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Les Prix Nobel-suite.1

9102013

**Le Prix Nobel de l’erreur !

Il y a 75 ans, le Nobel de physique récompensait… une incroyable erreur

Les Prix Nobel-suite.1 Enrico-Fermi-Smithsonian-Institution

Lundi 7 octobre 2013 s’ouvre la grande parade annuelle des prix Nobel, avec la catégorie « physiologie ou médecine« . Suivront la physique (le 8 octobre), la chimie (le 9), la littérature (le 10), la paix (le 11) et les sciences économiques (le 14). 2013 est l’occasion d’un curieux anniversaire puisqu’on fête cette année les 75 ans de ce qu’on peut appeler le prix Nobel de l’erreur et ce dans le domaine qui est censé être le plus précis de tous ceux que cette récompense recouvre, à savoir la physique.

En 1938, c’est l’immense chercheur italien Enrico Fermi qui reçoit la distinction suprême pour, je cite, « sa découverte de nouveaux éléments radioactifs, développés par l’irradiation des neutrons, et sa découverte à ce propos des réactions de noyaux, effectuées au moyen des neutrons lents ». Le communiqué explicite cette découverte ainsi : “Fermi a en effet réussi à produire deux nouveaux éléments, dont les numéros d’ordre sont 93 et 94, éléments auxquels il a donné le nom d’ausénium et d’hespérium.” Seulement voilà, d’ausénium et d’hespérium il n’y avait en réalité point dans l’expérience du savant transalpin. Fermi s’était trompé dans son interprétation et il avait néanmoins eu le prix Nobel pour la découverte de deux éléments imaginaires…

Pour comprendre cette erreur, il faut replonger dans les années 1930, ère des pionniers du noyau atomique. L’histoire illustre à merveille la manière dont la science se trompe, se corrige et, ce faisant, s’améliore. Que fait Enrico Fermi dans l’expérience qui lui vaut ce Nobel, relatée en 1934 dans Nature ? A l’époque, on ne connaît pas d’élément chimique dont le noyau contienne davantage de protons que l’uranium (92) et le chercheur italien se demande s’il est possible de synthétiser des éléments plus lourds. Son idée est de profiter de la radioactivité bêta qu’il vient de modéliser et grâce à laquelle un neutron peut se transformer en proton (ou le contraire). Pour son expérience, Fermi part de l’idée qu’en bombardant de neutrons des noyaux d’uranium, ceux-ci vont finir par absorber un neutron qui, sous l’effet la radioactivité bêta, se transformera en proton. Le noyau aura finalement gagné un proton, ce qui aura « transmuté » l’uranium à 92 protons en élément nouveau à 93 protons (que Fermi appellera ausénium). Après une nouvelle étape, celui-ci se métamorphosera en élément à 94 protons (nommé hespérium). La difficulté de l’expérience consiste à détecter la présence de ces nouveaux éléments. Fermi ne les identifie pas chimiquement : il se contente de constater que l’expérience produit deux « choses » radioactives dont les caractéristiques sont inconnues. Pour lui, c’est la preuve, certes indirecte, mais la preuve quand même, qu’il a synthétisé deux nouveaux éléments.

Comme l’explique Martin Quack, chercheur à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, dans l’article qu’il a récemment consacré à cette histoire (publié par Angewandte Chemie International Edition), Enrico Fermi est au départ plutôt prudent dans sa formulation. Mais les années passant et rien ne venant contredire cette interprétation, cette prudence s’estompe et l’on considère le résultat comme acquis, d’autant que la stature scientifique de l’Italien est immense. La chimiste allemande Ida Noddack tente bien d’avancer que le niveau de preuve n’est pas suffisant, mais personne ne tient vraiment compte de ses objections. Un magnifique cas d’école de l’aveuglement des experts.

Tout se précipite à la fin 1938, comme dans un thriller scientifique où le temps se condense et s’accélère. Le 12 décembre, Enrico Fermi reçoit à Stockholm son prix Nobel des mains du roi de Suède. Il en profite pour fuir aux Etats-Unis, la situation de son épouse, qui est juive, étant de plus en plus précaire dans l’Italie mussolinienne. Une semaine plus tard, le 19, le chimiste allemand Otto Hahn, qui a, avec Fritz Strassmann, reproduit l’expérience de Fermi, envoie ses résultats à sa consœur Lise Meitner : les produits de l’expérience ne sont pas des éléments superlourds. Au contraire, cela ressemble à des isotopes inconnus d’éléments plus légers, notamment du baryum (56 protons). Mais comment diable de l’uranium peut-il donner du baryum ? Pendant les vacances de Noël, Lise Meitner discute avec son neveu, Otto Frisch de la possibilité théorique qu’un noyau d’uranium se brise pour donner des noyaux plus légers. Ils écrivent un article en ce sens qui sera publié en février 1939. Ce qu’avait réalisé Enrico Fermi sans le comprendre, c’était la première expérience de fission nucléaire !

