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*L’Algérien est décidé d’arracher le statut de citoyen libre,

malgré des forces hostiles intérieures et extérieures qui tentent d’empêcher le peuple algérien d’accéder à ce statut

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L’avenir de la patrie

*dans le changement du système de gouvernance
* Par AHMED BENBITOUR
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L’Algérie fait face, depuis le 22 février 2019, à la construction d’un nouveau rapport de force entre les tenants du pouvoir et les marcheurs dans le «hirak». Les tenants du pouvoir appellent à une élection présidentielle dans «les meilleurs délais» qu’ils croient concrétiser le 12 décembre 2019. On se trouve ainsi dans les conditions d’un 5e mandat sans le candidat habituel. Les marcheurs dans le «hirak» appellent au changement du système de gouvernance et ne se contenteront pas de changement de personnes.

Effectivement, le système de gouvernance qui, après une aisance financière exceptionnellement favorable et sans contre-pouvoir effectif dans ses prises de décisions, a mené le pays dans la situation de crise multidimensionnelle actuelle, ne pourrait être celui qui trouverait la solution à cette crise. D’où l’inéluctabilité du changement, comme nous allons le démontrer à partir d’instruments d’analyse scientifiques et rigoureux.

La mauvaise gouvernance du système actuel a mené à des maux dans la société, dans le système de pouvoir et les institutions de l’Etat, ainsi que dans l’économie. La société souffre de cinq maux : la perte de la morale collective ; la violence qui devient l’instrument privilégié de règlement de conflits entre les individus, entre les groupes d’individus et même entre les groupes d’individus et l’Etat ; la corruption généralisée ; l’individualisme «Akhti rassy» et le fatalisme «Allah ghaleb». Ajoutez à cela les effets négatifs de quelques instruments des réseaux sociaux. Le système de pouvoir se décrit par trois caractéristiques : l’autoritarisme, le patrimonialisme et le paternalisme.

En plus de ces trois caractéristiques du système de pouvoir, il faut prendre en considération  la rente et la prédation dans l’utilisation de la rente ; ce qui mène vers un Etat déliquescent. La situation économique deviendra de plus en plus inquiétante dans les plus brefs délais, passant de la pénurie de moyens de financement actuelle, à la pénurie de produits de consommation dans un proche avenir.

La facture des importations est passée de 12 milliards de dollars en 2001 à 68 milliards en 2014 ; alors que les recettes des exportations sont tombées de 63 milliards de dollars en 2013 à 27 milliards en 2016, impliquant un important déficit de la balance commerciale, financé par les ponctions sur le stock de réserves de change. De même qu’un déficit budgétaire financé par la création monétaire. Au-delà de 2022, ce sera l’épuisement du stock de réserves de change avec une réduction notable des importations et l’inflation galopante en conséquence de la pénurie de produits de consommation et le financement monétaire du déficit du budget de l’Etat.

Après plus de huit mois de mobilisation remarquable et remarquée dans le monde entier, le hirak est venu à bout des cinq maladies dans la société, au moins pendant les marches. C’est là un résultat positif important qu’il faut mettre à l’actif du hirak. De même qu’il est venu à bout de l’autoritarisme et du paternalisme qui caractérisaient le système de pouvoir jusqu’alors. Le hirak est à féliciter et à encourager dans sa continuité au service d’une Algérie meilleure.

Il faut bien considérer qu’une population, qui a vécu une période de privation des libertés, a besoin d’un moment d’apprentissage pour exprimer sainement ses choix dans les urnes. Ce qui nécessite une période de transition pour le changement du système de gouvernance. Que faire pendant la période de transition ? Je propose au débat une architecture d’une transition démocratique en trois phases : l’endiguement de la crise, en premier lieu, l’achèvement de la transition, ensuite, et la consolidation de la démocratie, enfin.

L’endiguement de la crise 

Elle consiste à établir un début de confiance entre la population et les nouveaux dirigeants de la transition. Il s’agira alors :

d’assurer la liberté de la presse, c’est-à-dire la liberté d’expression avec la liberté et la qualité de l’information ;

ouvrir un débat le plus large possible, en mobilisant les médias lourds (TV et radios) pour cette mission ;

la mise en place d’un vaste programme de bonne gouvernance, basée sur la participation égale et le traitement égal de tous les citoyens, chacun dans son domaine de prédilection, ainsi que la transparence et l’imputabilité ;

la refondation des administrations, l’administration judiciaire, notamment ;

la refondation de l’école et du système sanitaire ;

la refondation de l’économie ;

la promotion des compétences nationales ;

l’éducation citoyenne ;

les politiques sectorielles : agriculture, tourisme, industrie, énergies, etc.

Ecrire les feuilles de route pour les différents dossiers de la transition.

L’achèvement de la transition

La transition est achevée lorsque l’on aboutit à un système démocratique assis sur un multipartisme stable et efficace, garantissant l’alternance au pouvoir. Il s’agit par conséquent, essentiellement, de définir les règles qui régissent le fonctionnement des institutions de l’Etat et les canaux et les conditions d’accès à ces structures. Il faut tirer les leçons des erreurs des gouvernants précédents lorsqu’ils se sont attelés à  changer les normes et les procédures par les textes, sans aboutir à la modification des comportements politiques.

Par exemple, la révision de la Constitution dans cette étape peut s’avérer inefficace. Elle doit être le couronnement d’un comportement de fait. La gestion de la transition est difficile, parce que ce sont les rapports de forces qui déterminent la nature du changement, au moment même où il est difficile d’évaluer les forces en présence.

La consolidation de la démocratie 

Alors que la transition se caractérise par des conflits portant sur la nature et la forme des procédures et des normes et sur l’impact que celles-ci auront sur les comportements. Son achèvement se caractérise par la stabilité. Avec cette stabilité, le nouveau système démocratique doit être consolidé. La consolidation signifie la capacité du nouveau régime à prévenir les crises et à y faire face par sa stabilité et sa légitimité enracinée dans la société civile et dans l’économie. D’où la nécessité de passer par une période de transition avant l’organisation d’une élection présidentielle, afin de mener la patrie vers la sécurité, la stabilité et la prospérité.

Est-il raisonnable d’accepter cette situation de crise multidimensionnelle pour un peuple qui a sacrifié plus du dixième (1/10e) de sa population dans sa guerre d’indépendance nationale, plus du sixième (1/6e) de sa population dans sa résistance à l’envahisseur au XIXe siècle, qui a réalisé une des deux plus prestigieuses révolutions d’indépendance nationale durant la deuxième moitié du siècle dernier, avec la révolution vietnamienne, le pays le plus étendu d’Afrique, qui possède des ressources humaines importantes, des ressources naturelles diversifiées… ? La réponse à ces questions se trouve dans la conscience de ceux qui ont à cœur de sauvegarder la patrie.*Par AHMED BENBITOUR - lundi 04 novembre 2019

*Publié dans Elwatan- 04 novembre 2019

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*le pouvoir semble avoir totalement perdu la raison

Encouragé par une certaine façon de conduite des affaires publiques, du reste fondamentalement rejetée par les Algériens qui continuent, depuis presque neuf mois, de battre le pavé à travers le pays pour changer le système politique, le pouvoir en place semble avoir totalement perdu la raison. Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine qui écrabouille tout sur son passage, il poursuit sa politique suicidaire de gestion de la société en recourant à l’usage excessif de la violence sans se soucier du fossé qui s’élargit encore davantage avec des pans entiers du peuple. Ce qui s’est passé à Oran avec l’agression abjecte dont ont été victimes des magistrats à l’intérieur même du palais de justice donne en fait une idée sur cette propension presque atavique du régime à user de la brutalité, y compris lorsqu’il a affaire à un corps qui, pourtant, a toujours été partie intégrante du système qu’il protège. L’histoire nous a appris que le dialogue a rarement été son fort dans la gestion des conflits que connaît la société. Et c’est cette prédisposition à la violence qui lui est, en fait, consubstantielle, vu les conditions de son émergence au lendemain de l’indépendance par le truchement d’un coup d’état en bonne et due forme contre la volonté populaire, qui rejaillit aujourd’hui pour s’exprimer de la manière la plus hideuse. Des forces anti-émeutes de la Gendarmerie nationale, parées comme pour affronter un gang surarmé, ont été appelées pour mater un attroupement de magistrats grévistes qui revendiquent, pacifiquement, l’application du principe de séparation des pouvoirs, tel que le réclame le peuple tous les jours que Dieu fait. Cette irruption d’un corps de sécurité à l’intérieur d’une enceinte judiciaire a choqué l’opinion publique, restée ébahie devant tant d’effronterie et de brutalité. Et pour cause. Les graves événements d’Oran continuent de faire le buzz sur les réseaux sociaux, écorchant durement, au passage, l’extraordinaire image de l’Algérie que la révolution populaire a façonnée depuis son déclenchement le 22 février dernier. Autant les Algériens continuent de recueillir les éloges les plus enchanteurs à travers le monde grâce à leur pacifisme à toute épreuve, contribuant à changer la perception des plus sceptiques sur l’Algérie, autant le pouvoir poursuit son travail de sape par son comportement répressif et autiste à l’égard de toutes les voix discordantes. *par Hamid SAIDANI - Liberté-mardi  05 novembre 2019

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Ce rapport de l’ONU qui effraie les tenants du pouvoir illégitime en Algérie

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Par Nabil D. – Le récent rapport de l’ONU sur la mort de l’ancien président égyptien Mohamed Morsi fait trembler le régime de Gaïd-Salah. En effet, l’Organisation des Nations unies suit avec un intérêt particulier la situation en Algérie où de nombreux militants et journalistes ont été jetés en prison sur ordre direct du chef d’état-major de l’armée, qui a instrumentalisé la justice et régenté les services de sécurité qu’il a centralisés sous sa direction exclusive depuis la démission forcée de Bouteflika.

