C’est déjà un rôle très utile. À partir du moment où les règles de la politesse sont les mêmes dans un groupe social donné, on se comprend et l’on est sur la même longueur d’onde pour échanger, pour communiquer, pour se rencontrer. Elle est donc déjà un certain langage commun qui permet de se comprendre. En cela, elle est déjà très importante, car sans elle, une personne pourrait passer comme étrangère dans son propre pays. D’ailleurs, il existe bien des manuels de savoir-vivre à l’étranger, où les règles sont différentes et ne sont pas toujours faciles à appréhender pour quelqu’un qui a appris à raisonner autrement.Un droit au respectMais la politesse, c’est aussi bien plus que cela. Quand une maman demande à son enfant de dire « s’il te plait », elle ne lui apprend pas seulement une phrase, une habitude de comportement. Elle lui fait aussi passer le message que l’autre n’est pas là pour se plier à vos désirs, qu’il n’est pas un esclave, mais qu’il a le droit au respect. Et dans le fond, c’est sans doute cela le plus important. C’est qu’à force de se comporter comme si l’on respectait l’autre, comme si on l’appréciait, on finit réellement par penser comme on agit. Ainsi, le vernis de la politesse, qui a priori semble une petite couche recouvrant notre psychisme, finit par s’incruster en profondeur. Les personnes vraiment polies ont d’ailleurs souvent un profond respect pour les autres, une vraie gentillesse que l’on ressent très bien. Et cela est vrai pour tous les comportements. Il est bon de se comporter non comme on en a la pulsion, mais d’une manière qui représente ce que l’on a envie d’être réellement en profondeur. Comme le disait Paul Bourget : « Il faut vivre comme l’on pense, autrement l’on finit par penser comme on vit ». Cet effort de comportement porte donc ses fruits en profondeur. En tant que parents, nous l’appliquons à nos enfants et nous pouvons tout aussi bien nous l’appliquer à nous-mêmes pour aller toujours plus vers l’idéal de ce que nous avons envie de devenir. Alors, si vous en avez parfois assez de rabâcher pour la millième fois « on dit s’il te plait », rappelez-vous que vous êtes aussi en train de faire un travail éducatif en profondeur, cela vous mettra du baume au coeur !Reproduit avec l’autorisation de E-santé, notre partenaire santé – 18/06/2007 – Par Dr Catherine Solano – médecin sexologue.**Les 7 secrets de ceux qui savent se faire aimerSavoir se faire aimer et apprécier est un des paramètres essentiels du bonheur. En effet, sans amitié, sans amour ou tendresse, la vie ne vaudrait plus la peine d’être vécue. Vous connaissez certainement l’une de ces personnes que tout le monde aime. Et si, au lieu de penser qu’il s’agit d’un hasard ou d’une caractéristique génétique, si vous agissiez pour évoluer vers ce fonctionnement ! Voici quelques pistes pour vous y aider…

1° – Sachez consacrer du temps aux autresSi vous êtes toujours pressé, si vous n’avez jamais de temps pour échanger, vous ne pourrez même pas entrer en relation. Vous resterez transparent ou inexistant, tout simplement ! Le temps consacré aux autres est un investissement amical ! 2 ° – Faites des compliments. Attention, il ne s’agit en aucun cas de flatteries ! Simplement, quand vous pensez quelque chose de positif de quelqu’un, dîtes-le lui. C’est simple ? Pas si sûr, nous avons tous tendance à garder ça pour nous. Alors que ça fait tellement de bien3° – Soyez positif avec vous-même A partir du moment où vous pensez avoir une certaine valeur, où vous vous appréciez vous-même, vous transmettez cette idée à votre entourage. L’exact contraire de « je suis nul, restez à distance » !4° – Cultivez le sens de l’humour Cela n’est pas forcément spontané. L’essentiel n’est pas d’avoir le mot qui fait mouche, mais d’être capable de se moquer de soi et de relativiser. Quand on sait rire de soi, on est tout de suite plus humain !5° – Apprenez à demander

Il est souvent plus facile de donner que de demander. Pourtant, en allant chercher de l’aide, vous permettez à l’autre d’être généreux. Et ça, c’est un beau cadeau : grâce à vous, il se fait une meilleure opinion de lui ! Rien de plus positif !

6 ° – Prenez plaisir à écouter :

S’intéresser à celui qui est là. L’écouter vraiment avec gentillesse, empathie, intérêt. Cela paraît une évidence, mais peu de personnes en sont véritablement capables. Et celles qui le font sont toujours très aimées.

7° – Ne jugez jamais

juger, c’est très facile, mais très réducteur. Cela met une étiquette qui emprisonne. Et comme vous ne connaissez qu’une petite partie de l’autre, vous avez toujours tort ! Lui laisser la liberté d’être aussi tout autre que vous pouvez imaginer, c’est extrêmement précieux parce que plutôt rare !