Le coupable était dans l’uranium. Le minerai naturel d’uranium contient deux isotopes de cet élément. Le premier, l’uranium 238 (92 protons + 146 neutrons) est de très loin le plus courant puisqu’il représente plus de 99 % du minerai. Le second, l’uranium 235 (92 protons + 143 neutrons) est beaucoup plus rare (0,7 %) au point qu’on peut le considérer comme une impureté. C’est lui qui est fissile et que l’on emploie dans de nombreux réacteurs nucléaires. Et c’est aussi lui qui se trouvait dans la bombe atomique d’Hiroshima. Dans l’expérience de Fermi, le bombardement de neutrons n’a, contrairement à ce qu’espérait le savant italien, rien fait aux atomes d’uranium 238. En revanche, il a provoqué la fission des noyaux d’uranium 235. Les produits nouveaux qu’a détectés l’Italien étaient des produits de fission, des éléments plus légers, inconnus sous cette forme radioactive, comme le baryum 140.

Enrico Fermi méritait sans doute un Nobel et il est dommage qu’il l’ait reçu pour une expérience mal interprétée et pas assez approfondie. Dès qu’il apprit la découverte de Hahn et Strassmann, début 1939, il modifia son discours de réception du prix pour intégrer ce nouveau résultat, preuve d’une grande honnêteté intellectuelle. Les deux chercheurs allemands reçurent le Nobel de chimie 1944 pour la fission nucléaire (Lise Meitner étant scandaleusement oubliée dans l’histoire) et, d’une certaine manière, pour avoir corrigé l’erreur de Fermi. Ce dernier réalisa, en collaboration avec Leo Szilard, la première pile atomique en 1942, c’est-à-dire la première réaction nucléaire en chaîne contrôlée de l’histoire. Et, bien sûr, Fermi travailla pour le projet Manhattan qui mena à la bombe atomique. Quant aux éléments 93 et 94, le neptunium et le plutonium, ils furent bel et bien produits selon le processus qu’avait prévu Fermi. En 1951, on donna donc de nouveau un prix Nobel (de chimie) à ceux qui les avaient mis en évidence, mais cette fois-ci pour de vrai : Glenn Seaborg et Edwin McMillan.

Trois-quarts de siècle après le Nobel de l’erreur, l’histoire vient rappeler que la science a deux versants inséparables, le côté créatif et le côté critique. Comme le souligne Martin Quack dans son article, « la composante créative s’engage dans de nouvelles idées et dans des avenues inexplorées (…). Elle se vend bien grâce au terme chic de « nouveau ». Cependant, la composante critique est tout aussi importante que la composante créative. Elle interroge le résultat « nouveau », soumettant ses faiblesses à une critique sévère, répétant et testant les résultats dans de longues enquêtes impliquant un dur labeur. Souvent elle rejette ou corrige le résultat original et mène parfois à une découverte encore plus frappante. » Vérifier les résultats des autres a des airs austères et tristes de police scientifique mais conduit parfois à la révolution.*par  Pierre Barthélémy-Le Monde-06.10.2013

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*******à quand un auteur de BD ?

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C’est donc Herta Müller, écrivaine roumaine de langue allemande, qui a été distinguée par le Prix Nobel de Littérature 2009, “consacrant une oeuvre magistrale” comme ne manqueront pas de le répéter les commentateurs. Félicitations à elle. N’ayant jamais lu une ligne de son oeuvre, ne connaissant son nom que depuis deux jours, grâce à un billet prémonitoire de Pierre Assouline, je ne rédigerai donc pas un dithyrambe, d’autant que je vais devoir me contorsionner drôlement pour la relier à une quelconque information sur la bande-dessinée. En revanche, le Prix lui-même, qui conserve sa superbe et son aura au fil des décennies là où même la Palme d’Or à Cannes semble usée par les guéguerres partisanes, culturelles, politiques et économiques qui se rallument à chaque festival au grand bonheur des (mêmes ?) commentateurs, est digne d’une petite réflexion amusante et décalée. La question est la suivante : à quand un auteur de BD comme récipendiaire du plus prestigieux des prix litteraires mondiaux ?

