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Quand la France d’en bas découvre les crimes d’en haut

26062011

**Tous potentiellement criminels ?

 Ces temps-ci, les déboires juridico-sexuels de certains de nos dirigeants, offrent un éclairage sur la violence – cette fois pas symbolique – de la France d’en haut. ***En juin, la saga Bettencourt dévoilait les arrangements de nos dirigeants. Les citoyens des classes populaires – ou issus d’elles, comme Franck Ribéry – ne sont pas les seuls susceptibles de finir devant un tribunal. Certes, pas un scoop ; mais rares sont encore les édiles et peoples soupçonnés de viols qui franchissent la porte du bureau d’un juge.Protégés par de nombreux filtres, leurs agissements sont beaucoup moins visibles et bruyants que dans les milieux populos. Les coups donnés avec un Who’s Who laissent-ils moins de traces qu’avec le bottin ? Cuisines et chambres d’anonymes sont autant d’espaces potentiel de violence, mais c’est aussi le cas sous les dorures de la République.« Beaufitude » et violence de la France d’en hautN’en déplaise à certains, les diplômes, l’érudition, l’argent, le pouvoir, ne sont pas un rempart contre la bêtise – parfois la bête – sommeillant en chacun de nous. Sous le coup de la colère ou d’une tentative d’humour, nul n’est à l’abri d’un « défiltrage » verbal dans un repas entre collègues ou à la terrasse d’un bistrot. Ou pire encore, de commettre un crime. Personne n’est infaillible.Valeurs et convictions disparaissent à cette seconde où tout bascule, l’intellect écrasé par l’affect. Haine, sexisme, racisme, antisémitisme, pulsions sexuelles non contrôlées… n’appartiennent pas uniquement aux « criminels menottés » sur l’écran de LCI.

De Fontenay à New-York, l’accusé d’un crime n’est pas un extra-terrestre ; juste un de nos semblables. La rubrique « faits divers » peut s’ouvrir à tous.

Heureusement que l’éducation à l’école ou en autodidacte, la culture, les rencontres… font barrage à nos éventuels démons, sans se révéler toujours efficace contre les pétages de plombs.

*Tous potentiellement criminels ?

Pourquoi les personnalités accusées de viols – si elles sont coupables – n’avoueront jamais ? Plus perverses et calculatrices que les accusés lambda ? Non. Outre le refus d’apparaître tels des monstres, leurs aveux révéleraient les comportements inavouées de toute une tribu de politiques, jet-setters, industriels…

Soutenus par leurs pairs, elles feront tout pour occulter les partouzes et autres jeux sexuels – pratiqués du haut en bas de l’échelle sociale. Pourtant pas un crime, tant que ça se passe entre adultes consentants. Peur que les masques de bon père de famille croyant en Dieu tombent… devant les électeurs.

Combien de fois ai-je entendu des huiles affirmer : « Nous sommes entre gens de bonne compagnie. » Heureux de croiser la fourchette avec leurs clones. Comme si une bonne tenue de table et un langage châtié empêchaient le harcèlement sexuel d’une employée communale ou la destruction d’une chambre de palace.

A notre époque, grâce entre autre à Internet, le public se rend compte qu’une catégorie de dirigeants brillants ont aussi leurs fragilités. Le « tous pourris », lié aux fric et passe-droit, s’en trouve remplacé par le « tous violeurs ».

Un amalgame- aussi regrettable que le premier. Tous les hommes de pouvoir ou pas ne sont menés par le bout de leur queue. Même si sexe et ambition sont souvent proches.

*Un examen psy pour les élus et hauts responsables ?

Pourquoi pas un examen psy préalable pour les citoyen(ne)s appelés à d’importantes responsabilités ? Un entretien d’embauche avec plusieurs experts psychiatriques.

Imaginons-nous, avec nos névroses, maire d’une ville ou d’un village, ministre ou patron de presse. Euphorisés par ce nouveau pouvoir et confortés par des lèche-pompes, nous serions peut-être pires que ceux que nous dénonçons. Aveugles et dominateurs.

Pour conclure sur la psy : aujourd’hui les prisons françaises n’ont jamais été aussi surpeuplées. Des détenus entassés dans des conditions déplorables. Une grande partie de cette population carcérale souffre de troubles psychiatriques. Mais eux ne bénéficient pas d’armée d’avocats. Et leur « folie » est moins protégée que celles des « séducteurs » avec carnet d’adresses et immunité.(Rue89-26.06.2011.)

