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une nouvelle République à tout prix-6

27052019

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**La communauté universitaire maintient la pression

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*Quand la raison est absente, la force règne !

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un militaire sans formation politique,

n’est qu’un criminel en puissance

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*Nous aimons notre pays mieux que vous qui êtes au pouvoir

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*L’Algérie ne sera que meilleure après le départ des usurpateurs et des prédateurs

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Image associée

*Des partis et acteurs politiques de la mouvance démocratique appellent à une rencontre nationale le 26 juin 

Des partis et acteurs politiques de la mouvance démocratique ont lancé, hier, un appel aux forces de l’alternance démocratique pour fédérer leurs efforts afin d’élaborer ensemble une solution politique pour sortir le pays de la crise.

Sept formations politiques et personnalités du pôle démocratique  – FFS, RCD, PT, PST, UCP, MDS, PLD ainsi que des responsables de la LADDH – se sont réunis, hier, pour la première fois depuis l’avènement du mouvement populaire, afin de se pencher sur la situation du pays et sur les voies et moyens visant à mettre fin, selon eux, au régime «dictatorial».

Les animateurs de cette action épousent l’idée d’aller vers une période de transition qui, selon eux, n’est pas un choix, mais plutôt une nécessité.

L’urgence aujourd’hui, expliquent-ils, est d’élaborer une solution politique ambitieuse, raisonnable et réalisable, loin des règlements de comptes et des calculs étroits, dans le but de changer radicalement le système en vue de propulser le pays d’un ordre constitutionnel obsolète vers un ordre démocratique.

Ils déplorent, à cet effet, l’attitude du pouvoir, qui a opté pour le pourrissement et la manipulation, et invitent les forces progressistes à unir leurs rangs afin de construire un pacte politique consensuel, qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique dans notre pays. «L’heure aujourd’hui est à la concertation et au dialogue. Libérer une dynamique politique de construction d’un Etat de droit et des libertés et de la société est une priorité en vue d’amorcer une véritable transition démocratique», notent les responsables de ce conglomérat qui ont, d’un commun accord, décidé d’organiser une première rencontre de concertation et de dialogue le 26 juin.

Ils lancent dans ce sillage un appel à d’autres acteurs politiques, aux syndicats autonomes, au mouvement associatif, ainsi qu’aux personnalités nationales indépendantes et à la communauté algérienne à l’étranger, qui se reconnaissent dans cette démarche à se joindre à cette initiative de dialogue sans préalable. «L’objectif est d’aller ensemble vers un dialogue sérieux, responsable et inclusif, pour une véritable transition démocratique et pour la construction d’un Etat de droit et une Algérie démocratique», affirment-ils.

«Le pouvoir persévère dans le déni de la réalité»

Hier, les représentants de ce pôle démocratique ont rappelé que le peuple algérien, après son soulèvement contre le colonialisme à travers une Révolution devenue un exemple pour le monde entier et une source d’inspiration pour les peuples opprimés, mène aujourd’hui sa deuxième révolution, pacifique et unitaire celle-là, pour imposer le changement radical et démocratique du système sous l’admiration de tous les pays. «La détermination reste inébranlable et l’espoir immense. Seulement, le pouvoir en place n’est pas disposé à saisir le sens profond de cet événement sans précédent depuis l’indépendance. Il s’obstinent délibérément dans le déni de la réalité et a fait le choix du pourrissement et de la manipulation», dénoncent les initiateurs de cette action, qui pensent que le rassemblement des forces de l’alternative démocratique est le seul à même de traduire fidèlement cette profonde aspiration populaire.

Il est, d’après eux, vain de croire à l’existence d’une issue positive à ce conflit dans le cadre de l’ordre actuel. «Ni le pouvoir ni ses diverses excroissances ne sont en mesure de constituer un recours. Pourtant, le sursaut citoyen, de par son caractère pacifique et massif, est une chance pour le pays.

C’est une force capable d’engager l’Algérie dans la voie de la souveraineté populaire, de la modernité et du progrès», estiment les rédacteurs de cet appel, qui exigent la libération immédiate et sans condition de tous les détenus d’opinion, condamnent par là même la judiciarisation de l’action politique, citant le cas de la leader du PT, Louisa Hanoune, et réclament la levée de toutes les entraves aux droits d’expression, de réunion et de manifestation.*NABILA AMIR -  elwatan- -mercredi 19 JUIN 2019

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Conférence nationale de la société civile : à partir du 15 juin 2019

Les options de la transition sur la table

***pour une transition démocratique et pacifique

11 JUIN 2019 – elwatan

Samedi prochain devrait se tenir la Conférence nationale de la société civile. Quelque 500 participants sont annoncés à cet important conclave. Pour rappel, trois pôles travaillent d’arrache-pied depuis plusieurs semaines pour la préparation de cette conférence. Il s’agit du Collectif de la société civile pour une transition démocratique et pacifique, du Forum civil pour le changement et de la Confédération des syndicats algériens. L’objectif de cette grand-messe citoyenne est de parvenir à une feuille de route commune pour une sortie de crise. Si un large consensus s’est d’emblée constitué entre les parties engagées dans ce dialogue inédit – autour notamment de la rupture radicale avec le système en place et le rejet des élections à courte échéance –, des divergences subsistent néanmoins, à propos surtout de la stratégie et des mécanismes de la transition.

Deux tendances lourdes se dégagent, l’une plaidant pour une Constituante comme préalable à toute refondation du système, l’autre préconisant d’aller directement à une élection présidentielle, à charge pour le futur Président élu d’ouvrir les chantiers de réformes qui s’imposent. Hakim Addad, une des figures de proue du Collectif de la société civile pour une transition démocratique et animateur du CSVM-22 Février (Comité soutien et vigilance du mouvement du 22 février), et Abderrahmane Arar, président du Réseau Nada et membre du Forum civil pour le changement, exposent, dans les entretiens qui suivent, leur point de vue sur la meilleure transition possible.

Tous deux insistent sur la nécessité d’aller au bout de la Conférence nationale du 15 juin et de maintenir coûte que coûte, par-delà des divergences somme toute normales, ce formidable espace citoyen qui permettra de peser dans le rapport de force à l’heure des grandes décisions…* MUSTAPHA BENFODIL – elwatan- mardi 11 juin 2019

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*les généraux contre l’Etat de droit et une société démocratique?

L’armée est devenue le principal garant de cet Etat post colonial qu’elle administre soit directement soit par procuration. Le noyau dur du pouvoir est concentré entre les mains du haut commandement militaire.

Une administration tétanisée par les affaires en justice de ses hauts représentants. Son activité s’étend à toutes les sphères de la vie économique et sociale. L’envoi des militaires dans le civil vise la constitution d’une sorte de club de managers sur lequel le pouvoir prend appui notamment dans les entreprises publiques et dans les administrations. Le développement du pays  est une volonté de l’armée. Un développement qui passe par la rente et non par le travail, par l’appel à l’extérieur et non par une mobilisation interne. L’action de l’armée fonde la légitimité du pouvoir.