Cette question n’est pas une blagounette comme je vous en fais parfois. Je pose la question sérieusement : à quand unhm.1255005846.jpg auteur de BD Prix Nobel de Littérature ? Evidemment, cette question en appelle d’autres : qui ? est-ce que les critères d’attribution par l’Académie suédoise prend en compte la BD ? Dans la positive, doit-on distinguer un scénariste seul, un dessinateur-scénariste ? Une BD ayant bénéficié de l’apport d’un coloriste, ce dernier aurait-il droit à une distinction aussi ? n’y a t-il pas eu, d’ailleurs, des précédents ? Sur ce dernier point, la liste des lauréats disponible sur Wikipédia  ne “fait sonner aucune cloche” dans ma tête. Après tout, des écrivains (auteurs ?) respectés se sont commis dans la bande-dessinée (Fred Vargas, Daniel Pennac, Jean Teulé, Frédéric Beigbeder, Tonino Benaquista, Thierry Jonquet, énormément d’écrivains de romans noirs, la collection du Poulpe…) avec une fortune diverse, certes, mais les passerelles se sont tissées – sans parler que des scénaristes de BD sont aussi des écrivains reconnus (Van Hamme ne démérite pas, Goscinny avec le Petit Nicolas non plus…). Mais je n’ai pas de preuve, par ignorance, qu’aucun Prix Nobel n’ai fait de la BD. Cela manque sans conteste à leur palmarès !

Alors qui ? Quel auteur et quelle oeuvre ont une portée mondiale, reconnue par l’élite intellectuelle et culturelle, sont enseignés dans les Universités ou tout du moins étudiés ? Ah. Ahah. Tous les exemples qui me viennent sont malheureusement disparus (sans ordre de préférence, attention) : Charles Schulz, René Goscinny, Hugo Pratt, Franquin, Hergé (ben oui, aussi), Osamu Tezuka… Peut-être que Quino, de son Argentine, pourrait être suffisamment pris au sérieux ? Art Spiegelman également ? Et Stan Lee ? Crumb, Gotlib, Mandrika ? (non je déconne). Bon, je rêve tout haut, je le sais bien.

Pourtant… Pourtant cela ne me surprendrait pas, finalement. Des oeuvres extraordinaires en BD ont eu des retentissements tels que leurs auteurs, encore jeunes pour certains, ont encore le temps de constituer une oeuvre encore plus universelle. Je pense à un auteur comme Alan Moore, ou encore à quelqu’un comme Neil Gaiman. On commence quand les paris ? (Le Monde-08.10.09.)

(illustration : portrait d’Herta Müller, DR)

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**Les Prix Nobel 2009

*Le prix Nobel de la paix a été attribué aujourd’hui au président américain Barack Obama «pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples».

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Le prix Nobel de la paix a été attribué aujourd’hui au président américain Barack Obama coeur-

Une énorme surprise. C’est «pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples» que le comité Nobel a attribué ce vendredi 08.10.08., son prix le plus prestigieux – celui de la paix – au président américain Barack Obama.

Le comité Nobel, qui avait reçu 205 candidatures cette année -un record -, a notamment «attaché beaucoup d’importance à la vision et aux efforts d’Obama pour un monde sans armes nucléaires». Le président américain a «créé un nouveau climat dans les relations politiques internationales. La diplomatie multilatérale a repris une position centrale, avec l’accent mis sur le rôle que les Nations unies et d’autres institutions internationales peuvent jouer», ajoute le comité Nobel.

Le nom du président américain avait été mentionné mais beaucoup d’experts considéraient qu’il était trop tôt pour le récompenser. Elu en novembre dernier, Barack Obama a prêté serment en janvier.

Le prix sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros).

Barack Obama est le troisième président américain en exercice à remporter le prix Nobel de la paix. Theodore Roosevelt avait été récompensé en 1906 et Woodrow Wilson en 1919. L’ancien locataire de la Maison Blanche Jimmy Carter l’a obtenu en 2002.  (Le Figaro-09.10.09.)

