Infos d’Algérie 1

 ** au Forum de la mémoire d’El Moudjahid

le secteur de la santé durant la guerre de Libération nationale

 un vibrant hommage à été rendu au professeur Jean-Paul Grangaud

Le professeur Mohamed Toumi, qui s’est  investi dans le secteur de la santé durant la guerre de Libération nationale, est l’un des principaux organisateurs de cette branche dans la Wilaya II, est revenu hier au Forum de la mémoire, sur  la contribution  de ce secteur à la Révolution et sur ces jeunes étudiants en médecine qui avaient rejoint les rangs de l’ALN. Avec des moyens rudimentaires, ils avaient soigné les moudjahidine dans les maquis. Il a rendu également un hommage au défunt Mohamed-Seghir Nekkache, qui avait lancé la formation paramédicale en pleine lutte armée.

A l’occasion de la journée mondiale de la Santé, le Forum de la mémoire, initié en coordination avec l’association Machaal Echahid, a voulu marquer cette journée en mettant en exergue la contribution des médecins et des infirmiers à la glorieuse révolution de Novembre. Par la même occasion, un vibrant hommage à été rendu au professeur Jean-Paul Grangaud qui avait choisi d’être algérien. Le professeur Mohamed Toumi, auteur du livre Médecin dans les maquis de 1954 à 1962,  a  été un acteur et un témoin de la guerre. Hier, il a préféré raconter plutôt que se raconter. Dans sa conférence, il a expliqué que le secteur de la santé a connu une véritable organisation après le congrès de la Soummam.  L’année 1956 a été un tournant du fait du grand nombre d’étudiants qui avaient rejoint les maquis avec la grève du 19 mai 1956.  Le moudjahid professeur en cardiologie, invité du Forum de la mémoire, a rappelé que le secteur de la santé durant la Révolution a connu deux phases distinctes. La première phase, de 1954 à 1956, est caractérisée par un manque flagrant en termes de personnel et de matériel. A cette époque, dira-t-il, le secteur de la santé de l’ALN était dans une situation lamentable et critique à cause, expliquera-t-il, de la faiblesse des moyens humains et matériels, et une efficacité très relative en l’absence de coordination, sauf, poursuivra-t-il, concernant l’acheminement des malades vers les bases de repli, qui était plus ou moins aisé.  La deuxième  phase, de 1956 à 1962, dont le début a coïncidé avec la grève des étudiants, avait connu une meilleure organisation de ce secteur, notamment à travers les formations dispensées au profit des futurs médecins et infirmiers. Ces derniers étaient venus soutenir les équipes sanitaires dont la situation devenait précaire. A cet effet, des commissions de santé ont été formées et ont été notamment animées par le Dr Frantz Fanon, Djamel Derdour et Haddam. Des sous-commissions ont aussi vu le jour et ont été prises en charge par Mustfai Kheira et Chentouf Mamia. Cette organisation, rappellera le docteur Toumi, ayant permis une meilleure prise en charge médicale et un appui à la logistique du médicament a constitué une aide aux autres wilayas après les activités menées au niveau de la Wilaya II. Pour ce qui est de la pharmacie, il a été procédé à l’achat de médicaments, à leur acheminement et à la formation de pharmaciens. Le professeur dira que les services de santé de l’ALN prodiguaient également des soins aux populations, notamment dans les régions isolées.
Nora Chergui -El Moudjahid-07.04.2013.

Ils ont dit…

Pr. Jean-Paul Grangaud «On a des compétences, et cela est un espoir formidable»

«Je suis vraiment très ému. Je dois dire, de prime abord, que j’ai eu beaucoup de chance dans ma vie. En fait, j’ai eu la chance de faire du scoutisme, et c’est à cette occasion que j’ai rencontré toute l’équipe des Scouts musulmans algériens, avec lesquels j’ai travaillé durant des années, soit, de 1954 à 1962.
Cela m’a permis de prendre conscience de la situation et aussi de nouer des liens très profonds avec ces personnes. Je pense, en particulier, à deux personnes qui ne sont plus de ce monde, en l’occurrence Mohamed  Kaddache et Mohamed Darwiche. C’étaient des responsables des SMA avec lesquels j’ai énormément travaillé à l’époque.
En 1963, j’ai été muté à l’hôpital El Kettar. Ensuite, dès 1965, j’ai été à l’hôpital Parnet avant d’aller à Beni Messous où l’on a formé une équipe qui voulait être au service des patients pour prendre en charge les enfants.
J’ai eu la chance également d’aller au ministère pour travailler sur la santé de la mère et de l’enfant. Je dois souligner, enfin, qu’on a des compétences. Et cela est un espoir formidable».
S.G.***Un vibrant hommage a été rendu aux différents acteurs qui ont porté la santé publique dans les maquis, et parmi ces personnalités : le professeur Grangaud qui s’est investi auprès des militants du FLN. «Le Congrès de la Soummam (20 août 1956), qui a mis au point l’organisation de la Révolution sur les plans politique et militaire, a omis l’organisation du secteur de la santé», a-t-il d’emblée déclaré. Et d’ajouter : «Il s’est avéré par la suite que l’organisation de ce secteur était  toute aussi importante.»  Il n’a pas manqué lors de ce rendez-vous de rappeler les étapes phare de cette organisation. Le professeur Toumi a précisé que le secteur de la santé durant la Révolution a connu deux phases distinctes, une première phase, de 1954 à 1956, caractérisée par un manque flagrant en termes de personnel et de matériel, alors que la deuxième phase, de 1956 à 1962, dont le début coïncide avec la grève des étudiants (19  mai 1956), avait connu une meilleure organisation de ce secteur, notamment à travers les formations dispensées au profit des futurs médecins et infirmiers. A cette occasion, il n’a pas manqué de rendre un «hommage appuyé» aux médecins qui ont rejoint le maquis et abandonné leur carrière pour prêter main-forte à la Révolution, faisant preuve d’un «grand sens du patriotisme et du sacrifice»  pour l’indépendance de l’Algérie. Parmi eux, les militants de la cause nationale, Annie Steiner et Jean-Paul Grangaud, notamment. Ce dernier a, d’ailleurs, pris la parole pour témoigner du rôle qu’a joué le personnel médical de l’ALN durant la Révolution, mais aussi pour exprimer ses espoirs quant aux compétences dont regorgent l’Algérie. «Nous avons des compétences et cela est d’un espoir formidable», a-t-il confié. (08.04.2013.)

Dr Lamine Khan, moudjahid et ancien ministre «Je fais là un témoignage de reconnaissance»

«Les circonstances ont fait que la grève des étudiants a eu lieu le 19 mai 1956, et beaucoup d’étudiants avaient rejoint le maquis. Il y a aujourd’hui   parmi nous un grand homme avec lequel j’ai fait ma quatrième année de médecine, à savoir le professeur Ismaïl Dahlouk. Pour ma part, je me suis retrouvé en Wilaya II avec un compagnon qui est tombé au champ d’honneur, Allaoua Benbaâtouche. On est partis ensemble et on est montés au maquis juste à ce moment-là. J’étais étudiant en médecine et le responsable de la wilaya a fait de moi un responsable sanitaire de cette wilaya. Naturellement,  j’ai organisé le système de la santé à l’époque en Wilaya II.  Il faut dire que la région de Collo, tout le massif de Collo, était déclarée zone interdite. Mais pour nous, c’était une zone libérée. En effet, lorsque je parcourais la wilaya, je n’avais jamais  quelqu’un avec moi. Je marchais toujours tout seul. Ce que j’ai pu faire à l’époque avec des moyens très dérisoires. C’était tout ce qu’on pouvait faire : essayer de donner quelques leçons à des camarades qui pouvaient lire le français étant donné que je n’ai pas reçu la formation médicale en arabe. Cela dit, le nombre était limité, mais il y avait beaucoup de jeunes filles qui  avaient déserté les bancs des lycées, ce qui a été d’un apport extraordinaire.  Quand j’ai été appelé à sortir pour aller à Tunis, Mohamed Toumi était déjà dans la wilaya et c’était mon aîné, en âge et en études. Cela dit, j’étais le responsable du service et lui faisait ce qu’il voulait. Néanmoins, il avait  beaucoup de responsabilités. Je voudrais lui rendre hommage devant la nombreuse assistance ici présente, parce que ce qu’il a vécu, lui, c’était la période la plus difficile, la période des opérations précieuses. A l’époque, l’ALN a été obligée de se transformer en petites unités. Et lui, il a préparé des gens pour permettre à chaque petite patrouille, groupe, etc., d’avoir son infirmier, en plus de la formation qu’il leur a donnée sur tout ce qu’il fallait faire sur le plan technique. D’autre part, j’ai tenu à assister à cette conférence pour rendre hommage au professeur Grangaud. Je voulais absolument être ici pour simplement lui témoigner notre reconnaissance et associer à son nom celui de tous les camarades ayant pris la décision de défendre une juste cause».
S.G.

Pr. Zermane Benaddouda
«Le corps médical algérien a été un corps honnête et sain»

«Je suis très honoré d’être aujourd’hui ici avec mes grands frères comme Mohamed Toumi et mes camarades médecins du même âge. Je tiens à rappeler que j’ai connu Mohamed Toumi, un de nos aînés, à Montpellier. Et je dois dire que beaucoup de médecins formés à Montpellier ont rejoint l’ALN.
J’ai également connu Lamine Khane lorsqu’il était étudiant en médecine à la Robertsau. A ce moment-là, on venait de passer la première partie du bac. Mais il y avait des contacts entre les étudiants et les lycéens. Et parmi les gens qui voulaient faire médecine, il y avait Belaïd Abdesslem.
D’autre part, j’ai eu la chance de travailler avec le Pr Grangaud dans le domaine de la santé publique, dans la prévention et en particulier dans la PMI. Nous avons travaillé ensemble en santé publique et en pédagogie. Et je tiens à rappeler que cette génération de Toumi,  Boudjellab,  Dahlouk, etc., a continué son travail de révolutionnaires parce que cette génération a vécu le problème des difficultés de la vie des Algériens, à ce moment-là.
Par ailleurs, à l’occasion de la journée mondiale de la Santé, il faut se rappeler et rendre hommage à toutes ces institutions qui nous ont aidés après l’indépendance, en particulier l’OMS et l’Unicef, sans oublier toute la corporation internationale qui nous a beaucoup soutenus et assistés après l’indépendance pour mettre en place un système de santé qui soit digne de ce nom.
Je dois dire enfin que le corps médical algérien de l’indépendance à nos jours a été un corps honnête, un corps sain.»
S.G.

Mme Khadidja Benguembour Moudjahida
«J’étais protégée par mes frères moudjahidine»

«Je suis l’une des plus jeunes maquisardes de la Wilaya II. Je suis issue d’une zone interdite et j’ai rejoint les rangs de l’ALN en 1959. En 1958, j’ai quitté la région où je vivais pour aller à Mila. Là-bas, ma tante, une moudjahida, assurait la logistique du centre de Ouled Askar. Après 1958, les contacts entre le maquis et la ville se sont nettement réduits, et il fallait trouver alors un agent de liaison. On m’avait désigné et j’ai, en fait, assuré cette mission près de huit mois environ. Je suis ensuite montée au maquis.
Aujourd’hui, je rends hommage à mon grand frère Mohamed Toumi que j’ai toujours considéré comme un père. Malgré les malheurs et les souffrances, je garde une belle image de la Révolution, parce que malgré tous les aléas et les dangers, j’étais protégée par mes frères moudjahidine.»
S.G.

Pr Ismail Dahlouk de la wilaya 4 historique
«Nous étions trois étudiants de la Kabylie à l’Oranie»

«Avant 1956, il n’y avait pas de système de santé dans les maquis. Les malades étaient acheminés vers les villes. Mais les cas étaient en fait très rares. 1956 a été une année charnière parce que le gouvernement français avait déclaré la mobilisation générale et avait envoyé le contingent en Algérie. Il avait intensifié la guerre.
L’Algérie a répondu. Il y avait deux événements importants en Algérie. C’était, d’une part, le congrès de la Soummam qui a permis de tout réactiver, de tout réorganiser et, d’autre part, la grève des étudiants, le 19 mai, qui a permis d’avoir des structures de santé. Après la grève, j’ai rejoint la Wilaya 4. On était alors trois étudiants : Saïd Remmouche, qui a pris la zone I, Hassan Khatib qui avait été affecté à la zone 3 et moi j’ai pris la zone centrale.
C’était vraiment une vie très difficile. Nous n’avions pas les moyens. En fait, nous étions  trois étudiants pour un territoire qui s’étend de la Kabylie jusqu’à l’Oranie. Le personnel que j’avais était composé de quatre jeunes infirmiers non qualifiés. Il était difficile de s’organiser, parce qu’on était dans une région encerclée. En fait, c’était presque une infirmerie de campagne. Je crois que j’ai eu beaucoup de chance. Un jour, je suis tombé sur une embuscade. J’ai été blessé. Il y avait trois morts et on était deux à être blessés. L’autre a été achevé. Moi, grièvement blessé, j’ai été malheureusement attrapé et  emmené jusqu’à Damiet où j’ai été opéré à l’hôpital de Médéa. Après, bien sûr, je me suis retrouvé en prison. Cela dit, le médecin qui m’a remplacé venait juste d’arriver en 1958. Il a été arrêté, torturé et exécuté lui aussi à Damiet, près de Médéa. Ce qui fait qu’il n’y avait presque pas de système de santé dans cette région. Et ce n’était pas facile de se retrouver dans ce genre de situation. Mais bon, on a survécu.»
Soraya Guemmouri- El Moudjahid-07.04.2013.

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*Relance de l’exploration minière..

un appel d’offres national et international pour l’adjudication de 18 sites pour l’exploration.

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L’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) vient de relancer l’exploration minière à travers un appel d’offres national et international pour l’adjudication de 18 sites pour l’exploration. Le dernier avis d’appel concernant le secteur des mines remonte au mois de septembre 2010, période durant laquelle l’ANPM avait attribué 17 titres miniers lors de la 35e session d’adjudication de la petite et moyenne mine, pour une valeur de 225,442 millions de dinars, à l’issue d’un avis d’adjudication pour l’exploitation et l’exploration de substances minérales industrielles.
L’attribution de ces titres avait été opérée à l’issue d’une séance publique d’adjudication tenue au ministère de l’Energie et des Mines le 21 octobre 2010.

Ainsi, ce nouvel avis d’appel d’offres constitue une relance au titre de la 36e session d’adjudication de titres miniers. Les 18 sites mis en adjudication sont situés dans les wilayas de Naâma et de Tébessa pour les grès et les sables siliceux avec pour destination la verrerie et, pour les argiles, dans les wilayas de Annaba, Adrar, Batna (2), Béchar, Biskra (4), Bouira, Mascara (2), Mostaganem, Ouargla, Relizane et Tamanrasset. Les superficies varient de 8 à 144 hectares. Les candidats qualifiés et intéressés par l’appel à la concurrence ont été informés de la possibilité de retirer les cahiers des charges pour chaque site auprès de l’ANPM. Cet appel, qui concerne aussi bien les sociétés nationales qu’étrangères, sera réalisé en deux phases : technique et financière. La date limite de dépôt des offres techniques a été fixée au 23 mai 2012 avant 10h ; l’ouverture des plis se fera en séance publique et en présence des soumissionnaires, le même jour et dans le même lieu, à partir de l’heure limite de dépôt des offres. Seuls les soumissionnaires sélectionnés à l’issue de la phase des offres techniques pourront participer à la deuxième phase qui concerne les offres financières. L’ouverture des plis des offres financières se fera mercredi 20 juin 2012, soit près d’un mois après, en séance publique et en présence des soumissionnaires.

Toutefois, en plus des conditions contenues dans les cahiers des charges, l’appel à la concurrence dispose que «ne peuvent soumissionner pour la substance considérée (argiles, grès et sables siliceux) que les personnes morales disposant d’une unité de production de produits rouges ou de production de verre ou d’un projet d’investissement dans le domaine considéré, avec un degré de maturation jugé suffisant». Selon les statistiques de l’ANPM, la production de sables siliceux en Algérie est assurée dans 8 wilayas uniquement par 12 sablières, dont 6 relevant du secteur privé. La production nationale a atteint environ un demi-million de tonnes en 2008. Toutefois, 53 titres miniers seraient en vigueur, dont 51 pour l’exploitation et deux pour la prospection sur 22 wilayas. Les domaines d’utilisation, à travers la verrerie et le ciment,
concernent surtout le bâtiment et l’automobile. (El Watan-12.04.2012.)

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Drogues en provenance du Maroc : plus de 43 tonnes saisies en six mois en Algérie

drogue © Archive NewPress

Durant les six premiers mois de l’année en cours, 43,6 tonnes de drogues ont été saisies, selon le bilan de la Gendarmerie nationale rendu public, ce mercredi 12 août, via l’agence officielle APS. La majorité des quantités saisies provient des frontières ouest et sud-ouest du pays, selon la même source.

Dans le détail, la Gendarmerie nationale annonce la saisie de « 20.619 kg de kif traité au niveau des frontières, particulièrement celles de l’ouest et du sud-ouest du pays, en plus de 22.031 kg saisis à l’intérieur du pays en provenance de l’ouest et autres 993 kg rejetés par la mer, soit un total égal à 43.643 kg ». 

Une quantité estimée à 82 476 comprimés psychotropes a été saisie au cours de la même période, ainsi que 82 828 grammes de cocaïne à l’ouest et au Centre du pays », ajoute le communiqué.

Selon la Gendarmerie, les affaires de la contrebande et le trafic de stupéfiants « occupent la première place avec un taux de plus de 31% pour chacune, suivie des affaires de trafic d’armes et de munitions avec 892 affaires traitées, soit un taux de 13,54%, et 2,23% pour le trafic de véhicules avec 147 affaires traitées ». *TSA/ mercredi 12 août 2015 | Par Rafik Tadjer | 

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*Perturbations sur le réseau téléphonique et ADSL :

Les explications « tardives » d’Algérie Télécom

**Alger– 09/08/2015 |** Le basculement des clients d’Algérie Télécom (AT) vers de nouvelles plateformes techniques plus modernes seraient les raisons des graves perturbations enregistrées ces derniers jours sur le réseau téléphonique et ADSL (internet haut débit filaire) et ce basculement  permettra aux abonnés d’AT d’avoir une plus grande capacité de réception et une meilleure qualité de service particulièrement en matière d’offres ADSL ».

C’est le chef de division des opérations des plateformes à Algérie Télécom, Hamza Azazene qui a avancé, dimanche, ces explications pour tenter de rassurer leurs clients confrontés à des coupures fréquentes ces dernières semaines

Il a relevé que les migrations vers ces plateformes touchent, souvent, des centaines de milliers de clients et sont suivies parfois de perturbations sur le réseau et de bugs sur certains équipements, ajoutant que cette opération de migration est généralement opérée de nuit, lorsque le trafic sur le réseau n’est pas important.

