31.Algérie-Maroc

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**Cyberguerre entre Algériens et Marocains

*Autres temps, autres moeurs.

 Des sites d'institutions officielles sont attaqués et détruits Dans une guerre on utilise les armes qu’on peut et à l’ère des nouvelles technologies, les hackers ont remplacé les missiles. Quand l’esprit belliqueux se réveille entre deux pays, c’est carrément la «cybervengeance». Des sites d’institutions officielles sont attaqués et détruits. Ce phénomène sévit depuis ces deux dernières semaines entre l’Algérie et le Maroc qui ont fait de la Toile un terrain d’affrontement et où les hacker se livrent une guerre sans pitié. C’est le Maroc qui a ouvert les hostilités dimanche dernier, à l’occasion de l’anniversaire de l’occupation du Sahara occidental. Plusieurs sites d’institutions gouvernementales et d’établissements financiers algériens, dont celui de la Direction générale des grandes entreprises relevant de la Direction générale des Impôts (DGI) ont été piratés par des hackers se présentant comme étant marocains. «Les forces de dissuasion marocaines défendent les intérêts suprêmes du royaume», ont-ils écrit sur les sites algériens piratés. La réplique ne s’est pas fait attendre. L’Algérie a battu le rappel des troupes mardi dernier et arme à son tour ses hackers. Le bilan de l’assaut est lourd: plusieurs dizaines de sites Internet marocains ont été attaqués. Certains piratés et d’autres détruits, sans compter les blessés, dirons-nous dans le monde réel. C’est la première fois que des hackers algériens mènent une cyberattaque de cette ampleur contre des sites marocains.
Les hackers algériens ont posté des messages avec le drapeau national et portant souvent la signature «algerian hacker». «En réponse à un groupe de Marocains idiots», a indiqué en arabe le même message. Des attaques qui ont concerné des entreprises et des institutions marocaines. Sur fond de représailles, tout se fait dans l’illégalité. En effet, la guerre virtuelle est sans loi et même pas de charte pour les prisonniers comme dans le monde réel.
Ce qu’il faut souligner c’est qu’en Algérie ou ailleurs dans le monde, les pirates informatiques sont effectivement des hackers, mais tous les hackers ne sont pas pour autant des pirates. Il s’agit de surdoués de l’informatique qui donnent parfois libre cours à leurs opinions politiques et parfois agissent au service d’une idéologie ou d’une tendance donnée. A l’exemple de ce hacker algérien qui a décidé de fêter à sa façon le 1er Novembre 1954, date du début de l’insurrection algérienne et de la Guerre d’Algérie.
Ce pirate algérien nommé SaMo_DZ a attaqué une dizaine de sites Internet du gouvernement français. Ce jeune pirate algérien a participé la semaine dernière à une cyber-manifestation pas comme les autres. Baptisé «Front de libération nationale (Algérie)», l’internaute a affiché sur 14 sites du gouvernement français le message suivant: «Que la France reconnaîsse ses crimes en Algérie». Le jeune homme a affiché son attaque sur Zone-H. Parmi les sites modifiés: conseilculturel-upm.gouv.fr; archives.premier-ministre.gouv.fr; pandemie-grippale.gouv.fr; prospective-numerique.gouv.fr, etc.
On se rappelle également de la fièvre qui a précédé le match Egypte-Algérie lors des éliminatoires du Mondial et de la Coupe d’Afrique des nations 2010. Ce n’est pas sur le carré vert que le match a commencé à se jouer, mais sur la Toile. Le «hacking» a commencé par de simples forums de discussion avant que celui-ci ne prenne de l’ampleur. Voulant montrer leur savoir-faire dans le piratage des sites électroniques, les pirates égyptiens ont été les premiers à ouvrir les hostilités en bloquant les forums de discussion des Algériens. Ils ont attaqué le site Web «echoroukonline», sponsor officiel de l’Equipe nationale de football.
De leur côté, des hackers algériens ont commis des attaques qui ont provoqué de sérieuses perturbations sur les sites du grand journal Al Ahram, du ministère égyptien de la Défense, de la Présidence égyptienne, etc. Pour l’instant, les hackers algériens frappent encore et de plus en plus fort chaque fois qu’un pirate étranger s’en prend aux sites algériens.
Parmi les nouveaux hackers, on croise des inventeurs, des groupes techno-politiques, qui perpétuent la tradition de leurs aînés: préserver la liberté d’expression et protéger les internautes des escrocs du Net et des services de police qui surveillent les réseaux. A l’instar des terroristes classiques, ceux-ci feraient preuve d’un engagement politique tellement fort qu’ils seraient capables de sacrifier dix, vingt ou trente ans de leur vie en prison avec l’objectif avoué de mener à bien l’attaque ultime, celle qui déstabiliserait durablement, et avec des conséquences non négligeables, une organisation ou un pays tout entier. Si ceci est pour l’instant du ressort de la science-fiction, il n’est pas exclu que l’avenir puisse lui donner raison. Actuellement, les Etats ont intérêt à prendre la question au sérieux. Des organisations terroristes pourraient utiliser des cyberattaques en guise de représailles, un Etat dans le cadre de son action militaire contre un autre Etat, des hackers pour réussir un exploit technique, etc.
Quant à l’Algérie, elle enregistre un énorme retard en termes de sécurité des systèmes d’information…(L’Expression-10.11.2011.)

**Des institutions des deux pays attaquées

 Quelque 170 sites internet d’entreprises et institutions marocaines ont été pris pour cibles mardi soir par des hackers qui se disent Algériens. Ces attaques sonnent comme une riposte au piratage mardi matin de sites web d’institutions économiques algériennes par des hackers marocains.

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Des dizaines de sites internet marocains ont été piratés, mardi, par des hackers se présentant comme algériens. «174 sites viennent d’être piratés par des hackers algériens», aurait indiqué un des hackers dans un message adressé à plusieurs sites algériens. Les attaques ont ciblé des sites web d’entreprises et d’institutions marocaines. Les hackers algériens semblent avoir fortement et lourdement riposté au piratage, mardi matin, de sites internet d’institutions économiques algériennes, tel celui de la Direction générale des impôts (DGI). «Site non disponible. Veuillez contacter coweb@wissal.dz», est le message qui s’affichait, hier, vers 15h, dès que vous tentiez d’accéder au site de la DGI. Ce site avait été piraté par des hackers se présentant comme marocains, ce qui a forcé les responsables de la direction des impôts, dépendant du ministère des Finances, à fermer le site pour réparation.

«Les pirates de Sa Majesté ne se sont pas privés d’étaler le drapeau rouge sur tout le territoire du Sahara occidental. Pis encore, comme un pied de nez à l’Algérie, les hackers proclament que «le Sahara est marocain n’en déplaise aux Algériens ! «», indique le site internet Algérie Plus. Et d’ajouter : «Le message est floqué des armoiries du Maroc avec sa devise nationale: Dieu, la patrie, le roi.» Les pirates font savoir que l’opération a été menée «en collaboration avec l’équipe Triple Hack», tout en précisant que «sur fond noir, les pirates étalent la gigantesque carte géographique du «grand Maroc» tout en rouge frappée au milieu d’une étoile verte».
Cette intrusion dans les institutions algériennes, ajoute le même site, intervient «48 heures après le discours du roi célébrant la fameuse «marche Verte» qui marque la colonisation du Sahara occidental». Les pirates eux-mêmes ont souligné que leur action a été organisée en «commémoration du 36e anniversaire de la marche Verte du 6 novembre 1975 au Maroc».

Algérie Plus s’interrogera même si ces attaques n’ont pas été menées «sous la supervision du makhzen» et rappelle que, pour faire reconnaître son occupation du Sahara occidental au niveau de l’ONU, «le makhzen recourt à tous les moyens pour faire plier l’Algérie. La dernière tentative concerne le rapt des trois humanitaires européens dans le camp Rabouni de réfugiés sahraouis, près de Tindouf, que le makhzen n’a pas hésité à imputer à l’Algérie. Malheureusement pour lui, AQMI s’est chargée elle-même de lui apporter la contradiction en revendiquant l’enlèvement via un communiqué». Cette intrusion n’est pas la première du genre ; d’autres ont eu lieu par le passé.

C’est dire que, en ces temps de tensions, la guerre cybernétique fait rage entre les deux pays. Cela au moment où le roi Mohammed VI continue de souffler le chaud et le froid sur les relations avec l’Algérie. Le roi du Maroc avait appelé, samedi, dans un discours, les différentes parties à trouver ensemble une «solution politique définitive négociée», mais se refuse à toute indépendance du territoire.
A chaque fois que l’Algérie est ciblée, les hackers ripostent massivement. On se souvient de la page facebook de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera qui a subi, début septembre, une cyberattaque massive d’internautes algériens, qui reprochaient à ce média «son parti pris flagrant pour l’OTAN, le CNT et surtout ses encouragements au terrorisme en Algérie», lit-on sur le site Algérie Plus.

La page d’Al Jazeera avait reçu en moins d’une heure plus tard quelque 30 000 posts, soit 10 commentaires à la seconde, qui l’ont complètement explosée. Le signal de cette attaque éclair a été donné par une page facebook intitulée «Don’t touch my bled akhtouna ya arab» (ne touche pas mon pays, laissez-nous les Arabes). Lors de la «guéguerre» par médias interposés entre Algériens et Egyptiens durant les éliminatoires de la Coupe du monde 2010, les hackers algériens avaient même piraté le site officiel de la Fédération égyptienne de football en y «implantant» le drapeau algérien. (El Watan-10.11.2011.)

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L’enfant Islam de 14 ans condamné à une année de prison ferme par la justice marocaine

**Un verdict scandaleux !

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La condamnation à une année de prison ferme du jeune Islam, âgé de 14 ans, par le tribunal d’Agadir, au Maroc, en a surpris plus d’un. Provoqué ou non, un incident au centre de détention d’Agadir a été utilisé pour réduire à néant toutes les chances de voir Islam retrouver les siens et les bancs de son école. Ses avocats ont interjeté appel.

Alors que tous s’attendaient à une fin heureuse pour le jeune Khoualed Islam, le tribunal d’Agadir, devant lequel il a été déféré pour «attentat à la pudeur», a créé la surprise, en rendant, mardi en fin de journée, son verdict. Une peine d’un an de prison ferme a été retenue contre Islam, qui vient de fêter son quatorzième anniversaire au centre de détention d’Agadir où il séjourne depuis le 11 février 2013. Le jeune adolescent fait les frais d’un malheureux jeu d’enfants qui s’est transformé en tragédie. En effet, un des athlètes marocains avait déposé une plainte contre lui, «pour agression sexuelle», à la suite d’un jeu de main.**

**La justice marocaine perd les pédales

L’injustice dont a fait l’objet le jeune Algérien, sert en fait à tromper l’opinion sur le tourisme sexuel qui se pratique au grand jour dans cette même ville d’Agadir, connue pour être un haut lieu du tourisme sexuel.

Le Maroc veut se refaire une virginité. Islam Khoualid en fait les frais. Agé d’à peine 14 ans, il a été condamné par le tribunal des mineurs d’Agadir à une peine d’un an de prison ferme. Islam, champion algérien de voile, a fêté son 14e anniversaire entre les murs du centre de détention pour mineurs d’Agadir.
Accusé d’«agression sexuelle» sur un jeune Marocain de 12 ans qui a paradoxalement reconnu qu’il n’y pas eu de viol sur sa personne. Pas de quoi, en principe, fouetter un chat. La justice marocaine s’est pourtant acharnée. L’affaire a fini par être instrumentalisée. Gare cependant au retour de boomerang. Levons le voile sur cette affaire pour montrer ce que veulent cacher les autorités marocaines. La ville d’Agadir est un haut lieu du tourisme sexuel et de la pédophilie en particulier.
Des Marocains ont en fait un business et se chargent de la sale besogne. Rabattre et procurer des milliers d’adolescents à une «clientèle» étrangère souvent européenne.
Un commerce lucratif pratiqué sans état d’âme. «Le Maroc est un eldorado pour pédophiles et touristes sexuels. De Marrakech à Agadir, des milliers de jeunes sont exploités avec la complicité de rabatteurs marocains», peut-on lire sur le site de France 24 dont les reporters ont infiltré ce milieu pour enquêter sur ce phénomène qui fait partie du paysage marocain.
La chaîne française de télévision d’information internationale met en exergue le «cynisme des autorités locales et la permissivité à l’égard des Occidentaux». Pourquoi tremper un adolescent dans cet univers de débauche? Un comble. A défaut de créer un incident diplomatique, cette affaire aura le mérite de faire remonter les eaux d’égouts. Soulever le problème du tourisme sexuel et de la pédophilie qui font des ravages au Maroc souvent avec la complicité d’autorités véreuses dont le silence est acheté avec une poignée de dirhams.
Un autre visage du Royaume chérifien que ne peut voiler la frêle silhouette d’un adolescent de 14 ans, athlète de haut niveau (champion d’Afrique de voile) promis à un très bel avenir. Islam n’est pas de cette graine. Pas question de lui faire porter le chapeau. Il se trouvait sur le territoire marocain dans le cadre d’une compétition sportive internationale. L’affaire qui l’a opposé au jeune Marocain n’est qu’un simple jeu de gamins. Les adultes s’en sont mêlés. C’est parole contre parole. Le Marocain a l’avantage de jouer à la maison. Son père a une dent contre les Algériens tout comme le chef du gouvernement marocain. «Je suis très content. En Algérie, les médias ont tout fait pour politiser l’affaire, mais la justice marocaine a montré qu’on pouvait lui faire confiance», a-t-il confié au magazine Jeune Afrique. Les Algériens connaissent assez la justice marocaine: ils ne lui font pas confiance autant qu’une majorité de Marocains.
Le mouvement du 20 Février (mouvement de contestation marocain qui revendique des réformes sociales et politiques) n’a-t-il pas saisi le souverain marocain pour qu’il inscrive dans la nouvelle Constitution l’interdiction du tourisme sexuel et de la pédophilie? Le problème ne peut se résoudre sur le dos d’un gamin, de surcroît innocent. Cela frise le ridicule. La justice marocaine n’en a pas peur.
L’Algérie, dont Islam a représenté les couleurs, se laissera-t-elle salir? Le sortira-t-elle d’entre les griffes d’une justice qui ferme les yeux sur ceux qui ont fait de la pédophilie un commerce? La diplomatie algérienne temporise: «Avant toute chose, nous devons faire le point avec notre représentation consulaire à Casablanca pour obtenir toutes les informations utiles concernant le déroulement du procès. Nous nous exprimerons sur la base du rapport circonstancié que nous recevrons incessamment de notre consulat général sur le déroulement des plaidoiries et des délibérations ainsi que sur les motivations du verdict», a indiqué, hier, Amar Belani, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qui a affirmé avoir espéré une relaxe du jeune citoyen algérien…
En attendant son procès en appel, Islam prend son mal en patience…*L’Expression-21.03.2013.

