Le Barça ou le triomphe d’une philosophie

** «Un Barça sublime», «énorme» remporte sa quatrième Ligue des champions

 La presse espagnole rivalise de superlatif pour expliquer la victoire des hommes de Pep Guardiola…

 Carles Puyol et l'hommage fait à Eric Abidal

 

**«La grande victoire du Barça à Wembley met en évidence l’âge d’or du football espagnol»

 le FC Barcelone bat la  Manchester United (3-1)

 

La presse espagnole rivalisait de superlatifs dimanche après la quatrième Ligue des champions remportée la veille par le FC Barcelone, contre Manchester United (3-1) à Londres: «un Barça sublime», «énorme», ou encore «de légende».«Ils sont une légende», titrait en une le journal catalan La Vanguardia avec une photo pleine page de Lionel Messi, l’homme de la finale, soulevant la Coupe aux grandes oreilles. «Le Barça remporte sa quatrième Coupe d’Europe en battant Manchester (3-1) à Wembley avec une démonstration de jeu spectaculaire», soulignait le journal. «Le meilleur», titrait l’autre grand quotidien catalan, El Periodico. «Un Barça énorme balaye Manchester et conquiert à Wembley la quatrième Ligue des champions». «Un Barça sublime conquiert sa quatrième Coupe d’Europe», titrait en une Publico dans un petit bandeau en bas de page. «La quatrième symphonie de Pep» Guardiola (l’entraîneur), écrivait plus loin le journal. Pour El Pais, le Barça a «touché le ciel à Wembley».«Barcelone est entré dans le panthéon des équipes qui marquent une époque après avoir gagné sa quatrième Coupe d’Europe», poursuivait le premier quotidien généraliste payant d’Espagne. «Un grand Barça obtient sa quatrième Ligue des champions», titrait El Mundo, ajoutant que le Barça avait «renversé Manchester avec des buts de Pedro, Messi et Villa».«La grande victoire du Barça à Wembley met en évidence l’âge d’or du football espagnol», écrivait le journal dans un éditorial, soulignant que l’Espagne, championne d’Europe en 2008 et du monde en 2010, était désormais la première nation au classement des titres en Ligue des champions: 13, contre 12 pour l’Italie et 11 pour l’Angleterre. «Le monde du football regarde aujourd’hui l’Espagne avec envie», ajoutait le quotidien. «Champions!», titrait simplement le journal sportif catalan Mundo deportivo. «La quatrième pour le Barça, la meilleure équipe du monde». «Superbarça», reconnaissait le journal AS, plutôt proche du Real Madrid, qui avait été éliminé en demi-finales de la compétition par l’équipe «blaugrana».«Le football espagnol reste au somment du monde», ajoutait AS, pour qui Manchester n’a «duré que dix minutes» samedi soir face à la «démonstration» du jeu de passes du Barça et de Messi, élu homme du match. (AFP-29.05.2011.)

****Le FC Barcelone, maître du football en Europe

Le FC Barcelone, maître du football ibérique, même s’il a loupé de peu un doublé en cédant la coupe du Roi à son éternel rival, le Real Madrid, est devenu samedi soir le maître d’Europe, en s’adjugeant le titre suprême de la Ligue des champions, dans une finale mémorable sur la pelouse du stade mythique de Wembley, en dominant outrageusement les Anglais de Sir Alex Fergusson.

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Un véritable spectacle offert par Lionel Messi et consorts qui ont montré tout leur art footballistique et technique avec un titre à la clé pour couronner une saison époustouflante. Un Barça qui rentre dans l’histoire avec son style de jeu offensif et spectaculaire à la fois, qu’il a  confirmé face à MU et contre lequel aucune équipe, même son rival le Real, avec sa pléiade de stars et son entraîneur José Mourinho, n’a réussi à égaler cette saison.Un Barça avec sa dream team et son jeune entraîneur qui passionne des millions de fans à travers le globe tout entier, et en Algérie en particulier.