Ces migrations de l’ancien réseau vers les équipements de type MSAN (nœud d’accès multiservice de nouvelle génération) peuvent créer des perturbations au niveau des réseaux téléphoniques et notamment l’ADSL impliquant le changement de numérotation et d’adresse IP du client, qui doit en conséquence reconfigurer son modem pour se connecter à internet.

« Ces opérations suscitent parfois le mécontentement des clients mais elles sont nécessaires pour améliorer la qualité de service », a ajouté le même responsable.

Algérie Télécom éprouve aussi certaines difficultés à informer le client de ce basculement qui est du notamment au retard d’arrivée des notifications et à l’absence des locataires.

Pour cela, l’opérateur public a mis en place des équipes pour faire du porte-à-porte et du phoning à partir de 18h00 et les week-ends et de communiquer à l’avance sur les réseaux sociaux et le site web d’AT.

D’autres difficultés dans la mise en place du programme ont été soulevées comme le déficit en matière d’entreprises qualifiées pour la modernisation du réseau ou le raccordement de nouvelles cités. Il a été relevé aussi des difficultés d’opérer sur la voie publique, « nécessitant des autorisations qui prennent beaucoup de temps ».

« Les agressions quasi-quotidiennes sur le réseau d’AT comme les coupures accidentelles, actes de sabotage et vols de câbles, mobilisent des équipes techniques et retardent le déploiement du réseau filaire en Algérie (303 millions de DA de pertes en 2014 et plus de 34 millions de DA pour le premier trimestre 2015), a-t-on appris auprès d’AT.*Par Lila Ghali | 09/08/2015 | TSA

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*La maison d’un professeur cambriolée à Oran

les auteurs impliqués dans cette affaire arrêtés

Suite à une plainte déposée par un professeur d’université victime d’un cambriolage, les éléments de la sûreté d’Oran ont arrêté les auteurs impliqués dans cette affaire.

La genèse de cette affaire remonte à la semaine dernière lorsque deux individus se sont introduits dans l’habitation du professeur, sise à hai Es-Sabah. La victime qui se trouvait en compagnie de sa famille a été séquestrée et ligotée pendant quatre heures par les auteurs cagoulés, selon le responsable de la police.

Les malfaiteurs se sont dirigés vers le garage où ils ont pris le véhicule de marque Ford Fiesta qu’ils ont chargé d’équipements et autres objets. Une fois l’alerte donnée, un important renfort a été déployé par la police et plusieurs services ont pris part à cette opération, notamment les éléments de la salle des opérations de sécurité de wilaya, la police judiciaire et les services de police de Misserghine et de Boutlélis.

Les mis en cause ont pris la fuite en direction de Misserghine où ils ont été arrêtés. Les policiers ont récupéré le véhicule volé, deux plasmas, cinq portables, trois ordinateurs en plus d’armes blanches, d’arrache-clous et de cagoules. *el watan–vendredi 07 aout 2015    

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* Djezzy en chute libre depuis son achat par l’État algérien.

djezzy

Vimpelcom, la maison-mère de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy a publié, ce jeudi 6 août, ses résultats pour le premier semestre de l’année en cours. Pour Djezzy, sa filiale algérienne, tous les indicateurs sont au rouge, confirmant la baisse enregistrée en 2014, depuis le rachat de 51% de Djezzy par l’État algérien.

 Un chiffre d’affaires en net recul

Durant les 6 premiers mois de 2015, le revenu global de l’opérateur de téléphonie mobile a reculé de 9% par rapport à la même période de l’année dernière. En effet, le chiffre d’affaires passe de 68,1 milliards de dinars au premier semestre, à 62,1 milliards durant les premiers mois de l’année en cours.

 Une marge qui fond

 Dans le même temps, l’EBITDA (marge) de l’entreprise a enregistré une baisse de 13%, passant de 38 milliards de dinars au premier semestre 2014 à 32,9 milliards durant la même période de l’année en cours. Cela se traduit par une réduction du taux de marge de 55,8% à 52,9% sur la même période. Le taux d’EBITDA est un indicateur important qui permet d’évaluer les capacités d’autofinancement (en fonds propres) d’une entreprise.

Dans ce contexte, les investissements sont en forte baisse. Ils reculent de moitié (50%) sur la période étudiée, passant 17,5 milliards de dinars à 8,8 milliards. Le taux d’investissement (rapporté au chiffre d’affaires) est désormais à peine de 14% durant les 6 premiers mois de cette année, contre 26% sur la même période un an plus tôt.

Un plan de départ volontaire

L’opérateur Djezzy a mis en place un plan de départs volontaires, destiné aux cadres de l’entreprise. Contactée par TSA, l’entreprise dément un plan social ou une compression d’effectif, mais le plan vise tout de même à réduire le personnel.

Les cadres qui souhaitent « se séparer de l’entreprise » pourront le faire, moyennant une « compensation conséquente », déclare Salim Tamani, responsable des relations publiques et médias de Djezzy. *jeudi 6 août 2015 | Par Tewfik Abdelbari et Arezki Ibersiene |TSA

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*Les maisons de deux militantes brûlées en fin de semaine

     **Deux incendies et des doutes

**Alger-04 juillet 2015**En l’espace de vingt-quatre heures et presque à la même heure, deux maisons, appartenant à deux militantes politiques, ont pris feu. Mercredi, vers 11h30, l’appartement situé sur les hauteurs d’Alger d’Amira Bouraoui, militante politique et médecin, a pris feu.

Le lendemain, à la même heure, c’est le logement de Zoubida Assoul, avocate et présidente de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), qui a été dévoré par les flammes, à quelques encablures du premier.

Selon Amira Bouraoui, l’incendie s’est déclaré vers 11h30, mercredi. «Ma mère, qui habite au dessus, a entendu une explosion et un incendie s’est déclenché», raconte-t-elle. Les pompiers sont arrivés une heure et demie après. C’était trop tard.

Le lendemain, pratiquement à la même heure, un autre incendie est déclaré, à quelques encablures du premier. La victime ? Une autre militante politique. Elle s’appelle Zoubida Assoul. Ancienne juge, elle exerce en tant qu’avocate au barreau d’Alger. Elle a fondé, en 2012, l’UCP. Comme Amira Bouraoui, Zoubida Assoul n’a pas la langue dans sa poche.

Elle fait le tour des plateaux des télés privées et de certains journaux pour s’attaquer au régime. Ses positions la placent clairement dans l’opposition, même si son langage reste souvent mesuré.

Mais contrairement à l’incendie qui s’est déclenché chez les Bouraoui, la maison de Zoubida Assoul a d’abord subi «la visite» de gens invisibles qui ont eu le temps de prendre des documents et des ordinateurs, ainsi que des bijoux, avant que le feu ne se propage dans la maison.

Pourtant, la famille ne veut pas se précipiter. «Nous n’accusons personne», indique Cherif Chorfi, le mari de Zoubida Assoul et porte-parole de son parti. Selon lui, il n’y a aucun doute sur le caractère criminel à partir du moment où «il y a eu vol». En tout cas, l’avocate ne s’empêche pas de faire le lien entre l’incendie qui a ravagé son appartement et celui qui a touché la maison de Bouraoui.

De son côté, la fondatrice du mouvement Barakat (Ça suffit !) indique avoir des doutes en apprenant qu’il y eu un incendie chez Zoubida Assoul. «Malgré l’insistance de mes proches, je ne voulais pas penser au début à un acte criminel. Mais dès que j’ai entendu parler de l’incendie chez Mme Assoul, je n’exclus rien du tout», dit-elle.

Chez les services de sécurité, aucune conclusion n’est encore tirée. «Nous n’avons pas assez d’éléments pour l’instant. Nous communiquerons dès que nous aurons du nouveau», indique un responsable au sein de la DGSN.

Sur les réseaux sociaux, on ne s’empêche pas de faire le lien entre les deux incidents. Veut-on faire taire les deux voix ? Rien n’est exclu a priori. Car, les deux femmes ont un point commun : elles sont politiquement engagées depuis plusieurs années. Pire, Amira Bouraoui a même fait l’objet de campagnes de dénigrement depuis plusieurs mois. *Ali Boukhlef / el watan--04 juillet 2015

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- Samedi 06 juin 2015 : L’ONU affirme que l’Algérie a atteint tous les objectifs millénaires de développement. Sans préjudice au travail onusien, permettez-nous d’en douter. Ghoul, lui, ne semble avoir aucun doute : «Le tourisme pour se défaire de la dépendance aux hydrocarbures.» Vraiment ? Découverte du siècle, avec un siècle de retard. La vraie (petite) révolution est à trouver côté éducation nationale, Benghebrit souhaite bonne chance via YouTube aux candidats du bac ! Et on se joint à elle.

- Dimanche 07 juin 2015 : Début du bac en beauté, les «élites» chargées de concevoir le sujet confondent Kabani et Darwich. La poésie arabe et la cause palestinienne en prennent un coup. Tout comme Berriane où la violence se réinvite. Sûrement la forte chaleur qui échaude les esprits, si on tente une explication à la Sellal. Sinon, il se murmure que Raouraoua est à Zurich pour le scandale de corruption que vit la FIFA, une expertise algérienne est nécessaire, forcément.

- Lundi 08 juin 2015 : Bac jour 2, scandale 2. Une enquête est ouverte contre des fraudes via la 3G. Acte condamnable, mais avouons que nos jeunes s’approprient les TIC plus vite que nos dirigeants. L’enquête Khalifa, elle, tirerait à sa fin, la perpétuité est requise contre l’ex-golden boy. Il y aurait donc une justice, même lente ? Pas sûr, malgré sa position à l’état-major, Gaïd Salah félicite le «frère Saadani» pour ses «prouesses» au FLN. Lesquelles au juste ? Parce que nous séchons.

- Mardi 09 juin 2015 : Fini la lune de miel entre Alger et le FMI, ce dernier invite aux «réformes structurelles». El Mouradia n’allonge plus les chèques. L’ONU vient redorer le blason du pouvoir, le saluant pour «son leadership dans la solution malienne». L’honneur est sauf ! On ne peut pas en dire autant pour Benyounès. A l’APN, un député fait le buzz expliquant que sa situation est plus à plaindre que celle d’un chat, à cause de la politique d’importations. Un argument amusant pour une réalité amère.

- Mercredi 10 juin 2015 : Les mots doux de Gaïd à Amar révoltent. Pour Benflis, la situation est«gravissime», Hanoune s’insurge contre «une dérive dangereuse». Le sérail ne s’en émeut pas et Ouyahia, nommé président par intérim du RND, appelle le FLN, le TAJ et le MPA à former un pôle politique. Pendant ce temps, Khaoua, ministre des Relations avec le Parlement, salue «la bonne gouvernance de Bouteflika qui a permis un saut qualitatif» du niveau de vie des Algériens. Nous ne devons pas vivre dans le même pays.

- Jeudi 11 juin 2015 :  Sellal et Lamamra sont à Johannesburg pour «faire entendre la voix de l’Afrique». Conséquence : Bouchouareb se dispense de venir répondre aux questions des députés. Professionnalisme à l’algérienne. Ouyahia tient une conférence de presse-événement, il affirme que «Saïd Bouteflika n’a pas d’ambition présidentielle» et que le Président n’est pas «monarchiste».Tout ça pour ça ! Nous voilà rassurés. Ou pas, une coupure nationale d’internet se profile cette nuit. Pourquoi ? Mystère du pouvoir.

- 59% : des femmes algériennes trouveraient que le mari «a le droit de frapper son épouse pour diverses raisons», selon une étude conjointement menée par le ministère de la Santé, l’Unicef et l’ONU.
*Amrane Mahfoud Medjani / El Watan-vendredi 12 juin 2015

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107 assassinats en deux mois :

D’abominables crimes commis par des proches

**Alger–05.08.15 | el watan

Entre le 1er juin et le 31 juillet, plus d’une centaine de personnes ont été tuées par des membres de leur propre famille.

Le dernier crime commis remonte à tout juste 48 heures, lorsqu’un lieutenant gendarme a usé de sa kalachnikov pour tuer une jeune fille et sa mère aux Issers, dans la wilaya de Boumerdès.

Ce nouveau crime porte le nombre des personnes assassinées, durant cet été, à 107. C’est la «canicule» des affaires d’homicide volontaire. Le paradoxe est la montée du nombre des règlements de comptes entre membres d’une même famille qui finissent souvent par des meurtres.

Les bulletins quotidiens de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales ne cessent de rapporter des informations sur des cas pareils. Un fils qui tue son père, un époux qui électrocute jusqu’à la mort sa femme, un frère qui assassine son frangin, un neveu qui étrangle jusqu’à la mort son oncle…

Tels sont les exemples de meurtres qui sont en vogue cet été. Les auteurs sont dans leur majorité des jeunes de 16 à 38 ans. Quant aux victimes, leur âge varie entre 16 à 70 ans. Autre point important de cette vague d’assassinats : les criminels sont généralement des proches, voire des membres de la même famille ou des conjoints.

Plusieurs localités ont été secouées, ces dernières semaines, par des meurtres abominables. Electrocutées, étranglées, brûlées ou tuées au couteau, les victimes ont vécu des moments atroces avant de rendre leur dernier souffle.
Règlements de comptes

D’après les experts, la montée d’un cran des affaires de meurtre repose essentiellement sur le contexte dominé par l’émergence des images de décapitation d’otages diffusées sur les sites internet par des groupes extrémistes, tel l’Etat islamique. Tué par son neveu dans son sommeil De plus en plus de criminels agissent au moment où leurs proies sont emportées par le sommeil.

Ce fut le cas à Béjaïa, dans la commune de Kherrata, plus exactement au village d’Aït Smaïl où un crime  a secoué les villageois. Un jeune homme de 20 ans a tué au couteau son oncle pendant que ce dernier dormait. Selon les gendarmes, suite à un différend, D. B. a assené des coups de couteau dans le dos de sa victime pendant son sommeil, et ce, à son domicile, lui occasionnant des blessures mortelles.

L’assassin a été interpellé, avant-hier, par les gendarmes qui ont récupéré sur lui l’arme du crime et 8,26 g de kif traité. Le même jour à 16h, D. L., père de l’assassin, s’est présenté à la brigade de Gendarmerie nationale d’Aït Smaïl dans un état hystérique suite à l’interpellation de son fils par les gendarmes ; il a aussi été interpellé par les enquêteurs.

Dans la commune de Larbaâ, dans la wilaya de Blida, il y a cinq jours, une jeune femme a été électrocutée jusqu’à la mort, par son époux alors qu’elle dormait.

Selon les gendarmes, les causes de ce crime ne sont pas encore connues. Les enquêteurs qui se sont déplacés sur le lieu du crime poursuivent toujours leurs investigations.
Il tue son frère de 16 ans après un échange de mots.

La commune de Rasfa, dans la wilaya de Sétif, a été secouée, il y a quatre jours, par un horrible crime commis par un jeune homme de
17 ans. Ce dernier a tué son jeune frère de 16 ans. Les gendarmes ont souligné que suite à un différend survenu dans la commune de Rasfa (Sétif), le nommé K. Y., âgé de 17 ans, a assené un coup de couteau à son jeune frère de 16 ans, lui occasionnant une blessure grave au thorax. La victime a été immédiatement évacuée vers l’hôpital de Aïn Oulmène, où elle a malheureusement rendu l’âme.*Sofiane Abi / el watan

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Affaire de la résidence d’état

106 familles délogées à Zéralda

Taille du texte normale**Alger–06.08.15 | el watan** Les retombées de l’affaire de la résidence présidentielle de Zéralda ne semblent pas finies. Après le limogeage de hauts responsables de la sécurité présidentielle, le tour est venu à la centaine de familles résidant à proximité d’être délogées.

Dans la matinée d’hier, quelque 106 familles ont été obligées de quitter leurs maisons, pourtant bâties en dur, sans motif valable, sauf les mesures de sécurité citées officieusement par quelques responsables présents lors de cette opération. Les 106 familles concernées par cette opération ont été recasées dans la cité des 2160 logements Sidi M’hamed de Birtouta. Cette opération de relogement, dont la décision est venue «d’en haut», ne s’est pas déroulée sans incident. «Entamée dans la précipitation, seules une soixantaine de familles ont été listées, explique un des habitants délogés.

Pis encore, certains, qui figuraient sur la liste — c’est mon cas — ont été surpris par les propos d’un représentant de l’APC de Zéralda, qui nous a demandé de patienter le temps de mener une enquête et vérifier cette liste. Depuis ce matin, ma maison est démolie et ma famille est à la rue.»  Ne pouvant tolérer cette omission et subissant ce qu’ils qualifient d’«injustice», une quarantaine de chefs des familles oubliées de la liste des bénéficiaires ont affronté les éléments de la Gendarmerie nationale, qui ont fait appel à la brigade antiémeute.

Il y aurait même, selon les quelques habitants, des blessés dans les rangs des protestataires. Il a fallu que le wali délégué et le chef de la brigade de gendarmerie de Zéralda interviennent pour que les esprits se calment. Une commission d’urgence s’est réunie pour établir une deuxième liste comprenant les familles restantes. Jusqu’en fin d’après-midi, les travaux de démolition se poursuivaient, mais aucune nouvelle liste n’était encore dévoilée.

Panique à Moretti et Club des Pins

A quelques pas d’Azur-Plage, site ciblé par cette opération de relogement, les habitants des villages de Moretti et Club des Pins ont été pris de panique. «Notre emplacement pourrait gêner les responsables qui passent par là, s’emporte un résident au domaine Mellal, à Club des Pins. Ils sont indifférents à nos souffrances et aux immondices qui jonchent l’unique chemin menant vers leurs luxueuses demeures.

Comme nous ne sommes pas considérés comme des citoyens à part entière, nous n’avons aucune information officielle sur notre éventuel relogement, que des rumeurs.» La même situation est à déplorer chez leurs voisins de Moretti : «Sommes-nous devenus un danger pour la prospérité de nos responsables ?

Devons-nous disparaître des parages pour que les hautes autorités de ce pays puissent avoir la paix ?» se demande un sexagénaire, gérant d’une épicerie à Moretti. Une chose est sûre : ces citoyens promettent de ne pas se laisser faire et envisagent de bloquer la route s’ils n’obtiennent pas leurs droits ou s’ils sont délogés de la même manière que les 106 familles d’Azur-Plage, dans la commune de Zéralda.*Asma Bersali

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*Annulation des examens pour les médecins résidents de 2e année en médecine

*Les enseignants dénoncent la décision prise par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique 

Les enseignants dénoncent  la «manœuvre» du ministère

*samedi 30 mai 2015*–Les présidents des Conseils pédagogiques nationaux de spécialités (CPNS) se démarquent de la décision prise par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique portant annulation des examens pour les médecins résidents de 2e année en médecine prévus à partir du mois de juin 3015.

En réponse au mouvement de grève entamé par les médecins résidents protestant contre la tenue des examens, le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas trouvé mieux que d’annuler simplement les épreuves et de demander de procéder à une évaluation des étudiants basée sur l’appréciation du chef de service et du directeur de stage.

