D’ici et d’ailleurs-4

**La plus ancienne trace de vie sur Terre daterait de 3,95 milliards d’années

D’ici et d’ailleurs-4 media_xll_10036594

Une forme rudimentaire de vie pourrait avoir été déjà présente sur Terre il y a 3,95 milliards d’années, alors que la Terre subissait d’intenses bombardements de comètes et d’astéroïdes, affirment des chercheurs dans une étude publiée mercredi dans Nature.

« Nous avons trouvé la plus ancienne preuve de vie sur Terre » au Canada « dans des roches sédimentaires du Labrador datant de 3,95 milliards d’années », a déclaré Tsuyoshi Komiya de l’Université de Tokyo, l’un des auteurs de l’étude. A cette époque, la Terre, qui s’est formée il y a 4,567 milliards d’années, était bombardée par les comètes, relève-t-il.

Depuis un an, les annonces sur la date de l’apparition de la vie sur Terre se succèdent dans Nature et elles font l’objet de vifs débats entre scientifiques.

Groenland
En septembre 2016, une équipe de chercheurs a annoncé dans la revue britannique avoir découvert au Groenland des stromatolites (des structures calcaires formées par des colonies microbiennes) vieux de 3,7 milliards d’années.

Nuvvuagittuq
Puis en mars 2017, des scientifiques ont indiqué, toujours dans Nature, avoir découvert des micro-organismes fossiles qui auraient entre 3,77 et 4,29 milliards d’années. Ils ont été repérés dans la Ceinture de Nuvvuagittuq au Canada.

Saglek Block
Cette fois-ci, les chercheurs japonais ont travaillé dans la zone de Saglek Block, dans le nord du Labrador, dont les roches ont environ 3,95 milliards d’années. Ils ont étudié la composition isotopique de grains de graphite (carbone) pour savoir s’il était d’origine organique ou non.

Isotopes naturels
Les isotopes sont des atomes qui possèdent le même nombre de protons mais qui différent par leur nombre de neutrons. Le carbone possède plusieurs isotopes naturels (dont le fameux carbone 14, radioactif, utilisé pour les datations mais que l’on ne trouve pas dans les roches anciennes).

« Signature biogène »
Pour leurs travaux, les chercheurs se sont intéressés au rapport carbone 13 (6 protons, 7 neutrons) sur carbone 12 (6 protons, 6 neutrons), deux isotopes stables. « Les organismes, pour se développer, préfèrent les isotopes légers, en l’occurrence le carbone 12, plutôt que le carbone 13 plus lourd », explique Tsuyoshi Komiya. Son équipe a découvert que les grains de graphite étaient nettement enrichis en carbone 12. Tsuyoshi Komiya en déduit que « la signature » de ce graphite est « biogène », c’est-à-dire qu’il provient d’organismes vivants. 

Scepticisme
Mais Sylvain Bernard, géochimiste au Muséum national d’histoire naturelle (France), se montre très circonspect sur ces conclusions. « Il n’y a pas que le vivant qui ait cette signature isotopique ». Elle peut venir de réactions de minéraux entre eux ou de fluides entre eux, souligne-t-il. 

Arguments insuffisants
« Les arguments avancés par ces chercheurs sont loin d’être suffisants pour déterminer de façon non ambiguë la ‘biogénécité’ de ces graphites. Ils utilisent des arguments qui sont peut-être nécessaires mais ne sont pas suffisants », poursuit Sylvain Bernard. « Pour le moment, on ne sait toujours pas quand ni comment la vie est apparue sur Terre ». « Mais on progresse », grâce à des techniques de pointe, note-t-il.*27/09/17 – Source: Belga

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*Chaque année, H&M détruit des tonnes de vêtements

Des journalistes danois ont mené l’enquête.