**CHRONOLOGIE – Les grandes dates de la vie du 44e président des Etats-Unis et Prix Nobel de la Paix 2009.

coeur- 4 janvier 1961 – Naissance à Honolulu, Hawaï. Ses parents sont deux jeunes étudiants : sa mère est originaire du Kansas, son père du Kenya.1963 – Divorce de ses parents. Son père part pour l’université de Harvard, avant de retourner au Kenya.

1967 – Sa mère, Ann Dunham, se remarie avec un étudiant indonésien. La famille part pour Djakarta.

1971 – Barack revient avec sa mère à Honolulu.

1978 – Occidental College (Los Angeles)

1981 – Études de sciences politiques et de relations internationales à l’université de Columbia à New York.

1982 – Son père meurt dans un accident de voiture.

1983 – Diplôme de Columbia. Barack commence une carrière d’analyste financier à la Business International Corporation de New York.

1985 – Devient travailleur social dans les quartiers noirs de Chicago.

1988 – Obama reprend ses études, et sort en 1991 diplômé de droit de la prestigieuse université de Harvard. Il devient le premier métis de l’histoire de l’école à diriger la prestigieuse revue de droit, Harvard Law Review.

1992 – Mariage avec Michelle Robinson, dont il aura deux filles (Malia, 11 ans, et Sasha, 7 ans).

De retour à Chicago, il devient avocat spécialisé dans les droits civiques et enseigne le droit constitutionnel. Michelle Obama occupe aujourd’hui le poste de vice-présidente de l’hôpital universitaire de Chicago.

1995 – Sa mère meurt d’un cancer à 52 ans. Publication de ses Mémoires, Les Rêves de mon père. Le livre figurera 61 semaines en tête des ventes.

1996 – Élu au Sénat de l’État de l’Illinois.

2000 – Il échoue à devenir le candidat démocrate à la chambre des Représentants face à l’ex-Black Panther, Bobby Rush.

Juillet 2004 – Invité par le candidat à la présidentielle, John Kerry, à prononcer le traditionnel discours-programme de la convention démocrate à Boston.

Novembre 2004 – Obama fait son entrée au Congrès des États-Unis en tant que sénateur de l’Illinois, devenant le cinquième Afro-Américain de l’histoire à siéger à la Chambre haute.

2006 – Deuxième tome de ses Mémoires, L’Audace de l’espoir.

10 février 2007 – Discours de Springfield (Illinois) annonçant sa candidature aux primaires démocrates et à la présidence des États-Unis.

3 janvier 2008 – Début des primaires démocrates. Barack Obama remporte une victoire surprise dans l’Iowa.

7 juin 2008 – Hillary Clinton se retire de la course et le soutient.

23 août 2008 – Officiellement investi par le parti démocrate, il choisit Joe Biden comme colistier.

4 novembre 2008 – Elu à la présidence des Etats-Unis. Il devient le premier président noir des Etats-Unis.

9 octobre 2009 – Reçoit le prix Nobel de la Paix pour «ses efforts extraordinaires en faveur d’un renforcement de la diplomatie internationale et de la coopération entre les peuples».

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Obama doit-il rendre son Nobel?

le 23 septembre 2011… par

Jean-Michel Demetz :

Lorsqu’en octobre 2009, Barack Obama fraîchement élu s’était vu décerner le prix Nobel de la Paix, l’on s’était ému, ici même, de ce beau geste de confiance a priori des jurés d’Oslo. Ce qu’on critiquait, c’était la précipitation d’un choix qui se voulait, en réalité, surtout un vote de censure a posteriori de Bush Junior et de son unilatéralisme arrogant

Que de critiques n’a t-on pas essuyées alors, y compris au sein de cette maison où règne pourtant le pluralisme!

Deux ans ont passé et je persiste et signe.

Faisons un tour d’horizon.

L’Afghanistan est loin d’être pacifié. Les talibans y multiplient les attentats les plus spectaculaires, y compris au coeur de Kaboul, s’attaquant aux QG occidentaux, tuant, un jour, un frère du président Karzaï, l’autre un de ses prédécesseurs. Nul ne peut prédire à quoi ressemblera le pays à l’heure du retrait des Occidentaux. Mais cela risque d’être sinistre.

Le Pakistan continue d’être un champ de bataille secrète pour les forces américaines. A coup de drones et de raids, Washington frappe talibans et alliés d’Al Qaeda. La justification de telles opérations n’est pas ici en cause mais force est de constater qu’elles s’inscrivent dans la doctrine de frappe préemptive formulée par … George W.Bush.

