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une nouvelle République à tout prix-12

13102019

*L’Algérien est décidé d’arracher le statut de citoyen libre,

malgré des forces hostiles intérieures et extérieures qui tentent d’empêcher le peuple algérien d’accéder à ce statut

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*le mouvement populaire en position de force pour empêcher le pouvoir de continuer son œuvre destructrice 

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Après le succès monumental du 34e acte de la révolution pacifique, le mouvement populaire se trouvent désormais en position de force pour empêcher le pouvoir algérien de continuer son œuvre destructrice entamée dès l’indépendance. Ce qu’il faut retenir de la semaine.

Le rejet du système et de ses élections a mobilisé des millions d’Algériens dans les grandes et petites villes du pays. En plus du rejet catégorique des élections que veut imposer le pouvoir algérien dans l’unique but de régénérer un système finissant, le mouvement populaire met l’accent sur la libération des détenus d’opinion qui croupissent dans les geôles de la junte militaire alors que les corrompus comme Tliba et autres généraux convoqués par une certaine justice n’ont pas de difficulté à passer les frontières.

**La question des détenus au cœur du mouvement populaire

La rue a dénoncé vigoureusement les rafles que subissent les animateurs du mouvement populaire et la répression brutale qui s’est abattue sur les étudiants lors de leur manifestation du mardi dernier (8 octobre).

Mettre l’accent sur le drame des détenus est salutaire, car cela apportera du réconfort aux détenus eux-mêmes et à leurs familles et permettra aux manifestants d’affronter la peur que le pouvoir algérien cherche à imposer au mouvement populaire. Le fait que la rue appelle les détenus à arrêter leur grève de la faim constitue un signal fort.

**Rejet du projet de loi de finances 2020 et celui des hydrocarbures

En ce vendredi 13 octobre, le mouvement populaire a exprimé son rejet des lois que le gouvernement illégitime a adoptées et que le Parlement s’apprête à voter. Il s’agit de la loi de finances 2020 et de celle sur les hydrocarbures. Ces projets de loi concoctés par le gouvernement Bedoui remettent en cause les droits sociaux des salariés et des retraités. Pire encore, le projet de loi sur les hydrocarbures hypothèque dangereusement la souveraineté du pays et ses richesses. Le régime, se sachant fini, tente d’allécher les multinationales et les puissances impérialistes pour acheter leur faveur et leur soutien. Le ministre de l’Energie lui-même avoue avoir élaboré la loi avec les grosses pétrolières étrangères !

Il est inconcevable, en effet, que les hydrocarbures qui représentent plus de 90% des exportations du pays, soient bradés pour des intérêts étrangers. Qu’adviendra-t-il des services publics, de la subvention des produits de première nécessité ? Le régime joue sa survie et n’a que faire de l’école publique ou de l’hôpital. Les enfants de la bande fréquentent des écoles privées huppées en Algérie et à l’étranger. Quand aux soins de santé, ils fuient l’hôpital public comme la peste et se font soigner pour le moindre bobo dans les hôpitaux, français, suisses ou anglais…

Le fait que le mouvement populaire se mobilise sur ces questions d’ordre économique et social est porteur de grands espoirs pour l’après-révolution. C’est la question de l’Algérie que nous voulons qui est posée. En effet, la révolution qui ne change pas la vie quotidienne des citoyens n’est pas véritablement une révolution. Les manifestations de ce dimanche 13 octobre entrent dans ce cadre.

**Faisons des mardis des journées de mobilisation générale

La journée de mardi consacrée à la mobilisation des étudiants ralie de plus en plus d’autres couches de la société et constitue un moment fort de la mobilisation. Devant l’entêtement du pouvoir algérien, il faut penser à en faire une journée de grève générale et de manifestation. Cela constituera un moyen de pression efficace pour contraindre le pouvoir algérien à ouvrir des négociations sérieuses avec le mouvement populaire dans l’objectif unique de remettre le pouvoir au peuple. Le mouvement populaire décidera ensuite de la transition qu’il voudrait pour construire une nouvelle république juste et démocratique.

Il est également impératif de maintenir l’unité la plus large du mouvement et son pacifisme. Des armes fatales pour un régime habitué à semer la division et imposer son ordre par la violence aveugle. Un peuple uni ne sera jamais défait.

Mohamed Arroudj - *dzvid.com -jeudi 17 octobre 2019

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La mobilisation contre le système se renforce chaque vendredi

Une nouvelle fois, les Algériens sont descendus dans les rues, pour le 35e vendredi de suite, dans plusieurs villes, à travers le pays. Le Hirak se renforce dans sa détermination à faire changer le système.

Ils continuent à demander un changement total du système en place, à la tête du pays. Ce vendredi, ils demandaient aussi la libération des contestataires toujours détenus.

La mobilisation s’est fait sentir à Alger, Tizi Ouzou, Mostaganem et encore dans d’autres villes. Les manifestants continuent à exiger le départ du chef d’état-major de l’armée, homme fort du pays, ainsi qu’à s’opposer à la présidentielle prévue le 12 décembre 2019. Ce vendredi, ils protestaient aussi contre un projet de loi sur les hydrocarbures et demandaient également la libération des contestataires incarcérés.

« Le peuple n’est plus dupe »

Tarek a manifesté à Oran. Il se sent solidaire des détenus mais pour lui, il ne faut pas perdre de vue l’objectif du mouvement : « Moi, ce que je veux ce sont des élections, c’est clair. Le peuple n’est plus dupe.  On n’y croit pas, à leurs manœuvres… C’est le système qui essaie de se régénérer. Il n’y aura pas d’élection avec le régime mafieux », précise-t-il.

Réagissant au choix du mot d’ordre des manifestants cette semaine, à savoir la « solidarité avec les détenus », Tarek explique que ce mot d’ordre existe depuis que les incarcérations ont débuté.

« C’est une manœuvre du régime pour, en quelque sorte, diluer nos revendications. On voulait une transition et à partir de là, ils ont créé un problème dans le problème. Donc là, on parle de libération des détenus. Nous sommes solidaires avec le « Hirak » car cela pourrait être moi ou n’importe qui. On paie ainsi le prix de notre audace pour qu’un jour on ait une Algérie meilleure, mais on ne doit pas s’écarter de la première revendication qui est un changement total de régime », ajoute-t-il.

**Démanteler le « système »

Depuis qu’ils ont obtenu la démission, le 2 avril, du président Abdelaziz Bouteflika, les partisans du « Hirak », mouvement de contestation inédit du régime né le 22 février, continuent de manifester chaque semaine pour réclamer le démantèlement du « système » au pouvoir depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962. RFI

* *dzvid.com- dimanche 20 octobre 2019

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*35e vendredi de manifestations- 18 octobre 2019

*Marches grandioses à Alger et dans d’autres villes du pays

**vidéos: marée humaine dans la capitale

** manifestations- 18 octobre 2019

**vous avez mené le pays à la catastrophe 

**c’est notre tour pour le reconstruire

Les Algériens ont manifesté ce vendredi pour le 35e rendez-vous hebdomadaire depuis le 22 février dernier.  Une grande marche a été organisée pour un changement radical du système. Les manifestants, comme chaque vendredi, ont rejeté le scrutin présidentiel et ont réclamé la libération des détenus d’opinion. Ils étaient en effet  des milliers à investir les rues de la capitale, entonnant comme à l’accoutumée leur slogans hostiles au régime. « Qanoune el malia djarima irhabia, (la loi de finance est un crime terroriste, NDLR) », « qanoune el mahrou9ate tsigna fel kazirnate, (le projet de loi des hydrocarbures a été signé aux casernes », sont autant de slogans entonnés aujourd’hui.

