Algérie-USA

*Washington ravi par les réformes de Bouteflika

 

Considérée comme un pays pivot et un l’appui privilégié pour la stratégie américaine de lutte antiterroriste dans la vaste région du Sahel, l’Algérie vient d’être confortée dans sa position d’axe important dans la stratégie politique des Etats-Unis d’Amérique dans la région d’Afrique du Nord. La diplomatie américaine apporte solennellement son «approbation» aux réformes politiques initiées et promulguées par le chef de l’Etat. Prompts à soutenir les mouvements de révolte dans les pays arabes, les Etats-Unis ont glorifié l’exception algérienne. S’il existe un plan spécifique à l’international pour la région, comme c’est souvent soutenu par quelques parties, l’Algérie constitue bien un cas à part. En revanche, selon certains analystes, le rapprochement entre deux pays voisins, Algérie et Maroc notamment sur le plan économique, est vivement soutenu par la première puissance mondiale. Alors que d’aucuns parlaient d’un deal entre les islamistes-ayant conquis le pouvoir dans de nombreux pays arabes et les Etats-Unis, l’option consistant à faire de l’Algérie une zone tampon stable se précise.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a salué les «réformes significatives» engagées par l’Algérie pour conforter l’édifice démocratique. Elle a considéré que ces réformes étaient «significatives» et que les Etats-Unis les accueillent «favorablement» du fait qu’elles participent à «l’élargissement du champ démocratique». Mme Clinton a affirmé également que les relations entre les Etats-Unis et l’Algérie sont «excellentes». La chef de la diplomatie américaine a fait ces déclarations lors d’un point de presse animé conjointement avec le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, à l’issue des entretiens que les deux parties ont eus au siège du département d’Etat.
Elle a tenu dans le même contexte à exprimer ses «remerciements à l’Algérie pour son aide en faveur de la Tunisie et de la Libye» et a également salué les «consultations régulières entre les Etats-Unis et l’Algérie sur les questions régionales ainsi que sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme».
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a expliqué que «ce que l’Algérie a refusé en 1991, et ce que nous ne voulons pas, c’est la violence». «Si l’Algérie n’est pas touchée par les révoltes populaires, cela ne signifie pas que le Printemps arabe n’a pas eu d’influence sur l’Algérie. Il s’agit de positiver et d’aller plus loin dans les réformes», a-t-il soutenu.
En 2006, dans ce qui s’apparentait à un plan pour le Maghreb, l’administration Bush n’a pas fait mystère de son intention de voir l’Algérie oeuvrer dans l’«intégration régionale» ou un pôle régional, qui devrait aboutir au règlement du conflit sahraoui. Assiste-t-on au remake de ce plan? Ce canevas américain entre dans le cadre du processus de repositionnement de Washington dans la nouvelle carte géopolitique arabe. Ce dessein semble même recevoir l’aval des dirigeants des pays européens liés avec les deux pays maghrébins voisins. Auparavant les réformes ont été jugées «impressionnantes» par la France. «J’ai été très impressionné, je dois dire, par la description que m’a faite le ministre de l’Intérieur de tous les textes qui ont été soit déjà adoptés, soit présentés au Parlement afin de donner un supplément de démocratie à l’Algérie», avait dit Claude Guéant, ministre français de l’Intérieur.
L’ambassadeur du Royaume-Uni à Alger, Martyn Keith Roper, a qualifié, lui aussi, les réformes d’«importantes» et que son pays allait suivre leur évolution. «Des pays arabes traversent une période difficile, au moment où l’Algérie connaît une stabilité remarquable», a déclaré Lord Risby en visite à Alger. Pour les Américains, l’objectif de vouloir agir ainsi serait de résoudre l’instabilité politique inquiétante et l’absence de démocratie dans la région. L’Algérie, non ébranlée par de grands soulèvements, possède des potentialités et des richesses énormes. (L’Expression-14.01.2012.)