Et continuez sur la lancée en y ajoutant votre grain de sel. En effet, chacun peut découvrir sa manière personnelle de se faire aimer : partagez vos passions, proposez des projets, soyez confiant et positif envers les autres, osez montrer vos limites et vos faiblesses, faites passer vos relations affectives en priorité, souriez, regardez la vie avec gourmandise, faites des cadeaux personnels, cultivez votre propre bonheur pour qu’il rayonne autour de vous. Finalement, il y a mille manières de se faire aimer ! (source: journée zéro tracas)

Reproduit avec l’autorisation de E-santé, notre partenaire santé – 25/02/2004 – Par Dr Catherine Solano – médecin sexologue

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Le forum. Que prévoyez-vous de faire le 13 novembre ? Racontez-nous vos projets.

L’atelier d’écriture…. tentez la gentillesse pendant vingt-quatre heures. Facile, fatigant, ressourçant ? À vos plumes.

Le clic. Soyez spontané, impulsif : téléchargez notre flyer gentillesse, et déposez-le dans les boîtes aux lettres, sur les bureaux de vos collègues…

La page Facebook. Tous les gentils se retrouvent sur la page de Psychologies.com sur Facebook.

Avec le quotidien Metro

Le quotidien gratuit (plus de deux millions et demi de lecteurs chaque jour) s’associe à notre Journée de la gentillesse et lui consacre un numéro spécial le vendredi 13 novembre. Au sommaire : le rédacteur en chef invité de Metro sera ce jour-là la personnalité qui incarne le mieux la gentillesse pour les Français. Elle réagira sur le résultat du sondage et commentera l’actualité du jour. Avec aussi des articles, des reportages et une reprise des meilleurs témoignages recueillis sur le site Metro.fr

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**La gentillesse au travail ?

Le souci de l’autre est-il compatible avec les besoins d’efficacité de l’entreprise ? Nous avons réuni une directrice des ressources humaines d’une grande société, un psychiatre spécialiste du stress, un patron de PME et un syndicaliste pour en débattre.

Ils débattent…

Muriel Pénicaud est directrice générale des ressources humaines de Danone.

Éric Albert, psychiatre, coach et fondateur de l’Institut français d’action sur le stress (Ifas), est l’auteur, avec Laurence Saunder, de Stress.fr, comment l’entreprise peut-elle agir face au stress de ses collaborateurs ? (Éd. d’Organisation, 2010).

Sylvain Breuzard est P-DG de Norsys, une PME d’ingénierie informatique membre d’Entrepreneurs d’avenir, réseau prônant la prise en compte de normes éthiques, sociales et environnementales dans la compétitivité de l’entreprise.

Christian Larose, syndicaliste CGT, vice-président du Conseil économique, social et environnemental, est l’auteur, avec Muriel Pénicaud et Henri Lachmann, de Bien-être et efficacité au travail , rapport rédigé à la demande du Premier ministre.

Psychologies : Aujourd’hui, dans les esprits, le travail est plus associé à la souffrance qu’au bien-être. Pourquoi ?

Muriel Pénicaud : Depuis plusieurs années, le travail n’est vu que sous l’angle de la souffrance. Mais 70 % des salariés se disent satisfaits ! Le travail est le principal lieu d’identité, de valorisation, d’épanouissement et de lien social. Avec un tel investissement affectif et de telles attentes, la déception est parfois terrible. D’autant que les autres pourvoyeurs de sociabilité (famille, cité, Église) se sont effilochés…

Christian Larose : Les gens ont peur des restructurations, du chômage, du déclassement… Il y a de l’angoisse et de la souffrance au travail ! La croissance d’une entreprise dépend pourtant aussi de l’engagement des employés, donc de leur bien-être. Celles où il fait bon travailler sont plus performantes, plus innovantes et créent davantage d’emplois.

Sylvain Breuzard : Les jeunes, moins attachés à l’idée de carrière qu’à un environnement et à un projet qui les motivent, n’hésitent d’ailleurs pas à changer d’employeur si leur métier le leur permet.

M.P. : Malheureusement, après trente ans de management par les objectifs, on a confondu la saine concurrence à l’externe et la compétition entre salariés. On a trop individualisé le travail et cassé les collectifs.

Éric Albert : Lorsque les managers sont soumis à la vision à court terme des marchés financiers, le stress est souvent la solution de facilité pour motiver les équipes.

M.P. : Certes, mais l’entreprise doit harmoniser le calendrier des résultats économiques, chaque trimestre, et celui de la croissance durable. Pour son succès futur, bien sûr, mais aussi car cela détermine, en cascade, le comportement des managers avec leurs équipes, et celui des salariés entre eux. Ainsi, depuis trois ans, un tiers de la rémunération variable de nos mille cinq cents directeurs dans le monde dépend de critères environnementaux et sociaux : le nombre d’heures de formation par salarié, la sécurité au travail, la réduction de l’empreinte carbone…

É.A. : Que l’on se place du point de vue économique ou de celui du psychisme de l’individu, la relation est centrale. Plus que l’augmentation des revenus, c’est la qualité du lien social qui génère du bien-être. Or, il est nouveau de considérer le comportement, donc l’émotion, dans l’entreprise. Hier, il suffi sait que le salarié fasse son boulot. Aujourd’hui, son attitude compte.

Comment améliorer les relations ?

M.P. : Par la proximité ! Chez nous, cela signifie un management en cent cinquante unités, de deux cents à deux mille personnes, chacune ayant une marge d’autonomie et de négociation de ses objectifs. La mondialisation, quand elle s’accompagne d’une centralisation, fait perdre aux salariés leurs repères et leurs interlocuteurs.

