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Attaque militaire marocaine contre des civils algériens

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*Attaque militaire marocaine contre des civils algériens

Attaque militaire marocaine contre des civils algériens 252343304_10158757200429211_3558942634105647956_n-150x150 251214269_1296861867420488_7564685926095248530_n-150x150 algérie

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infos d’ici et là

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Trois civils algériens tués dans un bombardement militaire marocain

L’armée marocaine a bombardé le 1er novembre, dans l’après-midi deux camions de transports algériens qui faisaient la liaison Nouakchott-Ouargla faisant trois morts. Selon les proches des victimes, les deux camionneurs à bord de leurs véhicules MAN, en étaient à leur premier voyage et étaient accompagnés par un troisième algérien de Ouargla habitué du trajet. L’incident a eu lieu entre Aïn Bentili et Bir Lahlou en territoire libéré, par où passe la route entre l’Algérie et la Mauritanie. Les deux camions étaient à l’arrêt lorsqu’ils ont été touchés par des tirs d’artillerie provenant du mur de séparation marocain se trouvant à plus de 25 km des lieux. Pour nos interlocuteurs, les deux camions se trouvaient sur la route qui est fréquentée par le trafic routier et ne s’étaient pas écartés.

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**source: menadefense.net – 3 novembre 2021

Trois jours après l’attaque qui a ciblé deux camions algériens dans les territoires libérés du Sahara Occidental, aucune information officielle n’a été donnée quant aux détails entourant cet “incident”. Deux informations ont néanmoins été confirmées dans le communiqué de la Présidence de la République Algérienne, le fait que l’attaque ait réellement lieu et la nature de cette dernière qui a été faite avec des moyens technologiques avancés.

Nous avons réussi à récolter quelques informations utiles, d’experts, des familles, de la société d’import-export qui a affrété les camions ainsi que de témoins présents lors du bombardement.

Qui sont les victimes?

Trois chauffeurs algériens, Hmida Boumediène de Laghouat, Ahmed Belkhir Chtam de Ouargla, Brahim Larbaoui de Ouargla, à bord de deux camions MAN immatriculés à Ouargla et affrétés pour une opération d’exportation de ciment blanc vers la Mauritanie.

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Les deux camions revenaient à vide, leurs remorques n’étaient pas recouvertes de bâches. Les tracteurs étaient blancs et leurs remorques jaunes, sans aucun signe distinctif indiquant une quelconque menace ou le transport de quelconque marchandise prohibée. L’opération d’exportation légale est passée par les douanes algériennes et mauritaniennes. La société de transport assurait fréquemment des livraisons en Mauritanie et au Niger en plus de desservir le grand Sud algérien. Ce ne fut donc pas, de l’aveu du propriétaire de la société et des familles des victimes d’une opération de contrebande ou d’une aventure.

Quand a eu lieu l’attaque?

Le lundi 1er novembre 2021 entre 13h et 13h30.

Où a eu lieu l’attaque?

Il faut comprendre d’abord que les camions sont entrés par le poste frontalier algéro-mauritanien puis se sont engagés dans le coin Sud Est des territoires libérés sahraouis. La raison de la prise de ce raccourcis est, selon le propriétaire de la société de transport: d’éviter l’Erg et les risques d’ensablement et un gain de temps. Le fait que cette route soit aussi très fréquentée par les transporteurs, algériens, mauritaniens et sahraouis en fait un passage naturel dans la région. Route, comprendre, piste dans la H’mada (désert de rocaille dans la région), tracée par le passage fréquent de véhicules de gros tonnage.

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Le bombardement a eu lieu à environs 7 km à l’Ouest de la ville de Bir Lahlou qui se situe dans les territoires libérés contrôlés, faisant partie de la cinquième région militaire de l’Armée de libération du peuple sahraoui (ALPS). Les coordonnées exactes du lieu de l’incident sont 26.328777,-9.692441. Une image satellite datant du 2 novembre montre l’endroit et les traces de brulures au sol (Crédits image Satellite IlKanguru avec son aimable autorisation).

Selon les vidéos et les témoins sur place, les deux camions étaient à l’arrêt lors du bombardement et stationnés côte à côte à quelques dizaines de mètres au Nord de la piste principale. Selon le témoignage d’une habitante de passage, un des deux camions avait une roue crevée, le second lui portait assistance.

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L’endroit où se trouvait les deux camions se situe à plus de 35 kilomètres au Sud-Est du “mur de défense” marocain et des premières installations militaires des FAR. Les camions ne se sont à aucun moment dirigé vers les installations marocaines et ont longé, en maintenant une distance d’au moins 30 km le mur marocain.

