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infos d’Algérie-12

22042019

**Accélération des événements

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Après Rebrab et les Kouninef : Plusieurs hommes d’affaires vont suivre dans les jours à venir

*Les enquêtes sur les dossiers de corruption s’étendent aux frères Kouninef et Rebrab

Les enquêtes sur les dossiers de corruption ne vont pas se limiter aux frères Kouninef et Rebrab, a-t-on appris de sources proches du ministère de la Défense Nationale.  La Brigade des investigations de la Gendarmerie Nationale  « poursuit ses enquêtes préliminaires à l’encontre de plusieurs hommes d’affaires, dont certains font l’objet d’interdiction de sortie du territoire national », assurent nos sources. 

Les prochaines enquêtes concerneront ainsi, dans un premier temps, Mourad Eulmi, patron du groupe SOVAC, Ahmed Mazouz, patron du groupe Mazouz, Mahieddine Tahkout ainsi que Mohamed Baïri. Cette liste va s’allonger à d’autres personnalités et oligarques comme Mohamed Laïd Benamor, Abdelmalek Sahraoui et d’autres encore.

Ces enquêtes concerneront enfin d’anciens dirigeants politiques comme Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, les deux anciens Premiers-ministres. D’après nos sources, le haut commandement de l’ANP s’est engagé à ne pas épargner aucune personnalité dont l’implication dans des affaires de corruption serait démontrée par des preuves accablantes. *algeriepart.com/ lundi 22 avril- 2019/

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***Du temps où l’actuel ministre des Finances, Mohamed Loukal, était à la tête de la BEA, Nutris SPA, propriété des Kouninef, s’est vu octroyer un crédit bancaire faramineux pour financer un projet d’usine de trituration de graines oléagineuses manifestement surévalué.

La convocation par les instances judiciaires de l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, mais aussi et surtout de l’actuel ministre des Finances, Mohamed Loukal, dans le cadre d’enquêtes liées à des soupçons de “dilapidation de deniers publics et d’octroi illégal d’avantages indus”, pourrait très vraisemblablement être motivée par leur implication dans des affaires engageant notamment les frères Kouninef, dont on sait toute la proximité et l’influence au sein du clan Bouteflika. De fait, cette réaction de la justice, faut-il le relever de prime abord, intervient à peine quelques jours après l’appel du chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, à diligenter le traitement judiciaire de différents dossiers de corruption impliquant, selon son propos, “certaines personnes ayant bénéficié indûment de crédits bancaires estimés à des milliers de milliards…”. En ce sens, les propriétaires du groupe Kougc et de sa filiale Nutris, la famille Kouninef en l’occurrence,  seraient, de fait, en tête de liste des personnes pouvant être ciblées par les accusations formulées par le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), de par leurs relations plus qu’étroites avec Saïd Bouteflika, le frère du président déchu, mais aussi au regard des financements bancaires colossaux dont ils ont bénéficié ces dernières années, souvent pour des projets aux coûts très probablement surévalués. Ainsi, du temps où l’actuel ministre des Finances, Mohamed Loukal, était à la tête de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), Nutris SPA, propriété à parts égales de Réda, Karim et Noah Kouninef, ainsi que de leur mère et de leur sœur, s’est vu octroyer un crédit bancaire pour le moins faramineux en vue du financement d’un projet d’usine de trituration de graines oléagineuses à Jijel. Paraphée en date du 27 décembre 2015, notamment par le responsable des engagements de la BEA, devenu par la suite P-DG de cette banque, la convention de crédit relatif à ce projet d’usine, qui attend toujours d’entrer en activité, portait sur un montant global de plus de 20 milliards de dinars, débloqué par un consortium de trois grandes banques publiques chapeauté par la BEA et composé, en plus de celle-ci, de la Banque nationale d’Algérie (BNA) et de la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (Cnep).