*« Makach el vote, (on ne votera pas, NDLR) », « makach intikhabate maâ el isabate, (pas de vote avec la bande, NDLR) », scandaient ainsi les manifestants, tout en reprenant « dawla madania machi aâskaria, (Etat civil et non militaire, NDLR) ». La manifestation n’a pas été réprimée. Les manifestants ont également exigé la libération des prisonniers, tout en clamant : « hadi daletna nebnou leblad, (à notre tour de construire l’Algérie, NDLR) ». – Liberté/ vendredi  18 octobre 2019

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L’Algérie n’est pas à vendre 

**un gouvernement illégitime ne peut pas engager une réforme aussi stratégique que celle qui touche aux ressources énergétiques du pays

**ces individus n’ont qu’une obsession : rester au pouvoir quitte à brader l’Algérie et l’avenir de ses enfants.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce dimanche 13 octobre devant l’APN pour dénoncer le projet de loi sur les hydrocarbures.

Après le 34e vendredi de la dissidence citoyenne, les Algériens sont sortis par milliers ce dimanche, premier jour de semaine à Alger.

« Les manifestants ont scandé haut et fort: « L’Algérie n’est pas a vendre », « Gaïd Salah dégage », « Bensalah et Bedoui des traîtres ».

Les manifestants ont montré leur courroux et leur opposition à ce projet de loi qui risque de mettre entre les mains des compagnies étrangères le sous-sol algérien.

D’autres villes du pays, comme Bejaia, El Oued, Constantine, Oran, Annaba, Tiaret… ont tenu aussi des rassemblement contre ce projet de loi. Il est pour le moins curieux qu’un gouvernement illégitime, nommé par l’ancien président Bouteflika, veuille engager une réforme aussi stratégique que celle qui touche aux ressources énergétiques du pays.

**dzvid.com -  dimanche 13 octobre 2019

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Des personnalités nationales lancent un appel au régime

***Des personnalités politiques et des universitaires ont lancé, ce mardi 15 octobre 2019, une nouvelle initiative politique. Elles ont rendu publique une déclaration dont voici le texte intégral :

Le blocage politique actuel dans lequel se retrouve le pays n’est autre que la conséquence des méthodes d’un pouvoir personnel qui a toujours compté sur la fraude dans toutes les consultations populaires pour proclamer des résultats programmés à l’avance. Malgré cela, ces méthodes n’ont pas réussi à cacher la défiance du peuple et sa perte de confiance dans la capacité de ses gouvernants à changer la réalité. Bien au contraire, celle-ci s’aggravait encore davantage après chaque parodie électorale. Aujourd’hui, force est de constater que parmi les résultats les plus manifestes de cette confiscation de la volonté populaire, le renforcement de la mainmise du pouvoir sur la vie politique, et sa persistance à vider les institutions nationales de leurs fonctions vitales, y compris celle du contrôle, et à écarter le peuple de l’exercice de sa mission principale qui est d’assurer la légitimité du pouvoir et de préserver la souveraineté nationale sacrée.

La poursuite de la mobilisation populaire et sa détermination à satisfaire ses revendications légitimes pour l’instauration de la souveraineté du peuple sur l’Etat et ses institutions indiquent clairement que le processus enclenché le 22 février ne s’est pas seulement limité à l’empêchement du 5ème mandat, mais il s’est étendu au rejet des pratiques ayant conduit le pays à la situation que nous vivons. Cette détermination exprime aussi l’aspiration à l’ouverture d’une ère nouvelle qui verra la mise en place d’un état de droit selon les critères contenus dans la Proclamation du 1er novembre 1954. Durant les huit mois de son existence, ce mouvement populaire est resté dans cette voie, sans reculer ou faiblir, ne faisant cas au passage, ni de ceux qui sèment le doute dans sa capacité, ni de ceux, dans ses rangs, qui changent de chemin en cours de route, ni enfin de ceux qui tentent de l’instrumentaliser, de le démobiliser ou de parier sur son essoufflement.

De nombreuses initiatives ont été lancées sous différentes formes, émanant de partis politiques, de personnalités nationales, d’associations, et de forums. Toutes ces initiatives ont été ignorées par les autorités. Le système politique a répondu au Harak conformément à ses anciennes pratiques, pensant à tort qu’il ne s’agissait là que d’un évènement conjoncturel. C’est pourquoi, il s’est contenté d’orienter les regards vers la lutte contre la corruption pour atténuer la colère populaire. Il est clair que la lutte contre ce fléau, quand bien même elle est capitale, nécessite d’abord la lutte contre l’autoritarisme politique à travers l’instauration d’un système démocratique basé sur l’alternance au pouvoir, la séparation des pouvoirs, le respect de l’indépendance de la justice, des droits de l’homme, des libertés individuelles et collectives et de la justice sociale.

Il n’est nullement de la responsabilité du Harak populaire de fournir des solutions politiques toutes prêtes pour une transition d’une période qui a trop duré à une ère dont l’avènement s’annonce difficile. Sa tâche principale consiste plutôt à modifier l’équilibre des rapports de force sur le terrain, pour permettre aux élites nationales, toutes spécificités confondues, d’élaborer une vision nouvelle complète d’un nouveau système de gouvernance qui repose sur le respect de la souveraineté du peuple à choisir ses représentants pour conduire les affaires de l’Etat et de la société.

Par cette vision objective, la majorité du peuple ne rejette pas de façon absolue les élections présidentielles car sa position s’érige sur de fortes convictions qu’elle partage, d’ailleurs, avec ceux qui se sont montrés au départ enthousiastes. Les uns et les autres ont évalué à sa juste mesure, la réalité du pouvoir. Celui-ci conserve encore sans partage, l’exclusivité de la gestion de la chose politique qui comporte dans son essence une mentalité tutélaire en opposition totale avec la constitution dans la définition même du concept de la souveraineté populaire. Et pour cause. La constitution est devenue par la force des choses le jeu préféré du pouvoir auquel il recourt, tantôt en procédant à l’interprétation restrictive de ses dispositions pour rejeter toute thèse qui prône un véritable changement, tantôt en se permettant une large interprétation de ses dispositions en fonction de ses exigences et besoins. Ainsi, cette loi fondamentale n’est-elle plus un terrain d’entente et un toit protecteur pour toute la société. Rien d’étonnant dès lors qu’elle devienne un simple moyen entre les mains des détenteurs du pouvoir, et un instrument pour freiner toute dynamique de changement pacifique.

Le pouvoir n’a trouvé d’autre issue à sa crise chronique que de tenter, au nom la légitimité constitutionnelle, un passage en force vers des élections, et de persister en imposant sa main de fer pour consolider sa tutelle permanente sur le peuple. C’est par cette démarche qu’a été mise en place la « commission nationale » du dialogue pour appliquer une feuille de route sans dialogue réel et sérieux. Aujourd’hui, le résultat est là: la création de l’Autorité nationale indépendante des élections s’est faite sans accord consensuel avec les acteurs politiques et les élites sociales. Ce faisant, le nouveau-né a perdu toute indépendance rien que par la désignation publique scandaleuse de ses membres Il aurait été plus juste de lui attribuer la prérogative de la convocation du corps électoral si elle était effectivement consensuelle et indépendante.