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 Affaire Tron : pourquoi les pieds excitent certains hommes

Georges Tron à l'Elysée, le 17 novembre 2010 (Charles Platiau/Reuters).

« Georges Tron se serait permis de leur caresser les pieds en toutes circonstances. »

La phrase, au cœur d’accusations graves et tristes, a fait rire.

Elle vient du Parisien, qui annonce un dépôt de plainte pour harcèlement sexuel par deux anciennes employées de la mairie de Draveil (Essonne) contre le secrétaire d’Etat à la Fonction publique – au centre de plusieurs polémiques.

Les deux femmes racontent des « massages » de pieds sous couvert de réflexologie (massages thérapeutiques), qui se seraient transformés en agressions sexuelles.

Que dire de plus ? Pas grand-chose a priori tant que l’affaire n’est pas traitée par la justice. Mais tout de même cette histoire de pieds…

C’est encore se reposer cette question si mystérieuse : sérieusement, c’est quoi le « trip » des fétichistes avec les pieds ?

« Il a fait asseoir ma coloc, a frotté son pied contre son visage »

Marie, une Parisienne de 26 ans se rappelle d’une petite anecdote vécue avec sa coloc du temps où elle vivait à Lille, il y a cinq ans. Celle du jour où un homme apparemment sourd et muet a sonné à la porte.

« Il nous disait des choses qu’on ne comprenait pas en nous montrant nos pieds. Nous, on voulait lui rendre service, on croyait vraiment qu’il était sourd et muet. On lui a demandé s’il cherchait un podologue, un pédicure, un magasin de chaussures…

Jusqu’au moment où il a fait asseoir ma coloc, lui a pris son pied en chaussette et l’a frotté contre son visage. On l’a mis dehors illico. »

« Les parties cachées du corps sont plus désirables »

Elle parle de ce fétichiste des pieds comme du « psychopathe des pieds de Wazemmes » (son quartier à Lille). Mais attention tous les podophiles ne sont pas dérangés. Sur LeMonde.fr, un lecteur s’inquiète :

« Depuis l’enfance, je suis fasciné par les pieds. Ils occupent une place disproportionnée dans ma vie érotique. »

Philippe Brenot, psychiatre et thérapeute du couple, le rassure. Tant qu’il n y a pas d’obsession handicapante, tout va bien :

« Dans la mesure où votre fétichisme ne gêne pas votre ou vos partenaires et qu’il participe de vos jeux érotiques, je n’en vois pas la difficulté.

Certains le cultivent ainsi comme un raffinement érotique. »

Il remarque même :

« On sait combien les parties cachées du corps sont plus désirables et excitantes qu’un corps dénudé. »

« Les vrais fous des pieds sont des fous des femmes »

Loin des psychopathes, la littérature est parsemée de personnages romantiques et adorateurs de pieds. Quand Frédéric Moreau héros de « L’Education sentimentale » de Flaubert parvient enfin à approcher Mme Arnoux, il manque de s’évanouir à cause de ses pieds.

« La pointe de sa bottine s’avançait un peu sous sa robe, et il lui dit presque défaillant : “La vue de votre pied me trouble.” »

Fétichiste des pieds assumé, Bernard Cohen rêvait depuis plus de vingt ans de traduire le roman noir de Geoff Nicholson, qu’il a trouvé « très juste et fin » : « Footsucker ». Chose faite puisque le livre est paru en français le 19 mai aux éditions Robert Laffont sous le titre « Le Fétichiste ». L’histoire d’un jeune homme qui tombe fou amoureux d’une femme et de ses pieds.

« Geoff Nicholson va à l’encontre de la théorie freudienne selon laquelle le pied serait un substitut du pénis et l’attraction qu’il susciterait chez certains hommes, une homosexualité refoulée.

Les vrais fous des pieds sont des fous des femmes. Le pied c’est vraiment la concentration de la féminité. »

Dans la postface du livre, Bernard Cohen explique que selon lui :

« Il y a une transcendance du pied, c’est certain car nous prenons cette magnifique création qu’est la femme à partir de sa base, de son support de son ressort et nous nous émerveillons. »

« Un “foot job”, plus excitant qu’une branlette normale ! »

Prolixe sur le sujet, il dit préférer les pieds grecs (ceux dont le deuxième orteil est le plus grand), aux pieds égyptiens (ceux dont le gros orteil est le plus grand). Pour lui le fétichiste des pieds n’est profondément pas un oppresseur, harceleur de femmes. Au contraire.