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D’où est venu l’attaque?

Dans un premier temps nous avions, sur la base de témoignages de routiers algériens fréquentant l’endroit, évoqué la possibilité d’une frappe d’artillerie marocaine. H’mida journaliste Sahraoui et ancien militaire, présent dans la zone a exclu cette possibilité à cause de l’éloignement des nids d’artillerie marocains d’une cinquantaine de Km de l’endroit. De l’absence de cratère et de la haute précision de la frappe. Lui, ainsi que de nombreux témoins ont vu au moins un drone provenant d’une direction Ouest faisant une ronde. Un témoignage vidéo confirme la présence de drone et le tir de deux missiles.

Selon plusieurs experts en armement, il s’agirait probablement d’une attaque de drone turcs Bayraktar TB-2 et de munition MAM-L ou de drones israéliens Hermes 450 équipés de deux missiles Hellfire. La vidéo montrant les deux véhicules calcinés confirme la haute précision de la munition et sa capacité explosive modérée.

Le drone aurait décollé de la base aérienne de Smara dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc et qui se trouve à 230 Km du lieu de la frappe.

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Quelles conclusions faut-il tirer de l’attaque?

Si le drone a pu cibler de manière aussi précise les deux véhicules c’est qu’il a très clairement identifié ses cibles qui étaient visiblement civiles (deux camions blancs vides à l’arrêt)

Le tir n’a pas pu avoir lieu sans confirmation d’une autorisation de tir et donc sans prise de conscience à un niveau hiérarchique élevé, les pilotes de drones étant des officiers et leur hiérarchie directe étant composée d’officiers supérieurs.

Il est donc probable que l’attaque ait été faite de manière délibérée en connaissance ou non de la nationalité des victimes.

*source: menadefense.net – 3 novembre 2021

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**la France mène une opération militaire secrète en Egypte pour bombarder des civils.

*vidéos: 

*Depuis 2016, la France mène une opération militaire secrète en Egypte pour bombarder des civils. Des crimes contre l’humanité

* Operation Sirli : France’s complicity in state crimes in Egypt

Opération Sirli : La France complice de crimes d'Etat - YouTube

*Meurtres de civils, surveillance de masse… la France complice de la dictature égyptienne 

* en finir avec « l’hypocrisie de l’État français »

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La France impliquée dans 19 bombardements contre des civils ?

La France fournit des renseignements aux autorités égyptiennes qui sont utilisés par Le Caire pour cibler des trafiquants à la frontière égypto-libyenne, et non des djihadistes comme prévu, affirme dimanche 21 novembre 2021 le média en ligne d’investigation Disclose, citant des «  documents confidentiel défense  » témoignant du dévoiement de cette mission. Selon le média, la mission de renseignement française «  Sirli  », commencée en février 2016 au profit de l’Égypte au nom de la lutte antiterroriste, a été détournée par l’État égyptien qui se sert des informations collectées pour effectuer des frappes aériennes sur des véhicules de contrebandiers présumés.

«  En principe, la mission […] consiste à scruter le désert occidental pour y détecter d’éventuelles menaces terroristes venues de Libye  », à l’aide d’un avion léger de surveillance et de reconnaissance (ALSR) loué à la Direction du renseignement militaire (DRM), écrit Disclose, spécialisé dans les révélations embarrassantes pour les armées françaises. «  Théoriquement, les données recueillies devraient faire l’objet de recoupements afin d’évaluer la réalité de la menace et l’identité des suspects. Mais très vite, les membres de l’équipe comprennent que les renseignements fournis aux Égyptiens sont utilisés pour tuer des civils soupçonnés de contrebande. Une dérive dont ils vont alerter leur hiérarchie à intervalles réguliers  », en vain, poursuit le média en ligne, et ce, malgré plusieurs bavures sur le terrain.

Selon les documents obtenus par Disclose, «  les forces françaises auraient été impliquées dans au moins 19 bombardements contre des civils, entre 2016 et 2018  ». La DRM et l’armée de l’air s’inquiètent des dérives de l’opération, comme en témoigne une note transmise à la présidence française le 23 novembre 2017, citée par Disclose : «  Par manque de moyens de surveillance, l’identification des pick-up ne peut être effectuée sans autre élément d’appréciation que le survol initial dont ils ont fait l’objet. Aussi, l’identification de certains véhicules et les frappes d’interdiction qui en découlent pourraient être soumises à caution.  »

Une autre note datée du 22 janvier 2019, à l’attention de la ministre des Armées Florence Parly, avant une visite officielle en Égypte avec le président français Emmanuel Macron, signale «  des cas avérés de destruction d’objectifs détectés par l’aéronef  » français et estime «  important de rappeler au partenaire que l’ALSR n’est pas un outil de ciblage  ». Pourtant, aucun accord ne sera signé ni la mission remise en cause, assure Disclose, qui affirme que «  l’armée française est toujours déployée dans le désert égyptien  ».