Des Algériens connus pour leur passion partagée pour les deux clubs mythiques ibériques, le FC Barcelone et le Real Madrid. Des Algériens qui n’ont pas raté cette seconde explication entre le FC Barcelone et Manchester United. Certains quartiers de la capitale s’étaient d’ailleurs parés des emblèmes de la formation catalane plusieurs heures avant la finale, narguant du coup leurs «rivaux» du Real Madrid qui espéraient vraisemblablement une défaite du FC Barcelone.
Un souhait qui ne sera pas exaucé au bout de 90 minutes époustouflantes et d’un Barça magique, poussant même les fans algériens à supporter les «blaugrana», tellement ces derniers étaient séduisants sur le terrain. «Au départ, je supportais MU, mais avec la prestation du Barça et son jeu offensif, je ne pouvais que souhaiter un succès mérité des coéquipiers de Messi», explique Akli, un fan invétéré du Real Madrid.

Une grande équipe de Barcelone qui a quasiment tout raflé ces trois dernières saisons, avec trois Liga de suite (2009, 2010 et 2011), une coupe du Roi (2009) et deux Ligues des champions d’Europe (2009 et 2011), faisant d’elle sans conteste la meilleure équipe au monde, avec en prime le plus beau football du moment, au grand plaisir des amoureux de la balle ronde. (El Watan-30.05.2011.)

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**Barcelone: Carles Puyol et l’hommage fait à Eric Abidal

 Le Barcelonais Eric Abidal soulève la Ligue des champions, le 29 mai 2011, à Londres.

 

C’est une petite histoire dans la grande, mais elle révèle aussi ce qu’est devenu le vestiaire du FC Barcelone. Car la quatrième Ligue des champions des Catalans, remportée contre Manchester United (3-1),  n’a pas été soulevée par un pur produit de la masia, mais par le Français Eric Abidal. Une entorse au protocole qui veut que ce soit le capitaine, en l’occurrence Xavi samedi soir, mais un vrai geste d’amitié pour un joueur opéré d’une tumeur au foie à la mi-mars. «L’émotion que je ressens ne peut pas s’expliquer. Je suis très reconnaissant à Puyi (Puyol) pour ce geste», explique le latéral gauche des Bleus sur le site de son club. Pourtant, Puyol et Abidal étaient en balance jusqu’au dernier moment pour une place de titulaire. La présence du Français dans le 11 rejetait automatiquement le capitaine barcelonais sur le banc. Ce qui rend encore plus saugrenue l’idée de permettre à Abidal de présenter la Coupe à Wembley. «Ce geste nous honore et nous rend plus fort. C’est une démonstration de ce que nous sommes et de la qualité humaine du vestiaire», loue Pep Guardiola.(20Minutes-29.05.2011.) Les barcelonais fêtent leur victoire sous les yeux du mancunien Wayne Rooney, le 28 mai 2011, à Londres.

***Ligue des champions: Barcelone assome Manchester United

 Les Catalans étaient trop forts, reconnaissent les Anglais…Le FC Barcelone, porté par un Lionel Messi éblouissant, a remporté samedi au Stade de Wembley sa quatrième Ligue des champions au détriment de Manchester United, au terme d’une finale maîtrisée de bout en bout (3-1). Comme lors de la finale 2009 disputée entre les deux mêmes équipes, la nette supériorité des Catalans, convertie par des buts de Pedro, Lionel Messi et David Villa, a eu raison des ambitions de Manchester, renvoyé au rang de faire-valoir. «Les spectateurs ont pu se rendre compte que nous n’avons pas seulement gagné, mais nous avons aussi joué un match brillant», s’est félicité Josep Guardiola, l’entraîneur catalan. «Je crois que c’est la meilleure équipe que nous ayons rencontr黫Nous avons été battus par la meilleure équipe en Europe et il n’y a aucune honte à ça», a reconnu son homologue mancunien, Alex Ferguson. «Je crois que c’est la meilleure équipe que nous ayons rencontré». «De temps en temps, vous vous heurtez à une équipe bien meilleure que vous, comme ce soir», a-t-il ajouté, estimant cependant que «nous espérions faire mieux». Les Barcelonais, à la hauteur de leur réputation de meilleure équipe de l’histoire, ont offert le festival technique que les observateurs attendaient.

