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une nouvelle République à tout prix-4

17042019

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Manifestations en Algérie

*Sereine détermination et manœuvres troubles

La bonne nouvelle de la journée d’hier est venue des étudiants. L’intensification de la répression qu’on observe depuis vendredi dernier n’a pas affaibli leur mobilisation. Le constat est important parce que l’escale révolutionnaire juvénile du mardi renseigne sur l’état d’engagement de l’élite de notre jeunesse, un engagement vital pour le mouvement de résurrection nationale. Avant même que le chef d’état-major de l’ANP ne vienne, hier aussi, confirmer que des “parties” tentent de détourner le mouvement de son caractère pacifique, la jeunesse algérienne avait déjà adopté la bonne attitude, celle qui a consisté à poursuivre les manifestations sans reculer sur sa nature pacifiste.

Le chef d’état-major de l’armée a délivré un important message dans lequel il a tenté de lever l’équivoque sur son parti pris pour la solution constitutionnelle, largement rejetée par les Algériens si elle devait se limiter à un intérim pour préparer l’élection présidentielle sans l’évacuation préalable du régime. Le message énonce que “nous respectons parfaitement les dispositions de la Constitution pour la conduite de la transition, et je voudrais réitérer que toutes les perspectives possibles restent ouvertes afin de surpasser les difficultés et trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais”. Sans trop expliquer la méthode, Gaïd Salah semble vouloir indiquer que le respect de la Constitution ne nous enferme pas dans l’application mécanique de l’article 102. D’ailleurs, la démission, au même moment, de Belaïz, président du Conseil constitutionnel, est venue illustrer la multiplicité des moyens possibles de dépassement des difficultés institutionnelles sur la voie d’une évolution démocratique du pays. 
À ce paradoxe né de la contrainte constitutionnelle, que l’armée a voulu imposer à la solution d’une crise politique, s’ajoute un autre paradoxe : celui né du choix pour une démarche graduelle pour ne pas bousculer les institutions de l’État confronté à l’urgence de passer à la phase de transition politique effective. C’est Gaïd Salah qui fait l’observation : “La situation ne peut perdurer davantage, vu que le temps nous est compté.”Une urgence donc, mais qui ne devrait pas justifier quelque précipitation : “La réalisation de ces objectifs (revendiqués par le peuple) requiert plusieurs étapes nécessitant de la patience, de la compréhension et le rejet de toute forme de violence (…).”Dans la prise en charge des exigences du peuple, l’armée est, précise le chef d’état-major, mise en situation de devoir contrecarrer les perturbations qu’engendrent les agissements de “parties”, dont l’ancien chef du DRS formellement mis en cause, qui continuent à “œuvrer à attiser la situation, en approchant des parties suspectes, et inciter à entraver les solutions de sortie de crise”.
Dans tout cela, voici ce qui rassure : la révolution démocratique du 22 février, si elle perturbe les équilibres, en partie déjà conflictuels, du sérail, jouit de la détermination sereine du peuple insurgé.* par Mustapha Hammouche - Liberté- mercred 17 avril 2019

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* l’ère de l’autoritarisme est bel et bien finie

**Le peuple a retrouvé sa confiance en soi et imposé son respect par toutes les institutions du pays.

Si la construction d’un système démocratique demeure tributaire de nombreux facteurs, relevant essentiellement du niveau d’organisation de la contestation populaire, l’ère de l’autoritarisme est bel et bien finie. Une première victoire incontestable de la révolution en cours.

Le peuple a retrouvé sa confiance en soi et imposé son respect par toutes les institutions du pays. Ces dernières sont désormais comptables des moindres conditions d’interpellation des citoyens après l’épisode du tollé général soulevé après l’arrestation, samedi, de manifestantes à Alger.

«Nous avons donné des instructions claires et sans équivoque pour la protection des citoyens, notamment lors des marches», a réitéré, hier, le chef d’état-major de l’armée, qui livre ainsi un double message d’assurance à l’endroit des citoyens et une mise en garde à l’adresse des dépositaires de l’autorité publique.

Si les responsables qui assument le pouvoir en cette période critique de la vie nationale ont véritablement conscience que la sécurité et l’intégrité des citoyens est une «ligne rouge», ils affichent par contre une réelle méconnaissance de leur propre peuple.

Pour aider l’institution militaire à assumer son rôle en cette phase de pré-transition, il est attendu, de la part de la population, «de la patience, de la compréhension et le rejet de toute forme de violence». Ce dont a toujours fait preuve le peuple algérien, qui a été même amené à «comprendre» que le Président ne puisse pas s’exprimer, parce que malade, pendant le 4e mandat.

Il a fallu que le régime, entraînant toutes les institutions du pays, lance le projet antihistorique d’un 5e mandat présidentiel pour que le peuple perde patience et descende par millions dans les rues. Il y a par ailleurs comme un anachronisme à appeler au rejet de la violence un peuple qui conçoit la révolution comme une fête.

Les attitudes belliqueuses marquent par contre les ultimes joutes que se livrent les clans à un moment où ils sont mis en demeure par les citoyens de se dessaisir des destinées du pays.

La marche irrépressible du peuple algérien pour la construction d’une nouvelle République, en rupture avec l’autoritarisme et la corruption, est en train de forcer le destin et de s’imposer au sein d’un régime qui a longtemps servi les hommes et non la collectivité.

Dans les centres de décision, on se rend aujourd’hui à l’évidence que c’est l’heure de trouver une solution à la crise pour «servir l’intérêt suprême de la patrie, sans égard à l’intérêt des individus».

La République des oligarques, qui n’ont été qu’un épiphénomène d’un système qui a maintenu le pays depuis l’indépendance dans le sous-développement politique et économique, vit ses derniers moments.

Pour la réussite de la transition démocratique, tous les regards vont se tourner vers le mouvement populaire et sa capacité à mettre en place une proposition solidaire et à déléguer ses défenseurs intègres.*DJAFFAR TAMANI - elwatan- mercred 17 avril 2019

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Gaid Salah la honte

Gaid Salah

**La mobilisation contre le système et ses symboles est à son 10ème vendredi consécutif. Des millions de citoyens son descendus aujourd’hui à travers tous le pays avec un seul mot d’ordre « système dégage ». A Alger, malgré les barrages dressés par la gendarmerie au niveau des entrées de la capitale, pour empêcher les citoyens des autres wilayas de rallier le centre d’Alger. La mobilisation est très forte pour cet Acte X du mouvement populaire.

Les manifestants ont commencé d’affluer vers Alger Centre et se rassembler à la l’esplanade de la Grande Poste et à la Place Audin, dès la matinée de ce vendredi 26 avril 2019. La manifestation a pris de l’ampleur juste après la fin de la prière.

En plus des slogans habituels, « Système dégage », « Yetnahaw ga3 (ils partent tous) » « Djeich chaab khawa khawa (Armée et peuple sont des frères) », « klitou leblad ya saraqin (vous avez mangé le pays bande de voleurs) »…, de nouveaux slogans ont fait leur apparition, notamment, contre le chef de l’Armée Ahmed Gaïd Salah et Saïd Bouteflika, le frère de l’ex président de la république.  Des manifestants ont scandé aujourd’hui à Alger des slogans hostiles à Gaïd Salah et Saïd Bouteflika. « Gaïd Salah Dégage », « Djibou Saïd » (Ramenez Saïd (Bouteflika).* Par Arezki Benali - algerie-eco.com – vendredi 26 avril 2019

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La campagne anticorruption en Algérie : c’est du cinéma!

un moyen pour le régime d’essayer de « diviser » le mouvement de contestation ?

*La justice n’est pas indépendante en Algérie – Alors c’est du folklore!

Alors qu’il était entendu par le tribunal d’Alger, pour des soupçons notamment de « dilapidation » de fonds publics, Mohamed Loukal est ressorti libre de son audition. Il était le premier responsable gouvernemental à être entendu après l’ouverture de plusieurs enquêtes judiciaires sur des affaires de malversations et de corruption en Algérie.

Le ministre algérien des Finances Mohamed Loukal, ancien gouverneur de la Banque centrale, est ressorti libre lundi d’un tribunal d’Alger, où, selon la télévision nationale, il a été entendu par le Parquet sur des soupçons notamment de « dilapidation » de fonds publics. Mohamed Loukal est le premier responsable gouvernemental auditionné par la justice algérienne depuis l’ouverture médiatisée d’enquêtes judiciaires sur des affaires de malversations et de corruption, sur fond de contestation populaire dénonçant notamment les liens entre le pouvoir et de puissants hommes d’affaires.

Gouverneur de la Banque centrale de 2016 jusqu’à sa nomination au gouvernement fin mars, Mohamed Loukal a quitté à la mi-journée le tribunal de Sidi M’hamed, dans le centre d’Alger, sans faire de déclaration, s’engouffrant rapidement dans une voiture noire qui a quitté les lieux en trombe, selon un journaliste de l’AFP.

« Voleurs, vous avez pillé le pays ! »

Il n’était pas possible de dire dans l’immédiat sous quel régime, témoin ou suspect, Mohamed Loukal a été interrogé et s’il a été ou non inculpé. Contacté par l’AFP, Mohamed Loukal a refusé de s’exprimer sur une affaire en cours.

Dans un bandeau défilant, la télévision nationale avait annoncé dans la matinée la comparution de Mohamed Loukal « devant le Procureur de la République » souhaitant l’entendre sur « des accusations dans des affaires de dilapidation des deniers publics et d’avantages indus ».

Une dizaine de personnes étaient rassemblées devant le tribunal de Sidi M’hamed et scandaient « Voleurs, vous avez pillé le pays ! », un des slogans du mouvement de contestation qui a débuté le 22 février et qui a poussé le président Abdelaziz Bouteflika à démissionner le 2 avril.

Plusieurs enquêtes sur des faits de corruption

La justice avait annoncé le 20 avril la convocation de Mohamed Loukal en compagnie de l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, sans préciser si elle souhaitait les entendre comme témoins ou suspects. La date de comparution de Ahmed Ouyahia n’a pas été annoncée pour l’immédiat.

Depuis le départ d’Abdelaziz Bouteflika, la justice algérienne a ouvert une série d’enquêtes sur des faits de corruption contre plusieurs puissants hommes d’affaires et de hauts responsables de l’État. L’ex-puissant chef de la police Abdelghani Hamel, limogé en juin 2018, a lui aussi été entendu lundi dans d’autres affaires, au tribunal de Tipaza, à 60 km à l’ouest d’Alger, qu’il a quitté libre, selon l’agence de presse officielle APS.

« Aucune accusation » n’a été portée contre lui, durant « cette première audience devant se poursuivre dans les prochains jours », précise APS, citant une source judiciaire. 

Selon la télévision publique, M. Hamel a été convoqué dans le cadre d’une enquête pour des « accusations d’activités illégales, de trafic d’influence, de détournement de biens fonciers et d’abus de fonction ». 

Le départ du « système » au pouvoir toujours souhaité

Plus tard, la télévision publique a annoncé que le tribunal de Sidi M’hamed à Alger avait aussi convoqué l’ex-patron de la police pour jeudi dans l’affaire de la saisie fin mai 2018 de 700 kg de cocaïne à Oran (ouest). Il avait critiqué le déroulement de cette enquête le 26 juin 2018 et été limogé le même jour. 

Les manifestants, qui réclament toujours le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir, dénoncent aussi les liens troubles entre la présidence Bouteflika et les « oligarques », hommes d’affaires ayant fait fortune grâce à d’énormes contrats publics. Trois frères de la famille Kouninef, propriétaire d’un important groupe de BTP et proche de Abdelaziz Bouteflika, ont été récemment placés en détention préventive.

L’ancien chef du patronat Ali Haddad, PDG du plus important groupe de BTP d’Algérie ayant bâti sa fortune sur de gigantesques contrats publics, a lui été écroué début avril, quelques jours après son arrestation nocturne à un poste-frontière avec la Tunisie.

Un moyen de diviser le mouvement de contestation

Ali Haddad est un proche de Abdelaziz Bouteflika et de son frère et conseiller Saïd. La justice a également fait état ces derniers jours de la réouverture des enquêtes contre Chekib Khalil, ex-ministre de l’Énergie et très proche de Abdelaziz Bouteflika.

Chekib Khalil a un temps été poursuivi en Algérie pour corruption, ce qui l’avait contraint à s’installer aux États-Unis entre 2013 et 2016, jusqu’à l’abandon des poursuites.

Par ailleurs, Issad Rebrab, première fortune du pays connue pour ses relations tendues avec la présidence algérienne, a lui été placé en détention préventive. Il est à la tête de Cevital, plus important groupe privé et premier employeur privé d’Algérie. Son incarcération a semé le doute chez les contestataires sur les objectifs réels de ces enquêtes.

Dans une note publiée vendredi, le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) voit dans l’actuelle campagne anticorruption un moyen pour le régime d’essayer de « diviser » le mouvement de contestation, tout en « réglant des comptes internes ».*Source : AFP – publié dans algeriepart.com – mardi 30 avril 2019

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Du matériel made in Israël et la femme du général

*Un dossier explosif que la juge tente d’étouffer

Un dossier explosif se trouve depuis plusieurs semaines entre les mains de l’inspection générale du ministère de la Justice. Ce dossier concerne l’importation et l’introduction en Algérie d’un matériel de télécommunication made in Israël. Du matériel qui a été revendu par une entreprise algéro-jordanienne pour le compte de Mobilis, l’opérateur public de téléphonie mobile. 

Ce matériel concerne les antennes-relais qui ont été déployées dans la région de Douéra, à 35 Km de la capitale Alger. Des investigations ont été menées par la brigade de recherches de la Gendarmerie Nationale lorsqu’elle était dirigée par le colonel Mourad Zaghdoudi, l’officier qui croupit en ce moment à la prison militaire de Blida pour son implication dans des manoeuvres dangereuses visant à protéger des personnalités impliquées dans des grosses affaires de corruption. L’enquête est transmise ensuite au parquet général du tribunal de Koléa qui relève de la Cour de Tipaza, dirigée par la magistrate Fatiha Boukhers, l’épouse du général Ghali Belkecir, l’actuel commandant de la gendarmerie nationale.