Dans le monde arabe, chez les alliés américains, l’impératif de stabilité prévaut sur la nécessité du changement. A Bahreïn, bien sûr où le mouvement contestataire a été écrasé sans que Washington ne s’en indigne outre-mesure. En Egypte, où l’armée, financée par l’Amérique, garde les rênes.

Sur la question israélo-palestinienne, enfin. Le silence glacial qui a accueilli le discours d’un Obama résigné aux Nations-Unies avant-hier résume l’immense déception de ceux qui croyaient aux belles paroles du président. N’avait-il pas promis, au début de son mandat, de tout faire pour faire avancer le processus de paix? Or ses initiatives ont été timides et vite avortées. Au point qu’aujourd’hui, les Etats-Unis n’apparaissent plus en mesure d’être les artisans d’un véritable dialogue de paix. Même Nicolas Sarkozy s’en inquiète: » Nous ne pouvons plus atendre » at-il commenté à New-York.

Tout ça pour ça.

Ce Nobel était-il vraiment mérité? (L’Express-03.10.2011.)

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*Le Nobel de littérature à Herta Müller

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L’écrivain allemande est récompensée pour avoir, «avec la densité de la poésie et la franchise de la prose, dépeint l’univers des déshérités».

coeur-Le prix Nobel de Littérature 2009 a été décerné à la romancière allemande Herta Müller, 56 ans, jeudi à Stockholm par l’Académie suédoise. Elle est récompensée pour avoir «avec la concentration de la poésie et l’objectivité de la prose, dessiné les paysages de l’abandon», précise l’Académie dans ses attendus en français.

«Je suis étonnée et je n’arrive toujours pas à y croire. Je ne peux rien dire de plus pour le moment», a déclaré Mme Müller, dans un communiqué diffusé par son éditeur.

Née le 17 août 1953 dans le village germanophone de Nitzkydorf en Roumanie, elle a émigré en 1987 en Allemagne de l’ouest avec son mari l’écrivain Richard Wagner car elle était interdite de publication en Roumanie où elle critiquait ouvertement le régime, selon l’Académie.

«Ses romans Le renard était déjà le chasseur, Herztier, La convocation, donnent avec leurs détails ciselés une image de la vie quotidienne dans une dictature pétrifiée», précise l’Académie. Le prix Nobel 2008 avait été attribué à l’écrivain français Jean-Marie Gustave Le Clézio pour son oeuvre «de la rupture».

La saison des Prix Nobel a débuté lundi avec la remise du prix Nobel de médecine à un trio, l’Américano-australienne Elizabeth Blackburn et les Américains Carol Greider et Jack Szostak, pour leurs travaux sur les télomères et l’enzyme télomérase qui protègent les cellules du vieillissement.

Mardi le prix de physique a été décerné aux Américains Williard Boyle, George Smith et Charles Kao pour leurs travaux sur les semi-conducteurs et la fibre optique leur valant le qualificatif de «maîtres de la lumière» par le comité. Le prix de Chimie a été attribué mercredi aux Américains Venkatraman Ramakrishnan et Thomas Steitz ainsi qu’à l’Israélienne Ada Yonath pour leurs travaux sur «la structure et la fonction du ribosome» ouvrant la voie à de nouveaux antibiotiques.

Le Nobel de Littérature sera suivi vendredi par le Nobel de la paix puis par celui d’économie lundi. Dans chaque catégorie, le prix Nobel est accompagné d’une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros). (AFP-08.10.09.)

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* Le prix Nobel de médecine pour l’année 2009…

  attribué à trois chercheurs américains: Elizabeth H. Blackburn (université de Californie, San Francisco), Carol W. Greider (Johns Hopkins university School of Medicine, Baltimore) et Jack W. Szostak (Harvard Medical School; Massachusetts General Hospital, Boston).

**Le mystère de la vieillesse livre ses secrets

 Le Nobel salue la recherche<br />
contre le vieillissement<br />

Cette découverte aidera à soigner les cancers, certaines maladies héréditaires et permettra de comprendre le phénomène du vieillissement.

