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16042015

**700 morts dans le naufrage d’un chalutier chargé de migrants au large des côtes libyennes 

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Le naufrage d’un chalutier chargé de migrants au large des côtes libyennes pourrait avoir fait jusqu’à 700 morts, a annoncé dimanche le Haut-commissariat aux Nations unies pour les réfugiés (HCR). Ce chalutier a chaviré à environ 110 km des côtes libyennes avec à son bord plus de 700 personnes, selon le récit de 28 survivants récupérés par un navire marchand, a indiqué aux télévisions italiennes, Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie. Si ces chiffres étaient confirmés, il s’agirait de la « pire hécatombe jamais vue en Méditerranée », a-t-elle déclaré.

Quelque 21 cadavres ont été récupérés, selon les médias italiens. Il n’a pas été possible dans l’immédiat d’obtenir confirmation de cette information. Le chalutier a lancé dans la nuit de samedi à dimanche un appel au secours reçu par les garde-côtes italiens qui ont aussitôt demandé à un cargo portugais de se dérouter. A leur arrivée sur les lieux, à environ 120 milles (220 km) au sud de l’île italienne de Lampedusa, l’équipage a vu le chalutier chavirer, selon le HCR. C’est probablement quand les 700 migrants à bord se sont précipitées tous du même côté à l’arrivée du cargo portugais que le drame est survenu, a encore dit Mme Sami.

Une importante opération de secours a été mise en place avec le concours des marines italienne et maltaise, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la marine maltaise. L’alerte avait été donnée vers minuit locales (22H00 GMT), selon ce porte-parole de la marine maltaise. Si ce bilan devait être confirmé, il viendrait s’ajouter aux quelque 450 morts et disparus lors de deux précédents naufrages en moins d’une semaine. Là encore, ce sont les récits de survivants qui ont permis d’établir ces bilans, alors que le flux de migrants provenant de la Libye ne cesse de grossir.

Entre 500 et parfois 1.000 personnes sont chaque jour récupérées par les garde-côtes italiens ou des navires marchands. Plusieurs organisations internationales et humanitaires ont dénoncé ces derniers jours l’incurie des autorités européennes, réclamant davantage de moyens. « Il faut une opération Mare nostrum européenne », a ainsi déclaré la porte-parole du HCR. L’opération italienne Mare nostrum de sauvetage des migrants a été remplacée par l’opération Triton, une opération de surveillance des frontières beaucoup plus modeste. (Afp)–19/04/2015 | 

«J’ai vu des choses horribles dans les centres pour migrants»

témoigne Imed Soltani. Président de l’association La Terre pour tous

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	Imed Soltani

1500 migrants tunisiens ont disparu depuis la Révolution

- D’abord, comment a été créée votre association, La Terre pour tous ?

***Nous avons fondé l’association La Terre pour tous car, à la base, deux de mes neveux, Bellahcène et Slim Soltani, sont portés disparus depuis le 1er mars 2011. Ils sont partis dans le contexte de l’après-révolution. Ils ont embarqué depuis la région d’El Haouaria (extrémité du Cap Bon, au nord-est de la Tunisie, ndlr). Il y avait eu un effondrement de l’Etat, ce qui a fait que les frontières étaient ouvertes à l’époque. Il n’y avait pas de contrôle de la part de la police.

- Quels sont les objectifs de l’association ?

***L’objectif principal que nous nous étions assigné était de connaître la vérité sur les migrants disparus. Après, au fil de notre travail avec les autres associations et ONG, notamment européennes, nous avons réalisé qu’il y avait une grande injustice. Nous avons ressenti qu’il y avait des politiques qui nous ont poussé à fermer les yeux sur la réalité des disparus et des morts en mer.

A partir de là, nous militons non seulement pour faire la lumière sur les migrants disparus, mais aussi pour réfléchir à des solutions radicales en vue de stopper cette hémorragie de disparus et de naufragés, et le drame de nos jeunes qui prennent les barques de la mort. Les causes profondes de cette situation ont sûrement à voir avec la marginalisation des citoyens de la part des gouvernements qui se sont succédé en Tunisie ainsi que dans l’ensemble des pays arabes.

Il y a une marginalisation de régions entières où il n’y a pas de culture, pas de sensibilisation, pas de loisirs. Ajoutez à cela la pauvreté, la misère, le chômage qui reste très élevé. Et même la qualité de l’enseignement prodigué ne suffit pas pour former une jeunesse consciente qui sache gérer sa vie. Ceci sans oublier la politique migratoire de l’Europe et le système de fermeture des frontières entre nos pays.

- Le système Frontex ?

***Oui, le système Frontex. J’ai envie de dire à l’Occident : nous les Tunisiens, nous les Algériens, nous les Africains de manière générale, nous avons le droit de circuler tout autant que vous. Comme vous, vous avez le droit de venir chez nous, nous avons le droit de venir chez vous. La liberté de circuler est un droit garanti pour tous.

Mais ces droits dont se gargarise l’Occident s’avèrent être un grand mensonge. Où sont ces droits ? De quelle démocratie parle-t-on ? Il ne se passe pas un jour sans que des gens meurent en Méditerranée et on n’a pas vu le monde bouger un cil pour dire «ça suffit !» Il faut changer ces politiques-là.

Au lieu de cela, on les voit financer les Etats pour se taire et payer Frontex en milliards au lieu d’octroyer cet argent aux pays marginalisés pour développer leur économie. Nous, on est contre ce système et on va combattre ce système. Nous allons dévoiler la vérité qu’on ne pouvait pas dire sous Ben Ali parce que vous aidiez Ben Ali et les autres dictateurs contre nous. Vous les corrompiez grassement afin que nous, les zwawla, les parias, nous crevions en mer !

- Avez-vous une estimation du nombre de harraga portés disparus ?

***En tout, 1500 migrants tunisiens ont disparu depuis la Révolution. Mais pour l’heure, il y a 520 citoyens tunisiens qui ont été officiellement recensés. Et on vient de porter ce chiffre à la connaissance du gouvernement italien.

- Qu’en est-il des harraga qui seraient détenus en Italie ?

Nous avons deux axes de travail dans ce dossier. Le premier concerne la situation de nos enfants qui sont entrés sur le sol italien, et à propos desquels nous n’avons aucune information ou idée précise sur l’endroit où ils se trouvent. Donc on veut connaître la vérité sur ce point. Le deuxième axe porte sur les défaillances constatées dans les opérations de sauvetage de la part de Frontex.

L’agence Frontex prend des milliers de milliards et tue les gens en mer en les privant de l’assistance pour laquelle elle est payée. La responsabilité de Frontex est pleinement engagée. D’ailleurs, j’ai porté plainte en Italie et devant l’Union européenne pour non-assistance aux migrants tunisiens.  Le plus grave est que le filon migratoire est devenu une source de business en Italie. Vous voyez des ONG qui perçoivent 120 euros par personne, mais en réalité, ils ne dépensent même pas 5 euros de ce budget.

Sans parler des humiliations, des bastonnades, des insultes et autres mauvais traitements. Et nous voulons mettre fin à ce système-là. J’ai été dans les centres de rétention en Italie et j’y ai vu des choses horribles. Je n’aurais jamais pensé voir ça dans des pays européens. Il y a de terribles dépassements des droits de l’homme. Les migrants subissent toutes sortes de maltraitances. Les gens vivent sous médicaments.

Ils dorment avec des médicaments, se lèvent avec des médicaments, marchent avec des médicaments. Ils ont accueilli des gens en bonne santé et ils en ont fait des drogués pour pouvoir les «gérer». Et ça, c’est une violation criante des droits humains. Vous imaginez si on infligeait le même traitement, ici en Tunisie, à un ressortissant européen ? Je n’ose même pas imaginer ce qui se passerait. Ils continuent à porter sur un nous un regard plein de mépris. Pour eux, on est le «tiers-monde», donc tout est permis avec nous.

- Espérez-vous du changement dans le traitement de ce dossier au niveau interne après l’élection de Béji Caïd Essebsi et la nomination d’un nouveau gouvernement ?

***En quatre ans, nous avons organisé des manifestations devant les ambassades européennes à Tunis. Nous avons mené des actions de protestation devant le ministère tunisien des Affaires étrangères, devant le secrétariat d’Etat aux migrations. Nous avons interpellé tous ceux qui sont concernés par le dossier des migrants disparus.