**Réactions des internautes:

Scandaleux…C’est un verdict politique saupoudré de la haine de l’Algérien que nous portent nos « fréres » marocains.Il faut que l’Etat Algérien protége ce garçon là où il se trouve à la merci des revanchards qui vont lui faire des miséres. J’espére que cette scanleuse affaire refroidira les partisans de l’ouverture des frontiéres avec ce pays.

**Ils condamnent un athlete algerien de 14 ans pour un chahut de gamins dans les vestiaires et ils encouragent le tourisme sexuel dans leur pays, pour remplir les caisses de sa majesté (10 milliards d’euros chaque année).

http://www.france24.com/fr/20110624-Reporter-Maroc-Pedophilie-Luc-Ferry-Prostitution-Marrakech-Agadir-

**Il est temps de cesser dans l’avenir de qualifier le Maroc comme pays frere dans le language officiel. Le Maroc est l’ennemi de l’Algerie, il n’a que des maitres. Le Maroc a toujours eu deux options: il se soumet ou il trahit et en general il utilise les deux. Contrairement a la position officielle le verdict n’etait pas inattendu. Notre ministere oublie ou ignore la part de Hassan dos dans l’arrestation de nos dirigeants lors du detournement de l’avion par les colonialistes, l’attaque lache contre notre pays dans la guerre des sables et enfin la trahison de la marche verte. Le Maroc est toujours pret a donner volontiers son appui a tout force etrangere qui veut nuire a notre pays. Le diable est a nos frontieres de l’Ouest. Il nous faut construire un mur.

**a mon avis,deja la frontiere entre les 2 pays est fermee,vaut mieux et pour le mieux couper toutes relations y compris diplomatiques,on a affaire a un voisin dangereux sur tous les plans…

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*Ouverture des frontières, sahara occidental, CNT fantoche libyen…etc…

Le Maroc charge l’Algérie

Cette fois-ci, c’est à travers un événement qui se voulait «hautement» culturel que les relais du Makhzen viennent prêter main forte à Rabat.

La conférence du «festival méditerranéen» de Tanger qui s’est tenue les 22 et 23 juillet 2011 a appelé, au terme de ses travaux, à la réouverture des frontières entre le Maroc et l’Algérie et à la reconnaissance du Conseil national de transition libyen… Un événement, qui s’inscrivait en droite ligne de la promotion de la langue amazighe au Maghreb et dans certaines régions du Bassin méditerranéen, qui s’est mué en caisse de résonance des services marocains qui n’en ratent pas une pour sortir leurs griffes contre l’Algérie. Le Maroc, qui vient de satisfaire la question de tamazight en l’inscrivant dans sa nouvelle Constitution, veut-il faire la leçon à son voisin algérien? La manoeuvre est plus sournoise. Elle tend à allumer l’incendie dans une région (la Kabylie) où la contestation bat son plein. Ce qui explique pourquoi la déclaration finale des participants à cette rencontre a dérapé en recommandations politiques tout en donnant l’impression de se cristalliser autour d’une revendication qui a trait à l’identité berbère. Un habillage maladroit qui cache très mal une énième campagne de diabolisation orchestrée contre l’Algérie. La question linguistique semble être la nouvelle rampe de lancement des relais du pouvoir marocain. Ces derniers veulent rebondir sur la revendication de l’officialisation de la langue amazighe qui a été élevée, en Algérie, au rang de langue nationale aux côtés de la langue arabe pour remettre sur le tapis des malentendus et des différends machiavéliquement entretenus et dont ils ne veulent pas assumer les responsabilités qui, pourtant, leur incombent, historiquement. Les participants à la rencontre de Tanger se situent à l’opposé de la position algérienne qui prône une solution politique dans le cadre du conflit libyen. Ils se sont faits la caisse de résonance des accusations incessantes qui ciblent l’Algérie et font le jeu du pouvoir marocain qui pointe un doigt accusateur en direction d’Alger en ce qui concerne le conflit du Sahara occidental et l’ouverture des frontières algéro-marocaines. L’échec des dernières négociations au sujet du Sahara occidental a été mis sur le compte de l’Algérie et du Front Polisario. «Le Maroc ne peut que dénoncer avec la plus grande force ce statu quo inacceptable dans lequel nous installent les autres parties… l’Algérie et le Polisario ne donnent pas le sentiment d’une volonté réelle de trouver une solution rapide conforme à la légalité internationale à ce différend qu’ils ont eux-mêmes créé», a déclaré le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri, jeudi dernier à l’issue des 8es pourparlers informels qui se sont tenus du 19 au 21 juillet à Manhasset aux USA entre le Maroc et le Front Polisario. Une dérobade qui témoigne du manque de bonne foi! On avait pourtant cru à un réel apaisement du côté de Rabat suite au message adressé par le souverain marocain au président de la République à l’occasion de la célébration du 49e anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie. Mohammed VI avait réaffirmé sa «ferme détermination pour surmonter les obstacles conjoncturels et objectifs et imprimer une nouvelle dynamique aux relations de coopération fructueuse et de solidarité agissante entre nos deux pays, tant au niveau bilatéral digne de deux peuples voisins et frères». Décidément, le vent qui vient de l’Ouest souffle le chaud et le froid…(L’Expression-28.07.2011.)

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Message de Mohammed VI à Bouteflika…. Paris s’enflamme

Paris «explique» le texte de Mohammed VI à Bouteflika et évoque les «blocages» à lever pour un Maghreb «intégré et prospère» dans le contexte du «printemps arabe». C’est un appui à Rabat et un quasi-reproche qui est fait à l’Algérie. L’intrusion de Paris dans la relation algéro-marocaine, qui tente de reprendre laborieusement, risque d’être, une fois de plus, contre-productive.

Quand Mohammed VI a annoncé ses «réformes», Paris a salué de manière enthousiaste un immense progrès. Quand le référendum a donné des résultats «oui» proches de 100%, Paris n’était pas loin de l’exaltation avec un communiqué du président français, Nicolas Sarkozy, saluant un «processus exemplaire» et invitant Rabat à se joindre au «partenariat de Deauville», lancé par le G8 en direction des pays arabes en «transition».

 Hier, le ministère français des Affaires étrangères ne s’est pas retenu de dire son enthousiasme pour le message de Mohammed VI adressé au président Abdelaziz Bouteflika à l’occasion de la fête de l’Indépendance algérienne. A croire que la diplomatie française fait désormais partie de la presse du Makhzen chargée de décoder et d’expliquer ce qu’il faut comprendre de la parole royale.

 Il est presque certain que ce commentaire français sur une lettre du roi du Maroc portant sur les relations entre l’Algérie et le Maroc ne va guère être apprécié à Alger. Même si, effectivement, les relations de la France avec les deux pays en question sont «étroites et denses», tous les diplomates en place à Alger ou à Rabat savent que Paris n’a pas de rôle à jouer dans l’amélioration des relations algéro-marocaines. Son positionnement en faveur du Maroc étant établi et franchement assumé, le gouvernement français ne peut prétendre à un rôle quelconque de facilitateur. En se «félicitant» de la détermination proclamée par le roi du Maroc à surmonter les obstacles avec l’Algérie, le porte-parole du Quai d’Orsay ne fait pas une déclaration anodine. Il exprime clairement un soutien, qui peut aussi être interprété à Alger comme une pression et une accusation implicite d’être la source des blocages.

 «Nous nous réjouissons de cette annonce forte visant au rapprochement entre l’Algérie et le Maroc, deux pays avec lesquels la France entretient des relations particulièrement étroites et denses», a en effet déclaré un porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal. «La persistance de blocages dans cette relation bilatérale constitue un obstacle à la construction d’un Maghreb intégré et prospère, que nous appelons de nos vœux et qui représente un objectif d’autant plus important dans le contexte du «printemps des peuples arabes», a-t-il ajouté.

Le «printemps des peuples» invoqué

 S’agissant des «blocages» et de leur origine – l’affaire du Sahara Occidental -, tout un chacun sait que Paris et Rabat sont sur la même longueur d’onde. La France a usé de sa position au Conseil de sécurité pour éviter une application des résolutions de l’Onu sur l’autodétermination ; elle mène campagne désormais pour faire avaliser le projet d’autonomie marocain comme substitut à l’autodétermination. Paris, comme Rabat, considère que l’Algérie fait «obstacle» à la solution «souhaitée».

 L’appréciation que fait Paris de la lettre de Mohammed VI au président Abdelaziz Bouteflika est entièrement marquée par cette évaluation de «l’obstacle». Elle n’a rien de neutre. La diplomatie algérienne ne va guère apprécier. Et même si elle évite de se prononcer sur l’exégèse passionnée de Paris au sujet de la lettre royale, elle devrait trouver des canaux pour signifier une position classique de refus de toute intermédiaire dans sa relation avec le Maroc.

 On peut même penser que s’il existe des points de vue différents au sein du régime algérien au sujet de l’appel de Mohammed VI, la sortie publique du Quai d’Orsay sera plutôt contre-productive.

 Quant à la référence à un Maghreb «intégré et prospère» dans le contexte du «printemps des peuples arabes», cela sonne creux. Et pas seulement pour le gouvernement algérien. Une grande partie de l’opinion algérienne considère que l’intrusion militaire de Paris et de l’Otan en Libye est en train de dénaturer le «printemps arabe». Et cette invocation tombe mal à propos. (Quotidien d’Oran-07.07.2011.)

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 MAROC-ALGÉRIE

Foot 1 – Politique 0

La crise politique entre l’Algérie et le Maroc n’a pas droit de cité. Place au football…

Le choc Maroc-Algérie a réussi à cristalliser l´attention des supporters autour de la balle ronde. Il a extirpé leur attention de toute interprétation politique de ce big match. Cela constitue, déjà, une grande victoire pour le football maghrébin.
«C´est un match qui se déroule entre deux pays dont la réputation est établie sur la scène footballistique africaine. L´essentiel pour moi est la victoire de nos Fennecs. Le reste n´est que littérature», déclare Djamel, un jeune commerçant de Kouba, qui affiche un sourire plein d´espoir. Cet espoir répand les rayons doux du soleil, en ce début du mois de juin, sur les artères d´Alger. La mer est calme. Ses vagues reprennent comme un hymne à la fraternité les propos de Wahid, un jeune employé de banque, au printemps de ses rêves.
«Le fair-play qui entoure cette rencontre est une grande victoire pour le sport. La fraternité entre les deux peuples algérien et marocain transcende les différends politiques», soutient-il. Ces propos renseignent sur une chose: la crise politique entre l´Algérie et le Maroc n´a pas droit au chapitre. Seul compte le résultat de la confrontation entre les Fennecs et les Lions de l´Atlas.
L´ambiance est à mille lieues du conflit politico-économique, entre l´Algérie et l´Egypte, généré par la double confrontation du Caire et de Oum Dormane, qui a eu lieu en novembre de l´année dernière. Cette fois-ci, la hache de guerre politique est enterrée, place au football. «Que les frontières soient fermées, cette question est du domaine exclusif des hommes politiques des deux pays. Ce qui m´intéresse, se sont les débats sur le rectangle vert», assure Mourad, un jeune rencontré dans un café à Bab El Oued, en compagnie de trois autres personnes. Ils s´adonnent au jeu de dominos. «Les nôtres vont gagner. Benchikha est un grand stratège», clame Fouad.
Le sélectionneur national semble avoir les faveurs des Chnaoua, les supporters du Mouloudia d´Alger.
Entre le général et le doyen des clubs algériens, c´est toute une histoire de passion et d´amour du football qui continue de s´écrire. Ce soir, les yeux seront braqués sur le petit écran. Les spéculations autour du match sont à leur paroxysme. Seulement, elles restent dans le cadre sportif.
Aucune allusion n´est faite à la crise entre les deux pays, au dossier du Sahara occidental et à toutes les questions qui fâchent entre l´Etat algérien et le Royaume chérifien. Pourtant, la rencontre prévue au stade Harti de Marrakech est en tête d´affiche de la 4e journée des qualifications de la Coupe d´Afrique des nations (CAN 2012). La défaite est interdite pour les deux sélections qui évoluent dans un groupe D où toutes les équipes sont à égalité de points (4). En plus de l´Algérie et du Maroc, ce groupe comprend la République centrafricaine et la Tanzanie. Rien n´est encore joué. Le résultat de ce soir scellera l´avenir des deux coachs, l´Algérien Abdelhak Benchikha et le Belge Eric Gerets, à la tête de chacune des deux sélections.
Les deux sélectionneurs ne jurent que par la victoire. L´enjeu est tel que la vente des billets a pris fin, mercredi, selon les échos parvenus de Marrakech. Le match se jouera à guichets fermés. Il passionne tout le monde…ou presque.
«Le football ne m´intéresse pas du tout. Il y a des réalités sociales nationales qu´il ne faut oublier sous aucun prétexte», souligne Samir, un jeune chômeur. Cela dit, ce dernier insiste sur un point: la politique n´a pas de place dans les confrontations footballistiques. (L’Expression-04.06.2011.)