Le prix Nobel de médecine pour l’année 2009 a été attribué à trois chercheurs américains: Elizabeth H. Blackburn (université de Californie, San Francisco), Carol W. Greider (Johns Hopkins university School of Medicine, Baltimore) et Jack W. Szostak (Harvard Medical School; Massachusetts General Hospital, Boston). A titre de récompense pour leur découverte, le trio de chercheurs américains va recevoir plus de 973.000 euros. Cette découverte pourrait avoir des conséquences dans divers domaines, comme la cancérologie, le traitement de maladies héréditaires et sur l’espérance de vie elle-même.
Les travaux de ces trois chercheurs peuvent donc contribuer à mieux comprendre les causes et les effets du vieillissement chez la personne normale (le stress, par exemple, réduit la taille des télomères) ou bien dans le cas de la progéria, cette maladie qui fait vieillir prématurément des enfants.
«Nous avons fait la chasse à cette enzyme. J’ai été très heureuse quand on l’a découverte et j’ai trouvé que c’était un résultat très important, et on ne ressent pas ça souvent», a déclaré l’Américano-Australienne Elizabeth H. Blackburn, qui s’est vu attribuer, lundi dernier, avec les deux autres chercheurs américains, le 100e prix Nobel de médecine. «Remarquable résultat», c’est le moins qu’on puisse dire quand on sait que les travaux de ces chercheurs, réalisés dans la première moitié des années 80, ont permis de montrer comment les chromosomes peuvent être copiés de façon complète lors de la division cellulaire et comment ils sont protégés de la dégradation. Ou encore comment les télomères et cette fameuse enzyme nommée télomérase protègent les chromosomes du vieillissement. C’est en effet dans une étude publiée en 1982 qu’Elizabeth Blackburn, née en 1948 en Tasmanie, et Jack W. Szostak, né en 1952 à Londres, ont montré comment les chromosomes, structures porteuses de l’ADN, sont protégés par les télomères. Deux ans plus tard, et très exactement le jour de Noël en 1984, la même Blackburn et son élève alors âgée de 23 ans, Carol W. Greider ont découvert l’enzyme qui rallonge les télomères. Aussitôt baptisée télomérase par celles qui l’avaient identifiée, elle est depuis lors, parfois surnommée «enzyme d’immortalité» ou «de la jeunesse éternelle». D’autant plus que, non seulement impliqués dans le processus du vieillissement, les télomères jouent également un rôle déterminant dans le développement des cancers.
Les trois chercheurs américains ont remporté lundi dernier, le prix Nobel de la médecine où l’Institut Karolinska de Stockholm, qui a attribué le prix, explique qu’ils ont été récompensés pour leurs travaux sur le cancer et le vieillissement. Le trio va recevoir 10 millions de couronnes (1,4 million de dollars, plus de 973.000 euros), un diplôme et une invitation pour la cérémonie de remise des prix à Stockholm le 10 décembre. La saison des prix Nobel s’est ouverte lundi dernier avec l’annonce du lauréat 2009 de médecine, prélude à une semaine au cours de laquelle seront également décernés les prix de physique, chimie, littérature et paix. Les noms des candidats n’étant traditionnellement jamais révélés, les grands scientifiques du monde entier vont vivre un début de semaine nerveusement éprouvant dans l’attente d’un appel téléphonique en provenance de Stockholm annonçant la bonne nouvelle. Les Américains Elizabeth Blackburn, Carol Greider et Jack Szostak seraient également sur les rangs. En 2006, ils ont reçu le prix Lasker pour leurs travaux sur la télomérase, une enzyme qui pourrait être la clé de la jeunesse éternelle car elle est impliquée dans le vieillissement cellulaire. Elle joue également un rôle déterminant dans la cancérisation des cellules.
Dans chaque catégorie, le prix Nobel est accompagné d’une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros) éventuellement à partager entre un maximum de trois lauréats. La remise des prix doit avoir lieu comme chaque année le 10 décembre à Stockholm (médecine, physique, chimie, littérature, économie) et à Oslo (paix).(L’Expression-07.10.09.)