« Le pied est un symbole de mobilité et de liberté. Souvent les fétichiste sont des gens qui ont une attirance pour les femmes amazones dominantes. »

Mais nom d’un pied, où est le sexe dans tout ça ? « Le pied est la continuation des jambes qui mènent au vagin », répond-il avant d’ajouter :

« Et puis un “foot job” [masturbation avec les pieds, ndlr], c’est quand même mille fois plus excitant qu’une branlette normale ! Tout l’érotisme du “foot job” c’est que la femme manipule à sa guise le sexe de l’homme avec ses pieds. »

Toujours dans sa postface, Bernard Cohen raconte aussi l’érotisme charnel du pied. Un érotisme du départ en réalité.

« Le pied est un instrument du sexe : il est là pour tenter, se cambrer dans l’admiration narcissique de sa beauté, promettre des sucements et des attouchement experts et s’échapper finalement.

L’érotisme du pied et de la jambe, c’est que la femme dispose de ces merveilles et s’en sert pour… s’en aller. » (Rue89-25.05.2011.)

Photo : Georges Tron à l’Elysée, le 17 novembre 2010

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 **Hommage « de bon aloi » à Jacques Capelovici :Le pied vient de l’argot du XIXe siècle. Il désignait une part, une ration, un « compte » que les voleurs réservaient sur leur butin pour leurs complices.En 1878, « j’en ai mon pied » voulait dire « j’en ai mon compte, j’ai ma ration ».C’est ce sens de « ration », exagéré, qui a permis ensuite de dire d’une femme qui « prend sa ration » qu’elle en a eu pour son compte lorsqu’elle a fait l’amour. Car cette expression a longtemps été réservée à la gent féminine avant, plus récemment, de s’étendre au genre humain tout entier.

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 Quelques incontournables du genre pour l’édification des jeunes générations ;

Hebergeur d'image
 

The Wedding March, 1927.

 

Hebergeur d'image
Toto a colori, 1952.

 

Hebergeur d'image Hebergeur d'image

Le Journal d’une femme de chambre de Bunuel en 1965

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Attention à ne pas généraliser, il y a le pied délicatement orné de finitions cosmétiques, enchâssé dans d’aériennes sandalettes, le pied soyeusement emmitouflé dans de jolis bas que découvrent une bottine de cuir….Et puis il y a le pied qui a passé la journée dans des chaussures bateaux sans chaussettes, le pied qui a une patate sur le gros orteil, le pied qui champignonne (pouah !)….Donc le pied, oui, mais pas n’importe comment !!! 

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 soupçon de vantardise sur les CV ministériels

Sciences Po Paris a la cote au gouvernement. A tel point que sur neuf ministres qui mentionnent l’école sur leur CV officiel, trois n’en sont pas diplômés : Brice Hortefeux, Christine Lagarde et Roger Karoutchi. Pas l’affaire du siècle, loin de là. Mais la preuve que ces petites faiblesses de la nature humaine ne disparaissent pas avec le prestige du pouvoir.L’exemple vient d’en haut, puisque Nicolas Sarkozy est aussi dans ce cas. Le CV du Président a toutefois le mérite d’être moins ambigu : en mentionnant « Institut d’Études Politiques de Paris (1979-1981) » , Nicolas Sarkozy laisse entendre qu’il y a fait un passage pendant ces années, alors qu’indiquer une seule date aurait signifié une année de « promo » .

Ce qui est le cas de Brice Hortefeux. Sur son CV, comme seule mention à la rubrique « cursus » , est écrit : « IEP Paris : maîtrise de droit public (1984) » . Outre qu’il n’y a jamais eu de maîtrise de droit public à Sciences Po, Brice Hortefeux n’est pas recensé dans l’annuaire des anciens de l’école, consultable en ligne. Bug informatique ? Non, car le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement ne figure pas non plus dans la version imprimée. Idem pour Nicolas Sarkozy.

Même chose pour Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi (dotée d’un autre CV ici, où une absence de retour à la ligne laisse entendre qu’elle a obtenu son DESS à Sciences Po). Ou encore Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement. Or, l’association des anciens de Sciences Po, qui édite l’annuaire, est formelle : « Quand le nom de la personne n’apparaît pas, c’est qu’elle n’est pas diplômée. » Ce que confirme aussi la direction de l’école.

