*Sahara occidentale,la longue marche pour la liberté

**35ème anniversaire de la proclamation de la RASD  

 Appels de Abdelaziz à l’adresse de Madrid et Paris

Hier, c’étaient les festivités marquant le 35ème anniversaire de la proclamation de la RASD qui ont eu lieu dans les territoires libérés, à Tifariti, symbole de la résistance contre l’occupant marocain. Dans son discours prononcé à l’occasion de cette commémoration, le président de la République arabe sahraouie démocratique, Mohamed Abdelaziz, également secrétaire général du Font Polisario, a affirmé d’emblée que la proclamation de la République sahraoui n’était guère un acte isolé. À ses dires, c’était un acte résultant de changements profonds dans la vie nationale sahraouie suite au soulèvement historique de Zemla, le 17 juin 1970. Mettant en évidence les sacrifices du peuple sahraoui, le président de la Rasd n’a pas omis de faire part des souffrances vécues par le peuple sahraoui à l’heure actuelle. À cet effet, il n’écarte pas la reprise des armes. « Aujourd’hui, le peuple sahraoui se trouve confronté à des défis multiples et se trouve au même titre face à des échéances importantes dont la poursuite de l’intifada n’est pas des moindres, laquelle intifada était pacifique et dont il a été le premier à en montrer le chemin et qu’il a constituée avec persévérance malgré les tentatives de l’ennemi de la faire échouer et malgré sa systématique et féroce répression », at- il dit. Et de poursuivre : «Cette année est celle du 13e congrès du Polisario et serait une opportunité pour élaborer les idées et les stratégies à même de parvenir à notre objectif final. Mohamed Abdelaziz a souligné que dans tous les cas « les horizons restent ouverts et prometteurs pour relever ces défis ». Pour ce faire, le SG du Polisario n’a pas cessé d’insister sur la solidarité et l’union du peuple sahraoui. « Notre peuple est solide, son expérience dans le combat pour la libération et pour la construction est remplie d’actes héroïques et de sacrifices. Aujourd’hui, ce peuple, épaulé par le Polisario, est uni et plus que jamais préparé pour tous les sacrifices et unanime autour de ses objectifs patriotiques », a encore précisé le président sahraoui. Par ailleurs, Mohamed Abdelaziz estime que les différentes résolutions des Nations unies ont mis en évidence le caractère juridique de la question sahraouie, la classifiant en tant que question de décolonisation, la dernière en Afrique, qui ne saurait être résolue qu’en appliquant le principe de l »autodétermination conformément à la charte et aux résolutions de l’ONU, notamment la résolution 1514. Selon lui, le seul et unique accord entre les deux parties en conflit (Maroc-Polisario) demeure celui plébiscité par le Conseil de sécurité à organiser un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, lequel référendum attend encore que les Nations unies via sa mission Minurso, l’organise, un référendum qui constitue également un engagement auquel le gouvernement marocain s’est soustrait. De ce fait, le président sahraoui a exhorté les pays influents à prendre des sanctions contre le Maroc et de mettre un terme au conflit qui entrave la paix dans la région car il est impossible de garantir la stabilité de la région y compris dans le royaume marocain, a-t-il insisté, sans résoudre le conflit du Sahara Occidental sur des bases claires et transparentes qui consolide la démocratie et le respect des droits de l’Homme et des peuples. Le discours du président sahraoui se voulait également un message au gouvernement espagnol afin que ce dernier puisse assumer ses responsabilités à l’égard du Sahara occidental en tant que puissance administrante et responsable juridiquement du territoire, laquelle Espagne doit assumer son devoir et son engagement à décoloniser le territoire et permettre ainsi au Sahraouis d’exercer leur droit à l’autodétermination. Mohamed Abdelaziz a appelé aussi la France à cesser de soutenir la thèse expansionniste marocaine et de tenir compte du fait que l’on ne peut mépriser indéfiniment les droits des peuples, à l’exemple de ce mépris à l’égard du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Sur un registre le président sahraoui interpelle l’ONU afin de respecter ses engagements visant à décoloniser le Sahara Occidental et de protéger les citoyens sahraouis dans les territoires occupés, de même qu’à élargir le mandat de la Minurso pour qu’elle puisse protéger et surveiller les droits de l’Homme et de faire la lumière sur le sort des 651 disparus sahraouis. Enfin, Mohamed Abdelaziz a insisté sur la nécessité de protéger les ressources naturelles sahraouies du pillage intensif pratiqué par les autorités marocaines. A cet égard, il a clairement notifié à l’Union européenne de ne signer aucun accord avec le royaume dans ce sens. Le président sahraoui estimé également dans son discours qu’il est temps de démanteler ce crime contre l’humanité que représente le mur de la honte qui divise le peuple sahraoui et sème la mort et la terreur. A noter enfin que le discours du président de la République sahraouie a été précédé d’un défilé militaire de la part des troupes de l’armée sahraouie. Des personnalités politiques et autres représentants des États amis de la Rasd y ont assisté. Il est à rappeler que le 27 février 1976, Mostapha Sayed El Ouali a proclamé la République arabe sahraouie démocratique, ouvrant une nouvelle étape dans le cheminement du peuple sahraoui et couronnant une longue histoire de résistance et de sacrifice, marquant ainsi la rupture avec le colonialisme marocain et unifiant les forces vives d’une entité sahraouie rassemblant tous les Sahraouis et exprimant leur volonté libératrice et leurs aspirations légitimes à un État indépendant sur tout le territoire sahraoui.  (Le Courrier d’Algérie-28.02.2011.) 

