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Le président élu Mohamed Morsi meurt en prison

17062019

*L’Iran affirme avoir abattu un « drone espion » américain qui avait violé son espace aérien

*Par L’Obs avec AFP– Publié le 20 juin 2019

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L’Iran a annoncé jeudi 20 juin avoir abattu un « drone espion américain » qui avait violé son espace aérien, dans un contexte de tensions croissantes dans le Golfe faisant redouter l’éclatement d’un conflit ouvert entre Washington et Téhéran. Des officiels américains ont confirmé la perte de l’appareil à l’agence AP.

Le drone, un modèle Global Hawk (du fabricant américain Northrop Grumman), a été abattu « aux premières heures de la journée », au-dessus de la province côtière d’Hormozgan, dans le sud de l’Iran, selon un communiqué des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

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Il a été abattu par un « missile » de la force aérospatiale des gardiens, au large de la côte face au mont Mobarak, « après avoir violé l’espace aérien iranien », ajoute le texte, sans fournir davantage de détails.

Selon la télévision d’Etat iranienne, cette zone se trouve dans le comté du port de Jask (sur la mer d’Oman).

Aucune image de l’appareil détruit n’avait été publiée par les médias iraniens en milieu de matinée.

L’incident survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis. La province d’Hormozgan borde le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement mondial de pétrole.

L’armée américaine a intensifié mercredi ses accusations contre l’Iran, qu’elle tient responsable de l’attaque des deux tankers touchés par des explosions le 13 juin en mer d’Oman.

Téhéran a nié toute implication dans ces attaques, laissant plutôt entendre qu’il pourrait s’agir d’un coup monté des Etats-Unis pour justifier le recours à la force contre la République islamique.

En dépit des affirmations répétées de responsables américains et iraniens selon lesquelles leur pays respectif ne cherche pas la guerre, l’escalade récente des tensions dans le Golfe fait craindre qu’une étincelle ne mette le feu aux poudres.

En visite à Paris, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a mis en garde en estimant que « le risque de guerre dans le Golfe n’était pas écarté ». Paris et Berlin ont appelé à la « désescalade » par un dialogue avec toutes les parties.

Les tensions vont croissant entre la République islamique et les Etats-Unis depuis que le président américain a décidé, en mai 2018, de retirer son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran, privant ainsi l’Iran des bénéfices économiques qu’il attendait de cet accord.

La crise a encore gravi un échelon avec les attaques d’origine encore inconnue contre deux navires-citernes en mer d’Oman, présentant des similitudes avec les actes de sabotage ayant endommagé un mois plus tôt quatre navires à l’entrée du Golfe, et pour lesquelles Washington tient également pour coupable l’Iran, qui dément toute implication.

Mercredi, le Centcom, état-major chargé des opérations de l’armée américaine de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale, a affirmé qu’une explosion survenue à bord du tanker japonais « Kokuka Courageous », l’un des deux navires attaqués le 13 juin, avait été provoquée par une mine-ventouse (ou mine limpet« semblable à celles utilisées par l’Iran ».

« La mine-ventouse est reconnaissable et ressemble en tout point aux mines iraniennes visibles dans des défilés militaires iraniens », a affirmé un officier supérieur du Centcom, pour qui « l’attaque contre le “Kokuka Courageous” et les dommages qu’il a subis résultent de l’emploi de mines-ventouses qui ont été posées sur sa coque ».

« Ces dommages correspondent à ceux causés par une mine-ventouse. Ils ne correspondent pas à ceux que pourrait causer un engin volant touchant le navire », a estimé l’officier, chargé d’enquêter sur l’accident.

Selon son armateur, l’équipage du cargo japonais a indiqué avoir repéré un engin volant non identifié qui avait tenté une première fois d’attaquer le navire, avant de revenir trois heures plus tard et de le frapper, provoquant un trou dans la coque et un incendie.

Le général Amir Hatami, ministre de la Défense iranien, a rejeté « catégoriquement » mercredi les accusations américaines, les jugeant infondées.**L’Obs avec AFP– le 20 juin 2019

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**l’Iran dénonce une action américaine «provocatrice»

L’Iran a dénoncé jeudi une action américaine «provocatrice» et «très dangereuse» contre son «intégrité territoriale», après la destruction par son armée d’un drone américain dans son «espace aérien», dans une lettre au chef de l’ONU et au Conseil de sécurité. «Je vous écris pour vous informer d’une nouvelle action très dangereuse, provocatrice et illégale des forces militaires américaines contre l’intégrité territoriale de l’Iran», a écrit l’ambassadeur iranien auprès de l’ONU Majid Takht Ravanchi.

