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**Les blouses blanches dans la rue

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Pour marquer leur deuxième jour de grève, les médecins ont tenu, mardi, un sit-in devant le ministère de la Santé à Alger. Ils ont voulu, à travers cette action, protester contre leurs «conditions de travail».

Les dizaines de médecins, dont des généralistes et des spécialistes, ont brandi des banderoles appelant notamment à l’amélioration «des conditions de vie» des professionnels. «Nos droits sont légitimes», ont scandés les protestataires. «Pour le droit à être considéré comme partenaires de dialogue», ont-il encore exigé sous le regard des policiers, venus en nombre. La présence massive des forces de l’ordre n’a pas été du goût des protestataires. «Les médecins ne sont pas des terroristes».

Les blouses blanches, parmi lesquels des généralistes, ont dénoncé l’administration pour sa mise en oeuvre d’une nouvelle organisation. «Nous assistons à une véritable chasse aux syndicalistes», dénonce Lyès Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP). «Le ministère a favorisé la création d’un front syndical parallèle acquis à son programme en nous excluant de toute concertation», dénonce M. Merabet.

Les syndicalistes dénoncent également la nouvelle loi sanitaire. «L’avant-projet de loi sur  la santé, élaboré unilatéralement par le gouvernement porte plusieurs articles consacrant la privatisation du secteur et le bradage des structures au dinar symbolique. Même si le texte est aujourd’hui retiré, rien ne garantit que les dispositions ne soient relancées dans le futur texte», dénonce le secrétaire général du SNPSP.**Essaïd Wakli / mercredi 26 avril 217 — algérie.Focus

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*140 médicaments en rupture de stock :

   Le cri de colère des pharmaciens

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte*el watanle 19.03.2017 | 

140 médicaments en rupture de stock : Le cri de colère des pharmaciens trans

La politique du médicament a fait l’objet, hier, d’une journée d’étude organisée par le Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo)  en présence de Salima Cherif, conseillère chargée de la santé et de la solidarité auprès du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, des cadres du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Sécurité sociale et des représentants des différentes caisses de Sécurité sociale (CNAS et Casnos).

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a, quant à lui, brillé par son absence. Un fait relevé par de nombreux participants à cette journée nationale du Snapo.

Une liste de 140 médicaments est actuellement en rupture dans les officines, dont 40 sont fabriqués localement. Une rupture que le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière veut à tout prix minimiser. «Cette rupture touche des produits fabriqués localement comme les antibiotiques injectables et autres produits tels que la vitamine B12 fabriquée par Saidal.

Il y a aussi les médicaments importés de première nécessité comme certains antidouleurs prescrits pour les cancéreux», a indiqué Messaoud Belambri, président du Syndicat national des pharmaciens d’officines (Snapo), lors de la journée nationale du Snapo, organisée hier à Alger, sous le thème «Le pharmacien et la politique du médicament», en précisant que la liste était déjà plus longue, il y a quelques semaines et de rappeler que le Snapo a joué son rôle de veille sanitaire. «Nous avons confirmé le constat fait par tout le monde et nous estimons avoir joué notre rôle.

C’est une réalité que nous vivons et que ne nous pouvons pas nier. Le pharmacien se retrouve aujourd’hui face à des patients que nous n’arrivons pas toujours à satisfaire», a-t-il souligné, tout en craignant une rupture plus accrue dans les prochains mois, vu le retard enregistré dans la signature des programmes à l’importation par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. «Les stocks ont dû être épuisés puisque, selon les représentants de l’Unop, aucun avenant n’a été signé pour l’année 2016.

A cela s’ajoute le retard dans la validation des programmes à l’importation. Il y a donc un double impact sur la disponibilité des médicaments, dont certains sont pratiquement inexistants dans certaines pharmacies.

Des procédures d’urgence doivent être engagées pour éviter des situations plus dramatiques», a-t-il averti. Ainsi, le pharmacien, a-t-il précisé se retrouve comme acteur principal dans la problématique de la disponibilité du médicament, car il fait face tous les jours à des patients qui ont besoin de leurs produits, qui sont parfois vitaux.