** Réfugiés Sahraouis : Des Américains dénoncent la tromperie de Rabat

 Ces témoignages commencent, lentement mais sûrement, à bousculer les certitudes américaines sur la cause sahraouie.

«Je vient de constater que tout ce qui m’a été raconté lors de mon séjour à Rabat, à Marrakech et à Dakhla par les autorités marocaines est faux !».

C’est le constat accablant dressé hier par un journaliste américain, membre de la délégation représentant la société civile américaine, lors d’un point de presse à Alger. L’air grave d’avoir été «mené en bateau» par la propagande marocaine, ce journaliste a raconté dans le menu détail et devant le comité algérien de soutien au peuple sahraoui, la presse nationale et des militants sahraouis, son séjour au Maroc. «J’ai été reçu à Rabat par le ministre chargé des Affaires islamiques et des députés, ils m’ont fait comprendre que les réfugiés sahraouis vivent l‘enfer à Tindouf et qu’ils sont pris en otages. Ils m’ont dit qu’aucun organisme d’aide ne pouvait se rendre aux camps de réfugiés et que les Sahraouis de là-bas soutiennent le plan d’autonomie.»

Le reporter américain, visiblement outré de découvrir le contraire de ce qu’on lui a raconté à Rabat, affirme que les autorités marocaines lui avaient présenté un transfuge sahraoui (Ahmadou Ould Souilem qui vient d’être nommé ambassadeur à Madrid) pour le convaincre que tous les Sahraouis soutenaient le plan marocain, y compris dans les camps de réfugiés. Mais la tromperie pour le journaliste a juste duré le temps de faire un saut à Tindouf.

C’est ce témoignage émouvant et désabusé qu’a voulu faire ce journaliste pour mettre à nu la manipulation marocaine dont il a été victime au même titre que des dizaines, voire des centaines de journalistes, officiels et représentants d’ONG. Le chef  de la délégation américaine,  M. David Lippiat, a lui aussi enfoncé le clou. «Nous venons de revenir ce matin même (hier NDLR) des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf avec les membres de la délégation. Nous réfutons catégoriquement les allégations marocaines sur la situation de ces réfugiés, ils ont tout faux !».

L’appel des députés et sénateurs US  

Ce ne sont que «grossiers mensonges !», tonne David Lippiat d’entrée. Comme son compagnon journaliste, il a constaté le grand écart entre ce qu’il a entendu au Maroc et ce qu’il a vu de ses propres yeux. «Ce ne sont que des mensonges. J’ai constaté, au cours de mes cinq visites dans les camps sahraouis, depuis 8 ans, une bonne organisation dans tous les domaines, qu’ils soient éducatif, social ou économique». C’est pourquoi, l’orateur a appelé la communauté internationale à une mobilisation «effective»  afin de soutenir le peuple sahraoui qui souffre quotidiennement des «exactions» marocaines. «Il est grand temps que la communauté internationale se mobilise en faveur du Sahara occidental, un territoire occupé depuis 35 ans par le Maroc,  qui ne cesse de violer les droits de l’homme dans ce pays».

M. Lippiat tenait particulièrement à démonter la propagande marocaine sur les «persécutés de Tindouf» soulignant que non seulement l’état des lieux dressé par le makhzen est faussé mais aussi que des institutions internationales, telles que le PAM et le HCR, ou des ONG «visitent régulièrement ces camps en toute transparence». En revanche, il a accusé le Maroc, d’imposer un «blocus sur l’information» à El Ayoun  en «empêchant» la presse d’accéder aux territoires occupés.  Pour David Lippiat et ses compagnons, la visite aux camps de réfugiés sahraouis leur a ouvert les yeux.