Nous avons fait des grèves de la faim. Nous avons manifesté aux côtés d’ONG européennes. J’ai même participé à la Marche de la liberté qui s’est étalée sur 500 km, de Strasbourg à Bruxelles, à pied, pour dénoncer le traitement inhumain réservé aux ressortissants africains en Europe. L’ensemble de ces actions nous ont permis d’arracher un engagement du président Béji Caïd Essebsi pour la constitution d’une commission d’enquête.

- La «question harraga» touche aussi bien la Tunisie que l’Algérie, la Libye, le Maroc…Envisagez-vous une coopération avec les autres sociétés civiles de la région qui militent pour la même cause ?

***Nous sommes justement en train de mettre en place une coordination africaine. Nous avons des camarades du Maroc, d’Algérie et même du Mexique avec lesquels nous sommes en contact. On veut agir la main dans la main avec tous les Africains et les autres peuples pour nous élever contre ce système. Contre cette politique. Et nous les combattrons avec des idées, pas avec des armes ! Je voudrais dire pour terminer : je suis Tunisien, je suis Algérien, je suis Libyen, je suis Marocain, je suis Mauritanien, je suis Arabe, je suis humain et je veux la paix pour toute l’humanité !*Mustapha Benfodil-El Watan-dimanche 26 avril 2015

CARTE LIBYE

**ville de Zouara en Libye :

Scénario complet du lancement d’une traversée clandestine

La multiplication des cas de navires en perdition dans le détroit de Sicile et en partance de Libye pose des interrogations sur l’état des lieux facilitant de telles catastrophes.

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Il suffit de faire le tour de la ville de Zouara pour se convaincre que le nombre d’Africains circulant dans la ville dépasse de loin la main-d’œuvre dont elle a besoin, surtout en temps de guerre, le commerce et le bâtiment n’étant pas à leur apogée. Mais ce constat s’absorbe rapidement en s’adressant aux concernés. «Je suis ici parce que c’est l’endroit indiqué pour traverser la Méditerranée vers l’Italie», explique Moussa, un Malien de 23 ans originaire de Gao, au nord du Mali.

Les mêmes propos sont repris par Jakob, un Camerounais de 28 ans, qui a passé dix-huit mois pour arriver à Zouara. Il a même été arrêté pendant trois mois au Niger, avant de prendre la fuite en corrompant un gardien. Il lui a fallu travailler six mois à Lomé pour se faire un peu d’argent afin de venir en Libye. Moussa et Jakob ont accepté de se livrer, par téléphone, à El Watan.

Filières à gogo

Le Malien Moussa dit avoir beaucoup réfléchi, avant d’opter pour la solution libyenne : «On m’a également proposé la filière mauritanienne qui transite par Nouadhibou, sur la frontière entre la Mauritanie et le Sahara occidental, pour aller ensuite aux îles Canaries, donc en territoire espagnol.» Des amis lui ont conseillé d’aller en Libye. «Ils sont à Nouadhibou depuis bientôt deux ans sans pouvoir embarquer pour l’Espagne», dit Moussa avec regret. Lui pense pouvoir embarquer bientôt vers l’Italie. Il lui suffit de réunir 2000 dinars libyens (1000 euros), exigés par les passeurs pour la traversée.

Jakob, le Camerounais, explique comment se passe l’organisation de la traversée : «Comme la ville de Zouara dispose d’un port de pêche où il y a de vieux chalutiers destinés à la casse, les passeurs contactent les propriétaires de ces embarcations hors service. Certains squattent carrément la coque. Ensuite, le chalutier est emmené à un atelier faisant office de chantier naval où on lui installe un moteur d’occasion en mesure d’assurer sa dernière traversée.

C’est ce qu’ils prétendent du moins. L’essentiel, c’est qu’il quitte les eaux libyennes et s’approche du littoral italien.» A notre question sur la nationalité des passeurs et de leur réseau, Jakob répond : «Les mécanos et les marins sont Tunisiens ou Egyptiens, alors que les passeurs sont plutôt Libyens.» Pour lui, la situation de guerre en Libye fait que «la communauté internationale tend la main à cette communauté africaine qui risque même d’être tuée par Daech».

Absence d’Etat

A travers les propos des Africains de Zouara et d’autres sources en Libye, il est clair qu’il n’y a pas d’Etat ni de patrouilles marines. «Les quelques vedettes sillonnant la mer ne s’intéressent nullement aux embarcations de migrants mais aux navires transportant des armes ou du pétrole», souligne Mansour Younès, ancien membre du Conseil national de transition. «Seul l’argent intéresse les milices», insiste-t-il.

En répliquant que l’émigration clandestine rapporte gros, elle aussi, l’universitaire minimise le rapport financier en expliquant l’existence de plusieurs intervenants dans ce circuit. «Il y a le navire à acheter et réparer. Il y a les intermédiaires entre les candidats à l’immigration et les passeurs. Il y a d’autres sommes à payer aux mécanos, patrouilleurs en mer, marins, etc. Il y a de l’argent à gagner. Mais ce ne sont pas les grandes fortunes rapportées par les armes», indique Mansour Younès, qui ne voit pas de solution autre que le retour de l’Etat.

Il est «invraisemblable pour le moment» que «La communauté internationale mette des patrouilles pour contrôler le départ de ces navires à partir des ports libyens, c’est trop compliqué, vu les intérêts divergents de la communauté internationale sur la question libyenne».  Plusieurs centaines de victimes ont été enregistrées la semaine dernière au détroit de Sicile en Méditerranée. Mais tant qu’il n’y a pas de solution à la crise libyenne, les navires partant de Libye continuent à traverser et chavirer avec leurs passagers clandestins, des Subsahariens pour la plupart.  *Sellami Mourad–El Watan-dimanche 26 avril 2015

**11.000 migrants ont débarqué en Italie au cours de six jours

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Plus de 11.000 migrants ont débarqué en Italie au cours des six derniers jours, et des centaines d’autres continuaient à arriver vendredi sur les côtes italiennes, ont indiqué les garde-côtes. Plus de 300 de ces migrants, dont 45 femmes et 23 mineurs, partis depuis les côtes libyennes avant d’être récupérés en mer par les garde-côtes et la marine italienne, sont arrivés vendredi matin à Pozzallo en Sicile. Par ailleurs, une femme est morte dans l’explosion d’une bombonne de gaz sur l’embarcation de fortune où elle avait embarqué avec près de 90 autres migrants, dont une quinzaine ont également été blessés, selon cette source. Les rescapés ont été conduits à Lampedusa, île italienne au large de la Tunisie.A la faveur du chaos régnant en Libye et du beau temps qui s’est installé depuis plusieurs jours sur cette partie de la Méditerranée, les arrivées de migrants se multiplient sur les côtes italiennes.**17/04/15 -Source: Belga

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*Violent séisme au Népal de magnitude 7,8 

**Plus de 5.000 morts, selon un nouveau bilan 

*Le bilan avoisinerait les 10.000 morts et 45.000 blessés

Les communications, l’électricité et l’eau courante ont été coupées

*La Protection civile algérienne a envoyé 70 pompiers spécialisés dans les catastrophes naturelles

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***Vidéo: séisme au Népal

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**Le bilan du séisme au Népal pourrait atteindre 10.000 morts

Le bilan du séisme de samedi au Népal pourrait s’élever à 10.000 morts, a annoncé le Premier ministre Sushil Koirala, dont l’administration est critiquée par les habitants qui déplorent la lenteur de sa réaction face à la catastrophe. Le gouvernement est « sur le pied de guerre » pour organiser les secours, a assuré mardi le Premier ministre népalais. « C’est un défi et un moment très difficile pour le Népal ».

Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur, 5.057 personnes ont été tuées et plus de 10.900 personnes blessées par le séisme de magnitude 7,9 qui a frappé la région de Katmandou, ce qui en fait le séisme le plus meurtrier au Népal depuis celui de 1934, qui avait coûté la vie à 8.500 personnes.

« Le bilan pourrait grimper jusqu’à 10.000 morts parce que nous n’avons pas encore reçu d’informations en provenance des villages isolés », a expliqué Sushil Koirala. Les Nations unies ont déclaré que huit millions de personnes étaient affectées par la catastrophe et que 1,4 million de personnes avaient besoin d’une aide alimentaire. Sur le mont Everest, tous les alpinistes bloqués à plus de 6.000 mètres d’altitude par les avalanches déclenchées par le séisme ont pu être hélitreuillés vers le camp de base sud, où 17 à 22 personnes ont trouvé la mort .