Cette dernière place le dossier entre les mains d’une magistrate, l’une de ses plus intimes protégées, la juge d’instruction Bakir Saïda, responsable de la 2e chambre d’instruction du tribunal de Koléa. Cette dernière suscite rapidement l’étonnement des autres magistrats de la wilaya de Tipaza à cause de sa passivité et immobilisme dans ce dossier très délicat qui engage des enjeux sécuritaires de la plus haute importance pour l’Algérie.

A la surprise générale, le procès de cette affaire fut bâclé et le gérant de la société algéro-jordanienne fut relâché par la juge Bakir Saïda, le 17 avril dernier. Selon plusieurs magistrats interrogés par nos soins, la juge Bakir Saïda a agi sous l’influence et ordres de la Présidente de la Cour de Tipaza, madame Fathia Boukhers. Cette dernière est soupçonnée d’avoir déployé un fort lobbying auprès de sa subalterne pour noyer cette affaire afin de protéger le colonel Mourad Zaghoudi dont les investigations ont été effectuées de manière très expéditive et sans grand professionnalisme.

Le traitement de cette affaire et la dextérité avec laquelle l’un des principaux suspects a été relâché a semé le trouble dans les rangs des autres magistrats de la Cour de Tipaza et du tribunal de Koléa.

Après le limogeage de Tayeb Louh, l’ancien ministre de la Justice et grand ami de la famille du général Ghali Belkecir, l’inspection générale du ministère de la Justice se libère du joug du silence et de la complicité. La juge Bakir Saïda est officiellement convoquée à deux  reprises par l’inspection générale du ministère de la Justice pour qu’elle donne des explications concernant la manière avec laquelle elle avait mené l’instruction dans ce dossier sensible.

L’inspection générale poursuit jusqu’à aujourd’hui ses investigations et le nom de Fatiha Boukhers est largement cité dans ce dossier en tant que première responsable du secteur de la justice dans tout le secteur de la région de Tipaza. Mais le nouveau ministre de la Justice Slimane Brahmi est soupçonné d’étouffer ce scandale pour ne pas mettre la femme du général Ghali Belkecir dans une posture très embarrassante. Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra sur ce sujet avec de nouvelles révélations.* algeriepart.com – mercredi 01 mai 2019

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Serpillère et étendard de la tyrannie

Contribution de Said Sadi publiée sur sa page Facebook.

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Un peu partout dans le monde, les peuples émancipés des régimes tyranniques communient en ce premier mai dans la ferveur générale pour célébrer le travail libérateur. Les Algériens, s’ils devaient se résigner devant les oukases des dirigeants, seraient réduits, cinquante sept ans après l’indépendance, à devoir choisir entre la peste et le choléra.

La régression en marche

Faudrait-il en arriver à regretter Bouteflika ? Grotesque sinon provocatrice, la question vient s’ajouter aux tourments de l’actualité ! Le fait est qu’en l’état actuel des choses, les propositions confessées par l’ancien chef d’Etat – juste avant d’être éjecté par son fidèle chef d’état-major, lui même pressé par la rue – sont nettement moins contraignantes que l’entonnoir politique dans lequel ce dernier cherche à engager la nation.

On se souvient que Bouteflika avait préconisé une période de transition inclusive limitée dans le temps et qui aurait à définir les perspectives qui conviennent le mieux au pays.
Le chef d’état-major, désormais président de fait, exige de tout un chacun de se soumettre à un dictat intangible : les instances de l’ancien régime doivent organiser les élections présidentielles « dans les meilleurs délais ». Autant dire que dans ces conditions les appels au dialogue, signifient que le système décrié par des millions d’Algériens depuis maintenant deux mois et demi a de beaux jours devant lui.

On aurait toutes les raisons de douter de la disponibilité de Bouteflika à respecter les engagements qu’il a pris s’il avait pu sauver son trône. Mais pour un militaire, dire une chose et son contraire dans la même intervention n’est pas la meilleure façon de ménager une crédibilité déjà sujette à caution. On ne peut pas prétendre avoir entendu le peuple et se présenter en tenue léopard chaque mardi pour lire, à partir des quartiers généraux des différentes régions militaires, une fetwa annonçant le maintien des appareils et des pratiques d’un système qui a soulevé le rejet unanime des Algériens.

Sans compter que chaque semaine, le même auteur mobilise son armada pour encercler la capitale en vue d’empêcher les citoyens de l’intérieur du pays de se joindre aux Algérois pour crier ensemble leur irrépressible aspiration à la dignité. Des jeunes de Zemmouri, ne pouvant accéder à Alger par la route, ont longé la côte avec une barque pour manifester avec leurs compatriotes. Il y a à peine trois mois de cela, plusieurs d’entre eux auraient utilisé le même transport pour fuir le pays et, peut être, sombrer en mer. Tout un symbole. Mais, c’est bien connu, le despotisme, c’est la force brutale. Il ignore les révélations qui nourrissent les rêves et construisent les volontés.

L’homme qui répète à l’envi ne pas faire de politique dit inscrire ses actes dans le strict respect de la constitution. A la fois serpillière et étendard de l’oligarchie, la loi fondamentale du pays est foulée aux pieds sans état d’âme quand il faut imposer un abus ou satisfaire un caprice. Le même texte est opposé au peuple souverain comme un totem dès qu’il proclame sa volonté d’en finir avec l’un des derniers avatars politiques post- coloniaux.

Les allégations qui consistent à justifier un statut de tuteur autoproclamé de la nation par des attributions constitutionnelles qui seraient conférées à l’armée ne reposent sur aucune réalité. Nulle disposition de la constitution ne donne le droit à un chef d’état-major, fut-il vice-ministre de la défense, de dicter ses volontés à la patrie ni, d’ailleurs, d’instruire la justice pour quelque mission que ce soit.

D’ailleurs, la démarche, saugrenue et bancale, alimente toutes sortes de spéculations. Sur les réseaux sociaux comme dans les lieux de débat les plus ordinaires, on se demande si cette défiance populaire est inspirée par l’arrogance d’un responsable grisé par sa puissance de feu ou la peur d’avoir à rendre des comptes; d’autres évoquent ouvertement des pressions extérieures devant lesquelles il serait difficile de se dérober. Il n’est jamais bon de proférer des paroles ou de se mettre dans des situations qui laissent prospérer ce genre de supputations quand un pays s’apprête à réinventer son destin.

La tentation autoritaire

Ce mardi encore, le parlement et le gouvernement, dont les Algériens exigent le renvoi comme préalable à toute initiative, sont, contre toute forme de bon sens, expressément convoqués pour organiser « le renouveau ». L’annonce a été suivie sur la toile par des salves de commentaires plus acides les unes que les autres.
On aurait cependant tort de ne voir que l’aspect dérisoire de cette dérive. Les décisions à connotation régionalistes voire tribales caractérisant la profusion de sanctions et de promotions de ces dernières semaines approfondissent et élargissent des fractures sociales et politiques qui fragilisent davantage une administration tétanisée depuis toujours par les instructions parallèles et le népotisme. C’est d’ailleurs sans surprise que le tout nouveau secrétaire général du FLN a tenu à adresser son premier message à l’armée pour lui témoigner son allégeance.
Rien ne se serait donc passé en Algérie depuis le 22 février. Le militarisme, mal endémique qui ronge l’Algérie, sévit plus que jamais.

Pour l’instant, pas un signe ne permet de deviner un semblant de discernement ou une once de volonté de dialogue sérieux, responsable et loyal dans les sorties en rafales du chef d’état-major.

Ordonner une élection présidentielle avec les dispositions constitutionnelles présentes équivaut à reconduire un hyperprésidentialisme qui nous a menés à l’impasse dans laquelle nous nous débattons toujours. Tous les acteurs politiques et sociaux un tant soit peu raisonnables conviennent que les élections législatives doivent précéder la présidentielle puisqu’il faut d’abord discuter de la nature du régime ( présidentiel, parlementaire, semi-parlementaire ) qui sied le mieux à l’Algérie d’aujourd’hui. Encore faudrait-il que ce scrutin soit balisé en amont par des préalables démocratiques qui nous prémunissent des aventures électorales sans retour.

Reste la grande fantasia : la lutte anti-corruption par laquelle l’état major croit faire diversion sur l’exigence de changement tout en justifiant une confiscation du pouvoir qu’il faut bien appeler par son nom : un coup d’Etat blanc. L’artifice n’a rien d’inédit. L’empereur égyptien Sissi a fait emprisonner tous ceux dont il suspectait, à tort ou à raison, des velléités de contestation de son hégémonie politique. Qu’en l’occurrence le coup de force se fasse directement ou par procuration ne change rien au problème de l’illégitimité qui frappe ce type d’opération.

Personne ne peut croire un instant qu‘un magistrat, lui-même bien souvent peu exempt de soupçons, conditionné de tout temps à recevoir par téléphone les sanctions qu’il doit prononcer puisse, du jour au lendemain, se libérer de son inféodation.

Personne ne peut croire que l’on veut assainir la vie publique quand on laisse en liberté l’homme qui a usé et abusé du sceau de la République. Y a-t-il plus grande forfaiture ?

Personne ne peut croire que le choix des listes transmises au parquet par des services relevant exclusivement de l’état-major, est dénué d’arrière-pensées ni qu’il englobera celles et ceux qui sont associés en affaires avec les décideurs ou celles et ceux qui leur sont proches.

Personne ne peut croire que la sélection de dossiers qui sont livrés à l’instruction par la sécurité de l’armée viennent d’être subitement découverts.

Personne ne peut croire au sérieux d’une justice dont les décisions sont annoncées par la télévision publique avant même que les auditions aient commencé.

Ces remarques n’ont rien de secret. Elles meublent les discussions dans toutes les régions d’Algérie ; ce qui veut dire que la manœuvre a non seulement fait long feu mais qu’elle accable d’abord ses promoteurs.

La transition garante de justice

La corruption est consubstantielle au système qui a sévi depuis 1962. Livrer à la vindicte populaire des citoyens auxquels on dénie la présomption d’innocence et faire accueillir par des cordons d’officiers de police des notabilités sulfureuses en leur faisant emprunter des portes dérobées des tribunaux donne une idée des intentions et des suites qui seront réservées à ce mauvais théâtre où la justice à deux vitesses se dévoile par la violence et l’indécence.

Plusieurs voix l’ont dit et répété : la meilleure manière de lutter contre la corruption est de ne pas entraver la transition démocratique pour laquelle se bat si intelligemment, si généreusement et si vaillamment le peuple algérien. Des mesures conservatoires sont possibles et suffisantes ( ISTN, blocages de comptes, interdiction de vente ou de cession de parts, désignation d’administrateurs…) pour protéger ce qui peut l’être en attendant qu’un nouvel ordre politique séparant les pouvoirs et garantissant une justice indépendante voit le jour.

Devant ces réactions, somme toutes grégaires, on hésite entre ironiser sur une tentation pathétique qui ne renonce pas à commettre un hold-up sur une révolution citoyenne sans précédent ou condamner une ambition irresponsable pouvant conduire le pays vers l’abîme.

Cependant, une chose se profile un peu plus de semaine en semaine. Il se confirme qu’une rencontre féconde entre l’état-major et la révolution citoyenne a de moins en moins de chance de se produire. Si la raison ne prévaut pas, si les choses n’évoluent pas rapidement vers plus de lucidité, si les inclinations maladives à la ruse ne cèdent pas, le croisement, s’il devait avoir lieu, ne se fera pas dans le calme et la sérénité attendus par le mouvement.
Jusque là, le citoyen a su faire preuve de patience et de maturité. C’est tout à son honneur.

Dans ce genre de phase historique, les enseignements sont pourtant sans appel. A vouloir tout avoir, on finit par déchoir.

**Par Said Sadi - paru dans Liberté mercredi 01 mai 2019

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Le changement de A à Z :

les grandes étapes du processus de transition en Algérie

Tout d’abord je tiens à préciser le fait que ce plan de sortie de crise, a été préparé
sans parti pris, avec la seule intention de contribuer a l’intérêt supérieur de l’Algérie et du peuple Algérien, c’est un schéma allant de A jusqu’à Z, que tout le monde peut critiquer, amender, ou carrément refuser, etc., et ce en mon âme et conscience.

Je propose cette solution pour les raisons suivantes ;

1. Elle répond, d’abord, a tous les vœux du peuple, sans exception- (replacer le système actuel par les élus du peuple), de manière organisée, légale (sur la base de l’article 7 de la constitution) et conduit par le peuple, allant de la base au sommet. Ce qui permet de bâtir sur d’excellentes fondations.

2. Elle est pacifique avec un vote organisé, conduit et rigoureusement contrôlé par
le peuple.

3. Consensuelle puisque l’Institution militaire a reconnu son adhésion au peuple, et
l’article 7 et 8 de la constitution. Donc cette solution n’est pas conflictuelle.

4. Rapide et sure, elle pourrait prendre 3 mois au maximum. Cela dépend de
l’organisation du mouvement sur lequel je n’ai aucun doute.

5. Elle est juste et inclusive.

6. Réparer une déchirure historique, qui a vu la victoire du peuple et des Moudjahid
confisquée, d’une manière simple et originale. Voire plus bas. Chapitre II.
Par conséquent. Je vous demanderais de bien vouloir lire toute la proposition avant
de statuer.

PREAMBULE

1. Etant donné que le problème actuel est largement la conséquence de la confiscation du pouvoir en 1962, des moudjahidines et du peuple, et étant donne que le peuple est la source du pouvoir et de la souveraineté (Article 7 et 8). Par conséquent le peuple est au dessus de la constitution puisque une constitution est faite pour protéger le pays et le peuple ainsi que réguler la vie d’une nation au nom du Peuple. Tout autre article de la Constitution découle de l’article 7.

C’est la mère de tous les articles, puisque chaque article doit être en conformité avec ce dernier. C’est le peuple qui rédige la constitution et non l’inverse..

2. Etant donné que la situation actuelle réclame des mesures urgentes et conformes a la volonté du peuple algérien sur des bases sures, légales et reconnues.

3. Etant donné la nécessité d’éviter les erreurs constatées par d’autres révolutions pour des raisons que je vous épargnerai car n’étant pas le sujet de cette proposition. C’est quand même un point très important que le peuple algérien a très bien compris puisqu’il demande l’annihilation du système tout entier en agissant de manière civilisée, pacifique et organisée.

Ceci est bien beau mais comment le faire d’une manière organisée, légale, pacifique et cordonnée, avec une feuille de route ne permettant pas de mettre en péril l’Algérie au point de vue économique, social ou sécuritaire ? La est le défi.

