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*L’art de la broderie

4062011

*3e édition du Festival de la création féminine

 Pas moins de dix stylistes algériennes, italiennes et turques se sont disputées, mardi dernier à Alger, le podium du palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba, pour dévoiler quelques pièces précieuses de leur dressing.
 

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Comme il est de tradition à chaque clôture du Festival de la création féminine, un défilé de mode a été initié par les organisateurs. Si l’année dernière, les présents ont pu découvrir la maison de couture Menouba, à travers la collection de la jeune styliste Rym Wided  Méniafi, cette année, le concept a changé, puisque les invités de marque ont  pu  apprécier le talent de plusieurs stylistes et artisanes.
Le défilé en question baptisé «Les fils sur l’estrade» peut se targuer d’avoir exhumé des broderies  anciennes, d’une part, et de découvrir de nouveaux motifs, d’autre part.
Les mannequins, à la taille filiforme, à la démarche irréprochable et au maintien parfait, ont déambulé dans des tenues magnifiques. Faïza Antri-Bouzar, Mouni Benrabah, Halima Boursas, Gouadfel, Mabrouka Saouli, Wardia Sokri, Angela Lipomi, Anna Bonaffini, Raziye Onar et Sevim Yildiz ont dévoilé à l’assistance une facette de leur don.
Avant chaque passage d’une collection, le public était invité à découvrir, sur deux écrans géants, un mini-documentaire, retraçant le parcours de chaque participante.
Ce défilé, bien encadré par l’agence de mannequinat professionnel  Dzeriet,  a été ouvert par la collection de la styliste Halima Boursas. Une collection magnifiant le raffinement de la tenue algéroise.
Soucieuse de la  conservation et de la transmission, cette dame détient à coup sûr les secrets de la broderie ancienne. Comme peuvent en témoigner  un seroual  doré rehaussé d’un karako cintré finement  brodé au fil de soie et paillettes, ou encore cette tenue en guise de robe de mariée se déclinant en un  seroual bouffant  blanc porté sur un karako, d’où un long voile descend à partir de la coiffe.  Pour sa part, la styliste et designer de
Tizi Ouzou, Ouardia Sokri,  présentera une collection entièrement dédiée à la femme berbère. Elle a livré, là, une double robe orangée, ornée de broderies traditionnelles et modernes d’inspiration berbère égayant le  corsage, les manches et  les pans de la tenue et, par-dessus, comme touche finale, un gilet noir aux découpes étroites. Elle mêle à ses broderies des noyaux d’olives traités, de la vannerie, des écorces de potirons séchées… Des matériaux, selon elle, indispensables à ses créations.  
La créatrice de bijoux et de prêt-à-porter féminin, Faïza Antri-Bouzar, s’est surpassée en originalité et en création. Ayant grandi dans un milieu d’artisans, elle a commencé à dessiner des bijoux en 3D, avant de se lancer dans les vêtements en 2D. Elle s’amuse également à dessiner des sacs.
Place au raffinement.
La palette se veut traditionnelle avec un glissement vers le baroque. La créatrice  joue à outrance avec les découpes et les volumes. Ses couleurs de prédilection sont le rouille et le vert. Les éléments de sa  garde-robe sont inscrustés de dentelles, de pierres semi-précieuses et de broderies.   
Pour la  créatrice bônoise, Mabrouka Saouli, envoûter et intriguer le public est sa seconde nature. Une présentation  avant-gardiste  avec un mélange captivant de traditionalisme, de féminité classique dans un style majestueux, voire parfois extravagant, mais propre à elle. Elle excelle dans les karakos, les longues robes traditionnelles, les jabadoris, les pantalons style Aladin, les gandouras, les boléros échancrés. La tenue folk qui a suscité l’émerveillement est sans conteste cette mini-jupe évasée décorée de rosace et de broderie, rehaussée d’un boléro court sans manches, d’un chevrefeuil et de longues guêtres en velours. Les perles et les pierres semi-précieuses sont utilisées à outrance.
Les deux stylistes italiennes,  Marianna Bonafini  et Angela Lipomi, ont travaillé sur une collection maîtrisée, très little couture, avec des robes tailleurs courtes sur des manteaux simples ou encore des robes évasées en mousseline aux différents tons.
La broderie turque a brillé grâce aux créatrices, Raziye Onar et Sevim  Yildiz.
Elles ont redonné vie à des héroïnes mythiques en travaillant sur des coupes inspirées de la période ottomane. Un air de jouvence plane sur modèles simples  et modernes  à la fois. Le clou de la soirée a été, incontestablement, la présentation d’une authentique tenue algéroise blanc cassé datant du
XVIIIe siècle, composée d’un seroual en soie sauvage, d’une «guellila», d’un gilet, d’un foulard «ftoul», le tout finement brodé au point de Nabeul.
Cette tenue a été confectionnée et brodée par cinq élèves du CACVA, établissement des centres d’apprentissage de couture de la wilaya d’Alger.  
La broderie est enseignée  dans ce centre selon les techniques manuelles ou sur machine. Le programme accorde une grande importance à la broderie traditionnelle, notamment à la fetla, au madjboud. Le CACVA s’efforce de contribuer à la préservation de l’héritage algérois en la matière. Il est à noter que le 3e Festival de la création féminine, qui s’est tenu du 25 au 31 mai, au niveau du palais des Raïs, à Alger, a réuni 31 brodeuses algériennes et étrangères. (El Watan-04.06.2011.)

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