Il est admis que l’armée a régenté l’économie et la société. En effet, maître de l’arène politique, le militaire devient politicien. A ce titre, il émarge à deux univers normatifs : l’univers militaire et l’univers politique. Or ces deux systèmes de normes sont indiscutablement contradictoires ; l’un est à base de compromis, de contestations, l’autre à base de conformisme et de discipline stricte. Dés lors, cette interpénétration contribue dans une large mesure à paralyser le contrôle social exercé par les normes militaires. En outre étant donné l’assujettissement du pouvoir civil au pouvoir militaire, les organes judiciaires ne remplissent pas totalement leur fonction de contrôle. En subissant le règne des personnes au lieu et place des règnes de lois, le citoyen se trouve privé de toute perspective et de toute liberté. Un pouvoir qui interdit la liberté d’entreprendre, de produire, de s’organiser, de s’associer, de s’exprimer peut asseoir son pouvoir dictatorial pendant un certain temps mais il condamne par là même son peuple au déclin en le nourrissant de peurs et de pain.

Trois instruments font fonctionner le système ; la terreur, la corruption et la manipulation. La scène politique sert de façade à l’intrusion du militaire dans le champ économique. Cette militarisation du politique et cette politisation de l’économie ne peuvent être saisies sans prendre en charge la dimension corporatiste de l’armée algérienne.

L’institution militaire est elle-même une structure de pouvoir. Le retrait de l’armée de la scène politique est problématique parce qu’elle a des avantages à préserver et d’éviter d’assumer la responsabilité des échecs recommencés en les imputant à la façade politique qui lui sert de pis-aller. On comprend dès lors pourquoi les militaires s’acharnent-ils à rester au pouvoir. Les militaires ont tendance à réagir lorsque leurs intérêts sont menacés ou du moins perçus comme tels. Cette réaction toutefois ne traduit pas la défense d’intérêts personnels mais plutôt celle du statut privilégié de l’institution militaire. Il s’agit donc de la défense d’intérêts d’une corporation spécifique qui a certainement sa place dans l’édifice institutionnel mais ne doit pas mettre de l’ombre sur les autres institutions comme la justice par exemple. Il y a là un phénomène d’identification aux intérêts et au statut de l’organisation militaire par ses membres même en situation de retraite, à croire que la tenue militaire et les galons leurs collent à la peau. Certainement parce qu’ils en retirent de gros avantages par rapport au reste de la population. Un débat devant être engagé sur le rôle et la place de l’armée dans la transition démocratique.

La transition d’un régime militaire autoritaire à un régime civil démocratique est périlleuse. La transition peut se faire pacifiquement si l’initiative de changement démocratique est prise par les forces sociales et politiques agissant en dehors de l’Etat mobilisant la société civile et poussant les militaires à quitter le pouvoir. Le contrôle du pouvoir politique sur l’institution militaire ne signifie pas que les militaires soient coupés du reste de la population mais tout simplement qu’ils regagnent les casernes qu’ils n’ont d’ailleurs jamais quittés (ils ont un pied dans la caserne et l’autre dans le civil) pour amorcer un début de changement. Le problème essentiel est la légitimité des institutions qui permet de privilégier le débat par rapport aux armes et le droit par rapport à la force. Mais est-ce dans l’intérêt de l’armée et des puissances étrangères que la démocratie s’instaure en Algérie et que son marché se ferme aux importations tous azimuts ?

C’est par l’instauration d’une démocratie véritable que l’armée ne sera plus un moyen de règlement des conflits politiques Aujourd’hui que la rente se tarie, que l’armée se recroqueville, la société s’affole, les institutions vacillent, le système s’agite. Faute de légitimité, l’Etat n’est plus en mesure de lever les impôts notamment sur la fortune. D’autre part, imposer des algériens sans activité productive, sans emploi, sans assiette fiscale dans une économie fondamentalement rentière revient au régime « à se tirer une balle dans les pieds ». Le pouvoir a commis deux erreurs stratégiques impardonnables : la première est de croire que l’armée est détentrice exclusivement de la légitimité historique de l’accession à l’indépendance du pays, la seconde est de croire que le pétrole et le gaz sont les seules ressources nationales qui permettent de rester aux commandes du pays sans en rendre compte de leur gestion à personne même pas à soi-même. Le pouvoir ne croit pas ce qu’il voit, mais voit ce qu’il croît, il veut croire, il ne peut pas ne pas y croire. « Maâza wa law talet » (qu’elle vole ou pas, c’est une chèvre pour moi), Il est drogué. Croire à une chose parce qu’il ne peut pas croire à son contraire, c’est au-dessus de ses forces, il ne peut pas faire autrement. Alors que pour notre voisin de l’ouest, « gouverner c’est pleuvoir » ; pour les algériens, « gouverner c’est importer ». Heureusement que l’eau est un don de Dieu et non un produit marchand, que Dieu soit loué. Si la pluie était un produit fabriqué par les usines occidentales, on n’aurait pas hésité à l’importer pour peu qu’on touche sa commission au passage.

Mais l’horrible vérité, c’est peut-être que les gouvernants qui se sont succédé ont besoin des importations pour asservir leur population. Un peuple de paysans indépendants vivant de ses récoltes pourrait devenir têtu et fier pour demander l’aumône à ses dirigeants. C’est pourquoi les premières victimes des politiques agricoles sont les paysans indépendants et ce, à commencer par la révolution agraire. La révolution agraire a donné l’illusion que la justice sociale est rétablie alors qu’en réalité c’est le travail de la terre qu’on enterre. La rente pétrolière rend dérisoire le surplus agricole potentiel et la facilité de payer les importations croissantes joue un rôle dissuasif vis-à-vis de l’urgence du développement agricole. Les importations sont un instrument imparable d’aliénation de la population très efficace qui permet aux élites dirigeantes d’accumuler plus de pouvoir et plus de richesses. Mais cela peut également les mener à leurs pertes. La flambée des prix de produits alimentaires sur le marché international a été un des facteurs déclenchant de la chute des dictatures arabes et africaines.

 **Par Dr A. Boumezrag – pulié dans algeriepart.com-mercredi 19 JUIN 2019

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La période de transition instituée par l’article 102 a engendré un échec total »

 APS -18 JUIN 2019

L’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) a affirmé, mardi, que la voie de sortie de la crise politique que traverse le pays consiste en « la préparation responsable et la réunion des conditions idoines » d’un dialogue national auquel participent tous les acteurs nationaux.