Dans sa missive, l’Iran - qui s’abstient de demander une réunion en urgence du Conseil de sécurité - souligne ne pas «chercher la guerre» mais affirme «se réserver le droit de prendre toutes mesures appropriées contre les violations de son territoire qu’il est déterminé à défendre vigoureusement au sol, en mer et dans les airs».Téhéran affirme aussi que le drone américain abattu jeudi a mené une opération d’espionnage dans le détroit d’Ormuz et, lors de son retour, «est entré dans l’espace aérien iranien» ce qui a entrainé une riposte de la défense aérienne iranienne à son encontre.

La lettre iranienne se conclut par une demande faite aux Nations unies d’intervenir pour que les États-Unis «mettent un terme à leurs actions illégales et déstabilisatrices dans la région déjà volatile du Golfe».*lapresse.ca/20 juin 2019

Les Gardiens de la révolution islamique

**L’Iran lance un avertissement ferme aux USA en la mettant en garde contre toute nouvelle agression et promettant d’y répondre sans hésiter.

** les États-Unis ne veulent pas respecter le droit international

Suite à la destruction d’un drone américain près du détroit d’Ormuz, l’Iran a mis en garde Washington contre toute nouvelle agression en promettant d’y répondre sans hésiter.

L’Iran a mis en garde les États-Unis en promettant de réagir à toute nouvelle agression. «Nous n’autoriserons aucune violation des frontières iraniennes. L’Iran fera face avec fermeté à toute agression ou menace de l’Amérique», a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, à l’agence de presse Tasnim.

Le chef de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution a prévenu le samedi 22 juin que l’Iran réagirait de manière identique en cas de nouvelle violation de son espace aérien.

«C’est notre réponse à une violation de l’espace iranien et si cette violation se reproduit, notre réponse sera la même», a averti le général Amir Ali Hajizadeh, cité par l’agence iranienne Irna.

Donald Trump

«Nous avons une collection de drones américains qui sert de preuve pour confirmer que les États-Unis ont violé l’espace aérien iranien et qui montre qu’ils ne veulent pas respecter le droit international», a-t-il indiqué avant d’ajouter: «Si cette agression se reproduit, nous y ajouterons d’autres produits [militaires, ndlr] américains».Ces derniers jours, les tensions entre Téhéran et Washington sont montées d’un cran. Le 20 juin, soit quelques jours après l’incident impliquant des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, les Gardiens de la révolution islamique ont annoncé avoir abattu un drone espion américain qui «était entré dans l’espace aérien iranien» dans la province d’Hormozgan, laquelle borde le détroit en question. Un responsable états-unien a confirmé l’attaque, affirmant toutefois que l’appareil se trouvait dans l’espace international.

Le lendemain, l’Iran a déclaré qu’il aurait également pu abattre un avion de reconnaissance US. Quant à Donald Trump, il a affirmé qu’il était revenu sur sa décision de frapper des cibles iraniennes à 10 minutes seulement de l’attaque.*.sputniknews- 22 juin 2019

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*L’Iran déclare aurait pu abattre un avion P-8 US se trouvant derrière le drone mais qu’il ne l’a pas fait

US Navy P-8 Poseidon aircraft

***Le commandant de la Force aérospatiale des Gardiens de la révolution islamique a déclaré le 21 juin qu’en plus du drone états-unien, l’espace aérien iranien a été également violé par un avion américain P-8, mais les Gardiens de la révolution islamique ne l’ont pas abattu. Un avion P-8 états-unien avec 35 personnes à bord, accompagnant le drone américain abattu par les Gardiens de la révolution islamique le 20 juin, n’a pas été détruit, malgré le fait qu’il ait aussi violé l’espace aérien iranien.

«Avec le drone états-unien dans la région se trouvait aussi un avion américain P-8 avec 35 passagers à bord. Cet avion est entré dans notre espace aérien et on aurait pu l’abattre, mais nous ne l’avons pas fait», a affirmé Amir Ali Hajizadeh, le commandant de la Force aérospatiale des Gardiens de la révolution islamique, cité par l’agence Tasnim.