«  L’Égypte est un partenaire de la France avec lequel, comme avec beaucoup d’autres pays, nous entretenons des relations dans le domaine du renseignement et de la lutte antiterroriste […] au service de la sécurité régionale et de la protection des Français. Pour des raisons évidentes de sécurité et d’efficacité, nous ne communiquerons pas davantage sur la nature des dispositifs de coopération mis en œuvre dans ce domaine  », a réagi dimanche soir le ministère français des Armées, en précisant que Florence Parly avait «  demandé qu’une enquête soit déclenchée sur les informations diffusées par Disclose  ».

Malgré la volonté affichée de Paris de recentrer ses exportations d’armements vers l’Europe, l’Égypte fait partie des principaux destinataires d’équipements militaires français. Ces ventes se sont considérablement renforcées avec l’arrivée au pouvoir d’Abdel Fattah al-Sissi en 2014, essentiellement entre 2014 et 2016 à la faveur de la vente de chasseurs Rafale, d’une frégate, de quatre corvettes et de deux porte-hélicoptères Mistral. Le président Sissi a été reçu en décembre 2020 par Emmanuel Macron, qui lui a remis la grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française. Cette décision, dans un pays accusé par les ONG de bafouer les droits humains et d’utiliser des armements contre des civils, avait suscité des réactions outrées sur les réseaux sociaux, alors que l’Égypte est un pays clé de nombreux dossiers de la région.*lepoint.fr/  le 21/11/2021

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Opposants politiques, journalistes, responsables d’ONG, grévistes… Depuis cinq ans, tous ceux qui ne pensent pas ou ne vivent pas selon les préceptes du régime militaire égyptien risquent la prison – près de 65 000 opposants croupiraient dans les geôles du régime, tandis que 3 000 autres auraient « disparu » après leur interpellation, selon le département d’Etat américain. Une répression sans précédent de la société civile égyptienne facilitée par un système de cybersurveillance massif installé par trois entreprises françaises, avec l’accord tacite des autorités.
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Meurtres de civils, surveillance de masse… la France complice de la dictature égyptienne 
23 NOV 2021

 *par Matthieu Vendrely - AFP

Les présidents égyptien et français, Abdel Fattah el-Sissi et Emmanuel Macron, lors d'une conférence sur la Libye, le 12 novembre 2021 à Paris (France).

Les présidents égyptien et français, Abdel Fattah el-Sissi et Emmanuel Macron, lors d’une conférence sur la Libye, le 12 novembre 2021 à Paris (France).
« Les Mémos de la terreur« . Sous ce titre, le site d’investigation Disclose révèle cette semaine comment l’Égypte d’Abdel-Fattah Al-Sissi détourne depuis cinq ans des dispositifs antiterroristes procurés par la France pour tuer des civils soupçonnés de contrebande. Des moyens mis en place « avec la bénédiction de la France » serviraient aussi à surveiller la population. 
La France fournit des renseignements aux autorités égyptiennes destinés à cibler des djihadistes, mais cette aide est détournée pour tuer des trafiquants à la frontière égypto-libyenne. C’est la conclusion d’une enquête fouillée et libre d’accès du site d’information et d’investigation Disclose. Elle s’appuit sur « des centaines de documents secrets issus du plus haut sommet de l’État« .

Selon Disclose, la mission de renseignement française « Sirli« , débutée en février 2016 au profit de l’Égypte au nom de la lutte antiterroriste, a été détournée pour d’autres missions par l’État égyptien. Elle sert des informations collectées pour effectuer des frappes aériennes sur des véhicules de contrebandiers présumés.

« En principe, la mission (…) consiste à scruter le désert occidental pour y détecter d’éventuelles menaces terroristes venues de Libye« , à l’aide d’un avion léger de surveillance et de reconnaissance (ALSR) loué à la Direction du renseignement militaire (DRM) français, écrit Disclose, spécialisé dans les révélations embarrassantes pour les armées françaises.