La journée s’est articulée donc autour du rôle du pharmacien dans la dispensation du médicament, notamment pour les produits d’oncologie et l’accompagnement du patient atteint du cancer. Comme il a été question aussi de la participation du Snapo au conseil consultatif de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques qui vient tout juste d’être installée.

L’introduction du pharmacien assistant, élément important dans l’officine a été également évoquée avec la présentation de l’expérience française en la matière. Un aspect introduit dans le nouveau projet de loi sur la santé en attente d’être examiné au niveau de l’APN, a souligné M. Belambri qui, par ailleurs, précise que le pharmacien contribue de manière continue à la politique engagée par le gouvernement dans l’industrie pharmaceutique, et qui porte principalement sur l’encouragement de la production nationale, la rationalisation des dépenses à travers la création de groupements de pharmacie, la distribution, etc.

«La réflexion est également engagée dans la création d’unités de production à petite échelle», a-t-il ajouté, tout en revenant sur l’importance de la spécialisation des pharmaciens d’autant que le nombre de pharmaciens est actuellement en hausse. «Nous n’avons jamais limité l’accès à cette formation en fonction des besoins réels, d’où la problématique rencontrée aujourd’hui», a-t-il relevé, tout en insistant sur le principe du numerus clausus. «Actuellement, il y a un pharmacien pour 3000 habitants, alors que les normes fixées par l’Oms c’est un pharmacien pour 5000 habitants», a-t-il déploré.***Djamila Kourta / el watan–le 19.03.2017 | 

**Médicaments/ Contrebande à la frontière algéro-tunisienne 

Les Douanes algériennes ont mis en échec une tentative d’introduction frauduleuse de quantités de médicaments depuis  la Tunisie. Cela s’est passé jeudi dernier au niveau d’un poste frontalier relevant de la wilaya de Souk Ahras.

Un algérien rentrant au pays a été arrêté alors qu’il cachait dans son véhicules plusieurs dizaines de boites de médicaments. C’est la deuxième fois, indique une source des Douanes de la wilaya de Souk Ahras, que des contrebandiers tentent d’introduire des médicaments depuis la Tunisie. Il y a quelques semaines, une autre personne a été également interpellée alors qu’elle transportait quelques centaines de boites.

Même si les services de sécurité n’ont pas communiquaient les noms des médicaments saisis, il est clair qu’il s’agit de ceux touchés par la pénurie depuis quelques mois. Au mois de février dernier, Abdelouahed Kerrar, président l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP) avait affirmé que «plus de 210 molécules étaient absentes du marché national et sans aucune alternative». Des pénuries dues, selon lui, «aux retards accusés dans la délivrance des programmes d’importation et le contrôle des quantités importées».

Du côté du ministère de la Santé, on affirme qu’il n’y a aucune pénurie et que tous les médicaments sont disponibles en Algérie. Il y a près de deux ans, un anti-coagulant, le Syntrom, coûtant officiellement moins de 200 dinars la boite, était cédé au niveau de certaines pharmacies, mais aussi dans la rue, entre 1000 et 1500 dinars. Beaucoup d’algériens se le procurait en Tunisie où son prix est fixé à 1,6 dinars tunisiens (près de 90 dinars algériens). *Elyas Nour / algérie.Focus /  le samedi 18.03.2017 | 

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*Crise économique/ 

Des dizaines d’entreprises de bâtiment et de travaux publics au bord de la faillite

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Même s’ils ne le crient pas sur tous les toits, des dizaines de gérants d’entreprises de bâtiment et de travaux publics vivent dans le désarroi. Faute d’avoir été payées par l’Etat après la réalisation de différents projets, ces sociétés se trouvent dans une situation de cessation de paiement. Leurs salariés ne sont pas payés ou sont carrément licenciés.