Assorti de beaucoup d’avantages, en plus de ceux accordés par l’Andi, de différés de paiements et de bonifications d’intérêts, ce financement bancaire alloué aux Kouninef avait fini par susciter de graves soupçons de complaisance surtout par son caractère colossal par rapport aux évaluations rationnelles des coûts du projet auquel il est destiné. Des suspicions de très fortes surévaluations sur le dos des banques et du Trésor public qui furent par la suite d’autant plus mises en évidence par des blocages injustifiés de projets similaires de trituration de graines oléagineuses, lancés par des opérateurs concurrents pour des coûts nettement moins élevés et des équipements, ainsi qu’un potentiel de production et d’exportation bien plus importants. Si ces très fortes suspicions autour de possibles avantages et crédits de complaisance qui auraient été accordés aux Kouninef par certains responsables et banquiers, dont Loukal et Ouyahia, restent, cependant, encore à confirmer par la justice, le fait est que les dirigeants politiques et les oligarques proches de l’ancien clan présidentiel devront sans doute être les premières cibles de toute campagne judiciaire qui sera menée en cette période contre des faits de corruption et de dilapidation d’argent public. Il reste que les Kouninef ne sont pas les seuls à avoir bénéficié d’avantages indus grâce à leur proximité avec la famille Bouteflika. Il faut sans doute s’attendre à voir défiler devant la justice d’autres proches du clan présidentiel déchu. *Par Akli Rezouali- Liberté- lundi 22 avril- 2019/

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*les dessous de l’arrestation et de l’incarcération du colonel Mourad Zaghdoudi qui chapeautait jusqu’à jeudi dernier les enquêtes menées sur les oligarques et personnalités politiques impliquées dans des affaires de corruption

Kouninef, Rebrab : Comment l’arrestation du colonel Mourad Zaghdoudi a accéléré l’opération anti-corruption en Algérie

C’est la suspension et, plus tard, l’arrestation du colonel Mourad Zaghdoudi, premier responsable de la brigade de recherches de la gendarmerie nationale qui a accéléré le déroulement de l’opération anti-corruption en Algérie, explique Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Part, sur le plateau d’une émission spéciale consacrée aux dernières événements ayant secoué l’Algérie. 

Abdou Semmar dévoilera les dessous de l’arrestation et puis de l’incarcération du colonel Mourad Zaghdoudi qui chapeautait jusqu’à jeudi dernier les enquêtes menées sur les oligarques et personnalités politiques impliquées dans des affaires de corruption. Ce colonel a dangereusement dérapé lorsqu’il avait auditionné Rebrab, l’homme le plus riche du pays. Ce dernier avait été interrogé également par une commission d’enquêteurs au niveau du département des services de renseignements à Dely Ibrahim. Le P.V d’audition a été totalement « détourné » par ce colonel véreux qui aurait tenté de protéger certaines personnalités ciblées par les enquêtes sur des faits de corruption.

Dimanche, ces enquêtes ont été relancées suivant un nouveau mode d’organisation au moment où le colonel Mourad Zaghdoudi est placé en détention provisoire par le tribunal militaire de Blida. C’est à ce moment qu’un véritable coup d’accélérateur a été donné aux auditions et arrestations de Rebrab et les frères Kouninef. Les failles des premières investigations ont été comblées et les enquêteurs de la brigade de recherches ont subi un énorme pressing pour rendre leurs conclusions et transférer enfin leurs dossiers vers le parquet du tribunal d’Abane Ramdane de Sidi M’hamed à Alger-centre. *algeriepart.com/ mardi 23 avril- 2019/

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A 74 ans, Issad Rebrab, l’homme le plus riche de tout le Maghreb, a passé sa première nuit à la prison d’El-Harrach

ssad Rebrab, considéré comme la première fortune du pays, a été incarcéré dans la nuit de lundi à ce mardi 23 avril, dans le cadre d’une enquête anticorruption.

Issad Rebrab, PDG de Cevital, le premier groupe privé d’Algérie, a été incarcéré dans la nuit, à l’issue de sa présentation au parquet dans le cadre d’une enquête anticorruption, a annoncé mardi 23 avril l’agence officielle APS Cevital. Il est considéré comme la première fortune de ce pays qui vit une contestation populaire inédite.

Arrêté lundi, Issad Rebrab, 74 ans, est « soupçonné de fausse déclaration concernant le mouvement de capitaux de et vers l’étranger, surfacturation, importation de matériel usagé en dépit de l’octroi d’avantages bancaires, fiscaux et douaniers (destinés au matériel neuf) », avait indiqué lundi la télévision d’État.

