Gouverner l’incompétence.2

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* le discours et les promesses n’ont pas changé

On prend les mêmes et on recommence. Les responsables se sont succédé à la tête du ministère du Tourisme et de l’Artisanat mais le discours et les promesses n’ont pas changé!
Hier, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Nouria Yamina Zerhouni, était l’invitée du Forum du quotidien El Moudjahid.
Cette dame qui n’est à la tête du secteur que depuis sept mois, a fait le même diagnostic établi depuis des décennies: «Les deux raisons qui freinent le développement touristique en Algérie sont le manque d’infrastructures et la mauvaise formation du personnel», a lancé madame la ministre. «La demande est plus forte que l’offre. On ne dispose que de 1885 établissements hôteliers qui offrent seulement 99.605 lits. Chose qui est extrêmement insuffisante», rapporte t-elle avant de déplorer la qualité de service qu’elle qualifie d’ «indigne». Elle a alors promis de remédier à ses deux lacunes en construisant plus d’infrastructures et en améliorant la formation du personnel et ce avant de tomber dans une suite de chiffres pour argumenter ses propos. «On va encourager les promoteurs privés à investir plus dans ce secteur. Déjà nous avons agréé 847 projets. 394 sont en cours de réalisation. 30 projets seront livrés d’ici la fin de l’année», a énuméré Nouria Yamina Zerhouni. «Ces 847 projets vont générer 54.000 lits, ce qui va augmenter la capacité existante de plus de 50%», a t-elle ajouté. «205 zones d’extensions touristiques (ZET) ont été classées. 160 se trouvent sur le littoral algérien. 15 ont déjà été viabilisées. Mais on va revoir la liste de ces ZET car beaucoup ont été envahies par des constructions urbaines», fait-elle savoir.
Concernant, les services Mme Zerhouni a promis de les réformer en offrant plus de places pédagogiques dans les instituts de formation touristique et une formation de meilleure qualité. «Nous avons par exemple introduit de nouveaux modules dans la formation, tels que l’histoire et surtout celui du bon accueil où on apprend aux étudiants de bien recevoir et sourire aux clients», a-t-elle indiqué.
L’introduction des nouvelles technologies telles que celles qui permettent de réserver et payer en ligne, font également partie des objectifs de la ministre.
Tout comme le développement d’une culture touristique chez les Algériens.
C’est dans ce sens qu’elle réclame l’implication de tous les autres secteurs qui participent d’une façon directe ou indirecte au développement du secteur que la ministre voit comme une source indéniable de richesse. «Pour vous dire, le secteur du tourisme et de l’artisanat emploient plus d’un million de personnes en Algérie dont 700.000 rien que dans l’artisanat. Nous avons les capacités de doubler ces chiffres», estime-t-elle.
En plus des emplois créés, la ministre a insisté sur la tendance «vacancière» qui a gagné les Algériens ces dernières années. «Beaucoup d’entre nous consacrent désormais un budget pour les vacances. Vous n’avez qu’à voir notre littoral qui est plein à craquer et le nombre de voyages qui sont vendus par les agences de tourisme», souligne Mme Zerhouni. «D’ailleurs, selon les chiffres communiqués par la police aux frontières, plus de deux millions d’Algériens ont voyagé à l’étranger en 2013», poursuit-elle pour montrer l’importante manne financière qui s’envole vers d’autres cieux… Pour conclure, Mme la ministre du Tourisme insiste sur le fait que la beauté de la nature n’est pas suffisante pour attirer les touristes, il faut l’accompagner d’infrastructures dignes de ce nom. «L’Algérie est une très belle femme qu’il faut savoir relooker…», conclut-elle avec sourire et optimisme. 