C’est le cas de ces dizaines d’entrepreneurs qui campent depuis quelques jours devant le siège de la wilaya de Tizi-Ouzou dans l’espoir de récupérer leur argent. Selon des sources médiatiques locales, le rang des entrepreneurs désabusés ne cesse de grossir. Et aucune issue ne semble se dessiner à l’horizon. Après un premier mouvement de protestation, organisé le mois de janvier dernier, la situation de ces entreprises semblait être en voie de règlement. Mais en vain!

A Boumerdès, des dizaines de petits entrepreneurs, venus de plusieurs régions du pays, se sont rassemblés devant le siège de la wilaya pour réclamer leur argent. Des témoins évoquent des situations sociales délicates pour des dizaines d’employés qui risquent de se retrouver, du jour au lendemain, sans emploi.

Plus inquiétant, cette crise commence même à toucher des entrepreneurs qui participent à la construction de projets de logements sociaux au profit de l’Etat. Une information que le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, s’est empressé de démentir. Mais les retards pris au niveau de certains chantiers en disent long sur les difficultés que vivent ces sociétés.*Essaïd Wakli / mercredi 26 avril 2017 — algérie.Focus

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Sonelgaz : GE obtient un marché de 3 milliards de dollars

le 25.04.17 | 

L’accord comprend, entre autres, des opérations et services de maintenance (O&M) à long terme pour 10 centrales Sonelgaz à travers le pays et qui généreront 11 gigawatts d’électricité.

Le groupe américain General Electric (GE) a signé, hier à Batna, un mégacontrat avec une filiale du groupe Sonelgaz portant notamment sur la maintenance de dix centrales électriques, a annoncé le conglomérat américain dans un communiqué de presse. L’accord a été signé par le PDG de Sonelgaz SPE, Sabri Lezhari et le PDG de GE Afrique du Nord-Ouest, Touffik Fredj, en présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, du ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, du PDG de Sonelgaz, Mustapha Guitouni, du PDG de GE Power, Steve Bolze, du PDG de GE au Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie, Nabil Habayeb, et du PDG de GE Power Services au Moyen-Orient et Afrique, Joseph Anis.

«Considéré comme le plus important contrat de partenariat de l’histoire pour GE Power Services, cet accord renforcera les capacités industrielles locales et stimulera la transition industrielle numérique des centrales électriques du pays», a expliqué le groupe américain, sans fournir le montant du contrat. Celui-ci serait, toutefois, de l’ordre 3 milliards de dollars, à en croire l’agence Reuters.

L’accord en question comprend des opérations et services de maintenance (O&M) à long terme pour 10 centrales Sonelgaz à travers le pays et qui généreront 11 gigawatts d’électricité, la mise en place d’un système de renforcement de l’efficacité énergétique (Advanced Gas Path) qui délivrera 420 mégawatts de puissance supplémentaire, avec une réduction de la consommation du gaz naturel utilisé, ainsi que l’introduction des solutions numériques de GE, a détaillé le groupe américain. Il est à souligner que ces capacités renforceront l’efficacité opérationnelle et la productivité des centrales et aideront également à économiser jusqu’à 2 milliards de dollars de gaz qui pourraient être injectés dans les marchés internationaux.

L’usine GE Algeria Turbines (GEAT) à Aïn Yagout, joint-venture créée en 2014 par GE et Sonelgaz, s’appuiera aussi sur les programmes de formation de haut niveau de GE. «Le gouvernement algérien et Sonelgaz ont une vision claire de l’avenir du secteur de l’énergie du pays», a commenté Steve Bolze, PDG de GE Power, cité dans le communiqué. «L’accent mis sur le développement de la capacité industrielle, et sur la transition numérique des actifs des centrales électriques sont des investissements à long terme pour l’avenir du pays.

GE est honoré de renforcer sa collaboration avec Sonelgaz et de créer un écosystème local dynamique pour le secteur de l’énergie qui aidera à répondre aux besoins des citoyens et des différentes industries en Algérie», a-t-il ajouté. S’exprimant en marge de la cérémonie de signature, le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa a souligné, quant à lui, que «la priorité absolue du gouvernement est de renforcer la production d’électricité dans le pays grâce à une infrastructure efficace, durable et productive.