L’aide internationale a commencé à arriver dans le petit pays himalayen de 28 millions d’habitants, l’un des plus pauvres d’Asie, mais les répliques du séisme, les dégâts infligés aux infrastructures et le manque de moyens financiers ralentissent le déploiement des secours.(Agences)*mardi 28/04/2015 

***Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Katmandou, « les hôpitaux sont submergés » et les docteurs doivent traiter les patients « dans les rues ». Les Népalais ont surtout besoin d’abris, de fournitures médicales et de vivres, selon Mme Byrs. Un premier avion chargé de rations alimentaires, de la nourriture qui n’a pas besoin d’être cuisinée, devrait arriver « peut-être demain » (mardi), a-t-elle précisé. Ces premiers repas seront ensuite distribués aux rescapés. Les secours seront acheminés par les routes si elles sont praticables ou bien par les airs.Dimanche, les équipes spécialisées du PAM — dont des logisticiens et experts en téléphonie — sont arrivées à Katmandou pour évaluer les besoins. Un appel de fonds est en train d’être mis en place par l’ONU, tandis que les experts en imagerie satellite du PAM évaluent le nombre de personnes affectées par le séisme, a indiqué Mme Byrs. En attendant, l’OMS a distribué des fournitures médicales pour couvrir les besoins de plus quelque 80.000 personnes pendant trois mois. D’autres kits médicaux sont en train d’être acheminés. De son côté, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) envoie pour l’instant 19.000 bâches en plastique et 8.000 lampes solaires.Selon un bilan provisoire, plus de 4.000 personnes ont été tuées dans ce tremblement de terre, le plus meurtrier au Népal en 80 ans. La région affectée par le tremblement de terre est « une zone agricole » qui abrite habituellement 2 à 3 millions de personnes ». « Les récoltes venaient d’être faites », a relevé la porte-parole du PAM.*lundi 27/04/15 – 18h37  Source: Belga

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*******Un socle décapité, un nuage de poussière, des corps enfouis sous les décombres: les ruines de la grande tour Dharhara, monument du 19e siècle, étaient samedi à l’image du centre historique de Katmandou, après le violent séisme qui a secoué le Népal et dont le bilan a grimpé à plus de 1.200 morts officiellement, mais le bilan avoisinerait les 4.500 morts selon un ministre népalais. Il y aurait 45.000 blessés. 

 Plusieurs dizaines de personnes seraient également mortes en Inde et en Chine. 

Le bilan des morts au Népal devrait être beaucoup plus lourd et les agences humanitaires sur place avaient du mal à évaluer l’ampleur des destructions et des besoins. « On essaie d’évaluer l’ampleur de la catastrophe », a confié un responsable de l’ONG Médecins du Monde. 

Bilan terrifiant qui ne fait qu’augmenter
Selon Minendra Rijal, le ministre népalais de l’Information, le bilan pourrait s’élever à 4.500 morts, soit le triple des estimations actuelles. Kantipur, un site népalais d’information, indique également que, selon la police, 45.000 personnes seraient blessés.

Le tremblement de terre a provoqué l’effondrement de la tour historique de Dharhara, l’une des attractions touristiques de la capitale népalaise, selon des témoins. Une dizaine de corps ont été extraits des ruines, selon un photographe de l’AFP. Des neuf étages de cette tour blanche surmontée d’un minaret de bronze, datant du XIXe siècle, ne restaient quasiment que des décombres, selon les images télévisées. 

Des habitants pris de panique se sont rués dans la rue au moment du séisme qui s’est produit à l’heure du déjeuner, vers midi, et des bâtiments se sont effondrés à travers la ville. « Tout a commencé à trembler. Tout est tombé. Les murs le long de la rue principale se sont écroulés. Les grilles du stade national se sont effondrées », a raconté un habitant de Katmandou, Anupa Shrestha. 

Les communications, l’électricité et l’eau courante ont été coupées, a indiqué l’ONG Oxfam, qui « se prépare à apporter de l’eau potable et des denrées de première nécessité », selon la directrice de son bureau au Népal, Cecilia Keizer. 

Sur le mont Everest, « une avalanche du Mont Pumori a frappé le camp de base et en a enseveli une partie », a indiqué à l’AFP un responsable de l’office du tourisme népalais, Gyanendra Kumar Shrestha. Cette avalanche a fait dix morts « y compris des grimpeurs étrangers » dans le camp de base où se trouvaient plus de 1.000 personnes, a-t-il également annoncé. 

« Nous avons été pris dans le tremblement de terre sur l’Everest. Nous sommes tous les deux OK… Il neige ici, aucun hélicoptère ne peut arriver jusqu’ici », a écrit dans un SMS la directrice du bureau de l’AFP au Népal, Ammu Kannampilly, en reportage sur place. 

Les médecins du camp de base étaient à l’oeuvre pour « sauver des vies », a indiqué le médecin et alpiniste Nima Namgyal Sherpa sur sa page Facebook. 

« La piscine s’est vidée sur les invités, c’était horrible »
À Katmandou, selon Kari Cuelenaere, une responsable de l’ambassade des Pays-Bas, une piscine s’est totalement vidée dans un hôtel où se tenait une réception pour la fête nationale néerlandaise. « C’était horrible, tout d’un coup toute l’eau est sortie de la piscine et a trempé tout le monde, les enfants ont commencé à hurler », a-t-elle raconté à à l’AFP. 

« Certaines parties de la ville se sont effondrées, la poussière s’élevait (du sol)… Il y avait beaucoup d’hélicoptères de secours », a-t-elle ajouté. Le séisme a coupé des voies rapides dans la capitale et provoqué des dégâts à l’aéroport international de Katmandou, qui a été fermé « pour raisons de sécurité », selon son directeur, Birendra Prasad Shrestha. 
Selon l’Institut américain de géophysique (USGS), le séisme de magnitude 7,8 s’est produit à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Katmandou. Sa magnitude – initialement évaluée à 7,5 – a ensuite été revue à la hausse. 

Selon les médias locaux, les secousses ont duré entre 30 secondes et deux minutes. Dans l’après-midi, la population et la police creusaient à mains nues la poussière et fouillaient les monticules de briques pour essayer désespérément d’en extraire des rescapés. Dharmu Subedi, 36 ans, qui se trouvait juste à l’extérieur de la tour au moment de la secousse, s’est soudain retrouvé enseveli. « C’était difficile de respirer mais j’ai réussi à me déplacer lentement dans les débris. Ensuite quelqu’un m’a tiré. Je ne sais pas où sont mes amis », déclare-t-il sur son lit d’hôpital. 

Une équipe de secouristes était déployée sur le site de Dharhara. « Nous ignorons combien sont encore ensevelis », a déclaré le porte-parole de la police de Katmandou Dinesh Acharya. Un photographe a recensé au moins une dizaine de cadavres retirés des ruines. 

Centre historique très prisé
Édifiée pour la première fois en 1832, reconstruite après le tremblement de terre de 1934, et mesurant 50 mètres, la tour Dharhara était l’un des monuments majeurs du patrimoine de Katmandou, avec la place Durbar ou de la stupa Swayambunath. De couleur blanche et surmontée d’une flèche en bronze, Dharhara était particulièrement prisée des étrangers ainsi que des familles népalaises le week-end pour sa vue panoramique sur la vallée. L’édifice abritait un sanctuaire hindou dédié au dieu Shiva en son sommet. 

Centre historique de Katmandou classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, la place Durbar, près de la tour, offrait le même spectacle de désolation. Plusieurs bâtiments s’étaient effondrés sur eux-même, déversant un torrent de briques et de planches sur la chaussée. Erigés par les rois Malla entre les 12ème et 18ème siècles, les édifices de la place Durbar constituent « une symbiose unique de l’hindouisme, du bouddhisme et du tantrisme », explique le site de l’UNESCO. 
Selon un bilan provisoire fourni par le ministre népalais des Finances, Ram Sharan Mahat, le séisme, d’une magnitude de 7,8, a fait au moins 1.457 morts dans ce pays himalayen.