Aucune de ces quatre personnalités ne prétend explicitement avoir décroché ce parchemin très convoité ; à part Brice Hortefeux, aucun ne mentionne d’année de promo. Mais inscrire « Institut d’études politiques de Paris » est d’autant plus ambigu que deux autres ministres -diplômés, eux- ont porté la même mention sur leur CV. Il s’agit d’Eric Woerth (promotion 1977) et de Rama Yade (promotion 2000).

Les autres ministres sortis de Sciences Po -Dominique Bussereau, Hervé Morin et Laurent Wauquiez- indiquent clairement « diplômé » . Il n’y a que l’énarque Jean-Pierre Jouyet, diplômé en 1976, pour carrément « zapper » la ligne Sciences Po de son CV…

Pour un autre ancien, devenu directeur des ressources humaines d’un grand groupe, il existe « tout un tas de formules » pour « maquiller » son CV. « Mais si vous avez fait tout le cursus sans avoir le diplôme, vous ne mentez pas en écrivant “ Sciences Po” dans votre CV. » Nicolas Sarkozy entre dans ce cas de figure. Le DRH rappelle que Sciences Po est « une école où il est difficile d’entrer, mais aussi un cursus dont il n’est pas acquis de sortir diplômé » . Pour le milieu des années 80, il cite des taux d’échec aux examens du diplôme de « 25% en juin et 10 à 15% pour le rattrapage, en septembre » .

En revanche, mentionner une maîtrise absente du cursus de l’école et une année de promotion fictive est, pour lui, un « manque total de lucidité » . « Quand on est ministre et qu’on a un parcours classieux et valorisant, être diplômé de Sciences Po ou pas, ça ne change rien. Si la personne a encore besoin de tricher sur ses diplômes à 45 ou 50 ans, il y a un problème. Mais c’est peut-être une faute de frappe ? “

Une grosse faute de frappe, car Brice Hortefeux a obtenu sa maîtrise à l’université de Paris X-Nanterre. Le service de presse du ministre n’a pas retourné nos appels. Pas plus que celui de l’Elysée, à qui on avait proposé de répondre aux rumeurs sur l’échec du Président pour cause de note éliminatoire en anglais.

Le service de presse de Christine Lagarde s’est montré plus coopératif. Il précise que l’ancienne avocate d’affaires a obtenu son diplôme de l’IEP d’Aix-en-Provence (qu’elle ne mentionne pas sur son CV) avant de faire un passage non diplômant à Sciences Po Paris pour préparer l’ENA. Roger Karoutchi décroche lui-même son téléphone et propose de nous envoyer son relevé de notes… ‘ Après mon agrégation d’histoire, j’ai fait l’IEP d’Aix puis les deuxième et troisième années de l’IEP de Paris. Mais j’ai eu des problèmes de santé, et je n’ai pas passé le diplôme.’ Le secrétaire d’Etat constate au passage que son CV sur le portail du Premier ministre est ‘ truffé d’erreurs’ .

La directrice adjointe de Sciences Po, Nadia Marik, affirme que ‘ l’on peut très bien indiquer IEP de Paris, sans la mention diplômé’, si on y est passé.” “ Rien ne me choque dans ce que vous dites” , ajoute-t-elle, en refusant de confirmer -ou d’infirmer- le passage de ces personnalités dans l’école : “ Ces informations relèvent du domaine privé.”

Mise à jour le 19/9/2007 à 19h : comme on a pu le constater en cliquant sur son nom, Brice Hortefeux a fait modifier son CV à la suite de la parution de notre article.. (Rue89-18.09.2007.)

***réactions d’internautes français:

*Oui, je suis d’accord avec votre avis. Mais n’est-ce pas si banal ?
J’y vois la loi du genre : un C.V. c’est pour se vendre. Les mâles gonflent leurs muscles, et un C.V. sans gonflette fait peu d’effet – inefficace : pas vendeur, pas bon.
Plus on monte dans les grades, plus on est incompétent (un sociologue – nommé Peter je crois – en a même fait un principe). Or, pour masquer cette incompétence, il faut faire assaut de compétences factices et empruntées. On exhibe ses diplômes comme les acteurs de porno arborent fièrement leur verge : voici mes attributs, je bande plus haut que les autres, qui eux – pas moi – se la pètent…
Compète, le CV est un sport de compète. Cette diplomatique là est banale : on n’obtient des diplomes que pour les faire valoir, et en imposer aux autres. Cette course-là me semble très franco-française, du moins je ne crois pas qu’on valorise avec autant d’ostentation les insignes institutionnelles de pouvoir que dans notre hexagone. (Une amie allemande me disait que chez elle, on valorisait davantage les expériences sans insigne.)
Il n’empêche : le roi est nu, et ses courtisans souvent nuls.