En dépit de toutes ces données qui dénotent clairement une volonté politique de répondre sélectivement aux revendications légitimes du Harak, nous continuerons d’espérer en la possibilité de parvenir à la solution de la crise politique actuelle. D’où notre appel à la poursuite du Harak, tout en saluant le degré élevé de conscience des manifestants pour leur pacifisme qui, par sa qualité d’acquis civilisationnel, soulève l’admiration de par le monde. En contrepartie, le pouvoir doit prendre les mesure d’apaisement suivantes pour réunir les conditions nécessaires au déroulement libre et transparent du prochain scrutin:

1–satisfaction des revendications relatives au départ des symboles restant du pouvoir déchu, et démantèlement des réseaux de la corruption sous toutes ses formes.

2— libération immédiate et sans condition des détenus d’opinion: jeunes et moins jeunes, étudiants et activistes du Harak,

3–respect du droit constitutionnel de manifester pacifiquement, levée de toute entrave à l’action politique, et à la liberté d’expression dans tous les média, notamment l’espace audiovisuel public et privé

4–levée des entraves aux marches populaires pacifiques et à l’accès à la capitale.

5–cessation des poursuites et des arrestations illégales d’activistes politiques.

6–invitation à un dialogue sérieux et responsable de toutes les parties favorables à ces revendications.

***Autant nous insistons sur ces mesures préalables pour ouvrir la voie à une solution politique durable, autant nous invitons toutes les tendances du Harak à plus de retenue et de vigilance afin d’éviter tout slogan attentatoire aux personnes et aux institutions, et d’exclure tout ce qui constitue une source de fitna ou de haine préjudiciables à l’unité nationale.

Nous ne pouvons concevoir la prochaine échéance présidentielle que comme le couronnement d’un dialogue aboutissant à un consensus. Notre pays a en effet besoin de l’apport de tous ses enfants pour élaborer une vision commune dont l’objet ne sera nullement de reconduire le régime actuel même sous un habillage nouveau, mais d’être le point de départ d’une vie politique nouvelle dans le cadre d’une unité nationale renforcée par sa diversité politique et culturelle, et qui dissipe toute crainte de l’institution militaire d’une autorité civile constitutionnelle. Il est certain qu’une entente de cette importance, et un consensus de ce niveau épargneront au pays les risques de l’enlisement, et lui permettront de faire solidairement un saut qualitatif et non en rangs dispersés. Autrement dit, s’aventurer à organiser des élections présidentielles comme annoncées, sans consensus national préalable, attisera le mécontentement populaire et aggravera la crise de légitimité du pouvoir. Bien plus, cette décision pourrait servir de prétexte aux immixtions étrangères que nous refusons avec force dans tous les cas et sous n’importe quelle forme. Il est donc inconcevable d’envisager la tenue d’élections libres et transparentes dans de pareilles circonstances. Par conséquent, nous invitons le pouvoir de fait à procéder avec sagesse et objectivité, à une nouvelle lecture de la réalité afin de ne pas contrecarrer les revendications légitimes du peuple en faveur d’un changement pacifique des mécanismes et des pratiques de gouvernance, et pour ne pas frustrer les générations de l’indépendance emplies de patriotisme, de l’exercice de leur droit à l’édification d’un Etat moderne dans l’esprit rassembleur du 1er novembre. C’est précisément cet esprit qui nous anime toujours, à la veille de la célébration de l’anniversaire de notre glorieuse Révolution dont les valeurs de militantisme, d’abnégation et de rassemblement doivent nous guider pour rester fidèles au message de nos valeureux martyrs.

Alger, le 15 octobre 2019

Les signataires:

1- Ahmed TALEB-IBRAHIMI

2- Abdenour ALI-YAHIA

3- Ahmed BENBITOUR

4- Ali BENMOHAMED

5- Abelaziz RAHABI

6- Noureddine BENISAAD (LADDH)

7- Sadek DZIRI (syndicat national du personnel de l’éducation et de la formation UNPEF)

8- Dr.Iliès MRABET (syndicat national des praticiens de la santé publique(SNPSP)

9- Dr Arezki FERRAD (historien)

10- Cheikh Hédi HASSANI (asso. Des Ouléma)

11- Dr Nacer DJABI (sociologue)

12- Louisa AIT-HAMADOUCHE (prof. à l’univ. d’Alger)

13- Dr Farida BENFARRAG (prof. univ. Batna)

14- Abdelghani BADI (Avocat, Alger)

15- Dr El-hadj Moussa BEN AMOR (prof. univ.Alger)

16- Nacer YAHIA (avocat Oran)

17- Dr Seif el islam BENATTIA (maitre assistant, univ. Alger)

18- Dr Mouslem BABAARBI (prof. univ. Ouargla)

19- Hachem Saci avocat

20- Idris Chérif (prof. Univ. Alger)

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* l’élection risque d’aggraver et d’exacerber les tensions et de rendre difficiles les solutions 

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“L’appel est un cri d’alarme pour dire que l’élection risque d’aggraver et d’exacerber les tensions et de rendre difficiles les solutions possibles”, a précisé Mme Louisa Aït Hamadouche.

L’initiative lancée depuis avant-hier par une vingtaine de personnalités, dont l’avocat Abdenour Ali-Yahia, Ahmed-Taleb Ibrahimi, Louisa Aït Hamadouche et Abdelghani Badi, restera au stade de “constat”. Les signataires du texte n’entendent visiblement pas aller au-delà de la rédaction et de la diffusion de leur déclaration.  Quelques signataires joints pour connaître la suite qu’ils comptent réserver à leur initiative expliquent qu’elle est juste “un appel” et “une analyse” de la situation politique. 
“Le texte a pris en considération le sentiment d’une grande partie de la population”, estime Mme Louisa Aït Hamadouche, ajoutant que c’est “une sonnette d’alarme” contre “une probable exacerbation des tensions” si “les élections sont perçues comme un coup de force”. Elle considère que le but assigné au texte est “d’exprimer que le processus suivi depuis des mois, à savoir le processus électoral, est complètement déconnecté de la réalité”. L’enseignante universitaire a précisé que “les gouvernants considèrent que la crise a commencé avec le 5e mandat pour Bouteflika”, alors que, ajoute-t-elle, le texte explique que le 5e mandat “n’était qu’un catalyseur d’une crise profonde”. Cette même crise, ajoute Mme Aït Hamadouche, “ne sera pas réglée avec l’organisation d’une élection dans les mêmes conditions et sans garanties nécessaires pour un scrutin transparent”. “L’appel est un cri d’alarme pour dire que l’élection risque d’aggraver et d’exacerber les tensions et risque de rendre difficiles les solutions possibles”, a-t-elle encore affirmé. De son côté, Me Abdelghani Badi, avocat et signataire du texte, considère que “le texte a résumé la situation politique du pays”. Il a précisé que “le texte a posé les conditions de la réussite d’un passage vers un État de droit”, ajoutant que, pour lui, “la libération des détenus d’opinion, réclamée sans détour, est quelque chose de très important”. L’avocat a également souligné, à ce propos, que “pour un militant des droits de l’Homme, la libération des détenus est une priorité”. Concernant les propositions contenues dans le texte, Me Badi a estimé que l’objectif est aussi d’ouvrir un débat aussi large au sein de la société sur toutes les questions. “Il ne faut surtout pas confiner le débat dans un processus électoral forcé tel que voulu par le pouvoir”, a-t-il souligné, ajoutant que son adhésion à l’appel est dictée principalement par “cette envie d’ouvrir un débat en dehors des cercles du pouvoir”. “Les solutions préconisées dans le texte avec des préalables bien définis sont adressées à des gens sages”, a dit l’avocat, expliquant que face à la situation de crise que vit le pays, “seul le consensus réglera les problèmes”. Il a indiqué, en outre, que le consensus recherché “doit impérativement créer ses propres mécanismes loin de ceux du pouvoir pour espérer une solution qui sera à la fois consensuelle et qui garantira le démantèlement du système actuel”. *Liberté -  jeudi 17 octobre 2019

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SELON LE TÉMOIGNAGE DE SES AVOCATS

Bouregâa : “Je refuse ma libération sans celle des autres détenus”

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Malgré les affres de la détention, les détenus d’opinion restent déterminés à poursuivre leur combat  pour une Algérie démocratique.