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Dans le cadre de l’émission « Operation X », diffusée au Danemark, des journalistes ont enquêté sur le destin des vêtements invendus chez H&M. En visitant l’entreprise Kara/Noveren, spécialisée dans l’élimination des déchets, ils ont découvert que la célèbre marque suédoise détruisait chaque année douze tonnes de vêtements. Depuis 2013, une soixantaine de tonnes ont été brûlées selon leurs calculs.Pour Else Skjold, prof de design durable à l’Université de Kolding, ce n’est que le triste résultat de la surproduction au sein des entreprises de fast fashion comme H&M ou Zara. « C’est dramatique parce que les tendances de mode sont temporaires. Si quelque chose n’est plus à la mode, il ne peut plus être vendu. »Dans un communiqué transmis au site Fashion United, un responsable de H&M a strictement démenti les accusations des journalistes danois. « Les habits que l’on peut voir dans le reportage ont été incinérés en raison de la présence de moisissure ou de produits chimiques dangereux (…) Brûler des vêtements n’est que la dernière option lorsque la réutilisation est impossible. »Mais pour prouver qu’ils avaient raison, les journalistes ont demandé à un laboratoire de tester deux pantalons destinés à l’incinération et deux pantalons vendus en magasin: ils n’ont constaté aucune différence dans les compositions chimiques ni aucune trace de moisissure. Depuis quelques années, la marque H&M tente de se racheter une image en invitant les clients à ramener leurs vêtements usés dans les magasins afin de les recycler. Le PDG Karl-Johan Persson a promis que d’ici 2030, tous les vêtements H&M seraient recyclables. *7sur7.be/ mardi 17 octobre 2017

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Un mystérieux « trou », grand comme l’Autriche, découvert en Antarctique

Un « trou » dans la banquise, grand comme l’Autriche, intrigue la communauté scientifique…

Ce trou inattendu dans l’épaisse couche de glace consiste en une vaste étendue d’eau de 80.000 km², soit la superficie de l’Autriche. Ce « lac » a été découvert dans la mer de Weddell, une partie de l’océan Austral généralement entièrement gelée, relate le magazine QuartzPas d’explications précises
Les scientifiques ne sont pas encore parvenus à élucider ce mystère: « C’est comme si on avait percé la glace d’un coup de poing » à cet endroit, décrit le physicien Kent Morre, professeur à l’université de Toronto (Canada), relayé par Motherboard. Différentes thèses peuvent toutefois tenter d’apporter des débuts de réponse.Une énorme « polynie »?
Les polynies sont des étendues d’eau entourées de glace. Elles peuvent notamment se former à certains endroits de la banquise sous l’effet de courants marins plus chauds. Or, on les observe la plupart du temps près du littoral, pas à l’intérieur des « terres » antarctiques. En outre, ce trou inhabituel de 80.000 km² ne correspond pas à la taille moyenne des polynies: quelques centaines de km² maximum. Un effet du réchauffement climatique?
Les chercheurs, qui ont découvert ce curieux phénomène grâce aux satellites, redoutent dès lors un effet du réchauffement climatique. Personne ne peut toutefois l’affirmer avec certitude à ce stade. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un tel phénomène est observé en Antarctique: dans les années 70 (voir tweet ci-dessous), une polynie plus grande encore avait été constatée dans cette même zone. Source: Quartz, Motherboard–mardi 17 octobre 2017Un mystérieux "trou", grand comme l'Autriche, découvert en Antarctique

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Des pics saisonniers de CO2 autour du globe

Un satellite de la Nasa a révélé des pics saisonniers d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) autour du globe dont une forte augmentation en 2015 dans les régions tropicales, en raison du courant chaud El Nino.

Les résultats de cinq études publiées jeudi dans la revue Science sont basés sur des données recueillies par le satellite « Orbiting Carbon Observatory-2″ ou OCO-2, lancé par l’agence spatiale américaine en 2014. L’objectif de ce programme est d’examiner la circulation et l’évolution dans l’atmosphère du CO2 produit par la combustion des énergies fossiles et de déterminer l’impact de la végétation terrestre dans l’émission et la capture du CO2.« Ces données révèlent un changement surprenant du cycle du carbone dans l’hémisphère nord selon les saisons avec notamment une nette augmentation du CO2 dans l’atmosphère au printemps provenant de la végétation terrestre », pointe l’une de ces études. « Mais pendant l’hiver, la production de CO2 par les plantes est minimale tandis que la décomposition des végétaux alimente la production de CO2 quand les températures se réchauffent. Et cela combiné aux émissions continuelles provenant de la combustion du charbon et des hydrocarbures au-dessus de la Chine, de l’Europe et des Etats-Unis explique que les taux saisonniers de CO2 atteignent les plus hauts niveaux en avril dans l’hémisphère nord », précisent ces scientifiques. 2,5 milliards de tonnes
Avec l’avancement du printemps et à l’approche de l’été, les plantes commencent à absorber de nouveau plus de CO2 jouant leur rôle de puits de carbone. Une autre de ces cinq études a déterminé que le courant équatorial chaud du Pacifique El Nino, qui réapparait épisodiquement, a entraîné en 2015 des émissions de CO2 beaucoup plus importantes dans les tropiques que les années précédentes. Ainsi en 2015 et au début de 2016, El Nino « a provoqué l’émission d’environ 2,5 milliards de tonnes de carbone de plus dans l’atmosphère qu’en 2011″, lors de sa précédente apparition. Selon les chercheurs, ce changement s’explique surtout par une diminution des précipitations en Amérique du Sud et un accroissement des températures en Afrique, un phénomène qui devraient empirer d’ici la fin du siècle avec le réchauffement planétaire. 