S.B. : Les managers doivent aussi être mieux formés à la gestion d’équipes. Chez nous, ils sont choisis pour leur ouverture d’esprit, pour l’intérêt qu’ils portent aux autres et pour leur capacité de conciliation. Chacun supervise six à huit personnes. Ils sont ainsi plus disponibles et plus reconnaissants du travail accompli. Mais il faut surtout redonner vie à la démocratie sociale : consulter les employés, leur expliquer où l’on va et quelles sont les contraintes. En les invitant à construire ensemble, par exemple, la stratégie à trois ans, comme nous le faisons avec nos deux cents collaborateurs.

C.L. : Le respect et le dialogue sont essentiels. Les salariés peuvent comprendre les choses les plus difficiles à condition qu’on leur dise la vérité, que l’on prenne le temps de les écouter. S’il y a des restructurations en perspective, le minimum est de discuter de l’évolution de l’entreprise et des mesures sociales à mettre en place.

É.A. : Mais, légalement, un patron n’a pas le droit de tout dire ! Et il arrive qu’il soit sincère quand il annonce une réorganisation limitée, avant d’être contredit par les événements. On projette parfois sur lui des intentions qu’il n’a pas. La solution, c’est de ne pas croire à la toute-puissance managériale. À ce titre, l’arrivée des femmes aux postes de direction a été bénéfique : elles ont moins la prétention de tout savoir et de tout maîtriser.

Un patron peut-il être gentil ?

C.L. : Respectueux, éventuellement sympathique, mais je ne crois pas qu’il soit là pour être gentil…

É.A. : D’autant que ce mot cache une soumission enfantine : est « gentil » celui qui est dans mon désir, voire qui ne s’affirme pas, qui est faible, ce que ne peut être un manager. Mais, bienveillant, attentif à autrui, bien sûr !

S.B. : À vouloir être trop gentil, on fait parfois du mal. Par exemple en annonçant une mauvaise nouvelle par e-mail afin d’éviter à l’autre une situation difficile. C’est un manque de respect. On croit bien faire, mais on le prive de notre empathie, de notre soutien.

Faut-il sanctionner les comportements malveillants ?

S.B. : Formons d’abord les gens à la bienveillance : à savoir écouter, désamorcer un conflit, exprimer une critique avec habileté…

É.A. : Sauf qu’il y a des gens malintentionnés ! Une caissière harcelée par son directeur peut vivre l’enfer ! Si elle habite dans une petite ville, sans autre possibilité d’emploi, elle est coincée !

M.P. : L’entreprise ne peut pas garder ces managers malveillants, ils détruisent du lien social, voire leurs collaborateurs, donc de la valeur pour l’entreprise. Quand des équipes remontent, faits à l’appui, des comportements inacceptables, on doit se séparer des personnes mises en cause.

C.L. : Dans les grandes structures, il est primordial que, lorsqu’on ne parvient pas à dialoguer avec son chef, on puisse s’adresser au rang hiérarchique supérieur. Cela permet de débloquer des situations difficiles.

Salles de sport, crèches, conciergeries… Les sociétés mettent de plus en plus de services à notre disposition. N’est-ce pas une façon d’avoir de l’emprise sur nous, d’encourager le surinvestissement ?

C.L. : Il faut bien aider les gens à s’organiser dans cette société qui bouge en permanence ! Ce qui compte, c’est qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions.

S.B. : D’autant que la vie de la cité a un impact sur le stress des employés – les transports en commun, les embouteillages, les difficultés de garde des enfants… Dommage que ces avantages concernent souvent plus les cols blancs, au siège, que les ouvriers de l’usine.

É.A. : L’entreprise n’est ni gentille ni cynique. Elle cherche l’efficacité, avec des services qui permettent d’être plus disponible et concentré sur son travail. La question, c’est la limite. Dans les sociétés anglo-saxonnes, des services de psychothérapie sont proposés aux familles : jusqu’où l’entreprise est-elle responsable de l’individu ? Est-elle à ce point toute-puissante ?

M.P. : Mieux vaut permettre aux salariés de créer ce dont ils ont besoin. À notre siège, certains ont mis en place, avec une Amap1, la livraison de paniers paysans. Le vendredi, nous sommes deux cents à partir avec nos légumes bio ! Les études montrent aussi que les femmes âgées de 25 à 35 ans sont les plus stressées. Un accord sur la parentalité, bénéficiant aussi aux hommes, permet plus de flexibilité. Ce n’est pas être gentil, mais considérer que l’humain est la force de l’entreprise.

C.L. : Et que le travail ne se résume pas à la production de richesses : c’est aussi un vivre-ensemble. On a tellement rogné sur les « temps morts » que les gens ne se parlent plus en dehors des réunions officielles ! Il est urgent de recréer du lien social !

É.A. : On a en effet l’idée que le temps de travail doit être productif, efficace, ce qui exclut les moments de socialisation, de « gentillesse » passés à s’intéresser à l’autre. C’est aussi le problème des équipes virtuelles, éloignées. Or, pour établir une vraie relation, il faut partager des émotions, de l’informel, se parler d’individu à individu.