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** Allégations marocaine contre l’Algérie

Un juriste américain démasque Rabat

«Le Maroc est-il en quête d’une unité régionale ou bien d’une hégémonie sur ses voisins?»

Les accusations commanditées par Rabat et médiatisées par un lobby pro-marocain contre l´Algérie, faisant état de l´envoi de mercenaires par l´Etat algérien en Libye pour combattre aux côtés du colonel libyen El Gueddafi, viennent de faire l´objet d´une cinglante dénonciation par un éminent juriste américain, M.Gare Smith.
Ce dernier a réagi par la publication d´un article dans un journal US spécialisé dans les questions du parlement américain, démontant pièce par pièce, les allégations marocaines.
Sous le titre, «Le Maroc est-il en quête d´une unité régionale ou d´une hégémonie sur ses voisins?», Gare Smith rapporte les propos d´un lobbyiste américain, Edward Gabriel qui travaille au profit du Maroc de longue date.
Dans son article, le juriste américain considère qu´Edward Gabriel, un pro-marocain et ancien ambassadeur des Etats-Unis d´Amérique au Maroc entre 1997 à 2001, a hâtivement et d´une façon décousue, accusé l´Algérie d´ingérence dans le conflit libyen. Interrogé sur une probable réouverture des frontières terrestres entre les deux pays, Ouyahia, le Premier ministre, a aussi évoqué cette question en estimant que ce genre de manipulations ne contribue guère à accélérer cette alternative.
Abondant dans le même sens que notre Premier ministre, le juriste américain sans ambages affirme que cette attitude de vouloir impliquer coûte que coûte un pays qui a toujours respecté scrupuleusement une politique de non-ingérence exemplaire n´a d´objectif que d´attiser davantage le différend entre le Maroc et l´Algérie.
Dans son effort pour alimenter la machine de propagande marocaine, Gabriel monte une série de contre-vérités selon lesquelles l´Algérie soutient El Gueddafi contre l´Otan et la résistance libyenne.
«Contrairement aux assertions de Gabriel, l´Otan elle-même n´a fait aucune déclaration indiquant que le gouvernement algérien appuie El Gueddafi contre l´Otan et l´insurrection, et je mets au défi quiconque de produire une telle preuve», a-t-il souligné.
«Ironiquement, alors qu´il professe, d´une part, des relations plus étroites avec ses voisins du Maghreb, le Maroc persiste, d´autre part, à payer des lobbyistes comme Gabriel pour remuer la boue en faisant de telles allégations spécieuses», a-t-il ajouté.
A propos du prétendu vote algérien contre la décision de la Ligue arabe relative au soutien de l´ONU pour la mise en place d´une zone d´exclusion aérienne sur la Libye, le juriste américain rappelle que ladite décision a été adoptée par consensus par tous les membres de la Ligue, y compris l´Algérie.
«L´Algérie a exprimé, immédiatement après, son engagement à respecter la résolution 1973 de l´ONU, qui a établi une zone d´exclusion aérienne sur la Libye et elle l´a fait scrupuleusement», a-t-il précisé. Abordant la question des mercenaires, le juriste américain fait remarquer que la capture de 15 Algériens par les rebelles libyens ne prouve en aucun cas que ceci reflète la position officielle de l´Algérie.
«Les mercenaires des pays africains voyagent souvent à travers le continent pour combattre dans les guerres d´autres pays.
Mais ces activités individuelles sont loin de représenter la politique étrangère», a-t-il soutenu énergiquement en s´interrogeant, si par hasard un ressortissant marocain est arrêté par les rebelles libyens, cela démontrera-t-il que le Maroc soutient le régime d´El Gueddafi? En engageant un argent fou dans une opération de lobbying anti-algérien à des fins de manipulations évidentes, le Maroc vient de recevoir la «monnaie» de la même manière avec laquelle il a procédé, c´est-à-dire à l´américaine! (L’Expression-31.05.2011.)

**La politique des petits pas 

Alger et Rabat passent à la vitesse supérieure dans leurs relations économiques. Après une longue période de flottement, les deux pays semblent renouveler les contacts politiques à plusieurs niveaux. «Un nouveau climat positif», a déclaré dernièrement Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères. Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture, est au Maroc pour une visite de travail de cinq jours. Une visite particulièrement longue pour souligner une volonté de «passer à autre chose» dans les rapports, souvent tendus, entre l’Algérie et le Maroc.

Selon l’agence Maghreb arabe presse (MAP), M. Benaïssa a indiqué que sa visite dans le royaume vise à promouvoir la coopération bilatérale dans le domaine agricole «pour assurer la sécurité alimentaire dans les deux pays à travers un partenariat basé sur l’échange d’expériences». Les deux pays viennent de signer un accord de coopération agricole dans les domaines de la vulgarisation scientifique, du développement de la production, de la lutte contre la désertification et d’échanges commerciaux.
A Meknès, l’Algérie est présente, pour la deuxième fois consécutive, au 6e Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM). Selon l’agence APS, le roi Mohammed VI a visité le stand de l’Algérie où il a été reçu par Rachid Benaïssa. «Le roi du Maroc s’est notamment intéressé aux différents produits algériens de plusieurs filières exposés et de plus amples explications lui ont été fournies par les professionnels de diverses filières sur le label algérien», a rapporté l’APS. L’Algérie est représentée au SIAM par une
quarantaine d’opérateurs publics et privés.

Avant Rachid Benaïssa, Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, et El Hachemi Djiar, ministre de la Jeunesse et des Sports, se sont rendus au Maroc en visite officielle. L’homologue marocain d’El Hachemi Djiar, Moncef Belkhayata, a fait un déplacement à Alger début mars 2011. Il avait été précédé par Amina Benkhadra, ministre marocaine de l’Energie et de l’Eau, reçue fin février dernier. Ses discussions ont, entre autres, porté sur le renforcement des relations de coopération entre l’Algérie et le Maroc dans les domaines de l’énergie, des mines, de l’électricité et des énergies renouvelables. Alger et Rabat ont signé un mémorandum de coopération dans le secteur des ressources en eau et convenu de créer, à terme, un marché maghrébin de l’électricité avec la perspective de sa connexion à l’Europe.

Youcef Yousfi, ministre algérien de l’Energie et des Mines, a laissé entendre que l’Algérie pourrait approvisionner le Maroc en gaz naturel à partir des champs de Hassi R’mel. Il a évoqué l’élaboration future d’études techniques pour concrétiser le projet.
«Nous devons remettre sur le tapis la coopération dans les secteurs les plus sensibles, les secteurs humains. C’est-à-dire l’éducation et l’agriculture. Dans le domaine agricole, nous avons traditionnellement une coopération importante avec le Maroc. Il y a aussi le secteur de l’énergie. Il faut faire évoluer les choses. Et cette évolution finira un jour, sans dire comment et quand, par donner à la qualité des relations entre nos deux pays le niveau que nous souhaitons en Algérie», a déclaré Mourad Medelci, lors d’un entretien accordé à la Chaîne III de la radio d’Etat. Une manière à lui de clarifier la démarche en cours marquée par une accélération des atomes. Il a indiqué que l’évolution de la coopération peut avoir une influence sur la décision d’ouverture des frontières. «Nous n’avons jamais exclu de rouvrir les frontières avec le Maroc. Cela sera dans la nature des choses», a-t-il soutenu. «Il faut ouvrir ces frontières, mais avant, il faut créer les conditions nécessaires. Lorsque la décision sera prise, elle sera appliquée d’une manière honnête et équilibrée, dans l’intérêt des deux parties», a précisé le chef de la diplomatie algérienne dans une autre interview accordée au quotidien Echourouk. Des investisseurs européens, notamment français, ont exprimé leur intérêt pour l’achat de terrains dans le Maroc oriental, non loin de la frontière avec l’Algérie. La perspective de l’ouverture avec l’intensification des échanges commerciaux et la reprise de l’activité touristique sont perçues comme une opportunité en or pour les hommes d’affaires. Idem pour l’achèvement de l’autoroute Est-Ouest qui relie la frontière du Maroc à celle de la Tunisie.

En visite à Tlemcen, le 16 avril, le président Abdelaziz Bouteflika a déclaré : «Il n’y a pas de problème entre le Maroc et l’Algérie.» «Le problème du Sahara occidental est un problème onusien. Le Maroc est un pays voisin et frère», a-t-il déclaré. Bouteflika a, de la sorte, rompu un long silence sur les relations avec le Maroc. Le message a été vite reçu à Rabat. «Nous considérons que ce sont de bons propos», a déclaré Khaled Naciri, porte-parole du gouvernement marocain. «Cela mérite d’être traduit sur le terrain», a-t-il ajouté, suggérant que l’ouverture des frontières serait un pas concret.
Les observateurs n’ont pas omis de remarquer que l’équipe marocaine de football, qui a joué face à son homologue algérienne un match qualificatif à la Coupe d’Afrique 2012 à Annaba le 27 mars dernier, a été chaleureusement accueillie par les autorités algériennes.
Il est évident que la conjoncture internationale a changé avec l’effondrement des dictatures en Tunisie et en Egypte…. Les révoltes arabes sont en train d’amener les diplomaties régionales à sortir de leur cercle fermé. Les Etats-Unis, qui suivent de très près l’évolution de la situation politique au Maghreb, ont encouragé Rabat et Alger à se rapprocher, peut-être même à revoir des principes qui étaient perçus jusque-là comme rigides. ….
Un plan qui ira au-delà de la simple «réactivation» de l’Union du Maghreb arabe (UMA), condamnée désormais à prendre en charge les aspirations démocratiques des peuples de la région ….. (El Watan-28.04.2011.)

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 *Match…Maroc-Algérie

Défilé de drapeaux à Marrakech 

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A six jours du match retour, c’est déjà la convivialité entre les supporters marocains et les fans des Verts déjà présents sur place.