**Une mission dévoyée

« Théoriquement, les données recueillies devraient faire l’objet de recoupements afin d’évaluer la réalité de la menace et l’identité des suspects. Mais très vite, les membres de l’équipe comprennent que les renseignements fournis aux Egyptiens sont utilisés pour tuer des civils soupçonnés de contrebande. Une dérive dont ils vont alerter leur hiérarchie à intervalles réguliers« , en vain, poursuit le média en ligne, et ce malgré plusieurs bavures sur le terrain.

Selon les documents obtenus par Disclose, « les forces françaises auraient été impliquées dans au moins 19 bombardements contre des civils, entre 2016 et 2018« .

La DRM et l’armée de l’air s’inquiètent des dérives de l’opération, comme en témoigne une note transmise à la présidence française le 23 novembre 2017, citée par Disclose: « Par manque de moyens de surveillance, l’identification des pick-up ne peut être effectuée sans autre élément d’appréciation que le survol initial dont ils ont fait l’objet. Aussi, l’identification de certains véhicules et les frappes d’interdiction qui en découlent pourraient être soumises à caution« .

« L’Egypte est un partenaire de la France avec lequel – comme avec beaucoup d’autres pays – nous entretenons des relations dans le domaine du renseignement et de la lutte antiterroriste (…) au service de la sécurité régionale et de la protection des Français. Pour des raisons évidentes de sécurité et d’efficacité, nous ne communiquerons pas davantage sur la nature des dispositifs de coopération mis en œuvre dans ce domaine« , a réagi dimanche soir le ministère français des Armées auprès de l’AFP, en précisant que Florence Parly avait  »demandé qu’une enquête soit déclenchée sur les informations diffusées par Disclose« .

Le président Sissi a été reçu en décembre 2020 par Emmanuel Macron, qui lui a remis la grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française.
Cette décision, dans un pays accusé par les ONG de bafouer les droits humains et d’utiliser des armements contre des civils, avait suscité des réactions outrées sur les réseaux sociaux, alors que l’Egypte est un pays clé de nombreux dossiers de la région.

**Surveillance de masse

Dans le 3e volet de son enquête, publié ce mardi, Disclose aborde un autre aspect de l’aide française accordée à l’Egypte : la cybersurveillance. Dès le début de l’ère Sissi en Égypte, trois entreprises françaises se seraient lancées, avec « la bénédiction » de Paris, dans un projet de « NSA égyptienne« 

*tv5monde

23 NOV 2021

 *par Matthieu Vendrely - AFP

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Au mépris des principes de droit international, et notamment la résolution 56/83 de l’Onu, auxquels la France a souscrit, cette dernière aurait aidé l’Égypte à mener des frappes aériennes contre des cibles civiles, notamment des trafiquants. Et ce dans le cadre de l’opération Siril entamée en 2016, initialement mise en place pour frapper les terroristes. L’ONG Disclose démontre, documents classés secret-défense à l’appui, comment les renseignements fournis au Caire par Paris ont permis d’identifier des cibles, essentiellement des contrebandiers se déplaçant entre la Libye et l’Égypte, et de les frapper. Bien que l’armée a signalé ce dévoiement aux autorités politiques, Paris a systématiquement fermé les yeux. Face au tollé politico-médiatique provoqué par ces révélations, la France a indiqué ouvrir une « enquête interne approfondie » sur la « violation flagrante du secret de la défense nationale » et vérifier que les règles de l’accord avaient été bien respectées.
 
« Si j’étais à la tête de l’État français », imagine le géopolitologue Roland Lombardi, « je balayerais ces révélations du revers de la main en expliquant que ce n’est pas notre problème. »
 
Au micro de Sputnik, l’historien spécialiste du Moyen-Orient estime qu’il faudrait en finir avec l’hypocrisie de la politique étrangère française, qui repose sur deux piliers: le premier, économique et stratégique, et le second, les droits de l’homme. C’est « toute l’hypocrisie de l’État français de jouer les équilibristes entre ces deux piliers« , estime notre interlocuteur.
Ce dernier trouve d’autant plus spécieuse la posture selon laquelle la France peut être le troisième exportateur d’armes du monde, que ses armes se trouvent aux quatre coins du globe, mais que celles-ci ne seraient utilisées que dans le cadre précis des standards moraux et droit de l’homme.
« Nous avons besoin » de l’Égypte
Cela ne veut pas dire que l’Hexagone ne doit pas avoir de boussole morale dans l’arène internationale, précise-t-il. Mais pour le chercheur, l’environnement géopolitique doit déterminer la politique extérieure d’un pays. En résumé, un acteur ne peut pas jouer les colombes au milieu des aigles et des charognards.
Et au vu de la situation en Égypte et dans la région avoisinante, « il faudrait que la France soit un peu plus machiavélienne et qu’elle mette en avant ses propres intérêts stratégiques et sécuritaires. Dans les faits, c’est souvent ce que l’on fait, mais on est gêné par notre propre propension à intégrer les droits de l’homme dans notre politique extérieure« , indique l’auteur de Poutine d’Arabie (Éd. VA, 2020). Une relation franco-égyptienne abîmée pourrait ainsi profiter à d’autres acteurs, étatiques et non étatiques, potentiellement hostiles à la France comme les djihadistes présents en nombre dans le Sinaï égyptien.
 