M.P. : Ainsi, l’open space est créateur de liens, à condition qu’il soit à taille humaine, que l’on prévoie des espaces pour s’isoler et d’autres de convivialité. Il faut aussi aménager des temps de sociabilité, comme des petits déjeuners d’étage qui, chez nous, ont beaucoup de succès ! Ou des tournois sportifs. Notre World Cup de football réunit ainsi vingt mille personnes tous les deux ans. Pour ceux qui s’entraînent au cours de l’année, c’est un élément de fierté, d’appartenance collective et de rencontres mixant tous les pays, les statuts et les fonctions.

Quelles sont les pratiques les plus génératrices d’agressivité ?

Tous : Les e-mails !

C.L. : Il y a, dans de grandes entreprises, plus de vingt mille e-mails échangés par week-end ! Histoire de montrer à leur supérieur qu’ils ne sont pas devant la télé, certains en envoient le samedi à 23 heures !

É.A. : Si, pour quelques-uns, c’est une liberté et un soulagement de pouvoir travailler un peu le dimanche, l’idée implicite selon laquelle on est joignable en permanence est très violente. L’utilisation abusive des e-mails brouille la frontière entre privé et professionnel, et accélère le rapport au temps de travail, puisque tout est urgent.

M.P. : Une bonne pratique, pour les managers, est d’enregistrer des brouillons pour les envoyer le lundi matin. Il y a aussi des règles de contenu : les problèmes et les conflits, par exemple, ne peuvent se régler qu’avec un contact humain. Il n’y a rien de pire que de vouloir les résoudre par e-mail avec dix personnes en copie !

É.A. : Respecter quelqu’un, c’est d’abord le voir comme un être humain et non comme une fonction. Ce qui suppose de lui poser des questions personnelles.

S.B. : Pour cela, nous encourageons nos collaborateurs à se parler. Quand j’envoie un e-mail ou un texto, je ne prends pas en compte la disposition psychologique de celui qui le reçoit. S’il n’a pas le moral, il va me trouver odieux, quand j’ai juste été direct.

M.P. : Certaines organisations du travail ont, aussi, des conséquences désastreuses. Ainsi, dans de nombreux centres d’appels, les salariés suivent un script préétabli, sans aucune autonomie. Comme dans les usines des années 1930 ! Le tertiaire, qui représente aujourd’hui deux tiers des emplois, doit tirer des leçons de l’évolution des conditions de travail dans l’industrie !

É.A. : Et comme on enferme aussi le client dans une case qui ne répond pas à son problème, le salarié est en première ligne pour absorber sa colère. Tout ça parce que les entreprises vendent à leurs clients des promesses qu’elles ne tiennent pas… Le problème, c’est la compétition économique qui, elle, n’est vraiment pas gentille !

LES CONSEILS D’ÉRIC ALBERT, PSYCHIATRE ET COACH

Considérez l’autre avec bienveillance : « Évitez le “tu”, accusateur, au profit du “je”, subjectif. Ne soyez pas dans le jugement de valeur. Avant d’exprimer une critique, mettez-vous à la place de l’autre et demandez-vous comment vous aimeriez qu’on vous la formule. » Soyez authentique : « La gentillesse ne doit pas gommer le besoin de franchise. Si un de vos collaborateurs a fait une erreur, faites-lui-en part afin qu’il s’améliore. Si, à l’inverse, vous vous êtes senti dévalorisé par votre chef, dites-le-lui aussi : il risquerait de recommencer sans s’en rendre compte. » Désamorcez l’agressivité d’un collègue : « Demandez-lui quelle est son intention (vous déstabiliser, se mettre en valeur…) et signalez-lui que vous aimeriez un autre fonctionnement. En le forçant à mettre sa stratégie au jour, vous le neutralisez. » (source: Psychologie)

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**Gentillesse contre violence à l’école

Enseigner la gentillesse aux enfants, ce n’est pas seulement leur apprendre à vivre en société, c’est les ouvrir à l’empathie et à la solidarité, malgré des rapports de plus en plus tendus en milieu scolaire. Quatre spécialistes ouvrent des pistes, à l’attention des enseignants, mais aussi des parents.

La gentillesse aurait-elle déserté les cours d’école, remplacée par la loi de la jungle ? Pour les spécialistes, pas de doute. Psychologues, psychiatres, enseignants, éducateurs, tous constatent le même phénomène : la violence et le harcèlement tendent à devenir la norme des rapports entre les enfants, mais aussi de ceux avec les adultes. Selon un récent sondage (Baromètre 2010 Trajectoires Reflex-Afev), 53 % des écoliers et des collégiens des quartiers populaires ont déjà été victimes de moqueries, d’insultes, de violences physiques, de vols ou de rackets dans leur établissement. 35,9% déclarent avoir mal au ventre avant d’aller à l’école ! Aucune tranche d’âge n’est épargnée. André Agard-Maréchal, psychologue scolaire depuis trente ans, remarque que même « l’école maternelle, autrefois havre de paix, est touchée : les tout-petits peuvent être d’une violence débordante ».

