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une nouvelle République à tout prix-8

24072019

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*Quand la raison est absente, la force règne !

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un militaire sans formation politique,

n’est qu’un criminel en puissance

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*Nous aimons notre pays mieux que vous qui êtes au pouvoir

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*L’Algérie ne sera que meilleure après le départ des usurpateurs et des prédateurs

******************** la population algérienne veut un changement réel du régime devenu obsolète aux yeux des nouvelles générations. Le régime algérien utilise une police politique qui a soumis à sa volonté la gendarmerie, la DGSN et le ministère de la justice. Ces trois institutions, indispensables pour la protection des libertés publiques, échappent à l’autorité du président et du gouvernement en violation de la constitution.À travers ces trois institutions, le Commandement militaire étouffe la société civile et fausse la représentativité des assemblées élues.

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*Entretenir le souffle révolutionnaire

 mobilisation et poursuite de la lutte

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Les Algériens s’apprêtent, de nouveau, à descendre demain dans la rue pour réclamer ce qu’ils n’ont cessé de crier depuis février, sans écho pour l’heure : “Le changement radical du système.” Et comme pour tous les vendredis précédents, plusieurs pages reprenant des slogans des marches ont été créées sur les réseaux sociaux appelant à la mobilisation et à la poursuite de la lutte, d’autant que deux des principales revendications, répétées ces dernières semaines, n’ont toujours pas connu de suite : le départ des deux “B”, en l’occurrence le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, et le Premier ministre, Noureddine Bedoui, ainsi que la libération des “détenus politiques et d’opinion”. “23e vendredi, pas de dialogue ni de conférence avant le départ du système”, “Pas d’élection avant le départ du système”, “Oui pour un conseil pour une négociation directe avec le pouvoir de fait”, “La révolution se poursuit jusqu’à ce que le régime se plie à la volonté du peuple”, “Aucune voix au-dessus de celle du peuple”, proclame l’une des pages. “Dawla madania, machi aâskaria” (État civil et non militaire), proclame une autre, ou encore “Stop à la justice aux ordres”, “Stop à la police aux ordres”, “Stop aux médias aux ordres” et “Libération immédiate des détenus d’opinion”.

S’il est toujours difficile d’anticiper sur le degré de participation, pour des raisons liées notamment au départ en vacances pour beaucoup de familles, il reste que la manifestation s’annonce prometteuse pour au moins deux raisons essentielles : la première est que nombre d’Algériens, si l’on se fie aux multiples commentaires sur les réseaux sociaux, sont définitivement acquis à l’idée que le pouvoir veut absolument faire passer “sa feuille de route”, comme en témoigne son refus obstiné à donner suite à la revendication relative à la libération des détenus politiques et d’opinion, ou encore les sorties successives de ses représentants appelant au dialogue pour l’organisation de l’élection présidentielle, dont la dernière en date est celle du secrétaire général de la Présidence détaillant l’offre politique du pouvoir, mais sans céder sur l’essentiel.

Le pouvoir algérien fait un premier pas en direction de l’opposition

Signe de la méfiance : le slogan de nouveau scandé par les étudiants mardi dernier : “Pas de dialogue avec el-îssaba” (gang, ndlr) et “On veut un dialogue avec les compétences”. La seconde est, sans aucun doute, celle qui va galvaniser davantage la mobilisation : l’euphorie provoquée par le sacre continental de l’équipe nationale.

Alors que le pouvoir espérait quelques dividendes, en s’impliquant à travers l’affrètement d’avions pour les supporters et des égards aux joueurs et au staff technique, la victoire s’est plutôt révélée comme un catalyseur, comme on a pu le voir lors des scènes de liesse qui ont accompagné le triomphe. Non seulement les jeunes ont pour la plupart entonné “Et viva l’Algérie ! Yetnahaw gaâ”, mais ont également recommandé au pouvoir de prendre exemple sur Belmadi et son équipe auxquels ils ont rendu un vibrant hommage après leurs propos sur la “révolution populaire”.

Avec le trait d’esprit qui les caractérise, de nombreux internautes n’ont pas manqué de “réclamer” Belmadi pour conduire le dialogue ou encore de présenter les joueurs et le staff comme incarnant le profil des personnes appelées à mener le dialogue. Et si on y ajoute la détermination, jamais démentie jusque-là, autant dire qu’un autre chapitre de l’histoire de la révolte en cours sera écrit demain. *Par Karim Kebir -  Liberté/ jeudi 25 juillet 2019

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* l’infatigable militant et défenseur des droits de l’Homme Maitre ALI-YAHIA ABDENNOUR

“La mission du panel est de diviser le hirak”

Dans l’entretien qu’il a accordé au quotidien Liberté, , l’infatigable militant et défenseur des droits de l’Homme revient sur sa rencontre avec les membres du panel et explicite sa position quant à la mission de cette instance. Il traite aussi de la situation générale du pays et préconise des solutions.