* Bonsoir F.B.Dont acte pour ce que vous m’apprenez.

Cependant, ce n’est pas dit que Docteur soit une étiquette usurpée. Je crois volontiers que la plupart des docteurs, ici ou là, n’ont pas trouvé leur doctorat dans une pochette surprise. (Je ne suis pas docteur.) Ce que vous rapportez de l’autre-côté des Alpes ou du Rhin, n’empêche pas que la course aux diplômes dans notre douce France (du cursus du bon élève de bonne famille à la validation d’acquis ou à l’injonction permanente à « la formation ») est une mascarade : la compétence n’est pas proportionnelle aux diplômes ni aux titres, ce qui est d’autant plus trompeur que ces titres et diplômes ne le sont pas toujours 

*Pour les domaines que je connais, le milieu médical et le droit, il m’est revenu souventes fois aux oreilles quand j’étais infirmière qu’il était assez facile d’acheter des sujets de thèse. En revanche, s’agissant des thèses de droit (au surplus, il faut distinguer les doctorats d’Etat ou les doctorats des universités) que j’ai pu consulter ou celles mentionnées dans des ouvrages, les grandes revues juridiques, les commentaires d’arrêt ou autres articles de doctrine, elles sont tellement documentées (référence aux jugements et arrêts, aux concepts doctrinaux, etc…) que l’on voit mal comment un(e) étudiant(e), même rétribué(e) en tant que chercheur(euse) pour les TD, surveillances et corrections de partiels pourrait payer un tel travail de recherche… Ce qui supposerait, qui plus est, une certaine complicité de la part du prof responsable de sa thèse…
On ne peut d’ailleurs comparer le droit et la médecine puisque la thèse signifie la fin de l’internat et qu’il ne saurait y avoir des internes à vie ! Si la personne est compétente en tant que praticien, la thèse de médecine n’est qu’une formalité… à moins bien sûr qu’elle ne soit que la première pierre en vue du professorat de médecine et inaugure une recherche plus approfondie

*Tout à fait d’accord : les diplômes ne sont que des présomptions de compétences.
La compétence est un comportement performant et adapté à un contexte précis de travail.
La possession (l’exhibition) d’un diplôme, ce n’est que le ticket pour entamer un voyage. Mais le voyage ne sera pas forcément réussi parce qu’on avait un ticket d’entrée.
Et puis, quelle injustice que ce ticket d’entrée : combien de gens ne le possèdent pas mais sont tout aussi capables -voire plus- de réussir le voyage.
Quand donc cette illusion franco-française du « titre » (héritage de l’ancien régime ? ) s’estompera-t-elle pour laisser la place à la compétence avérée.
La seule utilité du diplôme concerne le premier emploi que vont occuper les jeunes qui n’ont effectivement encore aucune expérience et qui ont besoin de montrer au moins une présomption de compétences…
Mais ensuite, combien affligeants sont ces trentenaires, voire quarantenaires ou plus qui se targuent encore d’être titulaires d’un diplôme vieux de 10, 20, 30 ans… et dont on est en droit de s’interroger sur l’épaisseur de la couche de moisissures qui recouvre celui-ci après tant de temps passé dans les bagages du porteur.
Comme disait Coluche : « c’est pas le tout d’avoir des bagages. Encore faut-il savoir où les poser. »
M Hortefeux, Mme Lagarde, etc … quel âge avez vous donc pour tricher comme des gamins ?