L’usine GEAT, où seront fabriqués des équipements haut de gamme pour le secteur de l’énergie, et le développement du magasin MEI pour fabriquer des pièces de rechange, sont une forte valeur ajoutée pour l’économie, car ils stimuleront nos exportations, amélioreront l’efficacité de nos centrales électriques et créeront de nouveaux emplois pour les jeunes Algériens. En outre, la transformation numérique des centrales électriques nous permettra d’optimiser l’utilisation de nos ressources naturelles et, à leur tour, de créer de la valeur ajoutée pour l’économie.

L’expertise de GE dans les technologies industrielles numériques contribuera à améliorer l’efficacité du secteur de l’énergie, ainsi que les compétences des professionnels algériens grâce au transfert de connaissances et à la formation pratique». L’énergéticien américain, qui emploie 700 personnes, avait déjà signé en 2013 trois contrats majeurs (2,7 milliards de dollars) pour fournir la turbine à gaz heavy-duty et une technologie de turbine à gaz aérothermique pour neuf centrales électriques à travers tout le pays.**Hocine Lamriben /  el watan / mardi 25 avril 2017

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L’inflation à 7% : Le pouvoir d’achat à rude épreuve

**la réalité dépasse les chiffres officiels

Les répercussions négatives des augmentations de taxes sur le pouvoir d’achat des ménages se confirment, au fil des mois, dans le sillage de l’application de la  loi de finances 2017.

Ainsi le taux d’inflation moyen annuel, allant d’avril 2016 à mars 2017, s’est situé à  7%, selon l`Office national des statistiques (ONS) qui scrute l’évolution des prix à la consommation  durant la période citée comparativement à la même période de 2015. Le même taux avait été constaté en février 2017 alors qu’un taux annuel  de 8,1% avait été enregistré en janvier 2017 par rapport à janvier 2016.

Des évolutions inquiétantes en ce premier trimestre de l’année, et ce, en totale contradiction avec les prévisions optimistes du département des finances qui table sur un taux d’inflation global de 4% en 2017. La poussée inflationniste met à mal tous les pronostics de l’Exécutif qui peine à mettre en place un dispositif efficace de diversification économique, de réduction des importations, de relance de la croissance en berne, d’une part, et à imposer un contrôle sur le marché en proie à des dysfonctionnements divers, d’autre part.

Des facteurs qui risquent d’avoir des répercussions sociales de plus en plus graves, et face auxquelles le gouvernement semble manquer de vision se contentant de recycler les mêmes scénarios sclérosés, en guise de programme de sortie de crise, en totale contradiction avec la réalité. Le discours «apaisant» du ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, lors des débats sur la loi de finances 2017, en est un indice. Alors que l’inquiétude était à son paroxysme quant aux hausses inévitables qui risquaient d’affecter le quotidien des citoyens, le ministre des Finances, représentant du gouvernement Sellal, jouait la carte de la «sérénité», estimant que les répercussions des hausses sur le pouvoir d’achat du citoyen ne seraient pas palpables.

Il préférera ainsi les minimiser estimant que la hausse de l’inflation, qui sera induite par l’augmentation de deux points de la TVA, n’aurait pas d’incidence grave sur les capacités des ménages. Pour le ministre, il suffirait que le gouvernement fasse l’effort de soutenir les prix de première nécessité et pense à un dispositif d’aide aux plus nécessiteux et tout rentrerait dans l’ordre. Aujourd’hui, l’augmentation effrénée des prix s’impose en totale contradiction avec les visions du gouvernement et affecte de plein fouet les franges démunies, mais aussi les couches moyennes, qui peinent, elles aussi, à faire face à la crise.