Liberté :  Des membres du panel, conduit par Karim Younès, vous ont rendu visite. Peut-on savoir les sujets qu’ils ont évoqués avec vous ? 
Me Ali-Yahia Abdennour : Effectivement, samedi dernier, Karim Younès est venu me rendre visite. Il était accompagné par quatre membres du panel, dont le journaliste Ammar Belhimer, le seul que je connais parmi les quatre. Au début, on a évoqué des questions plutôt générales. Karim Younès, que je connais depuis longtemps, m’a expliqué sa mission en tant que coordinateur du panel. Il a mis l’accent sur le fait qu’il a été désigné par le chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah. Cela dit, et partant de là, il n’a de comptes à rendre qu’à celui qui l’a désigné et non à une autre institution. D’ailleurs, lors de notre échange, il n’a pas évoqué l’armée. Après une longue discussion qu’un des membres a pris la peine de me traduire en français, puisqu’ils parlaient tous en arabe, nous nous sommes salués. Le soir, alors que j’étais au lit, on m’a appelé pour me dire que le communiqué était prêt. 

Qu’ont-ils voulu mettre dans le communiqué ? 
La seule chose qu’ils voulaient mettre dans le communiqué, c’est que j’ai fait une rétrospective des événements depuis 20 ans, soit depuis le retour de Bouteflika aux commandes, et c’est tout, alors que nous avons évoqué plusieurs autres sujets. J’ai décidé donc de rendre public le contenu de notre discussion pour lever toute équivoque et toute mauvaise interprétation de la visite de courtoisie. 

Lors des discussions avec le panel, vous ont-ils fait des propositions ? 
Non ! Ils ne m’ont rien demandé. Sauf que, et je dois le souligner, j’ai posé une question qui est fondamentale pour moi. À savoir que le pays, soit les institutions, sont dans l’illégalité. Bensalah, Bedoui, le président du Conseil constitutionnel sont tous illégaux et, de ce fait, nous devrions trouver une solution rapide à cette crise. 
Concernant la mission du panel, elle est de ramener, tout au moins, une partie de la société à accepter une élection présidentielle dans les meilleurs délais. Ils s’appuient sur la situation économique déplorable du pays pour y parvenir. 
En résumé, la mission du panel, en mettant la pression pour aboutir à une élection présidentielle aussi rapidement, n’a qu’un seul but : diviser et casser le hirak. Je leur ai demandé s’ils étaient d’accord avec tous ceux qui militent pour créer les conditions nécessaires pour la satisfaction des principales revendications de la rue. 

Vous dites que la mission du panel est de diviser la rue. Pouvez-vous être plus explicite ?  
La première mission de ce panel est de répondre aux exigences du haut commandement militaire qui veut une élection présidentielle dans les meilleurs délais. Mais face au refus des citoyens, la situation se complique pour eux. 
Donc, ils ont mis en place ce panel pour tenter la réalisation de ce projet d’élection présidentielle. D’ailleurs, ils disent qu’une partie de la population a adhéré à cette initiative. Ils disent aussi que sans cette élection, ce sera le chaos. 

Pourquoi vous opposez-vous à la tenue d’une présidentielle ? 
Certains disent que c’est la solution. Mais avec la Constitution actuelle, quelle que soit la nature du futur président, il sera dans l’obligation d’appliquer une Constitution qui est, elle-même, le problème. Notre loi fondamentale a été triturée plusieurs fois au profit du président qui s’était octroyé tous les pouvoirs. De ce fait, sans une révision en profondeur de ce texte, nous aurons demain un président qui jouira de tous les pouvoirs, donc nous aurons finalement un dictateur, un potentat. Donc, ceux qui appellent à la mise sur pied d’une Constituante ont raison. Car ses membres seront élus par le peuple souverain et ils n’appliqueront que les décisions du peuple souverain.
 **Propos recueillis par : Mohamed mouloudj – Liberté- mercredi  21/08/2019

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**vidéo:

Karim Tabbou  » la bafouille de la commission de Dialogue national’

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Du dialogue au monologue

Six mois après son avènement dans un contexte marqué par la multiplication des provocations de tous ordres de la part d’un système finissant, la révolution populaire maintient ses mots d’ordre qu’elle n’est pas près de lâcher, et ce, malgré les manœuvres de plus en plus sournoises des tenants du nouveau pouvoir. Les slogans scandés ou brandis lors des manifestations organisées hier dans plusieurs villes du pays, à l’occasion des mardis de la contestation de la communauté universitaire, ont démontré, une nouvelle fois, une constance dans la démarche revendicative. Le peuple sait ce qu’il veut et ne cesse de le réitérer chaque semaine. Et la commémoration hier du double anniversaire des attaques du Nord constantinois et du Congrès de la Soummam a été une occasion de plus pour une des catégories les plus actives du mouvement, les étudiants en l’occurrence, d’insister encore et encore sur la nécessité d’acter la rupture avec le système politique en place depuis l’indépendance du pays. 