Le fondateur de Cevital avait dans un tweet lundi démenti avoir été arrêté, indiquant s’être seulement présenté à la gendarmerie dans le cadre du blocage depuis près d’un an au port d’Alger par les autorités d’équipements industriels de son conglomérat. L’industriel estime que ce blocage est illégitime.

Le groupe Cévital, propriétaire du quotidien algérien Liberté et qui a notamment racheté en France le groupe électroménager Fagor-Brandt ou le fabricant de portes et fenêtres Oxxo, n’a pas réagi dans l’immédiat à l’incarcération de son PDG. Cevital est actif dans l’électronique, la sidérurgie, l’électroménager ou encore le BTP et emploie 18 000 personnes, selon les derniers chiffres donnés par le groupe.**algeriepart.com/ mardi 23 avril- 2019/

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Rebrab présenté devant le tribunal de Sidi M’hamed

Inédit, effarant, les adjectifs manquent cruellement pour qualifier le sort que l’homme le plus riche du pays est en train de vivre en ce moment. Issad Rebrab a été, effectivement, présenté devant le tribunal de Sidi M’hamed. Comme il a été annoncé par Algérie Part, Rebrab, la première fortune du pays, a été transféré devant le tribunal Abane Ramdane après avoir terminé les auditions auxquelles il était soumis à la brigade de recherches de la Gendarmerie Nationale de Bab Jedid.

Issad Rebrab, l’homme qui pèse 3 milliards de dollars, est accusé, d’après nos sources, d’avoir surfacturé délibérément les prix des importations de ses équipements industriels pour transférer illicitement des devises vers l’étranger. Des devises qui ont servi à enrichir ses affaires réalisées en France, Italie, Brésil ou Hong Kong.

l est à souligner enfin que même la télévision publique nationale l’ENTV a confirmé officiellement l’arrestation de Rebrab par les enquêteurs de la gendarmerie nationale. La même source a confirmé que Rebrab est accusé de « fausses déclarations » et de violations à la réglementation des changes en Algérie. Rebrab et les frères Kouninef sont également accusés de non respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics, trafic d’influence avec des fonctionnaires publics pour l’obtention de privilèges et détournement de fonciers et de concessions ».*algeriepart.com/ lundi 22 avril- 2019/

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CORRUPTION ET FUITE DES CAPITAUX

Plus de 6 600 dossiers rouverts par la justice

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La justice algérienne vient de procéder à la réouverture de plus de 6 600 dossiers, tous en suspens durant la période allant de 2009 à 2019, et liés à des soupçons sur des faits de corruption, des faits avérés de corruption et de transfert illégal des devises, apprend-on de bonnes sources. Annoncés le 1er avril dernier par le parquet général près la cour d’Alger, ces dossiers ont été rouverts dans le cadre des enquêtes préliminaires qui sont mises en œuvre pour des faits de corruption et de transfert illicite de capitaux vers l’étranger et qui touchent tous les secteurs d’activité publics et privés, des personnalités politiques, des P-DG de groupes privés et publics, des hauts cadres des institutions financières et des députés. Et si le parquet général se voulait rassurant en prenant à témoin l’opinion publique, il est clair que toutes les personnes concernées par ces enquêtes sont frappées de l’interdiction de sortie du territoire national (ISTN), et ce, en application des dispositions de l’article 36 bis-1 du code de procédure pénale. Selon notre source, sur les 6 600 affaires en cours de traitement, près de 1 300 dossiers ont déjà été constatés par les enquêteurs.

Ces affaires pourraient, très prochainement, être renvoyées devant les juges d’instruction, d’autant plus que plusieurs personnalités qui voulaient quitter le territoire national, en possession de devises, ont été refoulées des aéroports d’Algérie et des postes frontaliers algéro-tunisiens. Selon nos sources, les enquêteurs s’intéressent aussi aux parlementaires, aux membres du gouvernement et de la Cour des comptes, au gouverneur de la Banque d’Algérie, aux ambassadeurs et consuls, aux magistrats, aux présidents et membres des Assemblées populaires communales (APC) et Assemblées populaires de wilaya (APW), aux agents publics occupant de hautes fonctions et aux agents publics définis par la Direction générale de la Fonction publique (DGFP), concernés par la déclaration de patrimoine conformément à l’article 6 de la loi 06-01 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption. Les enquêteurs s’intéressent de près à l’influence que ces personnes pourraient avoir dans la prise de décision dans l’octroi des crédits et des marchés publics en violation avec les lois en vigueur.