C’est pour ces raisons que j’aimerais suggérer un plan par étapes, bien précis ou on devrait se concentrer comme un laser sur un point capital, qui consiste à ce que le peuple change le système officiellement et de manière constitutionnelle.

L’une d’entre elles a été satisfaite avec le départ du président.

4. Pour changer le système, certains ont préconisé la représentation du mouvement, par des personnes intègres, compétentes et n’ayant pas fait partie du système. C’est la solution la plus rapide et la plus simple, que je soutiens dans ces circonstances, mais pas complètement. Le problème avec cette solution, c’est que les algériens ont acquis le reflex stalinien ou toute désignation de personne est sujette a suspicion puisque la désignation d’un groupe, il y’a quelque semaines, a été suivi par une explosion de critiques-pourquoi avez vous inclus des islamistes dans le groupe ?

Pourquoi un tel et non un tel ? Etc. A tel point que les membres du groupe se sont retires pour éviter des problèmes. D’autres ont suggéré la désignation d’une ou de trois personnes intègres comme un présidium, de transition. Les deux solutions pèchent par le fait qu’il est impossible de prouver que les noms de ces personnes font consensus au niveau national parce qu’il n’ ya pas eu de vote par le peuple et qu’elles vont du haut vers le bas. De plus et combien même ces personnes sont excellentes, rien ne garantit que d’autres aussi intègres et compétentes ne soient pas l’apanage du peuple. Seul un vote populaire crédible, donne à toutes les personnes, répondant aux vœux du peuple, la chance d’être élu. Ce sont les raisons qui me poussent à proposer ce plan.

Le premier pas serait d’organiser une élection dans chaque Wilaya pour élire des représentants de chaque Wilaya. L’ensemble des élus composera l’Assemblée nationale.

Cette assemblée va élire le Président de la République et  le gouvernent et les Walis. Elle va amender l’article 102 et tout autre article, permettant a l’Assemblée, au Président et au gouvernement, de travailler normalement, sans être limite par aucun article de la constitution et surtout sans pression de temps. Ce qui permettrait au Président, au gouvernement et a l’assemblée, de travailler normalement et sereinement, avec l’onction de la volonté du peuple, et répondre a ses besoins. Sans avoir à se demander la durée
de la transition et que sais-je.

La durée de la transition, devient un faux débat puisqu’il faut se soucier d’abord, d’avoir une bonne assemblée et un bon président avec un bon gouvernement. La question du temps de transition équivaut à mettre la charrue avant les bœufs. Du au fait que cette Assemblée a été élue, avec un mandat fort, elle sera habilitée à le faire parce qu’elle devient de facto, la voix du peuple De plus, ca permet à l’assemblée de faire un bon travail,
rédigeant la constitution de manière sereine, alors que le gouvernement vaque a
ses activités de manière normale.

Toutes les autres considérations seront prises  en charge par la future loi électorale, la commission indépendante des élections et finalement couronnée par la nouvelle constitution, ou tout sera mentionné, même le statut de l’assemblée élue, le président et tutti quanti. De plus et si ce plan est approuvé par le peuple, le taux de participation au vote sera bien plus important que précédemment. Le vote étant organisé par le peuple, l’écrasante majorité de ce dernier votera, parce que le peuple ne votera jamais dans les
conditions actuelles ou tout est contrôlé par le système. Ceci étant dit, cela donnera une bien plus grande ; légitimité, crédibilité, et un mandat très puissant à l’assemblée élue. Ce qui n’a rien à voire avec les votes précédents.

Dans ce cas, les gens voteront et demanderons à voter avec plaisir parce que cette fois
ci chaque vote va compter.

Une fois installé, le Président, va dissoudre le conseil constitutionnel, le gouvernement et l’assemblée actuelle. Ces institutions vont être remplacées par les élus du peuple. Ceci est suivi par la désignation des Walis, en vertu des articles de la présente constitution qui donne ces prérogatives au Président de la République, mais en concertation avec l’Assemblée élue, cette fois, soulignant l’importance capitale de l’assemblée, parce qu’elle est la voix reconnue du peuple. Toutes ces étapes sont décrites en détail, ci-dessous.

LA PROPOSITION

I. Organiser, conduire et contrôler une élection de représentants du peuple au
niveau de chaque Wilaya suivant une procédure détaillée (voire plus bas), par
le peuple.

II. Les représentants élus de chaque Wilaya se réunissent à la capitale et formeront l’assemblée du peuple. L’assemblée décidera en toute souveraineté. Elle va proposer et recueillir des noms de personnes jugées appropriées pour le poste de Président de la République. L’Assemblée élue va filtrer cette liste et voter avec la majorité des deux tiers la liste de noms. L’assemblée va vérifier l’éligibilité de chaque nom ; son parcours professionnel et autre. Une fois la présélection finie, elle va contacter les noms sur la liste arrêtée. Elle va les soumettre à une interview complète. Elle va vérifier leur background, discuter de leur opinion sur des sujets varies, s’assurer de leur intégrité, sagesse et
compétence et autre. Une fois l’interview des candidats finie, prévoir un débat
au sein de l’assemblée pour discuter de chaque candidat, à la lumière des
enseignements retenus à la suite de l’interview.

Les interviews sont filmées pour revenir si nécessaire, sur les propos du candidat. Une fois le débat termine, on passe au vote qui devrait être, cette foi, a une majorité des voix de l’assemblée ce qui représenterait la majorité du peuple. Le Président sera choisi et élu par
l’Assemblée du peuple et les prérogatives du président, de l’assemblée et du gouvernement, vont être discutées et approuvé par écrit, pour éviter un empiétement de l’un sur l’autre. La manière la plus indiquée, a mon humble avis, serait de garder les mêmes prérogatives et ajouter deux détails importants.

Toute décision importante du président ou du gouvernement, doit avoir l’onction de l’assemblée avec un nombre de votes a déterminer et le président ne peut défaire l’assemblée sous aucune raison. Les décisions importantes doivent être clairement indiquées au préalable pour éviter une cacophonie et ce avant la confirmation du president. Cela va permettre au peuple de tout contrôler, à travers ses représentants élus par le peuple et par accord écrit. On va voir combien de gens vont vouloir être président dans ces conditions là. L’assemblée, sera la structure qui aurait les plus grands pouvoirs. Cela va nous guérir du Bouteflikisme. Cela va prévenir une situation pareille dans l’avenir. De cette
manière, le peuple, à travers les representants qu’il a élu, contrôlera le pouvoir et
son avenir. C’est ce que le peuple veut.

Mais la j’aimerais ouvrir une petite parenthèse très importante. Une fois le choix
du Président fait. Il faudrait prévoir une grande fête pour l’inauguration. Cette fête
sera spéciale, parce qu’elle permettra a l’Algérie et aux Algériens de réparer une
déchirure historique qui a fait que les Moudjahidines et le peuple, ont été spolies
de leur victoire.

Par conséquent, je propose qu’un Moudjahid ou préférablement une Moudjahida est choisi(e)) pour recevoir le pouvoir du Président, du président de l’assemblée, qui le remettra au Président nouvellement élu, comme suit.

Pourquoi je préfère une Moudjahida ? Parce que les Moudhahidates ont porte la double casquette de combattantes et sur lesquelles tout le poids de la Révolution de Novembre, est tombe. Ceci est du au fait qu’elles devaient combattre, cuisiner, cacher les Fidais, coudre et maintes autres taches, sans lesquelles il aurait été impossible de gagner. Cela projetterait aussi, le symbole de l’Algérie moderne. (La majorité a l’Université, a l’éducation, la justice et autres), reconnaissant et donnant de l’importance a ses femmes et générera une grande publicité positive pour l’Algérie. Ce point la est peu connu pourtant capital.

Elle prendrait le flambeau de l’assemblée élue, au nom de tous les Moudjahidines
tombes au champ d’honneur, des Moudjahidines encore vivants et au nom du fabuleux peuple Algérien, et sera conduite dans une voiture décapotable, elle sera acclamée par le peuple de toutes les Wilayas représentées dans les rues de la Capitale, (comme l’Equipe Nationale)jusqu’à l’endroit de l’inauguration du nouveau Président, qui devrait être une tribune érigée dans un endroit qui peut prendre le plus grand nombre de personnes, comme la grande poste ou l’esplanade du stade du 5 Juillet, ou autre. Arrivée à la tribune, elle remettra le pouvoir au nouveau président, sous les acclamations du public, au nom des
derniers précités plus haut. Avec tous les ingrédients d’une grande fête.

On dit que les rêves dépassent la réalité quelquefois, ca sera le CAS. Personne n’a deviné un seul instant que la population allait sortir et surtout la manière avec laquelle elle l’a fait, certainement pas Bouchareb. Le peuple Algérien peut certainement faire cela Comme vous avez pu le deviner, cela va avoir une charge symbolique puissante, qui permettrait de remettre aux Moudjahidines leur victoire, qui eux-mêmes la remettront a la nouvelle génération. C’est-à-dire réaliser ce qui aurait du être fait en 1962. De cette manière, on pourra honorer nos Martyrs de la meilleure des manières- leur donner ce qui leur a été vole et partant, aider grandement a la cicatrisation des plaies et guérir les rancœurs de
1962 jusqu’a maintenant.

Ce serait l’apothéose et une manière chargée de symbolisme et civilisée, de se venger contre le sort, comme quoi la Révolution ne mange pas tous ses enfants, ou du moins, pas tous. Toutes les voies de justice connues, ne pourront avoir autant d’effet que cette manière, et pourtant très simple.

Dans leur tombes, les Martyres, et les vivants, vont esquisser un sourire, celui de la Révolution du sourire, qui ne les pas oublie après tout, et arrêterons de se retourner dans leur tombe pour un sommeil paisible, finalement Comme quoi, Il n’est jamais trop tard pour bien faire. De la, l’Algérie continuera sur de bonnes bases, politiques et psychologiques. Et il n’ya pas de meilleur redémarrage. De la même manière que les gens utilisant une autoroute nouvelle, vont oublier très facilement les anciennes routes sinueuses, ils oublieront plus facilement les 57 dernières années pour se projeter sur le futur sur une bonne base, politique et psychologique. Demandez aux Moudjahidines vivants et leurs enfants, les enfants de Khider, Krim Belgacem et Boudiaf, entre autres, et voyez leur réaction. Fin de parenthèse.

Le Président élu proposera un ou plusieurs noms de premier ministre qui va être choisi de la même manière que le Président. Le premier ministre va proposer des noms de ministres, et chacun sera choisi comme pour le Président. Le président élu, premier ministre ainsi que les ministres, prêteront sermon, chacun son tour et en fonction de leur élection respective, en face de l’assemblée du peuple, en retransmission directe a la télévision. Le président élu va procéder a la dissolution du conseil constitutionnel, le gouvernement, le conseil de la
magistrature, le conseil d’Etat et l’ancienne assemblée nationale, en vertu de l’article 7 et 8, et les prérogatives de l’actuelle constitution qui lui donnent le droit de le faire Replacer tous ces corps avec les personnes désignées par le Président élu en concertation avec l’Assemblée élue, qui prendra la place de l’Assemblée actuelle dissoute.

Le président va aussi designer les walis en concertation avec les élus de la Wilaya donnée et proposer, de préférence, une personnalité de la Wilaya, par respect aux élus et donc au peuple de la Wilaya, et sera nomme après passage oblige en face de l’assemblée nationale qui décortique son cursus et s’assure de ses qualités et de son intégrité. Une fois vote(e) par l ‘assemblée, le ou la Wali est nomme(e) officiellement par le Président de la République. Ce schéma permet une satisfaction de la population de la Wilaya respective, puisque le Wali aurait été choisi par la population de la Wilaya respective, à travers ses représentants, tout en évitant qu’un Wali soit choisi de manière suspicieuse par les représentants de la Wilaya ou même le Président.

Personne ne trouvera a redire puisque ca sera le cas pour chaque Wali, et de ce fait garantir l’unicité du pays de manière démocratique, transparente, satisfaisante, harmonieuse, flexible et effective. Ca permet aussi de traiter toutes les Wilayas sur le même pied d’égalité et donc éviter une prééminence d’une Wilaya sur l’autre, et ce, de manière équitable et juste, et par extension tout le peuple.

Ca permet aussi a chaque représentant de Wilaya, en fonction des intérêts spécifiques de sa Wilaya, et ce dans un cadre national, de voter sa conscience et non en bloc d’intérêt personnel, ou par partis politiques, sous le bâton du Président, comme c’est le cas en Algérie et par d’autres démocraties étrangères.

Par conséquent, ce procédé permettra le double avantage de respecter la volonté de chaque Wilaya et sa spécificité, de manière juste en particulier et partant, de l’intérêt supérieur de l’Algérie et des algériens en général, et ce de manière harmonieuse, et d’éviter la politique politicienne. Le Wali, sera contrôle par la population de la Wilaya, a travers ses représentants a l’assemblée, mais aussi sous la supervision de l’assemblée et le Président, en concertation avec l’assemblée.

Cela permet de garantir une décentralisation au niveau des Wilayas, tout en cimentant l’unicité du pays et de son peuple. Tout le monde sera contrôle par tout le monde, ce qui est juste. Ca permet aussi d’éviter, pour le moment, les débats sur le fédéralisme ou la décentralisation du système, de manière sage et effective. Ça sera un genre de fédéralisme suivant les spécificités algériennes, parce que le Wali sera élu par toute l’Algérie, pas
seulement la Wilaya, à travers son assemblée.

Cette question sera tranchée de manière définitive, au cours de l’élaboration de la constitution prochaine.

III. L’assemblée élue va légiférer normalement et va procéder à l’amendement de la loi électorale, la création d’une commission indépendante des élections (en concertation avec la société civile), qui va être votée par l’assemblée élue.