L’aspiration est profondément légitime, notamment pour les nouvelles générations qui rêvent d’une Algérie réellement démocratique et juste, et définitivement débarrassée des réflexes et pratiques despotiques et ruineuses de la pensée unique. Aux revendications d’une aussi extraordinaire clarté, les héritiers du système Bouteflika continuent d’opposer une démarche où les manœuvres les plus grossières bousculent les manigances les plus malsaines. Le dialogue politique demeure une vertu à laquelle il faut ouvrir grand les portes pour venir à bout de la crise extrêmement complexe que vit le pays. Mais au lieu d’un dialogue véritable et sincère avec les forces les plus représentatives de la société, le pouvoir préfère recourir à des pratiques pour le moins révolues en rameutant autour du panel présidé par Karim Younès une clientèle triée sur le volet, recrutée dans les milieux putrides des laudateurs du système. Sinon, comment expliquer les reculades constatées dans le dernier discours du chef de l’État qui a, notamment, défendu l’idée d’un dialogue “inclusif”, massivement rejetée par le peuple ? En décodé, Bensalah veut garantir une place de choix dans cette opération à la clientèle du système. Le dialogue voulu par les tenants du pouvoir prend ainsi les relents d’un monologue où le régime s’attellera à échanger avec ses serviteurs les plus zélés pour mieux faire passer sa feuille de route, quitte à opérer, de nouveau, un coup de force sur la société.*par Hamid Saidani /  Liberté- mercredi  21/08/2019

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l’importance vitale du recul du militaire de la scène politique et de la rente 

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le tribalisme  est une attitude qui tire son origine de l’homme. C’est avant tout un phénomène humain. De ce phénomène, on peut dégager deux aspects. Il y a d’abord un aspect primaire pour ne pas dire primitif qui correspond à cet élan irrésistible de solidarité autour d’une personne ou d’un groupe de personne issu(s) du même terroir. Il y a ensuite ce phénomène urbain résultant de l’exode rural vers les villes.

En ville, l’appartenance à une famille, à une tribu, à un clan importe peu ; l’essentiel est de répondre à un impératif immédiat : reconstituer de toutes pièces une famille qui garantisse à ses membres sécurité et épanouissement. De ce fait, qu’il s’agisse des entreprises publiques ou privées, des administration civiles ou militaires, il est notoire de trouver des services, des chantiers, ou des usines entières, où du chef de service, de chantier, ou d’usine jusqu’à l’appariteur ou du gardien se retrouvent là parce qu’ils se connaissent ou prétendent se connaître et non en fonction de leurs aptitudes et qualifications. C’est ainsi que le personnage bien placé en ville, s’entoure des membres de sa famille, de son clan, de sa région sans se soucier de leur compétence ou de leur performance. D’où le spectacle affligeant d’un personnel ne sachant ni lire, ni écrire prenant la place de diplômés moins favorisés sur le plan des relations.

D’où également ce gonflement excessif du nombre de personnes sans qualifications et sans rapport avec les besoins réels des entreprises et des administrations. Minées d’emblée, et à tous les niveaux par des comportements plus proches de la jouissance individuelle de privilèges acquis par le réseau de cousins que de la déontologie professionnelle, protégées de toute concurrence par leur situation de monopole, les entreprises publiques et des services publics devinrent rapidement des machines à distribuer des salaires plutôt que des entreprises chargées de produire des biens et service de qualité tout en dégageant un profit.

Ces entreprises publiques furent donc en réalité le cadre de la redistribution de la rente pétrolière et gazière répondant ainsi aux voeux immédiats des algériens et conférant aux entreprises publiques, malgré leur caractère autoritaire et arbitraire, une certaine légitimité qui ne devait pas survivre à l’adoption de mesures de rigueur et de discipline. Comme, on le constate, l’Algérie indépendante s’est avérée impuissante à mettre en place des institutions économiques jouissant de la légitimité nécessaire  pour fonder un principe hiérarchique et le respect de l’autorité.

A tous les niveaux, ces entreprises publiques et les règles qu’elles édictaient furent incapables de s’imposer aux réseaux de solidarités fondées sur les liens de parenté. Profondément ancrés dans les esprits, ces réseaux se reconstituèrent très vite derrière le paravent des organigrammes qui demeurèrent les véritables canaux d’accession au pouvoir sur les ressources et sur les hommes c’est à dire au pouvoir de signature des recrutements,  des commandes d’achats, des ventes, des dépenses et des licenciements. Les structures ne sont en réalité que des façades dissimulant des réseaux occultes et mouvants de relations lucratifs entre  cousins.

La persistance des solidarités communautaires fondées sur les liens de parenté semble bien être l’obstacle décisif à la construction d’une économie féconde et durable. En retour, cette solidarité d’occasion engendre un autre phénomène : celui du parasitisme lié à un certain contexte politique. En effet, quiconque détient une parcelle du pouvoir, qu’il soit Président de la République ou Directeur d’entreprise, tombe immédiatement à la merci des siens, de tous les siens. Par tous les moyens, celui qui détient une parcelle de la puissance cherchera à faire intégrer les siens dans le circuit du nouvel ordre politico-économique au risque de se laisser corrompre ou compromettre pourvu qu’il soit assuré d’être maintenu à son poste. Le tribalisme est par conséquent un obstacle à l’efficience de la gestion. Il nourrit sa clientèle en lui assurant une promotion économique et sociale. Le phénomène des interventions par lesquelles est facilitée la promotion de tous ceux qui ne répondent pas aux critères objectifs et transparents s’accommode aisément de ce réseau de relations.