Selon des avocats de la défense des détenus, les prisonniers, à l’instar du moudjahid Lakhdar Bouregâa et de Fodil Boumala, gardent le moral et ne sont pas près d’accorder des concessions au pouvoir. Selon deux avocats, à savoir Mes Hakim Saheb et Abdelghani Badi, qui ont rendu visite aux détenus, l’ancien combattant de la guerre de Libération refuse même de quitter la prison avant de voir les autres détenus politiques recouvrer leur liberté. “Le commandant Bouregâa, plus tranchant, récuse toute idée de demande de liberté provisoire.

Il décrie l’arbitraire et l’injustice qui frappent les manifestants porteurs du drapeau amazigh et ne voudrait pas quitter la prison tant que ces jeunes détenus ne sont pas libérés. Ni la maladie, ni le poids des ans, ni les conditions peu réjouissantes de l’incarcération n’ont pu altérer sa lucidité et sa détermination”, témoigne Me Hakim Saheb. “Je refuse d’être libéré avant la libération de tous les jeunes du hirak sans exception. Même si on me propose de sortir, je dirai non”, rapporte, de son côté, Me Abdelghani Badi.

Cette détermination est perceptible chez les autres détenus politiques, déclarent les avocats. C’est le cas de Fodil Boumala qui “est resté prolifique dans son analyse de la situation politique actuelle et des espérances nées du mouvement révolutionnaire du 22 février. Il était tellement intarissable sur le sujet que nous en avions oublié que nous étions dans une prison”, témoigne Hakim Saheb qui a rendu visite aux détenus, en compagnie d’autres confrères.

Plus globalement, ces détenus politiques “font preuve d’un moral d’acier, malgré leur jeunesse et nonobstant la prorogation du mandat de dépôt qui a été signifiée à certains d’entre eux durant la matinée”. La semaine dernière, les avocats de Karim Tabbou, qui croupit à la prison de Koléa, ont décrit un “homme déterminé” et au “moral d’acier” malgré les conditions de détention qui sont loin d’être les meilleures. Les rangs de ces détenus ont grossi avec le temps. En effet, d’autres prisonniers politiques ont été incarcérés ces dernières semaines, particulièrement à Alger. 

Certains ont même vu la décision de les mettre sous mandat de dépôt confortée, lundi, par le tribunal d’Alger. “Au moment où le peuple algérien, uni et pacifique, grave son nom en lettres d’or dans l’Histoire de l’Algérie de demain, les juges, à l’inverse, servent de moyen de répression au pouvoir”, a, d’ailleurs, dénoncé le Comité national pour la libération des détenus dans un communiqué. “Aucune répression, aucune justice — surtout la soumise —, aucune secte et aucun pouvoir ne peuvent arrêter tout un peuple en marche uni et pacifique et plus que jamais mobilisé pour la libération de l’Algérie”, note encore le CNLD.

*Liberté -  mercredi 16 octobre 2019

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        Aveuglement

*Le pouvoir politique en Algérie, même s’il arrive que sa devanture subisse un lifting, semble condamné à reproduire ses pratiques et ses réflexes despotiques qui rejaillissent méthodiquement comme un atavisme assumé en toute circonstance. Face à une société en perpétuelle mutation, sous l’influence d’un monde métamorphosé par l’invasion des nouvelles technologies de l’information et de la communication, les tenants du pouvoir, issus pour la plupart de l’ancienne génération, refusent de se rendre à l’évidence d’une réalité qui ne souffre pourtant aucune équivoque. La révolution citoyenne a ébahi le monde par son expression pacifique, sa discipline exemplaire et son organisation irréprochable. Ses revendications, au demeurant légitimes et raisonnables, de l’avis de la grande majorité des observateurs, sont claires comme de l’eau de roche. Éreinté par des décennies d’une gestion calamiteuse des affaires publiques qui a ruiné ses espoirs, le peuple aspire à construire une nouvelle république fondée sur les principes universels de justice, de démocratie et de liberté.
Sachant que l’occasion que leur offre le mouvement populaire constitue une opportunité historique inouïe, les Algériens continuent, depuis bientôt huit mois, à battre le pavé, massivement, pour se faire entendre. Une partie de l’élite politique, sociale, culturelle, universitaire et associative du pays a pris ses responsabilités en formalisant les mots d’ordre du hirak dans des initiatives visant à contribuer à trouver des solutions à l’impasse politique.
De nombreuses propositions ont été faites dans ce sens par des formations politiques ou des groupes de parti, des personnalités nationales, des universitaires ou des groupes de réflexion  citoyens. La déclaration signée et rendue publique hier par une vingtaine de personnalités politiques, de syndicalistes, d’activistes et d’universitaires se veut, d’une certaine façon, un cri d’alarme tendant à faire prendre conscience au “pouvoir de fait” des risques d’un entêtement, voire d’un aveuglement de sa part à continuer à ignorer les infatigables clameurs populaires. Le déni dont les tenants du système font preuve aujourd’hui est, en effet, porteur de véritables menaces. L’élection présidentielle du 12 décembre, voulue comme la panacée au bourbier dans le lequel se trouve le pays, pourrait s’avérer un piège mortel pour la nation, qui aspire à un avenir meilleur. Et c’est maintenant, et plus que jamais, que l’Algérie a besoin des voix de ses sages pour éviter le pire. * par Hamid SAIDANI - *Liberté -  mercredi 16 octobre 2019

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Escalade répressive

Malgré ses dommages, l’opération emblème amazigh n’est visiblement pas parvenue au bout de son objectif politique. Elle se poursuit, comme le montrent la reconduite du mandat de dépôt de certains manifestants arrêtés à Alger, incarcérés depuis juin dernier, et le procès tenu  contre d’autres citoyens arrêtés dans d’autres wilayas, mais elle s’est avérée concrètement inapplicable en Kabylie. Tout se passe alors, avec cette campagne de fermeture administrative de lieux de culte chrétien, comme si on avait voulu substituer à la chasse à l’emblème identitaire une autre forme de provocation, fondée sur la différence confessionnelle.
On ne sait si ces provocations, à force de varier et de se superposer, finiront par atteindre leur but ou si l’esprit responsabilité continuera à l’emporter sur l’aventurisme. Mais une telle démarche, même si elle procède de motivations tactiques, comme celle de créer une situation justifiant la prescription de pouvoirs spéciaux, ne peut se concevoir que si elle repose sur un sectarisme de conviction. Car en quoi le port de l’emblème identitaire ou la pratique du rite protestant, licites jusqu’ici, contrarient-ils la mise en œuvre du projet de restauration institutionnelle à laquelle le pouvoir dit s’atteler ?