 

 

*Le conseiller d’Obama à Alger…du 12 au 14 juin 2011

*Relations économiques, réformes et situation en Libye

** Réelle inquiétude américaine sur les conséquences de la crise libyenneLes graves troubles sécuritaires qu´annoncent la crise libyenne, font réagir Washington qui partage désormais, les mêmes visions qu´Alger. Une délégation américaine conduite par Mark Adams, haut conseiller au Bureau des affaires politiques et militaires auprès du département d´Etat, séjourne en Algérie du 12 au 14 juin. Ce déplacement entre dans le cadre de consultations portant sur les risques de prolifération d´armes de tous types, en particulier l´armement spécialisé dans la sous-région, en relation avec la crise libyenne. C´est ce qu´a annoncé hier, un communiqué de l´ambassade des Etats-Unis à Alger précisant que «cette visite représente une nouvelle étape dans la coopération sécuritaire et antiterroriste croissante entre les Etats-Unis et l´Algérie». Depuis le début de la crise, la problématique des armes libyennes a été le premier souci exprimé par les autorités algériennes. Cette inquiétude a été, notamment exprimée par le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci puis appuyée par de nombreux observateurs et spécialistes des questions sécuritaires. «Des stocks d´armes légères et des missiles air-sol sont passés entre les mains des éléments d´Al Qaîda», a révélé le professeur Mhend Berkouk, directeur du Centre de recherche stratégique et sécuritaire à Alger soulignant «que cela risque de changer totalement la donne sécuritaire au niveau du Sahel».
Durant leur séjour en Algérie, le conseiller principal du président Obama pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste John Brennan, le coordonnateur de la lutte antiterroriste au département d´Etat, Daniel Benjamin et le commandant du Commandement américain pour l´Afrique (Africom), le général de corps d´armée Carter Ham ont souligné que la prolifération du terrorisme et des actes criminels traditionnels à travers les frontières nationales rendait la coopération internationale essentielle pour traduire en justice ceux qui menacent notre sécurité. C´est là une autre approche développée par l´Algérie, à savoir la coopération internationale face à un problème transnational.
Aussi, la délégation américaine a procédé avec la partie algérienne à un échange d´analyses et d´informations sur la question sensible de la circulation d´armes et la menace de prolifération d´armements spécialisés dans la sous-région. Le ballet des délégations militaires américaines à Alger appelle à au moins trois lectures. La première est cette reconnaissance à l´Algérie d´un rôle pivot dans la lutte contre le terrorisme. Un rôle souligné par ces même militaires américains.
La deuxième lecture est que les Américains ont décidé de donner le coup de grâce à Al Qaîda. Après avoir éliminé le chef de cette nébuleuse, Oussama Ben Laden au début du moi de mai dernier au Pakistan, après avoir tué le représentant en Afrique, chef de cette même nébuleuse, il y a quelques jours, l´Amérique veut extirper définitivement les racines d´Al Qaîda. Et enfin, la dernière lecture est cette inquiétude qui laisse entendre qu´il y a entre les mains d´Al Qaîda des armes suffisamment dangereuses pour mettre en danger les intérêts américains.
Tout compte fait, la phase finale de la lutte contre Al Qaîda se jouera au Sahel. Ironie du sort, l´intérêt américain pour la région a commencé en 1961. Le premier accord militaire signé par les USA avec un pays africain l´était avec le Mali, soit une année après l´indépendance de ce dernier. La France a signé une nomenclature d´accords avec les pays africains en 1960, revue en 1974.
Depuis le début de la crise libyenne, il y a une volonté américaine non pas de guider la «révolution» libyenne mais plutôt de l´orienter. On le voit au regard de la décision prise par les Etats-Unis de ne pas s´engager militairement en Libye mais en utilisant des drones.
D´autre part, on constate une réelle inquiétude des Américains par rapport au conflit libyen qui aura des conséquences sur deux zones géopolitiques sensibles: l´Afrique du Nord et la Méditerranée.
Pour se rendre compte de cette importance, il suffit de savoir que d´ici 10 ans près de 25% du pétrole américain proviendra d´Afrique et que la Libye représente une niche énergétique de 36 milliards de barils. (L’Expression-14.06.2011.) 

 

 

 

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*Accord Algérie-Etats-Unis sur les médicaments

**Les Américains feront des recherches pharmaceutiques en Algérie 

  Ils créeront une ville pour accueillir les laboratoires

 **Pôle international de biotechnologie

 

 L’engagement  pour la création d’un pôle international de biotechnologie par les groupes pharmaceutiques américains a été concrétisé jeudi dernier, à Alger, par la signature d’une «lettre d’intention et d’engagement» avec les ministères de l’Industrie et de la Santé dont l’objectif  est  d’«aboutir à un accord courant 2011», selon une source proche du ministère de la Santé.