Ces consultations se font en privé où sont prises nombre de décisions, le bureau ne servant plus que pour formaliser ce qui a été arrêté par ailleurs. On pourra nous rétorquer que le phénomène des interventions existe partout. Tout à fait d’accord. Mais par ailleurs, l’on défendra dans le cadre d’une intervention le dossier de quelqu’un possédant de solides références parce la concurrence est serrée.

Tandis que chez nous, l’intervention s’exerce en faveur de personnes ne jouissant d’aucune qualification. En outre, dans un système à circuits multiples et parallèles, il devient difficile de déterminer qui est responsable de quoi. et devant qui ? La confiance avant la compétence, comme pratique de nomination à des postes de responsabilité réduit ou élimine les voies de recours que pourraient utiliser les travailleurs en cas de conflit avec les chefs immédiats. La gestion du personnel (nomination, promotion, sanctions, récompenses) se réalise rarement sur la base de dossiers administratifs retraçant toute la vie professionnelle.

Ces  dossiers sont mal tenus parce qu’ils ne servent pas concrètement à la décision et ne sont utilisés que dans la perspective négative car pour sanctionner, il y a toujours un dossier. Le principe de la confiance avant la compétence a été produit dans une atmosphère qui a transformé l’entreprise dont la vocation est la production en un lieu de répartition de la rente. La transformation de l’entreprise en EPE exige une valorisation des compétences  techniques et une réhabilitation du métier et du professionnalisme. L’enjeu d’une gestion « professionnelle » des ressources humaines Après cinq décennies d’assistance totale de l’Etat, l’entreprise est-elle capable de prendre en mains son destin et de mettre son personnel sérieusement et professionnellement au travail ?

Si la question est simple au niveau de sa formulation, elle est par contre complexe au niveau de ses implications. Comment libérer ces énergies ? Rompre avec les liens d’assistance de l’Etat ? Devenir des travailleurs libres ? L’entreprise algérienne pourra-t-elle réaliser cette mutation ? Le tout s’inscrit dans un régime politique dominé par l’Armée et un système économique qui tire sa richesse non  pas  du travail mais de la rente pétrolière  et de l’endettement extérieur. La vie politique, économique, et sociale, s’organise autour de la distribution de cette rente à travers des réseaux clientélistes et de soumission au pouvoir politique. La société algérienne  fonctionne au commandement sous couvert d’une rente pétrolière et gazière..La question est de savoir comment peut-on passer d’une logique de commandement à une logique de marché ? De l’injonction politique à l’impératif  économique ?

Par le recul du militaire de la scène politique et du recul de la rente dans la sphère économique pensent la plupart des observateurs nationaux ou étrangers. C’est là tout l’enjeu stratégique de la réussite du Hirak de parvenir à libérer l’Algérie de tous les pesanteurs sociopolitiques de l’actuel système de gouvernance pour relever les défis économiques qui l’attendent. Son slogan phare « tetnahaw ga3 ». Il est porteur de toutes les promesses. Le chemin est long et les périls nombreux. Deux armes la foi en dieu et l’unité des rangs. C’est le prélude d’une révolution planétaire. Tous les peuples sont concernés, tous les Etats sont visés. Le défi est grand. Une hirondelle ne fait pas le printemps dans un monde de faucons.

 ***Par Dr A. Boumezrag / algeriepart. 26/08/2019

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LES ÉTUDIANTS CAMPENT SUR LEUR POSITION

 Pas d’élections avec el issabate 

A quelques jours de la rentrée sociale, les étudiants, appuyés par des riverains et des citoyens de passage, ont été nombreux à investir le centre de la capitale, pour le 27e mardi consécutif de marche contre le système.

Avant d’entamer leur marche, les étudiants ont observé, à la Place des Martyrs, une minute de silence en la mémoire des cinq victimes du concert de Soolking. Ils ont ainsi marqué le  point de départ de leur marche, vers 10h30, avant de se diriger vers la Grande-Poste d’Alger, avec comme mot d’ordre : «  système dégage étudiants s’engagent !».

Les manifestants ont également scandé leurs slogans habituels : « Dawla madania machi aâskaria, (Etat civile et non militaire, ndlr) », « Karim Younès dégage dégage ! Makach hiwar maâ el issabate (pas de dialogue avec la bande mafieuse, ndlr) ».

En réaction au dernier discours d’Ahmed Gaid Salah, chef d’État-Major de l’Armée nationale populaire, qui rejette toute option autre que l’élection présidentielle, les étudiants ont repris en chœur « makach intikhabate maâ el issabate, (pas  d’élections avec la bande mafieuse, ndlr) ». Ils ont également réitéré leur refus  des syndicats « hnaya etolab, el monadhamate ma imathlounach, (nous  les étudiants les organisations ne nous représentent pas, ndlr) ».