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*Le prix Nobel de physique 2009 pour 3 Américains

Le Nobel à trois<br />
«maîtres de la lumière»<br />

L’académie suédoise couronne les «pères» de la fibre optique et de l’image numérique.
Le prix Nobel de physique 2009 a été décerné à l’Américano-britannique Charles Kao, à l’Américano-canadien Willard Boyle et à l’Américain George Smith pour des travaux sur la fibre optique et les semi-conducteurs, a annoncé aujourd’hui le comité Nobel. Le comité Nobel qualifie ces trois scientifiques de « maîtres de la lumière » car leurs travaux ont permis « la création de nombreuses innovations pratiques pour la vie de tous les jours et apporté de nouveaux outils pour l’exploration scientifique ».Charles Kao est récompensé pour « une avancée dans le domaine de la transmission de la lumière dans les fibres pour la communication optique ». Willard Boyle et George Smith sont couronnés pour « l’invention d’un circuit semi-conducteur d’images, le capteur CCD ».Les découvertes de Kao « ont ouvert la voie à la technologie de la fibre optique qui est aujourd’hui utilisée dans quasiment toutes les communications téléphoniques et de données », précise le comité. De leur côté, Boyle et Smith « ont inventé un capteur d’images digitales, le CCD (charge-coupled device) qui est aujourd’hui devenu un oeil électronique pour quasiment tous les domaines de la photographie ».L’an dernier, le prix de Physique avait été attribué à un Américain, Yoichiro Nambu, et à deux Japonais, Makoto Kobayashi et Toshihide Maskawa, pour leurs découvertes séparées sur la physique des particules expliquant des anomalies dans des concepts liés aux origines de l’univers lors du « Big Bang », il y a 14 milliards d’années.Dans chaque catégorie, le prix Nobel est accompagné d’une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros) à partager entre les lauréats. La médecine et la physique seront suivies par le Nobel de chimie demain, de littérature jeudi, de la paix vendredi et enfin d’économie lundi.(AFP.06.10.09.)

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*Une femme remporte le Prix Nobel d’économie…2009

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Elinor Ostrom est la première femme à remporter le Prix, depuis sa création en 1969. Elle est co-lauréate avec Oliver Williamson, pour leurs travaux sur la gouvernance économique, a annoncé le Comité Nobel ce lundi.

coeur- Pour la première fois depuis la création du Prix Nobel d’Economie en 1969, une femme est lauréate. Le Prix Nobel d’Economie 2009 a en effet été décerné ce lundi à Elinor Ostrom, et Oliver Williamson. Ces deux Américains ont été récompensés pour leurs travaux sur la gouvernance, a précisé le Comité Nobel. Ces études portent essentiellement sur l’utilisation raisonnée des ressources par les collectivités et les institutions publiques, plutôt que sur la gestion de ces questions dans l’entreprise.

 

Le «prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel» revient régulièrement à des économistes américains : en comptant les deux lauréats 2009, le Prix a en effet été décerné 43 fois à des théoriciens des Etats-Unis, et 20 fois à un économiste d’une autre nationalité.

Cette attribution est une surprise. L’Autrichien Ernst Fehr était en effet donné favori pour recevoir la distinction, selon Dagens Nyheter, un quotidien suédois généralement bien informé sur les Nobel. Finalement, ses études sur l’influence de la psychologie, de la neurologie et du groupe sur les comportements économiques ne lui auront pas permis de faire la différence. De même pour le Français Jean Tirole, spécialiste de la régulation des systèmes, notamment bancaires, par la théorie des jeux et de l’information. Les noms du Finlandais Bengt Holmström et de l’Indien Jagdish Bhagwati avaient également été évoqués. L’an dernier, la récompense était revenue à Paul Krugman, pour ses travaux sur la mondialisation. Ses chroniques dénonçant les excès de la finance avaient sans doute également contribué à ce choix, dans un contexte aigu de crise financière. (Le Figaro-12.10.09.)

****Un Nobel d’Economie qui récompense 70 ans d’études

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Elinor Ostrom a commencé à s’intéresser au développement soutenable dès son enfance, bien avant que la notion devienne incontournable, du fait du réchauffement climatique.

coeur- Elinor Ostrom cherche à optimiser l’utilisation des ressources naturelles collectives depuis son enfance. A 76 ans, cette native de Los Angeles n’a jamais dévié de cet axe de recherche, et vient de se voir décerner un Prix Nobel d’Economie pour ses travaux, réalisés notamment avec Oliver Williamson. Son intérêt pour le développement durable et le partage des ressources a germé en elle très tôt, en voyant sa mère entretenir un jardin victorien pendant le Grande Dépression, alors que l’eau était devenue une denrée de prix. De cette expérience, elle déduit une conviction qui va guider l’ensemble de ses recherches ultérieures : la plupart des gens, quand ils sont confrontés à des problèmes de ressources, peuvent coopérer et agir pour le bien commun. Aujourd’hui, cette diplômée en sciences politiques de l’Université de Californie, à Los Angeles, enseigne cette discipline à l’Université d’Indiana à Bloomington. Au sein de cette université, elle a fondé l’Atelier en théorie politique et en analyses de politiques (Workshop in political theory ans policy analysis), en 1973, avec son mari, Vincent Ostrom. Cet atelier vise à trouver les institutions les mieux adaptées selon les ressources disponibles, comme l’eau et les forêts, pour permettre la gestion idéale de ces ressources et le développement du pays. Elinor Ostrom étudie en effet le fonctionnement des sociétés humaines. En, particulier, elle s’interroge sur la façon dont les institutions doivent produire de l’information pour permettre aux individus de prendre leurs décisions, et comment ces institutions influencent les interactions.