Le malaise du moudjahid Lakhdar Bouregâa en prison a donné des sueurs froides au pouvoir, qui craint que le prisonnier d’opinion meure derrière les barreaux et provoque non seulement la colère des millions de citoyens qui, jusque-là, manifestaient pacifiquement mais aussi, et surtout, une réaction des institutions internationales qui serait le prélude à des sanctions contre les tenants du pouvoir actuels et à leur isolement définitif. Le rapport des experts de l’ONU évoque justement les «conditions de détention» de Mohamed Morsi qui ont causé son décès après avoir eu un malaise en plein procès au Caire. Or, le cas du militant mort en détention Kamal-Eddine Fekhar est loin d’avoir été effacé par les citoyens, décidés à juger les responsables de sa mort une fois que les millions de manifestants auront eu raison du régime et que les symboles du système Bouteflika seront enfin évincés.

Des organisations et des citoyens ont d’ores et déjà déposé des plaintes auprès des instances internationales, à l’image de cet homme d’affaires algérien qui a décidé de recourir au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme pour demander qu’une enquête soit ouverte sur des abus de pouvoir dont il affirme avoir été victime, en mettant en cause de hauts gradés de l’armée proches du chef d’état-major et des magistrats complices d’une cabale qui a bloqué tous ses projets en Algérie et lui a fait perdre plusieurs milliards. Derrière les discours «fermes» des résidus du système qui cherchent à montrer une image sereine, en poursuivant leur chemin vers la mascarade électorale du 12 décembre, sans se soucier de leur rejet par la quasi-majorité des Algériens, se cache une peur-panique qui transparaît au travers de leurs décisions hasardeuses et précipitées, la répression, l’intimidation et l’achat des consciences qui ne font que les enfoncer chaque jour un peu plus.*babalweb.net/ - 10-11-2019 

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*Le tyran, le gladiateur et les bouffons du palais

Le régime fait la sourde oreille aux aspirations démocratiques du peuple et prépare en solo une échéance qui ressemble beaucoup plus à un carnaval qu’à une élection régie par les principes et les normes universels.
Faisant tout pour se pérenniser, il fait fi des initiatives de la contestation populaire et des appels de l’opposition démocratique pour un changement du système. Il s’entête à verrouiller les espaces d’expression politique. Rimant dans une sémantique qui confond entre la continuité et la stabilité, ce qui n’est pas sans ignorer les effets de l’une sur l’autre et des deux sur l’avenir du pays.

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A l’évidence, les partis appareils, le syndicat maison et la clientèle mènent le bal non pour un projet qui y va de l’intérêt du pays et du peuple, mais pour entretenir leurs privilèges.
L’administration servira également de base électorale au profit du candidat du système, les forces de sécurité se chargeront de réprimer les voix discordantes.

Depuis Naegelen, les Algériens ont appris à deviner les résultats des scrutins dès l’annonce de la liste des postulants, exception faite aux présidentielles de 1999 ou tenant compte des garanties présentées par le chef d’Etat, des candidats et non de moindres ont pu susciter un climat de confiance jamais atteint.
Le retrait des six à la veille du jour de vote, a donné à réfléchir aux tenants du pouvoir. On a assisté depuis à des simulacres ou non seulement, le régime a présenté et fait gagné son favori, mais il s’est taillé des adversaires, à chacune des échéances.
Cette année, le régime innove, il avance à reculons, plutôt. Des personnes sans base sociale, ni projet politique, se bousculent au portillon du ministère de l’intérieur à la quête de formulaires. La messe est dite, le rideau est levé, la pièce théâtrale est nauséabonde et le metteur en scène, réussit à dégouter le public.
Comme si dix ans de terrorisme, puis toutes ces années de terreur n’ont pas suffi pour éloigner le peuple de la politique, voilà qu’on lui propose une « tchektchouka » âcre. Cela noircit davantage l’image des institutions, déjà discréditées par la mainmise de l’administration sur la gestion des collectivités locales, contrôleur financier et receveur communal faisant office d’œil de Moscou, comme leur est offert par le code communal et le code de wilaya, taillés sur mesure. Les institutions discréditées également par la mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif, effaçant le rôle du parlement, jusqu’à cadenasser l’assemblée national. Cette fois-ci, c’est l’institution suprême qui est réduite au postulat du cafetier du coin. Le décor d’une mascarade est bien planté !

L’espoir de voir s’instaurer en Algérie un nouvel ordre démocratique est porté par une jeunesse ingénieuse, elle défie ce « responsable » qui a déclaré toute honte bue que l’état réprimera l’opposition, ce qui confirme grosse modo, la nature autoritaire du régime.

Il demeure que la clé de voute se trouve dans la mobilisation du peuple en faveur d’un sursaut contre le marasme généralisé, cette mobilisation des algériens fera tôt au tard, souffler le vent du changement.
Il est primordial de donner un sens politique aux déceptions multiples de la population, cette dernière ne se laissera pas attirer par les sandwicheries du régime, ni par les démobilisateurs pessimistes.
Face à la résignation, elle opposera la résistance, face à l’illégitimité d’un scrutin biaisé, elle répondra par le boycott massif, face à l’anarchie voulue et entretenue par le régime, elle imposera un travail méthodologique et pédagogique en vue de la construction d’un rapport de forces en faveur du changement démocratique.

**Jugurtha Abbou - libre.algerie.info - jeudi 07 NOVEMBRE 2019 

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LA CHUTE DU RÉGIME EST PROCHE, LE CHANGEMENT EST IRRÉVERSIBLE

Manifestations

Avec un statut quo devenu intenable, le peuple algérien bat le pavé tous les jours. Toutes les catégories sociales sont dans la rue pour exprimer un ras le bol généralisé. Cette formidable mobilisation pacifique démontre une fois de plus l’avance prise par le peuple par rapport à ses dirigeants.
Les revendications massives pour une vie meilleure, la consécration des libertés démocratiques et le changement du système qui a ruiné le pays, de manière pacifique et civilisée contraste avec l’autoritarisme du pouvoir brutal et irréformable.
Ses pratiques de division, ses tentatives de ghettoïsation du mouvement sont restées vaines. Le peuple comme un seul homme s’est soulevé partout à travers le pays. La demande de changement est partout dans le pays, de l’Est à l’Ouest, du nord au sud. Les mêmes slogans et les mots d’ordre sont repris à travers tout le territoire national. Une révolution pacifique et démocratique est en marche, les tenants de la violence et du désordre sont mis hors d’état de nuire.
Mise à mal par l’inconscience d’un pouvoir diviseur, l’unité nationale se renforce de manière horizontale. Partageant les mêmes peines, les mêmes joies et la même histoire, le peuple aspire ainsi à un avenir commun avec une répartition juste des richesses nationales.
Le plus remarquable dans ce mouvement national pour le changement est l’irruption partout d’une écrasante majorité de jeunes écrasés par une crise qui dure depuis de nombreuses années. Nul ne doit ignorer cette donne de la jeunesse dans la rue à la recherche d’un Etat plus équitable. La corruption et la mainmise d’une oligarchie insatiable sur les institutions aggravent de jour en jour la situation des couches les plus vulnérables.
Les dirigeants du pays et les hommes politiques sont tous interpelés pour placer l’intérêt de la nation au-dessus de toute considération. Le message de la rue est clair, il a exprimé la détresse et la mal vie d’un peuple qu’on a gavé de promesses sans lendemain de plus de 50 ans. L’attente n’a que trop duré.
Le phénomène des « harraga », comme d’autres, peut être absorbé par cette expression populaire si nos jeunes voient une oreille attentive dans leur direction.
Ce mouvement sans précèdent par son importance et par son autodiscipline doit être sérieusement écouté afin de mesurer son impact et sa portée afin de répondre favorablement à ses revendications d’une vie meilleure dans une Algérie démocratique.
La solution n’est dans nulle élection. La crise est trop profonde et les fractures sont multiples. Le peuple a dit massivement non à la mascarade électorale et a plébiscité le départ du système. La cohésion sociale menacée à longueur d’année.
Les institutions factices mise en place n’incarnent pas depuis longtemps les intérêts du peuple. Elles sont mêmes aux antipodes des besoins fondamentaux des populations. Les conflits sociaux voient le jour en permanence et dans toutes les régions du pays.
C’est dans ce contexte de violence multiple notamment économique et sociale, que le peuple algérien a surpris tout le monde par sa maturité. C’est une leçon cinglante aux dignitaires du régime. Tant soufferts, les algériens méritent bien la paix, la sécurité et le bien-être.
Cette dynamique pacifique est une chance à saisir afin de procéder à un changement radical du système pour être en phase avec le peuple. *Ikhlef BOUAICHI -  libre.algerie.info – vendredi 08 NOVEMBRE 2019 

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LE PROJET ALTERNATIF À LA MASCARADE ÉLECTORALE.