L’assemblée peut ainsi procéder à la rédaction de la nouvelle constitution. Et ce,
en concertation avec le mouvement national, qui est en train d’être constitué. Ce
mouvement, servira de force de proposition tres importante à l’assemblée élue
dans la rédaction de la constitution. Cela va être aussi appuyé par les
propositions des citoyens, à travers leurs représentants élus à l’Assemblée, qui
doivent consulter leur base respective. Cette constitution va être votée par
referendum contrôlé par la commission indépendante des élections nouvellement
crée. Une fois la constitution votée et approuvée, tout se déroulera selon les
articles de la nouvelle constitution.
ORGANISATION AND DEROULEMENT DU VOTE, PIECE MAITRESSE DE CE PLAN
I. Organisation de l’élection de représentants du peuple au niveau de
chaque Wilaya.
Il est très important de préciser une donnée fondamentale, le peuple a soif de voire une
élection qui respecte sa voix et veut des représentants intègres et hautement
compétents, pour marquer une rupture avec le présent système de manière nette et
vérifiable, par conséquent ce processus doit être démocratique, inclusif, juste, sélectif,
et très crédible, ce qui est le cas dans cette proposition. Il permettra de prouver que
lorsque les destinées de la Nation, sont entre les mains du peuple, elles seront tres bien
accomplies. Cela demande une très bonne organisation.
Pour ce faire, Il faudrait commencer par la constitution d’une commission de Wilaya
pour organiser l’élection de représentants de chaque Wilaya, suivi de la Commission
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Nationale. Cette dernière sera composée de chaque porte-parole de la commission de
Wilaya.

II. Création des commissions de wilaya pour le vote dans chaque wilaya

Les volontaires du peuple peuvent provoquer l’organisation d’une assemblée générale
de la société civile au chef lieu de la Wilaya, incluant des associations, des
organisations non gouvernementales ou des personnalités connues, a venir pour
proposer des noms avec leur C.V, une demande manuscrite expliquant les raisons pour
lesquelles ils veulent être dans la commission et leur expérience spécifiques vérifiable,
avec une copie d’un relevé du casier judiciaire (cette pièce ne sera versée au dossier
que si la personne est élue membre de la commission). Des candidats individuels
peuvent aussi se présenter. Etant donné que les membres de la commission, une fois
élus, vont sélectionner des représentants de haut niveau, ils doivent eux-mêmes être
de haut niveau, sages, intègres et être des experts reconnus dans les différentes
sciences et arts. Cela inclura des magistrats, avocats, économistes, agronomes,
retraites, tous les corps de la santé, administration générale, corps constitués, imams,
tourisme, habitat, ressources humaines (pour conduire des interviews des candidats)
industrie, etc., tous ayant une grande expérience reconnue dans leur domaine
respectif. Il est strictement interdit d’exclure une catégorie donnée d’Algériens. Les
Algériens savent reconnaître les siens. Laissons les critères de sélection et le vote
décider.

La date, l’heure et l’endroit de la réunion de l’assemblée générale, doivent être
communiqués par les voies que les volontaires jugeront nécessaires, pour éviter les
fake news et affichés. Pour avoir une estimation du nombre de personnes qui seront
présentes, il serait souhaitable d’avoir un RSVP de telle manière à avoir une idée du
nombre des participants. Nous connaissant bien, il serait judicieux d’ajouter 35% au
nombre de personnes qui pourraient venir en dernière minute. Avec une idée de ce
nombre, il serait possible de choisir l’endroit qui va accommoder la réunion de
l’assemblée.

Une fois l’assemblée réunie, il serait souhaitable que toute l’assemblée prête serment,
jurant de faire toute recommandation et toute action, sans partie prix autre que l’intérêt
supérieur de l’Algérie et des Algériens, de ne pas s’engager dans des discours
interminables, de suivre l’agenda de la réunion, et de respecter la confidentialité des
candidats. Cette réunion aura un seul point a l’ordre du jour, celui de l’élection de la
commission de Wilaya pour le vote. Interdire toute discussion qui sort du sujet, sans
hésitation, par le président de séance. Sinon, on ne s’en sortira jamais, d’où
l’importance d’un excellent président de séance, sage et expérimenté.

Cette assemblée se fera en présence de magistrats et/ou, c’est selon, d’huissiers de
justice et toute autre personne voulant superviser la réunion. Il n’ya rien à cacher.
L’hymne National sera entendu, pour donner un caractère solennel à l’occasion, et
souligner l’importance de la réunion. Cela va permettre aussi d’envoyer un signal aux
participants quand au destin national de cette réunion.

On passe à l’élection du président de séance et des volontaires pour la réunion. Celuici, avec les volontaires, vont recueillir le dossier précité des postulants. Une liste est
établie et les noms sont mentionnés sur un tableau. Chaque candidat vient parler de
son parcours professionnel, politique et son expérience. Ce qui permet a l’assistance
d’avoir une idée sur la personne, son éloquence et compétence. Ca ne devrait pas
prendre plus de 3mn pour chaque personne. Des questions de l’audience aux candidats
sont autorisées. Cela éclaircirait les détails sur le candidat, que le président de séance
écourterait à sa discrétion, pour éviter les discours interminables.

Un vote est organisé, et les candidats élus vont constituer la commission de wilaya
pour le vote. A l’assemblée réunie, va échoir le rôle de déterminer le nombre de la
commission de Wilaya de candidature au vote, qui pourrait aller de 10 a 30 personnes
selon les spécificités et conditions de la Wilaya.

Dans le cas des Wilayas du Sud (ou les distances entre les Daïras et communes sont
très éloignées) ainsi que les Wilayas ayant une forte densité de population, il serait
opportun de créer des sous commissions dans les Daïras et/ ou communes (Au Sud)
,et les communes dans les Wilayas a haute densité de population pour donner une
chance raisonnable a tout citoyen d’être candidat, et d’accroitre la probabilité d’avoir
des candidats de qualité. Le tout formera la commission de Wilaya.

Avant de proclamer les élus, le Président de séance et les volontaires élus, vont verifier
les casiers judiciaires des élus de manière juste, sous la supervision des magistrats.
L’essentiel c’est d’éviter d’avoir des criminels, des repris de justice et autres, qui
pourraient jeter le discrédit sur la commission élue, et d’éviter des critiques avérées sur
les élus. Une fois ce processus terminé, les élus sont proclamés officiellement à
l’assistance. Ils formeront la commission de Wilaya du chef lieu de la Wilaya pour le
vote. Cette commission va élire le bureau de la commission (Le président(e), le viceprésident(e), le ou la secrétaire secrétaire, le ou la trésorier(e), et surtout le ou la porteparole), par la commission de Wilaya du chef lieu elle-même. Elle va aussi constituer
les sous-commissions avec le nom de ces commissions préétabli-juridique,
administrative etc., et ce selon les compétences respectives des membres de la
commission. Le porte parole doit être éloquent, sage, (un magistrat expérimenté serait
préférable) parlant plusieurs langues, parce qu’il va représenter et parler au nom de la
commission et sera membre de la commission nationale décrite plus bas.

Un P .V de réunion est rédigé et les magistrats et/ou les huissiers de justice présents vont le signer pour prouver que la réunion a eu lieu a l’endroit, l’heure et la date indiquée avec motif de la réunion , nombre de candidats , la liste de la commissions de Wilaya élue.
Nombre de voix pour chaque élu par rapport au nombre des votants.

La commission élue va voter son règlement intérieur qui doit inclure la possibilité de se
défaire d’un membre dans le cas ou il s’avère improductif ou représente un groupe
occulte ou autre, retarde le groupe par des discours sans fin etc. La raison est à la
discrétion du groupe. Tout comme il serait souhaitable de pouvoir prévoir
l’incorporation d’une autre personne dans le cas ou apparait une autre personne votée
pour être intéressante. Le vote doit se faire dans les deux cas, avec une majorité de
votants pour chaque situation. Dans les deux cas, les membres doivent s’adresser au
président de la commission par e-mail vérifié.

Une fois le règlement intérieur rédigé, il doit être signé par tous les membres de la
commission qui prêtent sermon de respecter le règlement et de ne pas avoir de parti
pris autre que la sélection des candidats selon les critères préétablis et partant de
l’intérêt supérieur de l’Algérie et du peuple Algérien, de ne pas avoir d’antécédents de
corruption et de n’accepter aucune corruption de quelque parti que ce soi, d’intention
de corrompre, de reporter le nom de tout corrupteur, de toute personne essayant
d’intervenir de manière contraire au processus, et de dénoncer toute corruption d’un
membre du bureau de la commission avec preuve à l’appui, sinon donner des
arguments qui ,suivis, pourraient aboutir à cette preuve.

La sous commission juridique prendra le relai et fera les recherches appropriées et prendra les décisions qui s’imposent. Ceci va protéger l’intégrité de la commission, et la prémunir contre des influences extérieures ou intérieures.

Le même processus doit être suivi par les sous commissions de Daïra et/ou de
communes, c’est selon, pour élire leur sous-commission de vote. Le tout va constituer
la commission de Wilaya.

En ce qui concerne le vote des Algériens à l’étranger et du a leur présence dans
pratiquement tous les pays du monde. Les pays ayant une forte densité d’émigres
comme la France, pourront s’organiser et voter selon la même organisation en Algérie,
les autres a faible densité, pourront voter après avoir eu un mot de passe, avec une
copie de pièce d’identité prouvant leur nationalité algérienne, avec un bulletin de vote
qu’ils auraient imprime sur internet.

III. Création de la commission nationale du vote

Elle va être formée des 48 porte-paroles des Wilaya, sans vote bien sure. Cependant,
elles devraient s’organiser selon le même model d’organisation que les commissions
des 48 Wilayas en termes d’élection du bureau, et règlement intérieur, avec une
attention particulière pour le porte parole de la commission nationale, puisqu’il va être la
voix de la commission nationale et de toutes les commissions de Wilaya du pays) , en
présence de magistrats et/ou huissier de justice. Cette Commission aurait les
prérogatives d’une commission de coordination et de suggestions et qui n’aurait pas de
prééminence sur les commissions de Wilaya. Cependant toute déclaration, importante
ou non, a la presse, doit avoir l’assentiment de la majorité des deux tiers ou autre de la
commission nationale, après avoir consulté toutes les commissions de Wilaya, pour
garantir une manière d’agir démocratique et éviter toute voix discordante, et surtout une
interférence intérieure ou extérieure d’où qu’elle vienne et ce, par écrit. La commission
nationale va discuter de cet aspect en détail et arriver a un accord qui satisfasse toutes
les Wilayas. C’est un point crucial qui va éviter la fitna entre les Wilayas et la
commission nationale.

IV. Sélection des représentants de chaque Wilaya

La commission du chef lieu ainsi que la sous-commission de Daira et de communes,
c’est selon, vont alors rédiger un appel a candidature en précisant les critères de
sélection qui doivent être inclusifs. Elles ne doivent en aucune manière être centrées
sur des diplômés seulement, bien des personnes sont autodidactes ou expérimentés
et très compétentes. Tout comme la commission ne doit pas être influencée outre
mesure, par les diplômes. Bien des diplômés(e) pourraient s’avérer ne pas être
compétents(es)) pour le poste. L’âge aussi ne doit être mentionné qu’a partir de l’âge
légal du vote, garantissant ainsi la représentation des jeunes et âgés, pour éviter une
discrimination basée sur l’âge. Les critères essentiels doivent être centrés sur
l’intégrité, la sagesse et la compétence. Bien sure, chaque commission élue de Wilaya
va se concerter avec la commission nationale, et arriver a un consensus sur les
critères de sélection de telle manière a arrêter un seul ensemble de critères homogène
et national. Le reste c’est au peuple de décider.

Ces critères permettent à la commission et les sous commissions, de faire une
première filtration des candidats, de juger de leur compétence, sagesse, probité et
intégrité. La liste sélectionnée est partagée avec les représentants de la société civile
et les magistrats qui auront l’occasion de superviser les candidats retenus, sont appelés
à venir pour un entretien au niveau du chef lieu de Wilaya. Cela sous entend tous les
candidats retenus par le chef lieu de Wilaya et les sous commissions ou communes,
c’est selon. L’entretien va montrer les talents de communication et s’assurer de la
compétence, la sagesse et de l’intégrité des candidats.

Si une personne est polyvalente ça pourrait être mieux, car n’oublions pas que ces élus vont former une assemblée constituante , qui va, entre autre, constituer une commission indépendante des élections et rédiger la constitution, donc elle doit être très intègre, sage et très compétente en conformité avec le vœu du peuple. On n’a pas le droit a l’erreur,
surtout que le peuple doit démontrer et confirmer la maturité politique et autres
aspects montrés a travers les manifestations et s’investir avec le même dévouement
que nos aines ont montré pendant la guerre de libération. Il est dans l’intérêt de chaque
Wilaya d’élire ses meilleurs représentants et je suis certain qu’il en sera ainsi, car les
élus ne représenteront pas seulement la Wilaya mais auront un mandat national. Une
fois à l’assemblée, ils représenteront tous les Algériens, en Algérie et a l’étranger.
Ces interviews vont sélectionner une liste de candidats finale en présence de
magistrats et/ ou huissiers de justice, ou toute autre personne, qui vont signer le P.V. de
réunion, qui atteste que la réunion a eu lieu a l’endroit et la date indiquée et mentionne
la liste finale de candidats retenus pour les élections aves les scores comme suscité.

Des journalistes nationaux et/ou internationaux, membres d’organisations
internationales, et autres peuvent assister, ils constitueront des témoins précieux, qui
vont juste superviser comme témoins.

V. Préparation du vote

La commission de Wilaya va donc décider en coordination avec la commission
nationale, de la date des élections au niveau nationale, une fois tous les candidats de
chaque Wilaya retenus. Il peut s’avérer nécessaire que la date d’élection pour chaque
Wilaya soit différente en fonction des spécificités de chaque Wilaya. Un point a discuter
par la commission nationale des élections. On peut faire une élection a blanc avec
quelques centaines de volontaires, voire les erreurs, les corriger et organiser les
élections proprement dites, puisque ca n’a jamais été fait auparavant, en Algérie, et
probablement dans le monde. Ca serait une première.
Chaque commission de Wilaya et les sous-commissions, vont décider du lieu des
élections, au niveau de chaque Wilaya, qui peuvent différer d’une Wilaya a une autre,
suivant les spécificités géographiques ou autres (le Sud par exemple). Ca pourrait être
au niveau des écoles, CEM, Universités et Lycées, sortie de travail et des points
neutres. Le nombre de points de vote dépendra du nombre de votants dans chaque
commune. Le dénominateur commun doit être, bien sure, l’intégrité absolu des
élections par la commission de Wilaya et ensuite finalisé par la commission nationale des élections.