Dans un instruction datant du 19 mai adressée aux doyens des facultés de médecine, la direction de la formation doctorale au ministère de l’Enseignement supérieur a signalé que «suite aux doléances des résidents et à la réunion regroupant les doyens et les comités pédagogiques nationaux de spécialité le 18 mai et au vu de la non-disponibilité des carnets de résidents, il est demandé à titre exceptionnel, jusqu’à la révision de l’arrêt 709, à une évaluation basée sur l’appréciation du chef de service ou du directeur de stage et validée par le CPRS sur les anciens carnets».

Les présidents des comités pédagogiques présents à cette réunion affirment s’opposer à l’idée d’une annulation des épreuves et des propositions ont été suggérées mais non retenues. «Le rejet de l’annulation est retenu à l’unanimité, mais c’est le contraire qui s’est produit. Il n’a jamais été question d’annuler les examens alors que les dates sont déjà fixées.

Effectivement, le problème des carnets de résident a été soulevé et nous avons proposé le report et non pas l’annulation. Nous avons été surpris le lendemain par le fax du ministère adressé aux facultés dans lequel il demande de sursoir à ces examens et de juste procéder une évaluation interne. Ce qui sera plutôt plus pénalisant pour les étudiants. On n’a jamais vu cela», s’indigne un président d’un comité pédagogique, qui qualifie cela d’un «agissement méprisant vis-à-vis des enseignants de la part de leur tutelle».

Les présidents des comités pédagogiques de l’Est, de l’Ouest et du Centre ne comptent pas laisser passer cet affront et décident d’interpeller le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaire (Snechu) avec qui une réunion a eu lieu mardi dernier.

Suite à cette rencontre, le Snechu saisit le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur en lui faisant part du mécontentement des CPNS et du syndicat et demande le réexamen de ce dossier. «Il n’est pas question de répondre aux menaces de grève en mettant en péril toute une formation», estime le Pr Djidjeli, président du Snechu.

Il rappelle que l’organisation de ces examens est fixée par arrêté ministériel signé par le ministre de l’Enseignement supérieur. «Comment peut-on surpasser avec autant de facilité un cadre réglementaire ?» s’interroge-t-il. Par ailleurs, le ministère semble faire marche arrière puisque les Conseils pédagogiques nationaux de spécialités sont invités à une réunion lundi avec le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur.*Djamila Kourta/ El Watan/ samedi 30 mai 2015

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**Affrontements dans le village d’Outoul, à 20 km de Tamanrasset

Huit personnes ont été blessées dans les affrontements qui ont opposé, ce week-end, la tribu des Kel Ahnet à celle des Adeg Ghali, dans le village d’Outoul, à 20 km au nord du chef-lieu de la commune de Tamanrasset.

Deux parmi les blessés, dont un policier en civil souffrant d’une hémorragie externe après avoir reçu plusieurs coups de couteau à l’épaule et aux membres inférieurs, sont sous surveillance médicale à l’Etablissement public hospitalier de Tamanrasset, a-t-on appris, hier, d’une source locale qui impute la cause de ces échauffourées à «un conflit tribal».

Tout a commencé lorsqu’un groupe de jeunes des Kel Ahnet, relevant du village Isselisken (à 25 km de Tamanrasset), s’en serait pris à deux habitants de la tribu des Adeg Ghali. Impuissants face à leurs assaillants armés de matraques et de couteaux à cran d’arrêt, ces derniers auraient appelé du renfort avant de livrer une véritable bataille rangée.

Ce qui a nécessité l’intervention des escadrons de la gendarmerie, qui ont été poussés jusqu’à tirer des balles en l’air pour disperser les belligérants des deux bords et rétablir ainsi l’ordre dans cette paisible contrée. Une réunion avec les notables et les chefs des deux tribus a été ensuite tenue pour faire entendre raison et tenter de résoudre à l’amiable le conflit opposant les deux communautés.

Toutefois, ce fut peine perdue, puisqu’au moment des négociations, les affrontements ont de nouveau repris, nécessitant une intervention sécuritaire musclée. Après moult tractations, le village d’Outoul a retrouvé son calme, assure notre source qui affirme qu’une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Joint par téléphone, un responsable local condamne fermement cet acte et préconise de mettre les notables et sages de l’Ahaggar à contribution pour démasquer les véritables instigateurs de ces violences. Notre interlocuteur a dénoncé «la mafia du foncier» qui serait à l’origine des différends existants entre les deux tribus. Plus explicite, il cite l’exemple «des lopins de terrain concédés dans des conditions douteuses à des ressortissants subsahariens.

Ceux-ci ont fait des mains et des pieds pour régulariser leur situation et bénéficier des aides octroyées dans le cadre de l’autoconstruction et de l’habitat rural, au détriment des autochtones qui en sont malheureusement privés». Il y a péril en la demeure  ! «Les autorités doivent prendre des mesures urgentes pour éviter que les scénarios de Touggourt et de Ghardaïa ne se reproduisent à Tamanrasset», a-t-il mis en garde.*Ravah Ighil -el watan-dimanche 5 juillet 2015

*Nuit agitée à Ain Bessam 

Les circonstances qui ont conduit à une nuit agitée à Ain Bessam

Ain Bessam a vécu durant la nuit de mercredi à jeudi des moments de forte agitation. En cause, la mort accidentelle d’un citoyen par un policier. Le drame s’est noué à une dizaine de minutes de la rupture du jeûne au moment où un policier a verbalisé un citoyen responsable d’un embouteillage monstre au centre vielle.

Le frère du citoyen, visiblement pas content de voir son frère ainsi sanctionné lance ses deux chiens, deux rottweilers, contre le policier. Ce dernier dégaine et tire sur les chiens. Sa balle touche le propriétaire prénommé Senai Abderaouf, 34 ans, surnommé «Rougi», en pleine poitrine qui tombe. Il succombera plus tard à l’hôpital de Bouira. L’auteur du coup de feu est lui aussi blessé à la main gauche. Entre temps, les policiers ont été pris à parti par les personnes présentes sur les lieux du drame.

Après le F’tour, nouveau rassemblement des citoyens qui se sont attaqués au siège de la Police. Il aura fallu l’arrivée des renforts de Bouira pour que le calme soit rétabli. Le wali de Bouira s’est rendu d’abord à l’hôpital, puis au domicile de la victime pour présenter ses condoléances en promettant la mise en place d’une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire.*Par Mourad Arbani | vendredi 03/07/2015 | algerie1.com/

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**Nuit agitée et violences à Ghardaïa

   Habitations et voitures saccagées

heurtsghardaiai

Après quelques semaines de calme précaire, la ville de Ghardaia renoue avec les violences. En effet, toute la nuit de samedi à dimanche, des heurts ont opposé des jeunes dans les quartiers de Kourti, Ben Ghanem et Chaâbat El-Telli .

Selon un élu local, cité par l’APS, ces incidents ont éclaté dans la soirée de samedi et se sont poursuivis au petit matin de dimanche, suite aux jets de pierres sur un véhicule par des jeunes non identifiés, au lieudit Chaâbat El-Telli, avant que d’autres jeunes ne s’en prennent au dispositif de maintien de l’ordre de la gendarmerie, déployé à titre préventif dans le quartier d’El-Kourti, proche du lieu de l’incident, en leur lançant des pierres et des cocktails Molotov. Une quinzaine d’éléments anti-émeute de la gendarmerie nationale ont été blessés au cours de ces heurts.,

Toute la nuit, le quartier a été le théâtre de jets de pierres et de bombes lacrymogènes. Les heurts ont eu lieu entre les jeunes et également avec les forces anti émeute de la gendarmerie qui ont recouru au gaz lacrymogène pour disperser les jeunes et contrôler la situation, a affirmé un habitant du quartier, avant d’ajouter qu’il a fallu attendre jusqu’à 4h du matin pour que le calme revienne.

Trois  habitations et trois véhicules ont été saccagés puis incendiés, dans ces violences survenues dans le quartier d’El- Kourti, selon un notable du quartier et élu local. Cette situation a provoqué, ce dimanche matin, la fermeture de l’ensemble des commerces et bloqué la circulation et le trafic routier dans ce quartier ainsi qu’un débrayage dans les établissements scolaires situés dans les quartiers d’El-Kourti et de Ben Ghanem.

Des brigades d’intervention rapide de la gendarmerie sont arrivées en renfort, appuyées par un hélicoptère, et ont été déployées pour renforcer le dispositif de sécurité mis en place par les pouvoirs publics depuis le début des événements de Ghardaïa, afin de préserver et de sécuriser les personnes et les biens, privés et publics.*Par Khidr Ali | dimanche 17/05/2015 | algerie1.com

**Le pouvoir doit en assumer toute la responsabilité

Le pouvoir assume l’entière responsabilité de la situation qui prévaut dans la wilaya de Ghardaïa, qui connaît, depuis dimanche dernier, une recrudescence de la violence intercommunautaire. Les responsables des partis politiques que nous avons pu joindre, hier, s’accordent tous à le dire.

Pour eux, cette incapacité à résoudre ce conflit a déjà fait plusieurs victimes et occasionné des pertes matérielles importantes. «Nous nous sommes déplacés plus de six fois à Ghardaïa. Nous avons tenté de rapprocher les deux communautés et d’apaiser les esprits. Mais on sent qu’il n’y a aucune volonté politique de résoudre cette crise. Dans ce sens, nous mettons le pouvoir devant ses responsabilités», explique Youcef Aouchiche, chargé de communication au FFS.

Tout «en appelant au calme», le FFS plaide pour un dialogue pour permettre aux deux communautés de vivre ensemble et régler le problème dans les plus brefs délais. Pour sa part, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) se dit «interpellé au plus haut point par les événements du M’zab et leur lot de victimes». «Les affrontements qui prennent de l’ampleur chaque jour ne sont qu’un échantillon de la faillite de l’Etat et de son impuissance à assurer ses missions nécessaires, à commencer par la sécurité et l’application de la loi.

Le pouvoir, de ce fait, est entièrement responsable car ses seules réponses ont été le pourrissement et la fuite en avant macabre depuis des années», explique Atmane Mazouz, chargé de communication au RCD. Selon lui, la tragédie de la vallée du M’zab est un vrai danger pour la nation et sa cohésion. «Elle soulève la question de la légitimité, du contrôle de l’exercice du pouvoir et l’urgence de la refonte de l’architecture institutionnelle dans le pays.

Le RCD et les Algériens dans leur ensemble suivent avec inquiétude l’évolution dangereuse de la situation où les forces de répression, dont des gendarmes et policiers, au lieu de garantir la quiétude des populations et la préservation des vies et des biens se comportent en véritable armée d’occupation et se permettent même d’être partie prenante dans un conflit communautaire», souligne-t-il. Le quotidien tragique de la population de Ghardaïa, ajoute-t-il, «ne peut avoir de solution sous ce pouvoir piégé par une logique tribale et clanique et qui a longtemps marginalisé et exclu cette région de sa part au développement».

Cette situation, précise pour sa part Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid, «est inquiétante». «Même en ce mois de carême, la violence ne s’est pas estompée dans cette région. Elle est symptomatique de maladie silencieuse qui couve dans le pays depuis longtemps (…). L’Etat s’est effondré et les dirigeants ne pensent qu’à rester en place», dit-il. Soufiane Djilali pointe du doigt l’absence d’une gestion de la société qui évolue, selon lui, en roue libre. «On n’a pas construit un Etat sérieux. La politique, c’est l’art de gérer les conflits, mais ce n’est pas le cas en Algérie», déplore-t-il. *Madjid Makedhi/  el watan-maedi 07 juillet 2015

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11 élèves mineures ont été violées durant le premier trimestre de 2015

Ce sont 11 élèves mineures qui ont été violées durant le premier trimestre de 2015, indiquent les services de la Gendarmerie nationale. «Ces viols subis par des élèves n’ont pas eu lieu dans des écoles mais dans les alentours des établissements scolaires.

Ces cas, qui ont été enregistrés dans la wilaya d’Alger, ont eu lieugénéralement suite à des fugues. Les auteurs de ces crimes ne sont pas du milieu scolaire», précise Djilali Bedan, de l’unité de la protection des mineurs de la Gendarmerie nationale, qui appelle à la mobilisation de toute la société.

Des chiffres qui font froid dans le dos. «Rien que la semaine écoulée, trois élèves ont subi les mêmes supplices dans l’environnement proche des écoles de la seule commune de Draria (hauteurs d’Alger)», précise cet officier qui intervenait hier à l’occasion des Journées de sensibilisation sur la violence en milieu scolaire. Une initiative de la direction de l’éducation d’Alger-Ouest, organisée au lycée Aït Messaoudène de Draria.

Nos enfants subissent la violence. Les textes de loi les protègent «mais les parents doivent cesser d’être des spectateurs et se contenter de dénoncer à voix basse. Il faut s’impliquer dans la gestion de la vie de leurs enfants via les associations des parents d’élèves qui permettent à ces parents de se faire entendre dans un cadre organisé, structuré et efficace», estime Mme Bacha, membre de l’Association nationale des parents d’élèves.

Dans cet établissement, les parents peuvent trouver des coordonnées d’associations d’aide et de soutien en cas de difficulté. Les participants, principalement des parents d’élèves et des enseignants, sont unanimes. L’enfant pourrait être, dans certains cas, auteur de violence. «Il ne faut pas que les parents continuent à se voiler la face. Si leurs enfants présentent des signes de violence, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide», clament des enseignants rencontrés sur place.

Selon les membres de l’Association des parents d’élèves, les enfants subissent les conséquences de la surcharge des classes, du programme et du bourrage pour rattraper les retards. L’introduction des mesures dans le cadre de la réforme de 2001 n’a pas été suivie par l’encadrement adéquat. «Nous avons saisi la ministre de l’Education nationale et avons remis un document de 24 recommandations pour améliorer les conditions de scolarité de nos enfants et atténuer les facteurs de violence. Nos enfants transmettent une violence subie quotidiennement. Ils ne jouent pas, il n’y a pas d’espace pour la pratique d’exercices physiques en groupe dans les écoles, des enseignants peuvent également présenter des carences en matière de formation, ne sachant comment traiter un enfant présentant des signes de comportement violent», explique encore Mme Bacha, qui interpelle les responsables du secteur pour une réelle prise en charge du problème. Une bombe à retardement est dans nos écoles, à en croire les cris d’alarme lancés par les enseignants.

Des cas de violence verbale, coups et blessures sur leurs camarades de classe et menaces sont enregistrés quotidiennement dans les salles de cours. Les «coupables» peuvent être des enfants d’à peine six ans. On ne peut plus dresser de limites aux enfants. Certains, même dans le primaire, n’hésitent plus à passer de la simple remarque du genre : «Madame, vous portez des chaussures pour hommes», à des menaces de mort en cas de mauvaise note obtenue. «C’est ingérable», s’inquiète une enseignante de l’établissement Boudjemaâ Temmim. «Les parents d’élèves se soucient peu de ce genre de dépassements qui aggravent les conséquences de l’impunité.» Une enseignante du primaire, présente à cette journée d’information, déplore que «les parents courent derrière les notes et les moyennes en se souciant peu du rendement pédagogique de leurs enfants et de leur comportement». Pour ces enseignants, «l’enfant transmet la violence qu’il subit à la maison et la pression autour des notes à ses camarades. Parfois, il nécessite une prise en charge. Les parents ont parfois du mal à accepter certaines réalités», déplore une enseignante de langue arabe.*Fatima Arab-El Watan-mardi 31 mars 2015

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*Le général Abderahmane Ayoub, victime d’un grave accident de la route, évacué en France

*son accompagnateur le colonel Yahyaoui est décédé

Le général Abderahmane Ayoub, Directeur des ressources humaines de la gendarmerie nationale, a été victime la semaine dernière d’un grave accident de la route survenu à Alger. Assez sérieusement touché (traumatisme crânien), il est d’abord évacué à l’hôpital militaire de Ain Naadja, où il tombe plonge dans le coma, avant que les médecins décident de son transfert en France à l’hôpital la Roseraie d’Aubervilliers, dans la région parisienne. Pour 48 heures, seulement, puisque il sera admis lundi à l’hôpital La Pitié Salpêtrière (Paris).

La nouvelle de cet accident mortel, puisque son accompagnateur le colonel Yahyaoui est décédé, a eu un effet de bombe dans les salles de rédaction, où Abderrahmane Ayoub, n’a que des amis. Entre « Dahmane », comme l’appellent d’ailleurs familièrement les journalistes, c’est une relation d’amitié, de confiance qui s’est forgée au fil des années durant lesquelles il a dirigé le service de communication de la Gendarmerie  nationale.

Le secret de cette relation tient au fait qu’Abderrahmane est un militaire atypique. Il sait conjuguer la rigueur du militaire au service de son institution à une dimension intellectuelle. Et le tout s’exprimant toujours dans l’humilité et la convivialité des gens de l’Algérie profonde dont il est un pur et authentique produit.

Si bien qu’entre Dahmane et les journalistes, c’est une vraie histoire d’amour qui s’écrit encore même s’il « a pris du galon ». En arrivant à la tête du service de communication de la gendarmerie, Abderrahmane Ayoub avait tout à reconstruire, voire tout à réinventer pour redorer le blason de l’institution qui venait de sortir éclaboussée d’un gestion tragique des événements de Kabylie de 2001 et 2002.

Un défi majeur que Abderrahmane a su relever en parvenant à faire changer de regard sur la gendarmerie redevenue une institution citoyenne qui communique. Fort de son intuition et avec une patience de bénédiction, Abderrahmane Ayoub a su mettre rapidement sur pied son réseau de journalistes en ciblant aussi bien la presse écrite que les médias publics lourds.

Au niveau du mode opératoire, il a également innové : plus question de communiqués stéréotypés et rébarbatifs, mais des déplacements sur le terrain. Et c’est ainsi que les journalistes ont pu sillonner le territoire national dans un journalisme « embarqué » , mais au sens noble, qui leur a donné l’occasion de voir comment les hommes de cette institution qu’est la gendarmerie sont quotidiennement engagés, et souvent au péril de leur vie dans la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme, la traque de la contrebande au niveau des frontières, mais aussi un combat sans merci contre la violence routière.