« Si la gravité de la crise était aujourd’hui une conviction partagée par tous les acteurs influents dans l’orientation du processus national, la seule voie à même d’y remédier consiste en la préparation responsable ainsi que la réunion des conditions idoines pour engager un dialogue national auquel prendront part tous les acteurs nationaux », a indiqué l’ONM dans un communiqué.
Pour l’ONM, « il est de son devoir de contribuer à l’enrichissement du débat national en proposant des éléments qui pourraient constituer un cadre de débats profonds et sérieux ». « En ignorant l’application des articles 7 et 8, réclamée avec insistance par le Hirak populaire, la période de transition instituée par l’article 102 de la Constitution a engendré le constat actuel, à savoir un échec total », estime l’Organisation des moudjahidine qui ajoute que « c’est là, le résultat naturel d’une réalité non objective en raison de différents facteurs, dont l’absence de conditions légales, organisationnelles, techniques et administratives ». Une situation qui explique, selon la même organisation, « la conviction de la Communauté nationale de l’impératif de rechercher ensemble une solution alternative alliant l’application des dispositions de la Constitution et les exigences de la réalité politique ».
Soulignant « la nécessaire implication de tous les acteurs dans la proposition de mécanismes pratiques, transparents et réalistes garantissant le passage d’une situation exceptionnelle à une autre normale donnant au pays l’opportunité d’engager de profondes perspectives permettant à notre peuple de réaliser un véritable développement national, répondant à ses aspirations au progrès social et à la prospérité économique (…) », l’ONM considère que « le dialogue national ou la Conférence nationale sont à mêle de conduire au plébiscite d’une personnalité nationale crédible et consensuelle pour assumer la gestion de la période après application de l’article 102 de la Constitution (90 jours) ».
Cette personnalité sera chargée de la formation d’une commission nationale indépendante qui supervisera sur le terrain, la préparation, l’organisation, la surveillance et l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, ainsi que la révision de la loi organique portant régime électoral. Elle aura également à assumer la responsabilité de démettre le gouvernement actuel et la formation d’un nouveau gouvernement technocrate, dont le choix des membres obéira aux critères de compétence, d’intégrité et de notoriété au sein de la société, estime l’organisation pour qui le rôle de ce gouvernement doit être limité à la réunion des moyens matériels et techniques inhérents à l’organisation de l’opération électorale sans avoir à s’impliquer directement dans le déroulement de la présidentielle.

Le communiqué de l’ONM met l’accent, en fin, sur l’impératif « d’accélérer les mesures adéquates pour l’association de la communauté nationale, toutes obédiences confondues, à la proposition de solutions mettant le pays à l’abri d’éventuels dérapages pouvant attenter à sa sécurité et à sa stabilité.*APS + elwatan- mardi 18 JUIN 2019

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Initiatives politiques pour une sortie de crise :

La mouvance démocratique s’organise

Des partis politiques et des personnalités de la mouvance démocratique se réuniront aujourd’hui pour adopter une déclaration commune sur la situation du pays et sur les voies et moyens pour le faire sortir de cette crise. Il s’agit en effet du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), du Parti des travailleurs (PT), du Front des forces socialistes (FFS), du Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD), de Jil Jadid, de l’Union pour le changement et le progrès (UCP) et du Parti socialiste des travailleurs (PST). Deux personnalités bien connues se joindront à cette rencontre : Lakhdar Bouregaâ, ancien chef militaire de la wilaya IV historique, et Djamel Zenati, militant politique et ancien directeur de la campagne électorale du défunt Hocine Aït Ahmed en 1999. Cette réunion se veut, selon ses initiatives, comme une première étape pour le rassemblement de toutes les forces progressistes derrière une feuille de route visant la transition démocratique pour une IIe République. La rencontre d’aujourd’hui est le couronnement des premières discussions engagées ces deux dernières semaines par le plus vieux parti de l’opposition. En effet, le premier secrétaire du FFS, Hakim Belahcel, accompagné notamment de l’ancien premier secrétaire et conseiller de l’instance présidentielle du parti, Ahmed Djeddaï, a engagé des concertations sur la situation de crise que traverse le pays avec plusieurs responsables de partis politiques, de personnalités nationales, de responsables syndicaux, d’experts et de professeurs d’université. Parmi les personnalités consultées, il y a Ahmed Taleb Ibrahimi, Ali Yahia Abdennour, Djamel Zenati, Smaïl Lalmas et Zoubir Arous. La rencontre historique entre la direction du FFS et celle du RCD a été bien accueillie par les démocrates, qui appellent à l’unification des rangs dans ce contexte particulier, afin de défendre les idéaux démocratiques dans l’Algérie de demain.
Les participants à la réunion d’aujourd’hui ambitionnent ainsi d’aller vers un rassemblement des forces démocratiques afin d’élaborer une feuille de route commune de nature à concrétiser les idéaux de Novembre et du Congrès de la Soummam, qui ont défini la construction démocratique de la nation algérienne. Selon le coordinateur national du PLD, Mustapha Hadni, la réunion d’aujourd’hui va être sanctionnée par une déclaration commune. Cette initiative d’unification des rangs des forces démocratiques a suscité de l’intérêt chez des pans entiers de la société qui aspirent à l’avènement d’un Etat démocratique. Face à l’offensive des forces intégristes et rétrogrades, les démocrates sont appelés à unir leurs forces afin de défendre leurs idéaux et leur projet d’un Etat moderne et ouvert sur le monde.
Les enjeux sont tels qu’il est impératif, aux yeux de nombreux militants de la démocratie, de redoubler d’efforts et d’actions pour pouvoir contrer tout projet rétrograde. Depuis de longues années, les forces démocratiques ont évolué en rangs dispersés. Leurs divisions ont fortement profité aux forces rétrogrades qui avancent de pied ferme dans leur projet obscurantiste, gagnant subrepticement du terrain au nom de la démocratie. M.A. O.* MOKRANE AIT OUARABI-elwatan- 18 JUIN 2019 

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La lutte continue jusqu’au changement du système »

Des milliers d’étudiants ont marché aujourd’hui à Alger, pour le 17e mardi de suite. Il réclament toujours le départ de tous les symboles du régime et le changement radical du système.

La marche a commencé à la place des martyrs vers 10h30. Les étudiants ont brandi des slogans des plus variés, parfois contradictoires à l’exemple de « République badissienne ( Ibn Badis), novembriste ( proclamation du 1er novembre 1954) » et « Algérie libre et démocratique ». La foule des étudiants a observé une minute de silence, chanter l’hymne national avant de marcher vers la place Audin en passant par Bab Azzoun et la rue Ben M’hidi.