Avant l’élection, chaque commission, en concertation avec la commission nationale,
va établir le nombre de futurs élus pour chaque Wilaya en fonction du nombre de
votants pour chaque Wilaya pour harmoniser le nombre d’élus pour chaque Wilaya et le
nombre final d’élus pour toute l’Algérie. Ce qui serait juste puisque une Wilaya qui a des
millions d’habitants, ne peut pas être représentée par le même nombre d’élus qu’une
Wilaya qui a un nombre de votants beaucoup moindre. Cela va de soi. De cette
manière tous les Algériens vont être représentés quantitativement, de manière
harmonieuse. Par exemple un élu pour chaque 200,000 habitant, avec un minimum de
deux élus pour les wilayas très peu peuplées. Et ce pour s’assurer d’une bonne
représentativité.

Les bulletins de vote sont préparés pour chaque Wilaya. La commission nationale se
mettra d’accord sur la présentation du bulletin de vote. Le bulletin de vote doit contenir
les photos récentes de chaque candidat, au dessus de chaque photo, mentionner le
nom de la personne et au dessous de chaque photo un petit carre, que le votant va
tiquer selon le choix de la personne sur lequel il veut voter. Le bulletin doit contenir
autant de photos possibles. Ils vont prendre un bulletin de vote de chaque candidat ou
bien s’il y’en a plusieurs candidats, mettre autant de photos de candidats qu’une page
peut raisonnablement prendre. Il doit y avoir autant de bulletins qu’il y’a de postulants.
S’il y a 36 postulants, et si on peut mettre 6 photos dans chaque page, et bien il y’aura
6 bulletins. La sécurité sera disponible, puisque les policiers vont être dépêchés pour
chaque attroupement de personnes, en plus des volontaires du peuple, de journalistes
nationaux et internationaux, de représentants d’association, et même de l’actuel
administration s’ils le veulent, puisqu’il n’ya rien à cacher.

Les votants des corps constitués pourront voter dans leur commune de résidence, les
autres enverront une procuration a leur famille ou a leur commission de vote de wilaya
avec une enveloppe ou est mentionne leur commune, si leur devoir les empêchent de
se déplacer. Ce qui permettrait de dispatcher la lettre a un bureau de vote de la
commune du votant. La même chose pour les émigrés de passage en Algérie et les
handicapes ou ceux malades qui ne peuvent pas se déplacer.

A chaque point de vote, il devrait y avoir des ordinateurs, des imprimantes, copieurs et
des scanners avec pleins de rames de papier. Des prises d’électricité fonctionnelles
doivent être repérées au préalable pour pouvoir brancher les équipements et éviter une
perte d’électricité. Programmer les ordinateurs de s’auto copier les données, en cas de
perte soudaine d’électricité. Finalement une check liste est préparée pour couvrir tous
les besoins du vote. Cette Check liste doit être discutée d’abord par chaque
commission de Wilaya, ensuite la partager avec la commission nationale, qui va
l’enrichir, en fonction des recommandations de chaque Wilaya, en n’oubliant pas les
spécificités de chaque Wilaya, comme les Wilayas du Sud ou autre. L’idéal serait
d’arrêter une check liste commune. Et si jamais une ou plusieurs Wilayas ont des
spécificités, ajouter ces spécificités sur la check liste pour chaque wilaya définie,
approuvée par la commission de Wilaya et par la commission nationale. Cela
permettrait de faire un travail efficace, dénué de toute considération bureaucratique, ou
tout le monde serait sur la même longueur d’onde, tout en pouvant être un peu différent
s’il s’avère ainsi. Cette liste est mise a jour après le vote à blanc et communiquée a
toutes les Wilayas pour homogénéiser les besoins du vote.

En ce qui concerne les besoins matériels des commissions, chaque commission de
wilaya dresse une liste des besoins et l’envoie à la commission nationale qui va
l’enrichir en fonction des propositions de toutes les wilayas et avec les spécificités de
chaque Wilaya s’il en est ainsi. Elle va demander aux volontaires de chaque wilaya de
collecter des dons de tout ce qui est nécessaire ; papier, photocopies, et autre et éviter
au maximum les dons d’argent, essayer d’obtenir le maximum avec des dons en nature.
Dans le cas ou l’argent ne peut pas être évité, les dons doivent être scrupuleusement
enregistrés avec le nom, le montant et la date. Le trésorier s’en occupe et gardera tous
les documents, de manière transparente. Cela permettra de faire, en concertation avec
la commission nationale, le cout de l’élection générale, qui devrait être beaucoup moins
onéreuse que le cout de l’élection présidentielle qui allait se faire, auquel un budget de
vingt milliards de dinars lui a été alloue. Le reliquat de cet argent, si reliquat il y’a, va
être donné aux organisations de bienfaisance suivant un vote de la commission de
chaque Wilaya.

VI. Description du vote

Les votants se présentent a chaque point de vote, dans leur commune de résidence,
munis d’une copie de leur pièce d’identité nationale et de l’original. Les volontaires
doivent expliquer le processus aux votants pour éviter les erreurs. Le votant va, avant
de prendre les bulletins de vote, donner une copie d’identité a un membre du bureau
de vote, qui la contrôlera avec l’originale, le préposé va contrôler l’adresse du votant, la
date de naissance et si tout est dans l’ordre (Age minimum de vote et adresse montrant
que le votant appartient a la Wilaya et a la commune). Chaque copie de pièce d’identité
est conservée par le prépose au vote chargé de collecter les copies de pièce d’identité
par ordre d’arrivée, en la renversant et la numérotant. Une fois que les vérifications sont
faites, le votant est autorisé à prendre une copie de chaque bulletin de vote, va dans
l’isoloir de fortune ou il va effectuer son choix. Il va mettre son bulletin dans une
enveloppe et sortira de la chambre et déposera son bulletin dans l’urne. Son doigt est
trompé dans de l’encre préalablement choisi par la commission nationale. Ensuite il
passe a un préposé avec un registre qui inscrit son nom, adresse et nom de la
commune, date de naissance, date du vote, et signe avec la même signature que sur
sa carte d’identité. Il doit montrer la carte d’identité originale.

Un autre préposé inscrit la même chose sur une liste informatique, sous la supervision d’un magistrat et/ou huissier de justice, volontaires, qui s’assurent que le nom mentionné sur la carte d’identité est le même que sur le registre et la liste informatique. A la fin, le nombre de copies de pièces d’identité, doit correspondre au nombre de noms sur le registre écrit
et la liste informatique. L’ordre de dépôt des copies de cartes d’identité, et de la liste
sur le registre écrit et informatique, doit être le même, et numéroté. Dans le cas ou un
contrôle est ordonne, on peut facilement prouver l’intégrité du scrutin et protéger le
vote et les membres du bureau de vote. A la fin de la journée, les urnes sont ouvertes
et les résultats sont enregistres de la manière qui aurait fait consensus par la
commission de Wilaya et la commission nationale, sous la supervision des magistrats
et/ou huissiers de justice, volontaires et votants. Tout le monde peut assister. Et ce
dans chaque bureau de vote. Un procès verbal est fait devant l’assistance par les
membres du bureau de vote, le ou les magistrats/ huissier de justice et le personnel du
bureau de vote vont signer le P.V. Dans le cas ou le vote prends plus qu’une journée,
les urnes sont aussi ouvertes et les résultats partiels, sont enregistres sous la
supervision de magistrats et/ou huissier de justice, volontaires et autre, avec P.V du
vote contenant les résultats partiels du vote. Une copie du registre et de la liste
informatique est donnée au magistrat ou huissier de justice et une autre copie est
gardée sous scelles par le président du bureau de vote, qui la rouvrira en présence de
tout le monde. Le lendemain, les deux listes sont comparées et doivent être les mêmes
avec le procès verbal signe la vielle, avec le résultat du vote de la veille et ce avant de
continuer le vote. Un P.V de ce contrôle est signé par le magistrat et/ou huissier de
justice/ et membres du bureau de vote, en présence de volontaires, journalistes et
autres. La commission de wilaya et nationale peut déterminer le processus au
préalable et voter pour le procédé approuve dans le cas ou le vote prend plus qu’une
journée.

Une fois le vote termine, les bureaux de vote vont compiler le nombre de votes, vérifier
une fois de plus que tout est dans les règles de l’art. Vérifier une fois de plus que les
élus(es) obéissent aux critères des élections. Chaque Wilaya dresse la liste des élus, le
tout sous la supervision de magistrats et ou huissiers de justice, journalistes nationaux,
internationaux, organisations internationales, société civile. Toute la commission de
wilaya signe la liste qui va être communiquée à la commission nationale, qui va
compiler les résultats de toutes les wilayas et annoncer la liste arrêtée par toutes les
Wilayas, à la presse.

VII. Suite à donner au vote

Pour donner plus d’éclat aux résultats de l’élection, le peuple sort avec un seul slogan,
le peuple approuve l’assemblée élue.
De cette manière, le peuple confirmera encore une fois son choix, à travers une
manifestation de rue, qui aurait un caractère référendaire, chose que personne ne
pourra renier, l’assemblée sera immédiatement reconnue nationalement et
probablement internationalement, puisque le peuple l’a reconnu et les journalistes
nationaux et internationaux auraient supervise l’élection, même l’ONU, ont supervisé le
vote de A à Z. Une fois le gouvernement du peuple est formé, remettre tous les
documents du vote au nouveau ministre de l’intérieur, qui les remettra au nouveau wali
du peuple, après avoir fait des copies gardées au ministère de l’intérieur. Cela va
constituer un véritable fichier électoral.

CONCLUSION

La solution cherchée, c’est celle de construire sur de bonnes bases avec d’excellentes
fondations. Personne n’a jamais commence a bâtir du toit vers les fondations, sauf si
seulement le toit est défectueux, ce qui n’est pas le cas en Algérie. Le but recherché
c’est de pouvoir corriger un problème a court et a long terme, pas seulement a court
terme. De bâtir sur cette base et construire un édifice solide qui survivra.
Ce plan le permet parce qu’il va permettre d’attirer des candidats de qualité, chose qui
était rarement vu, du aux candidats de la chkara, qui achetaient leur élection. Les bons
candidats vont enfin sortir parce qu’ils ne voulaient pas le faire avant du au fait qu’ils
savaient que les élections n’étaient pas honnêtes, et aussi parce qu’elles sont
organisées par le peuple garant de l’intégrité du scrutin et qui fera barrière aux
corrompus. La qualité et l’intégrité des élus, va permettre à l’Algérie d’avancer a pas de
géants. Elle permettra à la justice de s’installer, permettant aux citoyens d’avoir
confiance en leur pays et de ne pas le quitter. Elle permettra aussi aux Algériens
résidents a l’étranger de venir contribuer au développent de leur pays en créant de la
richesse et contribuer à la baisse du chômage. Ils seront ravis de le faire. Avec les
potentialités actuelles de l’Algérie, humaines et matérielles, il n’ya aucune raison pour
qu’il y ait un chômage aussi important. C’est un chômage de sous-développement et de
pays meurtri par le passé droit, la corruption et l’incompétence. C’est ce qui a contribue
a une situation de blocage, qui a généré tant de mécontentement. Ca n’est pas donc
étonnant que depuis le 22 Février, aucun Harrag n’a tente de quitter l’Algérie et le
nombre de demandes de visas pour la France a considérablement diminue. Parce que
nos citoyens ont vu l’espoir naitre en eux, de vivre dans un système qui, espérant le,
ne peut qu’être juste. On a touché le fond et on ne peut que remonter, Inshaa Allah.
Finalement, et en mon âme et conscience, je ne vois pas une autre solution, qui intègre
toutes les demandes du peuple en fonction des données actuelles, et en même temps
bâtir sur du solide. Car il ne s’agit pas de faire des élections intègres, il s’agit de le faire
avec des élus de qualité et intègres. La est le double défi, on doit arrêter de voire les
choses de manière bureaucratique et penser efficacement.
Cette solution est facile, fiable et basée sur des fondations sures. Ce qui éviterait les
solutions bâclées et permettrait a l’Algérie, de sortir de cette situation ou nous sommes,
de manière définitive. Enlever les 3B, combien même vivement souhaitable, est loin
d’être la meilleure solution. Quoiqu’on pourrait imaginer une solution transitoire sans
eux et appliquer ce plan. Ca serait l’idéal. Ce plan évite les tergiversations. En effet,
comme un alpiniste qui grimpe une montagne, il ne pense pas au sommet, ses pensées
sont focalisées sur la nécessite de trouver une prise, qui lui permet d’avancer surement,
avant d’affronter l’autre, mais par étape. Une fois arrivé au sommet, il pourra se
mettre la médaille autour du coup parce qu’il a escalade seul la montagne et parce qu’il’
n’est pas tombé dans son escalade. Parce qu’il s’est assure que chaque prise de son
escalade était la bonne et une prise assurée. On pourra aussi dire que pendant son
escalade, il voyait directement le sommet. Il n’a pas grimpé, une fois a gauche et une
fois a droite et c’est la raison pour laquelle il est arrive plus vite parce qu’il n’a pas
tergiversé dans son escalade. Il pourra alors apprécier la vue générale et voire loin.
C’est avec cette philosophie que ce plan a été fait et devrait être réalisé. Le peuple
est ici l’alpiniste. En se mettant la médaille au cou, le peuple aurait résolu son problème
tout seul, sans interférence étrangère, comme il l’a fait pendant la révolution. La
révolution ne s’est pas faite de manière bureaucratique, elle s’est faite de manière
organisée et effective.

La plupart étant analphabètes (Ali la Pointe), ou un faible niveau.
Rares étaient les personnes de niveau universitaire. A l’indépendance, il y’avait 500
étudiants algériens et maintenant prés de 2 millions, Allah Y Barek. Je dis cela pour
rappeler des faits historiques, mais aussi pour encourager no jeunes, parce que si
durant la guerre, il était très difficile d’avancer, maintenant c’est relativement beaucoup
plus facile. La chose la plus difficile c’était de se libérer de la peur. Maintenant c’est
chose faite.

Ce plan a aussi été fait avec à l’esprit, l’idée d’éviter les lourdeurs et l’esprit
bureaucratiques et se concentrer vers l’essentiel ; l’organisation, la qualité, l’intégrité et
l’efficacité. Le reste est secondaire. Ça va permettre de gagner un temps précieux et nettoyer de bas en haut et de manière saine, réfléchie et solide, en construisant une très bonne fondation.