Une atmosphère d’avant-match pour l’instant tout à fait cordiale entre supporters de deux pays voisins du Maghreb, toujours en course pour une participation à la CAN 2012. Les Marocains, qui ont finalement élu domicile dans la prestigieuse ville touristique Marrakech, ont ainsi décidé de ne pas faire marche arrière devant l’obscurantisme, notamment au lendemain de l’attentat perpétré au niveau d’un grand café souvent fréquenté par les touristes étrangers et surtout, situé au niveau même de la fameuse place «Jamaâ El Fna» tant prisée par les gens qui visitent Marrakech la sudiste.
Les supporters algériens qui devront soutenir l’EN à Marrakech le 4 juin prochain, devront en principe pouvoir être plus nombreux que leurs homologues marocains qui ont fait le déplacement à Annaba, lors de l’empoignade aller remportée par les Verts (1-0). Les citoyens Marrakchis, réputés de longue date pour leur sens de l’hospitalité, se sont donc tout naturellement fait un point d’honneur d’accueillir avec beaucoup de fair- play les fans algériens déjà présents à Marrakech.
Des supporters algériens, qui ont défilé en compagnie de leurs hôtes marocains, côte à côte, dans les rues de Marrakech, en brandissant les drapeaux marocains et algériens dans une ambiance empreinte de franche amitié. Il est vrai que les Marocains, notamment les Marrakchis, ne souhaitent nullement aujourd’hui donner l’impression d’être devenus des gens infréquentables, notamment après le malheureux attentat qui a fait plus d’une quinzaine de victimes au niveau du café Argana.
Un douloureux événement que les Marocains veulent d’ailleurs, à tout prix exorciser aujourd’hui. Donc, au-delà de la présence actuelle des supporters algériens à Marrakech, il y a aussi une belle opération marketing que comptent saisir les Marrakchis, afin de renflouer leurs caisses. Il faut se rappeler aussi que lors des matchs qualificatifs au Mondial 2010 joués par l’EN, le parcours des Verts a eu un engouement important au Maroc, tant sur le plan médiatique qu’économique.
Nos voisins du Maroc avaient surtout pris le parti tout à fait naturel de supporter ouvertement les Fennecs d’Algérie, notamment à l’occasion du désormais historique match- barrage Egypte- Algérie qui s’était déroulé à Khartoum un fameux 18 novembre 2009. Il s’agissait aussi pour les Marocains de voir un pays du Maghreb comme l’Algérie, représenter une nouvelle fois cette partie de l’Afrique, celle du Nord, à un Mondial. Aujourd’hui, certes, le match retour Maroc- Algérie constituera un enjeu important pour ces deux pays frères voisins dans la course vers la qualification à la prochaine CAN.
Cependant, les nouvelles retrouvailles maroco-algériennes prévues dans moins d’une semaine à Marrakech, semblent plutôt être l’occasion idéale pour rapprocher progressivement deux pays voisins qui vouent une passion légitime à leurs équipes nationales respectives, sans toutefois, oser commettre l’irréparable.
Après Annaba, la belle ville côtière de l’est algérien, c’est maintenant au tour de la chaude citée marocaine, Marrakech, d’être conviée pour la première fois à abriter un derby maghrébin qui se prépare dans une atmosphère bon enfant, entre supporters des Lions de l’Atlas et fans algériens déjà en fête. Et que le meilleur gagne le 4 juin prochain! (L’Expression-29.05.2011.)

***EN d’Algérie : Une victoire bonne pour le moral

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 La sélection nationale algérienne de football a bouclé la première phase de son regroupement à la Manga Club (Murcie) en Espagne par une joute amicale contre une équipe locale (Deportivo Minera), nouvellement promue en quatrième division espagnole.

Murcie (Espagne)
envoyé spécial d’El Watan.

Les hommes de Abdelhak Benchikha l’ont emporté facilement sur le score large de 5 buts à 0. Les buts ont été inscrits par Karim Matmour par deux fois, Guedioura, Soudani et Yebda. Après une première mi-temps tout juste moyenne, durant laquelle les Algériens ont montré un visage peu convaincant notamment au niveau de l’animation offensive, la seconde période a été, par contre, outrageusement dominée par les Verts. L’on assistera alors à une véritable démonstration de force devant le club espagnol qui n’a pu suivre le rythme imposé.
Et c’est dans la logique des choses que la sélection algérienne finira par l’emporter largement. Une victoire bonne pour le moral, d’autant plus qu’elle intervient après le précieux succès remporté le 27 mars dernier à Annaba face aux Lions de l’Atlas dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2012.

Acquis psychologique important pour les coéquipiers de Karim Matmour qui pourront, en effet, rejoindre la ville de Marrakech le 1er juin prochain avec un moral au beau fixe. Approché en fin de match, le sélectionneur national, Abdelhak Benchikha,
a tenu à préciser que le résultat et la manière importaient peu. Son objectif principal est de donner une nouvelle occasion à ses capés de jouer ensemble. «Le résultat, les buts ou la manière n’avait pas une grande importance pour moi. Je voulais voir les garçons jouer. C’était mon objectif essentiel afin de couper le microcycle de préparation. Samedi (hier, ndlr) les joueurs effectueront le matin une séance de régénération avant de bénéficier d’un repos dans l’après-midi», dira l’ancien champion de Tunisie avec le Club Africain, avant de renchérir : «A partir de dimanche (aujourd’hui), nous entamerons le vrai travail tactique. Nous rentrons dans l’ambiance du match contre le Maroc».

Le groupe toujours amoindri

Même si le staff technique entame aujourd’hui le vrai travail tactique, après ses premières manœuvres en la matière la semaine passée, le problème du retard accusé par certains éléments donne des soucis. Mais à partir d’aujourd’hui, le contingent algérien devra enregistrer l’arrivée de deux éléments, à savoir Carl Medjani (Ajaccio) et Mehdi Mostefa (Nîmes). Ces deux derniers se sont affrontés vendredi dernier dans le cadre de la Ligue 2 professionnelle.
Victorieux par 1 but à 0, les coéquipiers de Medjani accèdent en Ligue 1, alors que l’Olympique Nîmois descend en National. Demain (lundi), le groupe affichera complet avec l’arrivée de Boudebouz (Sochaux), Kadir (Valenciennes), Ferradj (Brest) et M’Bolhi (Krylia Sovetov). (El Watan-29.05.2011.)

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CAN 2012.   Maroc – Algérie… (ce soir à 21h) à Marrakech

Même intensité, même détermination

Marrakech (Maroc).
envoyé spécial d’El Watan.

Deux mois après sa victoire au match aller à Annaba, la sélection nationale de football affrontera ce soir (21h) son homologue marocaine en match retour comptant pour
la 4e journée des éliminatoires pour la CAN 2012. Un match qui sera marqué de la même intensité que la manche aller remportée laborieusement par les Verts grâce au penalty transformé par Yebda.A Marrakech, l’ambiance a atteint son paroxysme durant ces deux derniers jours. Les fans marocains et algériens font la fête dans un climat fraternel. Mais sur le terrain, ce sera sans doute une rude bataille entre les 22 acteurs pour décrocher le meilleur résultat possible. La défaite est strictement interdite pour les deux équipes qui joueront extra-muros lors de la prochaine journée, respectivement en Centrafrique et en Tanzanie.
Le sélectionneur national marocain, Eric Gerets, a lancé un appel aux supporters pour soutenir leur équipe du début jusqu’à la fin, et affirme que ses joueurs sont motivés pour prendre leur revanche et reprendre la première place.Il sait bien que son équipe avait perdu la manche aller parce que ses poulains étaient moins motivés que leurs homologues algériens. Kherdja, le capitaine d’équipe, l’affirme dans une brève déclaration : «A Annaba, les joueurs algériens étaient plus motivés que nous, ils ont gagné les duels. Pour le match retour, nous sommes animés d’un esprit revanchard et déterminés à gagner la partie.» Les joueurs algériens ne sont pas moins convaincus qu’une défaite les remettrait à la case de départ. Ils affirment tous qu’ils joueront pour gagner ou du moins faire match nul.

Benchikha motive ses joueurs
 

Le sélectionneur national a réuni ses joueurs durant les deux derniers jours passés à Marrakech et n’a pas cessé de les motiver en prévision du match d’aujourd’hui. Il leur a demandé aussi d’être bien concentrés, notamment au début du match où le onze national va sans doute subir un grand pressing des Lions de l’Atlas, soutenus par environ 40 000 supporters. Toutefois, Benchikha reste optimiste et affirme qu’ils sont venus pour faire un bon résultat qui augmenterait les chances de qualification des Verts à la CAN 2012. En plus du volet psychologique sur lequel se sont basés les deux entraîneurs durant toute la période du stage, ce match retour aura un cachet tactique particulier.
Le sélectionneur national, Abdelhak Benchikha, a bien étudié le jeu des Lions de l’Atlas qui vont opter pour l’attaque. Benchikha va opter pour un renforcement du milieu du terrain dans le but d’empêcher l’adversaire à faire le jeu.
Benchikha bénéficie du retour de plusieurs joueurs cadres dans ce compartiment, à l’image de Kadir et Ziani, absents au match aller.
Il aura donc l’embarras du choix pour désigner les cinq joueurs du milieu. Cependant, on apprend que Guedioura est officiellement out pour le match, alors que Kadir débutera sur le banc de touche. Le patron des Verts compte aligner Yebda, Lemmouchia, Ziani, Lacen et Matmour et laisser seul Djebbour en pointe. En défense, le sélectionneur national bénéficie du retour de Bougherra et va sans doute sacrifier Smaïl Bouzid, malgré son excellent rendement au match aller. (El Watan-04.06.2011.)

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**Les Verts en conquérants

C’est un match à ne pas rater pour les deux équipes qui ambitionnent sérieusement de disputer la prochaine Coupe d’Afrique des nations.

Le derby maghrébin entre Algériens et Marocains est là. Les sélections marocaine et algérienns de football se rencontrent donc, aujourd´hui, à partir de 21 heures sur la pelouse du nouveau stade de Marrakech pour le compte des éliminatoires du groupe «D» dans la perspective d´une qualification à la CAN-2012. Dans les deux camps, l´objectif est le même: gagner ce match décisif puisque les 4 équipes formant ce groupe se trouvent, avant cette 4e journée des éliminatoires, à la même enseigne avec 4 points chacune. Ce qui veut dire qu´une victoire est synonyme de gage pour une future qualification.
Un nul n´arrangerait certainement pas les deux équipes d´où l´enjeu et le caractère décisif de cette rencontre entre Maghrébins. D´un côté, les joueurs algériens qui jurent à l´unanimité de faire le maximum pour battre le Maroc, à l´image de l´insaisissable Matmour qui n´hésite pas à déclarer: «Nous allons faire le maximum pour sortir vainqueurs de cette rencontre. Et il va falloir être efficace devant pour gagner.»
D´un autre côté, une équipe marocaine décidée à prendre sa revanche sur le match aller perdu (1-0) le 27 mars dernier à Annaba. Ainsi Houcine Khardja, le milieu de terrain marocain dira: «Je sais bien que ce match ne ressemble pas aux autres rencontres que nous avons jouées dernièrement. Nous n´avons pas le choix, nous devons battre l´Algérie, c´est la seule solution pour nous».
C´est donc bien remarquable à l´image de ces deux déclarations, que la pression augmente au fur et à mesure des deux côtés. Seulement, pour les Verts, c´est moins stressant du fait qu´ils disputent ce match en déplacement. Par contre, les Marocains auront ce 12e homme, le public en guise d´aide précieuse. Mais, attention, c´est une arme à double tranchant, car les supporters peuvent se retourner contre leur propre équipe en cas de mauvaise prestation. Ce qui arrange parfaitement les Algériens.
Benchikha a exploité les trois dernières séances: une à Murcie et deux à Marrakech, celle d´hier et d´avant-hier, pour faire assimiler à ses joueurs les stratégies à adopter durant le match et ce, selon les circonstances de la rencontre et ses changements éventuels. Justement, à propos de la manière avec laquelle les Verts vont aborder cette rencontre décisive, le coach national, Abdelhak Benchikha, a affirmé et continue à affirmer qu´il opte pour une stratégie résolument offensive. Ce qui veut dire qu´il va falloir avoir deux nouveautés au moins en haut du schéma: un distributeur de balle efficace et surtout, n´avoir plus un seul attaquant comme ce fut le cas souvent avec seulement Djebbour en pointe.
D´ailleurs, celui-ci a de tous temps été confronté au manque de balle. Benchikha devrait donc opter pour deux attaquants et bien évidement soutenus par un passeur. Car, en principe et selon les remarques et imperfections du match aller, on ne devrait pas aller plus loin que le onze rentrant suivant: M´bolhi jouit toujours de l´estime de Benchikha bien qu´il ait encaissé plusieurs buts durant les trois dernières rencontres avec son club. En latéral droit, Mostefa Mehdi a bien gagné sa place lors du match aller. Sur le flanc gauche, Djamel Mesbah est indiscutable au vu de son match à Annaba. Ce qui veut dire que Belhadj devrait être remplaçant (sauf changement d´orientation ou de tactique de Benchikha au dernier moment).
Dans le secteur de l´axe central, le capitaine Antar Yahia et l´inamovible Madjid Bougherra sont là pour assurer la bonne paire. Compte tenu de la légère blessure de Guedioura, Benchikha devrait opter pour Lemmouchia au milieu pour la récupération et ce, dans l´orientation axiale. Sur les ailes, il serait logique de retrouver Medhi Lacen et Hassan Yebda. Le premier à gauche et le second à droite.
L´animation du jeu et donc la transmission des balles pour les deux attaquants serait l´apanage de Karim Ziani. Le sélectionneur national a de tout temps estimé que cette position ne conviendrait qu´à Karim. En pointe de l´attaque et suite à la blessure de Djebbour, Benchikha aura l´option de faire jouer la paire Matmour-Kadir.
Benchikha a annoncé, lors de sa dernière conférence de presse, qu´il a choisi l´option de convoquer pour chaque poste une doublure. Mais, en appelant pour la première fois Ferradj, il se retrouve ainsi avec un élément polyvalent. Ce qui veut dire un véritable atout pour booster l´équipe en qualité de nouveau joker. C´est donc avec un tel onze que Benchikha devrait débuter le match, sauf, si d´une part, il y aurait impondérable ou encore, que le coach national réserve une «surprise» à tout le monde.

Echos de Marrakech
Billets
La vente des billets pour le match Maroc – Algérie a pris fin mercredi au stade Harti de la ville. Les alentours du stade étaient vides jeudi matin et la circulation des voitures fluide. Le derby maghrébin se jouera à guichets fermés.