Les services de sécurité ont suivi la marche de près, sans toutefois la gêner. Les étudiants ont défilé avec des pancartes sur lesquelles ils avaient écrits, entre autres messages, « pas de confiance en les symboles des gangs », « une instance de surveillance des élections présidée par des juges » et « presse transparente pour un citoyen clairvoyant ». Les médias ont été vivement critiqués par les jeunes marcheurs qui ont crié, en arrivant à la place Port Said, « Sahafa chyatine  ( les médias flagorneurs ».

Le chef d’état-major de l’armée, comme de coutume, n’a pas échappé aux critiques. « Gaïd Salah dégage !», « Gaïd Salah arrêtez de jouer, le pouvoir au peuple » et « Gaïd Salah Soory, le peuple n’est pas naïf ».

Certains étudiants ont hissé des écriteaux pour réclamer l’élection d’une assemblée constituante qui saura « détruire entièrement le le régime dictatorial ». D’autres jeunes marcheurs ont exprimé leur solidarité avec le peuple soudanais : « Nous soutenons le peuple soudanais dans sa révolution pacifique. Nous sommes contre le gang militaire sanguinaire ».

Les étudiants on commencé à se disperser dans le calme vers 13h00.

*elwatan.com – mardi 18 JUIN 2019

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Pourquoi les généraux doivent lâcher prise en Algérie

Le 17è vendredi a été aussi grandiose que les précédents. La pression est assez forte sur les généraux et ils finiront par lâcher prise. La mobilisation est massive et la solution est politique et non militaire.

une nouvelle République à tout prix-6

Les généraux essayent de se protéger en jetant les civils de service en pâture, et quand tous les civils corrompus seront en prison, ils commenceront par se débarrasser des généraux les plus encombrants. Mais attention, si la mobilisation populaire baisse, une répression féroce s’abattra sur les Algériens. C’est ce qu’ont compris les jeunes manifestants qui scandent: ya hna ya ntouma. Amamouna dawla el kanoune, waraouna jahanama. Il vaut mieux avancer vers l’Etat de droit que de reculer vers la répression à grande échelle. « Ils » ont pris des photos de manifestants et de leaders, « ils » ont enregistré ce que nous avons écrit et dit. Il n’y a pas d’alternative. Ou bien l’armée devient une institution de l’Etat ou bien l’Etat restera une annexe de l’armée.

*algeriepart.com-  samedi 15 juin 2019

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Ouyahia, Saïd Bouteflika, Sellal et les autres :

Pourquoi le régime algérien s’est effondré très rapidement

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*Personne, absolument personne n’a jamais imaginé un tel scénario. Il y a quelques mois, Sellal et Ouyahia auraient pu devenir Président de la République s’il y avait un consensus autour de ces deux personnalités au sein du sérail algérien. 

Il y à quelques mois, Amara Benyounès marchandait son soutien au 5e mandat et espérait récolter une plus-value qui devait lui permettre de retrouver un portefeuille ministériel. Il y à quelques mois, Amar Ghoul complotait pour revenir aux commandes en rêvant de diriger un nouveau gouvernement de transition nationale le temps de résoudre la crise de succession d’Abdelaziz Bouteflika.

Il y a quelques mois, Zoukh, l’ex-Wali d’Alger, se voyait longtemps « intouchable ». Il y a quelques mois, Tayeb Louh se voyait comme l’un des potentiels successeurs à Abdelaziz Bouteflika. Il y a quelques mois, le régime algérien pensait survivre à une simple épreuve de succession. Aucune de ses officines n’a prévu un ras-de-marée populaire qui va l’engloutir et mener l’Algérie entière vers une période révolutionnaire !

Et le miracle fut ! Les Algériens se sont révoltés à la grande surprise du monde entier. Ouyahia ne sera candidat à l’élection présidentielle et ne deviendra jamais Président de la République. Au contraire, il finira à la prison d’El-Harrach. Sellal ne sera pas rappelé et ne pourra pas prétendre à la succession de Bouteflika. Il finira lui-aussi à la prison d’El-Harrach. Tayeb Louh ne détiendra plus aucun pouvoir. Il finira éjecté du gouvernement et se retrouve pourchassé par la vindicte populaire. Amara Benyounès ne réalise aucun de ses rêves et il finit lu aussi à la prison d’El-Harrach. Zoukh, Amar Ghoul, Boujdemaâ Talai, Zaalane et tous les autres hauts responsables du régime Bouteflika, ne tarderont certainement pas à retrouver leurs collègues à la prison d’El-Harrach.

Le cerveau du régime Bouteflika : « le seigneur Saïd » est tombé avant tous les autres. A la prison militaire de Blida, il sera bientôt jugé comme un « vulgaire traire à la nation ». Le puissant Tartag a trébuché définitivement et passera de longues années à la prison militaire de Blida. Et cerise sur le gâteau : le puissant et mystérieux général Toufik est définitivement humilié et emprisonné à Blida.

Qui l’eût cru ? Personne, absolument personne. Mais pourquoi une telle chute brutale, un effondrement aussi violent et surprenant. La raison est à la fois simple et complexe : le régime algérien était rongé depuis longtemps par un dangereux cancer qui n’a jamais été traité. Ce cancer porte un nom ô combien significatif : le clanisme !

Divisé par les querelles internes, affaibli par les guéguerres entre petits chefs, miné profondément par les divergences idéologiques, financières et politiques qui séparent ses principaux acteurs, le régime algérien a affronté le mouvement populaire algérien dans une posture catastrophique. Dépourvu d’un leader autour duquel les dirigeants algériens peuvent se fédérer, le régime algérien n’était pas prêt pour résister aux coups de poing de la rue.

Tel un vieux boxeur qui ne peut plus se battre, il tombe de très haut. Et le KO est prononcé. La détérioration gravissime de l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika a accéléré la fin de ce régime. Depuis fin 2018, il n’y avait presque plus de régime homogène, solide et fonctionnel. Il y avait le clan Gaïd Salah d’un côté, le clan Saïd de l’autre, les intérêts des oligarques richissimes, mais détestés par les Algériens, et les orientations d’un appareil administratif entièrement rongé par la corruption généralisée.

L’Etat est une notion qui a commencé à disparaître dans le sillage d’un 4e mandat catastrophiquement mal-géré. Le groupe Ahmed Ouyahia voulait le pouvoir, le groupe Bouchaoureb voulait le pouvoir. Le groupe Sellal voulait le pouvoir. Le groupe Tayeb Louh et général Belkecir voulait le pouvoir. Le groupe Gaïd Salah voulait le pouvoir. Le pouvoir, tout le monde le voulait. MAIS PERSONNE NE LE DÉTENAIT RÉELLEMENT.

Le régime algérien était devenu depuis 2014 un agencement d’intérêts claniques, financiers et tout l’équilibre était géré par des groupes affairistes. Il n’y avait ni vision, ni projet, ni la moindre structure de base.