Même si les Anglais ont espéré quelques minutes, avec un but de l’inévitable Wayne Rooney. «Manchester a la faculté de marquer un but à partir de rien. Compte tenu du maillot qu’ils portent et de leur histoire, ce n’est pas fini tant que vous n’avez pas tué le match», a analysé Guardiola après la rencontre. Un réveil mancunien de courte durée, Lionel Messi et David Villa ont remis les catalans en tête, permettant à Eric Abidal d’aller soulever le trophée.  Opéré d’une tumeur au foie en mars, le Français a pu aller savourer ce moment sur une idée de Carles Puyol, remplaçant samedi soir. (20Minutes avec Reuters-

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** Le Real Madrid remporte sa 18eme Coupe du Roi après son succès acquis face à son rival, le FC Barcelone

 Le Real a trouvé la clé pour battre le FC Barcelone (1 à 0 ) 

 Les Madrilènes heureux après l'ouverture du score de Ronaldo

 

FC Barcelone-Real Madrid 0-1
Real Madrid : Ronaldo (103e)
Oh qu’il est loin le Real galactique et séduisant des années 2000. Critiqué par la légende Di Stefano pour son approche défensive, José Mourinho est en train de façonner une équipe bien loin du style flamboyant qui a fait la légende du club madrilène. Mais il a réussi son pari. Battre enfin le Barça et s’offrir son premier trophée avec le Real. Le tout au bout d’une partie d’échecs qui aura vu les Merengue surprendre en première période, puis s’émousser par la suite, avant de frapper de manière inattendue. Dès les premiers contacts, on sentait l’électricité dans l’air. Forcément, le spectacle en pâtissait. Face à la maîtrise du ballon barcelonaise, le Real n’avait qu’une solution : lancer des contres fulgurants. Et il le faisait parfois avec brio et se procurait les meilleures opportunités. Des tentatives de Ronaldo, l’une sauvée sur sa ligne par Mascherano (13e), l’autre repoussée par Pinto (36e), au poteau de Pepe, sur un coup de tête rageur (45e), le Barça était bousculé comme rarement.Casillas sort le grand jeu
Les Blaugrana retrouvaient cependant leur football au retour des vestiaires. Et faisaient face à un bloc madrilène, par conséquent, plus bas qu’en première période. Surement par prudence mais surtout par manque de fraîcheur. Car le Real semblait plus émoussé et payait les efforts consentis dans une seconde période à sens unique. Le Barça poussait et se procurait enfin des situations intéressantes (51e, 66e, 70e), Casillas étant même obligé de sortir le grand jeu devant Messi (75e), Pedro (76e) et Iniesta (81e). Pliant sans rompre, le Real se réveillait… dans les arrêts de jeu mais Di Maria tombait sur un impérial Pinto, le titulaire en Coupe (90e+1). La prolongation était alors inévitable…
Et le scénario ne changeait pas d’un iota. Seulement, le Barça était moins tranchant et son adversaire beaucoup plus en contre. Et qui de mieux que Ronaldo pour débloquer la situation ? Après un essai flirtant le montant (99e), le Portugais, servi par un excellent centre de Di Maria, fusillait de la tête Pinto (0-1, 103e). En dépit d’une domination totale par la suite, les Blaugrana ne reviendront plus, malgré l’expulsion de Di Maria (121e). Le Real a enfin trouvé la clé pour battre son rival et envoie un signal fort. La double-confrontation en Ligue des Champions promet déjà ! (Le Figaro-21.04.2011.)La finale en images

Le Barça ou le triomphe d'une philosophie  lire_aussi_sport24_469141_7975607_1_fre-FR
**Le Real et le Barça se neutralisent 

 