Les manifestations de rue qui se poursuivent expriment une opposition citoyenne, sans référence exclusive, au processus électoral en cours. C’est donc le hirak qu’on a transformé en opportunité répressive contre ceux qui ne partagent pas la solution de sortie de crise du pouvoir, mais aussi contre des acquis politiques que le mouvement populaire est justement venu arracher ou consolider, tels que la liberté de manifestation et de réunion, la réhabilitation de la volonté populaire, la liberté d’expression, l’indépendance de la justice… 
Le déni touchant à la dimension identitaire amazighe de la société algérienne et la remise en cause de la liberté de culte constitutionnellement établie sont significatifs de la résurgence circonstancielle d’un fanatisme éculé en même temps que d’une volonté de déplacer la problématique politique vers des thèmes autrefois clivants et qui le sont bien moins aujourd’hui. La preuve de l’inefficience du subterfuge est que, même en poussant le bouchon jusqu’à faire parler la télévision publique de “zouaves”, la graine de discorde n’arrive pas à prendre. Et le mouvement citoyen n’arrive pas à se détourner de sa finalité originelle : le changement de système. Le motif d’optimisme est justement là, dans le fait que la manipulation de ce genre d’avatars, qu’elle soit le fait d’une option de régression politique ou qu’elle serve à des fins manœuvrières, reste sans effet sur la cohésion et le pacifisme du mouvement revendicatif.
Le mouvement pour le changement est, en effet, sujet à un exercice soutenu de communication politique visant à l’embrouiller dans sa finalité et dans sa consistance. Visiblement sans résultat.* par Mustapha HAMMOUCHE- *Liberté -  jeudi 17 octobre 2019

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*Le Mouvement de la société pour la paix dénonce les arrestations et l’’asservissement, de la presse

Le parti présidé par Abderrezak Makri a mené une attaque en règle contre le régime actuel en l’accusant de “freiner le processus de transition démocratique réclamé par le mouvement populaire”.

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Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) est en train d’opérer un glissement, de plus en plus perceptible, dans son positionnement politique en renouant peu à peu avec le hirak avec qui il avait pris ses distances, en douce cela dit, au lendemain de la chute de Bouteflika. 
Dans un communiqué sanctionnant la réunion du bureau exécutif du parti et rendu public hier, le parti, présidé par Abderrezak Makri, a mené une attaque en règle contre le régime actuel en l’accusant de “freiner le processus de la transition démocratique réclamé par le mouvement populaire”, mais aussi de “non-respect de sa promesse de satisfaire les revendications populaires de l’application des articles 7 et 8 de la Constitution”. 
Et d’insister : “Les parties du pouvoir ayant fait avorter les occasions d’un dialogue sérieux et d’un consensus national sont responsables des déceptions d’un grand nombre de citoyens.” Autre pierre jetée par le parti islamiste aux tenants actuels du pouvoir : ses doutes exprimés sur l’opportunité de tenir la présidentielle du 12 décembre prochain dans un climat aussi tendu que celui que connaît actuellement le pays. 
“Le climat délétère, de suspicion, la politique du fait accompli et la mainmise de l’administration sur le processus de l’élection présidentielle font que le prochain scrutin ne permettra pas à l’Algérie d’être en mesure de faire face aux défis internes et externes qui l’attendent”, a estimé le MSP. 
Mieux, celui-ci est allé jusqu’à dénoncer (c’est la première fois depuis l’enclenchement de la mécanique de la répression que ce parti a pris position sur cette question) les arrestations des animateurs du hirak dans plusieurs régions du pays tout en appelant à leur libération, non sans  exhorter les forces politiques et sociales à faire preuve de solidarité à leur égard. 
Sur sa lancée, le parti d’Abderrezak Makri a dénoncé “la politique d’asservissement, de répression et de chantage à laquelle font face actuellement les médias”. 
Concernant le projet de loi sur les hydrocarbures, le MSP estime que “les institutions actuelles rejetées par le peuple ne sont pas habilitées à plancher sur une loi ayant un lien avec la souveraineté nationale”. “L’entêtement des autorités à imposer la loi sur les hydrocarbures avec un gouvernement et un Parlement illégitimes est une preuve de l’échec continu d’un gouvernement qui a pour seul programme la recherche de la rente (…)”, a-t-il insisté, non sans rappeler que “le système politique qui est toujours en place et qui cherche à se régénérer est responsable de la dilapidation de potentialités nationales durant deux décennies (…)”.   *Liberté -  jeudi 17 octobre 2019

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La députée de La France insoumise, Mathilde Panot, qui était en séjour en Algérie, a rendu publique une lettre ouverte aux détenus d’opinions algériens que nous publions ci-dessous.

La députée du Val-de-Marne et vice-présidente du groupe parlementaire La France Insoumise, Mathilde Panot, était venue en Algérie « en tant que militante de la révolution citoyenne » avec son suppléant Mourad Tagzout « rencontrer les acteurs et actrices du mouvement populaire pour comprendre, apprendre et exprimer » sa solidarité avec la « révolution du sourire ». Document.

**Lettre aux détenus d’opinion d’Algérie, par Mathilde Panot

À vous qui êtes privé de liberté, c’est en toute fraternité que je vous écris. De retour d’Algérie, je prends la plume, car vous habitez mes pensées ; vous, courageux militantes et militants de l’émancipation de votre peuple et de la justice sociale. Maintenant que je me suis rendu sur place, je mesure et je dis à quel point est inacceptable le silence coupable et intéressé qui, partout ailleurs, couvre vos luttes et malheurs. Je le ressens d’autant plus vivement, que beaucoup d’entre vous ont mon âge et même beaucoup moins. Il faut que des voix libres relayent les vôtres et que vos combats soient internationalement connus. C’est en cela que je peux aider et c’est à cela que je vais m’atteler.

Le peuple algérien mène une lutte digne, fier et debout contre un régime à bout de souffle, qui tente tant bien que mal de se maintenir en place. Au cœur de ce combat, une jeunesse admirable d’engagement de générosité et d’abnégation. La lutte pour la justice sociale et la dignité populaire est le plus beau des combats.

Pour se pérenniser, le pouvoir en place ne recule devant aucun moyen. Vos camarades de combat me l’ont dit : prisonnier d’opinion vous vous comptez par dizaines dans le pays. À Alger, où s’opère l’essentiel des arrestations, vous n’êtes pas loin d’une centaine et le chiffre grossit. Ils m’ont dit comment vous regardiez vos juges droit dans les yeux ; comment il est arrivé que des magistrats vous avouent leurs impuissances. Dans les manifestations vos concitoyens dénoncent que vous soyez retenus en otages d’un odieux chantage à l’arbitraire. Mais, les Algériennes et les Algériens tiennent bon.

Mes camarades, car je sais que je peux vous appeler ainsi. Nous menons le même combat. Certes dans des conditions différentes, mais notre combat et celui de la libération et de l’émancipation humaine. Mes camarades, même en prison vous ne baissez pas les bras. Depuis quelques jours vous êtes nombreux à observer une grève de la faim. Un moyen de lutte bien périlleux qui, il y a quelques mois, a coûté la vie à Kameleddine Fekhar, l’infatigable combattant des droits humains. Dans votre combat, vous avez à vos côtés le commandant Lakhdar BOUREGAA et Djamila BOUHIRED des acteurs de votre guerre d’indépendance. Des combattants aujourd’hui largement octogénaires. Leur présence symbolise la symbiose générationnelle qui fait la force de votre révolution du sourire.