Hébergement chez l’habitant
«Déclarez, vous ne payerez pas d’impôts»
La ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Nouria Yamina Zerhouni, est revenue lors de son intervention au Forum d’El Moudjahid sur l’hébergement chez l’habitant. Elle qui a été à la tête de plusieurs wilayas du pays, dont Tipasa et Aïn Témouchent, a témoigné de la réalité qu’est l’hébergement chez l’habitant en Algérie. «C’est une bouffée d’oxygène pour les habitants des villes côtières avec des sommes d’argent considérables. Tout devient donc bon pour la location en été, que ce soit des locaux commerciaux, des garages et même des caves», affirme-t-elle. «Pour des raisons de sécurité et de recensement, j’invite les gens qui louent ce genre de logements à les déclarer aux services de la commune», demande-t-elle. «Je les rassure, ils ne vont pas payer d’impôts, c’est juste pour le recensement», rétorque-t-elle.*Par Walid AÏT SAÏD - Mardi 16 Decembre 2014 *L’Expression

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*Absence de stratégie et incompétence des institutions de l’Etat en matière de communication 

Quand la presse indépendante comble le vide et remplace nos institutions !

Nos médias, malgré leurs lacunes et toutes les critiques dont ils font l’objet ces derniers temps, comblent un vide énorme en matière de communication. En effet, ils se substituent aux institutions et aux personnalités de l’Etat, qui brillent par leur absence, leur mutisme, leur peur et leur inefficacité. Tous les jours, les journaux et les télévisions créent l’événement sur leurs pages et dans leurs bulletins d’informations. Par ailleurs, ces médias orientent l’opinion publique selon la volonté de certains ou agissent pour le compte de ceux qui ne veulent pas ou qui ne maîtrisent pas l’art de la communication. Ceux-là même qui font perdurer l’ambiguïté, l’incertitude et la rumeur. Nos médias se substituent ainsi à ceux qui entretiennent le doute, sans se rendre compte qu’ils contribuent à la propagation de la rumeur, et à tromper l’opinion publique. Ils encouragent aussi le maintien d’un climat de méfiance et de peur dans les différents milieux…

En l’absence d’une stratégie et d’une politique nationales de l’information et la carence en matière de communication entre les institutions de l’Etat et les citoyens, et la crainte de certains d’assumer leurs responsabilités, la presse « indépendante » s’est emparée de ce rôle. Ainsi, certains journaux et chaînes de télévision se sont mis à annoncer les décisions et les mesures, soit en faisant dans la spéculation ou en citant des sources proches, selon la formule consacrée. D’autres ont désigné et révoqué de hauts fonctionnaires, ont nommé des ministres, des ambassadeurs, des directeurs et des chefs de partis politiques. Une autre presse a allégué que le chef de l’Etat allait se présenter pour un quatrième mandat, alors qu’il ne s’est encore jamais prononcé sur ce sujet, et n’a fait aucune allusion à une prétendue candidature à la prochaine élection présidentielle, lui qui est plutôt préoccupé par les soucis du troisième mandat en cours. Les autres sont partis chercher un candidat fictif pour se présenter contre l’actuel Président pour un poste qui n’est pas encore à l’ordre du jour…

Les scandales de corruption à Sonatrach, largement rapportés par la presse nationale, ont poussé certains officiels à sortir de leur mutisme et à se prononcer sur ce sujet épineux. Ils ont même formulé des observations, condamné ces pratiques illégales et appelé à ce que les responsabilités soient situées et les sanctions appliquées contres les instigateurs de ces crimes financiers, dans une tentative d’apaiser l’opinion publique et de calmer les esprits. Quant à la révision de la Constitution, la loi sur l’ouverture du champ audiovisuel, ainsi que d’autres projets de lois et questions cruciales pour le pays et le citoyen, ils sont restés l’apanage de la jurisprudence des médias, de leurs analyses et prévisions, souvent basées sur des données erronées, qui mènent à des méprises totales, en l’absence d’informations et de vision de la part des partis politiques et des experts…
Les interprétations, les prévisions et les analyses de la presse sont légitimes. Mais faut-il aussi rappeler que la faiblesse des partis politiques et leur incapacité à résoudre leurs problèmes et à choisir leurs hommes, à faire l’opinion et à convaincre le public de leurs projets ont mené certains médias à accaparer ces tâches, et c’est ainsi qu’ils se sont mis à renverser les présidents des partis, sans être en mesure d’installer d’autres à leur place. Alors, ils spéculent et avancent les noms de ceux qui n’ont pas le courage de présenter leur propre candidature ou de nommer des personnes à la hauteur des responsabilités qui leur incombent.
Certains politiciens s’empressent chaque matin à chercher l’orientation de l’information rapportée par les médias, qui exploitent leur faiblesse et leur ignorance, afin de faire l’événement à la une de leurs journaux et de leurs bulletins d’information, à la demande des grands capitaux, et non pas des décideurs, comme ils le prétendent !!!!
Le journalisme sportif, culturel et économique se livre aux mêmes pratiques, en l’absence de chiffres, de statistiques, de données et d’informations justes. Par ailleurs, la faiblesse et la peur des fonctionnaires et des experts de communiquer avec les journalistes et les citoyens ont aidé à la propagation de ce phénomène, dont les effets se font ressentir sur l’éthique et le professionnalisme journalistiques, et même sur la sécurité publique…
Notre presse peut tout aussi bien agir ainsi intentionnellement, ou le contraire, compte tenu du vide et de l’absence d’une culture de l’information, de la faiblesse et parfois de l’inexistence d’une communication institutionnelle. Ainsi, ce qui est dit et écrit dans certains médias devient le baromètre pour mesurer l’évolution des événements, tout le monde se met alors à citer des faits et des analyses de certains journaux et chaînes de télévision pour se faire une opinion dans différents domaines…