Une information confirmée par le directeur du Conseil d’affaires algéro américain (USABC), Smaïl Chikhoune, à l’issue de la clôture du forum Algérie-US sur l’industrie pharmaceutique. Un projet que les Américains veulent matérialiser dans les plus brefs délais.  D’ailleurs, une commission sera installée, dès cette semaine, pour passer directement à l’action et s’entendre sur les détails, avons-nous appris. M. Chikhoune a déclaré que cette nouvelle coopération avait pour objectif de stimuler l’industrie pharmaceutique en Algérie et d’en faire le prochain Singapour. Il s’agit, poursuit-il, de créer un «pôle attractif en matière de recherche et de développement, et d’innovation dans l’industrie pharmaceutique qui va devenir un pôle biotechnologique ensuite une référence en la matière». «Le souhait des Américains est que l’Algérie devienne le pôle d’excellence et la destination pour la région Afrique et Moyen-orient en ce qui concerne la recherche dans la pharmaceutique et la biopharmaceutique», a-t-il dit.

Un projet qui semble avoir toutes les opportunités d’aboutir, puisque l’Algérie «offre toutes les garanties et les possibilités aux grandes firmes pour venir investir», a déclaré le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, à l’issue de la cérémonie de signature de la lettre d’intention en soulignant que les Américains, avant d’opter pour l’Algérie, avaient étudié la situation du pays économiquement et politiquement, mais aussi les moyens humains, matériels et financiers dont il dispose. Il a d’ailleurs invité les acteurs de la filière pharmaceutique et biopharmaceutique étrangère, notamment américaine, à explorer les montages en partenariat pouvant  être rapidement mis en œuvre en Algérie et générer des richesses et des avantages mutuellement bénéfiques.

L’Algérie, qui importe presque les trois quarts de ses besoins en médicaments pour près de 2 milliards de dollars par an, tente de réduire la facture  d’importation de produits pharmaceutiques en augmentant progressivement la part de la production intérieure de médicaments, a-t-il ajouté. «Pour ces firmes américaines, l’Algérie offre l’opportunité d’une double proximité avec l’Europe et l’Afrique du Nord, et de marchés à l’export», a affirmé Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé. «Les géants américains du médicament, avec onze firmes, n’ont pas choisi l’Algérie par hasard, car ils sont conscients de l’intérêt qu’ils ont en investissant dans le pays qui possède des avantages intrinsèques et comparatifs lui permettant de devenir le pôle de l’industrie biopharmaceutique dans la région», a-t-il relevé. Et d’annoncer que «le travail commencera, dès la semaine prochaine, dans la ville de Sidi Abdallah (Alger) qui accueillera le pôle, et un comité de pilotage y sera élu». Avec ce partenariat, «nous entrons dans une ère nouvelle et  pouvons dire que nous en avons terminé avec le bricolage», a-t-il déclaré à la presse. (El Watan-11.06.2011.)

 

 

 

**Développer les essais cliniques, une priorité de l’industrie

 Les entreprises pharmaceutiques étrangères, dont Pfizer et Merck, Eli Lilly, Johnson and Johnson, Astra Zeneca, Amgen, BMS, GE et Raytheon, consacrent chaque année 100 milliards de dollars à la recherche et au développement.

«Les grands groupes américains s’engagent à faire beaucoup de recherche et développement en Algérie dans les domaines de la biotechnologie et de l’industrie pharmaceutique», a déclaré Smaïl Chikhoune.  L’Algérie devrait, selon lui, «créer une ville susceptible d’accueillir les futurs laboratoires de recherche et les unités de production des médicaments en partenariat avec ces groupes américains». Ce forum Algérie-US a permis aux multinationales américaines et autres d’exprimer leurs approches sur l’avenir de l’industrie pharmaceutique en Algérie. Ils sont unanimes à défendre l’idée d’accéder à l’innovation en encourageant la recherche et le développement. Sans cela, il ne peut y avoir de production au niveau local, estiment-ils. Pour ce faire, soutiennent-ils, il y a lieu de travailler dans la transparence et la concertation. Le réajustement et l’allégement de certaines dispositions réglementaires sont les points sur lesquels ils ont beaucoup réagi.