Le 20 juin, les Gardiens de la révolution islamique ont annoncé avoir abattu un drone espion américain qui «était entré dans l’espace aérien iranien» dans la province d’Hormozgan, qui borde le détroit d’Ormuz. Un responsable états-unien a confirmé l’attaque contre un appareil américain, affirmant que celui-ci se trouvait dans l’espace international.

Malgré le fait que Donald Trump ait évoqué une grosse erreur de la part de l’Iran, en réagissant sur son compte Twitter à la destruction par les Gardiens de la révolution islamique d’un drone américain, plus tard dans la journée il a déclaré ne pas exclure l’hypothèse que le tir en question ait pu être une «erreur humaine».*.sputniknews- 21 juin 2019

***La Russie se prépare-t-elle à une guerre contre les USA et l’OTAN ?

Vladimir Poutine

Le Président russe a expliqué, lors de son rendez-vous annuel baptisé Ligne directe, que la suprématie d’un pays n’était pas garantie par l’arme nucléaire, mais par une économie puissante.

En parlant de la guerre nucléaire, Vladimir Poutine a répondu par un aphorisme dans le cadre de son rendez-vous annuel baptisé Ligne directe.

«Si tu veux la paix, prépare la guerre», a avancé le Président russe, interrogé sur la problématique d’une guerre nucléaire. Il a souligné que ceux qui ne voulaient pas nourrir leur armée nourriraient une autre, étrangère.

Interrogé sur une guerre nucléaire, le Président russe a expliqué que la Russie était l’un des seuls pays qui réduisait graduellement ses dépenses militaires. Soulignant que les autres pays ne le font pas.

«Ce qui est probablement le plus curieux, c’est que nous sommes la seule grande puissance, et c’est vrai, qui réduit ses dépenses militaires.»

D’après le Président russe, la suprématie d’un pays n’est pas garantie par l’arme nucléaire, mais par une économie puissante.

Vladimir Poutine s’est dit rassuré par le fait que la Russie conserve deux coups d’avance dans le domaine de la défense malgré la réduction de ses dépenses militaires. Il estime que c’est une source de fierté.

«En dépit de ces dépenses militaires assez modestes, nous garantissons non seulement la parité nucléaire militaire, mais nous gardons également deux-trois coups d’avance sur nos concurrents, car aucun autre pays ne possède d’arme ultra-technologique», a-t-il ajouté.

Qui plus est, Vladimir Poutine a precisé que la Russie n’avait besoin d’armes que pour sa défense, pendant qu’elle développait son économie.

Auparavant, le Président russe, avait déclaré que le complexe militaro-industriel et les développements modernes dans le domaine des armements assureraient la sécurité du pays pendant une longue période.*sputniknews- 20 juin 2019

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*L’ex-président égyptien Mohamed Morsi est mort après avoir été victime d’un malaise

*Celui qui est devenu en 2012 le premier président librement élu de l’histoire de l’Egypte était en prison depuis six ans.

Mohamed Morsi en 2015.

L’ancien président égyptien Mohamed Morsi est mort après avoir été victime d’un malaise pendant une comparution au tribunal, rapporte, lundi 17 juin 2919, la télévision d’Etat. Selon des sources sécuritaire et judiciaire, M. Morsi, en détention depuis 2013, a parlé devant le tribunal avant de s’effondrer. Il a été emmené à l’hôpital, où il est mort, à l’âge de 67 ans.

Issu du mouvement des Frères musulmans, Mohamed Morsi était devenu, en 2012, le premier président civil librement élu de l’histoire de l’Egypte, un an après la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak.

Procès de masse

Un an plus tard, il avait lui-même été renversé par l’ex-chef de l’armée, Abdel Fattah Al-Sissi, devenu président et qui dirige aujourd’hui le pays d’une main de fer. A la suite de la destitution de Mohamed Morsi, policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés. Des centaines de ses partisans ont été condamnés à mort dans des procès de masse parfois expédiés en quelques minutes. Mohamed Morsi purgeait plusieurs peines de prison, dont une à la perpétuité pour espionnage au profit du Qatar, avec lequel il aurait partagé des documents confidentiels.*source:Le Monde-  lundi 17 juin 2919

**Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé  les « tyrans » d’être responsables de la mort de l’ancien président égyptien Mohammed Morsi.  »L’histoire n’oubliera jamais les tyrans qui l’ont conduit vers la mort en le mettant en prison et en le menaçant de l’exécuter », a déclaré Erdogan, lors d’un discours télévisé à Istanbul.