*C’est vraiment ce que je pense ( meme à 3H00 du mat), Si vous saviez comme ça fait du bien de lire ce genre de chose….,
En France on concidére le diplome comme competence d’intellegentia (faculté de comprendre), C’EST faut ! ! ! le diplome n’est acquit que par un certaint nombre de facteur, en autre, le développement de la memoire et peu de peine environnemental…..
Là ou je ne vous suis pas c’est :
« Quand donc cette illusion franco-française du “titre‘s’estompera-t-elle pour laisser la place à la compétence avérée’ ….
En France, mais aussi dans les autres pays de l’EU,( et ailleurs)… Nous ne sommes pas les seuls a pensé que les élites ne se fabrique pas dans les grandes écoles mais par un savoir naturel (QI) ce qui est, je vous l’accorde, un peu complexe à développé ici.
Mais bouygues (pére), Dassault (pére), et d’autres… ne sont’ils pas là, de diou, pour nous fire comprendre que nous sommes des schits bonsomes de diou….. ;

 *On savait depuis le 6 mai qu’on était gouverné par des crétins incompétents et prétentieux. Maintenant, on sait, en plus, qu’ils sont incultes et menteurs, ce qui n’étonnera personne : on a toujours suivi l’exemple américain avec quelques années de retard.
http://ehim.over-blog.com

*Plus vous leur trouverez de défauts plus ils seront adulés par leurs 53/100 d’électeurs.
La médiocrité,la fourberie,sont à l’honneur.

*De PupuceLa France est un pays de cons (du moins à 53% – enfin il y a aussi des enfoirés dans le tas, qui ont voté pour celui en qui ils se reconnaissent) : Sarkosy l’a bien compris qui surfe sur cette vague de
connerie.
Pourtant les ficelles sont grosses : culte de la personnalité avec hypermédiatisation, stigmatisation des immigrés et agitation du spectre de l’insécurité,
etc. Mais aussi l’intimidation ; les journalites qui critiquent ouvertement Sarkosy se font rares, même sur Rue89, et les blogueurs n’osent même pas donner leur pseudo (félicitation à Ehim à ce propos – et à moi aussi tant que j’y suis).

*Je vis en Amérique du Nord depuis 5 ans maintenant après avoir vécu 20 ans à Paris (Années perdues que je regretterai d’ailleurs tout restant de ma vie. Car ici même les DEA français et DESS ne valent pas grand chose) Eh bien ici, contrairement à ce que vous affirmé (puisqu’il a toujours été de bon ton de mépriser les américains que vous n’arrêter pas en passant d’imiter, ou de les trouver incultes, pourtant c’est la 1ere puissance du monde ! Eh oui, il faut vraiment être bête et inculte pour arriver à ce stade) on ne juge pas les gens par bac +… l’expérience professionnelle compte tout comme les études. On peut décidé après une carrière entamée sans diplôme (ou si on veut acquérir 1 nouvelle expertise ou même changer de domaine) de retourner aux études sans qu’on s’entendent demander : À ton âge tu es encore étudiant ? et il ne faut pas être le fils de… pour réussir. Au contraire, lorsqu’on est parti de rien et qu’on a réussi, on devient une référence et cela fait un exemple pour les autres qui voient que c’est possible. C’est fous comme traversé de l’autre côté de l’Atlantique m’a fait découvrir qu’on m’a trompé pendant des années et des années ! En passant, je suis une africaine qui ayant vécu sa jeunesse, fait des études universitaires, eu des enfants et travaillé (bien entendu dans des boulots qui ne prenaient pas en considération mon 3e cycle universitaire comme cela se passe pour des milliers d’autres de ma race dans votre pays) s’est complètement désillusionnée et heureusement à quitté ce pays. Rassuré-vous rien ne me manque ici, je n’ai pas envie de partir d’ici à 7h du matin pour me rendre en Paris dans le but de manger de la bonne gastronomie française, je n’ai pas envie de me rendre au Galerie Lafayette pour m’acheter le dernier manteau à la mode. Non ! Non ! Je trouve tout ce que je veux ici et une belle qualité de vie loin des donneur de leçon et du racisme qui est devenu parti intégrante de la mentalité française. Comme c’est curieux ! Les français sont hors mis les immigrants d’Europe de l’Est, ceux qui viennent disputer les postes ici avec tous les autres immigrants. Il faut les voir comment ils se battent pour obtenir la citoyenneté canadienne ou américaine. Mais, c’est aussi les seuls qui gueulent tout le temps, critiquent tout le temps. Ils commencent à faire pitié. Les immigrants des autres nationalités s’en moquent d’ailleurs tout le temps.