Ils sont nombreux à s’inscrire dans cette nouvelle dynamique proposée par les Américains. La recherche clinique et les médicaments innovants sont les deux questions longuement débattues. L’objectif de ce forum est non seulement la fabrication des médicaments, mais aussi l’investissement dans les essais cliniques ainsi que la recherche fondamentale. «L’industrie innovante dépense près de 100 milliards de dollars d’essais cliniques, la fabrication et la recherche fondamentale chaque année. Nous espérons que l’Algérie commence à capturer un pourcentage beaucoup plus élevé de cet investissement», souhaite-t-on. (El Watan-11.06.2011.)

 

 

Le Sénat US salue la coopération dans la lutte antiterroriste

 

Le Sénat américain a salué les réformes engagées en Algérie et le niveau «remarquable» atteint dans le partenariat algéro-américain dans la lutte contre le terrorisme. Lors de l’audition du futur ambassadeur des États-Unis à Alger, Henry Ensher, par le Sénat, dans le cadre de la procédure de sa confirmation, le président de la sous-commission sénatoriale du Moyen-Orient, Robert Casey, a déclaré que «la décision de l’Algérie de lever l’état d’urgence est une étape positive» dans le processus des réformes. En outre, a-t-il observé, «le mouvement de manifestations en Algérie a été plus limité par rapport à ceux des autres pays de la région» du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena), en précisant que «les revendications sont davantage d’ordre économique et sociale que politique». Par ailleurs, il a affirmé que l’Algérie est un partenaire «stratégique important » des États-Unis dans la lutte contre le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Dans ce sens, il a considéré que le gouvernement algérien a tenu un «rôle de leadership actif» dans les efforts de l’Union africaine pour lutter contre le terrorisme. De surcroît, Robert Casey a avancé que le Groupe de contact algéro-américain de lutte contre le terrorisme «va contribuer à élargir la coopération existante entre les États-Unis et l’Algérie pour assurer une plus grande sécurité, la paix et le développement dans la région». De son côté, le futur ambassadeur américain à Alger a indiqué lors de cette audition au Sénat que les relations entre les États-Unis et l’Algérie «n’ont jamais été aussi fortes» et que l’Algérie est «un important fournisseur de l’énergie à la fois aux États-Unis et à l’Europe». L’Algérie «joue également un rôle essentiel sur les lignes de front de lutte contre l’extrémisme violent, comme elle a une connaissance de première main de l’importance de maintenir une vigilance constante contre ceux qui veulent nous faire du mal», a affirmé Henry Ensher. Sur ce point, a-t-il tenu à préciser devant le Sénat, «le président Bouteflika a été le premier dirigeant arabe qui avait appelé le président Bush après les attentats du 11-Septembre pour lui présenter les condoléances, ce qui reflète notre vision commune des dangers posés par le terrorisme et a conduit à une plus grande coopération ». Par ailleurs, a poursuivi Henry Ensher, «le président Bouteflika a annoncé récemment d’importantes réformes du système algérien», ajoutant que le gouvernement algérien «a élaboré une meilleure capacité pour défendre efficacement les droits de la société civile, qui existent déjà en vertu de la Constitution algérienne». Sur le plan international, le futur ambassadeur a estimé que «l’Algérie a longtemps joué un rôle important dans les affaires de l’Afrique et du Moyen- Orient et dans la résolution des conflits dans toute la région. Son rôle de médiateur dans les conflits dans le Sahel demeure essentiel pour y trouver des solutions pacifiques». «Il s’agit d’un État membre de premier plan de la Ligue arabe, de l’Union africaine et de l’Organisation de la conférence islamique », a-t-il noté. Interrogé par le sénateur républicain, James Risch, sur la façon dont peuvent évoluer les manifestations à Alger et sur les perspectives politiques de l’Algérie, Henry Ensher a tenu à préciser devant le Sénat que ces manifestations «reposent plus sur des aspirations économiques, sociales et politiques dans un cadre n’exigeant pas le départ d’un responsable particulier. C’est une énorme différence par rapport aux autres manifestations dans la région» de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. À ce propos, il a affirmé que le gouvernement algérien «essaie de répondre aux revendications de la population par une plus grande ouverture, une amélioration de la liberté de la presse et un accès plus large à la gestion des affaires du pays». Outre la levée de l’état d’urgence, a-t-il expliqué, le gouvernement algérien «a promis que la législation nécessaire pour atteindre tous ces objectifs doit être prête dans le courant de l’automne de cette année». «Il y a donc une bonne évolution de la démarche» dans les réformes en Algérie, a affirmé Henry Ensher. Quant au risque que la situation puisse évoluer vers une perte de contrôle de la situation sécuritaire à l’instar d’autres pays de la région, Henry Ensher a exclu cette éventualité. «Franchement, je ne m’attends pas à ce qu’une telle chose se produise» en Algérie, a-t-il affirmé. Il a ensuite soutenu que «l’Algérie a beaucoup de ressources à mettre à profit. Il y a des revendications de longue date, il y a une tradition de la pratique démocratique et il y a un sentiment que la démocratie est déjà la voie à suivre. Et donc, je suis vraiment tout à fait optimiste sur l’avenir de l’Algérie». (Le Courrier d’Algérie-08.05.2011.)