Les augmentations salariales qui ont bénéficié aux fonctionnaires sont, par exemple, complètement érodées par l’inflation. De plus, trois mois après le vote de la loi de finances 2017, rien n’a encore été fait concernant l’option de prise en charge des démunis, à travers un dispositif confié au ministère de la Solidarité nationale. Une promesse qui est restée lettre morte, tout comme «la  préservation de la qualité du service public et du rythme de la croissance, ainsi que la préservation des postes d’emploi et du pouvoir d’achat des catégories vulnérables», énoncées par le gouvernement par la voix de Hadji Baba Ammi.

En effet, le pouvoir d’achat s’effiloche au fil des semaines, face à une hausse des prix incontrôlée. Le constat est sans équivoque, selon le bilan de l’ONS, puisque la variation mensuelle des prix à la consommation, c’est-à-dire l’évolution de l’indice du mois de mars 2017 par rapport à celui de février, a augmenté de 1,6%, selon l’ONS qui précise notamment que les prix à la consommation, les prix des biens alimentaires ont affiché une hausse de 1,8% en mars par rapport à un mois plus tôt, induite particulièrement par le relèvement des prix des produits agricoles frais de 3,8% traduisant une augmentation des prix de la viande de poulet (+12,6%), des fruits (+7,8%), des légumes (+8%) et de la pomme de terre (+9,8%).

En plus des prix des biens alimentaires, les ménages doivent composer avec des hausses des prix de l’habillement ayant progressé de +0,3% en mars 2017 par rapport au mois précédent, les logements et charges de +0,9%, les meubles et articles d’ameublement de +0,2%, la santé et hygiène corporelle de +0,3%, les transports et communication de +0,6%.
   *Zhor Hadjam / el watan / mercredi 26 avril 2017

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Conférences interdites, ventes-dédicaces annulées…

Les libertés malmenées

*el watan / le 18.03.2017 | 

Interdiction de conférences, intimidations et menaces tous azimuts ; depuis quelque temps, des écrivains, militants associatifs et animateurs de la société civile sont sous le coup d’une répression que personne n’arrive à expliquer.

Alors que les interdictions sont restées jusque-là sporadiques, les pressions s’accentuent depuis quelques semaines sur les intellectuels et des militants. C’est le cas notamment en Kabylie, où plusieurs conférences ont été annulées sans aucune explication valable. Pis, les parties qui ont interdit ces manifestations culturelles et intellectuelles ne sont pas bien identifiées.

Le dernier épisode en date est d’ailleurs énigmatique : l’écrivain Karim Akouche, qui vit au Canada mais qui est venu faire la promotion de son ouvrage La religion de ma mère, s’est dit contraint de quitter le pays de manière précipitée suite à des «menaces» qu’il aurait reçues. «Jeudi matin, alors que j’étais en train de prendre mon petit-déjeuner dans un café, deux hommes se sont présentés à moi et m’ont invité, pour ‘‘mon bien et mon intégrité physique’’, à quitter séance tenante le pays», raconte l’écrivain qui vient de publier son livre.

Puis, «j’ai sur-le-champ fait mes valises et acheté un billet d’avion pour Paris», précise-t-il à El Watan. Une version que confirme  l’éditeur du livre, Amar Inegrachen, gérant des éditions Frantz Fanon. «Un policier nous a demandé de dire à Karim Akouche de quitter le pays», a-t-il indiqué. «Nous avons demandé au policier si Karim Akouche allait être interpellé à l’aéroport à son arrivée le jeudi 9 mars. Il nous a rassuré et ceci s’est avéré vrai : Karim n’a pas été interpellé à l’aéroport», raconte Inegrachen.

Mais qui a demandé à Karim Akouche de quitter le pays ? Pour le jeune écrivain, il s’agit de «barbouzes actionnés par le régime», répond-il. «Depuis mon arrivée sur le sol algérien le 9 mars, je suis suivi de très près, surveillé, traqué. Pourtant, je ne porte pas d’arme. J’utilise la plume», ajoute l’écrivain. Ce dernier s’est déjà plaint de l’annulation d’une vente-dédicace de son livre au sein de la librairie Cheikh, sise au centre-ville de Tizi Ouzou. Une information confirmée par Omar Chikhi, le propriétaire de la célèbre librairie de la ville des Genêts, contacté hier par téléphone.