* Aux USA aussi (cf le « Dr Rice » qu’on sort a Condoleeza a tout bout de champs). Par contre ca rigolerai pas ici avec ce genre de plaisanteries, c’est en general l’opprobe generale et la porte. Cf « Brownie », alias le responsable de la FEMA, agence anticatastrophe, apres l’ouragan Katrina, incompetent ayant farci son CV de references approximatives, et force de demissioner malgre le soutien de Bush…

Sarkozy a fait modifier son CV en ligne apres que le Canard Enchaine ait souligne (peut etre juste apres l’election presidentielle) ses approximations « flatteuses » (pour celui qui le dit ! ! )… voire ses erreurs. Je crois qu’il se targait d’etre diplome de Science Po. De toute facon Sarko n’a jamais reellement fait d’etudes, ni sejourne en dehors de son microcosme Neuilly/16eme. Il s’est consacre a la politique a 100% des son plus jeune age, d’ou son incompetence combinee a une mauvaise foi evidente sur tous les sujets qu’il aborde (dont le droit, malgre son inscription au barreau, mais bon, c’est un concours qu’une ou deux bonnes annees de bachotage dans une boite privee est fourni cle en main a quasiment n’importe qui ! )
Juste pour le fun, rappellons qu’il s’est avere incapable de preciser recemment si Al-Qaeda etait une organisation principalement Chiite ou Sumnite… Pour un mec qui veut attaquer l’Iran, si c’est pas affligeant, affolant, effrayant, c’est en tout cas pathetique d’inconsequence.

De toute facon comme le souligne bon nombre de lecteurs un des principaux problemes de l’economie francaise tiens beaucoup a cette sacralisation de la grande ecole et du parcours post-25 ans… qui empeche de donner leurs chances a des profils atypiques, diplomes ou pas, bien plus performants que le polard formate par Centrale (je ne parle meme pas des eponges lobotomisees de Science Po ou HEC ! ! )… MAIS le truc rigolo c’est que la regle qui s’applique au francais de base est soudainement levee quant il s’agit d’importer le premier debile anglo-saxon venu, qui lui, pur produit du liberalisme decomplexe, est forcement merveilleux.
Ah ah ah… si ils savaient comment on les forme, les gamins, ici…

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 Le dossier scolaire du cancre Fillon

 Lycéen au tournant des années 70, François Fillon était un cancre ; il ne s’en est d’ailleurs jamais caché. Du genre doué, mais paresseux. Et, surtout, rebelle à l’autorité.Par une singulière ironie, le voilà à son tour victime d’un autre cancre, un de ses lointains successeurs sur les bancs du lycée Sainte-Croix du Mans. Il y a quelques années, ce bonnet d’âne nouvelle génération a découvert le dossier scolaire du lycéen François Fillon dans un placard de l’institution jésuite. Il en a fait une copie.

Son dossier scolaire circule depuis 2005

Fin 2004 début 2005, François Fillon est ministre de l’Education nationale, et la loi qu’il entend faire voter provoque un mouvement lycéen. A cette occasion, le dossier scolaire de François Fillon commence à circuler, car alors qu’il envisageait de renforcer la place du contrôle continu, ses bulletins montrent des notes très moyennes tout au long de l’année… Ceux de la classe de première se retrouvent même sur Internet en 2008.

De son côté, un riverain vient de faire parvenir les bulletins à Rue89. En cette période propre à la potacherie, nous ne résistons pas à en publier quelques extraits − sachant que contrairement à d’autres lycéens ces jours-ci, l’actuel Premier ministre de la France n’a jamais été accusé de tricherie par ses professeurs.

Pour nos jeunes lecteurs, ces extraits doivent avoir valeur d’édification : ils prouvent que tout cancre n’est pas perdu, et peut se racheter jusqu’à devenir chef de gouvernement. Même s’il s’est fait renvoyer deux fois.

Il lance une ampoule lacrymogène dans la classe

Avant d’arriver à Sainte-Croix, le futur Premier ministre était collégien à l’Institution Saint-Michel-des-Perrais, à quatre kilomètres de Cérans-Foulletourte, où il a grandi et où son père était notaire.

Dans sa biographie « François Fillon, le secret et l’ambition » parue en 2007 aux éditions du Moment, la journaliste Christine Kelly raconte pourquoi l’élève Fillon s’est fait renvoyer trois jours de son collège :

« Lors d’un devoir écrit, il emporte un jour avec lui une ampoule lacrymogène qu’il lâche dans la classe en pleine composition. Tous les élèves doivent alors évacuer d’urgence. François est sévèrement réprimandé. »

A l’époque, Fillon a encore de très bonnes notes, surtout en histoire-géo : Christine Kelly cite un de ses professeurs de troisième, qui dit que « c’est un élève modèle ». « Enfant précoce, François apprend avec une facilité déconcertante », ajoute la journaliste.