Aide américaine déployée
Les États-Unis ont annoncé samedi l’envoi d’une équipe de secours et le déblocage d’une première enveloppe d’un million de dollars pour venir en aide au Népal, touché par un puissant séisme qui a fait près de mille morts, a annoncé l’agence américaine d’aide USAID.

Le bureau d’assistance aux désastres à l’étranger (OFDA), qui fait partie d’USAID, « va envoyer une équipe de secours et d’assistance pour répondre au séisme au Népal et a autorisé le déblocage d’un million de dollars pour répondre aux besoins les plus urgents », a écrit Jeremy Konyndyk, directeur de l’OFDA, sur Twitter. Sollicités, le département d’État et le Pentagone n’avaient, dans l’immédiat, pas fait état de leurs projets pour venir en aide aux sinistrés.

La Croix-Rouge débloque 480.000 euros
La Croix-Rouge internationale a activé samedi son fonds d’urgence et débloqué 480.000 euros pour participer aux opérations de sauvetage et assister les victimes du tremblement de terre au Népal qui a occasionné plus 1.000 morts, selon un bilan provisoire. À ce stade, aucun appel aux dons n’a encore été lancé par la fédération, a précisé Nancy Ferroni, attachée de presse de la section francophone de la Croix-Rouge de Belgique.

La Croix-Rouge népalaise, qui existe depuis 50 ans, est présente dans 75 districts. Elle dispose d’une grande expérience dans la réponse aux catastrophes naturelles, explique la Croix-Rouge internationale. Sa banque de sang approvisionne déjà tous les hôpitaux de Katmandou et ses services aident 1,9 million de personnes par an. Les centres logistiques de la Croix-Rouge à Kuala Lumpur, Bangkok, Dubai et New-Delhi se tiennent prêts à envoyer de l’aide de première nécessité quand les stocks disponibles à Katmandou seront épuisés. *samedi 25/04/15 – 18h14  Source: Belga

**La Protection civile algérienne a envoyé 70 pompiers spécialisés dans les catastrophes naturelles

L’Algérie a dépêché 70 pompiers spécialisés dans les catastrophes naturelles, une équipe cynophile, ainsi que des médicaments au Népal, dévasté samedi par un puissant tremblement de terre, a-t-on appris dimanche auprès de la direction générale de la Protection civile.

La Protection civile a envoyé 70 pompiers spécialisés dans les catastrophes naturelles ainsi qu’une équipe de cynophiles, a indiqué à l’APS le directeur général de la Protection civile, le colonel Mustapha El Habiri.

En outre, 200 tentes, 2.000 couvertures et 4 tonnes de médicaments ont été acheminées vers ce pays, a-t-il précisé. Le séisme de magnitude 7,8 qui a frappé le Népal, a fait près de 2.500 morts et plus de 6.000 blessés, selon un dernier bilan du centre national des opérations d’urgence népalais. (Aps)–dimanche 26 avril 2015

Népal

Le seisme terriblement meurtrier du Nepal
 Népal
Le seisme terriblement meurtrier du Nepal
Népal
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 Népal

Le seisme terriblement meurtrier du Nepal
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**Les survivants de l’Everest témoignent:

George Foulsham n’en revient toujours pas d’avoir survécu au gigantesque mur de neige qui a dévalé le mont Everest juste après le séisme. Pour lui, cette dernière catastrophe est un signe: le Toit du monde ne veut plus voir des alpinistes. 

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*La directrice du bureau de l’AFP au Népal, Ammu Kannampilly, était en train de faire un reportage au camp de base, à environ 5.500 mètres d’altitude, quand la montagne a tremblé samedi, faisant 18 morts et une soixantaine de blessés. Elle a pu parler à des survivants. 

En ce début de saison, environ 800 alpinistes se trouvaient disséminés en divers endroits de l’Everest, d’après les estimations du président de l’Association d’alpinisme du Népal, Ang Tshering Sherpa. Nombre d’entre eux tentaient à nouveau leur chance après avoir été privés d’ascension l’année dernière: la saison d’alpinisme avait été annulée après la disparition de 16 sherpas tués dans ce qui était jusqu’alors l’accident le plus meurtrier jamais survenu sur le sommet le plus haut du monde (8.848 m). 
« J’ai couru, couru, et la vague, semblable à un immeuble blanc de 50 étages, m’a aplati. J’ai essayé de me relever et elle m’a aplati à nouveau », raconte George Foulsham, un spécialiste de biologie de Singapour. « Je n’arrivais plus à respirer, je croyais être mort. Lorsque je me suis finalement relevé, je n’arrivais pas à croire que la vague était passée sur moi et que j’étais quasiment indemne », lâche l’alpiniste de 38 ans. Ce dernier s’était rendu au camp de base pour une seconde tentative après l’annulation de la précédente saison. 

« J’ai économisé pendant des années pour l’ascension de l’Everest mais on dirait que la montagne est en train de nous dire qu’elle ne veut pas être gravie pour l’instant », dit-il. « C’est plus qu’une coïncidence de voir ça deux années de suite ». Ellent Gallant, une cardiologue américaine, raconte qu’elle a tenté de venir en aide aux blessés. Mais elle n’a pu sauver la vie d’une des victimes, un jeune sherpa. 

« Il est mort sous mes yeux »
« J’ai couru jusqu’à la tente et je me suis jetée par terre. Lorsque les vibrations ont enfin cessé, la tente médicale m’a demandé, ainsi qu’à un alpiniste indien, un médecin militaire, de m’occuper des personnes blessées à la tête. On a travaillé toute la nuit, on faisait des rondes, on distribuait des médicaments, on installait des intraveineuses », décrit-elle. « Mais l’un des neuf patients est mort: un sherpa de 25 ans. Sa tension artérielle avait dégringolé. On a rien pu faire », regrette la cardiologue. 

Les conditions de traitement des blessés étaient rudimentaires, a expliqué l’Américaine. Lorsque les hélicoptères des secours ont pu commencer à atterrir dimanche, après en avoir été empêchés par les chutes de neige la veille, « on a su qu’on était sortis du bois ». « Les huit patients ont été évacués. Lorsqu’on va à l’école de médecine, on apprend à se concentrer sur ce qu’on fait. Mais là les choses se sont calmées et le contre-coup se fait sentir. Ce jeune homme de 25 ans qui est mort devant moi, il n’aurait pas dû mourir ». 

Pour Kanchaman Tamang, un cuisinier népalais employé par l’agence de trekking britannique Jagged Globe, qui a vécu le drame de la saison dernière, l’expérience a été particulièrement douloureuse. « J’étais dans la tente des repas quand l’avalanche a frappé. La tente a carrément volé », témoigne ce cuisinier de 40 ans. « Après le désastre de l’année dernière, je n’étais pas inquiet. J’ai même raconté à ma famille que je travaillais au camp de base et que j’étais en sécurité ». Mais, poursuit-il, « la saison est terminée, les chemins sont détruits. Je ne crois pas que je reviendrai l’année prochaine. Cette montagne, c’est trop de douleur », soupire-t-il. 

Chaque année, des centaines de grimpeurs venus du monde entier tentent l’ascension des sommets de l’Himalaya. Il est vraisemblable que nombre des victimes de l’avalanche de samedi soient des étrangers. Parmi les rares alpinistes morts identifiés pour l’instant, figure Dan Fredinburg, un ingénieur américain travaillant pour Google aux Etats-Unis, a dit sa famille. L’alpinisme est une source de revenus très importante pour le Népal, pays pauvre dominé par huit des 14 sommets les plus hauts de la planète, tous au-dessus de 8.000 mètres.*Source: AFP–dimanche 26 avril 2015

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**Max Stossel, un cadre dirigeant de Google mort dans une avalanche lors de l’ascension de l’Everest, lors du séisme de magnitude 7,8 qui a frappé le Népal 

DAN FREDINBURG

  »Nous savons aussi que tu as déjà vécu l’équivalent d’au moins 100 vies. » Voici les derniers mots écrits par Max Stossel à son ami Dan Fredinburg, le cadre dirigeant de Google mort dans une avalanche lors de l’ascension de l’Everest, après le séisme de magnitude 7,8 qui a frappé le Népal samedi.

Ashley Arenson, la petite amie de Dan, avait demandé aux proches du dirigeant américain de lui écrire des lettres qu’il pourrait ouvrir lors des différentes étapes de son ascension du plus haut sommet du monde (8848 m).