A travers les reportages sur le terrain des journalistes, les citoyens ont pu découvrir une autre institution, au service du pays. Et c’est incontestablement à ce niveau que se situe l’apport considérable d’Abderrahmane Ayoub et ses collaborateurs (notamment Rachid) qui a réussi à faire changer aux algériens le regard qu’ils portent sur la GN, vue désormais comme une institution de la république qui les interpelle mais surtout qui les écoute. Même après avoir quitté la direction de la communication, dont a hérité le colonel Kerroud, Abderrahmane  Ayoub est resté plus que jamais ami des journalistes. Tout en lui souhaitant un prompt rétablissement, nos pensées vont à sa femme et à ses filles et à toute sa famille. Courage, Dahmane !*Par Khidr Ali | 30/03/2015 | algerie1.com/

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**L’Algérie commande 250.000 tonnes de blé

Vendredi dernier, le cabinet français spécialisé en marchés des céréales, Agritel, annonçait une nouvelle commande de 200 000 tonnes de blé tendre à livrer aux Algériens à un cours variant entre 303 et 304 dollars la tonne en coût et fret. Selon les données recueillies par l’agence d’information financière Bloomberg, l’Algérie s’appuie sur les importations issues de son fournisseur traditionnel hexagonal, bien que le blé argentin affiche des prix plus concurrentiels. La raison invoquée pour justifier ces achats est la qualité du blé français. Les importateurs algériens sollicitent aussi, mais dans une moindre mesure, les exportateurs de blé meunier britanniques. L’agence Bloomberg indique que Gleadell Agriculture Ltd a annoncé l’expédition de 25 000 tonnes métriques de blé meunier britannique vers l’Algérie. Et de préciser qu’une autre cargaison de la même taille est prête à être envoyée le mois prochain. Le trader ajoute que le blé du Royaume-Uni en cours de chargement pour l’expédition en Algérie a été vendu par Alfred C. Toepfer International GmbH au cours des trois derniers mois.

Le directeur général de Gleadell Agriculture, David Sheppard, a également estimé que les ventes vers l’Algérie étaient très avantageuses pour les agriculteurs britanniques, dans la mesure où elles leur permettent d’obtenir de meilleurs prix même si le grain britannique n’est pas très compétitif sur le marché.
Si ces données dénotent d’une gestion approximative des achats des Algériens, elles laissent entrevoir un alourdissement de la facture céréalière. D’autant que la demande en Afrique du Nord, notamment en Algérie, maintient la pression sur les cours du blé en Europe occidentale. Vendredi, le prix du blé pour livraison en mai a augmenté sur le marché parisien à terme de 1 euro pour atteindre 210,75 euros la tonne. La situation des stocks ainsi que les conditions météo semblent aussi fortement préoccuper les traders.(El Watan-15.04.2012.)

**Exploitation aurifère..Des réserves prouvées de 100 tonnes

Si l’Algérie ne dispose actuellement que d’un seul gisement en production dans la région aurifère du Hoggar, les réserves d’or prouvées du pays sont «appréciables», selon le ministre de l’Energie et des Mines, atteignant «une centaine de tonnes». Des quantités «dont on est sûr, certifie Youcef Yousfi, et qui sont appelées à augmenter à la faveur de l’intensification de l’exploration».
Dans un entretien publié par le Quotidien d’Oran, le ministre explique que les estimations actuelles signifient «une exploitation de 5 tonnes par an sur 20 ans». Le ministre informe par ailleurs que l’Algérie compte intensifier l’exploration par ses propres moyens, mais aussi avec des partenaires étrangers, pour augmenter ses réserves aurifères.

Il faut savoir que le gisement de Tirek-Amesmessa, situé dans la wilaya de Tamanrasset, tourne au ralenti depuis le retrait de GMA Ressources, le partenaire australien qui a jeté l’éponge en octobre 2011, avançant des raisons liées à contraintes financières. Depuis cette date, la gestion totale de la mine revient au groupe Sonatrach, qui a repris les actions de GMA dans cette mine, dans l’attente de trouver un nouveau partenaire. GMA Ressources avait pourtant estimé, en 2010, que la mine de Tirek-Amesmessa était «un des plus importants gisements d’or en Afrique». La production de ce gisement n’avait cependant atteint qu’une tonne en 2009, au plus haut de sa production. Le ministre est revenu sur cet épisode sans nommer le groupe australien. «Nous avons de nouvelles mines que nous voulons développer, malheureusement nous n’avons pas choisi les bons partenaires», a-t-il dit en faisant allusion, entre autres, au groupe australien. «Ce sont de petites sociétés qui sont venues pour essayer de faire de bonnes affaires et elles n’ont pas les moyens techniques nécessaires pour développer ces mines de façon rationnelle et d’une manière qui puisse assurer la sécurité des populations et la protection de l’environnement», a expliqué le ministre. Après ces mauvaises expériences, l’attribution par le ministère de l’Energie et des Mines des permis d’exploitation minière se fera de «façon rigoureuse», dira encore en substance M. Yousfi. (El Watan-12.04.2012.)

**53 morts et 696 blessés dans 401 accidents de la circulation en une semaine

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53 personnes ont trouvé la mort et 696 autres ont été blessées dans 401 accidents de la circulation survenus entre le 10 et le 16 avril 2012 à travers le territoire national, indique ce mercredi un bilan de la gendarmerie nationale. Selon le bilan, une hausse a été enregistrée dans le nombre des accidents (+24), des morts (+9) et des blessés (+77), par rapport à la précédente période. Le plus grand nombre d’accidents a été enregistré dans la wilaya de Sétif (22 accidents) suivie des wilayas de Bouira et Médéa (21 accidents chacune), Oran et Aïn Defla (17 accidents) et enfin la wilaya de Djelfa avec 15 accidents.

Les principales causes de ces accidents sont l’excès de vitesse qui est à l’origine de 98 accidents, la perte de contrôle du véhicule (78 accidents), la négligence des piétons (38), les dépassements dangereux (34 accidents) et le non respect de la distance de sécurité (33 accidents). Le bilan des services de la gendarmerie nationale fait état de certains accidents survenus durant cette période dont celui du 14 avril au niveau de la route nationale no 03 A B dans la wilaya de Skikda qui a fait deux morts et 10 blessés. (Ennahar-18.04.2012.)

**La liquidation des entreprises publiques coûte cher à l’Etat

La liquidation des entreprises publiques déficitaires continue de peser lourd sur le budget de l’Etat.

Selon un rapport de la Cour des comptes, le Fonds de liquidation des entreprises a enregistré, en 2009, un solde négatif de 410 millions d’euros. Selon une source du ministère des Finances interrogée hier par l’APS, il n’est pas, pour l’heure, question de fermer ce CAS car l’opération de liquidation des entreprises publiques n’est pas encore terminée. La Cour des comptes a été très critique à l’endroit de la gestion du plus ancien des CAS en relevant «un manque de sincérité de la comptabilité de l’ordonnateur».

Les liquidateurs ont d’ailleurs été mis au banc des accusés vu que l’on note que les comptes financiers des entreprises liquidées ne sont ni clôturés, ni fait objet de transfert de leur avoir. Ce à quoi on répond que «les liquidateurs n’ont pas terminé leurs actions qui s’achèvent avec la vente du patrimoine ou qu’il n’ont pas établi les rapports finaux dans les cas de ventes opérées».

L’économiste M’hamed Hamidouche nous confie dans ce sens que les autorités ont limité les missions des liquidateurs dans le temps.Or, la gestion de ce genre d’opérations peut s’avérer extrêmement complexe vu qu’elles s’étendent à la gestion des actifs résiduels des entreprises liquidées et des frais y afférents. Il évoque aussi la possibilité de recourir à de nouvelles liquidations soit par la constatation de déficits successifs ouvrant la voie à la liquidation judiciaire, soit pour des raisons politiques et stratégiques liées aux restructurations.(El Watan-15.04.2012.)

*Fret maritime …L’Algérie a dû payer 12 milliards de dollars en 2011…

Les armateurs internationaux imposent aux importateurs et aux exportateurs algériens d’être payés d’avance et en devises..

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Terminal &agrave; containers au port de B&eacute;ja&iuml;a.<br /> » src= »http://www.elwatan.com/images/2012/04/04/economie_939150_465x348.jpg » /></span></a></strong></span></p>
<p><span style=Le coût du fret maritime a été d’environ 12 milliards de dollars en 2011, année durant laquelle l’Algérie avait importé pour près de 50 milliards de dollars.

Au terme d’infructueuses démarches auprès des Douanes algériennes visant à obtenir le droit de transférer vers leurs pays respectifs les recettes des opérations de fret effectuées pour le compte d’importateurs algériens de janvier 2010 à ce jour, des armateurs internationaux – parmi lesquels les leaders mondiaux du fret maritime comme CMA-CGM, LSK, HK et Arkas – ont décidé d’imposer aux importateurs comme aux exportateurs algériens d’être payés d’avance et en devises. La date de prise d’effet de cette décision, fixée au 15 avril 2012, selon le journal français La Tribune, portera un coup dur à notre économie qui, non seulement, est dépendante des importations, mais aussi et surtout des navires étrangers. Si elle venait, comme c’est tout à fait probable, à être prise, cette décision produirait l’effet d’un embargo qui mettrait en évidence la vulnérabilité de notre pays et son incapacité à assurer par ses propres moyens ses approvisionnements. La presse économique française cite le cas de CMA-CGM qui attend des autorisations pour le transfert de 100 millions de dollars, de Maersk en attente d’un visa des Douanes algériennes pour transférer 80 millions de dollars et d’Arkas, en quête d’un transfert de 60 millions de dollars. L’affaire aurait, selon le journal français La Tribune, pris des proportions diplomatiques. Les ambassadeurs de France, d’Espagne, d’Allemagne, de Suisse, d’Italie et de Turquie en Algérie auraient même adressé une lettre faisant part aux autorités algériennes de leurs inquiétudes au sujet de ces entraves aux transferts légaux des recettes des armateurs en sollicitant leur intervention pour résoudre rapidement ces problèmes qui grèvent lourdement la trésorerie des affréteurs concernés. Toujours selon la même source, l’Union européenne et le gouvernement français se seraient saisis du dossier sans obtenir toutefois d’écho favorable auprès des autorités algériennes. La décision collective des armateurs étrangers est le résultat d’un contentieux portant sur le transfert de leurs recettes d’un montant cumulé d’environ 500 millions de dollars. La loi, notamment les règlements de la Banque d’Algérie, les y autorise on ne peut plus clairement. Depuis janvier 2010, une troublante décision des Douanes algériennes fait subitement, on ne sait dans quel but, obligation aux armateurs concernés d’encaisser les recettes de fret dans un délai ne devant en aucun cas excéder 3 mois à compter de la date d’escale du navire. Un délai à l’évidence trop court dans un pays aussi bureaucratique et procédurier que le nôtre, où il faut beaucoup plus de temps pour remplir toute la panoplie des formalités requises. Tous les armateurs étrangers ont été de ce fait contraints de facturer, au-delà du délai imparti, les opérations de fret effectuées. Ils sont ainsi tombés sous le coup de l’interdiction de transfert pour des raisons imputables aux défaillances de la partie algérienne, qu’ils refusent d’endosser.

A ce grief à l’origine de la fronde des armateurs étrangers s’ajoute une autre décision des Douanes algériennes, tout aussi incongrue que la première, imposant une vérification systématique de toutes les factures des containers ayant franchi nos ports. Les armateurs, qui ne remettent nullement en cause le droit de contrôle dévolu à l’institution douanière, se plaignent par contre, à juste titre, des délais de vérification longs et fastidieux s’étalant parfois sur plusieurs mois du fait de l’insuffisance d’effectifs et de moyens affectés à ces contrôles exhaustifs. Cette directive, qui a également pris effet à compter de janvier 2010, est à l’origine d’une accumulation sans précédent de dossiers ayant causé le blocage du transfert de sommes importantes représentant les montants des prestations de transport fournies ainsi que les frais de surestaries engendrés par le nombre effarant de containers en attente dans les ports algériens. Le montant du contentieux concernant le volet containers s’élèverait à lui seul à plus de 150 millions de dollars. Une perte sèche pour le pays, qui a la fâcheuse habitude de laisser traîner dans les enceintes portuaires des containers appartenant à des firmes étrangères qui les facturent à la journée et qui, de surcroît, les retournent à vide à leurs expéditeurs. Or, il n’échappe à personne que le fret par containers n’est rentable que si ces derniers arrivent chargés et repartent dans les mêmes conditions.

Il est bon de savoir que le coût du fret maritime a été d’environ 12 milliards de dollars en 2011, année durant laquelle l’Algérie avait importé pour près de 50 milliards de dollars. Il sera sans doute plus important cette année si l’on se réfère aux prévisions d’importation qui dépasseraient allégrement ce chiffre.
Il est tout de même regrettable qu’un pays qui a l’inestimable avantage d’avoir une côte maritime longue de 1200 km ne dispose que d’une dizaine de vieux navires appartenant à une entreprise publique irrémédiablement déstructurée, laissant un marché du fret aussi juteux aux mains des seuls armateurs étrangers qui saignent le pays en pratiquant des prix parmi les plus élevés du monde.

*Tolérance zéro pour les fauteurs de troubles

La violence dans les stades algériens ne cesse de faire l’événement en ces dernières années.

Tolérance zéro pour les fauteurs de troubles

Le 27 décembre 2010, la Commission de discipline de la Ligue nationale de football (LNF) a infligé une suspension de deux matchs à huis clos au MC Alger suite au «mauvais comportement de son public» lors de la finale retour de la Coupe de l’UNAF des clubs champions contre le Club Africain de Tunis et ce, en réaction aux incidents ayant marqué cette finale (1-1) et qui ont causé des dégâts importants aux installations du stade.
D’aucuns attendent la décision de la Commission de cette même Ligue de football professionnel pour les derniers incidents ayant émaillé le match de Coupe d’Algérie USHM-USMA (0-0 / 4-1 aux tab) pour El Harrach. Il est vrai que la gravité de ce qui s’est passé cette fois-ci ne pourrait passer inaperçu et ne pourrait non plus être traité à la légère. 2 caméras de l’Entv détruites, 3660 sièges saccagés et 2 milliards de dégâts. Dans ce cadre, deux supporters ont été appréhendés. Et comme on sait qu’une seule caméra coûte la bagatelle d’un milliard de centimes, il faut bien mesurer le degré du danger que cette violence apporte. De plus, les prochains matchs du championnat seront décisifs aussi bien pour des équipes jouant les premières places que pour les autres clubs jouant le maintien. Ce qui donne donc beaucoup à réfléchir aux différents responsables et ce, quel que soit leur niveau et leur lieu de responsabilité. De là, à voir l’USM El Harrach privée de son public, c’est une évidence. Mais, le huis clos a bel et bien prouvé qu’il ne donne rien comme résultat. Depuis le temps qu’il est appliqué, cela n’a même pas permis de réduire la violence dans les stades. Ce mal social prend de plus en plus de l’ampleur chez nous et surtout en cette fin de saison.
Ironie du sort, le prochain derby prévu samedi prochain au stade 5-Juillet met aux prises deux équipes ayant causé des dégâts importants au sein de cette enceinte sportive. Faut-il rappeler qu’en 2010, le directeur général de l’OCO de l’époque, avait refusé tous les matchs du MCA au stade 5-Juillet. Et les Mouloudéens n’ont pu rejouer sur cette pelouse qu’après la fin de saison lors d’un match de la phase des poules de la Ligue des champions.
Si la délocalisation de ce match était décidée, cela changerait-il vraiment les données?
Les supporters vont-ils prendre conscience qu’ils nuisent non seulement à leurs clubs respectifs, mais aussi au football national et à l’image de l’Algérie?
Certains ont critiqué l’Entv d’avoir interrompu la retransmission de ce match, mais Yazid Belkout remarque: «On nous reproche souvent de ne pas filmer les matchs, comme cela se fait en Europe. Mais en Europe, les emplacements des cameras sont déterminés et surtout bien protégés. Chez nous, on place les caméras où on peut et aucun stade ne répond aux normes.»
Quant au directeur des sports de l’Entv, Yacine Bourouila: «Ce qui s’est passé est très grave. Il ne faut pas qu’on se taise sur ces actes. Comment voulez-vous dans ce cas que l’on travaille dans des conditions où le minimum de sécurité est absent….?», questionne t-il.
Et à ce propos, il est utile de noter que le MJS avait bien institué une commission chargée de trouver des solutions à ce phénomène, mais le président de cette commission, M.Abderahmane Bergui, avait déclaré qu’un responsable au sein d’une instance sportive met les bâtons dans les roues et empêche donc cette commission de faire son travail.
Il y a moins de deux semaines, l’ex-coach de l’EN espoirs, Mourad Ouardi, a lancé une association nationale pour le fair-play. Des hautes personnalités de divers secteurs et en particulier du secteur du sport en général et du football en particulier (joueurs-dirigeants, cadres supérieurs etc.) se sont réunis et doivent recevoir incessamment un agrément afin de pouvoir passer directement à l’action.
Et là, il est très important de faire la remarque suivante bien faite par l’un des principaux initiateurs de cette louable tentative, Ouardi: «Je précise bien que c’est une association pour le fair-play. Nous en avons assez d’entendre parler uniquement de violence. Alors, parlons désormais uniquement fair-play. Il y a un grand projet que nous comptons réaliser dès que nous aurons notre agrément», annonce d’ailleurs le concerné.
Il faut mettre les bouchées doubles et frapper de main de maître pour annihiler ce phénomène très nuisible. Certains responsables ont annoncé que des sanctions pourraient aller à la défalcation des points voire à la rétrogradation de l’équipe. Alors vivement ce genre de décision pour tenter de limiter au moins ce mal social et retrouver comme le dit si bien Mourad Ouardi, le fair-play. (L’Expression-03.04.2012.)