Demande de gel de 162 comptes à l’étranger
Par ailleurs, l’Algérie a officiellement formulé une demande à plusieurs pays de procéder au gel de 162 comptes courants et des comptes épargne détenus par de hautes personnalités politiques et hommes d’affaires algériens qui avaient transféré illégalement, via le procédé de surfacturation, des sommes faramineuses en euros et en dollars américains. Selon une source proche du dossier, parmi ces personnalités figurent des anciens ministres, des députés, des sénateurs, des DG et des P-DG d’entreprises et de grands groupes, des opérateurs économiques, comme ceux qui exercent dans l’industrie du textile, les produits pharmaceutiques, l’agroalimentaire, l’électroménager, le bâtiment et les travaux publics et des propriétaires des concessions et des usines de montage automobile. Selon la même source, ces comptes avaient été alimentés grâce aux montants colossaux transférés entre 2009 et 2019 dans le cadre des opérations d’importation des biens d’équipements, de kits d’assemblage, de produits finis et semi-finis et autres matériaux, tous surfacturés grâce à la complicité de réseaux bancaires nationaux et internationaux. Cet argent, par ailleurs blanchi dans l’immobilier, les voitures de luxe, le paiement des études à leur progéniture, les voyages, mais aussi placé dans des réseaux internationaux de blanchiment d’argent, a été transféré en totale violation des lois et des règlements en vigueur et relatifs au transfert de capitaux et de change. Parmi les institutions financières concernées par cette demande figurent des banques espagnoles, suisses, françaises, coréennes, anglaises, arabes et africaines. Ces capitaux transférés, révèle notre source, ont été décelés par plusieurs organismes publics et privés de notoriété internationale et des banques. Dans le même sillage, notre source révèle que des enquêteurs spécialisés sont déjà à pied d’œuvre pour éplucher ces dossiers constatés, et pourront, dans un proche avenir, élargir le nombre de demandes de gel de comptes à l’étranger sur la base des données qu’ils collecteront lors des investigations.

Raison pour laquelle, plusieurs cadres, dont des P-DG et des DG qui exercent dans les institutions financières, sont frappés par des ISTN à titre conservatoire, tant que les enquêteurs n’ont pas encore achevé la collecte des données. Bien plus, la récente installation d’un comité de veille et de suivi, chargé de suivre l’évolution des transferts en devises vers l’étranger, n’est pas anodine. Ledit comité a finalement été installé pour renforcer la vigilance en matière de transactions financières avec le reste du monde et superviser toute démarche de la commission de contrôle des changes qui examine toute opération financière effectuée au niveau des banques. Dans le même sillage, la vigilance a également été renforcée au niveau des impôts pour contrôler les entreprises demanderesses de devises et leur traçabilité. Pour le moment, les enquêteurs spécialisés épluchent tous les dossiers suspectés et travaillent en coordination avec la commission de contrôle des devises, les présidents des conseils d’administration, les P-DG et DG, les présidents des directoires des banques et la Cellule de traitement du renseignement financier (CRTF).Signalons, enfin, que les auditions se poursuivent au niveau de la section de recherche de la Gendarmerie nationale de Bab-Jdid (Alger) et des brigades financières relevant de plusieurs services de sécurité.*Par Farid BELGACEM  - Liberté- lundi 22 avril- 2019/

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La démocratie, c’est la justice