Pour rendre hommage à son ami décédé, Max Stossel a partagé sur Facebook la lettre qu’il lui avait rédigée et qu’il avait photographiée au préalable, dans laquelle il lui souhaitait bonne chance pour son voyage et lui témoignait combien il l’aimait: 

« Il avait cet incroyable état d’esprit de pirate pour résoudre les problèmes », raconte Max Stossel à nos collègues du HuffPost US à propos de son ami décédé. Il utilisait cet état d’esprit pour apporter plus d’amour dans le monde, plus d’aventure dans le monde, et pour créer des expériences pour les gens dont il se souciait. »

Dan Fredinburg était par ailleurs l’ex-petit ami de Sophia Bush, l’actrice connue notamment pour son rôle dans la série Les Frères Scott. Celle-ci s’était exprimée dimanche sur Instagram, rendant hommage à « l’un des plus grands amours de sa vie », un « être à part », « sans peur », « drôle », « un robot dansant qui aimait chevaucher des dinosaures et essayer d’atteindre le soleil et imaginer un avenir meilleur pour le pire.*huffingtonpost.fr/28/04/2015

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« Dan, (dan dan dan)

Tu dois te trouver très haut pour lire cet écho écrit (écho écho). Prépare-toi à l’idée qu’un jour ou l’autre, tous ceux que tu aimes vont mourir (mourir mourir mourir). Une fois que tu as compris cela, tu laisses derrière toi tes propres histoires. Ces histoires sont racontées et transmises, influençant la vie des autres jusqu’à ce qu’ils deviennent ces histoires (histoires histoires histoires). Ton histoire a déjà eu un impact considérable sur la mienne, pour le meilleur. Après chaque aventure, tu reviens avec des histoires que la plupart des gens ne pourraient même pas rêver d’eux-mêmes (mêmes mêmes mêmes). Merci d’élever la race humaine à un niveau supérieur, plus audacieux, et de vivre vraiment plutôt que de survivre (la la la). Je t’aime, frère. Reviens s’il te plaît sain et sauf avec des histoires (histoires histoires). Et même si tu ne le fais pas… Nous allons tous être horrifiés, attristés et avoir le cœur brisé de ne pas pouvoir créer cette nouvelle histoire avec toi, mais nous savons aussi que tu as déjà vécu l’équivalent d’au moins 100 vies.

Tu es un putain de champion.

Bon voyage, en sécurité, merveilleux et à couper le souffle.

Amour,

Max Stossel (ossel ossel)

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Les intempéries font plusieurs victimes en Allemagne et aux Pays-Bas

Des vents violents, tels que ceux qui ont traversé la Belgique, ont causé la mort de trois Allemands, d’un Autrichien et d’un Néerlandais mardi.

En Allemagne, un arbre s’est abattu sur une voiture à Rijnland-Palts, aux alentours de Montabaur, sans que les secours puissent sauver les deux passagers, selon la police. En Saxhe-Anhalt, un homme aurait été enseveli à la suite de l’effondrement d’un mur en béton, selon les autorités. La tempête aurait aussi fait plusieurs blessés dans le pays. A Mauthausen en Autriche, un homme a succombé à des blessures à la tête après être tombé d’une échelle lorsqu’il tentait de réparer le toit de sa terrasse, selon l’agence de presse APA. Enfin, aux Pays-Bas, la tempête a aussi coûté la vie à un homme de 45 ans lors de l’effondrement d’une partie d’un bâtiment à Ede. Un autre homme de 59 ans a été sévèrement blessé.*31/03/15 –  Source: Belga

** 25 morts, 125 disparus et près de 30.000 sinistrés au Chili

Plus de 100 disparus dans le nord du Chili

Le bilan des inondations et glissements de terrain dans le nord aride du Chili s’est encore aggravé samedi, avec un nouveau décompte officiel faisant état de 25 morts, 125 disparus et près de 30.000 sinistrés.

Quelque 2.700 de ces sinistrés sont accueillis dans des logements d’urgence, selon ce bilan établi par le Bureau national des urgences (Onemi). La région d’Atacama, à 800 km au nord de Santiago, a été la plus touchée avec 17 coulées de boue simultanées après que de fortes pluies ont fait fondre la neige de la Cordillère des Andes, selon les autorités. La présidente, Michelle Bachelet, a annulé sa participation au Sommet des Amériques la semaine prochaine à Panama et ordonné le déploiement de milliers de soldats et de policiers dans la région. Elle est retournée sur place samedi et a promis que la zone serait reconstruite. « Nous sommes ici avec vous, nous le sommes depuis le début, et nous allons reconstruire », a assuré Mme Bachelet à un habitant d’une commune de la région, qui lui détaillait l’étendue des dégâts dans son habitation. Les équipes de secours et de reconstruction ont jusqu’à présent permis de rétablir les services essentiels et de fournir des centaines de tonnes d’aliments et de produits nécessaires à l’hygiène et la santé. Le gouvernement a par ailleurs dépêché dans la région 89.000 doses de vaccin contre la grippe, 27.000 contre le tétanos et 7.600 contre l’hépatite A. 

Parallèlement aux inondations, l’alerte orange reste en vigueur autour du volcan Villarrica, situé dans le sud du Chili, qui a connu une brève mais spectaculaire éruption début mars. Depuis cette date, une zone d’exclusion de cinq kilomètres a été maintenue autour du volcan. Le sud du Chili a enfin été touché ces dernières semaines par de violents feux de forêts, qui ont consumé des dizaines de milliers d’hectares. *5/04/15 / Source: Belga

** violentes tempêtes en Equateur

De violentes tempêtes ont causé la mort d’au moins 25 personnes en Equateur, ressort-il samedi d’un bilan provisoire établi par les médias locaux. La foudre a également fait 52 blessés dans la capitale Quito. Quinze d’entre eux ont dû être hospitalisés.

En outre, 10 personnes sont mortes et 19 sont portées disparues dans le désert d’Atacama, au Chili, où les intempéries ont causé des glissements de terrain.Des milliers de maisons ont été détruites. Environ 6.000 personnes ont été accueillies dans des hébergements d’urgence. Selon les autorités chiliennes, les précipitations qui se sont abattues sur les régions désertiques d’Atacama et Antofagasta sont les plus importantes depuis 80 ans.*28/03/15 -Source: Belga

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*Le président Poutine: vouloir imposer « par la force » le modèle soviétique en Europe n’était pas une bonne chose »

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Le président russe Vladimir Poutine a reconnu jeudi qu’imposer « par la force » le modèle soviétique en Europe de l’est après la fin de la Seconde guerre mondiale « n’était pas une bonne chose », lors d’une séance télévisée annuelle de questions-réponses. »Après la Seconde guerre mondiale nous avons essayé d’imposer notre propre modèle aux pays de l’Europe de l’est, et nous l’avons fait par la force », a dit le président russe, admettant que ce « n’était pas une bonne chose ». « Il faut le reconnaître », a-t-il ajouté.

*Le Mistral? « Sans importance »…
La décision de la France de suspendre la livraison des navires de guerre Mistral en raison de la crise ukrainienne est « sans importance » pour la Russie, le contrat visant avant tout à soutenir les chantiers navals français, a assuré jeudi le président russe Vladimir Poutine.

« Mauvais signe »
« Le refus de livrer les navires conformément au contrat est un mauvais signe bien sûr, mais du point de vue du soutien de nos capacités de défense, je vais vous le dire franchement, c’est sans importance », a-t-il déclaré lors de sa séance annuelle de questions réponses avec les Russes à la télévision. « A l’époque, nous avions conclu ce contrat avant tout pour soutenir nos partenaires et assurer une charge de travail pour leurs chantiers navals, mais nous prévoyions de les utiliser en Extrême Orient, ce n’est pas critique », a-t-il ajouté. 

**1,2 milliard d’euros
La vente à la Russie de deux Mistral, conclue en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait été évaluée à environ 1,2 milliard d’euros. Paris a annoncé fin novembre le report « jusqu’à nouvel ordre » de la livraison du premier de ces bâtiments de projection et de commandement (BPC) construits à Saint-Nazaire (ouest), le Vladivostok, compte tenu du rôle de la Russie dans le conflit en Ukraine. La France a depuis lors répété que les conditions de la livraison n’étaient « toujours pas réunies » et Moscou a menacé à plusieurs reprises de lancer des procédures devant des cours d’arbitrage international. 