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*Mohamed Morsi a été enterré mardi au Caire en toute discrétion et sous haute surveillance

AFP, publié mardi 18 juin 2019 

Le président égyptien déchu Mohamed Morsi a été enterré mardi au Caire en toute discrétion et sous haute surveillance, au lendemain de son décès en pleine audience au tribunal, après avoir passé près de six ans derrière les barreaux.

L’ONU a réclamé une enquête « minutieuse et indépendante » sur la mort à l’âge de 67 ans de l’ancien chef de l’Etat islamiste, emprisonné depuis sa destitution par Abdel Fattah al-Sissi, commandant de l’armée à l’époque et actuellement président de la République.

« L’enquête devra (…) prendre en compte aussi tous les aspects du traitement infligé par les autorités à M. Morsi pour vérifier si les conditions de sa détention ont eu un impact sur sa mort », a déclaré Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.

Dans la presse égyptienne mardi, l’événement était relaté de façon minimale, certains journaux ne mentionnant même pas qu’il a été chef de l’Etat entre juin 2012 et juillet 2013. 

Issu de la confrérie des Frères musulmans, interdite en Egypte, Mohamed Morsi avait pourtant été le premier président civil et démocratiquement élu dans ce pays, après le Printemps arabe de 2011 qui avait poussé au départ l’ancien chef de l’Etat Hosni Moubarak après 30 ans de pouvoir.

Mais dans un pays où l’opposition a été sévèrement réprimée, peu de gens commentaient ouvertement le décès de l’ex-chef d’Etat.

En revanche, en Turquie où le gouvernement soutient les Frères musulmans, des milliers de personnes ont participé à une prière collective à la mémoire de Mohamed Morsi à Istanbul.

La veille, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait qualifié de « martyr » Mohamed Morsi, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, exprimant lui « sa profonde tristesse » et l’Iran regrettant « une mort malheureuse ».

Au Caire, l’enterrement s’est déroulé dans la nuit, dans le quartier de Medinat Nasr (est) bouclé par des policiers.

Aucun journaliste n’a pu accéder au cimetière, situé non loin des lieux où la violente répression par les forces de l’ordre d’un sit-in des partisans de Mohamed Morsi avait fait environ 800 morts en août 2013. 

Seule une dizaine de membres de sa famille étaient présents, selon des journalistes de l’AFP.

« La prière funèbre a été faite à l’hôpital de la prison » où il était détenu, a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats, Abdelmoneim Abdel Maksoud.

- « Assassinat » -

Après sa destitution par l’armée à la faveur d’une vague de manifestations, Mohamed Morsi a été poursuivi dans plusieurs affaires, accusé de « terrorisme », « d’espionnage » ou de « meurtre » de manifestants, des charges qu’il a toujours rejetées.

C’est lors d’une audience lundi au Caire consacrée à des accusations d’espionnage au profit de l’Iran, du Qatar et de groupes comme le Hamas à Gaza, qu’il s’est effondré.

« Le tribunal lui a accordé le droit de parler pendant cinq minutes. Il est tombé sur le sol dans la cage des accusés et a été immédiatement transporté à l’hôpital », a indiqué le parquet général. « Le procureur a été informé de la mort de Morsi durant sa présence dans une séance de son procès », a poursuivi l’institution.

Il est mort « à cause d’un arrêt cardiaque », selon la télévision d’Etat.

Le Parti de la liberté et de la justice de Mohamed Morsi, bras politique des Frères musulmans, a parlé d’un « assassinat », dénonçant de mauvaises conditions de détention dont « le but était de le tuer à petit feu ». En Jordanie, les Frères musulmans ont accusé les « autorités du coup » (d’Etat contre l’ex-président) de la mort du « martyr » Morsi.

En mars 2018, une commission britannique indépendante avait condamné le maintien à l’isolement 23 heures par jour de cet homme souffrant d’antécédents diabétiques et d’insuffisances rénale.