Ce n’est pas le régime syrien solidement enraciné autour de la famille ASSAD, ce n’est pas la monarchie saoudienne capable d’avaler ses déchirements internes pour subsister aux menaces extérieures, ce n’est pas le régime cubain capable d’écarter ses vieux chefs et organiser ses propres successions, ce n’est pas le régime russe guidé par un leader patenté et charismatique comme Poutine, ce n’est pas le régime turc qui créé de la croissance et séduit les foules avec un Erdogan, non, le régime algérien n’avait plus aucun sens, plus aucune utilité.

Il était voué à l’échec et par ricochet à la disparition. Dans un futur proche, cet effondrement sera enseigné dans les livres d’histoire et les dirigeants algériens finiront là où ils étaient attendus depuis très longtemps : les poubelles de la mémoire collective de l’humanité…* algeriepart.com-  samedi 15 juin 2019

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*De l’impunité totale au châtiment sommaire

Résilients, les Algériens en marche depuis le 22 février poursuivent leur chemin vers la libération du pays avec la même vigueur. A chaque vendredi qui passe, ils montrent des signes de force. Les avis de faiblesse sont émis en face.

D’une inébranlable détermination, le «peuple du vendredi» n’est pas près d’abandonner. Il accomplit les tâches sans perdre de vue le but final de la grande bataille engagée. Impossible de le détourner du sujet central. Dans une intelligence collective, il ne se laisse pas non plus distraire par les coups de grâce spectaculairement donnés aux figures de premier plan du régime Bouteflika. Les Algériens prennent acte.

Cependant, les poursuites judiciaires lancées contre deux Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que d’ex-ministres placés en détention et d’autres qui font l’objet d’instruction en cours pour des faits de corruption sont des faits majeurs. Ils sont tout sauf marginaux. Un cas inédit dans les annales politiques et judiciaires du pays. Leur impact est certain. Une prise de guerre non négligeable du mouvement du 22 février.

Avant ces visages politiques rattrapés par l’histoire, la justice a placé dans son viseur les emblématiques hommes d’affaires dont la richesse a été acquise grâce à leur proximité – allégeance – avec le pouvoir de Abdelaziz Bouteflika. L’épisode judiciaire en cours, et qui se déroule à l’ombre de la révolution démocratique, signe le début de la fin d’une époque. Il témoigne si besoin est de l’interpénétration entre la gouvernance politique et les milieux d’affaires durant ces 15 dernières années.

Le jugement des responsables gouvernementaux, qui ont eu à contrôler directement l’appareil économique du pays, est directement lié aux poursuites contre les Haddad, Tahkout, Kouninef et consorts. Manifestation de deux mondes ultra connectés. Ce n’est pas une révélation. Cette union sacrée est connue de tous. Elle s’exerçait au grand jour. Ces méfaits palpables que certains – faussement étonnés – semblent découvrir aujourd’hui. Alertée sans cesse par les opposants, les acteurs de la société civile et les médias au moment opportun, la justice n’a pas osé agir à temps

Impossible, car c’était l’un des instruments de la gouvernance politique en vigueur.

Un choix assumé avec arrogance et au mépris des lois, malgré les prévisibles périlleuses conséquences sur le pays de ce mariage douteux entre l’Exécutif et les milieux d’affaires créés de toutes pièces. Siphonage des capitaux publics, anéantissement des institutions de l’Etat, perversion des rapports sociaux et émergence d’une classe d’hommes d’affaires sans projet économique, n’est-ce celui de la captation boulimique de l’argent public via des marchés publics aux budgets faramineux.

Paradoxe de l’histoire, c’est la raison d’existence du régime politique depuis 20 ans qui est la cause-même de sa désintégration. L’infra-système que Bouteflika a bâti à l’intérieur du supra-système s’écroule en entraînant ses propres acteurs dans une chute fatale. A l’impunité totale que leur a procuré la puissance du pouvoir, succédera le châtiment violent et sommaire infligé aux bannis. Délogés par les Algériens révoltés et condamnés par l’histoire.

Il va sans dire que les poursuites judiciaires bruissantes vont pleuvoir encore sur la galaxie bouteflikienne. Rares sont ceux qui ne passeront pas à la trappe. La saison de chasse aux «Bouteflika boy’s» est désormais ouverte. Mêlant règlements de comptes et «volonté» de faire justice, c’est tout le régime du raïs déchu qui sera mis au box des accusés après s’être placé au ban de la nation. Le procès d’une époque politique et de ses hommes forts, rendu possible par la révolution démocratique en cours, a eu comme conséquence immédiate l’inversion des rapports de forces à l’intérieur du sérail. Les maîtres humiliants d’hier deviennent des parias.

Si en effet dans ce contexte insurrectionnel, le jugement de ces symboles politiques emblématiques et les têtes d’affiche de la corruption est difficile à éviter, parce que c’est une demande populaire «légitime» et surtout politiquement rentable, il ne peut cependant constituer à lui seul l’unique réponse à la crise algérienne. L’exigence des Algériens va au-delà du procès du pouvoir. Aussi utile soit-elle, la pénitence infligée aux dirigeants responsables de la catastrophe nationale serait une supercherie si elle n’est pas accompagnée d’une véritable transition politique. Laquelle transition devra débaucher sur la mise en place d’un nouvel ordre politique et social où il ne sera plus possible de reconstituer les tares dégénératives du régime quasi monarchique de Bouteflika.** HACEN OUALI - elwatan – dimanche 16 juin 2019

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*l’Algérie  dans les méandres  du vide constitutionnel

Et maintenant qu’allons-nous faire ?

A partir de ce e soir la République algérienne entre dans une situation embarrassante du fait qu’aucune candidature sérieuse n’est venue justifier la consultation électorale prévue le 4 juillet prochain, de ce fait, l’Algérie pénètre « tout de go »  dans les méandres  du vide constitutionnel.

Même les pseudos partis politiques qui finassaient vainement pour pouvoir jouer un rôle dans la prorogation du système se sont retirés, tout bonnement, et rejoignent discrètement, l’abstention populaire.

Un mal pour un bien, avec ce renoncement collectif de ces « figurants » politiques qui s’ajoutent au  lot FLN, TAJ et RND, le Haut Commandement Militaire peut se réjouir de s’être débarrassé des  « boulets » embarrassants qui narguent effrontément le Harak.

Ceci étant dit, la question du vide constitutionnel peut s’expliquer, en partie, par l’omission des rédacteurs de la constitution algérienne  à prévoir ce scénario rarissime qui est : l’impossibilité d’organiser une élection pour cause d’absence de candidat ou autrement dit : la limite maximale de l’article 102.

Concrètement, il est maintenant, inutile de rester dans une optique de « légalité constitutionnelle » alors qu’elle (la constitution)  est vraisemblablement inemployable.

Il faut reconnaître que le  commandement de l’armée, incarné par le chef d’état-major le Général Ahmed Gaid Salah, est dans une position inespérée, géopolitiquement parlant.