**Ce n’est pas l’essence qui manque

 

Un automobiliste à une station-service le 25 octobre 2010 à Saint-Pierre-Des-Corps

 

Cela a commencé dans les stations-service de la wilaya de Blida mercredi dernier. Le lendemain, le phénomène s’est répandu sur celles de la wilaya d’Alger. A voir les longues files de voitures devant la pompe, il est clair que quelque chose ne «tourne pas rond» dans l’approvisionnement en carburants. Le P-DG de Naftal, cette filiale de Sonatrach qui a en charge cet approvisionnement, fait tout pour rassurer les automobilistes. Que «les produits pétroliers sont largement disponibles», que «toutes les stations fonctionnent normalement», qu’il «n’y a pas de pénurie» d’essence, qu’il «n’y a pas de problème dans la distribution»…Des affirmations qu’il n’y a pas lieu de mettre en doute. Pourtant, la perturbation n’est pas une hallucination. Les files de voitures ne sont pas imaginaires. Alors? Et si l’on vous disait que c’est un défaut de communication! Eh, bien oui! Il a suffi d’une nouvelle programmation dans la distribution. Le directeur de l’énergie et des mines de la wilaya de Blida, Moussa Bibi, nous apprend qu’il y a eu effectivement «des travaux d’entretien des stations de raffinage, conjugués à un léger retard des approvisionnements en provenance de l’étranger». Il rejette pourtant toute rupture des approvisionnements. Mais quand il ajoute que «la situation va se normaliser dès samedi (aujourd’hui) grâce à la mobilisation d’une flotte de camions pour approvisionner la wilaya à partir de la raffinerie de Sidi R’zine» située à El Harrach, dans la wilaya d’Alger, on comprend qu’il y a une «soudure» comme en agriculture pour désigner la période entre deux récoltes. Toute soudure présente des «boursouflures». Comme celle des camions livreurs d’un point A réorientés précipitamment vers un point B. Le risque zéro d’une telle manoeuvre, avec toutes les précautions du monde, n’existe pas. Donc et en définitive, la maintenance des stations de raffinage au moment même où l’importation accuse du retard, sont les deux facteurs combinés qui ont obligé les responsables de Naftal à réorienter leur programme. S’en est suivi, inévitablement, des décalages d’arrivée des camions-citernes dans des stations-service. Innocemment, le pompiste qui a forcément vent de la provenance des livreurs peut en parler à ses clients qui à leur tour… Ainsi se répand la rumeur qui crée la panique. La demande s’envole et rend caducs même les moyens d’avant la «crise». Un retour à la normale n’est jamais facile quand on communique après coup. Il était plus simple, par contre, d’informer les pompistes et le public de l’opération «Sidi R’zine» avant de la lancer. Si on s’excuse «des désagréments» qu’elle pourrait, éventuellement causer, c’est encore mieux. Si on pense à un dispositif d’accueil adapté dans les stations concernées, ce serait le top. L’essentiel est d’étouffer dans l’oeuf la rumeur qui prend quelquefois le départ d’une banale conversation comme on l’a vu plus haut. Ceci ne veut pas dire que ceux qui sont à l’affût du moindre dénigrement n’aient pas agi pour tenter de transformer une «surchauffe» en incendie. Comme pour la pomme de terre. Comme pour ces grèves qui «métastasent». Comme pour ces armes blanches qui apparaissent dans les stades. Attribuer tous ces signes au hasard ou à la coïncidence, c’est méconnaître les rudiments de la subversion. Il faut savoir qu’en cette période électorale décisive, pour tous les Algériens, aucun coup ne nous sera épargné par ceux qui cherchent à déstabiliser l’Algérie. C’est-à-dire tous ceux que le changement n’arrange pas. D’ici et de l’extérieur. Leurs intérêts différents (profits et politique), convergent cependant assez pour s’allier. Il n’y a pas de pénurie d’essence dans notre pays. Ni de pomme de terre. La seule pénurie réelle est celle de la communication! Par Zouhir MEBARKI – Samedi 21 Avril 2012 -l’Expression.

**Pourquoi nos mendiants refusent-ils le pain?

Depuis 50 ans, on mange! On mange beaucoup. On mange tellement que même la morphologie de l’Algérien a changé. Nous avons de plus en plus de gros. L’obésité est même devenue une préoccupation de santé publique.

 

Infos d'Algérie 1

C’est le week-end ! On se lâche! On va traiter d’un sujet en apparence anecdotique mais vous verrez qu’il a des prolongements et une profondeur qu’il nous sera impossible d’aborder en totalité ici. A tous ceux qui, de l’autre côté de la Méditerranée nous demandent: «Mais qu’avez-vous fait durant 50 ans d’indépendance?», nous répondrons: «On mange!». On mange bien. On mange beaucoup. On mange trop. On ne vous dit pas tout de suite pourquoi. Continuons à «mastiquer». On mange tellement que, dans le hit parade des commerces, chez nous, c’est celui de la bouffe qui a la palme d’or. Pas besoin d’une quelconque étude de marché pour ouvrir un fast-food, quel que soit l’endroit choisi pour son emplacement, quelle que soit la spécialité choisie (pizza, mhadjeb, chawarma, brochettes, karantita, loubia, poissons, menu varié, italien, libanais, syrien, chinois,…) le filon est garanti et la recette (de la caisse, bien sûr) plus qu’assurée. Des fortunes se font dans les commerces de bouffe chez nous. Pourquoi? On ne vous le dit pas encore. Soyez patients. Alors, pour le pain, on ne vous dit pas! On en consomme comme nulle part au monde. On se goinfre de pain et il en reste toujours qu’on retrouve dans les poubelles. Oui, on mange. A l’exception de nos mendiants qui le refusent et préfèrent du fric, pas le «fric» avec lequel on fait cette succulente soupe de l’Est algérien, non, l’argent sonnant et trébuchant. Vous savez pourquoi? Encore un peu de patience! Oui, depuis 50 ans, on mange! On mange beaucoup. On mange tellement que même la morphologie de l’Algérien a changé depuis l’Indépendance. Nous avons de plus en plus de gros. L’obésité est même devenue une préoccupation de santé publique. Il n’y a qu’à voir les images et les films d’avant l’Indépendance pour se rendre compte que l’Algérien était en général plutôt svelte. Pour dire maigre avec une certaine élégance. Les «bien-en-chair» formaient une toute petite minorité. Pas de gros ni d’obèses, il n’y en avait pas. Pourquoi? Allez! On ne vous fera pas languir plus longtemps. On vous le dit. Pendant l’occupation coloniale, c’était la disette pour l’Algérien. Une misère qui a duré un siècle et demi. Pour survivre, il lui fallait être imaginatif. C’est ainsi qu’il «inventa» des plats que nos jeunes n’acceptent plus. Comme la «tchekhtchoukha» au centre du pays qui n’a rien à voir avec la tchekhtchoukha dont raffolent les Algériens aujourd’hui. La «tchekhtchoukha» coloniale c’était du pain sec trempé dans un semblant de soupe chaude juste pour la différencier du pain sec mouillé que l’on servait aux poules. Il arrivait de manquer même de pain sec. Nos grands-mères s’épuisaient, alors, à raconter d’interminables histoires aux plus petits pour vaincre la faim qui les tiraillait et les empêchait de trouver le sommeil. Difficile à croire, n’est-ce pas? Revoyez seulement la série de télévision tirée de «L’Incendie» de Mohamed Dib, réalisée juste après l’Indépendance. Et encore, la vie qui y est décrite est celle des habitants de la casbah d’Alger. La plupart de ces habitants travaillaient (c’est trop dire), disons s’échinaient comme dockers au port d’Alger. Ce qui leur permettait de ramasser des produits alimentaires ou autres déversés des sacs éventrés et endommagés lors des manipulations. A l’intérieur du pays, les Algériens qui n’avaient pas cette «chance» vivaient pire qu’à «Dar S’Bitar».
A la place du pain sec arrosé d’un semblant de soupe, ils avaient les racines et certaines plantes sauvages comme la «Guernina».
Ce qui a fondamentalement changé chez nous depuis l’Indépendance? Maintenant, on mange! On mange bien. On mange trop. On vit plus longtemps aussi! Pour conclure, disons que toute cette boulimie qui nous «frappe» depuis l’indépendance n’est due qu’aux privations dramatiques que nous avons vécues un siècle et demi durant. Qui aurait cru, il y a 50 ans à peine, qu’il faille aujourd’hui former des nutritionnistes, des diététiciens et des spécialistes pour rétablir le feedback positif chez les obèses? C’est-à-dire rétablir chez eux la fonction de satiété. Aujourd’hui, même nos mendiants mangent à leur faim. C’est pourquoi ils refusent le pain. La mendicité chez nous obéit à d’autres motifs. C’est un autre sujet. On vous le disait au début, çà à l’air anecdotique mais c’est d’une profondeur, on ne vous dit pas! A la question des nostalgiques de l’Algérie de papa, disons qu’aujourd’hui on mange à notre faim. On rote! Mais n’est-ce pas un peu tard pour vous intéresser à notre assiette? On s’est lâché! Lecture de week-end! Par Zouhir MEBARKI – Jeudi 19 Avril 2012 . L’Expression.

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*900 quintaux de pomme de terre sont récoltés chaque jour dans la wilaya

Mostaganem sauve la République

Ouf de soulagement pour les ménagères et grincement des dents pour le lobby des importateurs. Avec l’arrivée sur le marché depuis hier, de la pomme de terre de Mostaganem, les prix du tubercule commencent à chuter jusqu’à retrouver leur moyenne habituelle. Une moyenne de 900 quintaux de pomme de terre est récoltée quotidiennement dans la wilaya de Mostaganem; celle-ci atteindra dans les prochains jours un rendement de 1 500 quintaux, a indiqué hier à L’Expression le directeur des services agricoles (DSA) de la wilaya de Mostaganem, Abdelkader Mouissi.
«Un hectare produit un rendement de 300 quintaux de pomme de terre. C’est une moyenne, très satisfaisante, qui sera susceptible de répondre aux besoins des citoyens en la matière», a indiqué M.Mouissi, soulignant que les récoltes de pomme de terre enregistrées à Mostaganem peuvent rééquilibrer le prix de ce tubercule qui a connu une hausse record ces derniers temps. «Notre wilaya a cultivé une superficie de 8000 hectares de pomme de terre. Et nous recensons, cette année, plus de 5000 producteurs de pomme de terre exploitant entre 2 et 100 ha», a indiqué Abdelkader Mouissi, avant d’ajouter que la commercialisation de la pomme de terre primeur et saisonnière a débuté le 25 mars dernier à Mostaganem dans la perspective de revoir à la baisse le prix de ce tubercule qui a enregistré une hausse ces derniers temps. «La campagne de récolte de la pomme de terre atteindra son pic d’ici le 15 mai avec une moyenne de production de 1500 quintaux par jour», a encore appuyé le directeur de la DAS. Tout content et satisfait des rendements obtenus dans le courant de cette saison, Abdelkader Mouissi a également signalé que sa wilaya enregistre un grand flux de commerçants qui viennent de plusieurs wilayas du pays, mais surtout des régions de l’Est. «Nous observons un nombre de commerçants très important à travers l’ensemble des exploitations agricoles de la wilaya de Mostaganem. Ils y viennent quotidiennement pour l’acquisition de ce produit de large consommation» a-t-il témoigné, poursuivant que même les prix d’un kilogramme de pomme de terre ont baissé, depuis quatre jours et ce de 3 à 4 dinars, pour atteindre 60 DA le kg, alors qu’ils ont atteint la semaine dernière, 90 dinars le kg.
«La wilaya de Mostaganem prévoit, lors de cette saison agricole, une production de plus de 2 millions de quintaux de pomme de terre saisonnière sur une superficie totale d’environ 8000 hectares, soit une augmentation de 25% par rapport à la saison dernière» a encore précisé M.Mouissi.
Il convient de souligner que plusieurs actions ont été, d’ailleurs, menées par les pouvoirs publics et l’Union générale des commerçants et artisans algériens pour tenter de rassurer les consommateurs. Tandis que certains partis politiques n’ont pas manqué, bien entendu, de jouer à fond la carte de la pomme de terre. (L’Expression-22.04.2012.)

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Près de 50 terroristes s’apprêtent à se rendre aux services de sécurité

les pourparlers ont été menés dans la plus grande discrétion afin d’aboutir à un résultat positif, les futurs repentis auraient rejoint les maquis après 2000.

 

Des actions militaires contre les dernières poches du Gspc, branche présumée d'Al Qaîda au Maghreb sont actuellement menées au niveau de certaines zones au Centre

Alors qu’un terroriste vient de se rendre aux forces de sécurité qui activent sur le territoire de Tizi Ouzou, 46 autres s’apprêtent à déposer les armes ont confié des sources très au fait du traitement de la lutte antiterroriste. Même si aucun détail n’a encore filtré sur les tenants et aboutissants de cette opération, les mêmes sources ajoutent que les pourparlers ont été menés dans la plus grande discrétion afin d’aboutir à un résultat positif, soulignant que les futurs repentis auraient rejoint les maquis après 2000.
La dernière action militaire déclenchée dans cette région qui continue de subir les affres de la bête immonde, faisait état de l’encerclement d’un important groupe terroriste avoisinant la cinquantaine. Nos sources n’ont pas manqué de dire en plus de la situation déplorable des groupes armés sévissant encore dans les massifs montagneux de Tizi Ouzou, les conditions climatiques auraient incité beaucoup de terroristes à réfléchir pour réintégrer la société.
La nouvelle que nos sources souhaitent faire aboutir, intervient en pleine campagne électorale et au moment où certaines formations politiques se félicitent des résultats du processus de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale qu’elles continuent de soutenir. Il n’en demeure pas moins que cette opération concourt avec une situation préoccupante qui prévaut au Sud avec une menace terroriste grandissante conjuguée à une grave prolifération d’armes lourdes en provenance de la Libye, sachant que dans ce contexte, l’Etat, selon les mêmes sources, anticipe des stratégies de prévention pour contrecarrer le phénomène.
Il va sans dire que dans les mêmes circonstances, les forces de sécurité viennent de mettre la main sur un important réseau de soutien au port d’Oran chargé d’alimenter les groupes terroristes en armement. Il s’agit d’armes importées de France et d’Italie.
Pas moins de 16 trafiquants âgés de 25 à 60 ans ont été interpellés. Ces derniers s’adonnent à leur commerce illicite au niveau du marché hebdomadaire d’El Marsa situé géographiquement à 10 km au sud de Mostaganem. Cette action a été possible après trois mois d’investigations menées par les forces de la Gendarmerie nationale, qui réussiront à exploiter la banque de renseignements en leur possession, qui démasquera les auteurs agissant au profit des groupes terroristes à Tiaret, Relizane et Tissemsilt.
Une quinzaine de pistolets automatiques, des fusils de chasse de fabrication italienne et française et un important lot de munitions ont été récupérés.
Les mêmes sources confient que des actions militaires contre les dernières poches du Gspc, branche présumée d’Al Qaîda au Maghreb sont actuellement menées au niveau de certaines zones au Centre notamment, qui compte encore quelques dizaines de terroriste ajoutant que la lutte antiterroriste se poursuit avec la même détermination. (L’Expression-22.04.2012.)

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*Régularisation de la situation de prés de 66.000 citoyens âgés de 30 ans et plus vis-à-vis du service national

La situation de 65.956 citoyens, dont 1.228 résidants à l’étranger, âgés de 30 ans et plus a été régularisée vis-à-vis du service national, a indiqué jeudi le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. «En application des mesures édictées par le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale relatives à la régularisation de la situation des citoyens âgés de trente (30) ans et plus vis-à-vis du service national, les résultats de cette opération, pilotée par la Direction du service national, s’élèvent au 8 février 2012, à 65.956 citoyens dont 1.228 résidants à l’étranger », a précisé la même source. Dans le cadre de ces mêmes mesures, il a été également procédé à la régularisation de 142.743 retardataires des classes de 2002 à 2009, a encore précisé le communiqué. Le MDN a assuré que les centres du service national «continueront à accueillir et à prendre en charge les citoyens qui se présenteront et ce, indépendamment des calendriers de passage fixés antérieurement ».(LExpression-16.02.2012)

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*La «patate» qui menace la République

Peut-on avoir confiance dans un gouvernement qui n’arrive même pas à gérer la pomme de terre et à distribuer correctement des logements?

La flambée des prix des fruits et légumes constitue un véritable terreau d'où puisent ces islamistes

Placés sur l’autoroute des législatives, les islamistes algériens avancent sans freins et sans crainte. Leur carburant: la détresse sociale. La flambée des prix des fruits et légumes constitue un véritable terreau d’où puisent ces islamistes, en plus de leurs bastions traditionnels de militants. La conférence de presse organisée lundi dernier à Alger par l’Alliance verte renseigne à quel point les islamistes excellent dans l’agitation de la détresse sociale. Le président du parti El Islah, Hamlaoui Akkouchi dit avoir trouvé la solution à la flambée des prix. Pour qu’il délivre son sésame, le peuple doit voter pour l’Alliance verte. «Si notre alliance accède au pouvoir, nous fixerons le prix de la sardine à 35 dinars, le prix des lentilles à 60 DA» déclare-t-il. Voilà donc un discours mobilisateur et surtout porteur du point de vue électoral. Leur démarche tient d’une philosophie simple: un citoyen, une voix. Qu’importe que ce citoyen soit instruit, fellah, illettré ou paysan. N’est-ce pas que ces islamistes ont compris que les législatives ne se gagnent pas par des meetings dans des salles climatisées de la capitale ou au bout d’interminables débats sur les grands concepts sociopolitiques? L’heure est à l’action sur le terrain et par la proximité. Ils ont compris qu’il faut tenir le langage du paysan, crapahuter en montagne, écouter les doléances des populations les plus reculées. Et Dieu sait que les frustrations, les inégalités et les injustices sont nombreuses. De toutes les pénuries vécues par le pays, celle de la pomme de terre s’annonce comme l’une des plus graves, et ce pour plusieurs raisons. La pomme de terre est un aliment de base des Algériens, il est donc évident qu’une pénurie crée une frustration. Cette frustration est accentuée par la flambée des prix. Jamais un Algérien n’a imaginé, même dans le rêve, que le prix de la pomme de terre égalerait celui d’un fruit exotique comme la banane. Avec le lot de toutes les injustices et des tracas administratifs que subit chaque jour le citoyen, il est difficile de le convaincre d’aller voter. Comment convaincre les Algériens d’aller voter quand on les prive d’un aliment de base comme la pomme de terre, cultivée et produite en Algérie? A ce titre, le danger est double. D’abord, parce qu’il y a un risque d’un très fort taux d’abstention. Ensuite, d’une récupération électorale de cette frustration par l’Alliance verte, le parti de Djballah ou celui de Menasra. Résultat des courses: on s’est retrouvé dans une étrange situation kafkaïenne où la République est menacée par la patate.
En face, il y a des dirigeants autistes en panne d’idées ou alors ont-ils la tête ailleurs? C’est le cas de le dire puisqu’ils vont descendre du podium dans quelques semaines.
Comme la politique c’est l’art de vendre l’espoir, les islamistes excellent dans ce art sans faire recours aux grands concepts économiques. Car finalement, leur succès est proportionnel à la détresse sociale. Dans cet épais nuage d’incertitudes, les islamistes brouillent les cartes ou plutôt contribuent à les redistribuer. Entre-temps, les pouvoirs sont incapables de trouver des solutions durables aux tracas sociaux comme la flambée des prix. Nombreux étaient les économistes qui ont averti sur les graves conséquences des relèvements de salaires durant toute l’année 2011 avec effet rétroactif. Cette opération qui n’obéissait à aucune règle économique était donc strictement politique, destinée à acheter la paix sociale dans un contexte de révoltes arabes. Même le FMI avait attiré l’attention du gouvernement algérien. Dans son dernier rapport publié il y a quelques mois, le Fonds monétaire international avait exprimé de sérieuses inquiétudes sur la gestion de l’économie algérienne et formulé des critiques au gouvernement. Ce dernier, sûr du matelas financier, n’a évidemment pas pris en considération ces critiques. Peut-on avoir confiance dans un gouvernement qui n’arrive même pas à gérer la pomme de terre et à distribuer correctement des logements?(L’Expression-03.04.2012.)

**transfert illicite de devises à l’étranger par des importateurs de médicaments

Les dossiers transmis à la justice

L’Etat a récupéré 253 millions de dollars en surfacturation concernant 38 produits en deux ans

L'Etat a récupéré 253 millions de dollars en surfacturation concernant 38 produits en deux ans

Le circuit du médicament est miné par beaucoup d’intérêts car l’Etat y injecte 3 milliards de dollars par an.