Samira, Billal, Amine, Karim, Samir, et tous les autres, je vous adresse les plus profonds saluts de fraternité et de solidarité, espère votre rapide libération et votre victoire prochaine pour le changement profond et radical auquel vous vouez votre engagement.

De mon côté, je me bats aussi contre une autre oligarchie, en France. Beaucoup, de cette rive de la Méditerranée, notre mer commune, ont été arrêtés abusivement, éborgnés, mutilés sans raison du fait du mouvement de révolte populaire qui traverse le pays. C’est aussi pour cela que je me sens le devoir de faire écho à votre combat. Je ferai ce qui est à ma portée pour m’acquitter de cet impératif. 

Je vous partage une conviction : ils ne pourront arrêter les Révolutions citoyennes qui viennent. Condamner quelqu’un pour son opinion, c’est s’assurer qu’elle soit diffusée. Leur bêtise ne peut rien contre notre volonté, où que ce soit, de construire une société organisée dans l’intérêt du grand nombre. 

Salut et fraternité,

***Mathilde Panot

**dzvid.com- samedi 19 octobre 2019

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*c’est un moment inédit car tout le monde manifeste

Après des mois de silence, les médias étrangers, notamment français, réorientent de nouveau leurs radars en direction de l’Algérie.

C’est le cas du célèbre journal français Le Monde qui consacre, dans son édition d’aujourd’hui, sa une et un dossier de deux pages à la situation dans notre pays. Sous le titre “Algérie : l’armée tente de passer en force”, le journal décrypte les dernières décisions des autorités et donne la parole à l’ancien ministre et actuel opposant, Abdelaziz Rahabi, qui a exposé sa vision de la situation actuelle dans le pays. Dans un article intitulé “Le pouvoir veut passer en force”, le journal résume ainsi la situation en Algérie : “L’appareil sécuritaire restreint l’espace des libertés, harcèle les contestataires et multiplie les arrestations.” 

Si les Algériens continuent de manifester pour s’opposer, entre autres, à la tenue de l’élection présidentielle dans les délais fixés par les autorités, c’est surtout l’utilisation de la force comme moyen de mettre fin à la protestation et d’imposer le calendrier électoral qui est dans le viseur du Monde. “L’appareil sécuritaire s’emploie à restreindre l’espace des libertés arraché par les manifestants ces huit derniers mois, harcelant les contestataires et multipliant les arrestations parmi les animateurs présumés du hirak (le mouvement populaire). 

Une centaine de personnes ont été placées en détention provisoire depuis l’été. Signe d’un emballement judiciaire, les opposants sont, dans leur majorité, poursuivis pour des accusations relevant de ‘crimes’, à la merci de très lourdes condamnations”, écrit le journaliste dans un long article, en écho aux dernières arrestations opérées parmi les manifestants et les opposants. Il cite, d’ailleurs, l’exemple du président du RAJ, Abdelouahab Fersaoui, accusé d’“atteinte à l’intégrité du territoire” et d’“incitation à la violence”, rappelle le journal.

Longtemps ambassadeur, puis ministre, Abdelaziz Rahabi donne, dans ce dossier, une analyse lucide de la situation dans le pays. Dans cette interview au Monde, il explique que le pouvoir ne cherche pas à “accompagner le mouvement populaire”, mais plutôt à “assurer la continuité du système” Bouteflika. “À défaut d’accompagner le hirak, le pouvoir cherche à le neutraliser dans une tentative d’assurer la continuité du système Bouteflika. Le principe d’une élection n’est pas rejeté.

Ce qui est rejeté, ce sont les conditions dans lesquelles elle va se dérouler. Or les conditions d’une élection régulière et transparente ne sont pas réunies. Ce que nous demandons, c’est la mise en place de mesures de confiance et d’apaisement.” Pour l’ancien ambassadeur, si l’élection venait à être imposée aux Algériens, le risque de l’absence de la légitimité se poserait. “(…) Un faible taux de participation entacherait la légitimité et la crédibilité de celui qui sera élu. Un candidat élu dans ces conditions hypothèque forcément sa présidence”, a-t-il prévenu. 

Le dossier fait également écho à une contribution du sociologue Nacer Djabi qui décrypte la sociologie des manifestants de la capitale. Il estime que “c’est un moment inédit car tout le monde manifeste, la diversité sociologique de l’Algérie se retrouve et se brasse.  Jeunes, familles, vieux : tous sortent. Les couches moyennes comme les quartiers populaires.

Mais aussi des gens aisés, dirigeants d’entreprises, petits entrepreneurs, cadres, professions libérales”. Outre le journal Le Monde, d’autres médias ont réalisé des dossiers sur la révolution des Algériens. Le quotidien proche de la gauche, Libération, a, par exemple, titré jeudi : “En Algérie, la police n’arrête pas d’arrêter”.

*Liberté- dimanche 20 octobre 2019

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Grand rassemblement contre bradage des hydrocarbures et des richesses nationales 

Des milliers de citoyens manifestent, ce dimanche, à Alger, pour exprimer leur rejet de la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Ils se sont rassemblés, dès 10h du matin,  entre le Boulevard Zighoud Youcef et Asselah Hocine, où la présence policière a été renforcée, afin de les empêcher de s’approcher du siège de l’APN. « Loi des hydrocarbures à la poubelle », ont repris en chœur les manifestants.

Brandissant des pancartes où on pouvait lire « Non », les manifestants ont confirmé leur refus du contenu des nouvelles lois qu’ils assimilent à un bradage des richesses nationales que le gouvernement tente de faire passer : « ulac smah ulac », « koulyoum massira h’ta terahlou (on ne s’arrêtera pas de marcher jusqu’à votre départ)», sont autant de slogans entonnés lors du rassemblement de ce dimanche.*Liberté -  dimanche 13 octobre 2019

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une nouvelle République à tout prix-11 d-325821echec-a-lintimidation-d87ac

Manifestations massives contre la loi sur les hydrocarbures

A deux mois d’une présidentielle contestée, les Algériens ont à nouveau défilé massivement vendredi contre le pouvoir, défiant un climat de « répression croissante » dénoncé par des ONG, au lendemain d’une nouvelle arrestation d’une figure du mouvement de contestation.

Avant d’être rejoints par le flot des manifestants, de petits groupes étaient sortis dans la rue dans le centre d’Alger avant même la fin de la prière musulmane hebdomadaire, qui a marqué comme d’habitude le coup d’envoi du 34e vendredi consécutif de manifestation du « Hirak », mouvement inédit de contestation né le 22 février en Algérie.

Le déploiement policier massif et la multiplication récente des arrestations n’ont pas dissuadé les protestataires, qui étaient au moins aussi nombreux que les semaines précédentes. En fin de journée, la police a commencé à disperser les manifestants dans le calme.

Médias en ligne et réseaux sociaux ont également signalé des cortèges importants dans plusieurs autres villes du pays. Certains n’hésitent pas à parler de plus de 12 millions dans les rues du pays.

Les manifestants ont copieusement dénoncé la programmation de la réforme de la loi sur les hydrocarbures.

A Alger, des slogans ont visé les policiers, traités notamment « d’oppresseurs des étudiants », pour avoir empêché pour la première fois mardi les étudiants de manifester dans la capitale, comme ils le font chaque semaine depuis février.