Cette fois-ci, l’ANP peut ouvertement  assumer son rôle de pouvoir de transition  sans se soucier  d’être « taxé » de  dictature militaire par n’importe qu’elle ONG ou autres gouvernements de pays  « démocratiques ».

En effet , la situation dans laquelle se  retrouve l’Algérie, en cette année 2019, n’est pas un cas isolé comme le prétendent  certains analystes politiques sur les plateaux télés.

L’histoire, avec un grand H,  nous apprend que beaucoup de nations ont du se  débrouiller avec les moyens du bord  pour « rassoir » le pouvoir de l’état de manière légitime.

Des pays qui étaient dans des circonstances bien pires que les nôtres, les dispositions spéciales adoptées par ces derniers  n’ont pas  provoqué un « tollé » dans la communauté internationale ou chez les gardiens autoproclamés du « droit-de-l’hommisme » dans sa version d’autodéterminations des peuples.

Il n’en demeure pas moins que l’idéal pour nous aurait été de voir la Cour suprême ou le Conseil Constitutionnel êtres en porte-à-faux avec la décision d’annulation de l’élection  d’avril dernier  par l’ancien président Bouteflika. Nous ne pouvons pas revenir en arrière, à vrai dire, le mal est fait.

Ces instances hautement qualifiées, en matière de droit constitutionnel,  auraient pu légiférer de manière « unilatérale » pour nous éviter de vivre  les affres du vide constitutionnel dans lequel nous sommes présentement.

Ils auraient pu réagir  comme ce fut le cas  aux Etats Unis en 1935,  ou le pouvoir judiciaire de la Cour suprême s’est  substituée au pouvoir politique contre le « New Deal » du Président Roosevelt, depuis la notion de « gouvernement des juges » était apparue et elle perdure aujourd’hui.

Devant le « laisser faire » de ces  hautes instances juridiques, l’Algérie se retrouve, bien malgré elle, dans une disposition de rupture avec la  légalité constitutionnelle.

Ipso Facto, Nous (algériens)  devons  considérer sérieusement le renouvellement de l’Etat, sans lequel, la notion de stabilité deviendra  qu’un vague souvenir.

Il ne faudrait,  ne surtout pas, confondre cette obligation de renouvellement impérieuse qui a pour but la survie de l’état algérien avec le renouvellement d’un système inique clairement  honni par le peuple.

Cette urgence que revêt le « renouvellement », peut être pratiquée lorsqu’un état retrouve son indépendance comme ce fut le cas pour l’Algérie en 1962.

En vérité,  cela dépend des particularités des  conjonctures, en ce qui nous concerne, il serait prompt d’opter simplement pour une nécessité  impulsée  par la révolution populaire du 22 février.

L’état de confusion dans lequel se retrouve le  pays, hier à minuit, n’est nullement une fatalité, les algériens en tant que peuple souverain, doivent  savoir  que de  nouvelles Constitutions ont été adoptées dans le passé par des nations dans des conditions bien plus compliquées que la nôtre Aujourd’hui.

En postulant que l’armée algérienne reste la seule institution hautement structurée, Il est important de prendre en compte qu’en ce moment aucune règle constitutionnelle  ne l’oblige (l’ANP) à choisir une voie plutôt qu’une autre pour sortir de cette impasse juridique.

Ceci dit, les exemples de renouvellement du pouvoir (non pas du système)   sont nombreux dans le monde, vu  la proximité géographique ou historique  nous pourrions citer le cas de  la France en 1789, 1814, 1848, 1870, du Portugal en 1976 ou encore ceux de l’Espagne en 1978 et des pays de « l’Est » après la chute du mur de Berlin et enfin celui de  la Russie en 1917

Rien ne doit paraitre impossible pour la pérennité de l’Algérie en tant que Nation, les divergences politiques ou idéologiques des uns et des autres doivent être mises en « mode silencieux » pour pouvoir surpasser cette épreuve, les différences auront bien le temps de s’exprimées dans l’Algérie de demain.

Une chose est désormais certaine pour nous autres algériens, nous avons  contribué, chacun à  sa manière,  à la déliquescence des principes fondamentaux qui font Le Citoyen.

A force d’ignorer notre pouvoir en tant que peuple, nous voilà au croisement des chemins ou deux options s’imposent à nous : soit nous réussissons collectivement à instaurer un état de droit, soit nous payerons individuellement le prix du chaos politique.

En Ukraine Volodymyr Zelensky, un jeune acteur humoriste, est aujourd’hui élu Président.

Il a déclaré  lors de son discours d’investiture :

« Je ne veux surtout pas que mes portraits soient accrochés dans vos bureaux, car le Président n’est pas une icône, pas une idole, il n’est pas un portrait, accrochez plutôt des photos de vos enfants et regardez-les avant de prendre chaque décision ».

Voilà, in fine,  comment de l’humour jaillit la sagesse dans un pays qui n’existait pas quand l’Algérie resplendissait dans le monde.

Par Maiza Nazim-   algeriepart.com-  dimanche 26 mai 2019

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la révolution du sourire en Algérie

Appeler les femmes le « sexe faible » est une diffamation, c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes » Gandhi

Dans les sociétés occidentales, la démocratie correspond à leur trajectoire historique, à leur philosophie politique, à leur élite intellectuelle qui place l’homme. C’est une  donnée endogène à la société européenne qui reflète sa propre histoire gréco-romaine et ses propres croyances religieuses. Une société qui  « féminise » les hommes dans leurs émotions, leurs sentiments, leur psychologie et « masculinise » les femmes dans leurs façon de vivre,  de s’habiller et de travailler. Une société où l’éducation des filles et des garçons est indifférenciée. Des couples qui mettent au monde des enfants sans attachement familial centrés sur leurs propres désirs. Une société où l’argent remplace le phallus au lit, castre l’homme et avilit la femme Une société où l’homme perd sa virilité et la femme sa féminité. Une société où la femme investit l’espace public et l’homme se réfugie dans l’espace privé. Les femmes ont investi massivement le marché du travail où toutes les carrières professionnelles leurs sont ouvertes.

En Algérie, les hommes fuient l’effort physique, l’endurance morale, les métiers manuels et agricoles et se consacrent au commerce de l’alimentaire et du cosmétique. Nous assistons à une « féminisation » rampante de la société. Une société où l’époux n’a plus d’autorité sur son épouse qui vaque librement à ses occupations abandonnant l’éducation de ses enfants les livrant aux démons de la rue.  Une société où la femme fatiguée par un rythme infernal qu’elle s’impose, s’épuise très vite, vieillit mal et meurt prématurément.