Interrogé sur la suite et les éventuelles sanctions contre les auteurs de transfert de devises à l’étranger parmi les importateurs de médicaments, le ministre de la Santé, de la Population et de la Reforme hospitalière, M.Ould Abbès, a affirmé hier, en marge de la signature d’un protocole d’accord avec le directeur exécutif de l’Onusida, que «les dossiers ont été remis au département de la justice, celui des finances, du commerce ainsi qu’au niveau de la douane». Ce protocole portait sur la création d’un institut de recherche et de fabrication des anti-rétroviraux contre le virus VIH dont le risque d’affection s’avère plus rapide en Afrique du Nord et la région Mena en général qu’en Afrique noire, selon Michel Sidibé qui a tenu une conférence de presse conjointe avec Djamel Ould Abbès. «La fabrication de ces médicaments en partenariat avec les firmes étrangères, et à laquelle l’Algérie affectera une enveloppe de 6 millions de dollars, sera lancée à partir de 2014», indique M.Ould Abbès. Le ministre ne veut pas en dire plus sur ces «fraudeurs» ou «corrupteurs», à propos desquels d’ailleurs, il a lui-même dévoilé la récupération de 253 millions de dollars en surfacturation concernant 38 produits en deux ans. «Un accord a été signé entre la direction générale des douanes et le Msprh, il y a de cela 5 mois dans l’objectif d’un contrôle rigoureux des quantités de médicaments à l’intérieur du conteneur», a-t-il indiqué en reconnaissant qu’on est loin de résoudre les différents problèmes liés à la pénurie récurrente, la rupture des stocks de médicaments et le transfert illégal de devises à l’étranger. L’assainissement est d’autant «plus difficile», indique-t-il que l’enjeu, l’enveloppe accordée chaque année par les pouvoirs publics à l’importation des médicaments, est de l’ordre de 3 milliards de dollars. Cela représente «énormément d’intérêts en jeu, sachant dit-il, que «chez-nous des crimes fratricides sont commis pour 1 mèttre carré de terrain».
«L’Etat est en train de reprendre le volet de distribution des médicaments avec la réhabilitation de l’Endimed pour assainir également ce circuit», a-t-il annoncé. Et d’ajouter que son département «a déjà retiré l’agrément à 241 distributeurs sur 266 au centre du pays». On a recensé «208 importateurs de médicaments comme produits finis, matière première et divers produits dentaires et accessoires jetables sur le marché national», a-t-il relevé. Les sanctions contre les importateurs indélicats ou ceux qui n’ont pas tenu leurs engagements, «tomberont à partir du 20 avril prochain», a-t-il déclaré. Sur un autre plan, alors que les praticiens spécialistes défient le premier responsable de la tutelle de s’asseoir autour de la table de dialogue retransmise au grand public, le ministre persiste et signe que la grève des contestataires est «un non-évènement». Venez au ministère pour constater sur le listing ou le pointage ce débrayage fait par nos soins: «On a constaté un taux de suivi de zero% au niveau de 29 wilayas», a-t-il expliqué. Si les grévistes affirment qu’aucune revendication n’a été réellement satisfaite, le ministre affirme tout à fait le contraire. Il est même allé jusqu’à dire que «des considérations politiques se cachent derrière l’action de cette minorité de frondeurs». Par conséquent, le recours systématique à la justice reste la démarche privilégiée par son département. «Nous appliquons la loi en procédant aux ponctions sur salaires des récalcitrants», dit-il. «Sachez que celui qui est à la tête de ce mouvement gagne 17 millions de centimes par mois et a un rappel au titre d’indemnités à effet rétroactif depuis 2008 de 530 millions de centimes», conclut-il. Par ailleurs, le directeur de la prévention au niveau du ministère de la Santé, a précisé, à cet égard, qu’ «à décembre 2011, le Laboratoire national de référence a enregistré, depuis 1985, le nombre de 1272 patients au stade du sida maladie et de 5525 patients séropositifs asymptomatiques». Il a ajouté que la riposte nationale multisectorielle a permis d’introduire une équité dans l’accès à la prévention, au dépistage, aux soins et aux soutiens attendus, de maintenir une faible prévalence (0,01%) dans la population active et d’affirmer que «l’épidémie VIH/SIDA demeure peu active et concentrée».(L’Expression-03.04.2012.)

*** 340.000 enfants victimes d’accidents domestiques en 2010

Les accidents domestiques, qui surviennent entre un et sept ans, constituent la première cause de mortalité infantile. Ainsi, la pédiatre Faïza Merabtene, qui s’est référée aux chiffres du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a révélé vendredi que 340.000 enfants environ ont été victimes d’accidents domestiques en 2010. Des chiffres alarmants!
Lors d’un colloque organisé par l’association des pédiatres de la wilaya d’Alger, Mme Merabtene a indiqué que les enfants de moins de 4 ans étaient les plus exposés à ces accidents enregistrés généralement dans les chambres d’enfant, la cuisine, le jardin ou la cour. La pédiatre a cité à cette occasion les chutes, les fractures et les blessures qui représentent 30% des cas de traumatismes notamment chez les enfants de moins d’un an. Les enfants sont exposés à d’autres types d’accidents comme les brûlures occasionnées par la manipulation d’ustensiles contenant des liquides chauds, d’allumettes ou de produits inflammables laissés à leur portée. Toujours selon elle, les enfants sont exposés également aux brûlures et électrocutions qui laissent hélas de graves séquelles. Mme Merabtene a évoqué, dans sa lugubre énumération de dangers pour l’enfant, l’ingestion d’objets, comme des boutons de vêtements, qui représente 2% des cas de décès dans des accidents domestiques outre l’asphyxie au monoxyde de carbone. Elle a cité par ailleurs, les cas d’ingurgitation de liquides toxiques comme les détergents et les médicaments. Elle a rappelé les statistiques du centre anti-poison de Bab El-Oued (Alger) qui a reçu 7000 appels téléphoniques en 2011 dont 90% signalent des ingurgitations par les enfants de produits toxiques.
La même spécialiste a également cité des cas de noyade en salle de bains ou dans des puits dans les milieux ruraux.
A cette occasion, Mme Merabtene a émis quelques recommandations aussi bien pour la prévention que pour le traitement afin d’éviter les complications. Elle a appelé les pouvoirs publics à intégrer la protection à ces accidents dans la stratégie nationale globale de prévention et à renforcer les soins, la prise en charge et surtout la «sensibilisation des parents». Les premiers pas de l’enfant dans la vie peuvent aussi devenir source de nombreux soucis: la curiosité, la méconnaissance voire la négligence sont susceptibles d’engager un risque vital.
Selon une enquête citée par l’association Protection et orientation du consommateur (Apoc) de Tizi Ouzou, 96% des accidents sont dus à des brûlures thermiques ou des brûlures électriques soit 3% des cas et enfin 1% d’entre eux sont provoqués par des produits chimiques.
En tête de liste, on trouve la fameuse «tabouna» avec 60% des accidents. En effet, celle-ci est installée n’importe où dans le logis, souvent à même le sol, d’où son accessibilité par l’enfant.
Ce dangereux ustensile pour l’enfant est suivi de la cuisinière qui cause 28% des accidents domestiques dont sont victimes les enfants, le gaz (3%), le chauffage (1%) puis de la plaque chauffante, du fer à repasser, des résistances, de la cocotte-minute (2%), du radiateur et, enfin, des produits pyrotechniques qui sont responsables de 2% des accidents. Bref, au total, 94% des accidents sont de type domestique, 5% de la circulation et 1% du travail.
Les agents qui engendrent le plus fréquemment des brûlures chez l’enfant, sont le renversement des liquides chauds (eau, lait) et une prise de courant portée à la bouche occasionnant la majorité des brûlures enfantines.
Mais l’enfant est-il le seul responsable? Prévenir un accident domestique, c’est se demander si on fait tout pour le protéger.
Les enfants n’ont malheureusement aucune idée des risques qu’ils encourent en ouvrant par exemple une bouteille qui ressemble à un soda, en voulant voir ce qu’il y a dans une casserole placée sur la gazinière ou en jouant avec une prise électrique…(L’Expression-01.04.2012.)

***820 cas d’agression et 950 personnes arrêtées février 2012

820 affaires dont 56,59% du total des cas sont liés aux blessures volontaires, et arrestation de plus de 950 personnes» durant le seul mois de février 2012. Tel est l’un des points révélés dans un bilan rendu public par les services de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale.
Après lecture de ce bilan relatif à une si courte période, on a le frisson et l’on se demande si l’on est vraiment en sécurité dans la rue?
Plus de 2600 affaires liées aux agressions des personnes et atteintes aux biens et aux moeurs ont été traitées rien que pendant le mois de février 2012 selon le bilan de ce corps constitué.
Ainsi, 2366 personnes impliquées dans ces affaires ont été arrêtées par les «Hommes verts». Bien que ce nombre fait apparaître une baisse de 4,95% par rapport à la même période de l’année dernière, l’on note une hausse du nombre de personnes arrêtées avec plus de 3,82%.
S’agissant des atteintes aux biens, «1545 affaires ont été traitées dans ce cadre conduisant à l’arrestation de plus de 1000 personnes». Le vol vient en tête de ces infractions avec 1 274 affaires soit 82,46%.
Par ailleurs, ces mêmes services de la Gendarmerie nationale ont traité 145 affaires liées aux atteintes publiques et aux moeurs et arrêté 210 personnes. Les atteintes à la pudeur sont en tête des délits avec 80 affaires suivies des cas de viol, qui comptent pas moins de 16 affaires durant ce seul mois de février 2012. Le bilan mentionne également que 121 affaires, liées aux atteintes à l’ordre public, ont conduit à l’arrestation de plus de 200 personnes. Avec 59 affaires, la formation d’associations de malfaiteurs, dont nombre d’entre elles s’adonne à l’écoulement de faux billets de banque, reste la principale infraction.
La femme s’implique davantage dans le crime. Selon certains rapports cités par la presse, elle a représenté ces derniers temps, un taux de plus de 5% des arrestations. Des dizaines d’entre-elles sont compromises dans des atteintes à la famille et aux bonnes moeurs, dans des affaires d’agressions, de coups et blessures volontaires, de vols et autres atteintes aux biens, pour faux et usage de faux, d’outrage à l’ordre public et même pour associations de malfaiteurs.
Si la femme s’implique davantage dans différentes formes de criminalité, il faut noter que la délinquance touche surtout une population victime de nombreux problèmes sociaux et rendue encore plus vulnérable en l’absence d’une prise en charge efficiente. (L’Expression-01.04.2012.)

***Sur les 11.000.000 mines antipersonnelles enfouies par l’armée coloniale en Algérie entre 1958 et 1962, plus de 2 millions ne sont pas encore détruites.

*Les victimes des mines réclament un statut particulier pour ces personnes

Sur les quelques 7000 victimes des mines antipersonnelles enfouies dans le sol algérien seules 3650 ont une pension. Cette pension estimée entre 2400 et 12 000 DA est jugée insuffisante par l’association nationale des victimes des mines antipersonnelles qui réclame, d’ailleurs, l’établissement d’un statut particulier pour ces personnes.

Le président de l’association solidarité des handicapés et victimes des mines de la wilaya d’El Taref, M.Rafai Youcef, lui-même victime de l’explosion d’une mine a appelé aujourd’hui à Alger à une meilleure prise en charge des personnes victimes des mines antipersonnelles, dont un grand nombre n’est pas encore identifiée. M.Rafai qui estime le nombre total des victimes à quelques 7000 personnes appelle les autorités à établir un statut particulier pour ces victimes. «Je demande un statut particulier pour les victimes des mines. Certes, nous sommes handicapés mais nous avons une spécificité», a déclaré M.Rafai Youcef lors d’une rencontre organisé par l’association Machaâl El-Chahid au forum du journal El Moudjahid.

Selon lui, l’Algérie doit reconnaître ces victimes via un statut particulier d’autant plus qu’elle est signataire de traités internationaux portant sur les victimes des mines antipersonnelles.

Sur le total des victimes seules 3650 profitent d’une pension allant de 2400 à 12 000Da, affirme M.Rafai selon qui cette pension doit avoisiner les 30 000 Da. « La commission du ministère minimise l’handicap des victimes c’est pourquoi certains ont une maigre pension, d’autres n’ont en pas du tout », a déclaré l’intervenant en rappelant que pour ouvrir droit à une pension il faut être handicapé à au moins 20%.

M.Rafai a aussi relevé une certaine rupture avec le ministère des Moudjahiddines qui ne semble pas bien communiquer avec eux. « L’entrave que nous rencontrons est la bureaucratie administrative. On ne nous donne pas d’informations. On est mieux en contact avec le ministère de la Défense Nationale que celui des Moudjahiddines », a-t-il affirmé.

Plus de 2 millions de mines à éliminer avant 2017

Sur les 11 000 000 mines antipersonnelles enfouies par l’armée coloniale en Algérie entre 1958 et 1962 plus de 2 millions ne sont pas encore détruites, a déclaré aujourd’hui le colonel Hamel Hocine du ministère de la Défense Nationale. 7819120 mines ont été détruites entre 1963 et 1983 et 772 157 sont détruites depuis 2004, a-t-il précisé.
Béchar est déclaré région neutralisée des mines alors que les wilayas de Tébessa, Souk Ahras, El taref, Guelma, Tlemcen et Naama sévissent toujours sous le danger.

Le nombre restant de mines doit être détruit avant 2017, délai accordé à l’Algérie par la Compagnie internationale d’interdiction des mines antipersonnelles. Il est à noter que l’Algérie avait jusqu’à 2012 pour finaliser la destruction des mines mais a du demander une prolongation vu que le travail ne s’est pas déroulé comme prévu, a déclaré M.Rafai. (El Watan-03.04.2012.)

**La Marine algérienne sera dotée de nouvelles frégates Meko A200

 

Le ministère de la défense a adressé une correspondance au constructeur allemand Tysser Krupp concernant le contrat n° 674/889, signé le 26 mars 2012, confirmant l’acquisition de deux frégates Meko A200. Cet achat s’inscrit dans le cadre de la modernisation des potentiels des forces navales algériennes. Les deux parties algérienne et allemande sont parvenues à signer ce contrat après des négociations qui ont duré une année. Il permettra à l’Algérie d’acquérir deux nouvelles frégates développées, équipées d’hélicoptères. Elles seront réceptionnées au courant de cette année. On doit noter que le même constructeur allemand a commercialisé à l’Afrique du Sud le même genre de frégates, d’une capacité de 3500 tonnes, c’est-à-dire, plus petites que les frégates « Fremm ». Ces frégates, Meko 200, sont également équipées de pistes d’atterrissage et hélicoptères. Elles sont mieux équipées par rapport aux frégates commercialisées à l’Afrique du Sud, et qui sont d’une capacité de 3500 tonnes. Ce marché s’inscrit, également, dans le cadre de la politique de diversification des sources d’approvisionnement en armement, entérinée par la marine algérienne. En effet, l’Algérie achète de plusieurs pays occidentaux, notamment, suite à l’adhésion de l’Algérie au Conseil de partenariat euro-atlantique. Ce marché signifie que l’Algérie est devenue un associé de l’Alliance Atlantique, après qu’on la considérait et pendant des années comme partenaire de l’ex Union Soviétique. (El Khabar-03.04.2012.)

***60.000 Algériens vivent au Canada

«60.000 Algériens vivent au Canada» a révélé hier à Alger l’ambassadrice du Canada, Mme Geneviève des Rivières qui s’exprimait lors d’un colloque sur les relations «Maghreb-Amérique du Nord».
Cette rencontre a permis à l’ambassadrice du Canada, Mme Geneviève des Rivières, de souligner que «la pole position de l’Algérie au Maghreb constitue une chance à même de développer ses relations économiques et commerciales avec les pays d’Amérique du Nord».
Elle a encouragé le développement d’une politique fiscale stable et durable pour concrétiser des partenariats gagnant-gagnant algéro-canadiens et entre le Maghreb et le Canada. Ces atouts, a-t-elle dit, se traduisent par des échanges denses entre les peuples avec la présence de pas moins de 180.000 maghrébins, dont 60.000 d’origine algérienne, 100.000 marocains et 20.000 tunisiens.
La diplomate a évoqué les engagements multilatéraux qui se concrétisent à travers le lien commun de la francophonie et de rappeler que des vols directs relient Casablanca et Alger à Montréal, capitale de la province du Québec, alors qu’un accord aérien a été signé avec la Tunisie.
De son côté, l’ambassadeur US à Alger, Henrys Ensher, a déclaré que «l’Algérie est le leader des pays du Maghreb, non seulement dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi avec ses ressources pétrolières et son potentiel humain». Le diplomate a estimé que les pays du Maghreb devraient renforcer leurs relations politiques et économiques pour constituer une force de proposition dans la région, en instaurant une «liberté de commerce conforme aux règles de l’OMC». Pour ce faire, il a souligné qu’«une normalisation des relations entre l’Algérie et le Maroc est nécessaire.» Pour lui, les relations bilatérales forment «un tout». Elles doivent être politiques, économiques et basées sur la confiance. Il citera l’exemple des relations «en dents de scie» existant entre les USA et le Mexique, qui ont pu trouver une entente sur le plan économique, ce qui est également bénéfique pour les pays de l’Amérique du Nord.
Ensher a par ailleurs souhaité que les relations commerciales, jusqu’alors limitées aux hydrocarbures, s’élargissent aux domaines de l’industrie et des technologies de pointe. Le diplomate US a souligné qu’il va «promouvoir l’image de l’Algérie et ses atouts économiques aux Etats-Unis», tout en appelant les organismes Algériens à faire connaître les opportunités d’affaires et les efforts déployés pour rendre le climat des affaires plus attractif aux investisseurs étrangers.
A propos des technologies de pointe, un intervenant a estimé qu’il appartient aux négociateurs algériens d’exiger dans les contrats bilatéraux une «clause relative aux transferts de technologie et de savoir-faire».
L’expert financier international, d’origine algérienne, Camille Sari, a de son côté plaidé pour l’intégration des peuples maghrébins. Il a indiqué que cet objectif doit être atteint par l’Algérie et le Maroc, conformément à la volonté des deux peuples en respectant «leurs honneur et dignité».
Exprimant son avis d’expert sur la coopération entre le Maghreb et les pays d’Amérique du nord, Sari a rappelé que le marché maghrébin doit capter un «marché africain d’un milliard d’individus.»
Tout en regrettant que le PIB des 5 pays du Maghreb, qui est de l’ordre de 340 milliards de dollars, n’atteint même pas celui de la Grèce, il proposera que les capitaux arabes contribuent à l’investissement dans les projets en usant de technologies européenne et occidentale en général. Il a cité le TGV marocain qui a été financé par des pays du Moyen-Orient et l’usine Renault de Tanger dont 80% l’ont été par l’Arabie Saoudite. (28.03.2012.)