Les Américains qui sont «victimes» de la propagande marocaine, disposent désormais des témoins oculaires. Et il faut croire que ce genre de témoignages commence à bousculer les certitudes de l’establishment américain. La preuve ? Des membres du Sénat et de la Chambre des représentants américains ont appelé samedi dernier la  secrétaire d’Etat, Mme Hillary Clinton, «à appuyer le droit à l’autodétermination du Sahara occidental». Une initiative fortement saluée hier par la délégation américaine composée de représentants de l’ONG Human Rights, Défense Forum Fondation, Institute of Liberty, Young American Broadcasters, Focusing on Religions Persecution, ainsi que d’écrivains et journalistes. Comme quoi, on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps…(El Watan-13.12.2010.)

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**Quel avenir pour les Sahraouis ? Ce qui était une manifestation s’est transformé en révolte à Laâyoune, le 8 novembre 2010, entraînant la mort d’une vingtaine de personnes. Pour l’éditorialiste du Periódico de Catalunya, le gouvernement marocain doit changer de position à l’égard des revendications sahraouies.Vingt mille Sahraouis demandaient la fin de la discrimination et du pillage de leurs richesses. En voulant étouffer la contestation aux portes de Laâyoune [capitale de l'ex Sahara espagnol], Rabat a fini par provoquer une véritable révolte à l’intérieur de la ville. On peut discuter du nombre de victimes, mais nul ne met en doute la brutalité avec laquelle ont agi les autorités marocaines quand elles ont fait évacuer à l’aube le campement de haimas [tentes de nomades] d’Agdaym Izik, à dix kilomètres de Laâyoune.

Depuis que l’Espagne, en 1975, aux dernières heures du franquisme, a abandonné à son sort son ancienne colonie, on n’avait jamais vu une mobilisation sahraouie aussi massive et prolongée dans le temps. Les organisateurs de cette manifestation, pendant toute la durée du campement, ont veillé scrupuleusement à limiter leurs exigences à des améliorations sociales (logement, travail) et à réclamer leur part des bénéfices de la pêche et de l’extraction de phosphates. Du fait de son dénouement tragique, le mouvement s’est mué en un appel à l’autodétermination et à l’indépendance sahraouie. Il a également contribué à perturber, voire à bloquer, les négociations entamées hier entre le Front Polisario [mouvement politique et armé luttant pour l'indépendance du Sahara occidental] et le gouvernement alaouite sous les auspices de l’ONU. Elles avaient pour but de relancer le dialogue sur l’avenir du territoire, toujours indécis depuis 1991, date à laquelle les deux parties ont conclu un cessez-le-feu.

Le conflit sahraoui est le plus ancien contentieux territorial d’Afrique. Des émissaires aussi prestigieux que James Baker [avocat et diplomate américain] s’y sont cassé les dents. L’actuel envoyé de l’ONU, Christopher Ross, semblait avoir trouvé un terrain d’entente entre les deux parties, mais depuis ces derniers jours, Rabat n’émettait que des signaux négatifs : il n’était pas question de dévier de la ligne officielle. A cet égard, rappelons le procès de militants sahraouis qui avaient visité le camp et les agressions contre deux journalistes espagnols qui couvraient l’événement, l’interdiction de voyager faite à plusieurs journalistes espagnols, l’expulsion du Maroc de la chaîne Al-Jazira en raison de ses informations sur le Sahara et l’expulsion de Laâyoune du député européen Willy Meyer [un député français a lui aussi affirmé avoir été expulsé du Maroc le 8 novembre]. Après 35 ans de conflit, le Maroc ne peut pas continuer à vouloir régler le problème par la répression et la censure. (Le Courrier International-09.11.2010.) 

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Al-Ayoune, une “ville fantôme” et Gdeim Izik, une “fosse commune”

Le Polisario accuse le Maroc de “nettoyage ethnique”

Affirmant que le camp de Gdeim Izik où campaient plus de 25 000 Sahraouis “s’est transformé en une fosse commune où, à l’heure actuelle, les forces marocaines y enterrent les cadavres avec des bulldozers militaires”, alors qu’Al-Ayoune s’est transformée en “ville fantôme”, un responsable sahraoui accuse Rabat de génocide. 