- Enquête indépendante -

Le député conservateur britannique qui avait dirigé cette commission, Crispin Blunt, a réclamé mardi une « enquête internationale indépendante » sur ce décès, rejoignant les demandes d’Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

La mort de M. Morsi « en détention est représentative de l’incapacité de l’Egypte à traiter les prisonniers conformément au droit égyptien et international », a estimé M. Blunt.

L’Egypte n’a pas réagi aux déclarations de M. Blunt et de l’ONU. Mais les autorités ont tancé les tweets d’une responsable de HRW ayant dénoncé une « négligence criminelle » des autorités. Dans un communiqué, ces dernières ont fustigé de « fausses allégations » et une « exploitation politique au nom des droits humains ». 

L’Egypte nie systématiquement les accusations de violations des droits humains.

Mohamed Morsi avait été condamné à un total de 45 ans de prison dans deux affaires, incitation à la violence contre des manifestants fin 2012 et espionnage au profit du Qatar. Il était rejugé après l’annulation de deux verdicts prononcés contre lui – une condamnation à mort et une réclusion à perpétuité.

Après la destitution du président Morsi, Abdel Fattah al-Sissi, qui était son ministre de la Défense, a mené une répression sans merci contre l’opposition, en particulier les sympathisants des Frères musulmans.

Policiers et soldats avaient tué plus de 1.400 manifestants pro-Morsi en quelques mois. Des centaines avaient été condamnés à mort et des milliers emprisonnés.

Après l’annonce de la mort de Mohamed Morsi, la télévision d’Etat a diffusé en boucle des images de violences et d’attentats, accusant les Frères musulmans de « terrorisme » et de « mensonge ».

Les années qui ont suivi le coup de force de l’armée ont vu une succession d’attaques visant les forces de l’ordre et la montée du groupe Etat islamique (EI) dans le Nord-Sinaï.*/actu.orange.fr-  mardi 18 JUIN 2019

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l’ex-président Morsi, plus « populaire » mort que vivant

AFP, publié  mardi 18 juin 2019 

Le décès en plein procès de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi, impopulaire de son vivant et chassé après des manifestations massives, pourrait « l’humaniser » aux yeux de nombreux Egyptiens, ce que cherchent à éviter les autorités, estiment des analystes.

« C’est triste, d’un point de vue strictement humain », confie un commerçant dans le centre du Caire après le décès de l’ex-chef de l’Etat, destitué et emprisonné en 2013.

« Il était vieux et malade. Quoi que l’on pense sur le plan politique, sa mort en plein procès montre que ceux qui le jugeaient n’étaient pas des gens biens », estime l’homme sous couvert d’anonymat, tant les Frères musulmans — auxquels appartenait l’ex-président et qui sont interdits en Egypte– sont devenus un sujet sensible ces dernières années.

Si les partisans de cette confrérie ont érigé M. Morsi en « martyr », les autorités égyptiennes semblent vouloir éviter qu’un sentiment d’empathie ne s’empare de la population égyptienne, qui s’était pourtant largement soulevée en 2013 contre l’ex-président défunt.

Son enterrement mardi matin a eu lieu dans une extrême discrétion et sous très haute surveillance, ni le public ni la presse n’étaient autorisés à y assister.

Mardi, les journaux gouvernementaux n’ont accordé que de petites brèves au décès de M. Morsi, sans mentionner son statut d’ancien président.

Premier président civil et démocratiquement élu d’Egypte, Mohamed Morsi est arrivé au pouvoir en 2012, un an après le soulèvement populaire ayant chassé le président Hosni Moubarak, resté trois décennies à la tête d’un régime autoritaire.

A la faveur de nouvelles manifestations de masse qui dénonçaient ses dérives autoritaires, l’armée a évincé M. Morsi en 2013 puis l’Egypte a déclaré les Frères musulmans « organisation terroriste ».

Depuis, une répression implacable s’est abattue sur les opposants, en particulier les partisans du mouvement islamiste.

Le discours officiel, régulièrement relayé par les chaînes de télévision, toutes acquises au régime, en fait des « terroristes » qui nuisent aux « intérêts de l’Egypte ».

« En tant que président, Mohamed Morsi n’était pas très populaire auprès des Egyptiens qui le voyaient comme non charismatique, indécis, instable », rappelle Fawaz Gerges, professeur de relations internationales à la London School of Economics.