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Notre pays court un grand danger ! Depuis 1962, le régime en place étouffe la société et l’empêche de s’exprimer, de s’organiser librement et pacifiquement pour pouvoir imposer démocratiquement ses choix. Le pouvoir à travers la fraude, la corruption et le clientélisme, qu’il a érigé en mode de gestion et de gouvernance, s’est engagé dans un processus diabolique visant la dislocation de la société et l’émiettement des forces militantes.
Au jour d’aujourd’hui, le constat est amer. Il est dur de croire que tout l’espoir qui s’est germé au moment de la révolution s’est effrité. Difficile d’admette que 60 ans après l’indépendance, nous n’avons pas pu encore édifier un Etat de droit avec des instituions crédibles protectrices du peuple. Alors, que 60 ans en arrière le peuple algérien avait réussi à donner espoir non seulement aux peuples de la région mais aussi à tous les peuples aspirant à l’indépendance, à la souveraineté et à la démocratie.
Aujourd’hui, la situation est plus que préoccupante. Que faire ? Comment pouvons-nous s’organiser pour reprendre l’initiative, redonner espoir au peuple et croire en sa capacité à changer les choses ?
Il faudrait bien rappeler aux citoyens qu’il n’y a pas de fatalité. Les solutions politiques existent. Il suffit de les co-constuire avec toutes les forces du progrès, puis les proposer au peuple pour être débattues, enrichies, adoptées pour ensuite y adhérer consciemment au processus de changement.
Pour nous, il est capital que le peuple retrouve les voies et moyens de luttes pour consacrer son droit à l’autodétermination. Autrement dit : pouvoir réapproprier notre doit à choisir librement nos représentants par des élections libres et transparentes.
Nous devrions par devoir moral et historique, envers à la fois, nos martyrs qui se sont sacrifiés pour le recouvrement de l’indépendance, les jeunes générations assoiffées de liberté et de dignité, qui aspirent à un idéal démocratique, maintenir le cap de la résistance pacifique en vu d’enclencher une dynamique citoyenne pour le rétablissement de la légalité populaire et institutionnelle et la consécration de l’Etat de droit.
L’opposition n’a jamais été pour nous, un slogan ou un chant populiste à brandir à la veille de chaque élection, mais elle est un choix responsable, nourri d’une conscience militante en faveur du droit et de la justice. Toutefois, cette opposition devrait s’accomplir au quotidien dans l’exercice de nos actes, en parfaite cohérence avec l’éthique, l’engagement serein et les valeurs qui ont fait notre parcours et notre fierté.
Par ailleurs, notre démarche ne se résume pas à rejeter une élection fermée où le résultat est connu d’avance, mais au delà du refus de la mise en scène électorale, notre projet consiste à créer les conditions du rassemblement des énergies vives du pays pour engager ensemble, un projet alternatif face au chaos du régime. Et, de dessiner sereinement dans le respect de la pluralité, un nouvel horizon pour le pays.
Nous investissions à travers notre projet de reconstruction de consensus national, dans la remobilisation pacifique de notre peuple. Inéluctablement, il demeure une solution fiable pour sortir l’Algérie de la crise et rebâtir un Etat souverain capable de protéger le peuple et ses richesses, d’assurer sa cohésion, sa sécurité et son développement.

Le consensus est le moyen par lequel nous devons enclencher un sursaut populaire, une dynamique citoyenne effervescente pour imposer au pouvoir des négociations claires et transparentes. Ces dernières, devront déboucher sur un agenda précis de retrait du régime et le transfert du pouvoir en provoquant une assemblée nationale constituante, permettant le passage vers la 2ème République.**Mohammed YACOUB - libre.algerie.info - jeudi 07 NOVEMBRE 2019 

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Un gouvernement en manque de légitimité face à des défis stratégiques

L’Algérie est bien enfoncée dans la crise. Le déficit budgétaire a atteint des proportions  très importantes, plus de 20 milliards de dollars, selon les déclarations du ministre des Finances, Mohamed Loukal, qui a présenté hier le projet de loi de finances 2020.

Et au rythme où vont les choses, la fonte des réserves de change ira plus vite que prévu. Elles seront totalement épuisées à la fin de l’année 2021. Peut-être plus tôt. D’où le gouvernement va chercher de l’argent pour combler l’énorme trou budgétaire, qui pourra se creuser encore plus, si les cours du pétrole n’évoluent pas positivement sur les marchés internationaux ?

Le PLF-2020 n’exclut ni le recours encore à l’usage de la planche à billets ni le retour à l’endettement extérieur. Les deux pourraient donc être actionnés en même temps. Pas seulement. Le gouvernement de Nourreddine Bedoui,  censé gérer les affaires courantes en attendant de trouver une  issue à la crise politique très complexe qui secoue le pays, engage l’Algérie dans des choix économiques très délicats en optant pour une dévaluation déguisée du dinar pour les trois prochaines années. En effet, le PLF-2020 prévoit un taux de change de 123 DA pour un dollar en 2020, 128 DA l’année suivante et 133 DA en 2021.

Ce qui étonne aussi dans l’exposé de Mohamed Loukal, c’est sa manière de se projeter dans l’avenir quand il parle de l’urgence de lancer des réformes économiques, et même de la création de 2 millions d’emplois en 2020. S’il ne dit pas comment cela est possible dans une économie totalement en panne avec des centaines, sinon des milliers d’entreprises, qui ont fermé, et des dizaines de milliers d’emplois perdus depuis au moins une année, n’explique pas également où ira-t-il chercher la légitimité qu’il faut pour faire accepter, par le peuple, «les réformes structurelles» dont a besoin l’économie nationale ? Le gouvernement de Nourreddine Bedoui est dans une véritable stratégie de fuite en avant et de passage en force de projets et de décisions dont il aurait pu faire l’économie en les laissant à l’équipe qui va lui succéder, mieux outillée en compétences et ayant le bénéfice de l’assentiment populaire. Il est d’ailleurs le seul à voir l’extrême urgence de promulguer une nouvelle loi sur les hydrocarbures, malgré un consensus national bien visible sur l’inopportunité  d’une telle décision.

Il y a même une sorte d’unanimité contre le fait de toucher à des questions  vitales et stratégiques  qui engagent l’avenir des futures générations. Mais le gouvernement n’est apparemment pas de cet avis et semble bien agir en dehors des règles que fixe la Constitution dont il est visiblement peu soucieux de respecter. Il vient, en effet, de définir,  par décret exécutif, les missions du  Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, créé auprès du Premier ministre en octobre dernier. Il a bien de la suite dans les idées Nouredine Bedoui !

Les attributions qu’il accorde à ce Commissariat sont  incroyables, au point de se demander l’utilité de l’existence du ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables. «Cet  organe de conception de la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, et un instrument d’aide à la mise en œuvre et à l’évaluation de la politique   nationale, dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique», selon le décret signé par le Premier ministre.  A quoi joue donc le gouvernement dans la complexité de la crise politique qui secoue le pays et dont on n’entrevoit pas l’issue, du moins pour le moment ? S’entêter à forcer le passage à des décisions et des projets rejetés par les Algériens n’est pas le meilleur moyen de dépasser la complexité de la crise. Il la complique davantage. *PAR SAID RABIA – elwatan- jeudi 07 NOVEMBRE 2019 

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La révolution victorieuse

Entre le pouvoir militaire, qui s’est transformé en «gestionnaire» politique subissant de plein fouet les événements, et le mouvement populaire, le fossé ne cesse de se creuser. L’accompagnement promis au début de la manifestation par l’état-major s’est transformé, au fil des semaines, en un embrigadement étudié et musclé avec l’intention toujours renouvelée de réduire au maximum la portée du hirak.

S’il y a une conclusion à tirer aujourd’hui, d’aucuns diront que c’est pour prémunir l’agenda électoral contre toute forme de pression tendant à le remettre en cause que les autorités sont montées en cadence (en puissance) dans leur organisation répressive, en n’hésitant pas à commettre les atteintes les plus scandaleuses en matière de respect du droit, de la justice et de la liberté.

L’intrusion des forces de l’ordre dans une enceinte sacrée comme un tribunal pour «mater» la révolte des magistrats est une preuve supplémentaire de l’escalade de la violence dans laquelle s’est engouffré le pouvoir militaire.

Pour «dégonfler» le vaste mouvement de contestation, on a donc décidé en haut lieu de faire régner la terreur en agissant dans un premier temps sur les personnalités les plus marquantes pour les réduire au silence, et ensuite sur les simples anonymes fidèles marcheurs parmi les fidèles qui, pour un slogan, une pancarte ou une chanson à la gloire du hirak, se sont retrouvés en prison en compagnie des acteurs et des activistes politiques. Le bâton et la prison ont fonctionné fort ces dernières semaines, avec la bienveillance d’une magistrature qui semblait avoir choisi son camp avant de se rebiffer un tant soit peu quand ses intérêts ont été touchés.

Mais pour quel résultat ? Côté pouvoir, on a la certitude qu’avec ces méthodes punitives la route d’ici le 12 décembre sera dégagée. C’est une manière peu orthodoxe pour mener l’élection présidentielle à bon port même si elle noircit encore davantage la crédibilité des gouvernants, notamment à l’internationale où les réactions sont devenues un peu moins conciliantes. *Chronique-Par A Merad -  elwatan- jeudi 07 NOVEMBRE 2019 

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* Des magistrats ont préféré les revenus de la rente

Enjeu global et enjeux catégoriels

Dix jours après son déclenchement, les magistrats ont mis fin à leur grève. Le public, qui voyait déjà le monde de la justice enfin engagé dans une démarche d’émancipation politique, est surpris par cette rapide issue.
Il faut dire que le SNM et tous les “leaders” du corps de la magistrature n’ont rien fait pour réfréner l’illusion révolutionnaire qui s’est formée autour de leur action. Après l’intervention de la gendarmerie dans l’enceinte de la cour d’Oran, un membre de la Cour suprême, le secrétaire général du syndicat et un représentant du “Club des magistrats” ont, tour à tour, dédié cette action, originellement motivée par des revendications professionnelles, à la cause de l’indépendance judiciaire.
Les étudiants n’ont pas manqué, hier, de consacrer l’essentiel des slogans de leur trente-septième mardi au soutien des juges et procureurs en lutte pour leur libération et à la dénonciation des actions répressives survenues dans certaines juridictions. On comprend alors que ce revirement de situation ait affecté des citoyens qui voyaient dans cette démarche un renfort appréciable pour le mouvement populaire. Au point que beaucoup s’en veulent d’avoir cru, un temps, à une revendication portant sur le statut politique de l’institution judiciaire. à la vérité, l’incarnation syndicale d’une revendication politique ne peut être elle-même que le fruit d’une méprise, dans le contexte de syndicalisme rentier qui est le nôtre, un contexte qui ne déteint pas sur l’expression sociopolitique du seul monde judiciaire. Avatars de l’UGTA et des “organisations de masse”, les syndicats actuels de la Fonction publique et du secteur économique d’État ont du mal à s’affranchir de leur condition de dépendance institutionnelle. Ils fonctionnent sur la base de pactes dont l’objet dépasse la relation sociale et institutionnelle pour prendre, tacitement bien sûr, des contours politiques.