1La répression marocaine bat son plein au Sahara occidental, notamment à Al-Ayoune et la deuxième grande ville du pays, Smara, est gagnée par les violences. Le ministre des Territoires occupés et de la Communauté sahraouie établie à l’étranger, Khalil Sidi M’hamed, a indiqué, hier, que la capitale sahraouie occupée par le Maroc, Al-Ayoune, s’est transformée en une “ville fantôme” depuis l’assaut “meurtrier” des forces marocaines contre le camp de Gdeim Izik et les émeutes qui s’en sont suivies lundi dernier. Selon l’agence SPS, qui a repris ses déclarations, le ministre a déclaré : “Al-Ayoune s’est transformée en une ville fantôme (…) Les rues ont été désertées par les habitants autochtones qui craignent d’être lynchés par les colons épaulés par l’armée (…) C’est un nettoyage ethnique contre tous ceux qui portent l’habit traditionnel sahraoui, boubou, melhfa (voile) ou turban (…) Personne ne peut sortir pour se ravitailler en nourriture ou en médicaments.”
La même source indique qu’à Al-Ayoune, les militaires marocains procèdent au nettoyage de la ville dans un climat de terreur, “pour gommer les traces de leurs crimes abominables”, tout en précisant que la besogne macabre se fait “en dehors de tous les regards indiscrets”, sachant que le Maroc a “délibérément fermé le territoire sahraoui à tous les médias, aux observateurs internationaux et aux élus européens qui voulaient s’y rendre”.

Washington s’invite dans le dossier et Amnesty veut une enquête indépendante
Devant ces développements, la communauté` internationale n’est pas restée de marbre, à l’image des États-Unis, qui ont exprimé leur préoccupation sur la situation au Sahara occidental par la voix du département d’État, tandis que plusieurs membres du Congrès ont appelé le président Barack Obama à une “intervention urgente” pour mettre un terme à cette “tragique situation”. En effet, au lendemain de la troisième réunion informelle Polisario-Maroc, tenue les 8 et 9 novembre à Manhasset (New York), le département d’État américain a fait part à la délégation sahraouie qui a participé aux pourparlers qu’il suivait “avec préoccupation” la situation qui prévaut au Sahara occidental, a révélé le représentant du Front Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari, à l’agence APS. Cette inquiétude a été exprimée lors de la rencontre entre la sous-secrétaire d’État adjointe américaine chargée des Affaires de l’Afrique du Nord auprès du département d’État, Mme Janet A. Sanderson, et les membres de la délégation sahraouie. Vu la gravité de l’opération militaire marocaine, la représentante du département d’État a assuré à la délégation sahraouie que ses services “étaient en train de réunir toutes les informations nécessaires sur la situation afin d’avoir une idée plus claire”, confie la même source. La délégation sahraouie a fait savoir à la diplomate américaine que “l’opération menée par les forces de l’ordre marocaines a été perpétrée délibérément par le Maroc pour poursuivre son oppression contre le peuple sahraoui et pour saborder le processus de paix mené actuellement sous l’égide de l’ONU”. Dans ce cadre, les responsables sahraouis ont demandé aux États-Unis, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, de “faire le nécessaire pour dévoiler la vérité sur cette escalade militaire et sur la dimension de cette tragédie, à travers l’envoi d’une mission d’enquête par le Conseil du sécurité, laquelle constitue un élément indispensable pour maintenir la confiance dans le processus de paix qui est sabordé par la partie marocaine”. En outre, plusieurs congressistes américains des deux Partis démocrate et républicain ont adressé une lettre au président Obama dans laquelle ils l’exhortent à “intervenir pour mettre fin à la situation tragique” qui prévaut au Sahara occidental. “Nous sommes très préoccupés par les récents rapports sur la violence dont font l’objet d’innocents Sahraouis par les forces de sécurité marocaines à Al-Ayoune, et nous demandons au gouvernement d’appeler le Maroc à mettre fin à cette violence”, notent-ils, ajoutant que “le Maroc continue à empêcher les organisations humanitaires internationales et la presse d’entrer dans les camps sahraouis pour faire leurs rapports sur la situation et évaluer les besoins des manifestants sahraouis”. De son côté, Amnesty International a demandé, jeudi, au Maroc, d’ouvrir une “enquête indépendante” suite à l’attaque menée, lundi dernier, par les forces d’occupation marocaines contre le “camp de la liberté” de réfugiés sahraouis près de la capitale occupée Al-Ayoune. Déplorant le fait que des centaines de Sahraouis avaient été victimes de cette agression, Amnesty International a souligné que des milliers de Sahraouis ont été chassés de ce camp par les forces marocaines. Pour le directeur de l’organisation pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, M. Malcolm Smart, “il s’agit (…) d’incidents très sérieux qui menacent d’aggraver davantage la situation au Sahara occidental”. (Liberté-13.11.2010.)