Mais selon ce spécialiste des mouvements islamistes, « sa mort dans une salle d’audience (après six années derrière les barreaux, ndlr) va l’humaniser aux yeux de nombreux Egyptiens qui ne soutiennent pas les Frères musulmans ».

Sur les réseaux sociaux, de nombreux Egyptiens ont exprimé leur émotion au-delà de toute affiliation politique avec M. Morsi.

« La négligence médicale dont souffrent les détenus en Egypte équivaut au meurtre », a dénoncé le célèbre écrivain Alaa al-Aswani, contempteur notoire des islamistes comme du régime actuel. Des ONG ont demandé une enquête après la mort de M. Morsi, affecté par ses conditions de détention, selon elles.

Pour M. Gerges, si M. Morsi n’était pas un grand leader des Frères musulmans, sa mort « sera symboliquement importante » et pourrait conduire les éléments radicaux de la confrérie à « prendre les armes contre les autorités ».

- « Menace sécuritaire » -

Depuis sa fondation, la confrérie a connu de nombreuses vagues de répression par le pouvoir égyptien, dominé par les militaires depuis 1952. La mort de M. Morsi s’ajoute à la longue liste des « martyrs » des Frères musulmans.

Parmi les plus emblématiques, le fondateur de l’organisation, l’instituteur égyptien Hassan al-Banna, assassiné en 1949 par la police secrète.

Autre figure du mouvement, Sayyed Qotb, un des principaux théoriciens des Frères et inspirateur de leur mouvance radicale, a été exécuté en août 1966 par le pouvoir de Gamal Abdel Nasser.

Mais pour Zack Gold, analyste au centre de recherches américain CNA, « la mort de M. Morsi n’entraînera sans doute pas une augmentation immédiate de la menace sécuritaire pour l’Egypte ».

Depuis 2013, des centaines de soldats, de policiers mais aussi de civils ont été tués dans des attentats.

*/actu.orange.fr-  mardi 18 JUIN 2019

***********************Autres infos internationales

Attentats du 11 septembre aux USA

**Les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, n’ont pas été orchestrées par l’Irak de Saddam Hussein, a déclaré Donald Trump.

**Les attentats ont servi de prétexte pour l’invasion de l’Irak en 2003, entraînant la mort de centaines de milliers d’Irakiens 

Le locataire de la Maison-Blanche a déclaré avoir une idée concernant les vrais commanditaires des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Et ce n’est pas l’Irak, à ses yeux.

Les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, qui ont fait près de 3.000 morts, n’ont pas été orchestrées par l’Irak de Saddam Hussein, a déclaré Donald Trump.

Dans une interview accordée à la chaîne ABC News, le Président américain a confié avoir une idée concernant les vrais commanditaires des attentats:

«L’Irak n’a pas détruit le World Trade Centre. Ce n’était pas l’Irak, c’était d’autres gens. Et je crois que je sais qui étaient ces gens. Et vous le savez aussi peut-être», a fait part le locataire de la Maison-Blanche.

11 septembre Memorial
Après les attaques du 11 septembre revendiquées par la nébuleuse terroriste Al-Qaïda*, les États-Unis sont intervenus en Afghanistan où le groupe était installé. Les attentats ont également servi de prétexte pour l’invasion de l’Irak en 2003, entraînant la mort de centaines de milliers d’Irakiens et contribuant à la montée en puissance de Daech*.

Lors de l’entretien, Donald Trump a d’ailleurs estimé que l’intervention US au Moyen-Orient avait été «une décision terrible», décrivant cette région comme «du sable mouvant». Fin 2018, le dirigeant US avait déclaré que ses prédécesseurs auraient pu empêcher les attentats du 11 septembre s’ils avaient prêté attention à ses propos concernant le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden.*.sputniknews-  mardi 18 JUIN 2019

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Mali : un hélicoptère de l’armée française endommagé, trois soldats blessés

Trois soldats français ont été blessés vendredi dans l’atterrissage d’urgence de leur hélicoptère lors d’une opération conjointe avec l’armée malienne dans le nord-est du Mali, a annoncé lundi 17 juin l’état-major des armées françaises dans un communiqué.