Malgré tous les effets négatifs de ces pratiques sur la profession, sur l’éthique, sur les lecteurs et sur les institutions de l’Etat, il faut souligner que le problème n’émane pas de notre presse, qui ne fait que combler un vide terrible laissé par ceux qui se murent dans leur silence par peur et convoitise ou par ignorance et mépris pour la place de la communication dans le maintien de l’équilibre social, la stabilité et le moral des masses ! *Hafid Derradji –TSA-04.03.2013

*Les premières pluies de saison font craindre le pire.

Désormais, l’Algérie est un pays «exposé» aux inondations.

Faire face au risque «inondations» est l’une des priorités du gouvernement. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a instruit son ministre des Ressources en eau pour la mise en service de la cartographie des zones inondables en Algérie à l’aide d’images satellites avant le mois d’octobre prochain. La Protection civile se prépare, elle aussi, à faire face à ce risque, en lançant un avis d’appel d’offres international, pour l’acquisition d’une centaine de motopompes, afin d’équiper toutes les nouvelles unités de la Protection civile de ce nouveau moyen de lutte contre les inondations. En effet, une étude technique sur la cartographie des zones inondables en Algérie à l’aide d’images satellites pour définir les régions exposées aux inondations, a été lancée depuis une année par l’actuel ministre des Ressources en eau, Hocine Necib.

Un projet qui tarde au moment où les premières pluies de la saison ont fait des dégats matériels et des pertes humaines à l’est et dans le sud du pays. «Cette étude va nous permettre de préconiser des aménagements plus efficaces pour réduire les effets des inondations», avait déclaré Necib en fin de semaine. Le gouvernement a débloqué une enveloppe de 300 milliards de dinars pour les infrastrutures et aménagements et 150 millions de dinars rien que pour la cartographie qui devrait être vulgarisée au niveau des collectivités locales.  Alger figure désormais dans le «Top 20 des villes inondables» à l’horizon 2050 affirme une étude environnementale parue dans la revue, américaine, Nature Climate Change.

La Protection civile s’équipe
De son côté, la Protection civile qui est un acteur incontournable dans le cadre de la prévention du risque inondation, se prépare, en lançant un avis d’appel d’offres international, pour l’acquisition d’une centaine de motopompes. Selon le directeur de l’information à la direction générale de la Protection civile, le lieutenant colonel, Achour Farouk, «le nouveau quota des motopompes sera destiné aux nouvelles unités sur le territoire national. Des unités d’interventions de la Protection civile seront prochainement installées dans toutes les régions enclavées du pays, et chaque unité doit se doter de ce moyen de lutte contre les inondations. Ces unités sont destinées à permettre aux éléments de ce corps constitué de réagir rapidement en cas d’inondations», a affirmé Farouk Achour. Cette mesure préventive, organisationnelle et opérationnelle a été adoptée conformément aux orientations du Schéma de wilaya d’analyse et de couverture des risques (Swacr) mis récemment en œuvre dans différentes wilayas du pays, a précisé Achour, soulignant l’impact de ce schéma sur la sécurisation des populations et de leurs biens.