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Serge Tisseron, qui vient de publier L’Empathie, au cœur du jeu social (Albin Michel 2010), a recensé plusieurs causes : les difficultés sociales (chômage, crise), culturelles ou encore familiales (familles monoparentales ou éclatées), qui placent les enfants en situation d’insécurité profonde, mais aussi l’institution scolaire elle-même. « Je suis frappé de constater à quel point l’école est devenue une pyramide de maltraitances, dont les élèves sont les dernières victimes, témoigne le psychiatre et psychanalyste, qui intervient régulièrement en milieu scolaire. Placer des professeurs débutants face aux classes les plus dures, par exemple, c’est de la maltraitance ! » Or, souligne-t-il, on ne peut pas être empathique si l’on ne se sent pas en sécurité.

Dès lors, comment les enseignants peuvent-ils briser ce cercle vicieux et (ré)apprendre la gentillesse aux enfants ? « Il s’agit de chercher les raisons de ces comportements et d’intervenir à bon escient, en apportant toujours une réponse », explique Alain Braconnier, psychiatre et psychanalyste. Le silence et la démission d’adultes débordés aggravent en effet toujours la situation.

Eviter les bagarres

L’ambiance d’un établissement est fondamentale. « La présence attentive des adultes, le soutien de la hiérarchie aux enseignants développent un sentiment de sécurité, indispensable à tous », affirme André Agard-Maréchal. Serge Tisseron cite en exemple son propre fils, jeune professeur qui, lors d’une intervention dans une bagarre, a eu le pied fracassé. Il a demandé des sanctions via le conseil de discipline, mais s’est heurté au refus de sa hiérarchie. « C’est dramatique, explique le médecin, car ne pas sanctionner c’est ne pas protéger l’enseignant, mais aussi laisser les adolescents face à une angoisse, celle de leur culpabilité qui reste sans réponse. Et l’escalade de la violence devient inévitable… » Bien entendu, expliquer, parler, laisser l’autre s’exprimer sont d’indispensables outils pour remplacer les coups par les mots. Dans sa classe de CM1, Claude Diologent, professeur des écoles, a institué des « ateliers de parole » durant lesquels chacun donne son opinion sur une question – celle des bagarres par exemple – uniquement s’il a en main le « bâton de parole ». « L’idée, c’est de contre-attaquer l’opinion de l’autre, mais pas l’autre, et de trouver une argumentation », précise-t-il. Avec son aide, les enfants cherchent une solution. Le but étant d’utiliser les difficultés du vivre-ensemble comme levier éducatif, en vue d’élever les écoliers à de plus hautes possibilités de relations. Pourquoi ne pas exporter ces idées chez les ados ?

Traquer les humiliations

Moqueries, quolibets entre enfants, mais aussi humiliations des professeurs envers leurs élèves font le lit de l’apprentissage de la méchanceté. « Les réflexions pourries, les insultes, c’est tout le temps, et si tu ne t’y mets pas, tu es une victime », raconte Julien, 13 ans, qui vit très mal ce climat malsain. D’autant plus malsain que les minitortionnaires « sentent » les faiblesses et appuient dessus. Ces attitudes sont très fréquentes chez « les adolescents désireux de s’affirmer aux yeux des autres », rappelle Alain Braconnier, le bouc émissaire ayant pour rôle de renforcer la cohésion du groupe. Lorsqu’ils se développent chez les plus jeunes, ces comportements sont une réponse à un traumatisme. « Certains enfants vivent chez eux des situations “insécures”, violentes, pour eux la passivité est identifiée à la mort, observe Serge Tisseron. Seule l’agressivité leur permet d’échapper à un risque d’effondrement. » Que faire en classe ? « Intervenir, surtout s’il s’agit de faits répétitifs, et sanctionner, précise Alain Braconnier. L’adulte a le devoir de protéger l’enfant, et les enfants comme les adolescents l’attendent de nous. » Mais si la punition est indispensable pour marquer la limite et l’interdit – André Agard- Maréchal note que « plus les élèves vivent dans un milieu chaotique, plus ils ont besoin d’une réponse rigoureuse qui leur permet d’être sécurisés un minimum » –, il faut rester le plus calme possible… Il est important de veiller à ne pas les humilier de façon involontaire : bannir évidemment les « c’est nul », mais aussi les expressions comme « tu as une mémoire de poisson rouge ». Avant 4 ans, ils n’ont pas accès au langage imagé. L’humour, le second degré ne s’ouvre à eux que vers 7-8 ans. Enfin, en début d’année scolaire, indiquer clairement que tout manquement à la règle sera sanctionné légitime les interventions ultérieures. La règle a été énoncée, elle doit être respectée.