« Oh Gaïd Salah, pas de vote cette année ! », ont aussi scandé les manifestants algérois, fustigeant une nouvelle fois la présidentielle que le pouvoir, de facto aux mains du haut commandement militaire incarné par le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, entend organiser à tout prix le 12 décembre.

A deux mois du scrutin destiné à élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, que la rue a contraint à quitter le pouvoir en avril après 20 ans au pouvoir, les positions des deux camps sont plus que jamais irréconciliables.

« Je n’ai pas peur »

Le général Gaïd Salah présente l’élection comme la seule voie de sortie de crise tandis que la contestation n’y voit qu’un moyen de perpétuation du « système » au pouvoir depuis l’indépendance en 1962.

« On ne rentrera pas chez nous et on ne votera pas tant que les règles du jeu sont dictées par les mêmes figures de la présidence de Bouteflika », assure Samira, 31 ans, visant notamment le chef d’état-major de l’armée.

Sur une banderole figuraient les portraits de nombreux militants, journalistes, étudiants ou citoyens appréhendés dans ou en marge des manifestations et placés en détention préventive ces derniers mois.

Plus de 80 personnes sont toujours derrière les barreaux, selon le Comité national de libération des détenus (CNLD) qui réclame la libération des « détenus politiques et d’opinion ». « Emmenez-nous tous en prison, le peuple ne reculera pas », ont crié en choeur les manifestants.

A 68 ans, Akli le répète crânement à l’AFP: « je n’ai pas peur, je marche chaque mardi et vendredi et je suis prêt à continuer (…) S’ils ont assez de place en prison qu’ils nous emprisonnent tous ».

**Libertés « gravement menacées »

Président du Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), association citoyenne très active au sein du « Hirak », Abdelouahab Fersaoui a à son tour été arrêté jeudi lors d’un rassemblement de soutien aux détenus.

« On n’a pas d’autres nouvelles de lui » depuis un coup de téléphone jeudi après-midi durant lequel il a indiqué se trouver dans « un commissariat, mais sans préciser lequel », a déclaré à l’AFP Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des Droits de l’Homme (LADDH).

« Le délai maximum de garde à vue –48 heures– expire samedi et on aura donc plus d’informations. On s’attend tous à un mandat de dépôt » contre lui, a-t-il ajouté. Il a rappelé que huit militants du RAJ étaient déjà sous les verrous sous des accusations d’atteinte à l’unité nationale ou d’incitation à un attroupement, passibles respectivement de 10 et un an d’emprisonnement.

Amnesty International a dénoncé le « climat de répression qui s’instaure en Algérie » avec la « recrudescence du nombre d’arrestations arbitraires de militants, journalistes, avocats, étudiants ou simples citoyens, en violation flagrante des droits garantis par la Constitution » –liberté d’expression, d’association ou droit de se réunir pacifiquement.

De son côté, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (Obs), partenariat entre la Fédération internationale des droits de l’Homme et l’Organisation mondiale contre la Torture, a estimé que les libertés d’expression et de manifestation étaient « gravement menacées » en Algérie par la « répression croissante » du « Hirak », marquée par une « vague d’arrestations arbitraires ». AFP – 11 octobre 2019

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Répression : le mauvais choix du pouvoir

En cherchant à étouffer la mobilisation citoyenne par toutes sortes de stratagèmes, le pouvoir accentue non seulement la crise, mais aussi booste le “hirak”. 

Le constat est largement partagé : les marches du 34e vendredi dans de nombreuses wilayas du pays ont été si imposantes que d’aucuns n’ont pas manqué d’évoquer un “second souffle” de la révolution, les qualifiant, à juste titre, des plus importantes de la rentrée sociale. Alors qu’on redoutait un éventuel reflux, voire un essoufflement de la mobilisation, notamment après l’escalade dans la répression et la multiplication des arrestations ciblant particulièrement des figures du hirak dont des animateurs politiques et des activistes de la société civile à l’image d’Abdelouahab Fersaoui, président de la dynamique association Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), l’on a assisté plutôt à un surcroît de vigueur dont on peut dire qu’il risque sérieusement de chambouler les calculs des tenants de l’organisation à tout prix du scrutin présidentiel. Que ce soit à Alger où la manifestation a été grandiose, à Oran, à Béjaïa, à Constantine, à Tizi Ouzou, à Annaba, à Blida, à Mostaganem ou à Bouira, pour ne citer que quelques villes, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour réitérer leur rejet de la prochaine élection, la libération des détenus et le départ de tous les symboles du régime. Mais les deux faits marquants de ce vendredi ont été, sans aucun doute, la dénonciation de la répression de la marche des étudiants de mardi dernier et le rejet du projet de loi sur les hydrocarbures. Pour nombre d’observateurs, l’attitude agressive de certains éléments des services de sécurité à l’égard des étudiants, dont les manifestations ont pourtant été pacifiques et exemplaires depuis le début de l’insurrection citoyenne, ont eu un rôle catalyseur sur la mobilisation. 
À Alger, durant toute la manifestation, les citoyens n’ont cessé de dénoncer la violence faite aux jeunes. “Talaba, machi Tliba” (Ce sont des étudiants, pas Tliba), scandaient-ils, comme pour signifier qu’on ne peut valablement mettre sur un pied d’égalité un député, aujourd’hui en fuite, qui a fait fortune à l’ombre du régime de Bouteflika, et les étudiants dont l’ambition légitime est de construire leur avenir dans leur pays. Le rejet du texte de loi, dont l’examen est prévu théoriquement pour aujourd’hui à l’occasion du Conseil des ministres, assimilé à une vente concomitante aux puissances étrangères, confirme le rejet de tout ce qui est entrepris par le pouvoir en place. En persistant à tourner le dos aux revendications populaires et en recourant à des méthodes que l’on croyait révolues et qui commencent à susciter des condamnations à l’étranger, parmi les ONG — les gouvernants s’astreignent pour l’heure à un silence dissimulant difficilement leur impatience —, le “pouvoir de fait” confirme l’échec de sa stratégie. En cherchant à étouffer le mouvement par toutes sortes de stratagèmes pour mener à bon port sa feuille de route, le pouvoir accentue non seulement la crise, mais aussi booste le mouvement plus que jamais déterminé, au regard de son endurance, à entrer dans une nouvelle époque. 
Et à voir les appels sur les réseaux sociaux, notamment pour la symbolique journée du 1er novembre, nul doute que la mobilisation s’annonce encore plus imposante. Signe qu’une nouvelle séquence s’écrit, les avocats ont décidé de renouer avec la protestation, comme pour renforcer cette mobilisation. Le pouvoir va-t-il revoir ses calculs ? 
 **Karim Kebir - Liberté -  dimanche 13 octobre 2019

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*La  mobilisation populaire s’étend et se renforce face aux maîtres de la décision politique qui pensent croire pouvoir mater la révolution.

La répression a, incontestablement, de l’effet sur le mouvement populaire du 22 février. Il n’y a aucun doute là-dessus. L’effet n’est, cependant, pas celui, démobilisateur, recherché par le pouvoir. C’est tout l’inverse qu’elle provoque, à chaque fois que ce dernier y recourt. Cela s’est vérifié tout le long des mois du hirak, mais plus encore vendredi dernier quand la mobilisation a été extraordinairement forte. Si forte d’ailleurs qu’elle a dû surprendre ceux qui étaient convaincus qu’après les violences policières contre les étudiants de mardi, les Algériens n’allaient pas investir la rue si massivement deux jours après. Cette réaction du peuple est à méditer. 