 

 

*Médelci à Washington 

 La visite entreprise depuis lundi dernier, aux Etats-Unis par le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, à Washington, répondant à l’invitation de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, n’a rien d’anodin, surtout dans ce contexte précis marqué par l’élimination du leader d’Al Qaîda. L’Algérie étant considérée par les USA comme un partenaire fiable dans la lutte contre le terrorisme, les discussions entre les deux parties ne se sont pas limitées au traditionnel tour d’horizon purement protocolaire.
Les nouveaux défis sécuritaires, les relations bilatérales, la situation en Libye ont déjà pris une grande part des entretiens engagés à la Maison- Blanche avec le conseiller principal du président Barack Obama pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, John Brennan, et au département d’Etat américain avec le sous-secrétaire d’Etat chargé des affaires politiques, M.William Burns.
Lors de ces deux rencontres, le ministre des Affaires étrangères a eu à exposer à ses homologues américains le contenu des réformes politiques et économiques engagées par l’Algérie, la lutte antiterroriste et la situation qui prévaut actuellement en Libye et ses répercussions au niveau régional. M.Medelci a informé ses interlocuteurs du volet relatif à la démarche de l’Union africaine devant permettre de résoudre la crise libyenne mais aussi sur la position adoptée par l’Algérie, justifiée par une recrudescence des actes terroristes et la circulation des armes au Sahel. Lors de son séjour de deux jours à Washington, le ministre s’est entretenu avec le coordinateur pour le contre-terrorisme Daniel Benjamin pour débattre de la coopération entre les deux pays en matière de lutte antiterroriste, relevant les points positifs de cette collaboration, qui a été marquée par un partenariat dynamique, notamment au cours de ces deux dernières années. Dans ce contexte, justement, la coopération entre les deux Etats a été vivement saluée par un bon nombre de responsables américains, essentiellement chargés de la sécurité et qui ont, à chaque occasion, mis en exergue l’expérience algérienne contre le terrorisme en la qualifiant «d’exceptionnelle».
M.Benjamin a cité, par ailleurs en exemple la coopération entre les Etats-Unis et l’Algérie soulignant les aspects les plus importants, tels «le partage de l’information et l’aspect militaire, les Etats-Unis ont grandement amélioré les liens avec le gouvernement algérien».
Le déplacement de M.Medelci à Washington a été aussi une occasion pour informer les Américains des débats qui ont eu lieu à Bamako dans le cadre du Cemoc, et de rappeler toute l’importance qu’accorde l’Algérie à l’urgence de préserver l’unité libyenne. (L’Expression-04.05.2011.)

***Hillary Clinton effectuera une visite en Algérie au cours de l’année 2011

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton effectuera une visite en Algérie au cours de l’année 2011, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, M.Mourad Medelci.
Le principe de la visite de Mme Clinton en Algérie a été arrêté en 2010 et la date de sa visite sera fixée sur le plan diplomatique, a souligné Medelci à l’issue de l’entretien qu’il a eu hier à Washington avec la secrétaire d’Etat américaine dans le cadre de sa visite de travail de deux jours aux Etats-Unis. (04.05.2011.)