***Le mouvement populaire pour la rupture avec le système politique hérité de l’indépendance est dans sa neuvième semaine. Des manitous ont chuté, l’un après l’autre, au cours de ces deux mois de soulèvement pacifique. Le pouvoir se déleste de ses notables, mais avec une lenteur qui laisse deviner qu’il n’est pas encore décidé à répondre à la demande de fond, le départ du régime dans l’intégralité de ses dirigeants.
En parallèle, et après qu’il eut fait état d’interdictions de sortie du territoire, la justice et les polices s’affairent à conduire des investigations et des auditions dans lesquelles sont cités certains de ses dignitaires et oligarques.
On observe cependant que ces procédures, qui désormais tendent à dominer la chronique politique, ne répondent pas à une méthodologie judiciaire définie. En d’autres termes, on n’en connaît ni l’initiateur politique ou judiciaire ni les critères qui définissent les priorités entre affaires à traiter ou l’ordre de ciblage des personnes poursuivies.
On a surtout de la difficulté à discerner la part de l’action judiciaire de celle de l’intervention politique. Ce qui autorise tous les doutes sur la finalité et donc la sincérité de ce soudain emballement copieusement médiatisé. Plus intrigant encore : la communication sur ces événements semble privilégier l’aspect identité du (ou des) mis en cause par rapport aux faits qui leur sont reprochés et qui, eux, sont évoqués en termes plutôt sibyllins.
Dans le cas de la présumée convocation d’Ouyahia et de Loukal qui a occupé l’attention des Algériens durant la journée d’hier, on ne peut que se demander pourquoi on a ainsi ameuté les foules autour du tribunal de Sidi M’hamed en rendant publique l’audition des deux personnalités, privant ainsi la justice des conditions de sérénité nécessaires à son bon fonctionnement. La simultanéité du déclenchement de la procédure avec le début d’une bataille pour l’accaparement de la direction du RND entre, disons, les partisans assumés de l’ancien régime et les retournés intrigue encore plus.
Il y a peut-être quelques urgentes mesures à prendre, à titre conservatoire, pour la sauvegarde d’intérêts nationaux importants. Mais une justice, si elle veut être efficace et crédible, ne peut pas faire l’économie de sa transparence. Et donc de l’indépendance qui autorise cette transparence.
S’agissant d’un mouvement de libération citoyenne, c’est surtout là que réside le véritable enjeu du moment, l’enjeu politique d’émancipation du pouvoir judiciaire.
Demander des comptes à ceux qui ont abusé de la richesse collective constitue une nécessité patriotique ; que ce soit fait par une institution indépendante et opérante est une nécessité démocratique et de justice.
Dans la foulée de cet embrouillamini médiatico-poilitico-judiciaire, il s’avère que la convocation de l’ancien Premier ministre et de l’actuel ministre des Finances n’était qu’une fake news émise par une chaîne de la télévision publique !
Il est urgent de ne pas instrumentaliser et ne pas folkloriser plus que cela le versant judiciaire du dialogue peuple-pouvoir. En la matière, il n’y a pas de place à l’opacité, sinon cela reviendrait à prétendre réparer un arbitraire par un autre.Or, la démocratie, c’est la justice.Et rien d’autre.*par Mustapha Hammouche - Liberté- Liberté- lundi 22 avril- 2019/

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*Houda Feraoun bientôt convoquée par la justice pour son implication dans le dossier des Kouninef

Houda-Imane Faraoun, la ministre de la Poste et des Technologies, suivra bientôt le même chemin que son collègue Mohamed Loukal, le ministre des Finances. Le parquet général du tribunal d’Abane Ramdane à Sidi M’hamed est en train de lui préparer une convocation judiciaire pour qu’elle se présente devant un Procureur de la République qui doit l’entendre sur son implication dans le dossier de la famille Kouninef, a-t-on appris de sources sûres. 

D’après nos  sources, la jeune ministre de 39 ans a été cité à plusieurs reprises dans les enquêtes diligentées par les enquêteurs de la brigade des recherches de Bab Jedid de la gendarmerie nationale. Houda-Imane Faraoun est intervenue personnellement pour faciliter la conclusion de plusieurs contrats des entreprises des frères Kouninef ou de leurs alliés étrangers dans le secteur des télécommunications.

Des contrats qui ont suscité les soupçons des services de sécurité surtout lorsqu’on sait que le groupe Algérie Télécom a perdu près de 30 millions de dollars à la suite d’un différend qui a opposé la Sarl Mobilink des frères Kouninef avec Algérie Télécom. Les deux parties étaient liées par un contrat signé le 19 octobre 2004. Ce marché a fait l’objet des investigations des enquêteurs de la gendarmerie nationale. Ces derniers ont découvert, par ailleurs, que depuis l’arrivée de Houda Faraoun à son poste en 2015, les frères Kouninef ont obtenu de nouveaux avantages et privilèges dans le secteur des télécoms. Pis encore, certaines sources ont assuré à ces enquêteurs que c’est Réda Kouninef, le cerveau de la fratrie, qui avait exercé un fort lobbying auprès de Saïd Bouteflika pour permettre la nomination de Houda Faraoun au gouvernement.