Notamment par les maîtres de la décision politique qui pourraient encore croire qu’il serait possible de mater la révolution. Éprouvée à maintes reprises, depuis l’avènement du mouvement populaire, la méthode s’est avérée non seulement inopérante face à une mobilisation qui s’étend à l’immensité du territoire national, mais aussi et surtout contre-productive. Fonctionnant avec un logiciel politique désuet, le régime, pour ne pas dire le seul pouvoir du moment, n’en tire évidemment pas les bonnes conclusions. Ainsi, il lui tarde toujours, alors que la réalité l’y incite, à entrevoir une solution à la crise autre que celle qu’il s’entête à vouloir imposer envers et contre la majorité du peuple : l’élection présidentielle. 
Peut-être finira-t-il par entendre raison ? Contrainte aux rattrapages qui compliquent son entame du chantier poussive, l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) ne peut pas lui être d’un grand secours, tant est qu’elle s’est déjà laissé doubler par l’administration dans l’opération de révision des listes électorales. Et comme pour ne rien arranger à sa situation, le gouvernement enchaîne les décisions à polémiques et controverses. C’est à croire qu’il le fait exprès pour donner du carburant au hirak. Ayant vu son magistère prorogé dans le sillage de la prolongation de l’intérim de Bensalah, le gouvernement Bedoui — un gouvernement des affaires courantes — multiplie les initiatives qui fâchent les Algériens, l’élaboration de l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures, notamment. Et pour une provocation, c’en a bien été une. Pour s’en convaincre, il suffisait de tendre l’oreille au peuple qui, vendredi, a dit ce qu’il pensait du projet en question. Quant à ce qu’il pense du gouvernement, c’est un secret de Polichinelle.*par Sofiane AÏT IFLIS - Liberté -  dimanche 13 octobre 2019

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Régression politique = régression diplomatique

Mercredi dernier, au moment où le chef de l’état, Abdelkader Bensalah, recevait le ministre des Affaires étrangères turc, le président Erdogan annonçait l’entrée de son armée en territoire syrien et le début de l’offensive contre les Kurdes de ce pays.

Même si notre arabité officielle et factice n’est que l’effet d’une histoire de harcèlements géopolitiques, idéologiques et culturels hégémoniques, nous n’en sommes pas moins membres de la Ligue arabe. La Syrie, bien que suspendue de l’organisation, en est aussi membre. Mais les circonstances ne semblent pas avoir gêné le diplomate turc qui, dans la conférence de presse partagée avec son homologue algérien, s’en est tenu à des sujets mineurs comme les conditions d’investissement, convenables aux investisseurs turcs, et les procédures de demande de visa qu’il promet d’améliorer. Melvut Cavusaglu a même assuré, un peu ironique, que son pays “ne croit pas à la solution militaire”… en Libye. Vérité au-deçà des Pyrénées, erreur au-delà !
Plus sarcastique encore, cette synthèse de l’APS qui note que les deux parties ont salué…   “au passage (sic) le respect par la Turquie de la question de l’intégrité territoriale de la Syrie” !
Certes, la gestion de la diplomatie nationale est réduite depuis vingt ans à une affaire personnelle d’un autocrate devenu par la suite, et pendant de longues années, inapte à s’en ébaudir. Elle a fini par se dissoudre dans le surréalisme d’un pouvoir absurde, à la fois total et inopérant, jusqu’à se résumer aux seules obligations conventionnelles, pas toutes remplies. Et, subsidiairement, à sa fonction de circuit complémentaire de répartition clanique de la rente. 
Il fut des époques où les régimes autoritaires n’avaient pas besoin de compromettre leurs relations étrangères dans la défense de leur politique intérieure. Les États concevaient la coexistence entre démocraties et dictatures comme le résultat naturel de la diversité d’organisation des États. Et les régimes étaient organisés en blocs multinationaux d’autodéfense collective. D’où l’introduction de cette notion de “groupes”, espèce de syndicats de régimes, dans le fonctionnement même des Nations unies. Ces époques-là sont révolues avec l’ingression progressive de la question droite de l’homme et de la démocratie dans les ordres du jour des forums multilatéraux et dans les relations internationales en général. 
En Algérie, Bouteflika finissant a fait mieux : il a voulu rapatrier ce qui restait du prestige de la diplomatie nationale, abîmant au passage le capital charisme de deux de nos plus illustres ambassadeurs, pour le compromettre dans ses ultimes tentatives de sauvetage de son gang. Il ignorait, tout diplomate qu’il a été, que la considération populaire pour nos diplomates venait de cette fonction de représentativité et de ce que celle-ci les a éloignés des éclaboussures de sa gestion intérieure despotique et véreuse.
Le résultat est que des parlementaires américains viennent se concerter avec notre gouvernement sans qu’il ose — daigne ? — communiquer sur le sujet de la rencontre. L’autre résultat en est que la Turquie nous envoie son ministre le jour où elle envahit un pays officiellement “frère” et celui-ci escamote la question et nous traite en mendiants d’IDE et de visas !
 *M. H. – musthammouche@yahoo.fr -  Liberté -  dimanche 13 octobre 2019

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MARDI DE MOBILISATION DES ÉTUDIANTS

La grande démonstration

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*Dossier sur le site de Liberté-Algérie

34E MARCHE DE LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE À CONSTANTINE
Les étudiants plus que jamais déterminés

MOBILISATION DES ÉTUDIANTS
Les syndicats en renfort à Béjaïa

SÉTIF
“Non au bradage des richesses de l’Algérie !”

LES ÉTUDIANTS ONT MASSIVEMENT MARCHÉ HIER À ALGER
Un mardi de mobilisation avec un air de vendredi

MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE HIER À TIZI OUZOU
“Ni loi de finances, ni loi sur les hydrocarbures, ni élection…”

ILS L’ONT RÉITÉRÉ HIER À MOSTAGANEM
Les étudiants appellent au respect de la souveraineté du peuple

MARCHE DES ÉTUDIANTS À ORAN
Le mardi du refus

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Aït Menguellet soutient le hirak

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Aït Menguellet est revenu sur l’actualité nationale et principalement le hirak qui redonne l’espoir au peuple algérien et sur le rôle de la jeunesse.

« Le mouvement populaire est génial, d’autant qu’il est pacifique.Je soutiens évidemment le mouvement, si je pouvais j’aurais fais toutes les marches, mais la santé ne me le permet pas », confie Lounis Aït Menguellet dans cette émission Paris direct de France 24. Voir plus bas la vidéo

Et il ajoute : « Le mouvement doit déboucher sur quelque chose, on ne peut pas marcher comme ça éternellement. »

Le poète Aït Menguellet garde l’espoir entier en la jeunesse engagée dans le hirak et lui conseille de « tenir bon ». « L’espoir, on vit avec, depuis longtemps qu’il est partie intégrante de nous », conclut Lounis Aït Menguellet.

***Retour à l’Olympia en novembre pour l’immense Lounis Aït Menguellet. Son premier concert dans cette salle remonte à 1978.

Lounis Aït Menguellet cultive depuis sa jeunesse une certaine sympathie pour la mythique salle de l’Olympia qu’il retrouvera les 2 et 3 novembre prochain.C’est l’annonce faite par le ciseleur des mots, Lounis Aït Menguellet, qui a été l’invité de l’émission Paris direct de France 24.

 

*source: *dzvid.com -  mardi 15 octobre 2019

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