 

** la lutte antiterroriste au Sahel

 

 

 

Mourad Medelci a mis à profit son entrevue avec son homologue américaine, Hillary Clinton, pour aborder le dossier de la lutte antiterroriste au Sahel. Le ministre des Affaires étrangères n’est pas revenu les mains vides à l’issue d’une visite de deux jours à Washington. La coopération entre les deux pays connaîtra un nouvel essor.
De nouveaux moyens technologiques seront acquis pour renforcer les capacités des forces de sécurité. Le ministre a aussi affirmé que deux autres domaines de coopération sont identifiés. L’échange de renseignements est l’un de ces points. Vient enfin la formation des agents et officiers chargés de traquer les terroristes.
Le choix de ces axes répond à l’impératif d’opposer une riposte accrue à la menace terroriste au Sahel. Les hordes affiliées à Al Qaîda au Maghreb islamique ne font, de leur côté, que se renforcer. Des armes lourdes sont désormais à leur disposition après le pillage des stocks d’armes du colonel El Gueddafi. Les intérêts de l’Algérie se retrouvent gravement menacés. Et aucune piste n’est négligée par le pays pour y parer. C’est le sens qu’il faut donner à l’aide octroyée par les Américains. Ces derniers trouveront ainsi leur compte dans leur rapprochement continu avec l’Algérie. Elle peut fournir des renseignements utiles aux Américains lorsque des indices laissent prévoir que des attentats sont projetés contre leurs intérêts en Afrique ou ailleurs dans le reste du monde. Leurs ambassades sur leur continent noir étaient déjà visées et des étrangers étaient la cible des terroristes même en Algérie.
C’est la résurgence de toutes ces catastrophes que les deux partenaires veulent éviter en mettant en synergie leurs forces respectives. L’initiative tombe à point nommé, c’est-à-dire à l’instant précis où tous les experts s’attendent à des actions accrues des sympathisants de Ben Laden, car ils voudraient tous venger sa mort.
La visite de Medelci à Washington est intervenue quelques jours après l’attentat au Maroc et elle a coïncidé avec la chute du numéro un d’Al Qaîda. Ce dernier fait est loin de conduire au relâchement de la vigilance. Au contraire, Medelci a assuré qu’elle doit monter d’un cran. Lors de leurs diverses visites en Algérie, les responsables américains, y compris les conseillers d’Obama, ont toujours mis l’accent sur le rôle crucial que joue l’Algérie dans la coopération sécuritaire. Le pays affirme de la sorte son rôle central, reconnu par ses partenaires, dans la lutte contre le terrorisme. C’est la raison pour laquelle ils apprécient tout le travail accompli par les forces de sécurité. Aujourd’hui, tout indique qu’Algériens et Américains sont en voie d’établir des principes et des démarches communes dans le but d’aboutir à une convergence de vues dans la lutte antiterroriste.
Dans ce domaine, Algériens et Américains ont tenu à coordonner leurs actions pour aboutir à une démarche commune à la lumière du grand rebondissement connu par l’actualité ces derniers jours et notamment la neutralisation d’Oussama Ben Laden. (L’Expression-05.05.2011.)

 

 

 

*Des représentants d’universités américaines en visites en Algérie

Dans le cadre des échanges éducatifs, l’ambassade des États-Unis d’Amérique en Algérie organise la visite en Algérie de la délégation du « College Board », et ce du 30 avril 2011 au 6 mai 2011.

La délégation du « College Board » comporte des représentants d’institutions américaines et qui sont « University of New Mexico », « Jacksonville State University », « Barnard College », « Green River Community College », et « Yale University » ainsi qu’un représentant du « College Board », une institution qui chaque année permet à plus de sept millions d’élèves de se frayer un chemin vers les collèges et universités américaines.  Le « College Board » gère des efforts nationaux et internationaux pour améliorer l’accès et la préparation à l’enseignement supérieur.