Il serait opportun et l’urgent de créer deux ministères qui vont contribuer de manière
stratégique à la résolution de la crise économique et de l’emploi.

1. Ministère de la jeunesse et de la connaissance

Rien a voire avec les ministères précédents de la jeunesse, puisqu’il doit être compose
de cadres de haut niveau, pas seulement le Ministre mais les directeurs et sousdirecteurs. Ce Ministère est représenté, comme d’habitude, dans chaque Wilaya, mais aussi dans chaque commune. Dans chaque dernière, on doit nommer des conseillers à la jeunesse très compétents, qui auraient suivi un stage intense et complet avant d’être déployés dans leur commune respective. Ils doivent être patients, sages et compétents.

Leur nombre doit être proportionnel au nombre de chômeurs inscrits. Chaque jeune
chômeur s’inscrit à la mairie en précisant sa formation et son désir. Le conseillé, va
appeler chaque jeune par ordre d’inscription, va le recevoir avec un très grand respect.
Il va l’écouter attentivement et va le conseiller sur ce qu’il veut faire ; formation
professionnelle, études, investissement, travail ou autre. Il va l’informer sur ses options
et décider, avec l’accord du jeune, de la conduite a prendre. Le conseiller doit suivre le
jeune jusqu’à ce que la solution soit concrétisée.

De cette manière les jeunes vont sentir qu’il y’a une décision sérieuse de prise en charge par l’état et se concentreront sur la construction de leur devenir et pouvoir bâtir leur vie, au lieu de penser à partir. Cela aurait des conséquences positives non seulement sur les jeunes, mis a travers eux, pour le pays en entier, parce que les jeunes ne vont pas seulement résoudre leur problème, mais par ricocher, contribuer grandement au développent du pays, par leur créativité et leur ardeur, voyant que l’état les a respectés. Et ils n’attendent que ca. Chaque conseiller de la jeunesse, va envoyer son rapport au directeur de Wilaya, qui va coordonner tous les rapports des communes, les synthétiser et les envoyer au
ministère, qui va coordonner tous les rapports de chaque Wilaya, sur la base desquels,
il va organiser des formations au niveau national, faciliter les investissements en
organisant des cycles de formation qui garantiraient leur succès, au lieu de critères
bureaucratiques. Il faut penser efficacement et pas de manière bureaucratique, d’où la
nécessité de cadres de haut niveau de formation, pour pallier a cette demande, pas de
bureaucrates SVP. Ca serait le meilleur investissement parce que cette solution
transformerait un problème en un atout majeur, car bien des pays auraient aime avoir
cette jeunesse. Cela diminuerait le chômage de manière sensible et surtout constructive
et de qualité. Cela aurait une répercutions national et positive sur l’économie, et par
conséquent, le bien être du pays.

2. Ministère de la réinsertion des émigrés en Algérie. (Et non un haut commissariat, comme suggéré par certains, que je respecte).

Ce ministère sera dirige par des cadres de très haut niveau. Ce ministère doit élaborer
une politique de réinsertion sérieuse, en travaillant sur les options des émigrés a leur
retour. Ce ministère doit avoir des directions couvrant tous les ministères ; transport,
sante, éducation, recherche etc., avec chaque direction (composée par de haut cadres)
élaborer ses besoins et les options permettant a chaque émigré de revenir dans sa
spécialité. Ce ministère aurait des représentants dans chaque Wilaya, comme de
coutume, mais aurait des représentants dans chaque commune, ce qui favoriserait et
simplifierait la réinsertion des émigrés, puisque la tache serait divisée aux 1541
communes algériennes. Au sein de cette commune officierait des conseillers à la
réinsertion. Ces conseillers doivent prêter sermon de faire leur travail en observant les
lois et décisions faites par le ministère et de ne pas profiter de leur emploi pour des
privilèges et passe-droit. Ils doivent publier leur coordonnes pour être contactes par
chaque Algérien désireux de revenir ou de revenir avec un projet d’investissement , les
conseiller et accompagner jusqu’à leur retour et leur installation, suivi d’une collation
pour leur montrer qu’ils sont les bienvenus chez eux. Les contacts doivent se faire
surtout par emails, pour permettre aux deux parties de travailler de manière sereine et
de sauver du temps aux émigres parce qu’ils n’ont pas le temps, du a leur travail, et du
au fait qu’une fois au pays pour des vacances, ils n’auront pas le temps de faire les
démarches nécessaires et affronter la bureaucratie, parce qu’ils ont un temps réduit.
Puisque des Algériens de chaque commune d’Algérie, se trouvent a l’étranger, toutes
les communes pourront accueillir des investisseurs et partant, créer des projets
d’investissements dans chaque commune. Ce qui contribuerait a une amélioration
économique dans toutes les communes de manière balancée, homogène et
harmonieuse, et surtout contribuer a diminuer le chômage de manière drastique, et
répondre aux vœux de la majorité des émigrés de rentrer chez eux et de contribuer à
son développement.

Chaque conseiller envoie son rapport à la Wilaya, qui va synthétiser les dossiers et les envoyer au ministère, qui prendra les mesures de facilitation nécessaires et autres, d’où la nécessité de cadres de haut niveau, même s’il faut recruter de l’étranger aussi, des Algériens bien sure. Ca serait un très bon investissement qui ramènerait à l’Algérie l’équivalent de centaines de milliards de dollars, parce qu’ils reviendront avec leur compétence, leur expérience, leur équipements et matériel, ce qui va éviter des dépenses a l’état. C’est pour cette raison qu’il faudrait arrêter les limites du déménagement en terme financier ou matériel, et les frais de dédouanement et autres puisque c’est un investissement gratuit pour l’état du moment qu’ils vont utiliser ces fonds et les équipements pour le développent de leur projet respectif, surtout qu’ils sont des nationaux. Ils doivent certifier que leurs équipements serviront seulement leur projet.

On facilite aux étrangers pour investir pourquoi pas aux nationaux.  Tout le sérieux et la rigueur doivent accompagner le processus, de telle manière à ce que les premiers émigrés qui retourneront afficheront leur satisfaction. Avec le téléphone arabe et la médiatisation de leur réinsertion réussie.*publié dans algeriepart.com – mardi 30 avril 2019

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hirak-origine

*Retour sur les facteurs déclencheurs du « Hirak » algérien

Depuis quelques mois, le « Harak » bat son plein chaque vendredi, personne ne pouvait prédire ni d’ailleurs, expliquer les raisons d’un tel phénomène sociétal.

Aujourd’hui, les algériens se retrouvent dans une situation inédite dans l’histoire de l’humanité, en effet, le « géantissime » mouvement de protestation n’est ni une révolution, ni une guerre ni même une insurrection, en vérité, c’est une « convulsion » populaire contre une politique insultante d’un pouvoir qui prône l’inégalité des chances en Algérie, cet élan spontané dure depuis le 22 février.

Les raisons de ce mouvement, communément nommé « Harak », sont énigmatiques dans une Algérie marquée par des injustices flagrantes, le misérabilisme incarné dans la politique menée par un gouvernement « loufoque » dirigé par un président fantôme ont créés, au fil du temps, une frange de rebêles assoiffés de vengeance qui , disons-le , n’ont plus rien à perdre tant les perspectives futures sont infimes, selon eux ,  risquer sa vie en haute mer offre plus de chances que de rester sur la terre ferme à vieillir dans l’attente d’un « miracle  républicain » .

Il est indéniable que l’épisode tragique de feu AYACH est l’un l’élément déclencheur prédominant dans le déclanchement de l’ire populaire, rappelez-vous, une nation qui était impuissante devant l’agonie d’un jeune dans un puit tellurique donnât à réfléchir et marquât l’esprit collectif des algériens, il est vrai que toute la population algérienne était rivée devant les écrans de télévisions, tous priaient de tous leurs âmes pour le salut du jeune de Msila.

Par la suite, l’annonce du cinquième mandat agrémenté par du « cachir » dans la grande salle de la coupole du 5 juillet fit débordée le vase de l’inébranlable système.

Aujourd’hui il serait inauthentique d’avancer que le Harak du 22 février et le fruit d’un complot ourdi par un cercle occulte au sein du système, le « démesuré » clan Toufik est placé en pole position des probables instigateurs du mouvement hostile au pouvoir de Bouteflika avec le blanc-seing de certaines capitales européennes, à vrai dire, c’est une thèse qui fait son chemin dans l’esprits des chevronnés de la politique.

Même si beaucoup d’initiés aux intrigues de palais pensent que le sulfureux général Toufik et son cercle de manœuvriers étaient derrière le « Harak », il n’en est pas moins, qu’aujourd’hui, ils sont dépassés par le « spectre homogène » d’incidence sur le territoire national avec, en sus , une énergie contestataire quasi intacte des algérien dans leurs sorties.

Présentement, personne n’a de prise sur cette intifada populaire. Celui ou celle qui prétendra être le représentant du Hirak aura du fil a retorde et il ou elle sera indiscutablement expulsé en « live » des marches hebdomadaires.

Le résultat « tangible » après des mois de contestations massives se schématise dans le fait que le pays est dirigé « ostensiblement » par l’ANP, la seule institution qui demeure bon mal an, debout contre vents et marées humaines des nombreux vendredis, néanmoins, le groupe restreint au sein de l’état-major peine à solutionner l’équation du désidérata populaire.

Cette difficulté à trouver le chemin de la conciliation avec le peuple réside dans de vieux réflexes dans la « gestion de crise », cette fois ci, les « olympiens » hauts gradés de l’ANP sont hautement précautionneux. En effet, ils savent pertinemment, qu’il ne faudrait pas faire dans la « bavure » comme ce fut le cas en 1988, l’exemple de Gbagbo, Kadhafi , Saddam et les déboires momentanées du Général Nezzar en suisse  auront suffis à freiner les ardeurs totalitaristes de certains militaires au sein de l’ANP.

De plus les soupçons, fondés ou pas, d’enrichissement illicites qui pèsent sur le Général de Corps d’Armée Gaid Salah et certains membres de l’état-major sont un boulet considérable au dénouement de la crise actuelle. GAid Salah avait une occasion en or, il aurait pu gagner la sympathie de tout un peuple, hélas, son entêtement « constitutionnel » mène le pays vers un avenir incertain.

Les mises sous mandat de dépôt de certains affairistes algériens dont Issad Rabrab, bientôt suivis par des politiciens ont l’impact inverse de ce que l’institution militaire voulait faire pour réconforter les algériens et entamer un mois de Ramadan en toute sérénité.

Les marcheurs du vendredi constatent que leur mouvement commence apporter ses fruits, concrètement les choses dans le pays. Arrêter le protestât maintenant reviendrait à n’avoir rien fait, tout le dynamisme exprimé dans les manifestations pacifiques n’aurait servi a rien, et comme le dit l’adage local, « Ryma revient à ses vieilles habitudes ».

La cérémonie d’inhumation de Abassi Madani rajoute une complexité au problème algérien, le nombre de présents lors de l’enterrement du numéro un du FIS redonne plus de prétextes à certains politiciens en treillis vert de fermer le jeu démocratique …. Une fois de plus.

Une chose demeure certaine dans la détresse politique que vit l’Algérie aujourd’hui, la nation ne peut plus de concéder le pouvoir tout entier et le mettre entre les mains d’une seule personne.

Nous constatons, à nos dépens, que la mégalomanie d’un homme risque de faire sombrer le pays dans un chaos tel, que l’ère de Bouteflika nous paraitra être l’Eden tout comme tout comme l’ère Boumediene parait exceptionnelle aux yeux de certains algériens.

C’est exactement ce que les nantis du régime actuel et du parti unique hier voudraient nous faire croire aujourd’hui plus que demain.

Par Nazim Maiza – contribution parue dans  algeriepart.com – mardi 30 avril 2019

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FFS

une conférence de Me Bouchachi à Oran interdite par le pouvoir 

Le Front des Forces Socialistes (FFS) a réagi, samedi 27 avril 2019, à l’interdiction par les autorités de la tenue de la conférence de Me Mostefa Bouchachi prévue aujourd’hui à Oran.

« Le FFS dénonce énergiquement le refus des autorités de permettre à Maître Mostefa Bouchachi de tenir une conférence à Oran », a écrit le parti dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

« Le FFS ne peut et ne doit pas se taire face à ces pratiques dictatoriales et méprisantes.
Depuis le 22 février passé le peuple algérien a arraché le droit universel et inaliénable de marcher et de s’exprimer librement », a ajouté le même communiqué. 

Pour le vieux parti de l’opposition « le gouvernement impopulaire et illégitime imposé aux Algériens commet encore une grave erreur en défiant la volonté populaire et en remettant en cause ses acquis. »

« Le FFS fidèle à ses valeurs démocratiques et au principe fondamental de la liberté d’expression apporte sa solidarité à la LADDH et au valeureux militant des droits de l’Homme maître Bouchachi », a conclu le communiqué. 

Rappelons que, le bureau de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) d’Oran, a préparé la venue de Me Bouchachi à Oran pour donner une conférence. Après avoir obtenu l’accord de principe de principe de la direction de la salle où devait se tenir la conférence-débat sur le mouvement populaire et la période de transition. La branche de la LADDH d’Oran a reçu vendredi soir un appel téléphonique l’informant de l’interdiction par le Ministère de l’intérieur de la tenue de la conférence de Me Bouchachi. La LADDH a dénoncé une décision émanant du Gouvernement Bedoui rejeté par le peuple. Elle a appelé à un rassemblement devant le siège de la wilaya d’Oran pour la semaine prochaine.*algerie-eco.com – samedi 27 avril 2019

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L’opposition appelle à “une transition adéquate”

d-314014lopposition-appelle-a-une-transition-adequate-e93e6

Les participants ont “condamné toute forme de violence contre les manifestants, notamment les dépassements survenus lors des précédentes manifestations”, en notant avec satisfaction “l’engagement des manifestants à sauvegarder le caractère pacifique” du mouvement.

Une rencontre de partis, de personnalités de l’opposition et de syndicats, qui portent désormais la dénomination des “forces du changement pour soutenir le choix du peuple”, s’est tenue hier au siège d’El-Adala, à Alger. 