**Le FFS présente 8 femmes universitaires à Oran pour les élections législatines

«Nous sommes prêts à affronter les élections législatives du 10 mai et ce, en présentant tout en l’expliquant avec détail et force d’arguments, le programme du FFS», a déclaré Hayane Mohamed Réda, tête de liste d’Oran du Front des forces socialistes. Une telle déclaration est plus que révélatrice que la formation de Hocine Aït Ahmed est plus que déterminée à aller plus loin dans les joutes du mois de mai. Ainsi, le FFS mise gros en présentant une liste équilibrée, caractérisée par la présence en force de la gent féminine. «La liste du Front des forces socialistes comprend 8 femmes, toutes universitaires», a expliqué Hayane Mohamed Réda.
Le vieux parti d’opposition ne se plaint pas de ses capacités de mobilisation étant donné que ce dernier détient un réservoir électoral important. L’histoire lui reconnaît le duel acharné qui a opposé la liste du FFS guidée par Seddiki Chikh, à celle de l’ex-FIS dont la tête de liste n’est autre que Benaïcha. «À cette époque, le jeu n’était pas facile vu plusieurs paramètres qui étaient en faveur de l’ex-FIS qui a usé de tous les moyens, dont la fraude et les menaces proférées à l’encontre les électeurs», se remémore encore un militant du Front des forces socialistes. En se présentant aux élections législatives du 10 mai, le parti de Hocine Aït Ahmed veut démontrer, comme il l’a fait dans plusieurs rendez-vous importants, son ancrage national et non régionaliste confiné à la seule Kabylie, comme le pensaient les autres.
Tous les atouts semblent être du côté des listes du Front des forces socialistes. La hiérarchie du parti n’est ni dupe ni amnésique en jouant la carte gagnante: l’intégrité des militants-candidats à présenter. «Nos candidats qui ont été élus lors des différentes élections précédentes n’ont jamais eu de démêlés avec la justice, ni avec les populations locales, et encore moins cités dans des affaires de corruption ou de malversations dans la gestion des affaires des collectivités qu’ils ont eu à gérer durant le mandat de 1997-2002, 2002-2007 et 2007 jusqu’à 2012», rappelle, fier, un militant de la base locale du parti. Et d’ajouter que «nos candidats, qui ont été élus, n’ont jamais été cités ni entendus par les magistrats instructeurs».
La formation de Ahmed Ouyahia dans la wilaya d’Oran a, tout en étant discrète dans les choix de ses militants-candidats, achevé, dans la sérénité, la confection de la liste qui sera présentée à l’Assemblée nationale. Cette dernière est guidée par Kada Benatia, député candidat à sa succession puisque ce dernier a brigué un mandat de 2007-2012. Idem pour le Front de Libération nationale qui aurait reconduit comme tête de liste le député du mandat 2007-2012, le colonel Abid. Peu d’informations échappent de la maison FLN tandis que, semble-t-il, le mécontentement est général notamment du côté de la Kasma II connue pour les positions inflexibles et fermes de ses militants constitués en majeure partie d’anciens maquisards.
«Le choix porté sur le colonel Abid est perçu comme une transgression à l’éthique politique du parti puisque le candidat en question a déjà brigué un mandat alors que les jeunes ont été marginalisés», ont déploré un nombre important de militants de base. De l’autre côté, le Front national algérien (F NA) de Moussa Touati, n’est pas en reste en s’inscrivant dans la course électorale en tant que premier favori.
Le FNA a opté pour l’équipe qui gagne en reconduisant la tête de liste des législatives de 2007, Chabni Fathallah. Idem pour le parti de Louisa Hanoune qui a présenté comme guide de la liste d’Oran, le député Touhami.
Ce dernier, qui a été élu à l’APW d’Oran durant le mandat 2002-2007, a vite fait de se propulser sur la scène politique nationale en se taillant, lors des joutes de 2007, un mandat de député.
La liste du parti de Mahdjouba Chalabi, le MJD, présentée à Oran, est menée par le député Aounlah Hamid alors que Mme Djaballah, députée durant le mandat 2007-20012, est tête de liste du parti de Me Benhamou, El Karama.
Le Parti du renouveau algérien (PRA) a opté pour le candidat Dif Toufik.
A moins de 24 heures du dépôt des dossiers de candidatures, le paysage politique d’Oran n’est pas encore clair étant donné la course effrénée à l’hémicycle de Zighout Youcef.
Ce sont au moins 31 partis politiques qui se disputeront environ 1 million de voix inscrites sur les listes électorales. Bon vent! (L’Expression-26.03.2012.)

**Scandale à la faculté de médecine d’Oran

Trois étudiants inscrits par « piston »

Un autre scandale vient d’éclater. Cette fois-ci au niveau de la faculté de médecine d’Oran, où les enquêtes ont révélé que trois étudiants y ont été inscrits sans répondre aux conditions requises. Ces derniers ont été admis par piston ou par coup de pousse de leurs parents influents, ont révélé des sources de la faculté.

« Nous ne pouvions fermer les yeux sur un tel scandale, du moment que tous les étudiants sont informés que les deux étudiants en question ont étudié dans les Lycées de la ville d’Oran, n’avaient pas eu la moyenne leur permettant de s’inscrire dans à spécialité. Il s’est, également, avéré qu’un troisième étudiant n’ayant même pas eu son baccalauréat a été inscrit en spécialité pharmacie.

« El Khabar » a appris que l’administration de la faculté de médecine a tenté de fermer les yeux sur ce scandale en transférant les dossiers des deux étudiants concernés au conseil scientifique, habilité à y trancher sur leurs cas. Toutefois, les membres de ce conseil ont refusé de se réunir pour examiner leurs dossiers et justifié que cette question ne relève de ses prérogatives. Ce conseil a incombé la responsabilité de ce scandale à l’administration qui devait transférer leur dossier à la justice, étant donné qu’il s’agit de faux et usage de faux. Nous avons, également, appris que l’administration de la faculté de médecine d’Oran n’a pas informé le ministère de l’Education de cette affaire jusqu’à ce lundi. Des sources en rapport avec le dossier n’ont pas écarté le fait que l’administration ait fermé les yeux sur des cas pareils ayant eu lieu au cours des dernières années.(El Khabar-02.04.2012.)

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*Les Algériens de Silicon Valley à Alger…ces cousins qui nous viennent d’Amérique

ILS LANCENT DES PROJETS À ALGER

Il sont venus de la lointaine baie de San Francisco en Californie, où se trouve la fameuse Silicon Valley (Vallée du silicium), et atterrissent à Alger. Une trentaine d’experts algériens de la célèbre technopole sont prêts à aider, booster et créer des opportunités d’affaires pour les jeunes Algériens. Ils veulent créer un système reliant l’université, l’entreprise et les incubateurs de start-up (jeune entreprise à fort potentiel de croissance) pour les jeunes Algériens porteurs d’idées. C’est un sursaut de patriotisme économique qui nous vient de la diaspora algérienne installée aux Etats-Unis. Il appartient maintenant à l’administration algérienne de suivre ce mouvement de jeunes. Il est du devoir des autorités de faciliter la tâche à cette louable initiative. Le forum de deux jours qui a réuni du beau monde a pris fin hier. Les représentants des ministères de l’Industrie, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la PTIC et du Travail ainsi que des associations patronales et des entreprises ont débattu pendant ces deux jours de la création de parcs technologiques, de la formation et de la gestion des ressources humaines. Nos cousins venus d’Amérique se sont dits «prêts» à participer au développement économique en Algérie à travers l’encouragement de la création de PME dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme les technologies de l’information et de la communication (TIC). Mme Lamia Rahal Lodj, membre de la délégation des représentants de la communauté algérienne établie aux Etats-Unis, a affirmé que cette volonté de contribuer au développement de l’économie nationale «n’est pas récente et est le résultat de nombreuses tentatives d’essayer de trouver un cadre favorable à la concrétisation de ces souhaits». Cette ingénieure en électronique, ancienne diplômée de l’Université de Bab Ezzouar, qui travaille actuellement à la Silicon Valley (Californie), s’est dite disposée à accompagner un maximum de jeunes Algériens à créer leurs entreprises et qui pourront à leur tour recruter d’autres jeunes. Avec le même enthousiasme, Salah Khodja, président et fondateur d’une «star-tup» aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années, a confié qu’il veut partager son expérience avec ses concitoyens désirant investir dans les énergies renouvelables. Diplômé d’une école polytechnique française, M.Khodja a déjà créé une PME pour la fabrication d’équipements et instruments industriels utilisés dans le domaine des énergies renouvelables. Saluant les mesures prises par le gouvernement pour faciliter et financer la création de nouvelles PME, notamment au profit des jeunes, il a appelé par ailleurs à la mise en place d’un «écosystème» permettant une réduction des délais d’octroi d’un registre du commerce. «Aux Etats-Unis, la création d’une star-tup se fait en une journée, en France en deux semaines, alors qu’en Algérie cela peut durer entre trois et six mois», a-t-il déploré. De son côté, Nouredine Tayebi, chercheur scientifique et manager dans une entreprise internationale d’informatique, leader mondial en électronique, rêve de jeunes Algériens réussissant leurs affaires et exportant leurs produits vers des marchés étrangers. «J’apporte ma propre expérience et mon savoir-faire aux jeunes universitaires fraîchement diplômés pour qu’ils puissent réussir à monter leurs projets dans le domaine des technologies de la communication pour créer de l’emploi et de la valeur ajoutée», a-t-il affirmé.
Que de compétences, que d’opportunités ratées! Pourtant, il n’est pas plus simple pour un pays que d’appeler ses enfants installés à l’étranger pour l’aider à hisser son économie. Surtout qu’en ce siècle de révolution technologique, l’entrepreneuriat est considéré comme la locomotive du développement économique et de la création d’emplois. «Nous sommes là parce que nous tenons à participer au développement de l’économie de notre pays (l’Algérie) en mettant notre savoir-faire et notre expérience à la disposition des jeunes porteurs de projets, qui veulent se lancer dans le monde de l’entreprise», a expliqué le président du Conseil d’affaires algéro-américain, Smaïl Chikhoune, en marge d’un Forum dédié à la participation de la diaspora algérienne au développement économique. (L’Expression-22.03.2012.)

C’est quoi Silicon Valley
La célèbre technopole de Silicon Valley ou Vallée du silicium désigne le pôle des industries de pointe situé dans la partie Sud de la région de la baie de San Francisco en Californie, sur la côte Ouest aux Etats-Unis. Il désigne une région comprenant environ 2 millions d’habitants et 6000 entreprises de haute technologie. Même si cette région n’est pas une vallée à proprement parler, l’expression désigne souvent par métonymie l’industrie des technologies de pointe en général. La ville de San José est la plus grande ville de Silicon Valley. En anglais, l’expression «Silicon Valley» n’est généralement pas précédée d’un article. On parle d’ailleurs plus simplement de «The Valley» La Silicon Valley a inspiré bon nombre de technopoles en Europe, dont Sophia Antipolis est l’exemple le plus abouti, au-dessus d’Antibes (Alpes-Maritimes, France).

*Les Algériens de Silicon Valley à Alger…

Un forum sera organisé les 20 et 21 mars à Alger sous le patronage du ministère de l’Industrie.

*une trentaine de chercheurs participent au forum

Une trentaine de chercheurs et d’ingénieurs algériens de la célèbre technopole de Silicon Valley vont prendre part à un forum qui sera organisé les 20 et 21 mars à Alger sous le patronage du ministère de l’Industrie, a indiqué le président du Conseil d’affaires algéro-américain (Usabc), Smaïl Chikhoune. Le forum regroupera la diaspora algérienne de ce pôle des industries de pointe de San Francisco (Californie) et les représentants des ministères respectivement de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la Ptic et du Travail ainsi que des associations patronales et des entreprises. Le but de cette rencontre est l’élaboration et la mise en place d’un écosystème qui permettrait une articulation entre l’université, l’entreprise et les incubateurs de start-up (jeune entreprise à fort potentiel de croissance) pour les jeunes Algériens porteurs d’idées avec la collaboration des experts algériens de la technopole de Californie, explique M.Chikhoune. Pour ce faire, cinq panels seront constitués lors de cette rencontre entre cette diaspora algérienne et les institutions et organismes participants. Il s’agit des panels respectivement du rôle des start-up dans le développement économique, du mécanisme de leur financement, du marché des produits fabriqués par les start-up ainsi que de la formation des ressources humaines. Quant au cinquième panel, il portera sur le «Business Angel» qui est un fonds dont les ressources financières proviendront de personnes physiques ou morales qui investiront leur argent dans les jeunes entreprises aux concepts novateurs. Le forum verra alors le lancement de ce fonds qui portera le nom de «Casbah Business Angel» avec un capital minimal de 100 millions de DA. Pour M.Farid Mohammed Mazouni, directeur de l’engineering et de la qualité dans la compagnie Xilinx qui fait partie des plus grandes entreprises américaines spécialisées dans le développement des puces électroniques programmables, la diaspora algérienne sera présente à ce forum. Il s’agit surtout d’ «identifier les secteurs prioritaires pour la création de nouvelles entreprises, de créer un Centre de l’esprit d’entreprise qui servirait les universités, les instituts algériens et les incubateurs, lesquels doivent être créés à proximité des universités et des grandes écoles à travers le pays», explique encore cet expert qui avait mis au point, entre autres, des semi-conducteurs pour le robot Spirit envoyé sur la planète Mars en 2003. (L’Expression-19.03.2012.)

**La diaspora algérienne associée aux projets de recherches et développement en Algérie

L’établissement d’un lien direct entre les universités, les PME en Algérie et les compétences algériennes établies à l’étranger est l’une des principales recommandations du Forum animé par la diaspora algérienne établie aux Etats-Unis et les pouvoirs publics, achevé mercredi à Alger après deux jours de travaux.

S’exprimant à la fin des travaux de cette rencontre, qui a porté sur le «Rôle de la Diaspora Algérienne établie aux Etats-Unis dans le développement économique de l’Algérie », les participants ont souligné l’importance de permettre aux universités de jouer pleinement leur rôle dans le développement par l’innovation et la recherche scientifique. Ils ont également demandé aux entreprises privées de s’intéresser de près aux recherches scientifiques menées dans les universités et les instituts algériens spécialisés, et à la diaspora d’aider les jeunes étudiants à réaliser leurs projets, comme cela se fait dans les pays développés.

Concernant la création des start-up, qui avait constitué le thème principal du Forum, il a été préconisé la création de cellules de suivi chargées d’accompagner et d’assister les jeunes entrepreneurs. Ces cellules devront regrouper, selon les recommandations du Forum, les représentants de l’ensemble des institutions publiques concernées par la création des start-up, notamment le centre national du registre de commerce (CNRC). Estimant que l’entrave principale de la promotion des start-up est le manque d’encadrement des jeunes porteurs de projets, ils ont appelé les compétences algériennes établies à l’étranger à «coacher » les entreprises nouvellement créées. Ils ont recommandé, sur ce point, de former des algériens sur la maîtrise du coaching des nouvelles start-up pour qu’ils puissent à leur tour assurer l’assistance des jeunes fraîchement diplômés.

Plusieurs conventions seront signées prochainement entre des institutions publiques et des représentants de la diaspora algérienne établie aux Etats-Unis pour faciliter la création de «start-up » en Algérie par les jeunes diplômés, avait annoncé le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, en marge de ce forum. Pour sa part, le président du Conseil d’affaires algéro-américain, Smail Chikhoune avait indiqué à l’APS qu’une commission interministérielle serait mise en place pour élaborer une feuille de route permettant une contribution concrète de la diaspora algérienne établie aux Etats-Unis dans la création et la promotion de start-up en Algérie.

Cette rencontre a également débouché sur l’annonce de la création d’un fonds privé d’investissement et d’une Association internationale de la diaspora algériennes à travers le monde (AIDA). Une trentaine d’experts algériens de la Silicon Valley (Californie, Etats-Unis) ont participé à ce Forum. (L’Expression-22.03.2012.)

*Grave accident de la circulation à Tiaret dans la nuit du dimanche : 19 morts et 30 blessés

Le car qui venait de Hassi Messaoud et se dirigeait vers Oran…est tombé dans un ravin à 150 mètres de profondeur..

Un terrible accident a eu lieu dimanche à 2 H 10 du matin au niveau de Guertoufa, 8 Km à l’ouest de Tiaret provoquant la mort de 19 personnes et des blessures plus ou moins graves à 30 autres. L’accident est surevenu suite à un dérapage d’un bus de marque Hyundai, qui s’est renversé dans un ravin à 150 mètres de profondeur.

Le bus venait de Hassi Messaoud et se dirigeait vers Oran. Malgré la difficulté du terraintous les moyens ont été mobilisés pour évacuer les blessés. Le wali de Tiaret s’est déplacé sur le lieu du drame dès qu’il a été informé. En attendant les conclusions de l’enquête ouverte par la gendarmerie, deux pistes sont évoquées pour expliquer l’accident. Soit c’est le chauffeur qui s’est endormi et a perdu le contrôle de l’autobus, soit c’est la chaussée devenue glissante de par la pluie fine qui venait de s’abattre sur la région qui en est la cause. (El Watan-25.03.2012.)

*Khemis Miliana : Un crime en plein centre villeLa population de Khemis Miliana est encore sous le choc après le crime qui a eu lieu ce matin aux environs de 9h30 (03.04.2012.) en plein centre ville, à quelques mètres seulement du bureau de poste et de la place publique appelée communément « el Hofra », a-t-on appris de sources concordantes. Il s’agit d’une agression à l’arme blanche d’un vendeur informel impliquant un jeune commerçant et son frère. L’un d’eux répondant au nom de Nacer Faiz, 23 ans a succombé à ses blessures tandis que son frère, qui s’est interposé pour soutenir son frère, a été blessé et évacué vers une structure sanitaire d’Alger, a indiqué une source hospitalière. Tout a commencé losrque la victime voulait empêcher l’agresseur présumé de s’adonner à son activité devant son magasin, selon notre source. L’auteur présumé se trouve actuellement en garde à vue en attendant de comparaître devant le juge d’instruction dans les prochaines heures.(El Watan-03.04.2012.)

 

*L’inflation a atteint 5,3% au mois de février en Algérie

 

Le rythme d’inflation en Algérie a atteint 5,3% au mois de février dernier, contre 4,9% en janvier de la même année, a appris dimanche l’APS auprès de l’ONS. De son côté, l’indice des prix à la consommation a connu une forte hausse de 9,34% en février 2012 par rapport au même mois de l’année dernière, en raison d’une hausse généralisée des prix des produits agricoles frais qui ont augmenté de 19,27%, relève l’Office national des statistiques (ONS)

 

Cette hausse des produits agricoles frais s’explique par la forte augmentation des prix de la pomme de terre (46,73%), des oeufs (26,7%), des légumes (16,01% et des fruits frais avec 7,26%, selon les chiffres de l’ONS. Les produits alimentaires industriels ont aussi enregistré une hausse de 5,67% en raison essentiellement de l’augmentation des prix des sucres et produits sucrés (4,19%) et des huiles et graisses (4,15%), ajoute l’organisme des statistiques.Le taux d’inflation enregistré en Algérie durant l’année 2011 était de 4,5%. (25.03.2012.)