En voici sommairement les termes : les revenus proviennent de la rente et, pour les mériter, il faut participer au maintien de la pérennité du régime rentier. C’est d’ailleurs dans cet esprit de captage politique du maximum de catégories sociopolitiques que le pouvoir s’emploie à empêcher le développement d’autres sources de richesse que la rente, comme l’entreprise et le travail par exemple. Il explique aussi l’attachement viscéral à la “valorisation” des hydrocarbures !
Mais, à l’occasion, l’opportunisme corporatiste n’hésite pas à profiter des difficultés du régime. Observons comment, dans les conditions actuelles de revendications sociétales, les initiatives syndicales, amalgamant requêtes socioéconomiques et doléances politiques, fleurissent, dans les secteurs de l’éducation et de l’énergie, notamment. 
Ce conservatisme culturel qui influe sur la sociologie des organisations : le pouvoir y est conçu comme le lieu de négociation entre intérêts catégoriels et intérêts politiques. Partis, associations, syndicats y souscrivent et fonctionnent comme parties d’un système négociant avec le centre du système. 
Le hirak, comme démarche révolutionnaire aspirant au changement de système, ne peut pas s’attarder à évaluer la contribution catégorielle à un mouvement global. C’est la seule santé du mouvement populaire global qu’il faudrait donc surveiller. Car le système changera dans son intégralité ou ne changera pas.*par Mustapha HAMMOUCHE- Liberté-mercredi  06 novembre 2019

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** une trahison 

Le Club des magistrats a qualifié mercredi 06 novembre 2019, l’accord passé entre Belkacem Zeghmati et le SNM comme « une trahison », et a indiqué que « ses membres n’ont pas été consultés par le syndicat national des magistrats », s’agissant de « la suspension de la grève illimitée » dans le corps des magistrats. Le Club des magistrats s’est dit ainsi « surpris par la décision unilatérale », du syndicat national des magistrats, et estime que « les réponses aux quelques revendications (par la tutelle ndlr) ne satisfassent pas les préoccupations essentielles des magistrats ».

« L’accord entre le syndicat et le ministère a déçu ses membres et les honorables juges », souligne le CDM, estimant qu’il s’agit là d’« un choc pour une partie de la société algérienne, qui a apporté son soutien aux magistrats notamment après l’incident d’Oran ». Le porte-parole du Club Marzouk Saâdeddine, a tenu à rassurer « le peuple algérien qu’il poursuivra sa lutte pour l’indépendance de la justice, malgré ses capacités limitées et modestes et le refus de la tutelle et de certains syndicalistes d’avoir son existence juridique en raison de la menace qu’elle représente pour leurs intérêts immédiats ».–Liberté-mercredi  06 novembre 2019

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L’ancien ambassadeur des États-Unis en Algérie, David Pearce, s’est dit, dans un tweet, ne pas comprendre pourquoi les médias internationaux ne donnent pas beaucoup d’intention aux manifestations pacifiques et persistantes du Hirak en Algérie qui se déroulent depuis 38 semaines. « Les protestations en Algérie sont importantes, disciplinées, persistantes, non-violentes, 38 semaines. Incompréhensible qu’elles ne reçoivent presque aucune attention dans les médias internationaux », a-t-il écrit dans un tweet accompagné d’une vidéo du 38e vendredi des marches contre le pouvoir. « Plus grand pays en Afrique, second plus populeux dans le monde arabe. La taille du tiers oriental des États-Unis. L’Algérie importe », argumente-t-il.

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David D. Pearce
@daviddpearce

The protests in #Algeria are a big deal. Disciplined, persistent, nonviolent. 38 weeks. Incomprehensible that story gets almost no attention in international media. Biggest country in Africa, second most populous in Arab world. Size of eastern third of United States. It matters

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*Mobilisation historique pour le départ du système et contre  l’élection présidentielle de la bande

Pour son 37e épisode, le “hirak” était loin de désarmer, promesse tenue d’un 1er Novembre rassembleur et d’un mouvement qui se revigore.

     **Le 2ème engagement de Novembre

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L’acte 37 du hirak aura été le plus mobilisateur depuis le 22 février dernier. Coïncidant avec les commémorations du 1er Novembre 1954, le vendredi d’hier était marqué par une mobilisation historique, à six semaines d’une élection qui s’apparente à un passage en force d’un pouvoir politique en mal de manœuvres face à un peuple décidé à réécrire son histoire. Dès les premières heures du jour, des foules compactes se dirigeaient vers le centre de la capitale, affluant de tous les quartiers d’Alger, mais aussi de plusieurs autres wilayas, malgré les dizaines de barrages filtrants, déployés dès mercredi soir tout au long des autoroutes et des accès urbains menant vers la capitale.

Vers midi, l’emblématique rue Didouche-Mourad résonnait déjà des habituels “Pas d’élection avec la mafia”, “Bedoui et Bensalah doivent partir”, “Ya Ali !”, allusion à Ali Amar, dit Ali La Pointe, “Libérez les détenus”, en solidarité avec les prisonniers politiques et du hirak qui croupissent dans les geôles d’Alger depuis maintenant plusieurs mois.

Cependant, la détention de Lakhdar Bouregâa, un des symboles de la glorieuse histoire de ce pays, alors que le peuple tente, 65 ans après, de se réapproprier le 1er Novembre 1954, reste une page des plus émouvantes, empreinte d’une tristesse méditative sur laquelle semblent se briser les comportements d’un pouvoir politique à court de solutions.  Le contraste est saisissant ; un des derniers symboles en vie de la mémoire collective croupit en prison le jour du 65e anniversaire du 1er Novembre 1954. Son nom revenait, hier, comme une prière dans les chants des manifestants. 

Dans l’attente de la grand-messe de l’après-prière du vendredi, la foule devient plus bruyante près de la Grande-Poste, place emblématique du hirak, où des manifestants venus de toutes les wilayas ont élu domicile dès jeudi, mais aussi près de la mosquée Errahma de la rue Khelifa-Boukhalfa. La fin de la prière était comme lorsqu’un arbitre siffle la fin d’un match décisif ; les pratiquants passaient des versets et des prières aux chants de la révolution, sans transition aucune.

C’est “Dawla madania machi aâskaria” (État civil et non militaire) qui sert de trait d’union entre la prière et le début de la grande marche. Simultanément, des centaines de milliers de manifestants affluaient de Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt) et de Bab El-Oued vers la Grande-Poste. Vers 14h30, la rue Hassiba-Benbouali était remplie de dizaines de milliers de manifestants, alors qu’une déferlante humaine sans commune mesure arrivait de Bab El-Oued vers Alger, faisant des boulevards Zighoud-Youcef et Che-Guevara des rivières en crue.

Vers 16h, Alger-Centre était comme une carte postale remplie de couleurs que seul un poète pourrait décrire. Tous les axes y menant étaient congestionnés. “Pour moi, c’est l’histoire qui recommence”, nous disait fièrement un manifestant, âgé de 81 ans, brandissant le portrait de Lakhdar Bouregâa, en signe de solidarité avec le moudjahid emprisonné. Dans les jardins de la Grande-Poste, des manifestants venus des autres wilayas savouraient ce moment tant attendu, contemplant une foule digne des grandes dates.

“Nous avons démarré d’Oued Souf dans la nuit de mardi. Nous avons passé deux nuits blanches à Alger, mais nous savourons enfin ce moment tant attendu”, se réjouit ce jeune manifestant, dont les signes de fatigue ne pouvaient dissimuler cette joie débordante qui l’animait. L’acte 37 du hirak aura tenu toutes ses promesses. L’emblème amazigh a fait son grand retour, hier, à Alger, accueilli par les ovations, les youyous et les chants des manifestants, scandant “Casbah Bab El-Oued Imazighen”.

Ainsi, pour son 37e épisode, le hirak était loin de désarmer, promesse tenue d’un 1er Novembre rassembleur et d’un mouvement qui se revigore à la veille d’une élection qui ne semble mobiliser que les tenants actuels du pouvoir et leurs traditionnels sous-traitants parmi les partis et les organisations fidèles au régime Bouteflika. Ce vendredi 37 a été aussi marqué par une importante mobilisation policière.