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**Sahara occidental, 35 ans d’occupation marocaine 

*Le dernier discours du roi du Maroc, overdose d’arrogance,à défaut d’arguments 

**Faut-il commenter le dernier discours du roi du Maroc, célébrant le 35e anniversaire de la «marche verte»… sur les cadavres de Sahraouis ? La question coule de source tant la teneur relève de la politique-fiction. Ainsi donc, «notre ami» le roi appuie fort sur son abcès de fixation, l’Algérie, qu’il tient pour responsable de tous les malheurs du Maroc. Comme d’habitude.
Le jeune roi aurait sans doute gagné à faire un petit effort d’imagination pour trouver des formules plus subtiles et moins terre à terre qui auraient pu l’aider à faire passer la pilule de la colonisation du Sahara. Mais, visiblement, M6 est irrémédiablement à court d’arguments.
Quand on en vient à dénoncer une prétendue répression des réfugiés de Tindouf dans le pays qui les accueille depuis 35 ans et qu’on ferme les yeux sur la bastonnade des journalistes espagnols coupables de filmer la répression, vraie celle-là, subie par des militants sahraouis devant le tribunal de Casablanca, il y a vraiment problème. Cela relève au mieux de la mauvaise foi, au pire du cynisme et de l’arrogance. Comment, en effet, oser évoquer une répression dans les camps des réfugiés alors qu’ils sont accessibles à toutes les ONG internationales et, bien sûr, à l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU ? Si le roi du Maroc est à ce point sensible aux souffrances de ses sujets «apparentés», on se demande pourquoi il n’éprouve aucun scrupule ni aucune humanité à lâcher son bras armé contre des activistes sahraouis qui «végètent» à El Ayoun depuis 35 ans.C’est dire que le discours version 2010 du roi du Maroc est pratiquement une copie conforme de ses précédents avec, peut-être, une overdose d’arrogance. A défaut d’arguments – il n’y en a pas – pour promouvoir son plan d’autonomie qui bat de l’aile malgré le sponsoring de la France, des Etats-Unis et des lobbies de Washington, le jeune roi tente la fuite en avant. Eh oui, la tactique de négociation de Netanyahu avec la Palestine, qui consiste à mettre deux fers au feu, semble faire recette chez M6.Alors que les fameuses négociations reprennent aujourd’hui même à New York, le makhzen sort – comme par hasard ! – son attirail propagandiste pour «casser» de l’Algérie. On a vu l’autre jour le grand mensonge du Mans qui a transformé une grappe de Marocains venus chahuter le 35e Eucoco en une «impressionnante» manif par la magie du verbe…
Mais peut-on tromper tout le monde tout le temps, comme le dit le proverbe ? Pas si sûr. Mohammed VI a sans doute raison de dire que «l’heure de vérité a sonné». Mais pour qui ? La question est là.
Hier, la fondation américaine Defense Forum Foundation de Mme Suzanne Scholte a appelé Barack Obama à faire pression sur le Maroc. A Londres, le comité local de soutien au Sahara occidental réclame du gouvernement britannique plus d’engagement. Parce qu’elle est juste, la cause sahraouie gagne de plus en plus de sympathie, y compris dans les territoires étouffés par la propagande marocaine. Et ça, c’est un échec au roi ! (El Watan-08.11.2010.)


***Le discours agressif du roi du Maroc menace la sécurité et la stabilité de la région.

Le gouvernement de la RASD n’a pas pris de gants pour qualifier dimanche 7 novembre 2010 le discours du Roi du Maroc d’«agressif».

Pour les autorités sahraouies, ce discours vise à saper les efforts de la communauté internationale pour la recherche d’une solution juste et durable devant permettre au peuple du Sahara occidental, l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

“Le Gouvernement sahraoui attire l’attention de l’Organisation des Nations Unies sur le danger du discours du roi du Maroc qui menace la sécurité et la stabilité dans la région, “, précise un communiqué de la RASD.

C’est ainsi que le Gouvernement sahraoui appelle le Conseil sécurité de l’ONU et l’ONU à “prendre sans plus tarder toutes les mesures nécessaires, y compris l’exercice des sanctions indispensables sur le Royaume du Maroc, afin de se conformer aux exigences de la légitimité internationale pour la décolonisation de la dernière colonie en Afrique”.

Samedi, dans son discours à l’occasion du 35ème anniversaire de la «Marche verte» le roi s’en est véhément pris à l’Algérie en promettant de «dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l’intimidation, de l’humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf».

Le souverain marocain est même allé jusqu’à demander à la communauté internationale de mettre fin à la «répression» que subissent, selon lui, les réfugiés sahraouis établis dans les camps de Tindouf.

Les autorités sahraouies sont indignées face à ce discours qualifié de provocateur.