*Imène AMOKRANE- Liberté- 27/08/2019

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*vidéo: 27e manifestation des étudiants : « les généraux à la poubelle »

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6 mois après le Hirak :  » Les Algériens ont accompli bien plus que ce que de nombreux observateurs envisageaient »

**Source : AFP 

Le 22 février, les Algériens descendaient dans les rues, notamment à Alger, où toute manifestation était interdite depuis 18 ans, donnant le coup d’envoi d’une contestation inédite. Six mois après, ce mouvement ne faiblit pas mais fait face à un pouvoir désormais inflexible.

– Quel bilan après six mois?

Comme le constatait récemment l’Institut des Etudes de Sécurité (ISS) basé en Afrique, les protestataires algériens ont « accompli bien plus que ce que de nombreux observateurs envisageaient ».

Principal trophée: la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans et briguant un 5e mandat apparaissant inéluctable mais dont la perspective aura mis le feu aux poudres. En outre, plusieurs figures honnies et jusque-là intouchables de sa présidence, hommes politiques et d’affaires soupçonnés depuis longtemps d’entretenir des liens de corruption, sont sous les verrous.

Depuis cette démission, le « Hirak » n’a obtenu aucune avancée vers le changement de régime qu’il réclame et le « système » est toujours en place. Le haut-commandement de l’armée, affaibli sous Bouteflika, est de nouveau le détenteur du pouvoir réel.

Mais ce pouvoir est désormais confronté à une société ayant pris conscience de sa force collective et qui a retrouvé une liberté d’expression.

« La libération de la parole, y compris au sein même des institutions de l’Etat », est un des « acquis indéniables », estime l’universitaire algérien Mohamed Hennad.

Louisa Dris-Aït Hamadouche, professeure de Sciences politiques à l’Université d’Alger, liste « la prise de conscience de ce qui est désormais politiquement inacceptable, l’élévation des aspirations à un niveau inédit (…), la conscience du pouvoir de mobilisation ».

Il y aussi une « réconciliation avec le politique et avec l’avenir » et la fin des « cloisonnements habituels » entre générations ou hommes/femmes, dit-elle.

– Quelles sont les positions de chaque camp?

Depuis des semaines, la situation apparaît totalement bloquée. « Les efforts du gouvernement pour calmer la population via des petites mesures essentiellement symboliques (…) ont surtout nourri la demande pour un changement plus complet », note l’ISS.

Pour le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée et actuel homme fort, les « revendications fondamentales » du mouvement ont été « entièrement » satisfaites. Sous-entendu: la contestation n’a plus de raison d’être.

Le pouvoir continue pourtant de rejeter catégoriquement la revendication centrale: le démantèlement, au profit d’organes de « transition », des institutions et le départ du pouvoir de tous ceux ayant accompagné et soutenu M. Bouteflika.

Les autorités n’acceptent de parler que de l’organisation d’une présidentielle devant élire un successeur à M. Bouteflika. Seule solution, selon elles, pour sortir le pays de l’impasse institutionnelle née de l’impossibilité d’organiser le scrutin prévu le 4 juillet, faute de candidat.

« Chacun convient que la voie du dialogue est la seule et unique à permettre de surmonter la situation actuelle », a encore répété lundi soir dans un message diffusé par les médias publics le président par intérim Abdelkader Bensalah, rejetant implicitement tout autre solution.

Mais le « Hirak » refuse que « l’ancien régime », accusé de décennies de fraudes, organise le moindre scrutin, et les manifestants sont parvenus jusqu’ici à maintenir un front uni. Les Algériens « refusent une élection qui conduise à la reproduction du système », note Mme Dris-Aït Hamadouche.

Pour tenter de faire accepter la présidentielle, le pouvoir a confié le soin d’en définir les modalités à une instance consultative ad hoc, mais celle-ci peine à se forger une légitimité et, chaque vendredi, les manifestants la vouent aux gémonies.

Lundi soir, le message de M. Bensalah n’évoquait aucune des « mesures d’apaisement » préalables qu’il avait promis à l’instance d’étudier pour lui faciliter la tâche, mais que l’armée a catégoriquement refusées.

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– Quels scénarios désormais?

Les observateurs semblent unanimes: difficile de prévoir la suite.

L’ »incertitude est exacerbée par l’impasse de plus en plus marquée entre le mouvement de contestation et le gouvernement », note l’ISS.

Pour Mohamed Hennad, « l’issue  dépendra de plusieurs facteurs et d’imprévus que l’on ne contrôle » pas.

Une chose est sûre: malgré la chaleur estivale et les vacances scolaires, la mobilisation est restée forte. Et, pour le pouvoir, parier sur un essoufflement du mouvement semble illusoire.

« Tout indique que ce mouvement ne va pas s’arrêter », dit M. Hennad, qui n’exclut pas, « face à l’obstination du pouvoir », le recours à d’autres actions type « villes mortes, grèves, actes de désobéissance civile… ».

Peu croient à une intervention brutale de l’armée, comme en 1988 -lors des émeutes ayant débouché sur le multipartisme- ou en 1992, lors de l’interruption du processus électoral pour empêcher la victoire des islamistes aux législatives.