 Le premier Clasico a débouché sur un match nul entre les deux ogres du football espagnol (1-1). Après avoir ouvert le score par Messi, les Catalans se sont fait rejoindre en fin de match sur un penalty de Cristiano Ronaldo. En infériorité numérique, le Real a montré que l’écart qui le séparait de son grand rival n’était pas aussi grand qu’on a bien voulu nous le faire croire. Dans l’optique des trois prochains Clasicos, le vainqueur moral, c’est peut-être lui. var id2 = ’0.07528556018868215′;

Barcelone est reparti de Madrid avec un point. Ce qu’il était venu chercher en fait. Un bon résultat pour les Catalans, qui gardent leurs 8 points d’avance en tête de la Liga et qui devrait leur permettre d’être sacrés champions d’Espagne dans quelques semaines.Mais en y regardant de plus près, ce match nul n’est pas un si bon résultat que ça. Parce que le Barça peut nourrir des regrets et surtout, se dire que son grand rival n’est pas très loin de lui.Albiol exclu, Messi ouvre la marque
Pourquoi avoir des regrets? Car les champions d’Espagne avaient la rencontre en main lorsqu’ils ont ouvert la marque sur un penalty de Lionel Messi, consécutif à une charge d’Albiol sur Villa (53e). Penalty, carte rouge, 0-1: plus rien ne pouvait arriver aux Catalans.
Le Real a du mérite
Mais même à dix contre onze, les Madrilènes, eux, n’ont pas abdiqué. Mieux, ils parvenaient à se créer plusieurs réelles opportunités et il fallait une jambe d’un défenseur ou un grand Valdès pour éviter l’égalisation.
Finalement, elle intervenait méritoirement à dix minutes du terme: Alvès taclait Marcelo et l’arbitre accordait (généreusement) un penalty que Cristiano Ronaldo transformait.Messi vs Ronaldo
Avant ça, lors de la première mi-temps, les hommes de José Mourinho sont apparus bien en place, tentant d’exploiter au mieux les pertes de balles adverses. Sans pour autant être toujours en réussite face à la maîtrise de l’adversaire, la Maison Blanche a posé bien des problèmes à l’arrière garde catalane, où Puyol faisait son retour.
Les occasions? Pour Ronaldo par deux fois à Madrid, pour… Messi par deux fois au Barça. Un vrai match dans le match entre les deux meilleurs joueurs du monde. Le Portugais aura marqué pour la première fois contre le Barça tandis que l’Argentin a scoré pour la première fois contre une équipe dirigée par Mourinho. Voilà pour les premières.Mercredi, Coupe du Roi
1-1: tout le monde a donc de quoi se montrer satisfait. Mais pas le temps de digérer ce premier Clasico pour autant: les deux équipes repartiront au clash dès mercredi, avec la finale de la Coupe du Roi. Le Real pourra s’inspirer de sa prestation de ce soir pour tenter d’enlever son premier trophée depuis longtemps. Tout ça, alors que la Ligue des Champions arrive à toute allure. On n’a pas fini de parler d’eux. (7 sur 7 -17.04.2011.)

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© afp

© reuters

**Real Madrid – FC Barcelone : Ce «clasico» qui passionne les algériens

Ce 16 avril, Journée nationale du savoir, c’est aussi le jour où les «socios» algériens du Real et du Barça sauront qui sera champion d’Espagne 