Autour des bâtiments officiels, à l’instar de l’Assemblée et du Palais du gouvernement, le dispositif sécuritaire était pour le moins conséquent. Trois enseignements à tirer de ce vendredi 37 : les Algériens étaient animés par une ferme volonté de se réapproprier le 1er Novembre. Ce jour était aussi celui des défis ; braver l’interdit de porter le drapeau berbère, symbole de l’identité amazighe qui cimente la nation algérienne, mais aussi l’interdiction faite aux non-Algérois d’accéder à la capitale pour participer aux marches du vendredi.  **Ali Titouche – Liberté- samedi 02 novembre 2019

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Le syndicat des travailleurs de l’Énergie annonce une grève générale  à partir du mardi 5 au jeudi 7 novembre 2019

Le Syndicat national des travailleurs de l’énergie (SNT énergie), a appelé, dimanche, les travailleurs de toutes les directions de l’énergie et du groupe Sonatrach, à observer une grève nationale à partir du mardi 5 au jeudi 7 novembre 2019. Le Syndicat a appelé les travailleurs de l’énergie à soutenir de le Hirak et ses revendications « légitimes ».

« Les revendications du peuple algérien s’intensifient et il demande l’intervention de nos secteurs vitaux afin de faire pression sur le régime en place en vue d’une transition démocratique, et dont nous avons tant besoin en tant que travailleurs de l’énergie », a indiqué le Syndicat dans un communiqué rendu public.

« Nous appelons toutes les directions de l’énergie en Algérie à entrer en grève générale nationale afin de paralyser l’administration publique et revendiquer la dignité des travailleurs de l’énergie qui souffrent en silence », a écrit le syndicat.

Appel au travailleurs de Sonatrach à rejoindre la grève

Le Syndicat a appelé les travailleurs du groupe Sonatrach a écouter la voix du peuple qui les appelle à le soutenir dans les grèves, en fermant toutes les unités et sociétés du groupe pétrolier, et ce, pour revendiquer leur dignité, rejeter l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et soutenir le peuple.

Le SNTE a estimé qu’ »il est temps que de faire entendre notre voix et améliorer nos conditions de travail à leur tête le salaire mensuel médiocre et, exprimer notre soutien inconditionnel au Hirak et ses revendications légitimes ».

Déplorant les conditions sociales des travailleurs au niveau de l’autorité de régulation des hydrocarbures, des directions de l’énergie relevant de la fonction publique et même de la Sonatrach qui « n’augurent rien de bon », le SNT énergie dit observer dernièrement que l’administration s’est retournée contre les travailleurs en leur interdisant de s’organiser en syndicat libre et démocratique qui va les défendre et à leur tête le SNTE. Ce dernier, dit que l’administration a obligé les travailleurs d’adhérer au syndicat jaune. Par Arezki Benali -algerie-eco.com/04 novembre 2019 

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Le syndicat national autonome des travailleurs de Sonelgaz a appelé dimanche 03 novembre à une grève de trois jours à partir du 05 novembre au 07 novembre 2019 « pour la dignité » et pour soutenir les revendications du Hirak.

“Le départ de Bouteflika avait suscité chez les travailleurs du groupe l’espoir d’un changement et de départ des corrompus, à leur tête Achour Telli, président du syndicat de la direction. Mais la direction et toute l’institution en ont voulu autrement », a souligné le communiqué.

Et d’ajouter « non seulement rien n’a changé, mais notre situation sociale continue à se dégrader. Il y a une semaine, nos collègues de la direction de Bologhine ont été victimes d’agressions et d’arrestations arbitraires sans aucune réaction de la direction pour protéger les travailleurs ”.

De ce fait le SNATEG réclame “le départ d’Achour Telli, la création de caisses indépendantes des œuvres sociales au niveau de chaque société, le règlement de la question de la mutuelle et l’augmentation des salaires et des diverses primes ”

“Soutenons le hirak et entamons la campagne de changement au sein du groupe Sonelgaz par une grève générale au niveau de toutes les directions et unités à partir du 5 novembre 2019. Restons unis pour ne pas rater cette opportunité en prenant exemple sur les magistrats et les autres corporations qui se sont soulevées contre la hogra et l’arbitraire ”, conclut le communiqué.*médias- 04 novembre 2019 

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* les barrages filtrants de la Gendarmerie et de la police pour verrouiller les accès

         *La Capitale, ville int(erdite

Les dizaines de milliers de manifestants ont eu toutes les peines du monde à rallier Alger. Automobilistes et marcheurs ont été longtemps bloqués aux portes de la capitale par les barrages filtrants de la Gendarmerie nationale et de la police. Aux appels lancés sur les réseaux sociaux pour faire du 37e vendredi de mobilisation un événement exceptionnel en célébrant le 65e anniversaire du déclenchement de la Révolution, les autorités ont réagi en renforçant le dispositif de filtrage et de contrôle aux entrées d’Alger.

Dès mercredi, soit deux jours avant l’événement, des escadrons d’intervention ont été mis en place pour appuyer ceux déjà dressés au lendemain du 22 février. Déterminés à aller jusqu’au bout pour marquer cet événement historique, des centaines de manifestants, notamment ceux qui venaient de l’est et du centre-est du pays, ont bravé l’interdit et ont marché depuis les portes de la capitale pour rejoindre le centre d’Alger où une veillée était prévue dans le cadre de l’opération “Degg el-mehraz” (Taper le mortier traditionnel).

Mesure prise depuis plusieurs mois pour empêcher les marches et les manifestations dans le Grand-Alger, la fermeture des routes n’a pas dissuadé les Algériens à venir en masse pour signer le 37e vendredi de mobilisation contre le système et ses symboles, se réapproprier l’Histoire, mais aussi maintenir le cap pour exprimer leur rejet de  l’élection présidentielle du 12 décembre, la libération des détenus et l’instauration d’une période de transition.

Les portes d’Alger ont été bien davantage fermées dès la mi-journée de jeudi. Des fouilles systématiques des bus, des citoyens munis de drapeaux ou autres pancartes ont été opérées.  Les services de sécurité ont même dressé des barrages inopinés, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour procéder aux fouilles des bus et des véhicules.

C’est le cas à Béjaïa où les bus, qui assuraient les dessertes vers Alger, se sont heurtés à un barrage de gendarmes sur l’axe reliant Beni Mansour à la capitale des Hammadites. Hier encore, les barrages filtrants se sont redéployés dès l’aube pour verrouiller les accès à la capitale. 

Ces derniers ont provoqué des embouteillages monstres à Boudouaou, à Reghaïa, à Rouiba, à El-Hamiz, à Dar El-Beïda et aux Bananiers (Bab-Ezzouar). Pour la première fois, le barrage fixe de police attenant au port d’Alger a été mis à contribution pour ralentir au maximum la circulation routière et fouiller les véhicules suspects. En parallèle, tous les transports en commun ont gelé leurs activités.

Du côté de Blida, les gendarmes ont dressé un barrage en longueur au niveau de Boufarik, alors que deux barrages filtrants ont été déployés à Zeralda pour empêcher les manifestants venant de Tipaza et du Chenoua de rallier la capitale. Le verrouillage s’est accentué avec l’arrivée en masse d’autres manifestants des autres wilayas de l’Est, notamment sur l’axe autoroutier de Bordj Bou-Arréridj, Sétif et Bouira.   **FARID BELGACEM-  Liberté- samedi 02 novembre 2019

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Les Oranais se réapproprient le 1er Novembre

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Tous les slogans hostiles au pouvoir ont été scandés par des manifestants heureux de retrouver la vigueur des premières semaines du “hirak”.

Les Oranais ont promis un 1er Novembre de feu ; ils ont tenu parole. Hier, des milliers de manifestants ont, en effet, déferlé sur l’ex-place d’Armes pour réitérer leur engagement à poursuivre la lutte pour l’Algérie, voulue par leurs ancêtres chouhada de la Révolution. “Nous avons récupéré le 5 Juillet, aujourd’hui nous nous réapproprions le 1er Novembre”, ont exulté de nombreux manifestants, alors que la foule grossissait et grondait, impatiente d’entamer la marche.

Ils étaient des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, souvent drapés dans le drapeau national, parfois dans l’emblème amazigh, à hurler leur haine du pouvoir et de ses figures, et crier leur détermination à continuer la lutte. “On se croirait en mars, au plus fort des manifestations contre le 5e mandat”, s’est exclamée une femme, émerveillée par la procession qui s’étalait à perte de vue, rue Larbi-Ben M’hidi.

Aux cris de “Aliii, baaouha ya Aliiii”, des milliers de gorges ont hurlé des slogans hostiles au pouvoir, jurant de continuer à sortir et à manifester jusqu’au départ du dernier ersatz du pouvoir actuel.  La rage et la détermination des Oranais s’expliquaient aussi par la frustration d’avoir été privés des festivités de la veille par les “cachiristes” et par l’usage de la violence par la police contre des manifestants pacifiques. 

“Ils sont têtus, nous le sommes aussi. Nous battrons le pavé pacifiquement et autant de temps qu’il le faudra, mais nous réussirons à les dégager tous. Quant aux policiers qui ont accepté de violenter des manifestants pacifiques, la honte les poursuivra toute leur vie”, s’est indigné un des manifestants qui se trouvait la veille à la place du 1er-Novembre. 

D’ailleurs, des slogans contre la répression des forces de l’ordre ont plusieurs fois retenti dans le ciel d’Oran, comme ont retenti les slogans appelant à la libération des détenus d’opinion, ceux rejetant l’organisation de l’élection présidentielle et l’entêtement du pouvoir à vouloir se régénérer.

Après avoir fait vibrer les principales artères du centre-ville par des “Pouvoir assassin”, “Ulac smah ulac”, “Ulac l’vote ulac”, l’impressionnante masse populaire a pris la direction du siège de la wilaya pour la traditionnelle messe au cours de laquelle l’ensemble des slogans hostiles au pouvoir ont été scandés par des manifestants, heureux de retrouver la vigueur des premières semaines du hirak. 