Marché noir
Les revendeurs marocains de tickets d´entrée au stade ne cessent d´«harceler» les supporters algériens dans la rue. Dès qu´ils voient un amoureux des Verts avec un maillot de l´EN, ils l´abordent pour essayer de lui revendre un ticket. «Mon frère tu as besoin d´un billet? On est là il n´y a aucun problème», lui lancent-ils.

Fraternité
Une ambiance fraternelle a régné ces derniers jours à la Place Jamaa Fnaa de Marrakech entre un groupe de supporters algériens et un autre marocain. Les deux parties n´ont pas hésité à prendre des photos souvenirs ensemble pour immortaliser ces moments «inoubliables».

Excès de confiance
Les supporters marocains affichent un excès de confiance à deux jours du match face à l´Algérie. «3-0, 5-0, une raclée», ils n´hésitent pas à chambrer les supporters algériens déjà arrivés à Marrakech qui leur répondent par un joli sourire suivi d´un «one, two, three, viva l´Algérie».

Raouraoua
Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, a rejoint jeudi, en fin de journée, en provenance de Zurich, où il a pris part la veille au congrès électif de la FIFA qui a vu la réélection du Suisse Joseph Blatter à la tête de l´instance mondiale.

Black-out
Le sélectionneur national, Abdelhak Benchikha, n´a prévu aucune conférence de presse avant la rencontre de ce samedi. Il avait pris la même décision lors du match aller où il avait refusé de rencontrer les médias. Aucune zone mixte n´est également au programme avant les entraînements. Une décision qui pénalise énormément les hommes de presse dans leur travail.

Presse
Un total de 213 journalistes ont été accrédités pour couvrir le match de ce samedi, dont 58 Algériens. Les Marocains seront par contre 125, alors que les journalistes étrangers sont au nombre de 30. Un chiffre qui reflète toute l´importance de ce derby maghrébin.

Météo
Le mercure a enregistré jeudi une hausse sensible avec des températures qui ont grimpé jusqu´à 36 degrés vers 14h. Le thermomètre n´avait pas pourtant dépassé les 32 degrés mercredi. Le temps reste néanmoins sec avec un taux d´humidité très faible. (L’Expression-04.06.2011.)

****Ils ont déclaré

Khaled Lemmouchia
«Nous sommes là pour gagner»

«Nous aborderons ce match à Marrakech en conquérants. Nous sommes déterminés à réussir un bon résultat pour multiplier nos chances de qualification. L´intérêt de l´équipe passe avant le fait de joueur ou d´être remplaçant et c´est l´idée de tout un chacun.
L´essentiel, c´est de réussir ce match. Ce sera du 50-50, mais il faut savoir qu´en réalité les deux équipes seront sous pression. Car chacune veut arracher les trois points synonymes d´éviter des calculs pour une option de qualification. Nous essayerons, pour notre part, de gagner ce match. Nous sommes des guerriers et cet état d´esprit nous a permis de gagner des matchs auparavant et celui-ci ne sortira pas du même contexte.»

Mehdi Mostefa
«Il faut tout donner sur le terrain»

«Nous devons récolter le fruit de notre travail ce samedi. Nous avons les mêmes motivations que lors du match aller à Annaba. C´est important dans ce genre de rencontre. Il est vrai qu´il y a une nouvelle donne, mais c´est important d´être bien motivé. Nous devons nous appliquer et nous donner à fond pour assurer un bon résultat. Ce n´est pas important de savoir qui doit jouer car l´objectif est le même pour nous tous: arracher un bon résultat. A Marrakech on n´aura pas le soutien du public, mais c´est justement la raison pour laquelle nous devons être concentrés du début jusqu´à la fin du match.»

Karim Matmour
«Nous sommes prêts»

«C´est un match important et pas plus. Ce n´est pas un match décisif, car il y a derrière deux autres matchs aussi importants à négocier. Ce qui veut dire que ce match est juste important, mais il peut constituer un tournant. Pour nous, l´important c´est la qualification pour cette Coupe d´Afrique des nations 2012, le reste n´est que secondaire. Etre éliminé de la CAN ne m´a jamais traversé l´esprit. Nous nous sommes préparés durement pour réussir ce match. Nous allons jouer comme nous l´avons toujours fait: c´est-à-dire en nous défonçons sur le terrain. Nous tenterons de jouer à 200% pour assurer un bon résultat à Marrakech. On fera donc en sorte de donner de la joie au peuple algérien qui attend beaucoup de nous. Nous, nous sommes bien conscients. Une chose est sûre: nous ferons le maximum pour arracher un bon résultat.»

Ayoub Al Khaliki (défenseur marocain)
«J´espère que cette pression sera positive»

«C´est ma première convocation en équipe nationale et je suis donc content pour la confiance placée en moi par le coach. Une grande homogénéité caractérise l´ensemble des joueurs et c´est cet état d´esprit qu´on compte exploiter afin de réaliser une victoire samedi. Nous avons donc une bonne occasion de nous racheter par rapport aux erreurs commises dans les derniers matchs et particulièrement dans celui contre l´Algérie à Annaba. Nous sentons, certes, cette pression sur nos épaules car tout le peuple marocain attend de nous cette victoire. J´espère que cette pression sera positive et nous stimulera pour gagner ce duel.»

Nadir Lamyaghri (gardien de but marocain)
«Il faut rester très vigilant»

«Nous allons jouer un match important mais qui n´est pas pour autant décisif. C´est la première journée de la phase retour et c´est donc le compte à rebours. Les matchs Maroc-Algérie ont de tout temps été très serrés. Il faudrait faire attention à cette équipe d´Algérie qui ne va certainement pas venir pour jouer la défensive.
L´Algérie possède une bonne équipe dont la défense qui est composée de joueurs titulaires dans leurs clubs respectifs. Nous avons, bien évidemment, des ressources nécessaires pour les contrecarrer et réaliser un excellent résultat. On parle beaucoup de l´Algérie et du Maroc, mais on oublie la Tanzanie et la République centrafricaine. Ces pays peuvent bien créer la surprise. C´est donc des moments de vérité. Chacun veut gagner, certes c´est de bonne guerre. Et il faut se dire, que le meilleur gagne et que le fair-play soit total.» (L’Expression-04.06.2011.)

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*Mourad Medelci et les relations avec le Maroc

«Il n’est pas logique que les frontières restent fermées»

 Et pourquoi pas l’ouverture des frontières ?», s’est interrogé, sous la forme affirmative, le ministre algérien des Affaires étrangères, lors d’un entretien accordé hier à Echourouk.

Mourad Medelci parlait des frontières terrestres avec le Maroc. Cette ouverture se veut l’aboutissement d’un processus de rapprochement avec le voisin de l’Ouest. «Il faut ouvrir ces frontières, mais avant, il faut créer les conditions nécessaires. Lorsque la décision sera prise, elle sera appliquée d’une manière honnête et équilibrée, dans l’intérêt des deux parties. On peut y arriver en poursuivant les consultations entre les deux parties. Cela a été entamé il y a trois mois et nous nous sommes entendus pour continuer l’échange de visites dans des secteurs sensibles. Des visites qui vont continuer jusqu’à la fin l’année», a-t-il dit. Selon lui, il est inimaginable que les frontières entre les deux pays restent fermées éternellement.

 Le Maroc, à travers le groupe de contact international, a clairement choisi de soutenir l’opposition armée contre El Gueddafi. La fermeture des frontières entre l’Algérie et le Maroc depuis 1994 a eu des conséquences socioéconomiques désastreuses sur le Maroc oriental… Fin février 2011, Amina Benkhadra, ministre marocaine de l’Energie et de l’Eau, est venue à Alger. Cela avait été perçu comme une relance de la coopération entre Alger et Rabat. L’évolution rapide de la situation régionale fait que les deux pays sont demandeurs. «Instaurer un climat positif», selon une expression de Mourad Medelci, n’est plus un choix, mais une exigence.

Par ailleurs, l’Algérie ne se sent visiblement pas obligée d’appliquer la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye. C’est du moins ce que laisse entendre M. Medelci lors du même entretien : «Nous respectons cette résolution si ses objectifs sont humanitaires avec la protection des civils, mais la réalité sur le terrain a montré qu’il existe des visées non prévues par cette résolution.» Autrement dit, l’Algérie respecte la résolution mais n’est pas forcée de l’appliquer. C’est probablement le début d’explication au non-gel par Alger des avoirs libyens en Algérie. Dans la résolution, il est indiqué que le gel s’applique «aux fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques se trouvant sur le territoire des Etats membres qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par les autorités libyennes».

Mourad Medelci s’est attaqué sans aucune réserve au Conseil national de transition (CNT), l’accusant de «polluer» la vérité sur la Libye. D’après lui, le CNT est actionné par «d’autres parties» pour s’en prendre à l’Algérie. «Il y a des parties qui alimentent la violence en Libye», a-t-il dit. En d’autres termes, Alger rejette les conditions de l’opposition libyenne pour accepter la médiation africaine pour régler la crise dans le pays. Mourad Medelci a repris, lui aussi, les arguments sur Al Qaîda qui serait «parmi les rebelles» et a tenu à parler de «renaissance terroriste» à propos de la situation en Libye.
(26.04.2011.

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*Le Maroc veut acheter du gaz algérien

 Le Maroc a émis le vœu d’acheter du gaz algérien selon les premières conclusions, lors de la visite de deux jours en Algérie de la ministre marocaine de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement,
Mme Amina Benkhadra.
Après des entretiens mardi à Alger avec le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, Mme Benkhadra a effectué une visite à Hassi R’mel pour prendre connaissance des installations de production du champ géant gazier.

Et c’est justement à Hassi R’mel que le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, qui accompagnait Mme Amina Benkhadra, a annoncé dans une déclaration faite à la presse que «des études techniques concernant l’approvisionnement du Maroc en gaz à partir du champ gazier de Hassi R’mel seront élaborées dans le futur».
Actuellement le gaz naturel représente un très faible taux d’utilisation dans le bilan énergétique du Maroc et les autorités veulent développer son utilisation pour répondre à la demande croissante en électricité. Le Maroc dispose déjà d’un moyen d’approvisionnement à travers le gazoduc GME qui relie l’Algérie à l’Espagne via le détroit de Gibraltar en traversant le Maroc.
La redevance de transit du gazoduc dont bénéficie le Maroc serait l’équivalent de 800 millions de mètres cubes par an. Traditionnellement le Maroc perçoit cette redevance en argent. Mais depuis le lancement de la construction de la centrale électrique hybride et à cycle combiné (turbines à gaz) à Aïn Beni Mathar, dans l’est du Maroc, les autorités marocaines auraient émis le vœu de convertir la redevance en gaz naturel.

Une demande officielle d’achat de 1 milliard de mètres cubes aurait été aussi introduite officiellement auprès de Sonatrach en 2008. La quantité qui découle de la redevance ne suffit pas pour le plan de développement de l’utilisation du gaz naturel au Maroc. Et en plus d’un projet de terminal de GNL, le Maroc veut s’approvisionner en gaz naturel algérien. D’ici 2020, les besoins du Maroc seraient d’environ 8 milliards de mètres cubes. Sauf que pour concrétiser un accord commercial dans ce sens, les opérateurs concernés et notamment Sonatrach pour les prévisions de production où les propriétaires des gazoducs pour le transport du gaz naturel ont besoin d’investir pour programmer de nouvelles quantités supplémentaires à produire et à transporter.
En plus de la coopération dans le domaine du gaz, les deux pays veulent intensifier leur coopération dans le domaine de l’électricité avec un partenariat entre Sonelgaz et le Bureau national de l’électricité et du gaz du Maroc, selon une déclaration de Mme Benkhadra.
La délégation marocaine a visité le centre de dispatching du gaz de Hassi R’mel qui approvisionne l’Algérie et l’Europe en gaz naturel. Selon le ministère de l’Energie, les discussions entre les délégations ont porté sur «le renforcement des relations de coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie, des mines, de l’électricité et des énergies renouvelables». (El Watan-03.03.2011.)