Le Swacr a permis l’élaboration d’une cartographie actualisée et détaillée des wilayas, a-t-il ajouté, précisant que l’implantation des unités d’intervention a été identifiée par ce schéma qui a également fourni toutes les informations et les statistiques essentielles sur toutes les régions isolées. Les wilayas du pays ont été classifiées par le Swacr en trois catégories, à savoir, wilaya à haut risque d’inondation, wilaya à moyen risque et wilaya à risque relativement réduit, a-t-il affirmé. Et de préciser que ce schéma, outil indispensable dans la lutte contre les inondations, a identifié 32 wilayas situées dans les Hauts-plateaux et le Sud en tant que zones à risque élevé d’inondation. Selon le directeur de l’information de la Protection civile, le rôle de ce corps constitué consiste à l’élaboration et au contrôle de l’application des mesures et des plans de prévention des inondations, la collecte, le traitement analyse et exploitation des informations et document relatif au risque inondations et d’en assumer la diffusion, l’élaboration d’études de localisation des zones inondables et exploitation des résultats, l’élaboration des cartes en collaboration avec les organismes concernés.

Les études engagées par les services techniques de la protection civile dans le cadre de la prévention du risque inondation ont pour finalité de mieux connaître les phénomènes, les aléas et les enjeux afin de gérer efficacement les catastrophes. Les études sont menées en liaison étroite avec l’ensemble des acteurs (les services des ministères de l’Aménagement du territoire, de l’Hydraulique, de l’Habitat et les Collectivités locales), a affirmé  Farouk Achour. En Algérie, ce sont les pluies torrentielles qui posent problème, parce que les équipes de secours n’ont pas le temps d’intervenir, ça arrive très vite. C’est la raison pour laquelle les équipes d’intervention doivent être bien formées pour faire face à ce risque.* algerienews.info-09.09.2013

**Reprise des vols à l’aéroport d’Alger après plusieurs heures de suspension

 suite à un incendie déclaré dans la tour de contrôle  

Les vols de et vers l’aéroport international d’Alger ont repris vers 22h15  lundi 29 juillet 2013, après plusieurs heures de suspension, suite à un incendie déclaré dans la tour de contrôle de l’aéroport, a-t-on appris auprès d’une source proche de la direction de l’aéroport. Les vols de et vers l’aéroport d’Alger ont repris il y a 40 minutes environ. « L’incendie a provoqué quelques dégâts matériels, mais les techniciens ont réussi à rétablir le fonctionnement de la tour de contrôle pour permettre la reprise des vols », explique la source. La direction de l’aéroport avait décidé de suspendre les vols vers 18h30, après un incendie dans la tour de contrôle. « Les vols vers l’aéroport Houari Boumedienne ont été déroutés vers d’autres aéroports du pays ». L’incendie a été déclenché par un court-circuit dans un climatiseur de la tour de contrôle, gérée par l’Entreprise nationale de navigation aérienne (ENNA). *TSA-lundi 29.07.2013.

Un peu de pluie et c’est la débandade

Les intempéries de dimanche dernier ont encore démontré les irrégularités dans la gestion de la voirie publique et la nonchalance des autorités locales à apporter des solutions à un problème qui ne nécessite pas des prouesses d’ordre technique.

En effet, il suffit seulement de nettoyer régulièrement les avaloirs et les bouches d’égouts. Ce n’est pas le cas. Résultat : au bout de quelques heures de précipitations, des routes ont été bloquées, la circulation automobile perturbée et des travailleurs n’ont pas pu rejoindre à temps leur lieu de travail… Qui est responsable de cette situation ? Les entreprises chargées de l’entretien n’ont-elles pas fait leur travail ? Contactée pour avoir des explications, les responsables de l’entreprise Asrout, chargée de l’organisation de la voirie publique à Alger et de son entretien, n’ont pas voulu réagir.

«La cellule de communication est occupée, rappelez plus tard !», nous dit-on. Pour sa part, le directeur de l’exploitation à la Seaal, Thierry Dezenclos, affirme que la société mixte n’a pas enregistré de répercussions négatives sur le réseau de distribution d’eau potable. «L’eau propre à la consommation n’a pas été touchée ni pas les eaux usées ni par celles des pluies», précise-t-il. Sur le terrain, ajoute le responsable de la Seaal, «un travail de coordination est réalisé conjointement avec la direction de l’hydraulique de la wilaya d’Alger».