L’impasse pourrait donc durer.

Source : AFP / +algeriepart. 21/08/2019

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L’ONM demande la dissolution du FLN

***C’est à l’occasion de la célébration de la tenue du Congrès de la Soummam et des attaques du Nord constantinois que l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) réitère son exigence de dissolution du FLN. “Nous réitérons notre demande d’enlever le sigle FLN du parti”, a affirmé son secrétaire général par intérim, Mohand Ouamer Benelhadj, qui a expliqué que l’Organisation en a fait maintes fois la demande, car “le sigle n’a pas sa raison d’être. Le gouvernement doit agir et cela relève de ses prérogatives et de son pouvoir et n’est pas de notre ressort”. Le SG par intérim de l’ONM ajoute que “le pouvoir réglementaire est entre les mains de l’État algérien et concernant ce dossier, il est précisément entre les mains du ministère de l’Intérieur”. selon lui, conformément à la loi de 2012, où à celle de 1990, “nul n’a le droit d’utiliser les anciennes appellations de partis, comme le PPA, le PCA… comme elles interdisent la création de partis sur une base religieuse, donc l’Intérieur doit intervenir”. “Pour nous, à l’Organisation, nous voyons quelque chose d’autre en ce parti FLN et libre à eux s’ils veulent ajouter un qualificatif, un nom ou autre chose à leur sigle”.* Liberté- mercredi  21/08/2019

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*les généraux refusent les doléances du peuple

*coup de grâce au panel de dialogue et de médiation – échec en vue

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Le général de corps d’armée a sûrement donné le coup de grâce au panel de dialogue et de médiation qui avait déjà peu de chances de réussir sa mission.

Dans quelques heures ou quelques jours au plus tard, le panel de dialogue et de médiation, présidé par l’ancien président de l’Assemblée nationale, serait un fait du passé. Le chef de l’institution militaire, Ahmed Gaïd Salah, lui a enlevé, avant-hier, sa dernière chance d’exister, en refusant catégoriquement de se plier au moindre préalable au dialogue. Les discussions doivent être focalisées exclusivement, a-t-il presque ordonné, sur les mécanismes techniques de l’organisation d’une élection présidentielle, sans les assujettir à des exigences, fussent-elles pour apaiser un peuple en colère.

Karim Younès et ses compagnons avaient pris, pourtant, le soin de ne requérir la libération que des manifestants placés sous mandat de dépôt à cause du port de l’emblème amazigh, sans élargir la revendication à la secrétaire générale du Parti des travailleurs Louisa Hanoune, au général à la retraite Hocine Benhadid, au candidat au scrutin présidentiel du 18 avril avorté Ali Ghediri et au moudjahid Lakhdar Bouregâa. La distinction marquée entre prisonniers du hirak et détenus politiques devait ménager la chèvre et le chou.

En termes clairs, séduire la rue sans fâcher le régime. Si le chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah, a concédé, à demi-mot, au panel cette concession, le chef d’état-major de l’ANP lui a enlevé un argument massue de promotion de son approche du dialogue comme il lui a grillé la carte d’assouplissement du dispositif sécuritaire dans la capitale, les jours des grandes manifestations. Karim Younès refuse de céder à la fatalité, au motif que le chef de l’État a donné des assurances quant à la satisfaction des principales conditions posées. Pourtant sa mission relève désormais de l’impossible.

À vrai dire, elle était déjà fortement compromise avant que le vice-ministre de la Défense nationale ne mette son veto aux préalables. Dès l’annonce de sa constitution jeudi dernier à l’issue d’une audience avec Abdelkader Bensalah au palais d’El-Mouradia, la crédibilité du panel a été entachée par la présence d’un membre connu pour ses accointances avec le régime de Bouteflika et surtout les témoignages dénonciateurs de personnalités ayant été écartées de la démarche sans préavis et les critiques de l’opposition politique.

Le lendemain, des centaines de milliers de manifestants ont exprimé leur refus de cautionner toute initiative de dialogue avec le pouvoir en place. Il ne fallait pas espérer, dès lors, un avenir pour le groupe de l’ancien président de la première Chambre du Parlement. L’homme n’a pas baissé pour autant les bras et a proposé une liste de 23 personnes réputées ou peu connues, invitées à participer au dialogue.

Le camouflet est quasi instantané. Les personnalités conviées déclinent en cascade l’offre, soulignant qu’il ne saurait y avoir de dialogue dans un cadre restrictif mis en place par le régime et sans le consentement du peuple. Le dernier coup dur est venu du retrait de l’économiste Smaïl Lalmas, qui a certainement compris que c’était une erreur d’associer son nom et sa réputation à une démarche biaisée. 
 **Souhila Hammadi – Liberté- 01-08-2019

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*Dialogue impossible

à cause de l’incapacité des généraux à saisir l’intérêt stratégique national à long terme

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Le dialogue, le vrai et sérieux, est encore impossible

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Le dialogue. Voici un sujet qui revient sans cesse dans toutes les polémiques qui enflent en ce moment en Algérie. Considéré comme les uns comme l’ultime solution pour sortir de la paralysie actuelle du pays, le dialogue est prôné, défendu et soutenu ardemment par des acteurs politiques issus de divers horizons. Mais, en Algérie, le problème n’est pas dans le processus lui-même car c’est toujours l’intention qui prime sur l’action dans un pays comme le notre.