“Plus tôt le pouvoir se rendra à cette évidence que le peuple a décidé de récupérer sa souveraineté, mieux cela vaudra pour l’Algérie. Les millions qui sortent chaque vendredi ne sont quand même pas quelques éléments manipulés par la main étrangère ou par l’îssaba”, a ironisé un manifestant.*Par S. Ould Ali Liberté- samedi 02 novembre 2019

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MESSAGE DE L’HISTORIEN MOHAMMED HARBI, À L’OCCASION DU 1ER NOVEMBRE

“Le ‘hirak’ est une réaction contre la dépossession et l’oppression”

Né de la scission du MTLD, le FLN a contribué à la diffusion d’un modèle de mouvement politique jusque-là inédit. Il a rassemblé une partie de ses militants qui appartenaient à son organisation paramilitaire, OS. Il s’est étoffé après l’insurrection, en constituant par le haut un bloc d’élites issu des groupes privilégiés petits bourgeois et bourgeois, plus ou moins intégrés dans le système colonial et s’appuyant sur une masse émanant de la plèbe urbaine et rurale.

Cette alliance imposée par les circonstances s’inscrit dans le cadre de ce que Gramsci appelle “une révolution passive, c’est-à-dire, une révolution conduite suivant des modalités faisant obstacle à la formation d’une conscience populaire, nationale, répandue et opérante.  Les élites s’appuyant sur l’intervention populaire sans que celle-ci ne pèse sur les objectifs du mouvement”. Les hommes qui ont pris le pouvoir en 1962, qu’ils viennent du maquis ou de l’armée des frontières, ont enfermé la résistance de tout le peuple algérien dans un paradigme, celui de la lutte armée.

 L’événement du 1er Novembre, défini hier comme étant l’an 1 d’une révolution, un événement fondateur, peut nous apparaître aujourd’hui comme le prélude d’un régime militaire. D’où plusieurs conséquences telles la négation du conflit social, comme instrument de régulation de la vie politique, la négation de la diversité sociale et culturelle, la trahison des promesses démocratiques, en un mot : la mort du politique et l’absence d’une société civile.

Ce régime militaire s’est approprié la souveraineté sur le pays et sur ses ressources. La plupart des officiers sont convaincus d’être investis d’une mission : rétablir l’ordre et sauver la patrie des idéologies étrangères, “marxisme, nassérisme et baâthisme”. Or “l’ordre dans l’armée, c’est la discipline, le respect des règles disciplinaires et bien sûr l’absence de prise de position et d’engagements politiques” autant de comportements qui, le putsch du 19 juin consommé, sont exigés des échelons inférieurs de l’ANP. Le pouvoir du commandement sera dès lors dictatorial.

Nous assistons aujourd’hui à sa mise en place. C’est à ce pouvoir de prouver que nous nous trompons. Chacun sait que le FLN n’a été qu’un écran à la militarisation de l’État. Chacun sait que l’Algérie est entrée dans la sphère capitaliste en 1830. Elle n’en est jamais sortie. L’ouverture vers le socialisme est mort-née. Le mouvement citoyen hirak est une réaction venue d’en bas contre la dépossession et l’oppression.

Quelles que soient ses limites, il est aujourd’hui porteur de nos espoirs. Les revendications démocratiques énoncées en juin 1936 au Stade municipal d’Alger au nom de l’Étoile Nord-Africaine par Messali, approuvées par acclamation par l’assistance, face aux leaders du Congrès musulman partisans du rattachement à la France (Ben Djelloul, Ben Badis, Ferhat Abbas, Dr Saâdane, Ouzeggane, Cheikh El-Okbi), sont toujours d’actualité.         
 **Mohammed Harbi, 31/10/2019.

* Liberté- samedi 02 novembre 2019

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Imposante manifestation nocturne à Alger

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Une veillée d’armes à la hauteur de la symbolique du 1er Novembre a eu lieu jeudi à Alger, malgré les nombreuses arrestations. Par défi, l’emblème amazigh a été déployé jusqu’au bout de la nuit.

Jeudi dès 18h. Les Algérois savaient que la veillée du 1er Novembre serait particulière cette année. Des dizaines de citoyens se sont regroupés aux alentours de la place de la Grande-Poste, en scandant des slogans hostiles au régime et à la tenue de l’élection présidentielle. Ne s’attendant probablement pas à une mobilisation forte, dès lors que les entrées de la capitale ont été quadrillées par des barrages filtrants, aucun dispositif de sécurité n’était encore mis en place à cette heure-là.

Des policiers, en uniforme et en civil, procèdent, néanmoins, à des dizaines d’interpellations, ciblant les gens qui résident hors wilaya. La tentative est vaine. Les manifestants ne quittent pas les lieux. Au fil des heures, les renforts arrivent par centaines de personnes, jusqu’à constituer, vers 20h, une masse populaire impressionnante.

À ce moment précis, le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, prononçait un discours dans lequel il menaçait, en termes clairs, les opposants au scrutin du 12 décembre. Les Algérois, descendus dans la rue en famille, lui ont répondu, en temps réel, en tapant dans des “mehrez” (mortiers), sur des casseroles, des poêles et autres ustensiles de cuisine.  Pour un effet sonore garanti, ils sont appuyés par les klaxons et les youyous fusant des balcons.

Du couscous, des dattes et du pain traditionnel sont offerts aux manifestants venus de loin par des riverains à Alger-Centre. À 20h30, les forces anti-émeutes repoussent brutalement les manifestants, les empêchant d’occuper la place de la Grande-Poste. La foule ne se disperse pas. Elle grossit à vue d’œil au fil des heures, jusque tard dans la nuit. Les rues Ferhat-Tayeb et du 19-Mai-1956, longeant de part et d’autre la Faculté centrale, contiennent difficilement la foule qui les a occupées, car ne trouvant plus d’espace libre sur les avenues principales.

“Djabouha chouhada, baouha el khaouana” (Les martyrs l’ont arrachée — l’indépendance du pays — les traîtres l’ont vendue) résonne dans une cacophonie de klaxons des automobilistes pris en étau dans la foule au niveau du lycée des Frères-Barberousse et de coups de mortiers. L’emblème amazigh est déployé furtivement vers 21h40, à hauteur de la rue Hoche. Les manifestants continuaient à affluer, par contingents, des quatre coins de la capitale vers le centre-ville.

Le tunnel des Facultés est alors fermé à la circulation automobile et piétonnière par des fourgons cellulaires de la Sûreté nationale. À 22h30, les camions de la police se mettent également en position devant le parc Sofia, en contrebas de la Grande-Poste. Les voitures, roulant en direction de la place des Martyrs, sont déroutées vers la Moutonnière. Les accès vers Zighoud-Youcef et Asselah-Hocine sont aussi interdits, sans faire d’effets sur la démonstration de force nocturne.

Les quartiers populaires de Bab El-Oued, de La Casbah et de la place des Martyrs sont en effervescence. Les routes sont animées, sur des kilomètres, par des files de véhicules, en marche ou en stationnement.  Les escaliers surplombant la rue Gara-Djebilet, reliant l’avenue Pasteur à la rue Abdelkrim-Khettabi, sont pris d’assaut par des dizaines d’irréductibles avec des chants contestataires. Ils entonnent en chœur, plusieurs fois, l’hymne national et Min Djibalina.

Là aussi — et ailleurs —, la bannière amazighe flotte dans les airs librement aux côtés du drapeau national.  À minuit tapante, des feux d’artifices illuminent la noirceur du ciel sous les cris de “Klitou lebled ya sarrakine” (Vous avez pillé le pays, bande de voleurs), “Il n’y aura pas de vote cette année” et l’incontournable “Yetnahaw gaâ”. À 2h du matin, les rues retrouvent le calme. Les hôtes de la ville passent la nuit à la belle étoile. 
 **Souhila Hammadi- * Liberté- samedi 02 novembre 2019

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*Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Au pouvoir, qui fait dans le déni de la réalité, les Algériens ont fait, hier, à l’occasion du 37e vendredi de mobilisation qui coïncide avec la commémoration du 65e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er Novembre 1954, la démonstration qu’ils sont des millions et non “quelques éléments”, comme l’affirme le discours officiel, à rejeter l’élection présidentielle du 12 décembre et à réclamer le départ du système. Cependant, il n’est pas dit que le pouvoir, visiblement irrémédiablement autiste, entende raison et prenne acte de cette volonté inébranlable du peuple à rompre radicalement avec le système qui, pour reprendre une expression en vogue, a atteint, voire dépassé sa date de péremption.
Peu lui chaut que la solution qu’il préconise pour la crise dans laquelle le pays est enlisé soit rejetée massivement par les Algériens. Il tient à son élection présidentielle, quoi qu’il puisse advenir. Il s’y accroche, prenant le risque d’aggraver une situation déjà si complexe. Il étrenne l’option sans se soucier des conséquences négatives qu’elle pourrait engendrer sur le devenir de la nation. Et des conséquences, elle en engendrera, car non seulement elle n’agrée pas la majorité du peuple, mais aussi et surtout elle ne peut, le cas échéant, que déboucher sur une institution présidentielle qui souffrirait d’un déficit de légitimité. Étant donné l’ampleur de la mobilisation pour le rejet de l’élection présidentielle, le président qui sera désigné à l’issue des joutes de décembre prochain ne pourra prétendre incarner la volonté populaire. Et un président mal élu sera incontestablement un président aux pouvoirs amoindris, auquel cas, il lui sera difficile d’exercer son magistère comme il se doit.
Il lui sera encore plus ardu de gérer une crise telle que celle que vit le pays, laquelle a besoin d’un homme aux pouvoirs renforcés par l’adhésion et la confiance du peuple. C’est dire que le scrutin présidentiel ne peut qu’être une mauvaise solution. Car non seulement, il ne réglera pas la crise, mais parce qu’aussi, le peuple le rejette. Le pouvoir ne peut arguer qu’il veut par son élection faire le bonheur du peuple. Mais ce dernier n’en veut pas. *par Sofiane AÏT IFLIS -  Liberté- samedi 02 novembre 2019