Concernant les perturbations survenues après les premières pluies, M. Dezenclos indique que «la gestion des voiries publiques n’est pas du ressort de la Seaal». Toutefois, poursuit-il, «il est possible que nous dépêchions des équipes pour résoudre ce problème, pour le bien de la distribution de l’eau potable».*El Watan-30.10.2012.

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Ces entreprises algériennes qui perdent leur procès en arbitrage économique face à leur partenaire étranger!

La compétence des négociateurs algériens en question

Entretin: Me Lezar Nacereddine. Spécialiste en arbitrage économique

«La perte du procès est inscrite dans le contrat lui-même»

 -Les entreprises algériennes perdent souvent leur procès en arbitrage économique face à leur partenaire étranger, pourquoi ?

La pratique révèle qu’on peut perdre un procès pour trois raisons récurrentes. La première est un contrat mal négocié et/ou mal rédigé, la deuxième concerne un contrat mal exécuté et enfin l’absence de suivi ou le suivi insuffisant des procès arbitraux. Lorsqu’un contrat n’a pas été préparé d’une façon professionnelle et avisée, les points imprévus dégénèrent toujours en litiges susceptibles, soit de bloquer le contrat, ou bien d’aboutir à un contentieux judicaire ou arbitral. La partie perdante est celle qui n’a pas prévu la clause censée la protéger. Ma modeste expérience m’a permis de dresser les constats suivants : les entreprises algériennes ne donnent pas l’importance requise à la préparation préalable des négociations et rédactions de leur contrat qui a, parfois, des enjeux colossaux.

Aussi, les projets de contrat sont préparés et proposés par les partenaires étrangers et les négociations se limitent parfois à remplir des canevas préparés par ces derniers qui, naturellement, prennent soin de ne prévoir que les clauses qui les arrangent, quitte à y apporter quelques modifications de style. Je ne dis pas que les entreprises algériennes ne défendent pas leurs intérêts, je ne pense pas cela, mais même lorsque les débats sont assez houleux et les négociateurs algériens se défendent d’une façon coriace, leurs préoccupations ne sont pas toujours reflétées ou prises en charge lors de la rédaction finale. On note parfois une rupture entre les négociateurs et les signataires du côté algérien. Tout laisse croire que les décisions sont prises par des cercles, autres que ceux qui négocient. Certains négociateurs ont été étonnés de la mouture finale des contrats qu’ils ont négociés.

-Les négociateurs sont-ils des juristes ?

Justement, parmi nos points faibles, il y a l’absence de compétences juridiques dans les équipes des négociateurs. L’apport des juristes est souvent sous évalué. Il s’agit là d’un problème culturel. On estime, à tort, que tout le monde peut comprendre le droit et les non-juristes investis de pouvoirs dans la négociation se croient dotés d’une capacité de saisine des enjeux de la terminologie juridique. J’ai eu à constater que des contrats colossaux ont été négociés et rédigés en dehors de compétences juridiques dans les équipes algériennes. Il y a également une absence quasi totale de la culture du consulting de l’externalisation et de l’accompagnement dans la négociation et la rédaction contractuelles.

Dans des questions pointues, le recours à des compétences externes est incontournable, non pas que les cadres des entreprises manquent de compétence, mais leur absorption par de tâches quotidiennes ne leur permet pas de se consacrer à l’étude approfondie dans des sujets techniques qui ne se présentent que périodiquement dans leur carrière. Les négociations dans des sujets pareils nécessitent un apport de spécialistes qui ont mené de grandes et longues investigations dans ces domaines et qui peuvent donner un éclairage cardinal. Lorsque l’entreprise étrangère prépare et rédige le contrat à son avantage, elle l’exécute aussi à son avantage et règle les litiges bien entendu à son avantage. «Le ver est dans le fruit» et la perte du procès est inscrite dans le contrat lui-même.