Faire des activités ensemble

Rien de mieux pour favoriser les échanges et pour désamorcer les conflits que partager des activités… A condition que tout le monde y participe vraiment. Visiter une exposition, c’est très bien, mais mieux vaut, selon Serge Tisseron, un jeu de société bien mené ou un atelier pâtisserie, où tous les enfants coopèrent. Une étude récente (« Joint music making promotes prosocial behavior in 4-years-old children », in Evolution and Human Behavior – septembre 2010) menée auprès d’enfants de 4 ans montre que ceux qui font de la musique ensemble s’entraident plus spontanément et se montrent plus sociables. « Faire avec » soude le groupe et permet de comprendre que nous sommes interdépendants. Sans l’autre, je ne suis rien. Refuser de rendre un service, d’écouter l’autre, c’est s’exposer à se retrouver dans la même situation. Dans la classe de Claude Diologent trône cette maxime : « Non seulement j’utilise toute mon intelligence, mais aussi celle des autres. »

Développer l’empathie

Présente dès l’enfance, l’empathie, cette extraordinaire capacité à se mettre à la place de l’autre, doit impérativement être développée si nous voulons que nos petits deviennent des êtres humains civilisés. Pour favoriser l’identification, tous les moyens sont bons. Claude Diologent invite les écoliers à exprimer ce qu’ils ressentent lorsqu’ils sont insultés, afin qu’ils prennent conscience de ce que l’autre peut ressentir lorsqu’ils sont insultants. Serge Tisseron plaide pour le jeu, instrument indispensable dont il regrette le déclin comparé à la télévision et aux activités périscolaires. Aux adultes de veiller à préserver ces temps de jeu, vitaux pour l’équilibre psychique des plus petits. « Il faut éviter que les enfants s’enkystent précocement dans un rôle dont ils ne pourraient plus sortir : l’agresseur ou la victime », poursuit-il. En classe, dès l’âge de 4 ans, il propose le « jeu des trois figures » : le professeur invite les élèves à incarner successivement un agresseur, une victime et un redresseur de torts.

L’enfant doit se glisser dans la peau de chacun des personnages : s’il sait ce que l’autre ressent en jouant la victime par exemple, il lui sera plus difficile d’infliger une violence. Mais être conscient de l’existence des autres, c’est aussi être conscient de sa propre valeur. Car la gentillesse n’est pas l’oubli de soi. Pour que chacun trouve sa place, il faut aider les enfants à comprendre qu’ils ne doivent pas tout accepter. Là aussi, le jeu facilite l’apprentissage. « L’empathie, c’est la réciprocité, rappelle Serge Tisseron. Jouer permet d’aborder la notion de limites pour soi et pour les autres : je ne te ferai pas de mal et je refuse que tu m’en fasses. » Pour renforcer cette notion de limites, la reprise de confiance en soi des enfants et surtout des ados est indispensable, car comment résister à des mauvais traitements si l’on n’est pas persuadé soi-même de valoir mieux que cela ? « Les enseignants doivent chercher à mettre en valeur les compétences de chaque élève, et on en trouve toujours », remarque Alain Braconnier.

Recadrer les insolences

Une fois encore, la pire des attitudes serait d’ignorer l’insolence. Dès qu’il y a transgression – et l’insolence en est une –, il doit y avoir sanction. Pour autant, elle doit être adaptée au cas par cas. « Si le mot a échappé à l’enfant ou à l’ado – les ados sont coutumiers du fait car ils testent à la fois leur pouvoir et leur existence face à l’adulte –, la meilleure façon de réagir est l’humour, conseille Alain Braconnier. Cela instaure tout de suite une distance et désamorce la charge explosive de l’arrogance. L’enseignant peut aussi faire un commentaire qui renvoie à la question du sens, comme l’a fait ce prof de français traité de “bâtard”, qui a aussitôt engagé une discussion sur le sens de ce mot… » En revanche, si l’insolence devient la norme des échanges, Alain Braconnier et André Agard-Maréchal recommandent tous deux l’exclusion du provocateur, quel que soit son âge : marquer le refus de ce comportement par le renvoi de la classe est utile à l’enfant comme au groupe. Car la provocation verbale est un moyen pour l’élève d’exister auprès du groupe. S’il n’y a plus de spectateurs, il n’y a plus d’insolence… Surtout, insiste Alain Braconnier, « il faut se souvenir que les adolescents méprisent ceux qui ne réagissent pas ».

Psychologies mobilise les lycées

Le magazine dédié à l’orientation Imagine ton futur, créé par Nathalie Vendrand et diffusé dans plus de trois mille établissements en France, s’est associé à Psychologies pour une opération inédite. En France, de nombreux lycéens, collégiens et enseignants se sont engagés à lancer des initiatives : Fête de la gentillesse au lycée professionnel Jean Mermoz, à Montsoult (Vald’Oise) ; concours de portraits élogieux en classe de français par les élèves de quatrième du collège Alfred-Mézières, à Jarny (Meurthe-et-Moselle) ; création d’un blog philo sur l’altruisme par une terminale ES du lycée de Montgeron (Essonne) ; mobilisation, jusqu’en juin 2011, du collège Louis-Pasteur, à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) autour du slogan « La gentillesse n’est pas une faiblesse », et d’autres projets à suivre sur imaginetonfutur.com.

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Sortir de l’indifférence entre voisins

Avec Voisins Solidaires, Psychologies vous aide à agir. Dix ans après la première Fête des voisins, Atanase Périfan crée le réseau Voisins solidaires, « pour un voisinage plus humain ». L’idée : développer une solidarité de proximité en encourageant les menus services – aider à tailler une haie, garder un enfant, passer à la pharmacie –, autant de petits riens qui changent tout. Téléchargeables en ligne, des affichettes (panneau des voisins, avec « qui peut faire quoi et quand ») et des kits thématiques (« rentrée scolaire », « grand froid », « pandémie »…) permettent de s’organiser. Le site foisonne de témoignages et d’astuces inspirantes. Voisins solidaires sera lancé à l’occasion de la Journée de la gentillesse, avec des dizaines de mairies partenaires.