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*Le cauchemar du Roi

Dans ses dernières révélations, WikiLeaks rapporte que Mohammed VI et sa cour sont obsédés par tout ce qui concerne l’Algérie et son Armée

Il est arrivé aux responsables marocains comme à cette personne qui a un marteau et qui, de ce fait, voit partout des clous. Le roi Mohammed VI et sa cour sont obnubilés par l’Algérie et son armée. Selon les dernières révélations du site WikiLeaks, rapportées par le journal algérien online toutsurlalgerie (TSA), la préoccupation majeure de l’Armée royale concerne l’Algérie. Selon les documents de WikiLeaks, l’Armée marocaine possède des «plans d’attaque d’urgence» et effectue des simulations stratégiques pour contrer un éventuel assaut algérien. De son voisin de l’Est, l’Algérie, Mohammed VI n’y voit que des menaces et se lance alors, dans une campagne de dénigrement international, particulièrement envers les Américains. En témoignent les documents irréfutables publiés par le site WikiLeaks. Dans ses notes, Rabat accuse l’Algérie de vouloir s’attaquer au Maroc, de refuser la collaboration sécuritaire, d’avoir favorisé la création d’Al Qaîda au Maghreb et, comble de la lubie royale, l’Algérie serait même sur le point de fabriquer la bombe atomique! C’est à peine si Rabat n’avait pas écrit que l’Algérie infestait la jeunesse marocaine par les tonnes de drogue qu’elle expédiait via les frontières. Dans leurs échanges avec les responsables américains en visite à Rabat, les officiels marocains accusent les Algériens de ne pas coopérer avec eux dans la lutte antiterroriste. Le directeur général pour la surveillance du territoire (services de renseignements intérieurs), Abdelatif Hammouchi, se livre d’une manière déconcertante aux Américains. Lors de la visite à Rabat de l’assistante du président américain pour la sécurité intérieure et l’antiterrorisme, Frances Fragos Townsend. «La coopération avec les Algériens est erratique» affirme Hammouchi.
«Parfois ils nous fournissent de très bonnes informations et parfois on dirait qu’il s’agit d’impasse. Ce sont des partenaires difficiles», ajoute Yassine Mansouri (chef de la direction générale des études et de la documentation, le service de contre-espionnage marocain,)», rapporte le journal TSA citant une note diplomatique du 31 juillet 2007, publiée par WikiLeaks. Plus tôt, la même année, ajoute le même journal, le directeur général des affaires bilatérales au ministère marocain des Affaires étrangères Youssef Amrani, avait ainsi «suggéré que l’émergence d’Aqmi était principalement due aux échecs du gouvernement algérien», rapporte une note du 18 mai. Une position que ne partagent visiblement pas les Etats-Unis qui défendent la politique antiterroriste de l’Algérie. A l’accusation de Amrani, un diplomate américain répond que «le Gspc a été forcé de s’associer avec Aqmi parce que le gouvernement algérien a réussi à le marginaliser». Dans la même note, le diplomate américain constate que Khalid Zerouali, en charge de la sécurité des frontières marocaines au ministère de l’Intérieur, «s’est hérissé» lorsque les officiels américains ont cité l’Algérie comme «un modèle» dans la lutte antiterroriste en Afrique du Nord. Les documents de WikiLeaks révèlent aussi que le Maroc soupçonne depuis longtemps l’Algérie de chercher à développer un programme nucléaire militaire. Cette inquiétude a été rapportée dans une note diplomatique américaine du 21 novembre 2006 transmise cinq jours après un entretien entre le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères marocains, Omar Hilale, et l’ambassadeur américain à Rabat au sujet du programme nucléaire de l’Iran. Hilale affirme ainsi qu’ «un Iran doté de l’arme nucléaire serait un désastre pour la région et spécialement pour le Maroc. Cela provoquerait une course à l’armement dans la région et cela accélèrerait la poursuite de ce qu’il a décrit comme un programme nucléaire militaire algérien similaire, même s’il n’est que naissant». «Si l’Iran réussit, dans les dix ans, d’autres pays du Moyen-Orient auront la bombe et les Algériens suivront peu après», a-t-il dit», précise la note. Au cauchemar algérien s’ajoute l’épine du Sahara occidental. A une certaine période, près de 70% des effectifs des forces armées marocaines étaient déployés au Sahara occidental. Les masques sont tombés: il s’agit d’une armée d’occupation. Avec de pareilles révélations, il sera maintenant difficile au Maroc de justifier ses exactions et surtout les massacres que cette même armée vient de commettre au Sahara occidental. Par ailleurs, le site WikiLeak a fait d’autres révélations, notamment le portrait peu flatteur que font d’elle les Américains. Dans un câble classé «secret» daté d’août 2008, les diplomates américains en poste à Rabat évoquent «une armée marocaine minée par la corruption et la bureaucratie, de faibles niveaux d’éducation dans ses rangs, une marginalisation politique, des équipements vieillissants et un déploiement de la plupart de ses forces dans le Sahara occidental». (L’Expression-04.12.2010.)

**Les officiels marocains hantés par l’Algérie

Selon les notes révélées par le site WikiLeaks, l’Algérie constitue un des principaux sujets qui empêchent les responsables marocains de dormir.

À en croire les correspondances et notes des officiels américains de passage au royaume alaouite, leurs homologues marocains font une véritable fixation sur tout ce qui touche l’Algérie. Ils ne ratent aucune occasion de dénigrer l’Algérie où de salir son image, même si on ne leur demande pas leur avis sur la question.
En effet, dans leurs discussions avec les diplomates et les responsables américains de passage au Maroc, les officiels marocains font tout pour convaincre leurs interlocuteurs que la lutte antiterroriste des Algériens est un échec, et que ces derniers font preuve de mauvaise volonté pour coopérer avec eux dans ce domaine. Une note diplomatique américaine du 31 juillet 2007 indique que l’assistante du président US pour la sécurité intérieure et l’antiterrorisme, Frances Fragos Townsend cite nommément le directeur général pour la surveillance du territoire marocain, Abdelatif Hammouchi, qui affirme que “la coopération avec les Algériens est erratique. Parfois, ils nous fournissent de très bonnes informations et parfois on dirait qu’il s’agit d’impasse”. De son côté, Yassine Mansouri, le directeur général des études et de la documentation, (service de contre-espionnage marocain), qualifie les Algériens de “partenaires difficiles”. Toujours dans le domaine de la lutte antiterroriste, une note du 18 mai de la même année révèle que le directeur général des affaires bilatérales au ministère marocain des Affaires étrangères, Youssef Amrani, avait “suggéré que l’émergence d’Aqmi était principalement due aux échecs du gouvernement algérien”. Voilà une position que ne partageaient visiblement pas les États-Unis, lesquels défendent la politique antiterroriste de l’Algérie, comme le montre cette réplique d’un diplomate américain à l’accusation d’Amrani. “Le GSPC a été forcé de s’associer avec Aqmi parce que le gouvernement algérien a réussi à le marginaliser”. Idem pour Khalid Zerouali, en charge de la sécurité des frontières marocaines au ministère de l’Intérieur, qui “s’est hérissé” lorsque les officiels américains ont cité l’Algérie comme “un modèle” dans la lutte antiterroriste en Afrique du Nord. Ainsi, pour Zerouali, “le Maroc est beaucoup plus stable et sûr alors que je ne peux pas voyager d’Alger à Oran sans crainte”. Concernant les relations bilatérales qui ne s’arrangent pas avec Alger, Rabat impute la responsabilité entière à l’Algérie. Après une visite à Alger, Fouad Ali Himma, adjoint au ministre de l’Intérieur, a affirmé à des diplomates américains que “les efforts marocains répétés pour réduire l’abîme diplomatique ont été rejetés”. Dans leur mémo daté du 31 juillet 2007, ils indiquent que le responsable marocain “a assuré avoir dit aux Algériens que le Maroc était prêt à rouvrir sa frontière et à prendre d’autres mesures pour rétablir la confiance, mais les Algériens ne nous ont jamais dit ce qu’ils voulaient”.
Selon la même source qui précise que Himma est un proche du roi Mohammed VI, souvent considéré comme plus puissant que le ministre de l’Intérieur lui-même, “il a attribué ce qu’il décrit comme l’intransigeance algérienne à l’écart générationnel et de mentalités entre les dirigeants des deux pays”. Il est également révélé que le Maroc soupçonne depuis longtemps l’Algérie de chercher à développer un programme nucléaire militaire. Cette inquiétude est rapportée dans une note diplomatique américaine du 21 novembre 2006 transmise cinq jours après un entretien entre le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Omar Hilale, et l’ambassadeur américain à Rabat au sujet du programme nucléaire de l’Iran. Hilale trouve qu’“un Iran doté de l’arme nucléaire serait un désastre pour la région et spécialement pour le Maroc”, d’autant plus que “cela provoquerait une course à l’armement dans la région et cela accélérerait la poursuite de ce qu’il a décrit comme un programme nucléaire militaire algérien similaire même s’il n’est que naissant”.
Plus catégorique, Hilale dira aux Américains : “Si l’Iran réussit, dans les dix ans, d’autres pays du Moyen-Orient auront la bombe et les Algériens suivront peu après”. Le dénigrement de l’Algérie est donc le sport favori des responsables marocains, quand bien même leurs interlocuteurs ne partagent pas leur vision sur le sujet.   (Liberté-04.12.2010.)

***********************Selon des documents dévoilés par Wikileaks: le terrorisme ne représente pas une menace pour l’AlgerieDes correspondances officielles secrètes de l’ambassade américaine à Alger ont dévoilé que le terrorisme en Algérie ne constitue plus une menace pour la stabilité du pays, quoique les groupes terroristes continuent de recruter des jeunes, notamment parmi les couches défavorisées.Les correspondances dévoilées par le site Wikileaks, ont souligné que des attaques terroristes visant les services de sécurité algériens et les intérêts étrangers en Algérie, notamment américains et français sont enregistrées d’un moment à l’autre mais ne représentent pas une menace pour le gouvernement algérien. Sur un autre plan, une des correspondances secrètes souligne que la position de l’Algérie vis-à-vis de la coopération militaire avec les Etats Unis d’Amérique n’a pas changé et que le gouvernement algérien refuse catégoriquement la creation d’une base militaire américaine en Afrique connu communément « Africom ». Une autre correspondance portant le numéro 605 du 03 avril 2006 à propos de la position de l’Algérie vis à vis de l’Irak rapporte que le gouvernement algérien veut un Irak stable, souverain et unifié. Le rapport souligné, par ailleurs, que l’Algérie estime que la formation d’un gouvernement irakien unifié est la seule solution pour que les troupes américaines quittent l’Irak. Le rapport a indiqué dans le même contexte que les deux pays entretiennent d’excellentes relations diplomatiques.L’Algérie a réussi dans la lutte antiterroristeSur un autre plan, le rapport souligne que les autorités algériennes ont pu démanteler plusieurs cellules de recrutement d’algériens pour les envoyer en Irak afin de prendre part à la guerre. Dans ce contexte, le rapport souligne que les autorités algériennes ont interdit aux algériens de se rendre en Irak. L’ex ambassadeur américain en Algérie, Richard Erdman, a reconnu, dans un rapport «classé « Top Secret » qu’il a envoyé à la Maison Blanche, l’efficacité des services de renseignements algériens qui ont pu arrêter entre le mois de décembre 2005 et le mois de janvier 2006 plus de 10 algériens qui se préparaient pour rejoindre les groupes armés en Irak. Une autre correspondance secrète envoyée par l’ex ambassadeur américain en Algérie, Robert Ford, à la Maison Blanche le 22 février 2008 parle des conditions de vie difficiles en Algérie. Dans ce rapport, l’ex ambassadeur parle du chômage qui touche un grand nombre de jeunes algériens, de la crise aigue du logement ainsi que du retard du mariage chez les jeunes algériens. Ce rapport critique, en outre, l’indifférence de la classe politique face à ces problèmes. Il parle aussi de « Harraga » qu’il qualifie de nouveau phénomène en Algérie.Les algériens détestent Israël…pas d’espoir avec la ligue arabe

les rapports de Wikileaks sur la diplomatie américaine rapportent que l’ambassade américaine à Alger a informé la Maison Blanche de la répugnance et de l’aversion des algériens à Israël et tout de tout ce qui se rapporte avec le sionisme. Cette position, estime le même document, est partagée par le gouvernement qui refuse catégoriquement toute normalisation avec l’Etat Hébreu. Le rapport rapporte aussi que les responsables algériens ne sont pas convaincus de l’efficacité de la ligue arabe. Le gouvernement algérien, poursuit le rapport, estime que la fin de la crise au moyen orient n’est possible qu’avec la participation de la Syrie et Hamas. S’agissant de la question du Sahara Occidental, les rapports américains indiquent que le gouvernement algérien veut régler la question sahraouie par un referendum d’autodétermination, ce qui est également la proposition onusienne. L’Algérie considère la question du Sahara Occidental comme une question de décolonisation et ne veut en aucun déstabiliser le Maroc, ni d’entrer en guerre contre lui. (Echorouk-03.12.2010.) 

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**quand Bouteflika se confie sur le Maroc et le Sahara Occidental

« Un enfant »…. « Il n’est pas ouvert ». …. »Il manque d’expérience ».  Bouteflika n’est nullement tendre avec le monarque Mohamed VI qu’il accuse d’être une marionnette entre les mains des Français lesquels n’hésitent pas à instrumentaliser le Maroc contre l’Algérie pour déstabiliser un pays dont elle « n’a jamais accepté l’indépendance » chèrement et dignement acquise.  

Ces révélations de WikiLeaks, publiées vendredi 3 décembre 2010  dans la soirée par les quotidiens El Pais et Le Monde, viennent de prouver, s’il en est vraiment besoin, que le Maghreb est en proie à une grande instabilité à cause des incompréhensions et relations « froides » qu’entretiennent les dirigeants Algériens et Marocains. Pis encore, les pics de tensions entre le Maroc et l’Algérie ont nourri de graves crises diplomatiques qui ont failli dégénérer en guerre ouverte. 