Dans les sciences politiques, de nombreux courants, de nombreuses écoles de pensées, sont d’accord pour définir le dialogue politique comme un processus qui met en présence des groupes d’intérêt différents qui s’engagent à se pencher sur une question dont les enjeux sont mutuels, mais pas nécessairement communs. Il suppose que les personnes de positions et de circonstances différents ont des points de vue différents sur le même problème et qu’elles disposent vraisemblablement à ce propos des informations et des idées différentes.

En clair, un dialogue politique permet aux participants de voir les problèmes du point de vue des uns des autres. Cela les conduit à une meilleure compréhension des problèmes, une compréhension porteuse d’améliorations significatives à des politiques ou à un programme. Lorsque bien conduit, le dialogue politique peut être une puissante plateforme de plaidoyer en faveur des citoyens ainsi qu’une source précieuse d’informations et de solutions pour les responsables et dirigeants aussi. Mais cette définition s’applique sur le dialogue sérieux, enfin le vrai dialogue.

Oui, en Algérie, le dialogue politique, le vrai, le sérieux, est toujours impossible car les conditions nécessaires pour sa tenue ne sont pas réunies. L’histoire du monde nous apprend qu’un dialogue politique doit être structuré de manière à donner à toutes les parties la possibilité d’y contribuer. Il devrait également mettre l’accent sur un nombre restreint de questions qui peuvent être abordées de façon réaliste. Un dialogue politique fructueux se terminera par une série d’engagements que toutes les parties tiennent à concrétiser.

En Algérie, aucun de ces éléments objectifs et sérieux n’est réuni. L’institution militaire, véritable centre détenteur du pouvoir, appelle à la fois au dialogue, mais rejette toute forme de concession. Il lance l’invitation au dialogue, mais restreint lui-même volontairement, pour ne pas dire arbitrairement, le champ des objectifs à négocier et des mesures à prendre. En clair, l’armée veut un dialogue qui arrange uniquement sa propre vision de la situation. Cela s’appelle un monologue ! Abdelkader Bensalah, le Président par intérim, adopte un discours plus optimiste et plus volontariste. Il promet des actions précises comme la libération des détenus d’opinion et le respect des libertés publiques. Mais quelques jours plus tard, il est contredit par le véritable maître à bord, à savoir le Chef d’Etat-Major de l’Armée, Ahmed Gaid Salah, qui ne reconnaît même pas l’existence de détenus politiques 

Avec qui il faut donc dialoguer ? Avec Bensalah ou Gaid Salah ? Et pour quel objectif ? Officiellement, le pouvoir algérien s’est auto-fixé son objectif, à savoir l’organisation d’une élection présidentielle. Le panel mené par Karim Younes a donné, au départ, quelques promesses d’un lendemain enchanteur. Mais les Algériens ont rapidement déchanté car ils ont remarqué rapidement qu’un processus de dialogue structuré n’est réellement lancé dans leur pays.

L’armée dicte son agenda et ne veut pas de concession. Pis encore, pour se mettre autour de la table, elle ne présente aucun gage de bonne volonté. Sur les dizaines de manifestants pacifiques détenus dans les geôles de nos prisons, à peine trois personnes ont été libérées. Les personnalités politiques qui ont critiqué sévèrement le Chef d’Etat-Major de l’ANP croupissent toujours dans leurs cellules. Et pour narguer encore les Algériens, nombreux chaque vendredi dans les rues du pays, l’armée maintient toujours et encore des symboles du régime Bouteflika en fonction à l’image de Nourredine Bedoui, l’actuel premier-ministre, controversé et impliqué dans plusieurs affaires de corruption, ainsi que plusieurs autres ministres ou dirigeants comme Houda Feraoun et d’autres encore dont la liste serait longue à établir dans cet éclairage.

Comment dans ces conditions, le hirak populaire peut-il se sentir concerné par les appels au dialogue lancé par le pouvoir, ou du moins ces dernières composantes ? Une institution militaire qui ne fait pas de concession, elle perd du temps, du temps précieux, et s’entête dans des positions volontairement hostiles à la volonté populaire de tout un peuple éveillé et déterminé à lutter pour le changement, nous avons, en réalité, en Algérie, tous les ingrédients d’un blocage politique qui pourrait nous conduire vers l’impasse, source de tous les chaos. Qui en est le premier responsable ? Le hirak ? Non, jamais ! L’institution militaire fait de la politique comme si elle était en train de faire des essais opérationnels sur le terrain. Or, la politique, c’est quelque chose de plus complexe que la guerre. C’est nettement plus sournois.