**Moscou attend un remboursement
« Je pars du principe que les autorités françaises, les Français étant des gens corrects, nous rendrons l’argent. Nous n’avons pas l’intention d’exiger des pénalités excessives, mais il faut que les pertes que nous avons subies soient remboursées », a poursuivi le président russe. Pour M. Poutine, cette décision « remet en cause la fiabilité » des pays de l’Otan. « Nous en tiendrons compte à l’avenir pour notre coopération future ». *16/04/15 -Source: Belga

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Le chef terroriste Abou Bakr al-Baghadadi grièvement blessé, selon The Guardian

Abuu Bakr al-Baghdadi dans une vidéo diffusée le 5 juillet 2014.

*photo: Image tirée d’une video de propagande diffusée le 5 juillet 2014 par al-Furqan Media, montrant le dirigeant du groupe Etat islamiste, Abou Bakr al-Baghdadi dans une mosquée de Mossoul, après la proclamation d’un « califat » entre la Syrie et l’Irak -

Le chef du groupe terroriste Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghadadi, a été grièvement blessé suite à une frappe aérienne en Irak en mars dernier, croit savoir mardi le quotidien britannique The Guardian citant des sources proches du groupe.

Selon ces sources en Irak, le leader jihadiste a été touché lors d’une frappe aérienne menée en mars par la coalition dirigée par les Etats-Unis. Al-Baghdadi s’est par la suite remis de ses blessures, affirme The Guadrian, mais le chef de l’EI ne dirigerait plus les opérations du groupe depuis.

Le quotidien souligne qu’un diplomate occidental et un conseiller irakien, Hicham al-Hachimi, ont séparément confirmé que les frappes aériennes en question ont eu lieu le 18 mars dans le district d’al-Baaj, dans la province de Ninive, à proximité de la frontière syrienne. En novembre et décembre derniers, des informations non vérifiées affirmaient qu’al-Baghdadi avait été blessé, souligne le quotidien.(Afp) 21/04/2015 |

*Qui est Abou Bakr al-Baghadadi ?

Docteur Ibrahim, Awwad Ibrahim, Abou Duaa, Al-Shabah (le fantôme), Abou Bakr al-Baghdadi, et enfin dernièrement Calife Ibrahim. Autant de noms pour désigner un seul et même homme: Ibrahim al-Badri al-Samarraï, le puissant leader de l’Etat islamique (EI). Pourtant, malgré cette ribambelle de pseudonymes, ce n’est que le 29 juin 2014 que le chef djihadiste de 43 ans a dévoilé son visage au monde entier, lorsqu’il a proclamé son «califat» sur l’Irak et la Syrie, dans un prêche depuis la grande mosquée de Mossoul, ville tombée au mains d’EI.

Auparavant, seulement deux photos -une en couleur du FBI américain, l’autre en noir et blanc du ministère irakien de l’Intérieur- permettraient d’identifier celui dont la tête est mise à prix 10 millions de dollars par les Etats-Unis depuis 2011. Jusqu’alors, peu d’informations sur lui avaient filtré. Né en 1971 à Samarra, au nord de la capitale irakienne, Ibrahim al-Badri al-Samarraï aurait étudié à l’université islamique de Bagdad dans les années 1990.

Selon une biographie diffusée par ses partisans, il serait un descendant du prophète Mahomet, un lignage prestigieux indispensable pour prétendre au titre de calife. Il aurait obtenu un doctorat d’études islamiques -d’où son titre de «docteur».Il passe au djihad en 2003, après l’invasion américaine de l’Irak, et prend son premier nom de guerre, Abou Duaa, au sein d’un petit groupe armé -Jaiche al-Sunna wal Jamaa-, avant de rejoindre les rangs d’Al-Qaida en Mésopotamie, sous la houlette du Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui. Il est arrêté par les Américains à Falloujah en 2004, et passe cinq ans au camp de détention de Bucca, période au cours de laquelle il se radicalise un peu plus. Relâché en 2009 dans le cadre de  la libération de milliers de détenus avant le retrait américain, il multiplie les attentats meurtriers et exécutions publiques sanglantes.

Le nouvel émir

Entre temps, Al-Zarkaoui a été tué dans un raid américain en 2006, et Abou Omar al-Baghdadi a pris sa succession à la tête de l’État islamique d’Irak, le nouveau nom d’Al-Qaida en Mésopotamie. Il est tué en avril 2010 près de Tikrit. Un mois plus tard, Abou Duaa est choisi pour lui succéder. Le nouvel «émir» prend un nouveau nom de guerre, Abou Bakr al-Baghdadi, référence au premier calife de l’islam, Abou Bakr al-Siddik, nom auquel il a accolé celui de sa ville d’origine, Bagdad.

Mais son organisation est très affaiblie. Al-Baghdadi opère alors un «retrait tactique», qui permet à l’organisation de se renforcer et d’accumuler un trésor de guerre grâce au rançonnage, au pillage des banques et autres biens. Et en 2011, il refuse de faire allégeance à Al-Qaida et l’Égyptien Ayman al-Zawahiri, qui a pris la relève d’Oussama Ben Laden.

Offensive irakienne

Les «printemps arabes» rebattent les cartes dans la région. Vers la mi-2011, Al-Baghdadi dépêche des hommes en Syrie pour combattre le régime de Bachar al-Assad, mais aussi les opposants laïcs et le front al-Nosra, branche locale d’EIIL qui a prêté allégeance à Al-Qaida. Son groupe ajoute alors le «Levant» à son nom en 2013, et devient  l’État islamique en Irak et au Levant (dont l’acronyme est EIIL en français, Isis en anglais et «Daech» en arabe).

En marge de cette action en Syrie, Al-Baghdadi lance une vaste offensive en Irak. Parti de Fallouja en début d’année, il a fédéré nombre de combattants sunnites, et prend début juin le contrôle de Mossoul, puis de la province de Ninive et une partie de celle de Salaheddine, de larges portions de la région d’Al-Anbar et de la frontière avec la Syrie. Des conquêtes qui lui permettent de mettre la main sur un trésor de guerre d’un demi-milliard de dollars, une quinzaine de puits de pétrole et qui font de l’État islamique «le groupe terroriste le plus puissant au monde, en terme d’armes et de financement». Et d’Abou Bakr al-Baghdadi, ou plutôt maintenant du Calife Ibrahim, le djihadiste le plus dangereux et le plus puissant au monde.*source: 20minutes.fr/ 21/04/2015 | 

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*Mokhtar Belmokhtar serait mort dans la ville libyenne de Ghadamès 

Algérie : Mokhtar Belmokhtar serait mort

Une source sécuritaire algérienne a confié au correspondant de Mosaiquefm. en Algérie, Abdallah Naceri que l’émir du groupe terroriste Al Mourabitoune, Mokhtar Belmokhtar serait mort dans la ville libyenne de Ghadamès avec deux autres figures du groupes à savoir un certain Bilel natif de la Kabilye et Akacha, natif de la ville de Sétif. Selon la même source, Mokhtar Belmokhtar a été blessé et s’est rendu à Ghadamès pour se faire soigner mais il a succombé a ses blessures d’autant plus qu’il souffrait déjà de diabète aigu. *mosaiquefm.–dimanche 19 avril 2015

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*Namibie: un trésor de 50 millions de dollars retrouvé à  5.150 mètres de profondeur

Les chercheurs en eaux profondes de Deep Ocean Search ont mis la main sur 100 tonnes d'argent.

*Les chercheurs en eaux profondes de Deep Ocean Search ont mis la main sur 100 tonnes d’argent.

Torpillé par un sous-marin allemand en 1942 dans l’Atlantique sud, le navire britannique City of Cairo transportait un trésor estimé à 50 millions de dollars. Cette cagnotte que l’on croyait disparue à jamais vient d’être récupérée à l’ouest de la Namibie «par une équipe franco-britannique par 5.150 mètres de fond». «Du jamais vu», explique Le Figaro qui révèle l’information.

2.182 coffres remplis de pièces d’argent

Et comme toutes les découvertes dans les profondeurs, l’histoire est belle et fait le tour de la Toile.