« Le Caire est un allié stratégique important. Dans la lutte contre le djihadisme d’une part, mais aussi dans une logique de stabilité régionale. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, Al-Sissi est pour le moment l’un des principaux garants de la stabilité de la région », rappelle Roland Lombardi.
 
L’Égypte est « le plus grand pays arabo-musulman de la zone et l’un des plus puissants. Nous en avons besoin pour la Libye, pour le conflit israélo-palestinien, pour la crise migratoire, et bien d’autres dossiers« , ajoute-t-il.

Je me félicite de la vente de 30 Rafale à l’Egypte, partenaire stratégique. Ce succès à l’export est crucial pour notre souveraineté et le maintien de 7000 emplois industriels en France pendant 3 ans. Le Rafale démontre à nouveau son excellence technologique et opérationnelle. pic.twitter.com/ZdPxJw53rq

— Florence Parly (@florence_parly) May 4, 2021

De surcroît, l’Égypte est le quatrième meilleur client pour les armes françaises sur la période 2011-2020, avec 7,8 milliards d’euros.
 
La signature en avril d’un contrat prévoyant l’achat par Le Caire de 30 avions Rafale, ainsi que des missiles de MBDA et des équipements de Safran Electronics et Defense, pour une somme de 3,95 milliards d’euros, démontre l’importance de cette relation pour l’industrie française.
**Al-Sissi, grand-croix de la Légion d’honneur
Les relations entre les deux pays s’étaient déjà fragilisées en janvier 2019 après un discours d’Emmanuel Macron sur les droits de l’homme. Prononcées au Caire, les critiques du Président de la République sur la répression des oppositions en Égypte avaient été interprétées comme de l’ingérence par le pouvoir égyptien.
Macron remet discrètement la Légion d’honneur à al-Sissi, provoquant un tollé – vidéo
11 Décembre 2020
 
Cette brouille n’avait pas duré longtemps, puisqu’en décembre 2020, l’hôte de l’Élysée avait rappelé lors d’une conférence de presse conjointe à Paris, qu’il « ne conditionnerait pas » la coopération « en matière de défense comme en matière économique » aux désaccords sur la question des droits de l’homme. Emmanuel Macron avait par la même occasion élevé son homologue égyptien au rang de grand-croix de la Légion d’honneur.
 
« C’est l’intérêt de la France de cultiver une bonne relation avec l’Égypte, Al-Sissi ou pas« , approuve Roland Lombardi. Celui-ci « espère que la France ne cèdera pas aux pressions de quelques ONG » et à « l’angélisme » médiatique français sur ce dossier.
 
D’autant que « ces éliminations de civils concernent surtout des contrebandiers. Et lorsque l’on connaît la région, on connaît la porosité entre ces groupes terroristes et ceux de contrebandiers. »
 
En effet, le chercheur craint qu’une politique étrangère systématiquement conditionnée par les droits de l’homme ne fasse reculer les intérêts stratégiques de la France au profit de pays qui eux n’ont que très peu de considération pour ces questions. En particulier, « la Russie et la Chine« , tous deux importants exportateurs d’armes et d’infrastructure en Afrique, conclut notre interlocuteur. - 

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*Après 20 mois de restrictions , les Etats-Unis rouvrent enfin leurs frontières

Staying True to the Mission to Fight COVID-19 | Machine Design

Les Etats-Unis se préparent à rouvrir  ce lundi 8 novembre 2021, leurs frontières terrestres et aériennes aux voyageurs vaccinés contre le Covid-19, mettant fin à 20 mois de restrictions particulièrement mal vécues en Europe ou chez les voisins mexicains et canadiens. Familles séparées, relations d’affaires perturbées, ambitions professionnelles contrariées: le « travel ban » imposé par Donald Trump au début de 2020, puis confirmé par son successeur Joe Biden, a été très critiqué et il est devenu emblématique des bouleversements provoqués par la pandémie.