Une vingtaine de jihadistes ont été « mis hors de combat » lors de cette opération, menée jeudi et vendredi avec l’appui d’hélicoptères de combat Tigre, d’un drone Reaper et d’avions de chasse Mirage dans le sud du Liptako malien, à proximité du Niger, a ajouté l’état-major, confirmant un bilan donné samedi soir par les Forces armées maliennes (FAMa).

« Le 14 juin matin, un hélicoptère de type Gazelle déployé en appui des troupes au sol a été contraint à un atterrissage d’urgence », a indiqué l’état-major.  »Les trois membres d’équipage ont été évacués pour être pris en charge au sein de l’antenne médicale de Gao, puis évacués vers la France par mesure de précaution. Leurs jours ne sont pas en danger », a-t-il ajouté. L’appareil a été « récupéré et extrait de la zone » mais sera difficilement réparable, a indiqué le porte-parole de l’état-major, le général Patrik Steiger.

Les fouilles effectuées dans la zone ont permis de saisir  »une vingtaine de motos, des moyens d’observation et de communication, ainsi que de l’armement ». L’opération a été  »déclenchée en coordination avec l’armée nigérienne agissant au sud de la frontière, et grâce à ses renseignements », a relevé l’état-major. *franceinfo avec AFP -  lundi 17 juin 2919

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À Hongkong, la rue arrache une victoire

 suspension du projet de loi controversé autorisant les extraditions vers la Chine.

Envoyé spécial à Hongkong- lefigaro.fr- lundi 17 juin 2919

Telle une bruyante cataracte, la marée noire humaine s’écoule inlassablement entre les gratte-ciel scintillants de Wanchai, lançant un cri de défi à la Chine rouge, jusqu’au cœur de la nuit moite. «Démission!» hurle la foule vêtue de tee-shirts noirs, en brandissant des effigies de Carrie Lam, la chef de l’exécutif de Hongkong, nommée par Pékin. La «suspension» de l’examen de la controversée loi d’extradition vers la Chine annoncée la veille par la bureaucrate n’a pas calmé la colère de la population, qui est descendue une nouvelle fois en masse dans la rue ce dimanche, pour exiger le retrait définitif du texte.

«Cette femme est le mal incarné, elle est en train de vendre Hongkong. La volonté de Pékin de nous soustraire nos libertés est tellement évidente que nous devons résister jusqu’à ce qu’elle parte», affirme au Figaro Jimmy Lai, fondateur d’Apple Daily, le quotidien le plus populaire de la ville de 7 millions d’habitants, alors que le cortège s’ébranle de Victoria Park, sous un soleil de plomb. La mobilisation historique, qui s’élève à 2 millions de personnes, un record absolu, selon les organisateurs, et à 380.000 d’après les chiffres de la police, accroît encore la pression. Dans la soirée, Lam a présenté ses «sincères excuses» à la population, dans un communiqué publié alors que la foule continuait de défiler.

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Le mal est fait, et sa proposition de loi qu’elle espérait passer au forceps avant l’été se retourne contre cette femme de 62 ans, infligeant par ricochet un revers inattendu au président Xi Jinping, en plein bras de fer planétaire avec Donald Trump. «Carrie Lam lui a offert un cadeau empoisonné. C’est une perte de face pour la Chine», juge Margaret Ng, ancienne députée pro-démocrate. Pour la première fois depuis l’arrivée au pouvoir en 2013 du numéro un chinois, qui orchestre une emprise croissante sur l’île et une reprise en main idéologique autoritaire sur le continent, le camp démocratique hongkongais arrache une précieuse victoire. «C’est un tournant. Xi Jinping doit faire preuve de sagesse en faisant confiance à la population de Hongkong», confie Martin Lee, fondateur du Parti démocrate, lui aussi en tête du cortège, du haut de ses 81 ans, et plaidant pour l’élection au suffrage universel du chef exécutif.

«Même Pékin ne peut ignorer la voix d’un million de personnes. La loi d’extradition était la goutte de trop pour la population»

Anson Chan, ancienne chef de l’exécutif

Officiellement, le pouvoir central soutient toujours sa protégée, mais son autorité semble durablement affaiblie pour le reste de son mandat, et rien ne dit qu’elle pourra survivre à la crise. Samedi, la dirigeante a discrètement franchi la frontière pour rencontrer à Shenzhen un haut responsable du Parti communiste, quelques heures avant d’annoncer la suspension de son projet, selon la presse hongkongaise. «Même Pékin ne peut ignorer la voix d’un million de personnes. La loi d’extradition était la goutte de trop pour la population», juge Anson Chan, ancienne chef de l’exécutif au lendemain de la rétrocession, qui a appelé au retrait du projet, au côté de 21 autres anciens hauts responsables de l’île.