“Le roi du Maroc a fermé la porte aux efforts de la solution, notamment que ce discours intervient à un jour de la tenue du 3ème round des réunions préliminaires prévues lundi à Manhasset près de New York pour la préparation d’un cinquième round de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc”, a déploré la RASD.

“A travers ces déclarations, le roi du Maroc méconnaît le droit international et persiste dans son obstination visant à imposer le fait accompli colonial au Sahara Occidental”, a ajouté le communiqué.

“Ces déclaration constitue une escalade non seulement contre l’armée de libération sahraouie (ALPS) dans les territoires libérés de la RASD ou contre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés, sinon contre l’Algérie, qui accueille les de réfugiés sahraouis ayant fuis l’extermination à travers les napalm et le phosphore blanc de la part des forces marocaines durant l’invasion du Sahara occidental en 1975″, a souligné la même source. (El Watan-08.11.2010.)

 *A la veille de la rencontre maroco-sahraouie

Mohammed VI fait diversion

 Le souverain marocain a marqué, samedi, le onzième anniversaire de son accession au trône par un discours consacré en partie au conflit du Sahara occidental et à l’Algérie. Ce qui n’est pas nouveau, le contraire aurait d’ailleurs étonné. C’est aussi un discours qui indique ce que sera le nouveau round de pourparlers entre son pays et le Front Polisario, qui se tient aujourd’hui aux Etats-Unis.
 

Il n’y a donc rien de fondamentalement nouveau, même si les arguments que le roi Mohammed VI croit avancer ont été systématiquement démentis et démontés par l’ONU. C’est effectivement lui qui parlait des «séquestrés de Tindouf», amenant M. Kofi Annan, alors secrétaire général de l’ONU, à dire qu’il s’agit de réfugiés sahraouis et, pour être plus précis, il a souligné que ces personnes ont effectivement trouvé refuge en Algérie, après avoir été contraints de fuir la guerre que leur livre le Maroc. M. Annan avait même souligné, à cet effet, que l’Algérie était un pays d’accueil, comme d’ailleurs le confirment les visites de responsables d’organisations internationales, comme c’était récemment le cas du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) dont la mission en Algérie avait justement pour but d’évaluer les besoins des réfugiés sahraouis.

De ce point de vue, le statut de l’Algérie n’a pas changé comme le situent les Nations unies, restant «un pays voisin». Ce qui dément catégoriquement les thèses marocaines qui tendaient pendant longtemps à présenter l’Algérie comme partie au conflit. Et c’est le défunt souverain marocain Hassan II qui a cru utile, en juillet 1987, de mettre un terme à cette propagande en déclarant de manière solennelle que le conflit n’opposait pas son pays et l’Algérie. C’est ce qui a permis l’ouverture, juste après, des premières négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, aboutissant sur un accord de paix que l’ONU a alors endossé.
C’est la fameuse résolution 890 dont la mise en œuvre s’est limitée à l’application du seul cessez-le-feu, en septembre 1991. Avant que le Maroc ne revienne sur son engagement, sans pour cela être suivi par l’ONU comme en témoignent les nombreuses résolutions réaffirmant sans la moindre exception ou opposition le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Laquelle consiste à choisir entre l’indépendance et le rattachement au Maroc, l’option d’autonomie sous souveraineté marocaine, comme le souligne maladroitement une agence de presse internationale, n’étant en aucun cas envisagée. Malgré, bien entendu, le forcing du Maroc qui avait tenté, dès 2000, de faire modifier les termes de l’équation en évoquant une troisième voie, mais sans succès, la mission des envoyés spéciaux de l’ONU depuis 1997 étant de promouvoir une solution dont la finalité est l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. Mais le Maroc n’a jamais trouvé d’appui à cette notion de frontières qu’il développe depuis le début des années 2000, les spécialistes soulignant en ce sens que les frontières du royaume telles que reconnues internationalement ne sont en aucun cas menacées.

Reste alors la diversion, en lançant de graves accusations contre l’Algérie, et Rabat a même déclaré de manière officielle qu’il n’y aura pas de normalisation des relations avec l’Algérie sans le règlement du conflit sahraoui, dans le cadre, selon elle, de la souveraineté marocaine.
En fait, faire pression sur l’Algérie pour l’amener à renoncer à son soutien au peuple sahraoui. Malgré les précisions apportées en leur temps par les plus hautes instances internationales, le souverain marocain persiste dans cette voie en déclarant que «l’heure de vérité a sonné pour dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l’intimidation, de l’humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf».