**Candidat aux élections législatives du 10 mai prochain

Bouchachi démissionne officiellement de la présidence de la LADDH

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Désigné pour conduire la liste du Front des Forces Socialistes (FFS) à Alger pour les élections législatives du 10 mai prochain, Mustapha Bouchachi président des la Ligue Algérienne de Droits de l’Homme (LADDH) vient de démissionner officiellement de son poste.

Mustapha Bouchachi élu président de la Ligue des droits de l’Homme en 2007 a annoncé sa démission à l’issue d’une réunion du comité directeur de l’organisation. L’élection d’un nouveau président pour la LADDH est prévue prochainement.

Avocat, Bouchachi est connu pour son engagement en faveur des droits de l’Homme en Algérie. Il a souvent dénoncé les atteintes aux droits de l’homme, la partique de la torture et le pouvoir algérien. Il a été à la tête du comité national pour le changement démocratique né au lendemain des émeutes de janvier 2011. Il s’éloigne de cette structure, en raison de son désaccord avec Ali Yahia Abdenour et le RCD sur la démarche à suivre.

Maître Mostapha Bouchachi a pris la défense des chômeurs notamment dans le procès des responsables du comité pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) de Laghouat.

Bouchachi dresse un tableau noir sur la justice en Algérie dans un entretien au site lantion.info en février 2012: « le métier d’avocat et la magistrature sont à l’image de la société. Ce système est corrompu et la plupart des institutions sont sans crédibilité; et cela ne se limite pas aux seules institutions de l’Etat. Je crois que le plus grave et le plus dangereux est qu’il existe un plan pour détruire la nation dans sa conscience même ».(El Watan-25.03.2012.)

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*Après deux jours d’émeutes à Laghouat :

 retour au calme sur fond de tension

Le wali a pris la décision d’annuler les attributions des logements qui sont à l’origine de la colère, et une commission d’enquête est mise en place.

En dépit des mesures prises par le wali, notamment la mise en place d’une commission pour enquêter sur la liste des attributaires de logements jugée “injuste” par les citoyens, le climat était hier encore tendu à Laghouat. C’est vers minuit avant-hier que les derniers manifestants arrêtés par les forces de l’ordre ont été relâchés. Et cela suite à l’intervention des militants des droits de l’Homme et des parents, nous a-t-on indiqué. Hier matin, vers 10 heures, les manifestants qui ont tenté d’improviser une marche pacifique vers le siège de la wilaya, histoire d’inscrire dans la durée leur mouvement de protestation, ont été dispersés par les forces antiémeutes.
Les manifestants ont scandé “Massira silmya” (marche pacifique), conférant ainsi un caractère pacifique à leur mouvement. L’intervention des forces antiémeutes est musclée, selon des sources locales, puisque plusieurs manifestants ont été bastonnés. Par ailleurs, le calme semble revenir dans la ville de Laghouat après ces échauffourées et celles survenues avant-hier, mardi, entre les forces antiémeutes et les citoyens protestataires contre la liste d’attribution de logements destinés à la résorption de l’habitat précaire. En effet, plusieurs magasins ont ouvert, mais une présence importante est remarquable dans les artères principales de la ville, notamment aux alentours du siège de la wilaya, lieu de rassemblement principal des manifestants. Hier, la devanture de la grande poste de la ville de Laghouat était toujours bondée de manifestants pacifistes, fleurs à la main. Selon un militant de la Laddh, relevant du bureau de Laghouat, c’est vers minuit que les derniers jeunes arrêtés lors des échauffourées de mardi passé, ont été relâchés.
La même source nous a indiqué que les blessés sont sortis de l’hôpital Ahmida-Ben-Adjla de Laghouat. Pour rappel, le wali de Laghouat a pris des mesures administratives susceptibles d’apaiser le climat social. Il a notamment ordonné d’accélérer la création de nouveaux lotissements et leur attribution aux citoyens de la commune, l’octroi d’aides financières pour la restauration des anciennes bâtisses et la réhabilitation des vieux quartiers classés à l’instar de ceux de Z’guag-El-Hedjadj et El-Gharbya. Les élus locaux ont également sollicité, selon le P/APC, M. Tahar Boussebsi, le recours à la force publique pour faciliter l’opération de lutte contre les habitations illicites et le transfert des dossiers des contrevenants à la justice, en plus de l’octroi de tranches de logements sociolocatifs et participatifs au profit des jeunes. Avec ces décisions, les pouvoirs publics et les élus réussiront-ils à absorber la colère de la rue et réhabiliter la confiance du citoyen en les institutions de l’État ? (Liberté-12.01.2012.)

**Oran- Les habitants de Derb affrontent la police

 Les policiers ont dispersé les protestataires pendant que ces derniers, tout en se repliant dans les entrailles de Derb, les caillassaient.

La commune d'Oran entame la nouvelle année au rythme des affrontements et des échauffourées

Ça chauffe sérieusement dans la deuxième capitale du pays. La commune d’Oran entame la nouvelle année sous le rythme des affrontements et des échauffourées. La cause principale est le logement tandis que les acteurs principaux ne sont autres que les habitants du quartier populaire de Derb. Ces derniers sont sortis dans la rue pour revendiquer des mesures réelles et effectives quant à leur droit au logement. Plusieurs dizaines d’habitants, dont des bénéficiaires de logements par voie de pré-affectation, se sont dirigés hier matin vers le siège de la commune d’Oran pour protester contre la décision mise en oeuvre par la wilaya d’Oran, leur affectant des logements sur la base d’un simple papier administratif.
Les protestataires ont expliqué leur présence sur les lieux par le fait qu’ils ne peuvent plus prendre leur mal en patience vu qu’ils vivent sous la menace permanente des effondrements et les dégâts qui s’ensuivent. «Notre situation est grave, nous ne pouvons pas patienter encore 2 ans», a indiqué un habitant de Derb.
Mais ce qui a motivé ces derniers à monter au créneau est ce qu’ils continuent de qualifier «de promesses non tenues» du wali d’Oran. «Il s’est engagé à ce que nous fêtions deux fêtes, la première est celle de notre relogement tandis que la seconde est celle l’Aïd El Seghir, et depuis, rien hormis un petit papier», a déploré un autre occupant d’une vieille bâtisse du même quartier. Les ayant dignement accueillis, les responsables locaux, tout en orientant les contestataires vers la daïra d’Oran, leur auraient signifié que la question dépassait leurs prérogatives. Et de là, les dégâts ont commencé, les présents ont caillassé le siège de la commune. Celle-ci a aussitôt procédé à la fermeture de ses portes tout en attendant l’arrivée des renforts des services antiémeute. Ces derniers ne tardèrent oas à se pointer à la place d’Armes. Sur le champ, ils ont procédé à la dispersion des protestataires sous les coups de matraques pendant que ces derniers, tout en se repliant dans les entrailles de Derb, les caillassaient. L’affrontement, qui a commencé dans le début de l’après-midi d’hier, s’est soldé, selon des témoignages recueillis sur place, par l’interpellation de 4 personnes dont un membre du «comité d’organisation du Festival international de l’habitat précaire». Cette «festivité» informelle, qui a survécu jusqu’au début des affrontements d’hier, a été anéantie par les policiers venus en renfort arrachant et déchirant les pancartes affichés sur le mur d’enceinte de l’APC d’Oran. A l’heure où nous mettons sous presse, les habitants de Derb se sont repliés dans leur quartier tandis que les policiers les pourchassaient, afin de les empêcher de gagner la ville, d’où le risque de la contagion au reste des quartiers. La station des bus du Boulevard Maata (ex-Valero) a été désertée dès les premiers coups de pierres tandis que les commerces environnants ont vite fait de baisser rideau. Pour l’heure, aucun blessé n’a été signalé mais au vu de l’impressionnant dispositif policier mobilisé et les centaines d’émeutiers qui se sont repliés à l’intérieur de Derb, cela n’augure rien de bon vu la colère des habitants du dit quartier. (L’Expression-12.01.2012.)

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*Beaucoup d’hommes d’affaires américains intéressés par l’offre

Les produits algériens peuvent accéder au marché américain

14 exposants algériens sont attendus à la foire de Dallas. Un pavillon de 140 mètres carrés leur est réservé.

Le président du Conseil d’affaires algéro-américain (Usbc), le docteur Ismael Chikhoune, qui avait toujours estimé que «il y a beaucoup d’hommes d’affaires américains qui ne connaissent pas l’Algérie et ses potentialités» dans ce domaine, a présenté hier à Alger les opportunités économiques qui s’offrent aux opérateurs algériens dans le cadre de la «Foire de l’Institut pour la commercialisation des produits alimentaires» qui doit se dérouler au printemps à Dallas (Etats-Unis), du 30 avril au 03 mai 2012.
C’est devant plusieurs dizaines d’opérateurs économiques, activant dans la filière agroalimentaire, que Chikhoune a présenté l’événement économique de Dallas (Texas) auquel sont invités les entreprises et hommes d’affaires algériens à participer.
Livrant toutes les «astuces» pratiques pour éviter tout refus de participation, Chikhoune a informé que la pavillon algérien, qui est bien placé, dispose de 140 mètres carrés réservés à quelque 14 exposants, soit un idéal espace de 10 m2 chacun.
Les exposants, a-t-il dit, «gagneraient à se regrouper par catégorie de produits exportables afin de réduire les coûts de participation.»
A ce propos il a indiqué, par exemple, que les frais de nettoyage à eux seuls reviennent à environ 5 à 6000 dollars les 10 m2, alors que si une entreprise loue un espace commun pour trois exposants, le coût de revient ne dépasserait pas 2 à 3000 dollars pour chacun d’entre – eux. Il n’a pas manqué non plus de prévenir les exposants de penser aux dépenses de marketing qu’ils devront forcément affronter. Il fera remarquer que la foire est un événement économique qui s’adresse à pas moins de «350 millions d’acheteurs potentiels aimant découvrir les nouveaux produits. Aussi, faut-il soigner l’emballage, le conditionnement, faire goûter les produits aux visiteurs et se faire accompagner d’un visa de conformité.» C’est là, a-t-il souligné, une formidable opportunité pour les exposants qui présentent une vitrine de l’Algérie exportatrice à quelque 25.000 visiteurs grossistes-distributeurs. Il a par ailleurs regretté que des dattes algériennes soient exportées et très appréciées sous un «label tunisien» de promotion. Ce pays a déjà envoyé sur-place 28 représentants qui s’occupent de la préparation des stands à cette foire.
Les fiches de participation devront parvenir à l’Usbac avant le 1er février prochain alors que le 28 février est la date limite pour l’envoi des produits à exposer.
Un «shipping» commun devra se faire sur Houston a précisé Chikhoune qui s’est félicité par ailleurs de la participation à la première manifestation du genre qui s’était déroulée en 2007 à Chicago (Illinois). Aucune insatisfaction n’avait été enregistrée auprès de la vingtaine d’opérateurs algériens présents, dont 12 exposants. Il a en outre assuré les éventuels participants de l’entière disponibilité sur place de l’Usbac qui jouit de la crédibilité américaine et algérienne pour la délivrance des visas et toute démarche nécessaire.
Dans son intervention, Mohamed Bennini, directeur d’Algex dont les locaux ont abrité cette journée d’information, a indiqué que de plus en plus d’exportateurs vers les Etats-Unis se manifestent, dont 4 ou 5 rien qu’en 2012. Il sont actifs dans les secteurs agroalimentaires (80%) huiles d’olive, pâtes, boissons, tomate concentrée, couscous, farine biscuiterie, olives, outillage et produits para-pharmaceutiques.
Les importations algériennes, qui sont passées de 500 tonnes en 2005 à 3600 tonnes en 2010, se concentrent sur les fruits secs, notamment les amandes. Elles ont atteint 2 milliards de dollars pour l’acquisition d’équipement et de produits alimentaires divers. Les exportations quant à elles se sont chiffrées à 14 milliards de dollars en 2010 dont 90% d’hydrocarbures. D’autre part, a-t-on annoncé, une trentaine d’opérateurs économiques algériens participent au Forum sur l’Energie qui se déroule actuellement à Houston (Texas). (L’Expression-12.01.2012.)

**Une récolte record annoncée en 2012 pour la pomme de terre

      le seuil des 4 millions de tonnes sera largement dépassé

La pomme de terre devient accessible à toutes les bourses

Les professionnels de la filière pomme de terre sont optimistes. Ils estiment que le niveau de production du tubercule atteindra un chiffre record dès la campagne 2011/2012. A les en croire, le seuil des 4 millions de tonnes sera largement dépassé au cours de cette même période. Pourtant ce taux de production à atteindre était initialement fixé à l’horizon 2014. Il sera donc largement dépassé et plutôt que prévu, selon les professionnels.
Cette récolte record annoncée aura donc pour corollaire une sensible chute du prix de la pomme de terre qui se vend actuellement entre 30 et 50 DA.
Alors que l’on fait part de ces prévisions, la filière pomme de terre est marquée ces derniers temps par une forte dynamique et un accroissement notable de la production, qui a atteint, en 2011, 3,8 millions de tonnes, contre 3,2 millions de tonnes en 2010, 2.67 millions de tonnes en 2009 et 2.2 millions de tonnes en 2008.
Ces performances encourageantes ont été atteintes grâce à la mise en synergie des différents acteurs intervenant dans la filière, l’introduction et la maîtrise des techniques de production et de conservation de la pomme de terre.
Le développement du professionnalisme, de plus en plus ancré chez certains agriculteurs leaders y est également pour beaucoup dans ces avancées remarquables qu’enregistre la filière. En plus de ces mesures, le ministère de l’Agriculture entend consolider davantage le Système de régulation des produits agricoles de larges consommation (Syrpalac), dont l’objectif principal est d’éponger les surplus de production et à mettre sur le marché des quantités stockées à des périodes de soudure, protégeant ainsi les revenus des agriculteurs et le pouvoir d’achat des consommateurs. La consolidation progressive de ce système, mis en place en 2008, a permis d’agir avec efficacité sur les prix à travers l’approvisionnement régulier du marché, notamment lors des périodes de soudure où la production se fait rare.
En effet, depuis plus de deux années, le marché n’a accusé aucune pénurie en pomme de terre et les prix sont stables et ce, grâce à l’accroissement remarquable de la production.
Aussi, les résultats encourageants enregistrés dans cette filière sont le fruit de l’organisation dont on fait preuve les professionnels de la filière, à travers notamment leur adhésion massive au Comité national interprofessionnel de la pomme de terre qui sera appuyé et renforcé par la mise en place des comités régionaux.
Il faut rappeler, par ailleurs, le rôle primordial que joue l’interprofession dans le développement de la filière pomme de terre en ce sens qu’elle participe activement à l’augmentation des niveaux de rendement à l’hectare et la structuration les efforts, dans la durabilité, de tous les acteurs intervenant dans ce segment de production.
Signalons enfin que le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre se réunira le jeudi 12 janvier 2012 à 14h, au siège du ministère, en présence de Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Cette réunion permettra de suivre, évaluer et consolider la dynamique de la filière. (L’Expression-12.01.2012.)

*** la fiscalité ordinaire en 2011 a dépassé 1700 milliards de DA

Les recouvrements de la fiscalité ordinaire en 2011 ont dépassé 1700 milliards de DA. Soit une hausse de 18% par rapport à 2010. C’est ce qu’a indiqué hier le DG des impôts, Abderrahmane Raouia lors d’un séminaire sur le recouvrement fiscal, et ce dans le cadre du jumelage entre la Direction générale des impôts et de la Direction générale française des finances publiques (Dgfip). «Alors que la loi de finances complémentaire de 2011 tablait sur une fiscalité ordinaire qui tournerait autour de 1300 milliards de DA seulement, voilà qu’on depasse le chiffre de beaucoup», a soutenu M.Raouia.
Pour rappel, la fiscalité ordinaire de l’année 2010, qui représente la fiscalité de l’Etat ainsi que les ressources fiscales recouvertes au profit des collectivités locales et des Fonds spéciaux, était de 1500 milliards de DA, soit une hausse de 20% par rapport à 2009, alors que la fiscalité pétrolière était de 2 844 mds DA durant la même année.
Interrogé sur l’opérateur de téléphonie mobile Orascom Telecom Algérie (OTA), M.Raouia a indiqué que «le redressement a été effectué, le paiement aussi, maintenant il y a un contentieux et c’est tout à fait normal qu’une entreprise jouisse de son droit de recours».
En 2010, cette société avait fait l’objet d’un troisième redressement fiscal d’un montant de 230 millions de dollars et était entrée dans des négociations contentieuses avec l’administration fiscale.
Quant à l’existence d’un reliquat de la dette fiscale de l’opérateur, le DGI a assuré qu’il «n’y a pas de reliquat et que l’ensemble des dettes ont été payées». Sur un autre chapitre, notamment le montant de la dette fiscale des entreprises, qui profitera d’un rééchelonnement dès l’année prochaine, M.Raouia a souligné qu’«il n’a aucun montant, car ce ne sont pas toutes les entreprises qui bénéficieront de rééchelonnement mais uniquement celles qui sont en difficulté de remboursement.»
S’agissant de cette rencontre qui a permis aux cadres du ministère d’évaluer la mise en oeuvre du jumelage institutionnel, elle a réuni la DGI et la Direction générale des finances publiques française (Dgfip).
Un jumelage qui s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la mise en oeuvre de l’accord d’association avec l’Union européenne (P3A), et qui porte sur la poursuite du processus d’amélioration des relations de l’administration fiscale avec les contribuables.
Le jumelage permet, en effet, à l’administration fiscale algérienne de profiter d’une expertise adaptée de la Dgfip.
La majorité des actions prévues par le jumelage, dont notamment le renforcement du dialogue entre l’administration fiscale et les contribuables, ont été réalisées, selon le chef de ce projet du côté européen, Alain Vincent, qui a assuré qu’un «tel dialogue ne peut que consolider le rendement fiscal.» Ce jumelage est d’une durée de 18 mois et d’un coût de 900.000 euros.
«Le rôle de l’Union européenne, ce n’est pas de dire à l’Algérie de faire ceci ou cela», a soutenu M.Vincent, en revanche, si l’administration fiscale algérienne accuse des problème au niveau de la législation ou des outils, «on leur dira comment il faut procéder», a-t-il poursuivi. En France aussi, «il y a de l’informel comme c’est le cas dans tous les pays d’ailleurs. La grosse difficulté qu’ont tout les Etats modernes à lutter contre l’informel, c’est justement de déterminer comment on peut appréhender mais sans stratègie politique», explique M.Vincent.
Pour les acteurs de ce jumelage, l’un des objectifs des jumelages c’est quand même la stabilité et le développement économiques du pays. «Il y a un moment où on arrive à un seuil d’intolérance sur l’économie informelle. je crois que l’administration algérienne est lancée dans un processus de modernisation et c’est ce processus de modernisation qui va améliorer les relations entre le citoyen et l’administration fiscale», a-t-il fait savoir. (L’Expression-12.01.2012.)

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60 réponses à “Infos d’Algérie 1”

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