Une société où les liens de filiation sont rompus ; le frère ne demande plus après son frère et  les parents ne cherchent plus après leurs enfants.  Des enfants roi qui se transforment en adultes tyran. Est-ce l’individualisme que l’on recherche c’est-à-dire une société dans laquelle nos enfants ne seront plus solidaires de leurs familles mais agissent comme bon leur semble comme s’ils étaient tombés du ciel c’est-à-dire des enfants « x ». Des individus asexués sans identité, sans racine,, sans ancêtre, sans traditions, sans milieu, sans foi ni loi qui n’obéissent qu’ à la force du grand nombre. En investissant massivement le marché du travail, les femmes se sont coupées de leurs enfants pour en faire plus tard des adultes asexués. C’est cela la société démocratique qui nous envoûte, nous absorbe, nous ensorcelle. Nous adoptons sans état d’âme le mode de vie et de pensée  occidental. Nous tournons le dos à nos racines, à notre histoire, à nos traditions,  à notre religion. Nous finirons par rester seul face à soi-même, sans lien de filiation, sans honneur, sans dignité dans un dénuement total et un égarement manifeste.

Tout cela pour dire que la  femme est à la démocratie ce que l’homme est pour la dictature. Sur un autre registre, l’islam habille les femmes en les entourant de mystères alimentant les fantasmes des hommes. Et l’occident dénude les femmes et les expose en vitrine au regard impudique des hommes. Que nous enseigne les démocrates occidentaux : « Faîtes ce qu’on vous dit, et ne faites pas ce qu’on fait ». La laïcité n’est pas un cache sexe et le voile n’est pas une ceinture de virginité. « Couvrez moi ce sein que je ne saurais voir » disait Molière. Une femme sans foulard est comme une maison sans rideaux, elle est soit à vendre, soit à louer. Que les uns et les autres nous dévoilent leur part d’ombre et leur part de lumière. Entre la rigueur islamique et les libertés laïques, le monde arabe se recherche. En islam, être marié revêt une part importante de la religion musulmane. Le seul cadre pour l’activité sexuelle, c’est le mariage. Le mariage est devenu tellement cher que les prétendants au mariage attendent jusqu’à trente ans sinon plus pour se marier et à condition de disposer d’un logement et d’un travail ou d’un commerce. Le taux de chômage en Algérie est parmi les plus élevés dans le monde arabe et touche particulièrement la jeunesse. Les deux tiers de la population ont moins de trente ans. Le chômage touche plus de 30 % de la population en âge de travailler.

Ce taux résulte de l’absence de stratégie saine de développement et d’une opacité dans la gestion des ressources financières du pays sans oublier un système éducatif inadapté où des diplômés de l’université sont sans emplois. Il s’agit d’un chômage de longue durée qui contribue à la dévalorisation de l’enseignement. Les compétences enseignées ne correspondent pas souvent aux besoins du marché. La politique d’infantilisation a féminisée la société. De l’enfant roi on est passé l’adulte tyran. Quand l’enfant est roi, ce sont les femmes qui exercent la régence. Devenu adulte, il cherche à se substituer à l’autorité de l’Etat. Les rapports parents-enfants sont de l’ordre de la séduction qui est le contraire de l’éducation. La télévision s’est substituée à la famille.

Le père n’est plus capable d’aider ses enfants à rompre le lien fusionnel avec leur mère. Une famille patriarcale où les relations parents-enfants se superposent entre le chef de l’Etat et la société. Le couple n’est plus un espace d’intimité mais une préoccupation de groupe. Il est clair que favoriser l’abstinence et la frustration est le meilleur moyen de conduire l’individu à enfreindre les règles avec toutes les conséquences qui en découlent. La répression sexuelle est la marque de fabrique de toute dictature qu’elle soit privée ou publique. Si la dictature arabe se voile la face et se cache sous un hidjab, la démocratie occidentale se dénude en se déhanchant et s’offre en spectacle alimentant les fantasmes des uns et frustrations des autres. Le meilleur moyen de garder le pouvoir sur la famille c’est d’empêcher ses enfants d’avoir des relations conjugales.  Et pour le chef d’Etat, d’empêcher ses sujets de s’émanciper, de s’opposer à lui, de disposer d’une pensée critique et d’une liberté de mouvement.

La sexualité imbibée de religiosité est un outil de contrôle puissant de la dictature. Le patriarcat vit ses dernières heures de gloire. Cette frustration sociale et sexuelle des jeunes donne un sentiment de mépris et d’humiliation. La question de la sexualité est un enjeu majeur pour l’émancipation individuelle et collective. La misère psychique et sexuelle des jeunes entretient les régimes politiques en place. Un Etat autoritaire a besoin de sujets soumis. Pour ce faire, la répression sexuelle est un des vecteurs de la reproduction de l’ordre social dominant. Le refoulement sexuel produit des ressorts émotionnels et mentaux de la soumission à l’autorité sous toutes ses formes ; parentales, sociales ou politiques. Les relations de pouvoir entre le chef d’Etat et son peuple sont reflétées dans les liens entre le chef de famille et ses descendants. L’Etat autoritaire a un représentant dans chaque famille. Le père devient la ressource la plus importante de la préservation du régime politique. Se marier et avoir des enfants, est un impératif individuel et social. Le droit au mariage ne se mendie pas, il s’arrache. Le recul de l’âge du mariage engendre aussi des problèmes de stabilité dans la vie psychique et aggrave les tentations. L’être humain a en lui-même toutes ses pulsions, il faut bien qu’elles s’expriment parce que s’il les garde en lui-même, il va être dévoré par le stress. L’instinct sexuel étouffe la raison. La force la plus puissante chez l’homme, c’est sa sexualité.

Et cela les gens du marketing politique ou commercial l’ont très bien compris. La sexualité des jeunes est un domaine éminemment politique, elle traduit un rapport de force dans la société.  La sexualité des jeunes reste un des leviers de domination politique de la société.. Pris en otage entre les préceptes religieux et les exigences de la modernité, la jeunesse se trouve désemparée. La satisfaction sexuelle des jeunes adultes, dans un cadre moral organisé, libère les énergies, stimule la production et éveille les consciences. « Si l’âme n’est pas satisfaite sexuellement, elle se cabre, se refuse au travail, devient triste » Le mariage en terre d’islam est considéré comme le cadre légitime par excellence de fusion de sexualité et de la procréation. L’arabe langue de l’islam commence par la lette « alif », un comme Adam et suivie par la lette « ba » comme Eve, l’une est debout et droite, l’autre est couchée et ronde. L’humanité s’est constituée à partir de ces deux êtres complémentaires et non opposées comme nous le suggère les chuchotements diaboliques débouchant sur des divorces multiples et rapides avec des retombées sur les enfants privés de parents et de toit se retrouvant pratiquement dans la rue livrés a la violence et à la perversion. Dieu unit, il est Un ; le diable divise, il a plusieurs visages.