Comme si le démenti de l’ONU ne suffisait pas, les témoignages se multiplient, cette fois de l’intérieur des territoires occupés pour décrire la situation imposée au peuple sahraoui. Plus que cela, le souverain marocain a compris, lui aussi, que 35 années d’occupation n’ont pas fait des Sahraouis de bons sujets, comme en témoigne le renforcement de l’opposition sahraouie malgré la répression marocaine. C’est aussi son échec. (El Watan-08.11.2010.)

*Rencontre informelle entre le Front Polisario et le Maroc le 8 novembre 2010

Christopher Ross, l’envoyé spécial du SG de l’ONU, s’attelle à mettre sur pied une troisième réunion informelle le 8 novembre prochain à Manhasset (banlieue de New York) en vue de la préparation d’un 5e round de négociation entre le Front Polisario et le Maroc.

C’est ce qu’a appris l’APS mardi 2 novembre auprès du représentant du Front Polisario à l’ONU, M. Ahmed Boukhari.

Pour rappel, deux réunions similaires, menées sous l’égide de l’ONU avec les pays observateurs, la Mauritanie et l’Algérie, se sont déjà tenues entre les deux parties, l’une en Autriche en août 2009 et une autre à New York en février 2010.

Inscrites comme préliminaires au 5e round de négociations directes entre les deux parties, ces discussions interviennent après quatre séances de négociations qui avaient débuté dès juin 2007 sans produire des résultats tangibles.

Le conflit du Sahara Occidental s‘est embourbée dans une impasse sans précèdent.   

« Il s’agira d’examiner les voies et moyens de surmonter l’impasse actuelle en vue de trouver une solution qui garantira le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux résolutions de l’ONU », a indiqué le responsable sahraoui auprès de l’ONU.

Selon M Boukhari, « la raison de cette impasse est due à la prétention du Maroc d’imposer au Sahara occidental sa proposition de l’autonomie comme seule base de solution au conflit », ajoutant que « le principe d’autodétermination requiert une consultation du peuple sahraoui sur son avenir y compris l’option de l’indépendance du territoire sahraoui ».  

Il reste que cette énième rencontre entre les deux belligérants intervient à moment où la situation dans les territoires occupés risquerait d’être à tout moment dramatique.

Pour M. Boukhari, «l’élément nouveau qui planera sur cette troisième réunion informelle est la volonté du peuple sahraoui, exprimée ces dernières semaines, de rejeter l’occupation marocaine à travers la décision de milliers de Sahraouis d’opter pour l’exode et de construire des camps de réfugiés à proximité d’El-Ayoun».

Le responsable sahraoui dit souhaiter que le Maroc ne continuera pas à rejeter cette réalité telle qu’exprimée par le peuple sahraoui et par la communauté internationale laquelle a exprimé son refus à reconnaître et à octroyer la légitimité à toute prétention marocaine sur le Sahara occidental ».

Plus de 20.000 Sahraouis s’étaient installés en début octobre dans des tentes à quelques kilomètres des villes occupées d’El-Ayoun, Smara et Boujdour pour protester contre la grave détérioration de leurs conditions sociales et économiques.

Le Front Polisario a déjà exprimé sa volonté d’aider les Nations unies à aller de l’avant  pour une solution juste et définitive au conflit.

Lors de sa tournée, la semaine dernière dans  la région du Maghreb, l’Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies  pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, avait avancé que la prochaine réunion informelle entre le Maroc et le Front Polisario visait à « parvenir à un règlement politique juste, durable et convenu entre les deux parties, garantissant au peuple du Sahara occidental le droit d’autodétermination, et ce avec l’appui  des pays de la région, particulièrement les deux pays voisins (l’Algérie et la Mauritanie) ».

La Quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies chargée de la décolonisation avait adopté le 11 octobre dernier une résolution qui réaffirme le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, qui sera soumise à l’adoption par l’assemblée générale de l’ONU en décembre prochain. (El Watan-02.11.2010.) 

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*Les Sahraouis fuient leurs villes à cause de la répression 

**L’ONG Française AFASPA l’a révélé hier 

*Des familles entières ont préféré quitter leur domicile et s’installer dans des campements, loin de leurs villes.

**le pouvoir Marocain copie le pouvoir Israélien ….sous la bénédiction de l’occident….!

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Les villes du Sahara occidental se vident des habitants autochtones sahraouis qui fuient la répression marocaine et partent dans le  désert, a rapporté hier, Elise Trégloze, membre de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA). Des familles entières, évaluées à plusieurs milliers de personnes, sont installées dans des tentes à l’extérieur des villes d’El-Ayoun, Smara et Boujdour et protestent contre l’injustice qu’ils subissent quotidiennement, a-t-elle ajouté.