Des exécutions non conformes aux stipulations contractuelles, d’un côté ou de l’autre, engendrent des contentieux dans lesquels la partie qui n’a pas suffisamment protégé ses intérêts sera condamnée aux dépens de l’autre. Il se trouve que parfois on essaye de rattraper la mauvaise rédaction par une mauvaise exécution. On peut aussi succomber en matière d’arbitrage international — comme en procédures judicaires —  lorsqu’on ne défend pas ses intérêts d’une façon appropriée par un suivi sérieux de la procédure, une implication rigoureuse du service juridique interne de l’entreprise et le choix d’un bon avocat spécialisé dans ce domaine complexe, ardu et pointu.

-En tant qu’avocat spécialiste en la matière, qui est chargé de la rédaction des contrats de partenariat ?

Tout dépend de l’importance de ces accords, du volume des entreprises, des partenariats en question et aussi et surtout de la culture managériale. Dans certains cas les dossiers sont préparés par les ministères, les sociétés de gestion des participations, ils sont transférés, dans leur forme finalisée, vers les entreprises  qui sont la partie concrète de ces accords et qui se limitent à l’exécution. Cette pratique est une réminiscence du centralisme juridico-économique de l’époque socialiste et d’une gestion bureaucratique de l’économie ; tout part du sommet. Parfois les dossiers font le chemin inverse et partent de l’entreprise aux ministères via la Société de gestion des participations, mais le dossier ne commence à être étudié et préparé à la base c’est-à-dire à l’entreprise qu’avec l’aval et sur instruction du sommet (ministère ou plus haut).

Dans tous les cas de figure, qu’il soit le point de départ ou d’arrivée du dossier de partenariat, le sommet est détenteur de la décision en dernière instance, tant sur le principe du partenariat lui-même, que sur le contenu de l’accord. L’autonomie des entreprises n’est encore qu’un slogan, une vue de l’esprit. L’implication de toutes ces structures est peut être bénéfique si elles contribuent à une bonne préparation de l’accord, elle est, par contre, dangereuse si elle ne sert qu’à diluer les responsabilités.

-Sont-ils formés pour cette difficile mission?

On n’est jamais suffisamment formé pour ce genre d’accords qui comporte des aspects multiples variés disparates qui, en conséquence, nécessite une synergie des compétences. Il faut une collaboration de techniciens, d’ingénieurs, de financiers, de juristes de plusieurs spécialités, pour préparer et aboutir à un accord le moins incomplet possible et ici, comme ailleurs, il n’est pas évident de pouvoir travailler ensemble. Il faut une synergie des compétences et la compétence des synergies fait défaut. Les managers de nos entreprises ne sont pas toujours outillés pour faire coordonner les compétences d’une façon synergique.

-Comment assurer une meilleure protection de nos entreprises dans les contrats de partenariat ?

Il faut commencer par instaurer une véritable dimension juridique dans le management et comprendre que le droit est un instrument de protection, de défense et de sauvegarde des intérêts contractuels. Pour cela, il faut commencer par donner à la fonction juridique au sein de nos entreprises, la place qui devrait être la sienne. Pour le moment, cette fonction se limite dans la plupart des entreprises algériennes, publiques et privées, à la prise en charge du contentieux qui, en fait, n’est qu’une mission de secours interpelée lorsque les dommages sont  déjà consommés, que l’incendie est déclenché et qu’on essaye de sauver les meubles. La fonction juridique doit reprendre, dans notre pays la place qui est la sienne dans les pays avancés.

-Que suggérez-vous alors ?

Une structure d’information et de conseil en amont et en aval du contrat. C’est-à-dire avant sa rédaction et pendant son exécution. Une autre structure d’audit, de légalité, d’efficacité et de performance des contrats. L’audit de l’égalité contrôle la conformité des contrats à la loi. L’audit d’efficacité et de performance contrôle le niveau de sécurité et de protection que le contrat assure aux intérêts de l’entreprise. La fonction juridique doit être en somme un instrument stratégique  incontournable, d’aide à la décision managériale. Il faut travailler pour la promotion de la bonne gouvernance juridique au sein des entreprises. 

-Est-ce qu’on peut prévoir tout dans un contrat de partenariat avec les étrangers ?

Il n’est pas possible d’avoir un contrat complet, on peut par contre espérer avoir un contrat le moins incomplet possible.**El Watan-26.05.2013.