Trois questions à Atanase Périfan, créateur de la Fête des voisins et du réseau Voisins solidaires

Psychologies : Pourquoi la gentillesse entre voisins ne va-t-elle pas de soi ?

Atanase Périfan : Parce que nous sommes entrés dans une logique de peur de l’autre et de repli. Nous vivons derrière des Digicode et des répondeurs. La spontanéité des relations s’est perdue au point qu’aujourd’hui on soupçonne les gens gentils d’être intéressés ou nigauds. Cette défiance grincheuse est très française. Les Québécois, pour ne citer qu’eux, sont beaucoup plus avenants. Il nous suffirait de nous dépoussiérer un peu pour laisser notre générosité naturelle s’exprimer.

Comment être gentil sans être envahissant ?

A.P. : [Rires.] Il est vrai que certains ont tellement envie d’être gentils qu’ils peuvent faire un peu peur. Mais, franchement, si les relations de voisinage souffraient d’un excès de gentillesse, cela se saurait ! Il faut dédramatiser : on parle juste de se rendre service de temps en temps, pas de signer un contrat de dépendance longue durée. Avec de la simplicité et du cœur, on trouve aisément la bonne distance.

Avoir des voisins solidaires, ça change quoi ?

A.P. : Tout ! D’abord, c’est vraiment pratique en cas d’imprévu. Mais il est surtout bien plus doux de se sentir entouré et de pouvoir se rendre utile. Et puis la gentillesse se révèle extrêmement contagieuse. L’autre jour, j’ai prêté ma perceuse à mon voisin. Lorsqu’il me l’a rendue, il avait glissé trois chocolats dans le coffret. J’en ai eu une bouffée de plaisir !

Aurélie, 37 ans, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)
« Nous gardons les enfants à tour de rôle »

« Dans notre immeuble, nous sommes plusieurs à avoir des enfants du même âge. Nous les emmenons à l’école et allons les y chercher à tour de rôle. Le soir, il nous arrive de mutualiser les baby-sitters. Mais, le plus souvent, nous nous arrangeons entre nous : un couple s’occupe des petits pendant que les autres sortent. »

Fortunade, 27 ans, Rogny-les-Sept-Écluses (Yonne)
« Nous faisons un goûter une fois par mois »

« Nous nous retrouvons autour d’un goûter mensuel pour voir qui, au village, a besoin d’aide et comment nous organiser. La dernière fois, nous avons invité les boulangers : lorsque quelqu’un n’est pas bien, ils le voient et peuvent nous le signaler. La gentillesse, c’est garder un œil sur les plus fragiles. »

Jean-Pierre, 65 ans, Paris
« J’aide mes voisins avec leurs papiers »

« La gentillesse, pour moi, c’est essayer de se mettre à la place de l’autre : si j’étais dans sa situation, qu’est-ce que j’aimerais pouvoir demander ? Dans mon immeuble, il y a une famille kabyle. Je me fais “facilitateur” de vie en les aidant à déchiffrer leur courrier administratif. Ce n’est rien du tout, mais cela leur permet de ne pas décrocher. »

Coco, 55 ans, Paris
« Nous fêtons tout ensemble »

« Cela fait vingt-deux ans que je suis gardienne de cet immeuble. J’y ai vu naître des histoires d’amour, des enfants, des petits-enfants. Nous célébrons chaque événement ensemble : les anniversaires, la Chandeleur, les Rois… Récemment, la factrice a été titularisée. Eh bien, nous avons bu un verre à sa santé. Elle a été drôlement surprise ! Pour moi, chaque personne est un personnage unique à honorer ! »

Christian, 54 ans, Hérouville-Saint-Clair (Calvados)
« Je mobilise les jeunes du quartier »

« Dans notre lotissement, lorsqu’une personne a besoin d’un service, c’est souvent moi que l’on appelle en tant que membre du réseau Voisins solidaires. Parfois, je mets les jeunes à contribution. Des gamins qui étaient connus pour faire les quatre cents coups sont aujourd’hui appréciés en raison de leurs petits dépannages. Pour l’atmosphère du quartier, c’est important. »

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Rompre l’isolement des personnes âgées

Parce que la vieillesse nous angoisse, nos gestes comme nos paroles manquent souvent de tendresse. Nous avons demandé à Jean-Louis Terrangle, créateur de l’Association pour l’humanisation des soins, de nous expliquer comment mieux nous comporter avec nos aînés.

Par Anne Lanchon

Pourquoi sommes-nous enclins à nous extasier devant un bébé, à le caresser et à l’emmener promener… et incapables d’agir de même avec un parent âgé ? Pourquoi nous sentons-nous parfois gauches et maladroits ? Parce que son corps dégradé nous confronte à notre propre vieillesse et à nos peurs viscérales : la déchéance physique, la démence, la maladie, la mort. Isolés, vulnérables, les « vieux » ont autant besoin de tendresse que les enfants pour traverser avec sérénité la dernière étape de leur vie. Faire preuve de gentillesse envers eux revient à leur restituer ce qu’ils nous ont apporté, à donner du sens à l’histoire qui nous relie. Au-delà de cette relation, il s’agit d’une expérience de générosité qui grandit : un être humain vient en aide à un autre, plus fragile. C’est aussi l’occasion d’apprivoiser nos propres démons.