Ce huitième conclave se veut une réponse à la nomination de Bensalah et la convocation, par ce dernier, de l’élection présidentielle au 4 juillet. De même qu’il aura servi aux “forces du changement” de renouveler les revendications du peuple, d’exiger la mise en œuvre de la feuille de route présentée par ces derniers et d’adresser une invitation à l’armée pour accompagner le mouvement populaire et ses revendications jusqu’à la sortie de la crise politique en Algérie. Dans leur communiqué, les partis et personnalités de l’opposition ont, en effet, exprimé “le rejet des tentatives du pouvoir illégitime de se reproduire à travers des élections truquées par le biais des mécanismes juridiques et organisationnels en vigueur, et le refus d’y participer par la candidature, la signature et l’encadrement ou l’organisation”. 
Les signataires du communiqué ont, également, dénoncé “le pari, d’où qu’il vienne, sur l’émiettement et l’affaiblissement de l’élan populaire pacifique”, et la tentative de porter atteinte à son image sur le plan national et international, ainsi que toute forme d’intervention étrangère. Ils ont, en outre, “condamné toute forme de violence contre les manifestants, notamment les dépassements survenus lors des précédentes manifestations”, en notant avec satisfaction “l’engagement des manifestants à sauvegarder le caractère pacifique” des manifestations. En saluant, aussi, la multiplication des formes de refus des symboles du régime politique illégitime à travers les wilayas, les représentants de l’opposition ont clairement affirmé “encourager toutes les initiatives des catégories et courants de la société”, pour ce faire. 
Et devant les harcèlements dont font l’objet les manifestants, ils ont souligné l’impératif pour les organisations politiques, syndicales et associatives d’ouvrir leurs sièges pour l’organisation de débats populaires ouverts quant à la situation actuelle. En outre, les représentants de l’opposition ont réitéré leur appel à “une période de transition réelle, adéquate et raisonnable, afin de permettre aux composantes du mouvement populaire d’adhérer à la vie politique, syndicale et associative, et d’exercer leur droit au libre choix”.
Ils appellent aussi la direction de l’ANP à “réagir davantage aux revendications du peuple et d’aider à leur concrétisation dans le cadre du respect de la légitimité populaire”, en soulignant leur “encouragement de toutes les initiatives de dialogue pour la sortie de l’impasse politique”. 
Par ailleurs, les partis et les personnalités de l’opposition ont mis l’accent sur “le devoir des élites politiques à accompagner cette révolution populaire pacifique en présentant des propositions et solutions”, afin d’aider à la réalisation de ses revendications. L’opposition a, enfin, exhorté les autorités compétentes à “prendre des mesures conservatoires d’urgence pour mettre la main sur les deniers publics dilapidés en vue de les protéger”.  
Notons que ce 8e conclave de l’opposition a vu la présence d’une trentaine de personnalités nationales et académiques. 
C’est ainsi qu’on a vu, assis côte à côte, Abdallah Djaballah (El-Adala), Tahar Benbaïbèche (Fajr El-jadid), Sadek Dziri (CSA), Mustapha Bouchachi et Abdelaziz Rahabi, ainsi que Lyès Merabet (SNPSP). Il y a avait aussi l’activiste Samir Larbi, l’universitaire Smaïl Maâraf, ainsi qu’Arezki Ferrad et Kamel Guemmazi (FIS-dissous).*Par Amar Rafa Liberté- mercredi 17 avril 2019

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Le projet mort-né d’Abdelkader Bensalah

Les segments les plus représentatifs de la classe politique et de la société civile déclinent l’invitation qui leur est faite de prendre part aux consultations de lundi 22 avril 2019

Le semblant d’aphasie derrière laquelle semble se murer le pouvoir devant l’ampleur du mouvement populaire enclenché le 22 février dernier ne serait donc qu’un recul tactique visant l’essoufflement de la contestation, d’une part, et l’exécution déguisée d’une feuille de route déjà rejetée par le peuple, d’autre part. Demeuré aphone à la volonté populaire somptueusement exprimée par les millions de citoyens qui ont fait preuve d’une infaillible mobilisation deux mois durant, Abdelkader Bensalah est probablement en train de commettre l’impéritie de trop en conviant à une rencontre élargie pour demain, lundi, une centaine de personnalités issues de “la classe politique, représentants de la société civile, figures du mouvement citoyen et des personnalités nationales et politiques”. L’objet annoncé de cette rencontre n’étant autre qu’une perspective foncièrement récusée par le peuple, à savoir la préparation de l’élection présidentielle annoncée pour le 4 juillet prochain et la mise en place d’une commission indépendante de surveillance de cette même élection sous l’égide du même pouvoir et d’un Premier ministre qui aura été l’artisan de toutes les fraudes électorales. 
Une invitation pointée du même empressement qui marqua l’annonce par le chef de l’État intérimaire au lendemain de son “investiture” de la date du scrutin, puis la désignation anticonstitutionnelle de Kamel Feniche à la tête du Conseil constitutionnel après la démission de Tayeb Belaïz. Car, le cas échéant, le vide engendré par cette démission aurait inexorablement conduit aux départs simultanés et du gouvernement Bedoui et de Bensalah lui-même. Ce n’était pas tant qu’un autre viol de la loi fondamentale qui contraste avec la résolution présumée d’aller vers une élection présidentielle conformément à l’esprit de la Constitution avec un consentement hypothétique d’une classe politique qui n’a pas, elle aussi, échappé aux dénonciations du mouvement populaire qui a réaffirmé sa sentence avant-hier, au neuvième vendredi consécutif de marche. Pis encore, les réactions des partis politiques, de l’opposition notamment, déclinant l’invitation de la Présidence, n’ont pas tardé à jeter le discrédit sur la démarche en s’alignant sur la position populaire revendiquant le départ de tout le système et du personnel politique qui le compose. Et à moins que la démarche en question ne réponde à un agenda préétabli d’un pouvoir qui tient encore, contre vents et marées, aux rênes du pays, quitte à fouler aux pieds, une fois de plus, les lois de la République et d’aller contre la volonté du peuple, Bensalah ne se rend-il pas compte du danger qu’il fait encourir à la nation ? Car au demeurant, l’échéance qu’il s’est lui-même fixée est irréalisable dans les conditions qui prévalent actuellement dans le pays. Tel a été d’ailleurs le diagnostic fait par l’ex-président de l’APN, Abdelaziz Ziari, et l’avocat Miloud Brahimi au sortir de leurs audiences respectives avec le chef de l’État, jeudi passé. Le premier ayant évoqué le sentiment que Bensalah “s’agrippe à la solution constitutionnelle” et, partant, prépare “une élection impossible à tenir dans les délais annoncés”. 
Arithmétiquement, la solution constitutionnelle est au demeurant irréalisable selon l’échéance indiquée et générera un précédent inédit, celui de la vacuité du pouvoir, sachant que “le mandat” d’Abdelkader Bensalah n’est que de 90 jours, selon la loi fondamentale, et qu’en cas de deuxième tour de l’élection en question, les délais impartis par la loi électorale prorogeraient sine die davantage son magistère. 
Une velléité qui ne semble pas embarrasser le chef de l’État qui boude toujours la voix du peuple qui l’exhorte à partir. Aussi, voudrait-il exaucer le vœu du clan Bouteflika auquel il est resté fidèle, en accomplissement de son testament : une prolongation du quatrième mandat sans son mandant et une feuille de route “testament” qu’il est pratiquement en train d’exécuter à la lettre ? - Par Kamel Ghimouze - Liberté- dimanche 21 avril 2019

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*Les syndicats autonomes non-intéressés

Les 13 syndicats autonomes de la Fonction publique, organisés au sein de la Confédération des syndicats algériens (CSA), ont décidé à l’unanimité, hier, de boycotter l’invitation à la conférence nationale que leur a adressée Abdelkader Bensalah et d’organiser une marche de soutien au mouvement populaire, le 1er Mai, à l’occasion de la Fête internationale des travailleurs. 

Ce sont les deux principales résolutions d’une réunion des syndicats membres de la CSA tenue, hier, à Alger, à l’issue de laquelle, ils ont aussi envisagé d’engager d’autres actions d’accompagnement à celles-ci, lors d’une réunion dont la date sera définie ultérieurement, apprend-on auprès de Meziane Meriane, en sa qualité de coordinateur national du Snapest, et non moins membre de la CSA. “Nous avons décidé de boycotter la rencontre à laquelle a appelé Bensalah et nous allons dénoncer ceux qui vont y participer parce que cela va à l’encontre des attentes de la population”, a-t-il affirmé hier, en expliquant qu’il s’agit là de deux actions concrètes par lesquelles la CSA entend, certainement, réitérer son soutien et son accompagnement au mouvement populaire en cours dans le pays, depuis le 22 février dernier. Il a indiqué que les dirigeants des syndicats ou leurs représentants ont planché tout au long de cette  réunion sur la nécessité de dégager une vision commune vis-à-vis des développements que connaît la situation politique du pays. Ils ont discuté de nombre de propositions d’actions concrètes à prendre en soutien à la mobilisation du peuple algérien pour le départ du système. Parmi lesquelles, celle consistant à organiser une marche à l’occasion de la Fête internationale du travail le 1er Mai. “Une fête qui est devenue beaucoup plus un deuil pour les travailleurs algériens, notamment les smicards”, a indiqué le représentant du Satef. 
Dans ce contexte, les dirigeants des syndicats autonomes ont convenu, en outre, d’une plateforme de sortie de crise en Algérie dans laquelle ils plaident, principalement, pour la mise en place d’une période de transition qui s’étalera au-delà du 4 juillet — probablement jusqu’au mois d’octobre ou novembre — car, ils estiment que la date du 4 juillet est très proche. 
Ce qui rend impossible d’organiser une élection pendant cette courte période, alors qu’il reste des chantiers à mettre en œuvre, notamment la mise en place d’une commission indépendante de préparation et de surveillance des élections en sus de la nécessaire révision de la loi électorale et de la Constitution qu’ils jugent dépassée.
Au Snapest, on est pour une période de transition, car le 4 juillet est très proche, et on considère qu’on n’a pas le temps nécessaire pour aller vers une élection présidentielle apaisée. Au vu du climat de tension actuel, il est impossible d’aller vers une élection présidentielle transparente et libre”, a affirmé notre interlocuteur, ajoutant que “la Constitution qui est le texte fondamental est, pour nous, dépassée”. Selon lui, “dans ce texte, le régime politique est hybride, ce n’est ni un régime présidentiel ni semi-présidentiel. Donc, on risque d’élire un président qui va refermer toutes les voies comme le précédent avec ce texte fondamental”. 
Et de conclure : “Il y a nécessité de réviser ce texte avant d’aller vers l’élection présidentielle.” Pour rappel, les syndicats autonomes de la Fonction publique ont eu à pâtir du pouvoir de Bouteflika et, donc, du régime. Leur volonté de se constituer en confédération a buté sur le refus non justifié des autorités à leur délivrer un agrément. Des autorités qui ont fait de l’UGTA leur partenaire exclusif, même pour les secteurs où elle n’est pas représentée. *Par Amar Rafa -  Liberté- dimanche 21 avril 2019

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Sadi évoque une contre-révolution clanique

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CONTRE-RÉVOLUTION CLANIQUE : TRAHISON DU PEUPLE

Depuis maintenant plus de deux mois, le peuple algérien, debout et solidaire, exprime pacifiquement sa volonté d’en finir avec un système politique illégitime, violent et corrompu qui lui a confisqué droits et libertés depuis le premier jour de son indépendance. Pour la première fois de leur jeune Histoire, les Algériens, fiers de leur pays, regardent avec confiance l’avenir.

Surpris par l’ampleur des manifestations, le pouvoir a tenté de recourir aux traditionnelles menaces à l’instabilité ou la main de l’étranger avant de se résoudre à admettre, verbalement, la légitimité des revendications d’un mouvement sans précédent. Quitte à ne rien céder sur le fond malgré les problèmes qui bousculent le régime.

Les deux clans qui se disputaient, dans l’ombre, les faveurs de Bouteflika sont désormais face à face. L’un, regroupé autour de l’ancien chef du DRS; l’autre mené par le chef d’état major de l’armée, s’opposent publiquement sur la façon d’étouffer, de détourner ou de faire avorter la révolution du 22 février. 
Au premier, on prête des dossiers qu’il détiendrait sur son adversaire. Il tente également d’infiltrer le mouvement citoyen par des slogans tendancieux et des opérations de déstabilisation-récupération. Le second , pour sa part, n’hésite pas à instrumentaliser les démembrements de l’Etat pour renforcer ses positions. La justice étant missionnée dans des opérations dignes des pires années de plomb.

Cette régression n’augure de rien de bon.
Une fois de plus, l’Algérie est prise en otage par deux clans militaires façonnés par la vieille culture faite de violence et d’opacité. Ces affrontements chaotiques mettent en péril la nation que la jeunesse, suivie par le peuple unanime, a ressuscitée dans la rue avec une dignité et un patriotisme exemplaires.

Cette résurrection nationale inespérée est aujourd’hui menacée par des ambitions de personnes irresponsables dont les intérêts sont aux antipodes des attentes des Algériens.

La tentative de normalisation visant à domestiquer l’insurrection citoyenne par un pathétique processus de caporalisation constitutionnelle a d’ores et déjà lamentablement échoué. D’où la fuite en avant dans une contre-révolution assumant la trahison des aspirations de tout un peuple rassemblé par et dans le devoir de patriotisme.

La stratégie contre-révolutionnaire est désormais clairement dévoilée. Des décisions judiciaires ou administratives sont prises pour entretenir la confusion des responsabilités, dresser les communautés nationales les unes contre les autres et dévoyer la Révolution.

C’est ainsi qu’une vaste opération de provocation est mise en place en Kabylie. Les deux clans, chacun à sa manière, s’emploient à provoquer des réactions violentes dans cette région, espérant ainsi égarer et briser la dynamique nationale qui en appelle collectivement et résolument à un changement radical de système.

Cette pression mafieuse commence à produire des effets qu’il est urgent de combattre. 
Des organisations socio-professionnelles longtemps clientélisées ont, malgré tout, été amenés à s’aligner sur la révolution citoyenne du 22 février. Depuis quelques jours, ces repositionnements, souvent ambigus et opportunistes, font place à des déclarations paradoxales où l’allégeance à une direction de l’armée, aveugle et prisonnière de ses vieux démons, est suivie d’appels à « la satisfaction des revendications du peuple ».