La visite s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement américain à améliorer la compréhension du système éducatifs américain auprès des étudiants algériens, promouvoir ces institutions et accroître l’intérêt de l’étudiant algérien aux possibilités offertes dans ces mêmes institutions et les possibilités à travers les aides financières offertes aux étudiants internationaux.

Les membres de la délégation entameront leur visite par des discussions avec des responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.  Ils se rendront, par la suite, à six instituions algériennes qui sont l’université Es-Senia et l’université des sciences et technologies d’Oran,  le 3 mai 2011, l’université Mentouri de Constantine, et l’université du 8 mai 1945 de Guelma, le 4 mai 2011, ainsi que l’université des sciences et technologies Houari Boumediene et l’université Ben Youcef Benkhedda, le 5 mai 2011.

Lors de ces visites, ils animeront des discussions et offriront une présentation aux étudiants et staff de ces universités. Les présentations porteront sur comment s’inscrire et postuler, les critères de sélection, la manière de financer son projet d’étude aux Etats-Unis, ou encore la manière de choisir l’université hôte. (El Watan-27.04.2011.)  

 

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*Jose W. Fernandez. secrétaire adjoint US à l’Économie, à l’Énergie et aux Relations commerciales

L’Algérie est un «partenaire commercial important»

 L’Algérie est un «partenaire commercial important» pour les Etats-Unis, a soutenu hier Jose W. Fernandez, secrétaire adjoint américain à l’Economie, à l’Energie et aux Relations commerciales auprès du département  d’Etat.

Les opportunités d’affaires hors hydrocarbures en Algérie constituent «un énorme potentiel pour les investisseurs américains», a-t-il ajouté dans une déclaration à l’APS.  M. Fernandez, qui sera à Alger du 29 novembre au 3 décembre, participera  à la Conférence sur l’entrepreunariat Etats-Unis-Maghreb, prévue les 1er et 2 décembre par le département d’Etat américain et le Conseil des affaires algéro-américain. Une conférence qui constitue, à ses yeux, «un important pas en avant dans la promotion de la culture de l’esprit d’entreprise en Algérie et dans le Maghreb, en créant un environnement commercial plus favorable au secteur privé».

La conférence réunira des chefs d’entreprises d’Afrique du Nord et de la diaspora nord-africaine des Etats-Unis «pour discuter sur les questions-clés et les défis afin de faire  progresser l’esprit d’entreprise, l’amélioration de l’accès aux financements, promouvoir les PME», a-t-il dit. Cette première Conférence sur l’entrepreunariat Etats-Unis-Maghreb «offrira un lieu de dialogue, de compréhension et de coopération plus étroite entre les pays à majorité musulmane et les Etats-Unis», a indiqué M. Fernandez, espérant qu’elle  «favorisera la coopération régionale du secteur privé».

Hormis le secteur des hydrocarbures, «les investissements des entreprises américaines dans les secteurs hors hydrocarbures en Algérie demeurent limités à ce jour», a-t-il commenté. Les Américains lorgnent d’autres secteurs «attractifs», particulièrement les infrastructures de base, l’agriculture et la technologie, selon ce haut responsable. Douze projets d’investissement dans différents secteurs, déclarés par des opérateurs américains, sont en cours d’étude au niveau de l’ANDI, alors que d’autres sont en maturation et devraient être présentés prochainement par leurs initiateurs, révélait fin septembre dernier Ismaïl Chikhoune, directeur général du Conseil d’affaires algéro-américain.

Les projets en question concernent notamment les énergies renouvelables. Le premier défi, a souligné M. Fernandez, «consiste à sensibiliser les investisseurs américains sur les opportunités qui existent dans le marché algérien». A ce titre, il a rappelé les différentes missions de délégations d’hommes d’affaires américains qui se sont rendus en Algérie ; la dernière en date est celle d’une quarantaine de dirigeants de sociétés américaines de différents secteurs venus, en septembre dernier, pour prospecter le marché algérien.
En 2009, le volume des échanges commerciaux entre líAlgérie et les Etats-Unis díAmérique a atteint 21 milliards de dollars.

A signaler que la conférence d’Alger assure le suivi du sommet présidentiel sur l’entrepreneuriat organisé par le président Barack Obama en avril dernier à Washington. Après un séjour de cinq  jours à Alger, le secrétaire adjoint américain se rendra également en Tunisie (3 et 4 décembre), en Libye (4 au 6 décembre) et au Maroc (6 et 7 décembre).*  El Watan-28.11.2010.)