Il n’en dira pas plus. Mais là encore, et contrairement à l’éditeur devant lequel les policiers ont exhibé un mandat de perquisition, le comportement de la police est intrigant. Selon des témoins, les agents de la Sûreté nationale, dont un officier, se sont présentés à la librairie. Ils auraient arraché les affiches et pris des exemplaires du livre. Ils ont posé des questions aux vendeurs et tenté d’expliquer l’interdiction par le fait que Karim Akouche «fait de la politique». Un argument qui rappelle les vieux temps du parti unique. Notre correspondant à Tizi Ouzou a tenté de joindre la police. En vain.

Des comportements inexpliqués

Que reproche-t-on à Karim Akouche ? «Cela aurait un lien aussi bien avec le voyage que j’ai effectué en Israël et en Palestine qu’avec mes interventions et mes écrits», croit savoir l’écrivain qui s’est récemment rendu en Israël et en Palestine. Akouche pense également que cela a un lien avec le contenu de son livre qui évoque l’identité et, comme le suggère le titre, la religion. «A une question précise que nous avons posée sur les vraies raisons de cette convocation, la police a avoué que Karim était soupçonné d’appartenance au MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, ndlr)», témoigne de son côté Amar Inegrachen. Mais pourquoi est-ce que la police n’agit pas en conséquence ? La DSN ne répond toujours pas.

Cela aurait pu s’arrêter là. Mais le liste des interdictions s’allonge, il n’y a pas que Karim Akouche qui en est victime. Une conférence que devait animer aujourd’hui Kamel Daoud à Bouzeguène, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a été annulée à la dernière minute. Selon l’association organisatrice, l’administration a d’abord donné son accord avant de signifier l’interdiction de la conférence «sans aucune explication», indique Khaled Bessaci, président de l’association Tiouinine (Fontaines). Même le président de l’APC, qui avait accepté de laisser la conférence se dérouler dans l’enceinte de la mairie, a dû renoncer. «Nous avons organisé une cinquantaine de conférences.

C’est la première fois que nous avons une interdiction», souligne le militant, résigné. Kamel Daoud, qui vient d’éditer un recueil de ses chroniques Mes indépendances, a laissé le soin à son éditeur, Sofiane Hadjdadj, de s’exprimer. Le patron des éditions Barzakh a juste affirmé son incompréhension et admis ne rien savoir.

Ces faits ne sont pas isolés. Il y a une quinzaine de jours, une conférence de l’écrivain Younès Adli, dûment autorisée par l’administration, a été empêchée par la police qui a refusé de s’expliquer, selon les organisateurs. L’association Azday Adelsan n Uweqqas (Collectif culturel d’Aokas), qui organise un café littéraire, s’est sentie obligée d’enregistrer une nouvelle défaillance.

Une universitaire, Loubna Benhaïmi, a appelé les organisateurs pour demander d’annuler une conférence qu’elle devait animer aujourd’hui. A-t-elle reçu des pressions ? Les membres de l’association le pensent, même s’ils disent ne pas avoir de certitude. Cela s’ajoute à l’annulation, il y a quelques semaines, d’une conférence que devait animer le chercheur Saïd Djabelkhir à Annaba.

Mais qui est derrière ces interdictions ? Pourquoi ? Qui en profite ? A moins de deux mois des élections législatives, certains y voient des desseins inavoués. Des manipulations ? Des tentatives de diversion ? Les jours à venir apporteront peut-être des réponses à ces questions. **Ali Boukhlef / el watan / le 18.03.2017 | 

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ANSEJ, ANGEM et la CNAC/

L’Algérie a dépensé près de 6, 5 milliards de dollars

Les mécanismes de l’ANSEJ, l’ANGEM et la CNAC ont coûté près de 6,5 milliards de dollars à l’Etat algérien. C’est du moins ce que vient de révéler le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. 