Pour se prémunir des pays les plus affectés par le Covid-19, Donald Trump avait imposé rapidement des restrictions sur les voyages en provenance de la Chine en février 2020. Puis le 13 mars, ce fut le tour des pays de l’Europe de Schengen. Suivront quelques jours plus tard la Grande-Bretagne et l’Irlande, tandis que les frontières terrestres avec le Mexique et le Canada étaient en très grande partie fermées.

***Familles séparées

Avec tous ces pays, la densité des échanges humains et économiques est immense.  »Cela a été si dur », « j’ai tout simplement envie de voir mon fils », a confié à l’AFP Alison Henry, une Britannique de 63 ans qui s’envolera lundi pour retrouver son fils installé à New York après 20 mois de séparation.

Dans beaucoup de familles, des deux côtés de l’atlantique, il y a beaucoup de fébrilité avant ces retrouvailles familiales. Il était certes possible de voyager des Etats-Unis vers l’Europe depuis l’été dernier, mais les étrangers installés aux Etats-Unis et détenteurs de certains visas n’avaient aucune garantie de pouvoir retourner chez eux.

L'aéroport JFK à New York accueillera à nouveau dès lundi des voyageurs étrangers, pour autant qu'ils soient vaccinés.

Pour faire face à cet afflux de demandes, les compagnies aériennes ont augmenté le nombre de vols transatlantiques. Elles vont utiliser de plus gros avions, car cette levée des restrictions représente aussi une bouffée d’oxygène pour un secteur plongé dans la crise par la pandémie.

Le long de l’immense frontière mexicaine, de nombreuses villes américaines, au Texas ou en Californie, ont souffert économiquement de cette limitation des échanges. Elles attendent avec impatience un retour à la normale.

Plus anecdotiquement, au nord du continent, les riches retraités canadiens vont pouvoir sans crainte, à l’heure des premiers frimas, entreprendre leur transhumance annuelle en voiture vers la Floride et ses douceurs climatiques.

**Quelles sont les conditions pour pouvoir entrer aux USA?

Plus d’une trentaine de pays sont concernés par la levée de ce « travel ban ». Mais l’entrée ne sera pas totalement libre et les autorités américaines entendent surveiller étroitement le statut vaccinal des voyageurs, en même temps qu’elles continueront d’exiger des tests Covid négatifs.

Pour les voyageurs arrivant par les airs, les Etats-Unis demanderont à partir de lundi, en plus d’une preuve de vaccination et d’un test dans les trois jours avant le départ, la mise en place par les compagnies aériennes d’un système de suivi des contacts.

*Pour la voie terrestre, la levée des restrictions se fera en deux temps

A partir de lundi, pourront traverser la frontière du Canada ou du Mexique les personnes venant pour des raisons jugées non-essentielles, par exemple familiales ou touristiques, à condition d’être vaccinées. Les personnes venant pour des motifs impérieux – par exemple les chauffeurs routiers – en seront dispensées.

Mais à partir de janvier, l’obligation vaccinale vaudra pour tous les visiteurs franchissant les frontières terrestres, quel que soit leur motif d’entrée.

Les autorités sanitaires américaines ont par ailleurs indiqué que tous les vaccins approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) seraient acceptés.

Il s’agit pour l’instant, selon la procédure d’urgence mise en place par l’OMS, des vaccins AstraZeneca, Johnson & Johnson, Moderna, Pfizer/BioNTech, l’indien Covaxin, Sinopharm et Sinovac. Ces deux vaccins chinois permettront donc de franchir les frontières des Etats-Unis.

Les autorités américaines ne se sont pour l’instant pas exprimées sur la remontée du nombre de cas de Covid en Europe.

L’OMS s’alarme de nouveau du rythme « très préoccupant » de transmission du Covid-19 en Europe, qui pourrait déboucher sur un demi-million de morts supplémentaires sur le continent d’ici février. Cette quatrième vague « massive » frappe notamment l’Allemagne, avec laquelle l’administration Biden soigne tout particulièrement sa relation.

Mais le médecin-chef des Etats-Unis Vivek Murthy s’est dit « prudemment optimiste » dimanche sur la chaîne ABC, quant à l’évolution actuelle de la pandémie aux Etats-Unis. *source: 7 sur 7 / – 7 novembre 2021

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