Gendarmes, soldats, policiers des forces d’occupation encerclent le campement qui compte aujourd’hui environ 20 000 personnes réparties dans plus de 8000 tentes, installées dans le désert, à une quinzaine de kilomètres d’El Ayoun, capitale occupée du Sahara occidental et ont creusé un fossé pour empêcher la  libre circulation des familles …..

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**Sahara occidental, 35 ansd’occupation marocaine

Depuis trente-cinq ans, les tensions sont vives entre le Maroc et les habitants du Sahara occidental. Depuis que l’Espagne, en 1975, s’est retirée de la région, ce territoire est revendiqué à la fois par Rabat et par le Front Polisario, qui réclame l’indépendance. Si les tensions ont déjà été vives par le passé, notamment en 2009, aucun incident de l’ampleur de celui de cette semaine n’avait encore eu lieu depuis le cessez-le-feu de 1991.

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Une attaque meurtrière. C’était un camp de tentes installé à la mi-octobre où vivaient environ 20 000 personnes, près d’El-Ayoun, la capitale du Sahara occidental. Ils protestaient contre la « détérioration » de leurs conditions de vie. L’armée marocaine a décidé de démanteler ce camp. L’attaque a été lancée tôt, lundi 8 novembre2010 au matin, par « voies terrestre et aérienne à l’aide d’hélicoptères », selon des responsables sahraouis cités par l’AFP.

Les autorités marocaines affirment que six membres des forces de l’ordre ont été tués à l’arme blanche ; le Front Polisario, estime, lui, que onze des siens ont péri, ce que Rabat dément. Il y aurait en outre des centaines de blessés évacués vers les hôpitaux de ce territoire coincé entre l’Algérie à l’est, la Mauritanie au sud et l’Atlantique à l’ouest.

Contestation collective.

 Qu’est-ce qui a poussé les Sahraouis à se regrouper ainsi ? Pour Khadija Mohsen-Finan, chercheur en relations internationales et enseignante à Sciences Po, il s’agit « d’un mouvement de masse qui semble coordonné et organisé. Ces actes contestataires relatifs au respect des droits de l’homme sont collectifs et non plus individuels », comme par le passé. Et les Sahraouis voient d’un mauvais œil l’autonomie que veut leur accorder le Maroc, alors qu’un référendum sur l’autodétermination doit être organisé depuis presque vingt ans.

Marche verte. Il y a exactement trente-cinq ans, le 5 novembre 1975,  alors que l’Espagne de Franco — qui allait mourir quelques jours plus tard — desserrait son emprise sur le Sahara occidental, le roi du Maroc Hassan II organisait une Marche verte, certain que l’afflux de 500 000 Marocains à la frontière suffirait à son pays pour asseoir son autorité sur ce territoire. Les accords de Madrid, signés le 14 novembre de cette même année, partageront le Sahara occidental, région au sous-sol riche en phosphates et aux eaux poissonneuses, entre le Maroc et la Mauritanie.

Mais la résistance des Sahraouis s’est organisée. « Hassan II pensait que le conflit serait très court », rappelle Khadija Mohsen-Finan. Las, le conflit dure depuis cette Marche verte et le Maroc n’a jamais pu rattacher ce territoire au royaume.

L'armée marocaine a décidé lundi de démanteler un camp où s'étaient rassemblés plus de 20 000 Sahraouis qui protestaient contre la dégradation de leurs conditions de vie.

L’armée marocaine a décidé lundi de démanteler un camp où s’étaient rassemblés plus de 20 000 Sahraouis qui protestaient contre la dégradation de leurs conditions de vie.AFP/-

Cessez-le-feu.

En 1991, le Front Polisario et le Maroc ont signé un cessez-le-feu, qui devait conduire à ce référendum. A partir du moment où la consultation du peuple a été évoquée, les deux parties ont tenté de gonfler les listes de leurs partisans. Dans cette perspective, le Maroc a déplacé des populations depuis les zones sahariennes marocaines voisines pour s’assurer la victoire. Comme le souligne Mme Mohsen-Finan, le roi du Maroc a freiné de tout son poids à la suite de sondages réalisés par la gendarmerie royale prévoyant un résulat serré, voire défavorable, au désir du souverain.

Autonomie et négociations. Depuis, le Maroc (qui espérait un « rattachement pur et simple du Sahara occidental ») ,  use de toute son autorité pour tenter d’imposer non plus un référendum, mais une solution alternative : l’autonomie de la région. …(Le Monde-09.11.2010.)

 

 

27 réponses à “*Sahara occidentale,la longue marche pour la liberté”

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