L’épave a rendu sa cargaison des plus précieuses qui appartenait à l’administration du Trésor britannique: 2.182 coffres remplis de pièces d’argent. Soit au total, 100 tonnes d’argent. «A 16,55 dollars l’once, le montant de ce trésor s’élève à près de 50 millions de dollars», note le quotidien. De quoi lancer une belle course à la prime. 

Une prouesse technique

Ce sont des chercheurs français œuvrant pour Deep Ocean Search (DOS), un groupe spécialisé dans la recherche sous-marine en eaux profondes, qui ont gagné, repérant donc la carcasse du City of Cairo à plus de 5.150 mètres sous les mers. Une prouesse technique, selon les experts.

Jamais une telle cargaison n’avait été récupérée à une telle profondeur, affirme encoreLe Figaro. Ceci alors que John Kingsford, fondateur de la société qui a retrouvé le navire, avait entamé ses recherches en 1984. *20minutes.fr/16/04/15 

Le bateau de recherche utilisé pour la mission, le John Lethbridge. Il est équipé de matériel sophistiqué et embarque un équipage de 30 personnes. Chaque journée en opération coûte entre 80.000 et 90.000 dollars, soit des millions pour plusieurs mois d'expédition.

*Coulé par un sous-marin allemand le 6 novembre 1942 dans l’Atlantique sud, le navire britannique City of Cairo transportait un trésor estimé à 50 millions de dollars. Il a été récupéré par une équipe franco-britannique au large des côtes africaines par 5150 mètres de fond. Du jamais vu.Le bateau a en effet été torpillé par un sous-marin allemand le 6 novembre 1942 alors qu’il transportait 7422 tonnes de marchandises et surtout 2182 coffres remplis de pièces d’argent. Au total, le navire convoyait près de 100 tonnes d’argent, alors propriété du Trésor britannique. A 16,55 dollars l’once, le montant de ce trésor s’élève à près de 50 millions de dollars… De quoi éveiller les intérêts.

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*La vieille Europe continue de vieillir

90 millions de jeunes seulement (15-29 ans) en 2014 contre 104.5 millions en 1994

**Qui sont-ils ces jeunes européens?

Jeunes supportrices lors de la Coupe du monde de football 2014. Berlin, le 4 juillet.

*photo:Jeunes supportrices lors de la Coupe du monde de football 2014. Berlin, le 4 juillet 2014

L’Europe prend des cheveux blancs. Mais le Vieux continent comptait tout de même près de 90 millions de jeunes (15-29 ans) en 2014 contre 104.5 millions en 1994. Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, dévoile ce jeudi 16 avril 2015 une enquête: «Que signifie être jeune dans l’Union européenne aujourd’hui?» 20 Minutes a sélectionné quelques caractéristiques de cette  jeunesse européenne contrastée.

*Départ du foyer parental 

En moyenne, les Européens quittent le domicile familial à l’âge de 26,1 ans (2013). Un âge variable dans les 28 Etats membres. C’est dans les trois pays nordiques que les jeunes quittent le nid familial le plus tôt: 19,6 ans en Suède, 21 ans au Danemark et 21,9 ans en Finlande. Suivent les Pays-Bas (23,5 ans), la France (23,6 ans) et l’Allemagne (23,9 ans).

Les Tanguy sont les plus nombreux en Croatie (31,9 ans), devant la Slovaquie (30,7 ans), Malte (30,1 ans) et l’Italie (29,9 ans). A noter, les jeunes hommes prennent leur envol après les filles (27 contre 25 ans).  Les écarts les plus importants étant enregistrés en Bulgarie (26,8 ans pour les femmes, 31,3 ans pour les hommes), en Roumanie (26,2 ans contre 30,7 ans) et en Croatie (30,2 ans contre 33,7 ans).

*Première union

Au cours des deux dernières décennies, le mariage est sans cesse repoussé. En 2012, l’âge moyen de la première union était de 29 ans pour les femmes et de 32 pour les hommes (contre 25 et 28 respectivement en 1992). C’est en Pologne qu’on se marie le plus tôt (26.3 ans pour les femmes ; 28.7 pour les hommes) et en Suède le plus tard (33.3 ans ; 35.6 ans).

Autre élément important, les jeunes européens sont de plus en plus tentés par le concubinage. En 2013, 12.2% d’entre eux vivaient en couple sans acte officiel alors que 10.7% étaient mariés ou liés de manière juridique (type PACS). Les jeunes du nord de l’Europe sont plus enclins à vivre en concubinage, à l’image de la Finlande (30.7%), la Suède (21.2%), la France (24.6%) et le Royaume Uni (20.3%). A l’inverse, les pays méditerranéens, d’Europe centrale ou orientale ont une proportion infime de couple en concubinage (moins de 5% à Chypre, Malte, Croatie, Italie, Grèce, Roumanie).

*Premier enfant

L’âge moyen de la mère pour son premier enfant a grimpé dans tous les Etats de l’UE, ces trois dernières décennies. En 2012, il n’y a que deux pays dans lesquel cet âge dépassait les 30 ans: Le Royaume Unis (30.8) et l’Espagne (30.3). Les plus jeunes mères se trouvent en Bulgarie (25.6) et en Roumanie (25.7). En France métropolitaine, les femmes font en moyenne un enfant à 28 ans.

Chômage

«Le taux de chômage chez les jeunes actifs (15-24 ans) a augmenté après la crise financière et la crise économique, reflétant les difficultés rencontrées par les jeunes pour trouver un emploi», note l’étude. En 2013, 23% des jeunes actifs (15-24) étaient au chômage, et 15% chez les 25-29 ans. Dans les deux cas, les plus hauts taux de chômeurs ont été enregistrés en Grèce (58% chez les 15-24, 44% chez les 25-29), et en Espagne (56%, 33%). C’est en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas et à Malte (- de 7%) qu’on trouve le moins de jeunes chômeurs. La France comptait près de 25% de chômeurs chez les moins de 25 ans, et environ 12% pour les plus vieux.

Ordinateur, Internet

Les jeunes européens sont 80% à utiliser de manière quotidienne l’ordinateur et Internet contre 63% pour l’ensemble de la population. C’est dans les pays Baltes qu’on utilise le plus l’ordinateur: 93% des jeunes en Estonie, 91% en Lettonie, et 90% en Lituanie. En revanche, ils ne sont que 68% en Espagne, et 62% en Roumanie.

Dans 13 pays de l’UE, plus de 90% des jeunes utilisent Internet de manière quotidienne. Ce score atteint même 95% en Estonie, au Danemark et en Finlande, et 96% au Luxembourg et aux Pays-Bas. Les moins connectés sont les jeunes Roumains et Bulgares (moins de 80%). *20minutes.fr/16/04/15

Une vieillesse prématurée est presque toujours l'héritage d'une jeunesse déréglée

***L’Union européenne est confrontée au vieillissement de sa population. Un phénomène aux répercussions politiques, économiques et financières.

Le vieillissement est un phénomène mondial qui va affecter l’ensemble des pays du globe. A côté du Japon, l’Union européenne fait partie des zones où il sera le plus prononcé. Si la population européenne a déjà beaucoup vieilli au cours de ces trente-cinq dernières années – l’âge médian (*) est passé de 32 à 40 ans -, le départ massif à la retraite des générations du baby-boom amplifie aujourd’hui profondément ce processus. Ce vieillissement résulte de la combinaison – avec des dosages différents selon les pays – de l’augmentation tendancielle de l’espérance de vie et de la persistance depuis environ trois décennies d’un niveau conjoncturel de fécondité inférieur au seuil de renouvellement des générations.

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Une population sensiblement plus âgée

Les projections d’Eurostat fournissent une photographie raisonnable de ce que devrait être la démographie européenne à moyen terme : selon elles, si le taux de fécondité demeure globalement inchangé d’ici à 2060 à l’échelle de l’Union à vingt-sept, si l’espérance de vie progresse en moyenne de 8 ans par rapport à 2010 pour les hommes et de 6,5 ans pour les femmes et, enfin, si 61 millions d’immigrés (solde net) s’installent définitivement en Europe, la population européenne aura très légèrement augmenté en 2060 par rapport à aujourd’hui (+ 15 millions), mais sera sensiblement plus âgée. L’âge médian devrait en effet augmenter de plus de huit ans d’ici à 2060. Si la part des moins de 15 ans dans la population totale pourrait demeurer relativement stable (aux alentours de 14 %), celle des plus de 65 ans augmenterait en revanche sensiblement, de 17 % à environ 30 % (voir graphique).