D’ailleurs, selon des mémos diplomatiques américains diffusés par WikiLeaks, Abdelaziz Bouteflika a fait part, à maintes reprises, à des interlocuteurs américains de son « aversion » pour le monarque marocain  dont la politique hostile à l’égard de l’Algérie n’est en fait qu’une commande de Paris laquelle « n’a jamais vraiment accepté  l’indépendance algérienne ».

 En 2007, lors de ses entretiens avec, l’assistante du président américain George Bush pour la sécurité intérieure et l’antiterrorisme, Frances Fragos Townsend, Bouteflika a clairement accusé la France de « tenter de régler ses comptes avec l’Algérie  » en   appuyant le « Maroc ». Ainsi, pour Alger, il est apparaît clairement que le conflit du Sahara Occidental n’est qu’un leurre « français »  tendu par l’Elysée pour diviser le Maghreb et garder une influence malsaine dans cette région stratégique du monde. 

Dans ce sillage, Bouteflika fera savoir aux américains que les Français, « du fait du poids de leur histoire coloniale au Maghreb, sont   incapables de jouer un rôle constructif dans le conflit » du Sahara Occidental. Et à ce sujet, il n’hésitera pas à déclarer que « si je pouvais résoudre le problème je le ferais ». « Mais je ne peux pas parler à la place des Sahraouis », a-t-il tranché.  

Ce qu’il faut, c’est que « le Maroc et le Polisario trouvent une solution, et  ils peuvent le faire avec l’aide des Américains », aurait ajouté Abdelaziz Bouteflika.  

Selon d’autres mémos diplomatiques américains diffusés par WikiLeaks, en février 2008, après un entretien avec un diplomate américain, Abdelaziz Bouteflika a jugé qu’au lieu de faire preuve d’une approche « élégante » en acceptant une indépendance du Sahara occidental,   qu’ils auraient pu « contrôler » ou « superviser », les Marocains souhaitent en réalité « un Anschluss, comme Saddam Hussein avec le Koweït ».

Mais contrairement à ce que laisse croire  ce tableau noir dressé par les coulisses de la diplomatie, les Algériens et les marocains peuvent s’entendre quelques fois. Pour preuve, le frère de Mohamed VI, Moulay Rachid est, apparemment, très apprécié par Abdelaziz Bouteflika avec lequel il affirme avoir   »plaisanté et discuté agréablement » lors d’une rencontre à Séville, en Espagne, selon un autre mémo américain.  

Malheureusement, les plaisanteries ont leurs limites et les clés du Makhzen ne sont pas détenues par Moulay Rachid. Et en attendant des jours meilleurs, le Maghreb continue à patiner dans ses divisions et ses crises de désespoir… (El Watan-04.12.2010.)      

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*Suite aux critiques de la communauté internationale dont son pays faite face
Mohamed VI s’acharne contre l’Algérie
Le roi du Maroc, Mohamed VI, a porté, hier, à l’occasion d’un discours prononcé du 35e anniversaire de « la marche verte », des accusations graves à l’égard de l’Algérie, dans lequel il tentait de convaincre l’opinion publique internationale d’appuyer sa position sur le conflit du Sahara Occidental, s’opposant à l’autodétermination du peuple sahraoui. Comme à l’accoutumé, le roi chérifien met toujours l’Algérie dans le boxe des accusés en faisant d’elle une partie prenante du conflit. Pire encore, le roi marocain est allé jusqu’à accuser l’Algérie de « violer les accords internationaux relatifs au traitement des réfugiés sahraouis à Tindouf ». Mohamed VI, dont le pays fait face aux critiques de la communauté internationale, en panne de justifications appuyant sa position liée au Sahara Occidental, s’est tourné vers l’Algérie en la pointant du doigt comme étant son rival juré, l’accusant de tenter de « porter atteinte à l’intégrité territoriale de son pays, à  travers le soutien qu’elle apporte au Front Polisario », après avoir « fabriqué » l’affaire du Sahara Occidental.Il est à relever que le discours du roi chérifien dont une grande partie est destinée pour porter des accusations gratuites contre l’Algérie, intervient à quelques heures du début du 3e round des négociations informelles entre le Maroc et le Front Polisario, sous l’égide de l’ONU. Ainsi Rabat souhaite peser de tout son poids pour imposer sa position. Dans ce sens, Mohamed VI a présenté l’Algérie comme étant son rival qui refuse le dialogue et la concorde et entrave l’édification de l’UMA, faisant allusion à l’opposition de l’Algérie d’ouvrir ses frontières, comme le souhaite Rabat. Pour sa part, l’Algérie conditionne un dialogue global par le règlement des questions en suspens entre les deux pays, entre autres le conflit du Sahara Occidental. (El Khabar-08.11.2010.) 

**il y a des mains pas propres du tout qui agissent derrière les rideaux pour essayer d’étouffer la vérité….jusqu »à quand? ces agissements  ne font pas honneur à leurs auteurs qui ne respectent aucune déontologie, ni aucune valeur intellectuelle sur la liberté de presse et de pensée….vous finirez dans la poubelle de l’histoire…Votre « bataille » est du côté de l’agresseur et des énnemis de la liberté.**

 La fuite en avant du roi

Alors qu’une troisième session de négociations entre le Maroc et le Front Polisario sur l’avenir du Sahara occidental débute aujourd’hui à New York sous l’égide des Nations unies, le roi Mohammed VI torpille ce processus de dialogue en radicalisant sa position sur l’ancienne colonie espagnole. Non seulement il écarte toute initiative de paix ne s’intégrant pas dans le cadre de son plan d’autonomie, mais il excelle dans la manipulation. Cette fois-ci, ce sont les réfugiés sahraouis de Tindouf que l’armée marocaine avait réprimés en 1975 et chassés de leurs terres qui suscitent l’attention du souverain.
Visiblement à cours d’arguments, le roi qui invente un “consensus international” sur son projet de colonisation du Sahara occidental va jusqu’à accuser l’Algérie de bloquer le processus onusien. Si en politique tous les coups sont permis pour arriver à ses fins, le souverain chérifien semble s’emmêler les pinceaux en prenant ses désirs pour des réalités. Le dossier du Sahara occidental est inscrit aux Nations unies comme étant le dernier cas de décolonisation. Sur ce plan-là, nul ne peut effacer d’un trait de plume, ou le temps d’un discours, des décennies de lutte et de batailles diplomatiques gagnées.
Un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui est prévu depuis plus de 20 ans pour régler ce conflit qui empoisonne le Maghreb. Après avoir accepté l’initiative, Rabat a tout fait pour éloigner cette perspective sachant pertinemment que les Sahraouis ne peuvent se prononcer que pour leur indépendance.
S’il est vrai que le gouvernement marocain a usé de tous les subterfuges allant jusqu’à corrompre des responsables onusiens pour gagner du temps, il n’en reste pas moins que la communauté internationale n’a pas exercé assez de pression pour accélérer le règlement de ce dossier. Rabat continuera d’ignorer les résolutions onusiennes tant que des capitales faisant partie du cercle des “États décideurs” soutiendront le régime autoritaire marocain dans sa fuite en avant pour les besoins d’équilibre stratégique dans le Maghreb. (Liberté-08.11.2010.)
 

**LE ROI DU MAROC S’ATTAQUE VIOLEMMENT À L’ALGÉRIE
Mohammed VI perd les pédales
 

Le souverain marocain a tenu un discours extrêmement belliqueux vis-à-vis de l’Algérie dans une allocution adressée à ses sujets à l’occasion du 35e anniversaire de la Marche verte.

La question du Sahara occidental traumatise l’héritier du trône alaouite. Il compte mettre en échec la résistance héroïque et pacifique du peuple sahraoui, qui rejette la domination marocaine dans les territoires occupés, à travers un discours dominateur, démagogique et mégalomane. «Il est révolu le temps des dérobades où certains pouvaient se soustraire à leurs obligations. L’heure de vérité a sonné pour dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l’intimidation, de l’humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire», a déclaré, samedi, Mohammed VI dans un discours destiné à son peuple.
Les réfugiés des camps de Tindouf sont devenus le nouvel enjeu de la politique marocaine au Sahara occidental pour tenter d’imposer son plan de large autonomie. Après avoir chassé tout un peuple de sa patrie en lui infligeant une répression féroce afin de tenter de le soumettre par la force, l’héritier de feu Hassan II se découvre subitement des vertus de défenseur des droits de l’homme.
«Face à cette situation dramatique, Nos fidèles sujets à Tindouf, hommes et femmes, vieillards et enfants, ne cessent d’exprimer courageusement et avec de plus en plus de véhémence, leur opposition croissante à la répression et la tyrannie. Preuve en est que, malgré les contraintes du blocus étouffant qui leur est imposé, ils regagnent massivement leur patrie, le Maroc, se mettant spontanément en phase avec l’Initiative d’Autonomie et l’esprit du projet de régionalisation avancée», poursuit dans son exposé le monarque marocain.
Mohammed VI veut récupérer les réfugiés de Tindouf: des citoyens marocains pris en otage par les Algériens, veut-il faire croire. N’était-ce le drame que vit le peuple sahraoui, la situation tournerait au tragi-comique. Mais ne dit-on pas que «le ridicule ne tue pas»? Une fois de plus, le roi du Maroc ne craint point de s’en couvrir. Pris dans la tourmente de ses arguments, son harangue se détraque: «Nous n’abandonnerons jamais Nos fidèles sujets dans les camps de Tindouf, ni où que ce soit ailleurs. Nous ne ménagerons aucun effort pour qu’ils puissent exercer leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la liberté d’expression, de mouvement et de retour à leur mère-patrie», ajoute-t-il.
A qui s’adressait Mohammed VI? Aux sept militants des droits de l’homme qui ont été arrêtés en octobre 2009 sur le tarmac de l’aéroport de Casablanca après leur retour d’un séjour parmi leurs familles des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf et qui continuent de croupir dans les geôles du royaume au même titre que des centaines de leurs concitoyens? A moins que le souverain alaouite ne tente de remettre en cause les condamnations des ONG internationales visant sa politique de répression au Sahara occidental, notamment en ce qui concerne l’assassinat de l’adolescent de 14 ans abattu par les militaires marocains près de la ville occupée d’Al Aâyoune.
«Il y a des éléments troublants dans cet homicide qui doit faire immédiatement l’objet d’une enquête transparente [...] Les autorités marocaines doivent faire la preuve qu’elles n’ont pas violé les normes des Nations unies relatives à l’utilisation des armes à feu…», avait souligné Amnesty Internatio-nal dans un communiqué rendu public le 28 octobre 2010. Le roi est pris en flagrant délit. Il nie cyniquement. Délire ou paranoïa, la frontière ténue entre ces deux perturbations, du système de pensée, sont révélatrices des dérapages verbaux dangereux et sans cesse répétés par le pouvoir marocain vis-à-vis de l’Algérie. Pour se sortir du bourbier dans lequel il s’est enfoncé depuis l’annexion du Sahara occidental en 1975, Mohammed VI met en cause, sans gêne, et de façon provocatrice son voisin algérien en s’adressant effrontément aux organisations des droits de l’homme. «Nous les engageons à prendre leurs responsabilités en mettant un terme à la violation persistante des conventions internationales humanitaires par l’Algérie qui a créé une situation aberrante inédite, notamment en refusant d’autoriser le Haut Commissariat aux réfugiés à assurer le recensement et la protection des populations des camps.» Ce type de discours n’est en réalité qu’un aperçu de l’atmosphère dans laquelle baigneront les négociations entre le Front Polisario et le Maroc, qui débuteront demain à New York.
«Notre pays ne tolérera aucune violation, altération ou mise en doute de la marocanité de ces zones (les territoires occupés Ndlr), pas plus qu’il n’admettra de menées provocatrices visant à imposer le fait accompli ou à modifier le statu quo», a prévenu Mohammed VI qui ne jure que par la marocanité du Sahara et à qui convient le «statu quo» dénoncé par Christopher Ross, l’envoyé spécial de l’ONU au Sahara occidental. Quant au fait accompli, le monarque marocain vient d’en célébrer le 35e anniversaire. Il n’est pas à une incohérence près. (L’Expression-08.11.2010.)

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DROGUE EN PROVENANCE DU MAROC
«Une arme de destruction massive»
 Le président de la Cncppdh épingle le Maroc au sujet du trafic de drogue.