Cette dernière est, d’ailleurs, cité nommément dans plusieurs autres dossiers de malversations financières comme l’affaire Huawei qui a été révélée par les investigations d’Algérie Part. *algeriepart.com/ mardi 23 avril- 2019/

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Parce qu’il est l’ami du général Belkecir, un riche homme d’affaires a été relaxé par la Cour de Mostaganem

Décidément, connaître ou entretenir de bons rapports avec le commandant de la gendarmerie nationale, le général Ghali Belkecir, est un atout qui valait cher aux yeux de la justice algérienne. Preuve en est, à la Cour de Mostaganem, le businessman Meddahi M, propriétaire d’une usine de fabrication des câbles électriques et importateur, originaire de Relizane, a été relaxé récemment dans des conditions étranges alors qu’il était impliqué dans une affaire d’escroquerie et de chèques sans provision. 

Selon des sources judiciaires consultées par Algérie Part, des preuves accablantes ont été présentées contre cet importateur et homme d’affaires. Ses victimes ont recouru à la justice dans l’espoir d’obtenir des réparations et recouvrir leurs droits. Mais le richissime businessman connaît personnellement le général Ghali Belkecir. Et ce dernier a usé de son pouvoir et de ses réseaux pour intervenir auprès de la Cour de Mostaganem. Cette dernière a fini par prononcer la relaxe de Meddahi M. au mois de mars dernier. Certaines sources jurent que le général Belkecir a touché une « onéreuse » commission en échange de ce précieux coup de main. Ces sources parlent d’un pot-de-vin d’un montant de 2 milliards de centimes. Mais il demeure encore difficile de confirmer ces informations. Quoi qu’il en soit, Algérie Part poursuit ses investigations à propos de plusieurs dossiers de corruption dans lesquels est impliqué le patron de la gendarmerie nationale.

Rappelons enfin que le bras droit du général Belkecir, le colonel Mourad Zaghdoudi, croupit depuis hier dimanche à la prison militaire de Blida. C’est dire qu’un climat très malsain et délétère règne au sein de ce corps militaire à cause des pratiques scandaleuses et louches du général Belkecir.*algeriepart.com/ lundi 22 avril- 2019/

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Zoukh, le wali d’Alger, pourchassé comme un « malpropre » par une foule en colère

Ce lundi 22 avril 2019, le Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a été chassé par une immense foule en colère. Les images sont effarantes. On y voit un haut commis de l’Etat qui court comme un fugitif au moment où il était pourchassé par une population enragée qui le rejette comme un malfrat. 

Cette scène s’est déroulée au niveau de la Place des Martyrs en plein coeur d’Alger-centre. Zoukh a été évacué par ses gardes du corps qui ont tout tenté pour l’extraire à une foule en colère scandant « pouvoir assassin ». C’est dire enfin que l’actuel Wali d’Alger incarne l’une des figures les plus impopulaires du régime algérien..*algeriepart.com/ lundi 22 avril- 2019/

**Zoukh bientôt convoqué par la brigade de Bab Jedid pour des enquêtes sur des faits de corruption

Le désormais ex-Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, devra fournir des comptes et des explications à propos de plusieurs dossiers de corruption dans lesquels son nom est directement cité ainsi que son fils Hamza et son beau-frère. 

Selon nos sources, Abdelkader Zoukh sera bientôt convoqué par les enquêteurs de la brigade de Bab Jedid pour qu’il soit entendu sur des affaires de corruption et de dilapidation des deniers publics. A la suite de ces interrogatoires, Zoukh suivra le même chemin que les milliardaires Kouninef, Haddad et Rebrab : il devra être présenté devant le parquet du tribunal d’Abane Ramdane à Sidi M’hamed.

D’après nos sources, Zoukh est impliqué dans la distribution controversée et douteuse de plusieurs assiettes foncières au profit de promoteurs influents et richissimes. Il est également soupçonné d’avoir facilité l’obtention des marchés publics par des oligarques et des groupes privés dans des conditions plus que troublantes moyennant le paiement de pots-de-vin.