Cette dynamique démographique s’accompagnera de disparités significatives entre les pays membres. Aujourd’hui, le pays le plus peuplé est l’Allemagne (82 millions d’habitants), suivi de la France (65 millions) et du Royaume-Uni (62 millions). A l’horizon 2060, la moitié des pays membres verraient leur population continuer à croître (dont le Royaume-Uni et la France), pendant que l’autre moitié connaîtrait une diminution (dont l’Allemagne). En conséquence, c’est le même trio de tête que l’on retrouverait en 2060, mais dans un ordre inverse (Royaume-Uni, France et Allemagne). La France dépasserait l’Allemagne sur le plan démographique entre 2045 et 2050. Ces bouleversements auront, à n’en pas douter, des répercussions sur les équilibres politiques entre Etats membres (le nombre de députés européens de chaque pays est fonction de sa population).

Des répercussions économiques

Ces changements auront également des répercussions économiques importantes. En effet, la population en âge de travailler (15-64 ans) devrait diminuer de 15 % pour l’ensemble de la zone (moins 30 % pour l’Allemagne), alors que sept Etats membres verraient leur population en âge de travailler continuer de croître (dont la Belgique, la France, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Suède). Est-il nécessaire de rappeler que la population active reste l’un des principaux déterminants de la croissance économique à long terme ? Et c’est également sur elle que repose essentiellement le financement de la protection sociale, en particulier des pensions des régimes de retraite par répartition. Son évolution revêt dès lors un caractère décisif pour l’activité économique.

Mais elle dépendra également des modifications des comportements d’activité, tout particulièrement ceux des seniors, ainsi que de la capacité de rendre ceux-ci plus productifs. A cet égard, nul ne sait véritablement quel sera l’effet du vieillissement sur la productivité. S’il est indéniable que la capacité de travail physique décroît avec l’âge, la mise en place de politiques en direction d’une amélioration de la formation initiale et continue ne pourra qu’accroître les compétences des travailleurs.

Une charge fiscale plus lourde

Les évolutions que nous venons de décrire conduiront inéluctablement partout à une augmentation sensible de la part des personnes âgées. Pour donner une mesure de ce phénomène, on utilise couramment le ratio de dépendance des personnes âgées qui est calculé en exprimant le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans en pourcentage du nombre de personnes de la population d’âge actif (de 15 à 64 ans). Dans des économies où les transferts publics intergénérationnels sont essentiellement ascendants (des actifs vers les plus âgés), ce ratio est un bon indicateur de la charge fiscale que va constituer le vieillissement pour les générations actives.

Pour l’ensemble des pays de l’Union, ce ratio va connaître une forte hausse, passant progressivement de 28 % en 2015 (un retraité pour quatre actifs) à 53 % en 2060 (un pour deux environ). Certains pays connaîtront des augmentations encore plus marquées (56-57 % en Espagne et en Italie, 60 % en Allemagne), alors que d’autres seront dans une situation relativement privilégiée (47 % dans le cas de la France).

Une décomposition des sources d’évolution de ce ratio montre que son accroissement au cours du prochain demi-siècle tiendra en premier lieu à l’accroissement de la population des plus de 65 ans et dans une mesure beaucoup plus variable selon les pays à la décroissance à venir de la population d’âge actif. La comparaison des pyramides des âges françaises et allemandes (voir graphiques) est la parfaite illustration d’un pays qui connaîtra un « vieillissement par le sommet » de sa pyramide des âges (la France) et d’un autre qui connaîtra en plus un « vieillissement par le bas » (l’Allemagne).

Pris entre le marteau et l’enclume budgétaires

L’impact de ces évolutions sur les finances publiques est une source de préoccupation. En effet, on estime qu’entre 40 % et 60 % des dépenses publiques sont sensibles à la structure par âge de la population. Sur la base des politiques actuelles, les dépenses publiques directement liées à l’âge pourraient s’accroître d’environ 4,1 points de produit intérieur brut (PIB) dans l’Union à vingt-sept sur la période 2010-2060 [1]. L’essentiel de cette augmentation proviendrait des dépenses de retraite (+ 1,5 point), des dépenses de santé (+ 1,1 point) et de la prise en charge de la dépendance (+ 1,5 point). Les économies potentielles réalisées sur les dépenses en direction des plus jeunes (dépenses d’éducation et de chômage en particulier) ne seraient que très limitées (- 0,1 point pour les premières et – 0,3 point pour les secondes). Bien évidemment, ces évolutions seront également très contrastées d’un pays à l’autre. Ainsi, ces dépenses n’augmenteraient que de 3,1 points de PIB en France, contre 5,2 points en Allemagne, et jusqu’à 9,9 points en Norvège.

On comprend dès lors mieux l’ampleur et la difficulté des réformes budgétaires engagées dans la plupart des pays européens. Les décideurs politiques se retrouvent aujourd’hui entre le marteau et l’enclume budgétaires. L’enclume que constitue le niveau d’endettement public actuel insoutenable. Et le marteau, les déficits publics futurs anticipés, qui viendra frapper d’autant plus durement les finances publiques d’un pays que son processus de vieillissement sera prononcé. De manière concomitante, des politiques publiques peuvent être engagées pour tenter de limiter l’ampleur de ce processus de vieillissement. Deux objectifs complémentaires peuvent leur être assignés : accroître le taux de fécondité (politiques natalistes de type allocations familiales, aides à la petite enfance, etc.) et augmenter le nombre d’immigrés d’âge actif. Agir sur les flux d’entrées, plutôt que sur le taux de fécondité, présente le double avantage d’un effet démographique relativement immédiat et plus maîtrisable par les autorités publiques. Cependant, toutes les études économiques s’accordent sur un point : si l’immigration peut concourir à alléger la charge fiscale du vieillissement, dans des proportions modérées, elle ne peut en aucune manière inverser ce processus démographique.

* Age médian : âge qui divise la population d’un pays en deux groupes égaux{insecable}; la moitié est plus jeune, l’autre moitié plus âgée.

 **Par Xavier Chojnicki, Maître de conférences à l’université Lille II, chargé de recherche au Cepii et chercheur associé à la chaire Transitions démographiques, transitions économiques et Lionel Ragot, Professeur à l’université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense, conseiller scientifique au Cepii et chercheur associé à la chaire Transitions démographiques, transitions économiques

Alternatives Economiques Hors-série n° 095 – décembre 2012

Téléprocédure demande d'APA

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**L’Union européenne principale importatrice de produits issus de la déforestation illégale

Photo publiée par l'institut brésilien Ibama montrant une zone touchée par la déforestation en Amazonie, le 21 mars 2014

*En 2012, l’UE a importé l’équivalent de six milliards d’euros de soja, de bœuf, de cuir et d’huile de palme

«Près d’un quart de l’ensemble des matières premières agricoles issues de la déforestation illégale sur le marché international était destiné à l’Union européenne», précise même Fern (une ONG créée en 1995 pour suivre l’action de l’UE vis-à-vis des forêts) dans ce rapport. Soit l’équivalent d’un terrain de football déboisé toutes des deux minutes entre 2002 et 2012. Pour son auteur, Sam Lawson, ancien chercheur du centre de réflexion londonien Chatham House, «la consommation de l’Union Européenne fait plus que dévaster l’environnement et contribue au changement climatique» et elle entraîne aussi «de la corruption, des pertes de revenus, de la violence et des violations des droits de l’Homme». En plus de tirer la sonnette d’alarme, le rapport appelle l’UE à «utiliser sa puissance commerciale pour pousser les pays exportateurs à mettre en place des réformes pour réduire la déforestation illégale».

la France est le plus gros importateur de soja

Côté chiffres, Sam Lowson indique que l’UE représente 25% du soja, 18% de l’huile de palme, 15% de la viande bovine et 31% du cuir vendus provenant de la destruction illégale des forêts tropicales. L’équivalent de six milliards d’euros de soja, de bœuf, de cuir et d’huile de palme en 2012. 

Parmi les principaux pays consommateurs de ces matières premières, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la France qui «importent 75% et consomment 63% des produits entachés d’illégalité affluant vers l’UE». Selon le rapport, la France est le plus gros importateur de soja, destiné essentiellement à nourrir la volaille et les porcs.*20minutes.fr/13 mars 2015

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