«Une arme de destruction massive contre l’Algérie.» C’est en ces termes que le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (Cncppdh), Farouk Ksentini, a qualifié, jeudi dernier, le trafic de drogue qui prospère aux frontières algéro-marocaines. «Etre un voisin du Maroc n’est pas une chose facile», a-t-il lancé lors d’une rencontre-débat au Centre de presse d’El Moudjahid ayant pour thème la situation des droits de l’homme en Algérie.
Ce commerce «engendre des fléaux multiples au sein de la jeunesse algérienne», a-t-il ajouté. M.Ksentini a d’ailleurs rappelé, au cours de son intervention, que des milliers de jeunes algériens sont impliqués dans des affaires en justice à cause de cette drogue en provenance de ce pays limitrophe. Il est «impératif d’aller vers une solution dans ce dossier», a-t-il insisté.
D’énormes quantités de stupéfiants en provenance du Maroc sont en effet destinées à alimenter le marché algérien. Depuis des années, de multiples opérations sont menées aux frontières Ouest du pays pour intercepter et saisir les centaines de tonnes acheminées depuis le Royaume chérifien.
Toutefois, la lutte contre le trafic de drogue constitue, aujourd’hui, une autre pomme de discorde entre Alger et Rabat. Même si une certaine coopération entre ces deux pays maghrébins demeure indispensable pour lutter contre ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur dans la région.
«L’essentiel, c’est d’échanger les expériences, de tirer les leçons et de faire une expertise dans chaque pays pour lutter contre le phénomène de la drogue qui prend de plus en plus d’ampleur», a affirmé, jeudi dernier, Abdelmalek Sayah, directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie. Ce dernier s’exprimait lors du séminaire régional organisé sous le thème «Formation à la création d’observatoires nationaux et de centres ressources dans le domaine de l’usage de drogues» qui s’est tenu depuis mardi à Rabat.
Sur la création de ces observatoires dans l’ensemble des pays méditerranéens, M.Sayah a précisé que «le principe est acquis malgré le fait que les choses soient à l’état embryonnaire». Il a cependant ajouté concernant ces «organismes» que «chaque pays a sa vision sur ces observatoires». Les différents intervenants à ce colloque ont, par ailleurs, insisté sur l’obligation de trouver «de nouveaux mécanismes de lutte contre la drogue». Ces observatoires ont pour principal objectif la construction d’un «socle de la collecte de données et de statistiques véridiques, aidant à l’élaboration de politiques de lutte contre la toxicomanie».
Des experts et des spécialistes de nombreux pays méditerranéens étaient présents à ce séminaire organisé par le réseau de coopération Med Net sur les drogues et la toxicomanie dans la région méditerranéenne.
Le réseau Med Net, dont l’Algérie est membre, a tenu, hier (03.12.2010.), sa 9e réunion semestrielle au cours de laquelle le rapport d’activité annuel 2010 et le plan d’action du réseau pour l’année 2011, seront adoptés. Chaque pays a présenté les opérations qu’il compte entreprendre dans la lutte contre la drogue et la toxicomanie l’année prochaine.
Selon M.Sayah, «l’Algérie présentera 12 actions sous forme de séminaires, avec le concours du Groupe Pompidou par l’envoi d’experts pour chaque thème». (L’Expression-04.12.2010.)

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**Des plans du Makhzen pour empoisonner l’Algérie avec des tonnes de stupéfiants

Entretien réalisé par Anouar Malek à partir de Madrid, avec le déserteur de l’armée marocaine, Abdelilah Issou.

L’Algérie est dans la ligne de mire de toutes les institutions officielles marocaines qui rêvent de l’ « empoisonner avec les stupéfiants et de la transformer en un centre de transit du haschisch et de la cocaïne.Anouar Malek : comment était la situation des soldats marocains dans les casernes durant la guerre ?Abdelilahou Issou: le Polisario nous bombardait quotidiennement avec des fusils mitrailleurs de 14,5 et 23 mm, ainsi un grand nombre soldats sont tués, sans parler des blessés. Les bases fortifiées de l’armée sont attaquées avec des RPG7, ainsi notre vie est devenue un véritable enfer. En plus de cela, des commandos sahraouis s’infiltraient dans nos casernes et égorgeaient nos soldats. Moi personnellement je ne dormais pas de peur. Mais après le cessez-le-feu de 1991 la situation s’est améliorée. En toute franchise, l’armée marocaine tremble de peur rien qu’en pensant aux commandos du Polisario. Au cas où une guerre éclaterait de nouveau, le Makhzen serait le plus grand perdant, pire les soldats déserteraient leurs casernes.99 % des sahraouis sont avec le Front Polisario, l’autodétermination est l’unique solutionAnouar Malek : comment évaluez vous la situation des droits de l’homme au Maroc et au Sahara Occidental ?Abdelilahou Issou: les droits de l’homme ne sont pas respectés, ni au Maroc ni au Sahara Occidental. Les sahraouis sont considérés comme des citoyens de 2e degré. Ils sont maltraités, pourchassés et opprimés, ainsi de nombreux d’entre eux ont rejoint le Front Polisario. 99 % des sahraouis sont avec le Front Polisario corps et âmes. C’est, d’ailleurs, pour cette raison que le Makhzen refuse le referendum de l’autodétermination. Les sahraouis voient quotidiennement leurs richesses spoliées. Un jour j’ai vu un bateau chargé de sable sahraoui destiné à la vente aux iles canari. Les exemples sur l’exploitation illégale des richesses sahraouies ne manquent pas.Anouar Malek : le peuple sahraoui est opprimé, ses richesses spoliées, pouvez vous nous parler de l’injustice que subi ce peuple ?Abdelilahou Issou: Un ami officier m’a raconté un jour qu’un groupe de soldats est entré dans un hamam (Bain Public) de femmes dans la ville de Samara et a violé toutes les femmes qui s’y trouvait. Les soldats entraient par force dans les maisons, volaient tout ce qui a une valeur et violaient les femmes qui s’y trouvent. Même les enfants et les vieux n’échappent pas à la barbarie de militaires marocains. Le peuple sahraoui souffre de l’oppression, l’injustice et subi des violences physique et morale. Ainsi, un grand nombre de sahraoui se sont refugiés à Tindouf au sud ouest de l’Algérie pour sauver leurs vies.La corruption gangrène l’armée marocaineAnouar Malek: parlez nous de la corruption au sein de l’armée marocaineAbdelilahou Issou: La corruption gangrène l’armée marocaine. Au Sahara Occidental, je voyais quotidiennement des soldats privés de nourriture. Une grande partie des vivres qui leur étaient théoriquement destinées sont détournées et vendues par les grands chefs militaires qui se font ainsi d’énorme sommes d’argents. Il y a au niveau de chaque section une boutique mobile qui vend aux soldats des vivres tels que des légumes, fruits, boissons et cigarettes. Pire encore, les chefs des compagnies vendent du haschisch et de l’héroïne pour droguer leurs soldats. Ainsi, ils gagnent énormément d’argent de ce commerce illégal. Bref, tout se vend et s’achète au sein de l’armée marocaine qu’il s’agisse de permissions, promotions et même le silence.Des plans du Makhzen pour transformer l’Algérie en centre de transit de la drogueL’Algérie est dans la ligne de mire de toutes les institutions officielles marocaines qui rêvent  de l’ « empoisonner avec les stupéfiants et de la transformer en un centre de transit du haschisch et de la cocaïne. L’objectif par de tels ignobles desseins est de lui créer des problèmes sur la scène internationale. Il est très clair que cela est dû à la position honorable de l’Algérie qui soutien la cause juste du peuple sahraoui et son droit à l’autodétermination. Je vous dis en toute franchise que le Makhzen est prêt à s’allier avec le diable pour se venger de l’Algérie par ce qu’elle est le seul pays opposé à la politique diabolique du Makhzen.« Les services de renseignements marocains ont tenté de me kidnapper à Madrid (Espagne), donc ma vie est en danger à tout moment. S’il m’arrive quoi que ce soit, c’est les services de renseignements du Makhzen et l’ambassade du Maroc à Madrid », a déclaré Abdelilah Issou.*”Ma vie est en danger”
Anouar Malek : qu’en est-t-il du peuple marocain ?
Abdelilah Issou : le peuple marocain vit toujours dans la pauvreté des années soixante et soixante-dix. En général, il se contente de regarder ce que font les personnalités influentes, ou bien occupé par des questions futiles qui ne lui sont d’aucune utilité. Des fois ces questions banales sont crées par le Makhzen pour distraire et endormir le peuple marocain et afin de cacher ses échecs et ses scandales. Les richesses maritimes sont exploitées par les étrangers et les généraux marocains, notamment Ben Slimane et Benani.Anouar Malek : vous avez parlé de quelques personnalités influentes, notamment du général Abdelaziz Benani qui occupe le poste d’inspecteur général des forces armées royales marocaines, pouvez-vous nous fournir plus de détails ?Abdelilah Issou : j’ai su après ma désertion de l’armée que le général Abdelaziz Benani, qui occupait le poste de chef de la région sud qui englobe le Sahara Occidental, est impliqué dans le trafic et le commerce juteux de la drogue avec de dangereux réseaux internationaux. A cette époque là, il possédait une société de boissons gazeuses. La production de cette entreprise est vendue aux unités de l’armée au Sahara Occidental. Le siège central de cette entreprise appelée « Bottling International » se trouvait dans la ville de Tanger. Les camions de cette entreprise  sont utilisés pour transporter la cocaïne du port d’el Ayoun à Tanger, où elle est stockée avant d’être acheminée vers l’Europe en utilisant les réseaux de transport du Haschish. Des « Empereurs » colombiens de la drogue ont transformé le Maroc comme en plateforme de transit de la cocaïne vers l’Europe. Des opérations de cette envergure ne peuvent pas être montées sans l’aide des autorités locales, moi personnellement je suis convaincu que le général Benani est impliqué dans ces affaires.Le CNI est omni présent, même dans la chambre à coucher du roiAnouar Malek : vous accusez les services de renseignements espagnols d’infiltrer les coulisses de l’Etat et de ses institutions marocaines, avez-vous des données sur ce sujet ?Abdelilah Issou : les services de renseignements espagnols « Centro nacional de Inteligencia » (CNI) ont infiltrés toutes les institutions marocaines du palais royal jusqu’à la petite caserne de l’armée, de la gendarmerie ainsi que de la police. La coopération entre eux est une réalité. Ainsi, cela contredit ce qui a été médiatisé à propos d’un conflit opposant entre les institutions marocaines et le CNI. Pire, il y a des officiers supérieurs marocains qui transmettent régulièrement des rapports contenant des informations militaires à la CNI, notamment ce qu’on appelle « Psycological Profiles » de certains officiers supérieurs et même sur de petits officiers qui occupent des postes sensibles. Ces rapports contenaient les points faibles, défauts de ces officiers pour faciliter leur infiltration. Les rapports contenaient, en outre, des informations détaillées sur les unités militaires, les armes à leur disposition et tout ce qui concerne la situation au Sahara Occidental, particulièrement lors des Intifada du peuple sahraoui pour leur autodétermination.C’est ainsi que les services de renseignements marocains ont tenté de me kidnapper à MadridAnouar Malek : Vous avez déposé plainte à Madrid contre les services de renseignement marocains que vous accusez de tentative de kidnapping, que s’est-t-il passé au juste ?

Abdelilah Issou : En mois de janvier 2009 des informations me sont parvenues du Maroc. C’était des informations inquiétantes, selon lesquelles le Makhzen voulait me kidnapper et me renvoyer au Maroc. La source de l’information était fiable à 100 %. En mois de mars 2009 j’ai quitté mon travail, j’ai rangé mes affaires et je me suis refugié en Colombie (Amérique Latine), où y avais passé près de six (6) mois. J’étais caché et je n’ai contacté personne. Par la suite, j’ai décidé de retourner à Madrid. Le 21 aout à 7 :30 du matin, alors que je rentrais chez moi après une séance de sport matinale, j’ai été surpris par une personne armée descendue d’une voiture. Cette personne m’a tenu par le bras et a tenté de m’embarquer dans le véhicule par la force. J’ai me suis battu et résisté, ainsi j’ai pu lui échapper. Je me suis enfui en courant. J’ai préféré mourir plutôt que de retourner au Maroc. En effet, je croyais que l’homme armé allait tirer sur moi. Cependant, il ne l’a pas fait, par ce qu’il y avait une personne non loin de l’endroit où se sont déroulés les faits. Le témoin, d’ailleurs, a confirmé mes propos devant la police. Tout en sachant le danger qui plane sur moi, les autorités espagnoles n’ont pris aucune mesure pour assurer ma sécurité.

Anouar Malek : pensez-vous que votre vie est encore en danger ?

Abdelilah Issou : je suis menacé de mort à chaque instant. Du moment que les services de renseignements marocains ont essayé de me kidnapper, donc je suis leur cible. Après mon départ de Rabat, les membres de ma famille ont été interrogés durant de longs mois. Ma défunte mère est décédée de stress et de chagrin. Une fois les services de renseignement ont arrêté mon père et ont dit qu’ils le garderaient comme otage jusqu’à ce que je me rende. A cette époque mon père avait 70 ans.

 Anouar Malek : un dernier mot

Abdelilah Issou : à travers la tribune du journal Echorouk, dont je suis un fidele lecteur, je lance un appel au monde entier : ma vie est en danger. S’il m’arrive quelque malheur j’en jette toute la responsabilité sur les services de renseignements marocains et l’ambassade du Maroc ici à Madrid. Ma sécurité devrait être assurée par les autorités espagnoles et le haut commissariat des refugiés (HCR). Je tiens enfin à remercier le journal Echorouk pour m’avoir donné une occasion pour m’exprimer. (Echorouk-24.11.2010.) 

 

 

 

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