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Les rapports « corrompus » des ONG

A qui la faute? Qu’a-t-on fait pour redorer le blason de l’Algérie? Quel est le rôle des représentations diplomatiques et des experts dans la promotion de l’image du pays?

Les classements se suivent et se ressemblent pour l’Algérie. Ils sont même, parfois, proportionnels au prix du baril de pétrole. 105e en termes de bonne gouvernance, 170e dans la taxation des entreprises…, même la capitale du pays est classée à la 176e place parmi les 221 villes du monde où il ne ferait pas bon d’y vivre.

Le rapport annuel de Transparency International, qui maintient l’Algérie à la zone rouge des nations où la bonne gestion des deniers publics fait défaut, suscite moult interrogations: comment des pays connus pour être des empires de la corruption par excellence soient classés à des positions plus confortables?

Même des pays d’Asie, d’Afrique noire et d’Amérique latine où la corruption est la base de la gouvernance ont surclassé l’Algérie. Pour cause, en obtenant la note de 3,4 sur 10 de l’indice de la perception de la corruption sur la base duquel est mesuré le niveau de corruption dans le secteur public, l’Algérie occupe la 10e place sur 18 pays africains notés.

Quels sont, donc, les critères d’évaluation pris en compte par Transparency pour établir son classement? Selon cette ONG, le rapport se serait basé sur les conclusions de 13 institutions, dont la Banque mondiale, les Banques africaine et asiatique de développement et le Forum économique mondial. Ce qui, aux yeux de l’expert international Abdelmalek Mebarek Serraï, est invraisemblable.

Explications: «D’abord, j’ai découvert récemment que parmi les experts qui travaillent pour Transparency International, il y a des Maghrébins qui font tout pour enfoncer l’Algérie.» En dénote le classement du Maroc et de la Tunisie. Ensuite, il y a certains représentants de ces ONG qui, au lieu de faire un travail objectif, font plutôt dans l’exagération et l’excès de zèle, pour plaire à leurs responsables.»

A une question de savoir sur la base de quels indices se basent ces ONG, en particulier Transparency International pour «tisser» leurs rapports, Serraï poursuit: «Ils exploitent certains rapports de multinationales, surveillent ce qui se passe au niveau de la Banque d’Algérie, et il y a aussi des sondages discrets établis au niveau des ambassades concernant la conclusion des contrats et marchés internationaux.» M. Serraï évoquera enfin des rapports de presse «gonflés» qui favorisent nos voisins marocain et tunisien.

A qui la faute? Qu’a-t-on fait pour redorer le blason de l’Algérie? Quel est le rôle des représentations diplomatiques et des experts dans la promotion de l’image du pays? C’est là toute la question, répond notre interlocuteur, qui affirme que «les experts algériens font le beau jour des institutions internationales et même de certains pays, pour la simple raison qu’ils ne sont pas sollicités par les institutions algériennes».

Ce n’est donc pas la matière grise qui manque à l’Algérie, mais surtout une stratégie de communication et des actions de lobbying en direction aussi bien des entreprises que des organismes et ONG internationaux.

Sur un autre chapitre, l’Algérie, qui a été ébranlée par une série de scandales de corruption, à l’image de ceux du projet d’autoroute Est-Ouest et de Sonatrach, fournit des arguments supplémentaires aux ONG qui, tout en établissant des rapports virulents, n’omettent surtout pas d’évoquer la passivité des pouvoirs publics face aux cas de corruption portés sur la scène publique.

Alors que depuis une décennie, l’Algérie n’a pas quitté la zone des nations en dégénérescence en matière de transparence dans la gestion des deniers publics, ni la justice et encore moins les responsables politiques -exception faite des lois promulguées contre la corruption- n’ont ouvert un débat sérieux sur le phénomène.

Car, en situation normale, toute affaire de malversation révélée dans les colonnes de la presse nationale, aurait dû faire l’objet d’une auto-saisine du parquet.

Quand un ministre de la République décrète «clos» un dossier scabreux, il est à se demander qu’a-t-on fait de la notion d’Etat de droit et d’indépendance de la justice. Comme quoi, le problème ne réside pas seulement dans l’«ennemi extérieur», le ver est bel et bien dans le fruit. *L’Expression-08.12.2012.

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