Par le Dr A. Boumzrag-  algeriepart.com-  dimanche 26 mai 2019

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les harkis du système

*imposteurs, usurpateurs, prédateurs

Un jeune algérien, chômeur de profession,  artiste de vocation, poète à l’occasion, adossé au mur à la fleur de l’âge aurait dit : « Je ne suis pas né au milieu d’une palmeraie, mais j’ai la grandeur, la droiture et l’humilité d’un palmier, plus un palmier s’élance vers le ciel, plus ses palmes s’inclinent devant la volonté divine ». 

La génération de novembre qui dit avoir libéré le pays (le territoire ou sa population) a épuisé son capital de sympathie, elle est devenue par la force des choses l’obstacle principal du développement et de la démocratie. Cette génération est discréditée moralement et professionnellement. En dehors des ressources pétrolières et gazières, elle ne peut point gouverner. Elle tient au pouvoir que lui confèrent les recettes du pétrole comme elle tient à la vie. Elle manque d’ouverture d’esprit et de maturité affective.

Au crépuscule de sa vie, elle est dans l’incapacité physique et mentale de céder pacifiquement à la génération de l’indépendance le pouvoir de disposer de leur pays. Une tête bien blanche ne fait pas nécessairement une tête bien saine et encore moins bien pleine. « La valeur n’attend point le nombre des années » dit-on. Les jeunes n’ont pas de pays de rechange, ni passeport diplomatique, ni comptes à l’étranger. Ils vivent, étudient, se soignent en Algérie. Ils souffrent en silence.

Ils n’ont que leurs bras pour travailler, leur cerveau pour réfléchir et leur foi en Dieu pour survivre, la paix dans l’âme et l’esprit en éveil. Un pays qui leur a été confisqué par leurs aînés. Des ainés qui ont pour certains la patrie libérée dans leurs poches trouées, alors que les jeunes dans leur grande majorité ont le pays en détresse profondément ancré dans leurs cœurs meurtris. Antoine de Saint-Exupéry disait « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ». L’Algérie appartient à toutes les générations, les hommes sont mortels, nul n’en a la propriété exclusive et encore moins éternelle. « Quand dans l’œuf, le poussin arrive à maturité, s’il veut vivre, il doit briser la coquille.

Or les jeunes veulent vivre. Evidemment la coquille résiste mais le poussin s’agite depuis longtemps mais il naîtra… » . Aussitôt né, il s’est mis à marcher sur ses deux sur ses deux pattes. Cela n’a pas été le cas de leurs aînés qui ont marché toute leur vie « sur leur ventre » sans jamais se redresser un jour. Tel des animaux domestiques, ils se font servir par leurs maîtres. Terrible est l’épreuve infligée par Allah à la communauté musulmane ; l’argent. L’argent facile fascine et conduit tout droit à l’enfer et nul n’est à l’abri. Nous sommes au crépuscule de notre vie et la mort peut nous surprendre à tout moment. Que dire face à son créateur  si la mort nous surprend sans être soumis à lui car la mort n’est pas un échec de la vie mais un passage vers l’autre vie.

L’Algérie serait-elle un paradis pour tous ceux qui vont en enfer ?; Il n’y a pas de gens riches dans l’Algérie indépendante, il n’y a que des pauvres devenus riches par la grâce du pétrole et du gaz. « Dans un pays d’injustice, les honnêtes gens sont soumis aux lois des corrompus ». La corruption est un fertilisant pour les dictatures et un poison pour les républiques. Les riches autochtones de la période coloniale ont été éradiqués  au nom d’une certaine « révolution agraire » qui a enterré le travail de la terre et ouvert la voie à une dépendance alimentaire suicidaire. Le pétrole est un don de dieu et non un produit de l’homme. Il appartient à tous. Par conséquent, toute propriété d’une minorité doit être légitimée par la majorité.

La propriété privée est le prolongement du droit à la vie. Elle limite les violences sociales. Le droit de propriété est réducteur d’incertitudes et producteur de sécurité ; Par conséquent le premier devoir d’un Etat est de produire la paix civile laquelle passe par la légitimation du droit de propriété lequel est concomitant à un autre droit celui de l’emploi. Si l’un peut détenir des biens, l’autre doit disposer d’un emploi. La main droite a besoin de la main gauche pour travailler et produire. C’est cela une économie moderne. C’est cela un Etat de droit. Et cela ne tombe pas du ciel.

La reconnaissance de fortunes privées par la société passe nécessairement par la production de biens et services destinés au marché local et par la création massive d’emplois durables destinés aux jeunes qui forment la majorité de la population. L’Etat post colonial a fait la preuve de son inefficacité dans la conduite du développement, par la dilapidation des ressources rares (énergie fossile, terres agricoles, force de travail, etc…), la démobilisation de la population et la fragilisation des institutions minées par la corruption et le népotisme. L’Etat en Algérie est à réinventer. La ruse qui a fait ses preuves dans la lutte de libération a échoué dans la construction du pays. L’inertie des vieux doit céder sa place à la vivacité des jeunes. L’Algérie doit se débarrasser de la peau du renard pour revêtir celle du lion. Un récit de ma grand-mère est édifiant « Il était une fois, me disait-elle un bourricot a revêtu la peau d’un lion et décide de se rouler sur les champs de blé, les paysans l’ayant aperçu de loin se sont enfui abandonnant leur récolte. Un beau jour de disette ils s’armèrent de courage et décidèrent de l’affronter. Sur leur chemin, ils découvrirent la peau d’un lion et  voient au loin un âne qui broute de l’herbe, ils se mirent aussitôt à courir à ses trousses qui se sauve en ricanant ».

Déçu par tant de forfaitures et de lâchetés, un jeune poète algérien aurait poussé ce cri de désespoir : peuple algérien : pleure comme une femme un pays que tu  as libéré par le sang mais que tu n’as pas su construire par la sueur. Tu as succombé à la tentation de l’argent facile. Tes larmes ne te serviront  à rien. Retrousse tes manches. L’Algérie est un vaste pays avec un beau visage. Chaque région est une partie de ce visage. Qui aimerait sacrifier ou amputer toutes les autres parties pour ne laisser que le front (la côte méditerranéenne) ? Que vaut le front sans les yeux, les oreilles, le nez, la bouche. Que vaut l’Algérie sans  le Sahara ? Sans la Méditerranée ? Sans la Kabylie ? Sans les Aurès ? Sans le M’Zab ? Sans le Hoggar. Le club des pins n’est pas l’Algérie. C’est une exterritorialité. Il faut un passeport diplomatique pour y accéder. Le passeport vert n’y donne pas droit. Il a la couleur du paradis et l’amour de la patrie.

(*) Sid Ahmed Ghozali

Par Dr. A. BOUMEZRAG- algeriepart.com-  dimanche 26 mai 2019

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