Le peuple algérien s’est soulevé pour l’avènement d’un nouveau système politique basé, entre autre, sur l’Etat de droit et la libre information. Rien ne pourra l’arrêter. L’asservissement éhonté de la justice et la généralisation de la désinformation-diffamation sont les expressions les plus violentes de la trahison de la révolution civique saluée de par le monde.

La guerre des clans militaristes que nous avons maintes fois éprouvée, n’est pas la solution mais la cause du malheur algérien. Notre combat peut être long mais sa réussite est inéluctable. 
Seule la pérennité du mouvement citoyen peut permettre à l’Algérien de recouvrer droits fondamentaux et maîtrise de l’exploitation et de la juste répartition de la richesse nationale.
Cette pérennité passe par deux impératifs : préservation du caractère pacifique et unité du mouvement. Il faudra les réaffirmer avec force dès ce vendredi, en attendant d’initier d’autres formes de lutte qui relaieront et amplifieront l’écho des manifestations jusqu’à la victoire de la dignité, de la liberté et de la justice.

Au delà de sa dimension libératrice, la poursuite et le succès de la Révolution est d’abord une question de survie nationale.
Aux visées des puissances traditionnellement actives dans notre région, s’ajoutent maintenant d’autres dangers. Certaines pétro-monarchies ne cherchent même plus à dissimuler leur velléités de neutralisation du processus révolutionnaire en cours.

La révolution du 22 février prolonge la libération du pays et incarne et protège la souveraineté nationale.

*Said Sadi – Alger- le 23 avril- 2019/

*Publié dans Liberté- mardi 23 avril- 2019/

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Un processus de transition démocratique en 8 étapes pour l’Algérie

Le peuple algérien, chacun l’a compris, entend mettre fin à la Res Privata, pour revenir aux fondements d’une Res Publica. L’Algérie n’est le bien particulier de personne, elle est la propriété inaliénable du peuple. Ce dernier entend mettre fin au « patrimonialisme » de certains privilégiés qui ont le tort de s’être arrogé le titre « d’élites ». Loin d’avoir été volontaire, sa servitude prenait sa source dans la contrainte qui a vu ses paroxysmes en 1988, en 2001 et pendant la décennie noire des années 90. Le passage de témoin à une génération nouvelle dont les atavismes révolutionnaires sont bien vivants, vient de changer la donne.

Ajoutons que la décadence des institutions algériennes, y compris celles qui sont en représentation du peuple par le suffrage universel direct, rend impossible la guérison de l’Etat du fait notamment des mauvaises habitudes prises par ses dirigeants et ses oligarques au même titre que la perte du sens de la nation.

Pour mettre fin au despotisme et à la violence de l’Etat, il est urgent de mettre sur pied un dialogue entre les parties prenantes qui sont désormais invitées à assurer la transition pour une année au moins. Cette année doit être efficacement utilisée pour formuler une nouvelle constitution et organiser de nouvelles élections présidentielles. Différentes algèbres sont actuellement en délibérées pour savoir qui assurera cette transition et comment elle se fera dans le temps court et long. Ne nous faisons aucune illusion, il est toujours difficile de désigner un successeur et par conséquent la tâche est ardue pour tous. Pour l’armée d’abord qui agit, pas à pas, sous le regard acerbe du peuple désormais rompu aux jeux des chaises musicales. Pour les candidats plébiscités, ensuite, qui savent combien le dialogue avec l’armée est indispensable car cette dernière est constitutionnellement garante des institutions. La question est donc de savoir comment doit s’organiser le grand dialogue auquel aspirent toutes les parties prenantes, y compris le peuple qui veut bien évidemment y prendre sa part directe et en toute transparence. Ce dialogue doit être dès lors inclusif, transparent et constructif.

Premièrement, un dialogue inclusif concerne toutes les parties prenantes de la Nation : tous les courants, toutes les sensibilités, toutes les générations, toutes les catégories socio-professionnelles, tous les prétendants à la conduite de la nation pourvu qu’ils s’inscrivent dans le respect des principes républicains et des droits et libertés individuelles et collectives.

Deuxièmement, un dialogue transparent suppose que toutes les parties prenantes s’expriment au vu et au su de tous, de manière directe et sans aucune pression ou censure de quelque forme que ce soit.

Troisièmement, un dialogue constructif implique qu’à son issu, il y ait un vote sur les représentants désignés qui conduiront la période de transition pour une nouvelle constitution et l’organisation d’élections libres, transparentes et régulières.

Ce dialogue doit se faire sous forme d’« Assises Nationales de Transition ». Cette proposition formulée lors d’un appel lancé le 15 avril 2019 aux différents candidats dont les noms reviennent régulièrement lors des manifestations et dans les réseaux sociaux, doit à présent être décliné sous forme de protocole précis que nous lancerons officiellement à l’armée garante des institutions, aux candidats suivants et à bien d’autres : Mokrane Ait Larbi, Zoubida Assoul, Basma Azouar, Ahmed Benbitour, Mostepha Bouchachi, Djamila Bouhired, Chems Eddine Chitour, Abdallah Saad Djaballah, Hedda Hezam, Taleb Ibrahimi, Smail Lalmas, Abdelaziz Rehabi, Karim Tabbou.

Proposition d’un protocole pour les « Assises Nationales de la Transition » 

Différentes étapes très claires doivent présider à l’organisation de ces assises. Nous en déclinons 8 qui nous paraissent incontournables :

  1. Etape 1 : Formulation d’adhésion des parties prenantes pressenties à ce grand dessein de dialogue de la Nation pour un nouveau projet de société, une vision partagée de l’avenir du pays, une nouvelle constitution pour une deuxième République et l’organisation d’élections démocratiques, libres, transparentes et régulières. Adhésion également à des Assises nationales de la Transition dont l’objectif est de formuler, sur la base d’une représentation partagée de l’ADN de la nation, une vision commune portée ensuite par une équipe désignée et reconnue par tous pour mener à bien la période de transition.
  2. Etape 2 : Formulation d’un ordre du jour thématique qui respecte les attentes du peuple et ne se contente pas d’aborder des sujets en dissonance avec les grands enjeux de nation. La gouvernance, la démocratie participative et représentative, la politique à mener et ses objectifs, les droits et les libertés, l’économie, le développement international et la liberté de circulation, l’énergie, les défis sociaux, la finance et la fiscalité, l’éducation et la formation supérieure, la redistribution équitable des richesses, l’emploi, l’entrepreneuriat…devront faire l’objet d’une attention particulière.
  3. Etape 3 : Proposition par les parties prenantes : d’observateurs indépendants, scrutateurs et animateurs des débats qui s’établiront entre les parties prenantes. Ces personnes désignées pour leur expertise et leur indépendance doivent être en nombre suffisant : une dizaine d’observateurs qui rendent compte au peuple du déroulé des débats et qui sont en contact avec tous les médias (presse écrite, TV, médias sociaux…), une vingtaine de scrutateurs qui assurent la régularité des débats, des temps de parole et des risques de pression ou d’irrégularités (ils échangent régulièrement avec les observateurs), et une vingtaine d’animateurs qui assurent le passage de l’ordre du jour des débats sous le contrôle des scrutateurs.
  4. Etape 4: Désignation d’un lieu emblématique de réunion des Assises : les « Assises Nationales de la Transition » devront se tenir dans un lieu symbolique de l’appartenance à la Nation du peuple dans son entier. Il devra offrir la possibilité d’accueillir un très grand nombre de participants. Le Centre International de Conférences (CIC) d’Alger serait par exemple un endroit approprié à ce type de rencontre. Le peuple doit en exiger la mise à disposition pour une cause majeure nationale.
  5. Etape 5: La participation transparente des parties prenantes doit être la plus large possible, diverse, visible et lisible. D’abord, elle doit être large et diverse, car aucune sensibilité, région, génération, catégorie…ne doit en être exclue, ou faire l’objet de pressions de quelque nature qu’elle soit. Ensuite, elle doit être visible, car aucune transaction ne doit se faire en dehors de l’hémicycle dédié à la plateforme des assises de la nation. Enfin, elle doit être lisible et chacun doit non seulement décliner son appartenance ou non appartenance à un mouvement ou un parti, mais aussi expliciter clairement ses intentions, son projet et sa vision pour la nation.
  6. Etape 6: Le peuple doit pouvoir avoir accès au débat tout le temps qu’il se déroule (sans interruption) et y participer sous quelque forme que ce soit. Tous les médias y ont axé et diffusent sans discontinuité pendant les 5 jours l’ensemble des débats sans aucun montage ou biais possible. En préalable à la tenue de ses Assises, il est important de mettre sur pied une infrastructure réseau qui permettra une consultation physique ou numérique du peuple aux débats. Les règles du jeu étant fixées, des modérateurs et des community managers assurent la liaison digitale permanente avec le peuple. Ce dernier s’exprime sur tous les sujets qu’il considère comme déterminants pour le nouveau projet de société et la nouvelle constitution algérienne pour une deuxième République.
  7. Etape 7: Les Assises se tiennent pendant 5 jours, à l’issu desquels il est procédé à un vote pour désigner les candidats éligibles qui conduiront la nation pendant la période de transition, à savoir le Conseil collégial de transition. Une définition de l’éligibilité peut être fixée le plus largement possible et sans discrimination aucune. Il est donc important qu’au préalable, et sans précipitation, il soit déterminé les conditions de ce vote. Plusieurs formules doivent être envisagées sans que l’opération ne soit trop lourde ou non réalisable matériellement en un temps court. Une votation des membres de l’hémicycle doit être pondérée par une votation large du peuple sous forme numérique dans la limite des fraudes envisageables. L’organisation de primaires qui ont fait leurs preuves dans différents pays pourrait inspirer la mise en place de telles procédures de votation. Il est cependant important de voter tout autant pour des candidats (trois en charge de la présidence et des vice-présidences du conseil de transition, plus 6 ou 9 autres membres par domaines d’expertise par exemple) et leurs 9 ou 12 suppléants, dans le cas où certains d’entre eux souhaiteraient quitter le Conseil de transition pour une raison propre, notamment celle de vouloir s’engager dans une campagne électorale, comme nous le verrons dans l’étape 8. L’idéal serait de voter pour des listes (paritaires hommes/femmes) au plus fort reste afin de constituer des équipes représentatives dont l’une dégagerait une majorité nécessaire à la désignation d’un président du conseil collégial de transition.
  8. Etape 8: L’équipe paritaire et collégiale, désignée par la votation, constitue dans un second temps son équipe sur la base de leur expertise (parmi les 6 ou 9 membres élus) pour la mise en place d’une constituante chargée de concevoir une nouvelle constitution. Le nombre des membres de la constituante doit être suffisamment resserré pour permettre un travail efficace et efficient, mais aussi suffisamment large pour épouser toutes les sensibilités de la nation (9 ou 12 membres en pratique serait suffisants). Cette équipe est également en charge d’organiser des élections présidentielles transparentes dans le délai d’un an. Si un candidat membre de cette collégialité souhaite se présenter aux élections présidentielles, il devra quitter le collège en charge de la transition au moins 6 mois avant la tenue des dites élections. Il sera alors remplacé par le premier suppléant désigné lors des votations.

Désormais, la nation devra se construire à l’avantage général et sous la surveillance du peuple. Les « Assises nationales de la Transition » veilleront à l’édification d’une justice sociale garantie par des principes républicains et démocratiques robustes pour sortir de la décadence dans laquelle n’a cessé de plonger le pays depuis des décennies. Cette justice sociale se fera par des hommes et des femmes de bonne volonté qui n’ont jamais pris part active et répréhensible aux actions et décisions qui ont participé à cette décadence.

Par Boualem ALIOUAT, Professeur à l’Université de Nice Sophia Antipolis

*Paru dans algeriepart.com/2019/04/22/

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Les sillons de la liberté

Cela fait 39 ans que le Printemps berbère a provoqué la première fissure au sein du système de parti unique qui a confisqué une indépendance arrachée de haute lutte par le peuple algérien. Le régime despotique de Boumediene, et avant lui celui de Ben Bella, a rendu les Algériens amazighophones à leur condition de colonisés, eux qui avaient tout sacrifié pour que se libère le pays du joug colonial. 

Ses accointances avec les régimes totalitaires arabes, qui pensaient trouver dans leur identification commune à la chimérique nation arabe, le chemin vers une utopique émancipation civilisationnelle, a contribué à briser toute aspiration à l’éclosion d’une Algérie algérienne tel que rêvée par les martyrs. Tout était mis en œuvre, y compris les moyens les plus violents, pour étouffer toute expression discordante à l’idéologisation forcée de la société algérienne. Mais le régime, aveuglé par sa haine, a, visiblement oublié les leçons de l’Histoire. “Quand trop de sécheresse brûle les cœurs, quand on rentre trop de larmes, quand on bâillonne trop de rêves, c’est comme quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher. À la fin, il suffit du bout de bois d’un esclave pour faire, dans le ciel de Dieu et dans le cœur des hommes, le plus énorme incendie”. 
Cette célèbre citation poétique de l’écrivain Mouloud Mammeri synthétise d’ailleurs fidèlement une de ces leçons que le système politique algérien n’a pas apprise. N’est-ce pas cette propension à l’omnipotence qui l’a poussé à la faute en interdisant une conférence que ce romancier devait animer à l’université de Tizi Ouzou ? 
Jamais, en tout cas, il ne s’attendait à une réaction aussi courageuse que massive de toute la Kabylie pour dénoncer l’innommable répression qui s’était abattue sur les étudiants au campus d’Oued Aïssi. C’est sans aucun doute là, le premier coup sérieux porté à l’endroit du régime et qui ouvrait la voie au long chemin des luttes démocratiques dans le pays. 
Le formidable mouvement populaire que vit actuellement l’Algérie a éclos dans des conditions, toutes proportions gardées, similaires à celles qui ont donné naissance au Printemps berbère d’Avril 80. 
Méprisé, brimé, humilié, le peuple algérien s’est soulevé pour dire halte à un pouvoir qui a reproduit, à quelque chose près, les mêmes réflexes et les mêmes pratiques que le système colonial. Le pouvoir bouteflikien était voué à la même destinée, à savoir la poubelle de l’Histoire. D’un printemps à l’autre, le système algérien laisse des plumes. 
C’est ainsi que la liberté trace ses sillons pour un avenir meilleur des enfants de l’Algérie.* par Hamid Saidani-  Liberté- dimanche 21 avril 2019

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