« Moins de dissipation, plus de modestie »

Au lycée, ça se gâte. Aîné de sa famille, « François est un adolescent révolté », écrit sa biographe :

« Il se rebelle contre tout, contre l’école et contre ses parents. […] Epris de liberté, François n’accepte pas facilement les remarques. Il n’aime pas non plus les critiques. »

Les bulletins parvenus à Rue89 confirment cette impression. Voici son premier, au début de sa seconde. On remarque que même le professeur de sa meilleure matière, l’histoire, estime qu’il ne travaille pas :

« Ensemble convenable. Doit pouvoir faire un élève sûr, s’il veut s’en donner la peine. »

Le bulletin du premier trimestre de seconde de François Fillon (cliquez pour agrandir).

Plus tard, en « appréciations générales » du premier trimestre de sa première (en section littéraire), on lit « moins de dissipation, plus de courage au travail, plus de modestie : le mélange serait meilleur, plus efficace ».

Appréciations sur François Fillon en classe de première, premier trimestre.

C’est le trimestre suivant, au printemps 1971, que François Fillon se fait renvoyer pour la seconde fois. Christine Kelly débute sa biographie du Premier ministre par cet épisode plutôt croquignolet.

En tête d’une manif contre la prof d’anglais

Dans la cour de Sainte-Croix, les élèves manifestent pour réclamer le départ d’une professeur d’anglais, qu’ils jugent incompétente : 

 »« Démission ! », « Démission », lit-on sur leurs banderoles improvisées. […] En tête de cortège, un lycéen aux cheveux noirs, arrivé l’année précédente dans l’établissement, un certain François Fillon. Il est réputé pour être turbulent et insolent. »

Fillon est viré illico du lycée. Mais la manif continue, cette fois aux cris de « Libérez Fillon ! ». Le préfet de discipline finit par céder, en disant « Fillon est un bon garçon, soit, mais n’en faisons pas un martyr ».

Triomphant, le lycéen rebelle réintègre l’établissement. Mais le futur époux d’une Galloise ne progressera pas en anglais, alors que son niveau était « passable » en seconde. Avant la manifestation, sa prof disait : « Pourrait réussir avec un minimum d’efforts. » Après, c’est : « Niveau très insuffisant, aucun travail. » Puis, pour terminer l’année : « Aucun travail ; résultats alarmants. »

A la fin de sa première, en appréciations générales, François Fillon récolte un blâme (le pire niveau possible après « félicitations », « encouragements » et « avertissement »). Il passe tout de même en terminale, avec une appréciation très inquiète du directeur :

« Admis en classe supérieure, de justesse. En continuant ainsi, François est sûr d’un échec. »

Appréciations sur François Fillon en classe de première, troisième trimestre.

Mais en terminale, les appréciations de Fillon sont de pire en pire, et pas seulement en anglais (il n’a plus le même professeur). Sauf en histoire-géo, il échoue partout, parce qu’il ne travaille pas.

En sport, les appréciations sont déplorables depuis la seconde, et les expressions du professeur de l’époque font sourire : sur un bulletin, il dit que François Fillon « manque de virilité »… Aujourd’hui, on dirait sans doute « tonicité ».

En terminale, « ça devient dangereux »

Voici le bulletin du deuxième trimestre de terminale, qui se termine par une cinglante appréciation du directeur. C’est le relevé le plus salé de l’année, excepté le « bon travail » en histoire-géo : « Faible, bavard » en maths, « très faible » en anglais, « pourrait bien faire s’il participait davantage » en espagnol…

Le bulletin du deuxième trimestre de terminale de François Fillon (cliquez pour agrandir).

Mais François Fillon obtiendra tout de même son bac.

Un temps, il envisagera d’être journaliste, puis fera du droit jusqu’en troisième cycle, avant de rentrer dans le cabinet ministériel de Joël Le Theule, d’être élu député à 27 ans, et de faire la carrière que l’on sait. Celle d’un vrai cancre devenu Premier ministre.

Illustrations : copies et captures d’écran des bulletins de notes de François Fillon.

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