*À la merci des tribunaux de la Chine communiste

Le projet de loi annoncé en février, et déjà en seconde lecture ce mois-ci, vise à autoriser l’extradition de suspects de crimes vers la Chine continentale et a suscité une levée de boucliers jusqu’au sein de la communauté d’affaires, traditionnellement réticente à critiquer le pouvoir central. En plaçant à la merci des tribunaux de la Chine communiste les 7 millions d’habitants, il menace l’État de droit, principal facteur d’attractivité de l’île hérité de la colonisation britannique, juge ses détracteurs. «Nous ne faisons pas confiance au système judiciaire chinois. Là-bas, vous n’aurez pas un procès équitable. Alors pourquoi s’obstiner avec ce texte?» demande Lee.

Des inquiétudes exprimées également par les chancelleries et chambres de commerce, de Washington à Berlin en passant par Bruxelles, alors que le texte autorise l’extradition de tout étranger résidant ou visitant même la plaque tournante financière.

Paris, l’une des rares grandes capitales à avoir signé une convention d’extradition avec la Chine communiste, bien qu’avec des garde-fous, fait profil bas. L’affaire menace d’envenimer encore les tensions sino-américaines, alors que la Maison-Blanche a promis que Donald Trump soulèverait le dossier auprès de Xi Jinping, lors de leur entrevue attendue au sommet du G20, à la fin du mois, à Osaka. Un facteur géopolitique, qui accroît encore l’enjeu du bras de fer hongkongais, alourdissant le prix d’une éventuelle escalade pour Pékin.*lefigaro.fr- lundi 17 juin 2919

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L’Argentine et l’Uruguay privés d’électricité par une panne massive

*La panne débutée localement a vite pris une ampleur internationale

**20 Minutes avec AFP- lundi 17 juin 2919

Une ville d'Argentine durant le blackout électrique

Une panne inédite et massive privait l’Argentine et l’Uruguay d’ électricité depuis plusieurs heures ce dimanche même si l’alimentation était en cours de rétablissement à Buenos Aires et dans certaines régions.

« Cela va durer plusieurs heures de remettre en fonctionnement la production et la distribution d’électricité », a prévenu la porte-parole d’Edesur, Alejandra Martínez.

*Un arrêt local qui s’est prolongé

A 07H07 (10H07 GMT) dimanche, « le système argentin d’interconnexion (SADI) a subi un arrêt total qui s’est traduit par une panne massive d’électricité dans tout le pays et a également touché l’Uruguay », avait indiqué auparavant le Secrétariat à l’Energie d’Argentine dans un communiqué.

« Les causes sont en train d’être étudiées », avait-il ajouté, précisant que le service commençait à être rétabli dans certaines régions et que la « remise en service totale » pourrait « prendre plusieurs heures ».

*Défaillance massive

Plus tôt, les compagnies électriques d’Argentine et d’Uruguay ont signalé « une défaillance massive du système d’interconnexion » qui a privé de courant les deux pays. La coupure d’électricité a notamment affecté des scrutins électriques dans les provinces de San Luis, Santa Fe et Formosa.

D’après les autorités argentines, la panne provient de la centrale électrique de Yacyreta, barrage hydroélectrique et centre névralgique de la distribution de courant en Argentine. A Buenos Aires, au milieu d’une matinée dominicale pluvieuse, les rues étaient peu animées même si quelques supermarchés et d’autres commerces étaient ouverts, fonctionnant grâce à des groupes électrogènes.

*Le service se rétablit peu à peu

En Uruguay, seuls quelques feux de circulation marchaient à Montevideo où l’éclairage public était totalement éteint. D’après la société Edesur Argentina, la totalité du territoire des deux pays était touchée par cette panne géante, qui concernait aussi « des pays limitrophes » selon Edenor.

Un peu plus d’une heure après le début de la panne, UTE a précisé que « le service électrique est déjà rétabli dans certaines villes côtières et les efforts se poursuivent pour remettre en route la totalité du service ».*20 Minutes avec AFP- lundi 17 juin 2919

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