Hausse de 50% du CO2
« Ces données nous permettent de quantifier cet échange net de carbone entre la Terre et l’atmosphère dans des régions particulières pendant les années où El Nino est actif », explique Junjie Liu du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena en Californie, principal auteur de cette étude. 

En 2015 et 2016, le satellite OCO-2 a enregistré un hausse de 50%du CO2 dans l’atmosphère par rapport aux moyennes relevées au cours des années précédentes. Ces mesures sont similaires à celles effectuées par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Ces poussées records se sont produites en dépit d’émissions de CO2 résultant des activités humaines en 2015-2016 globalement stables. En Asie tropicale, l’augmentation saisonnière des émissions de CO2 s’explique surtout par la combustion de la bio-masse.*afp– 13 octobre 2017

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Un petit astéroïde passera tout près de la Terre jeudi

L’astéroïde « 2012 TC4″ a frôlé la Terre jeudi matin,  12 octobre 2017

L’astéroïde 2012 TC4 est passé, comme prévu, à une distance relativement courte de la Terre jeudi matin, a indiqué l’Agence spatiale européenne ESA. C’est à 07h41 que l’astéroïde est passé au plus près de notre planète, à quelque 44.000 kilomètres de distance. A titre de comparaison il faut savoir que la Lune se trouve à environ 400.000 kilomètres de la Terre ou que les satellites de télécommunications sont en orbite à quelque 36.000 kilomètres de la Terre. L’ESA affirme ne pas encore disposer d’informations supplémentaires mais effectuera des recherches sur les matériaux composant l’astéroïde.

2012 TC4 reviendra dans les parages de la Terre en 2079. Il pourrait alors percuter notre planète mais les calculs actuels évaluent cette possibilité à 1 sur 15.000. Le passage de ce jeudi pourrait aussi provoquer un écart modifiant les calculs de probabilité.*  Source: Belga 12 octobre 2017media_xll_10063999

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Les punaises de lit adorent le linge sale

Les punaises de lit adorent le linge sale

*Quand elles n’ont pas d’homme à piquer, les punaises du lit se consolent en colonisant ses vêtements sales selon une étude publiée jeudi qui conseille d’éloigner tout vêtement des zones de couchage lorsque l’on voyage pour éviter la propagation de ces nuisibles.

Les punaises de lit connaissent aujourd’hui une recrudescence importante. Elles ont envahi les Etats-Unis et une partie de l’Europe alors qu’elles se déplacent à la vitesse d’une fourmi et ne savent pas voler. Or ces nuisibles, dont il est très difficile de se débarrasser, peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé et sur la qualité de vie des personnes. Leurs piqûres, semblables à celles des moustiques mais en plus rapprochées, provoquent de fortes démangeaisons. Pour réaliser leur étude, William Hentley et ses collègues ont placé quatre sacs de voyage dans des chambres. Deux des sacs contenaient des habits portés une demi-journée et les deux autres des vêtements propres.

« Nous avons établi qu’en l’absence de leur hôte humain, les punaises de lit quittent leur refuge et se rassemblent dans les sacs contenant des vêtements souillés », explique à l’AFP William Hentley de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni, coauteur de l’étude parue dans Scientific reports. 

Selon l’étude, les punaises de lit étaient deux fois plus nombreuses à avoir préféré les vêtements sales, imprégnés de l’odeur humaine. On pensait que les punaises de lit tombaient accidentellement sur les vêtements ou dans les bagages après un bon repas de sang. Mais selon les résultats de cette étude, les nuisibles cherchent bien nos vêtements usés. 

Les auteurs suggèrent donc de laisser les bagages hors des zones de couchage, ces zones où elles attendent que leur proie s’endorment, pour éviter qu’elles ne repartent avec les voyageurs.*28/09/17 – Source: AFP

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