 messi.jpgEh oui, nous serons sans doute des milliers à suivre ce soir, sur le petit écran, la énième empoignade entre Madrilènes et Catalans, pour oublier, l’espace d’un match, le médiocre spectacle offert par notre «botola» nationale.
Mais au-delà, c’est toute la planète football qui aura les yeux braqués sur le mythique stade de Santiago Bernabéu, où Messi tentera de tuer le suspens d’une 21e Liga qui lui tend presque les bras. En face, Cristiano Ronaldo essayera, lui aussi, de violer la cage de Valdès qu’il n’a pu transpercer depuis son arrivée en terre ibérique et même avant. Et forcément, c’est un match dans un autre entre les deux meilleurs artificiers de la Liga (29 pour Messi et 28 pour Ronaldo).
Pour le Real Madrid, la défaite, ce soir, est tout simplement interdite au risque de voir les coéquipiers de Villa célébrer à Bernabéu même leur troisième trophée d’affilée. En cas de défaite, les Merengues seront, en effet, relégués à 11 longueurs derrière le Barça, autant dire que la messe est alors dite. En revanche, une victoire leur permettra d’espérer coiffer les Catalans avec un retard surmontable de cinq points sur les six matches restants. Le clasico de ce soir sera assez disputé du fait que le Real humilié en novembre 2010 avec le mémorable 5 à 0 aura à cœur de laver l’affront à plus forte raison sur son terrain fétiche. Mais pour Messi, Pedro, Xavi et Iniesta, jamais vaincus à l’extérieur cette année, ils ne seront pas forcément dépaysés dans ce jardin madrilène où ils s’étaient bien amusés l’année dernière, mais surtout en 2008…Premier acteSigne de cette peur de mal faire, Mourinho, qui a été bien «corrigé» par la machine catalane au Camp Nou, s’est abstenu hier de faire la moindre déclaration en conférence de presse. Ayant sans doute compris qu’il n’est jamais bon de bomber le torse face une redoutable arme de destruction «missive», El Mou a préféré envoyer au charbon son adjoint. Son jeune collègue Guardiola, lui, la joue modeste. Jouer le Real chez eux est pour lui «un cadeau». Voulant peut-être titiller Mourinho qui fait le mort, le coach Blaugrana enfonce le clou : «C’est tout simplement l’équipe la plus puissante (le Real), la plus forte, qui arrive au meilleur moment (…) Nous avons envie de nous mesurer à eux.» Comprendre : une éventuelle victoire serait d’autant plus méritoire contre un Real… réellement fort et complet.Pour les Catalans, il y aura des cadres qui vont manquer à l’appel du cœur, à l’image de Pujol et Abdial. En face, seule l’absence de Lassana Diara dégarnira l’entrejeu madrilène. Autant dire que l’explication de ce soir promet d’être un régal pour les fans algériens des deux meilleurs du monde du moment. Et ce sera évidemment le premier acte de quatre duels de haute facture à vous couper le souffle, entre Liga,  Copa del Rey et Champions League. Socios des deux clubs, bon match !    (El Watan-16.04.2011.)*********************** **Le monde entier attendait ce «clasico». Les médias ont parlé d’un milliard de téléspectateurs. L’attente n’a pas été vaine et le spectacle aura été superbe, sauf évidemment pour les Madrilènes. C’est le cinquième «clasico» que le FC Barcelone remporte consécutivement, avec un goal-average qui est très significatif sur la supériorité du Barça: 16 buts marqués pour 2 encaissés. Et pourtant, le Réal était impressionnant, n’ayant pas goûté à la défaite depuis avril 2010, soit huit mois. Ses récentes victoires, tant en championnat d’Espagne qu’en ligue des champions ont convaincu les observateurs les plus sceptiques. Solide en défense, actif au milieu et percutant en attaque avec le duo Ronaldo-Higuain, le Réal faisait vraiment figure d’épouvantail, même pour des Barcelonais pourtant réguliers dans leurs performances si l’on excepte «l’accident» face au promu Hercules d’Alicante. Tout récemment, le team Azulgrana a retrouvé son efficacité en Liga mais demeurait tout de même second derrière le Réal. Le choc Barça-Real, ce n’est pas seulement un match à enjeu sportif. Car l’histoire atteste que le club catalan a subi dans la décennie 20 les inimitiés du pouvoir central madrilène sans oublier les évènements tragiques du temps de la