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*Le port d’Arzew paralysé par la grève- 03 novembre 2019

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* le “hirak” a le beau rôle et le pouvoir a plus à perdre qu’à gagner

Une grève des magistrats qui dure depuis une semaine et qui prend les allures d’un conflit au long cours, un hirak revigoré par la symbolique du 1er Novembre et qui se montre plus puissant que jamais, et un pouvoir qui n’en démord pas et qui s’en tient à son “plan”, pour reprendre la formule du chef de l’État par intérim s’adressant au président russe, Vladimir Poutine.
À 40 jours de la date fixée pour l’élection présidentielle dont l’Instance de Mohamed Charfi vient de rendre publique la liste des candidats qui seront en lice, sous réserve de leur validation par le Conseil constitutionnel, le décor n’indique pas que le pays se prépare à vivre une campagne électorale. Le climat politique est encore plus flou que celui qui a prévalu durant la dernière semaine de février et durant tout le mois de mars dernier. Si lourd et si délétère qu’il invite à la circonspection, voire à l’inquiétude, plutôt qu’à des certitudes béates.

Il faut sans doute rappeler que “le dialogue et la médiation” menés tambour battant par le panel de Karim Younès, puis la convocation du corps électoral qui en a été l’aboutissement ont été décidés à un moment où l’on pariait, ici et là, sur un inéluctable essoufflement de la contestation populaire. Beaucoup y avaient cru, mais la certitude a tourné court. Aussi court que celle qui prétendait faire avaler la couleuvre du 5e mandat ou encore celle qui, à défaut, ambitionnait de prolonger le quatrième. Après ce trente-septième vendredi qui a coïncidé avec la célébration du 65e anniversaire du 1er Novembre, la preuve est faite qu’ils avaient tort d’enterrer si vite une contestation populaire qui avait pourtant toutes les caractéristiques d’un mouvement citoyen durable car porté par une lame de fond qui travaillait la société depuis des décennies. Gageons que si c’était à refaire, ils n’auraient pas osé le pari aujourd’hui, après avoir vu les marées humaines qui, en ce 1er novembre 2019, ont pris d’assaut toutes les villes du pays.

Pour autant, la certitude inverse n’est pas de mise, car il n’est pas dit que le pouvoir va, toutes affaires cessantes, plancher sur une nouvelle feuille de route, autre que celle dont la mise en œuvre est à “ses dernières phases”, pour citer encore un autre morceau de l’adresse de Bensalah à Poutine.
Dans ce face-à-face, une seule certitude : le “hirak” a le beau rôle et le pouvoir a plus à perdre qu’à gagner. Car, le cas échéant, le pouvoir portera seul la responsabilité d’un échec de son “plan”. Et, même si un président de la République devait sortir des urnes du 12 décembre, cela ne suffirait pas forcément pour en finir avec le mouvement populaire. *Publié par Said CHEKRI  - Liberté- dimanche 03 novembre 2019

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Les leçons d’une révolution

Le 37e vendredi de mobilisation contre le pouvoir et ses symboles a pulvérisé tous les records. La mobilisation citoyenne a atteint des sommets et les centaines de milliers de manifestants qui sortent dans les rues toutes les semaines depuis février dernier ne comptent visiblement pas rentrer chez eux. Pour commémorer l’anniversaire du déclenchement de la Révolution qui a conduit le pays à l’indépendance, les Algériens ont rappelé aux tenants du pouvoir leur détermination de s’affranchir du système politique auquel ils ne font plus confiance.

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C’est pour rappeler cette évidence qu’un slogan est venu se greffer, depuis quelques semaines déjà, à ceux qui sont scandés depuis février : “Echaâb yourid el-istiqlal” (Le peuple veut son indépendance). Dans une conjoncture marquée par un vent de révolte, l’évocation de l’anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale est devenue un élément fédérateur qui a réussi à mobiliser les Algériens autour des principales revendications qu’ils portent depuis quasiment neuf mois.

La grande mobilisation de vendredi 1er novembre n’est, en réalité, que la confirmation du souffle long du mouvement populaire. C’est la preuve que ni les arrestations massives ni la canicule et les vacances estivales et encore moins le Ramadhan et la rentrée scolaire n’ont entamé la détermination du peuple algérien qui, tout en restant pacifique, continue sa quête vers l’édification d’une autre république. Même la fermeture des accès menant à la capitale n’a pas réussi à dissuader les manifestants de venir en masse marcher dans Alger.

La détermination est tellement forte que des dizaines de citoyens ont préféré passer la nuit de jeudi à vendredi à la belle étoile pour ne pas rater la grande marche du lendemain. Autre leçon de ce 1er novembre : le caractère national des manifestations. D’Alger à Oran, de Tizi Ouzou à Tamanrasset en passant par Béjaïa, Blida, Mostaganem, Annaba, Batna, l’incontournable Bordj Bou-Arréridj, les marches pacifiques ont touché quasiment toutes les wilayas du pays. 

Contrairement aux idées distillées par les cercles proches du pouvoir, il n’y a pas qu’à Alger et en Kabylie que les manifestations ont été grandioses. La cause est devenue nationale et le consensus est désormais visible partout, malgré des divergences idéologiques qui peuvent exister entre les millions de manifestants.  Malgré la répression, le déni médiatique et la diabolisation des manifestants, le hirak est resté résolument pacifique. Il n’a pas cédé à la provocation et à la multiplication des arrestations opérées parmi les figures les plus en vue du mouvement populaire.

Portant les portraits des détenus d’opinion, les marcheurs ont continué leur chemin tout en sachant que beaucoup d’entre eux allaient être arrêtés lors des prochaines manifestations de rue.  La mobilisation de vendredi dernier est enfin un prélude à une lutte plus longue que prévu. L’entêtement du pouvoir à vouloir organiser, coûte que coûte, l’élection présidentielle en décembre fait face à la détermination des Algériens à poursuivre leur combat jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications. Des appels sont d’ailleurs déjà lancés dans ce sens.*Par Ali BOUKHLEF -  Liberté- dimanche 03 novembre 2019

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“Marée humaine” et “nouvelle indépendance” sont les maîtres mots qui reviennent à la une des principaux titres de la presse internationale au lendemain de la marche du mouvement populaire en Algérie. 

un message adressé au monde

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Dans un regain d’intérêt pour la “contestation au régime” en Algérie qu’elle a relégué au second plan, des semaines durant, au profit de ce qui se passe ailleurs dans le monde, au Liban, en Irak et en Amérique latine notamment, la presse française a assuré une large couverture au hirak qui se déroule en Algérie. À l’exemple du journal La Croix, qui est revenu dans son numéro d’hier sur l’événement en rapportant, sous le titre “Marée humaine en Algérie pour la Fête de la Révolution”, qu’“une foule importante a envahi le 1er novembre les rues du centre d’Alger” et que “les manifestants réclament une nouvelle ‘indépendance’ de l’Algérie, 65 ans jour pour jour après le début de la lutte armée contre la France”.

Selon la publication, la mobilisation, vendredi 1er novembre, rappelle celle des “grands jours du hirak” et qu’elle se veut aussi “un désaveu marquant pour le président intérimaire, Abdelkader Bensalah, qui a récemment affirmé que le mouvement de contestation se limitait à quelques éléments sortant dans la rue”. En faisant état d’une énorme mobilisation dans les rues d’Alger contre le régime et la présidentielle, le quotidien Le Parisien a écrit aussi que le mouvement algérien de contestation, le “hirak”, s’est donné massivement rendez-vous dans la ville pour entamer la conquête d’une “nouvelle indépendance”. 

Pour le magazine Le Point, les milliers d’Algériens qui sont sortis manifester dans les rues d’Alger “continuent d’exprimer leur mécontentement contre la classe politique”, en expliquant que “la contestation prend une tournure plus symbolique ce vendredi 1er novembre”. Le journal français Le Monde a, lui aussi, écrit, sous le titre “En Algérie, manifestations massives contre le régime pour une nouvelle indépendance”, que “des centaines de milliers de personnes ont manifesté à Alger et dans d’autres villes du pays pour renouveler leur opposition au régime”.

Pour France 24, BFM TV et notamment France Info, “la promesse d’une élection présidentielle le 12 décembre prochain n’a pas calmé les manifestants, qui continuent d’appeler à un changement de système”. Cette publication, qui a accordé à l’événement une place de choix dans son numéro d’hier, cite Kader Abderrahim, historien et maître de conférences à Sciences Po.

“C’est un message fort et symboliquement très important. Un double message pour le pouvoir et pour l’armée”, a-t-il souligné, en ajoutant : “Et un message adressé au monde, puisqu’en sortant massivement dans toutes les rues du pays, les Algériens ont manifesté à la fois pour signifier leur attachement à leur patrie et pour continuer à rejeter le système politique qui les dirige depuis l’indépendance en 1962.”