La  totalité des crédits alloués à travers différents mécanismes de  soutien à l’emploi des jeunes  a atteint 681 milliards de DA, à savoir près de 6,5 milliards de dollars, a expliqué Sellal lors de l’ouverture des assises de la micro-entreprise à  Alger. D’après Sellal, cet immense investissement a été rentabilisé prétextant la création de deux millions d’emplois et plus de  190.000 micro-entreprises.

Des chiffres astronomiques qui demeurent difficilement vérifiables puisqu’en dépit de toutes ces sommes colossales injectées dans l’ANSEJ, CNAC et ANGEM, le chômage des jeunes est resté élevé jusqu’à 2016 où il était de l’ordre de 29,9%. Même le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur a atteint les 14,1%. Où sont donc tous ces emplois créés par les micro-entreprises de l’ANSEJ et de l’ANGEM ? A cette question, Sellal ne fournit aucune réponse précise.*algérie.Focus /  dimanche 19.03.2017 | 

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Pollution atmosphérique à Alger : La grande inquiétude

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*el watan le 18.03.17 | 

La pollution atmosphérique en Algérie, notamment dans la capitale, devient un problème majeur. Cette situation n’est plus un secret, mais une réalité confirmée par le dernier rapport de l’OMS qui place l’Algérie parmi les pays qui présentent les taux de pollution de l’air les plus élevés au monde.

Ce récent rapport revient sur les particules fines des matières polluantes, tels le sulfate, les nitrates et le carbone qui affectent les systèmes respiratoire et cardiovasculaire menant à de véritables problème de santé publique.

Selon le même document, l’air dans les régions du nord du pays contiendrait entre 16 et 25 microgrammes de ces particules contre un taux toléré de 10 seulement. La qualité de l’air se dégrade encore de plus en plus dans les régions du centre et du sud du pays.
Dans la capitale, la pollution est presque palpable. Les causes sont multiples.

Parmi les plus connues, on citera le trafic automobile qui ne cesse de croître. Selon la Gendarmerie nationale, pas moins d’un million de véhicules affluent vers Alger en début de semaine. Une étude menée par des universitaires en 2004 démontre qu’à Alger, le trafic routier est à l’origine de l’émission de plus de 170 t de plomb annuellement.

Ce chiffre a, sans aucun doute, augmenté, notamment avec le boom qu’a connu le parc automobile algérois estimé à 1,6 million de véhicules. Si la pollution automobile est la plus connue, celle des usines reste la plus dangereuse. L’afflux des citoyens vers la capitale a mené automatiquement à une expansion rapide et extraordinaire de la ville au point que zones urbaines et zones industrielles se côtoient.

Les cas sont innombrables et récurrents dans la plupart des communes d’Alger. Les causes de la pollution sont également les décharges à ciel ouvert. Même s’il y a une volonté des autorités de les éradiquer, il en reste quelques-unes, du moins des dépotoirs anarchiques. Les efforts sont louables, mais restent encore en deça des attentes.

Exemple patent : la décharge de Oued Smar, le plus grand point noir de tout Alger, qui reste fermée depuis des années. Le projet qui consiste à transformer la décharge en jardin botanique dort depuis bien longtemps. Il risque de sombrer dans un coma profond, vu la conjoncture économique difficile que traverse le pays.

A l’époque du Grand gouvernorat d’Alger, un projet ambitieux a été lancé : Sama Safia. Dans un objectif visant la protection de l’environnement afin d’améliorer la qualité de l’air, ce projet a fini par tomber dans les oubliettes en 2009. Les experts en environnement regrettent ce concept novateur qui servait à mesurer la qualité de l’air, à rassurer les citoyens et surtout à les sensibiliser et les informer de l’importance de ce paramètre dans la vie quotidienne. Les chercheurs ont manifesté leur désir de mettre le matériel utilisé dans ce projet au service de la recherche scientifique ou universitaire.
 **Asma Bersali

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