Rappelons enfin que le président par intérim Abdelkader Bensalah a opéré, ce lundi 22 avril, un mouvement dans le corps des walis qui touche six wilayas, dont Alger, a annoncé l’ENTV dans le journal de 20 Heures. Abdelkader Zoukh, wali d’Alger, a été limogé. Il est remplacé par Abdelkhalek Sayouda. Les cinq autres walis nommés sont : Abdelkader Bradai (Laghouat), Lounes Bouzegza (Batna), Mohamed Belkateb (Sétif), Yahia Yahyaten (Boumerdès) et Belarar Harfouche (El Taref). *Par Abdou Semmar, rédacteur en chef d’Algérie Part, lundi 22 avril- 2019/

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COUR D’APPEL MILITAIRE DE BLIDA

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Saïd Bey sous mandat de dépôt,

mandat d’arrêt contre Habib Chentouf

*Un mandat de dépôt a été délivré à l’encontre de l’ancien commandant de la 2e RM, Bey Saïd, et un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre de l’ancien commandant de la 1re RM, Chentouf Habib, pour “dissipation et recel d’armes et de munitions de guerre et infraction aux consignes de l’armée”, a indiqué, hier, la Cour d’appel militaire de Blida dans un communiqué.
“Conformément aux dispositions de l’article 11 alinéa 3 du code de procédure pénale et, dans le strict respect de ses dispositions, le procureur général militaire près la Cour d’appel militaire de Blida porte à la connaissance de l’opinion publique que des poursuites judiciaires ont été engagées pour les chefs de dissipation et recel d’armes et de munitions de guerre au profit de personnes non habilitées à les détenir et infraction aux consignes de l’armée, faits prévus et réprimés par les articles 295 et 324 du Code de justice militaire, à l’encontre des dénommés Bey Saïd, Chentouf Habib et de toutes autres personnes que l’instruction viendrait à établir”, a précisé la même source.
Pour “la nécessité des enquêtes, le juge d’instruction, sur réquisition du procureur militaire de la République de Blida, a ordonné, à titre conservatoire, la saisie des armes et des munitions et a délivré un mandat de dépôt à l’encontre du dénommé Bey Saïd et un mandat d’arrêt à l’encontre du dénommé Chentouf Habib, pour violation des obligations du contrôle  judiciaire auxquelles il est déjà soumis”.*APS- lundi 22 avril- 2019

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Des armes retrouvées dans la villa d’Ali Haddad :

les véritables causes de l’incarcération du général-major Saïd Bey

Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Part, a dévoilé sur le plateau de l’émission « l’Algérie de Demain » diffusée par Amel TV les véritables raisons qui ont conduit à l’arrestation et l’incarcération du général-major Saïd Bey, l’ex-commandant de la 2e région militaire. 

Abdou Semmar a expliqué que tout a commencé lorsque les enquêteurs de la gendarmerie nationale ont perquisitionné la villa d’Ali Haddad située au Val d’Hydra. Ce jour-là, ces enquêteurs ont retrouvé plusieurs armes alors que le milliardaire algérien, patron du groupe l’ETRHB, disposait uniquement d’une seule autorisation de port d’arme. Les investigations de la brigade de recherches de la gendarmerie nationale ont démontré que ces armes appartenant à Ali Haddad lui ont été attribuées par le général-major Saïd Bey. Ce dernier est rapidement interpellé et placé sous mandat de dépôt par le tribunal militaire de Blida.

Abdou Semmar est revenu également sur les dessous des convocations judiciaires adressées à Ahmed Ouyahia et Mohamed Loukal. Le rédacteur en chef d’Algérie Part a expliqué les enjeux des enquêtes judiciaires dans lesquelles ces deux hauts responsables du régime seront auditionnés. **algeriepart.com/ lundi 22 avril- 2019/

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**Air Algérie

Cyber attaque contre le système de réservation

La plateforme de réservation électronique de la compagnie Air Algérie a fait l’objet de plusieurs attaques cybercriminelle, hier et aujourd’hui, a annoncé hier la compagnie. Ces attaques, ajoute-elle, ont été confirmées par son prestataire TDA. « Elles ont causé des désagréments aux clients et aux passagers. La faille a été vite découverte et notre prestataire travaille à sécuriser davantage le système de réservation ». La compagnie nationale aérienne, Air Algérie, a décidé de déposer plainte auprès des autorités compétentes. *Liberté- Liberté- lundi 22 avril- 2019/

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