A FAIRE

Commencer par s’aimer soi-même. Reconnaître ses propres qualités, accepter l’affection d’autrui…, impossible, sans ce préalable, d’être disponible pour l’autre. Parce que l’on ne peut pas donner ce que l’on ne reçoit pas.

Être au clair sur la relation. Il s’agit de bien identifier la nature des liens et de ses sentiments (ainsi que de ses ressentiments) à l’égard du proche âgé.

Se mettre à son rythme lorsqu’on lui rend visite. Prendre son temps, oublier le monde extérieur, ses soucis. Mieux vaut venir moins souvent mais être vraiment présent.

Lui parler, même s’il est aphasique ou que son esprit divague. Ce ne sont pas nos paroles qu’il va retenir, mais l’émotion qu’elles véhiculent. Sans communication, l’être humain meurt.

Trouver un autre langage. Le regarder intensément, sans détourner les yeux, le caresser, le prendre dans ses bras. Le contact physique est primordial pour se sentir exister.

S’intéresser à son passé, en le questionnant à partir de photos. Lui offrir des DVD de films anciens, des musiques qu’il écoutait dans sa jeunesse.

Tenter d’oublier son agressivité ou son indifférence, souvent dictées par la maladie et l’isolement. Accepter la personne telle qu’elle est devenue, même si elle ne nous reconnaît pas.

Lui rendre visite avec nos enfants : le contact avec la jeunesse est revigorant et facilite la transmission. Cela prépare nos enfants à notre propre vieillissement et leur montre l’exemple.

A EVITER

Lui rendre visite si nous sommes trop bousculés. Il le sentira et nous lui en « voudrons » inconsciemment. Mieux vaut prendre de ses nouvelles par téléphone, et remplacer la culpabilité par la responsabilité.

Se forcer avec un parent méchant. À moins d’être au clair avec ses motivations : je l’ai promis à son époux défunt, j’ai tourné la page… La gentillesse est un acte gratuit. Elle n’est pas là pour « réparer » ni pour venger.

Lui mentir sous prétexte de le protéger. Un parent, même âgé, peut recevoir une triste nouvelle. L’associer aux bons et aux mauvais moments, c’est lui manifester qu’il fait toujours partie de la famille.

S’adresser à lui comme à un enfant ou parler de lui à la troisième personne en sa présence. C’est très dévalorisant.

Le prendre trop en charge. Mieux vaut lui laisser le plus d’autonomie possible et le plus longtemps possible, même s’il est lent ou maladroit. L’emmener faire ses courses, par exemple, au lieu de les faire à sa place.

Décider pour lui. Il est important de lui laisser choisir ses menus, ses programmes de télévision, ses vêtements, même s’ils sont déséquilibrés, stupides ou de mauvais goût. Respecter ses choix, c’est respecter sa personne. (source: Psychologie)

**********

**Les Français attachés à la gentillesse

Les Français estiment que la gentillesse est une valeur très positive… Mais ils ont souvent peur de la mettre en pratique, révèle un sondage TNS Sofres/Logica commandé par le magazine Psychologies. Lancée par le magazine en 2009, a lieu ce samedi 13.11.2010., la 2e journée de la gentillesse.

D’après ce sondage, pour 55 % des Français, être gentil c’est être attentionné. Pour 50 % des Français, être gentil est aussi être utile aux autres. Pour autant, les sondés relèvent de nombreux obstacles pour appliquer ce principe dans leur vie quotidienne. 41 % expliquent ne pas être gentils car ils ont peur de se faire avoir ou de passer pour un imbécile. 32 % redoutent de se faire envahir et d’être trop sollicités. 32 % expriment le besoin de se faire respecter. 29 % invoquent le manque de temps. Un Français sur cinq (20 %) dit ne pas y arriver tout simplement.

«Les Français aspirent à plus de gentillesse. Or le principal obstacle est le manque d’estime de soi. Être à l’écoute des émotions et des besoins d’autrui demande une grande sécurité intérieure», relève le psychiatre Serge Tisseron. «Que les 35-49 ans ressentent le plus d’agressivité au quotidien est assez parlant : en pleine ascension sociale, c’est la tranche d’âge la plus combative, la plus perméable au stress», souligne-t-il. En effet, une majorité de 35-49 ans, 53%, se déclare victimes de la méchanceté ou de l’agressivité des autres. Ce taux atteint 50% chez les Français qui travaillent.

Le lieu clef de l’agressivité est la voiture pour 56% des Français, les transports en commun franciliens (48%) et le travail pour 43% des actifs interrogés.(Le Figaro-12.11.2010.)

 

3 réponses à “*La journée de la gentillesse”

  1. 13 11 2011
    Cyril pénicaud, Cyril Pénicaud, Cyril penicaud, Cyril Penicaud (04:28:53) :

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    Répondre

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    Répondre

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