La chaîne BBC News n’a pas été en reste de cette tendance, en rapportant que “des milliers de personnes affluent pour réclamer la ‘nouvelle révolution’” et que “les manifestations organisées vendredi dans la capitale sont parmi les plus importantes depuis le début des manifestations, en février”. La chaîne allemande Deutsche Welle se demande, enfin, si la rue arrivera à imposer sa parole et si le changement tant souhaité aura lieu.*Liberté- dimanche 03 novembre 2019

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Grave dérive au tribunal d’Oran :

les magistrats tabassés par les gendarmes !

Le chef d’état-major de l’armée, le général-major Ahmed Gaïd Salah, multiplie les dérives et fait courir les risques les plus graves au pays, en confortant par les actes le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati.

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**vidéo: Algérie – Scéne incroyable, des policiers agressent des magistrats à Oran

Aujourd’hui, ce sont les gendarmes, un corps d’élite de l’armée, qui sont intervenus pour régler un conflit social opposant le ministère de la justice et les magistrats qui ont été tabassés sans aucune raison dans le tribunal d’Oran.

En effet, les magistrats ont été tabassés ce dimanche 3 novembre par des gendarmes surexcités qui ont envahi le tribunal d’Oran pour évacuer les lieux. Voir les vidéos ci-dessous.

Les magistrats contestataires ont occupé le tribunal d’Oran et ont tenté de perturber le déroulement d’une session criminelle. En deux temps, trois mouvements, les magistrats du tribunal d’Oran se sont retrouvés encerclés par une escouade de gendarmes qui les a tabassés sans ménagement aucun.

Voilà qui vient conforter la position de Belkacem Zeghmati, le ministre de la Justice, l’homme lige du général-major Ahmed Gaïd Salah.

Pour rappel, le Syndicat national des magistrats (SNM) a annoncé, le samedi 26 octobre, une grève illimitée jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

Dans son communiqué rendu public dans l’après-midi de samedi 26 octobre, le syndicat avertit que les « juges ne sont pas des troupeaux que l’on dirige de cette manière humiliante ». Voir vidéo ci-dessous.

« Prétendre assainir la magistrature et désigner les juges de manière blessante relèvent d’un narcissisme maladif qu’il convient de traiter », écrivent les magistrats.

Le syndicat des magistrats pose désormais ses conditions pour la reprise du travail et l’arrêt de la grève.

« La révision des textes juridiques actuels qui consacrent l’hégémonie de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire », « le gel des effets du mouvement annuel des magistrats jusqu’à son réexamen de manière légale et objective par le conseil supérieur de la magistrature », réclament les magistrats.

Une opposition assez claire au dernier mouvement opéré par le ministère de la Justice dans le corps des magistrats ayant concerné 2998 magistrats, dont 432 ont été nommés, 343 confirmés et 1698 promus.*dzvid.com- dimanche 03 novembre 2019

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*La liste des détenus d’opinion s’allonge 

Pendant que le pouvoir et ses courtisans tentent de convaincre les Algériens de participer à la mascarade du 12 décembre, la liste des détenus d’opinion s’allonge semaine après semaine depuis le 21 juin.

1/ Arrêtés le vendredi 21 juin 2019:

Kamel BELEKEHAL;

Akli OKBI; Ali IDER;

Mohand BOUDJEMIL;

Hamza KAROUNE;

Bilal BACHA;

Djaber AIBECHE;

Messaoud Leftissi;

Khaled OUDIHAT;

Hamza MEHARZI;

Tahar SAFI ;

Mouloud CHATRI ;

Samir idir GERROUDJ ;

Nacer TIMSI ;

Amine OULD TALEB ;

Abderrahmane BOUDRAA ;

Khaled OUIDIR;

Makhlouf BIBI; Ali LEKEHAL.

2/ Arrêtés le vendredi 28 juin 2019:

Mohamed AGOUAZI;

Hafid BARACHE;

Bakir BETLICHE;

Aala DEROUICHE;

Arezki AZOUG;

Samira MESSOUCI ;

Amokrane CHALLAL ;

Elhadi KICHOU ;

Mustapha Hocine AOUISSI ;

Amar ACHERFOUCHE ;

Arezki CHAMI ;

Hilal YAHIAOUI ;

Abdelbasset KHEBANI ;

Mohand Ameziane BELHOUL ;

Nabil BOUNOUH ;

Kamel BOUALOUACHE ;

Ghimouz AKRAM ;

Abdelkader Toufik BACHA ;

Kheiredine BENZINE ;

Fazil DECHICHA ;

3/ Arrêtés le 5 juillet:

Yazid KASMI

Zineddine BOUGUETAYA.

4/ Arrêtés le vendredi 13 Septembre 2019:

Rachid HIRET;

Sammy ABBAS;

Boualem OUAHABI;

Mohamed SMALLAH;

Menad TISSEMLAL ;

Menaouar OUAÂZANE ;

Rachid SADAOUI ;

Sadek LOUAIL ;

Mohamed DAADI ;

Nabil BOUALAKMAH ;

Réda BOUARISSA ;

Bilal ZIANI (Libéré , sous contrôle judiciaire par la cour d’Alger le mercredi 2 octobre); Mohamed Amine CHELALI;

Ahcene HAMZA;

Kheireddine MEDJANI;

Bachir ARHAB;

Kader RASSELMA;

Hakim MOHOUBI dit Hakim TIROUAL;

Sid Ahmed BOUHRAOUA;

Rabah MAHROUCHE;

Wafi TIGRINE;

Laamouri BELAIDI;

Toufik DJILALI;

Mohamed GADI;

Hamidou GARIDI ;

Fatehi DIYAOUI;

Reda AMROUD;

Mohamed BOUHERAOUA ;

Toufik HALLATI ;

Mohamed YAHIAOUI (Mandat de dépôt le 15 Septembre par le Tribunal Bir Mourad Rais en l’absence des avocats, accusé d’atteinte à l’unité nationale).

5/ Arrêtés le mardi 17 septembre 2019:

Nour Houda DAHMANI;

Salah MAATI (Malade mental 100% transféré à l’hôpital psychiatrique Frantz fanon par ordonnance du 10/10/2019 et un « non lieu » a été prononcé le 20/10/2019 alors qu’il est toujours à l’hôpital psychiatrique Frantz fanon);

Said BOUAOUA.

Sadeddine Youcef islam et Zohir Houari (arrêtés 11 jours après la marche du 13 eme vendredi -affaire du policier qui a gazé les manifestants à la grande poste);

Lakhdar BOURAGÂA, arrêté le samedi 29 juin 2019;

Samir BELARBI arrêté le lundi 16 septembre 2019;

Fodil BOUMALA arrêté le jeudi 19 septembre 2019;

Khaled ChOUITER, arrêté le lundi 24 juin 2019;

Hamza DJAOUDI, arrêté le jeudi 22 août 2019;

Karim TABBOU arrêté le mercredi 11 septembre 2019 et libéré (conditionnelle) le mercredi 25 septembre, puis arrêté à nouveau le jeudi 26 septembre et placé mandat de dépôt à la prison Koléa le dimanche 29 septembre.

6/ Arrêtés le jeudi 26 septembre 2019: Karim BOUTATA; Ahcene KADI.

7/ Arrêté le vendredi 27 septembre: Smail CHEBILI.

8/ Arrêtés le vendredi 4 Octobre : Djalal MOKRANI, Hakim ADDAD, Kamel OULDOUALI; Massinissa AISSOUS; Ahmed BOUIDER. Abdelmoundji KHELADI (Arrêté à Constantine).

9/ Arrêté le dimanche 6 Octobre: Hamid MAAMAR (Tipaza).

10/ Arrêté le jeudi 10 Octobre: Abdelouaheb FERSAOUI (placé en mandat de dépôt le vendredi 11 octobre par le tribunal de Sidi M’hamed en catimini).

11/ Arrêté le samedi 5 Octobre à Alger, mandat de dépôt le 7 Octobre: MESROUK Kamel dit Ali, BOUCHENANE Omar.

12/ Arrêté le vendredi 11 Octobre à Alger, mandat de dépôt le dimanche 13 Octobre: Nabil ALLOUN.

13/ Arrêté le samedi 12 Octobre à Mostaganem, mandat de dépôt dimanche 13 octobre: Ibrahim DAOUADJI.

14/ Arrêtés le dimanche 13 Octobre à Tamanraset et condamnés à un an de prison ferme: Dahmane ZENANI; Yacine BEN MANSOUR; Mhamed BOUKHARI.

15/ Arrêté le lundi 14 Octobre à Guelma: Abdelkader BENAMARA.

16/ Journalistes emprisonnés : * Sofiane Merakchi (Détention provisoire depuis le jeudi 26 septembre, Tribunal Bir Mourad Rais); * Adel Azeb Chikh (Détention provisoire depuis lundi 14 Octobre, El Oued); * Said Boudour ( (Détention provisoire depuis le mardi 15 Octobre, Tribunal d’Oran).

17/ Arrêté le jeudi 17 octobre: Ahmed Abdellaoui, placé en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi Bel Abbès, dans l’après midi du dimanche 20 Octobre.

***/ Détenus libérés : *Salim Ihaddaden et Ait yahia Ali smail (Chlef, arrétés le vendredi 21 juin et libérés le 28 juillet 2019; *Nadir Fetissi (Annaba , le jeudi 8 aout 2019) ; *Hakim Aissi (Mostaganem; arrété le vendredi 5 juillet et libéré le mercredi 09 septembre 2019) *Benhabib Madjid et Sayah Aissam (Tlemcen, le mardi 24 septembre 2019) …

Cette liste est malheureusement loin d’être exhaustive.

*dzvid.com- dimanche 03 novembre 2019

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