dictature de Franco. Même le sigle du FCB a subi l’autoritarisme de l’ennemi honni. C’est ce qui explique les velléités d’autonomie de la part de la région catalane. A cela, il faudra ajouter le feuilleton relatif au transfert de Di Stefano au début de la décennie 50. Contacté par les dirigeants du Barça, Di Stéfano atterrira finalement au Réal qu’il aidera efficacement en championnat et en coupes d’Europe (5 victoires). Depuis l’arrivée de Johan Cruyft, une réelle philosophie de jeu s’est installée au Barça. Depuis plusieurs décennies donc, il existe en Catalogne une certaine idée du football où la technique et le collectif sont les vertus premières. Afin de pérenniser cette philosophie, un centre de formation «La Massia» a été ouvert et constitue un vivier de grande qualité. A titre d’exemple, sur les 14 joueurs qui ont participé à ce triomphe historique, 11 sont sortis de ce centre. Seuls, Abidal, Alves et Villa ont été recrutés. Du côté du Real, c’est une tout autre conception qui prévaut. C’est le recrutement tous azimuts de vedettes consacrées avec des erreurs de casting monumentales. Raul icône du club, a été poussé vers la porte de sortie et poursuit avec succès, sa carrière en Allemagne. Shneider, Robben, Van Der Vart et Huntelard, également chassés de la «Maison Blanche» (pas si blanche finalement!) et sont allés se couvrir de gloire en Italie, en Allemagne et en Angleterre où il n’est pas facile de s’imposer. Outre un effectif impressionnant, le nouvel entraîneur Mourinho a réclamé sept recrues. Il en a obtenu six et pas des moindres avec les internationaux Carvalho, Ozil, Khedira, Di Maria, Pedro Léon et Canales. Auréolé par ses victoires en Angleterre avec Chelsea et à l’inter de Milan, le médiatique Mourinho était, aux yeux des dirigeants madrilènes, l’entraîneur idoine pour briser l’hégémonie du Barça de ces deux dernières saisons. Au vu des premiers résultats, tout le monde a cru en la «méthode» du Portugais , avec un jeu en profondeur, en contres avec les rapides Ronaldo et Higuain, secondés par Benzema et Di Maria. Face à un adversaire catalan au jeu, collectif bien au point, on a constaté la faillite de cette méthode. Car, pour contre-attaquer, il faut avoir le ballon. Or, un pic effarant de 75% de possession du ballon a été enregistré en faveur des hommes de Pep Gardiola. Face à un adversaire de la stature du Réal Madrid, un tel constat est très significatif de l’extraordinaire performance catalane. Il est vrai que le milieu du FCB composé par les Xavi, Iniesta et Busquets constitue l’une des forces du nouveau patron de la Liga. Ce n’est pas tout, car les latéraux Abidal et Alvès constituent des points d’appui sur les côtés. A partir de sorties de ballon «propres», les Barcelonais ont dominé outrageusement leurs adversaires. La rapidité des attaquants Messi, Villa et Pedro a fait le reste. A certains moments, les Barcelonais ont ridiculisé les Madrilènes qui répliquèrent par la violence et les actes d’anti-jeu. Un exemple que l’arbitrage espagnol est en total décalage avec le niveau du football développé dans la péninsule : Messi, après avoir reçu un coup de coude asséné par Carvalho a écopé d’un carton jaune ! Ramos, vers la fin de la rencontre, a commis sur le prodige argentin un véritable attentat. Par ailleurs, alors que son équipe était menée au score, Mourinho fit entrer en jeu un récupérateur, Lassana Diara et un défenseur, Albiol! Peut-être pour éviter une déroute plus large. En tout cas, cette victoire du Barça, c’est la consécration du football collectif où l’intelligence peut s’exprimer de façon harmonieuse. C’est le triomphe d’un patient travail de formation sur la politique effrénée des stars. Maintenant, il y a lieu de s’interroger sur les retombées de ce cuisant revers sur l’avenir du Réal Madrid. Déjà, dans les milieux autorisés, on parle d’un recrutement massif lors du tout prochain mercato. Décidément, du côté de la Maison Blanche, on ne semble pas retenir les leçons. (Quotidien d’Oran-01.12.2010.)  par Adjal Lahouari*********************

8 réponses à “Le Barça ou le triomphe d’une philosophie”

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