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Hillary Clinton, estime que l’Algérie, qui est devenue “un catalyseur dynamique pour promouvoir la stabilité et la sécurité régionales” 

*Elle réaffirme l’engagement de Washington pour un partenariat efficient

**Hillary Clinton prépare sa visite à Alger

1Saisissant l’occasion de la commémoration du 1er Novembre 1954, la secrétaire d’État américain, Hillary Clinton, estime que l’Algérie, qui est devenue “un catalyseur dynamique pour promouvoir la stabilité et la sécurité régionales” après des années de turbulences, constitue un partenaire de choix pour les États-Unis.

Annoncée pour bientôt à Alger et dans les autres pays du Maghreb, la secrétaire d’État américain aux affaires étrangères, Hillary Clinton, a mis à profit la célébration du 56e anniversaire de la Révolution algérienne du 1er Novembre 1954 pour présenter ses vœux “au nom du président Obama et du peuple des États-Unis” et préparer, du coup, cette visite qui s’annonce importante.
Mettant l’accent sur le rôle du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans le rétablissement de la paix en Algérie après plusieurs années de terrorisme, le chef de la diplomatie US affirmera, dans un communiqué publié par le département d’État, que “sous la direction du président Bouteflika, l’Algérie a émergé après des années de turbulences afin de devenir un catalyseur dynamique pour promouvoir la stabilité et la sécurité régionales”. Quant aux relations entre les deux pays, Hillary Clinton a souligné que “les États-Unis se sont engagés à travailler avec l’Algérie pour atteindre leur aspiration commune pour un monde plus sûr et un avenir meilleur pour nos enfants”. Tout en souhaitant  “au peuple algérien une joyeuse fête et une année prospère et pacifique”, elle a affirmé que “notre histoire de coopération et de respect facilite la croissance des investissements économiques et des échanges culturels entre l’Algérie et les États-Unis, et nous sommes impatients de continuer à développer notre partenariat”. Sur ce plan, les Américains sont très intéressés par le marché algérien comme cela a été affirmé par les hommes d’affaires US lors de leur récent séjour dans notre pays, où ils ont découvert des opportunités alléchantes. Il ne fait aucun doute que lors du séjour algérois de la secrétaire d’État US, il sera question de la situation prévalant dans la région du Sahel, car nul n’ignore la détermination des États-Unis à y mettre un pied par le biais d’Africom, malgré le refus des pays concernés. Ce refus a été renouvelé récemment après les derniers évènements liés aux rapts de Français par al-Qaïda au Maghreb islamique, lors des réunions des chefs d’état-major des armées des pays du Sahel à Alger.
Il faut s’attendre donc à voir Hillary Clinton revenir à la charge auprès des autorités algériennes. L’autre question, qui fait l’actualité, en l’occurrence le Sahara occidental, sera également au centre de ses entretiens en Algérie. Il semblerait que Washington, qui estime qu’une amélioration de la situation au Maghreb passe par un rapprochement entre Alger et Rabat, tentera à cette occasion de réussir ce pari afin de faciliter l’aboutissement à un accord entre Marocains et Sahraouis. Cet objectif s’explique par l’importance qu’accordent les Américains sur le plan économique au Maghreb, qui représenterait un marché loin d’être négligeable pour les opérateurs américains si l’Union du Maghreb arabe devenait une réalité palpable. Ainsi, Hillary Clinton pèsera de tout son poids pour faire avancer les choses, d’autant plus qu’il est question d’une reconduction des initiatives de Stuart Eisenstat pour le Maghreb lancées en 1995, durant les deux mandats du président Bill Clinton (1993 à 2001). C’est dire que la visite de la secrétaire d’État aux affaires étrangères US, revêt un cachet particulier pour l’administration de Barack Obama, qui entend bien se replacer de la meilleure façon qui soit dans la région, surtout que la concurrence de la part des autres puissances se fait de plus en plus sentir, notamment celles de la Chine et de la Russie, outre l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France. (Liberté-03.11.2010.) 

 

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Pas de réponses à “Algérie-USA”

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