 En dehors de ces recherches, elle participe à de nombreux cercles et associations. Elle a ainsi présidé l’American Political Science Association en 1975-76 puis en 1996-97. Elle s’était déjà engagée précédemment en faveur de l’échange des idées entre l’économie, la science politique et la sociologie en présidant le cercle Public Choice Society, entre 1982 et 1984. Elle a par ailleurs participé à un Comité de politique urbaine nationale entre 1985 et 1988. Le Prix Nobel n’est pas la première marque de reconnaissance prestigieuse que reçoit Elinor Ostrom. Depuis 1991, elle est en effet l’un des 4000 membres de l’Académie américaine des arts et des sciences, basée à Cambridge, qui promeut l’enseignement et le progrès de la connaissance. Ces livres ne sont pas disponibles en langue française.(le Figaro-12.10.09.)

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*Pourquoi les USA ont-ils raflé la plupart des prix Nobel ?

Cette année, 11 lauréats du prestigieux prix sur 13 sont de nationalité américaine. Mais ce n’est pas un hasard.

coeur- Les Etats-Unis ont fait -presque- carton plein pour les prix Nobel 2009. Une domination indéniable, qui dure depuis la création du prix Nobel en 1901. Au total, 40% des lauréats sont de nationalité américaine. Une hégémonie qui s’explique d’abord par la suprématie des Etats-Unis en sciences. Voici pourquoi :- Une explication démographique, tout d’abord : avec 300 millions d’habitants, les Etats-Unis est l’un des pays les plus peuplé du monde. C’est aussi le plus développé. Logiquement, le nombre de scientifiques de renom y est plus important qu’ailleurs.

- Les Etats-Unis investissent beaucoup plus que d’autres pays dans la recherche : 349 milliards de dollars en 2006, contre 246 milliards pour l’ensemble des pays de l’Union européenne la même année. Le pays consacre près de 3% de son PIB à ce domaine. Certains Etats américains, comme la Californie, y consacrent même plus de 5% du PIB. La France, à titre de comparaison, n’y consacrait que 2,13% en 2006.

- Les universités et laboratoires de recherches américains bénéficient des financements privés des entreprises. Ils sont aussi sponsorisées par des anciens élèves ou par de grandes fondations, ce qui leur permet d’avoir davantage de moyens financiers pour investir dans des laboratoires de pointe et recruter les meilleurs chercheurs.

- Aux Etats-Unis, la «recherche fondamentale», production de nouvelles connaissances générales, tient une place tout aussi importante que la «recherche appliquée», c’est-à-dire la mise en œuvre concrète d’une découverte. La recherche fondamentale est encouragée par les entreprises, qui s’en servent à terme pour développer de nouveaux produits et rester ainsi à la pointe de la technologie.

- Autre explication avancée, l’immigration des cerveaux, ou le «Brain drain». Les Etats-Unis sont le premier pays attracteur de jeunes talents au monde. Ils ont les moyens d’attirer les chercheurs du monde entier, qui prennent parfois, ensuite, la nationalité américaine ou la double nationalité. Pourquoi cette attirance vers l’Amérique ? Les laboratoires disposent de financements plus importants qu’ailleurs, et leur permettent donc de réaliser des recherches plus pointues. Des aides concrètes sont proposées aux jeunes chercheurs, comme des facilités pour trouver un logement. Le nombre de postes proposés est aussi plus important que dans les autres pays, nombre de doctorants partis pour un simple stage restent donc souvent sur place. C’est le cas du pris Nobel de chimie cette année, Venkatraman Ramakrishnan, né en Inde, parti faire sa thèse aux Etats-Unis et devenu citoyen américain. (le Figaro-12.10.09.)

 

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