Les sciences politiques nous apprennent également que les conditions minimales d’un processus de dialogue comprennent un nombre restreint de participants arrimés à des objectifs ciblés,  le dialogue ou l’événement devrait être ouvert uniquement aux personnes invitées et il faut être  stratégique quant au choix des représentants des citoyens, aux intérêts qu’ils vont défendre et au rôle que jouera chacun. Idéalement, les participants doivent être des leaders actifs, influents et réfléchis ou encore savoir se faire entendre. Enfin, il faudra limiter le nombre de groupes d’intérêts concernés.

Rien de cela n’est encore possible en Algérie. Pour dialoguer avec le hirak, on veut lui imposer des personnalités qui ont soutenu corps et âme le régime de Bouteflika dans tous ses 5 mandats successifs. Dans le panel présidé par Karim Younes, les profils des personnalités sont totalement contradictoires et les divergences énormes entre les intentions et les objectifs des uns comme les autres empêchent tout processus de bon entente au cours d’une négociation précise.

Et puis ces personnalités n’ont aucun leadership influent pour pouvoir tenir tête à l’institution militaire, la principale partie avec laquelle il faut négocier et dialoguer. Bref, l’Algérie patine dans un n’importe quoi politique encore indéfini du point de vue scientifique. Et en attendant, d’ici deux à trois mois, la récession économique et le risque d’une explosion sociale conjuguée à un renforcement de la colère populaire mettront l’Algérie dans une position des plus indélicates durant toute son histoire. * Par Abdou Semmar -algeriepart. 19/08/2019

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Algérie : 26ème vendredi de manifestations contre un pouvoir usurpateur

Algérie : 26ème vendredi de manifestations contre le régime

La contestation se poursuit en Algérie. Les Algériens ont à nouveau défilé massivement dans les rues du centre de la capitale, quadrillé par la police, pour un 26ème vendredi consécutif d’un mouvement de protestation qui s’apprête à clore son sixième mois sans avancée vers une solution à la crise.  Malgré la forte chaleur estivale, la mobilisation, difficile à estimer précisément en l’absence de comptage officiel, semblait aussi importante que ces dernières semaines. Amoindrie par les vacances scolaires par rapport aux premières semaines du « Hirak » (le mouvement de contestation né le 22 février), la mobilisation reste forte à Alger, où comme chaque vendredi, hommes, femmes et enfants de tous âges sont au rendez-vous. 
« C’est ou nous ou ce pouvoir, on ne va pas s’arrêter » – vendredi 16 août 2019

*vidéos:

*Manifestations Oran 16 Aout 2018

Marche a Alger Regardez Le peuple Algeriens 16 Août 2019 cette été en plein chaleur du début

Alger : les manifestants scandent : « Chaab yourid al istiqlal »

*les manifestants scandent « istiqlal » (indépendance)

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26e vendredi : Le Hirak a gagné la bataille de l’été 

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Ce vendredi 16 août a démontré que le régime algérien, du moins ses toutes dernières composantes depuis la chute du clan présidentiel des Bouteflika au début du mois d’avril dernier,  a perdu totalement son pari : l’été n’a jamais affaibli le mouvement populaire algérien du 22 février. Bien au contraire, les Algériens ont défié la canicule, la chaleur et la fatigue pour poursuivre leurs mobilisations dans les rues de toutes les villes du pays. 

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L’été n’a produit aucune démobilisation au sein du Hirak. Même le mois d’août et ses contraintes sociales, périodes de congés et vacances des salariés algériens, n’a pas permis d’obtenir l’effet escompté par le régime algérien : vider les rues de ses marées humaines de manifestants réclamant haut et fort le changement radical dans leur pays.

Les manifestants sont toujours en place. Les marches n’ont pas été arrêtées. Le moral des militants mobilisés sur le terrain demeure gonflé à bloc. Les femmes, les hommes, les jeunes ou les vieilles personnes, le Hirak a mobilisé toutes les franges de la société algérienne durant cet été. Il fut torride, certes, mais il n’a aucunement divisé les Algériens.

Les revendications n’ont pas bougé d’un iota. Libérations des détenus d’opinion, départ des symboles du régime de Bouteflika comme Nourredine Bedoui, l’actuel Premier-ministre, et refus de tout processus politique conduisant vers la reconduite des composantes principales de l’actuel régime politique. Bref, les Algériens ne sont pas dupes et ne se laissent pas impressionner malgré les arrestations et incarcérations continues de personnalités politiques ou oligarques richissimes impliqués dans des scandales de corruption.

Les Algériens veulent beaucoup plus que cela. Ils cherchent le profond changement des institutions de leur pays et notamment la primauté du politique sur le militaire. Oui, le mouvement populaire algérien n’a pas fait sa révolution pour accepter que l’armée garde le pouvoir comme bon lui semble. Les manifestants algériens n’ont pas chassé Abdelaziz Bouteflika pour mettre dans sa place Ahmed Gaid Salah, le chef d’Etat-Major de l’ANP.

Ce dernier s’entête et campe dans ses positions en refusant de faire des compromis. Véritable détenteur du pouvoir et maître à bord, il maintient l’actuel gouvernement issu des derniers soupirs du régime Bouteflika. Cet entêtement ne fait que renforcer la volonté du Hirak. Et même si l’Algérie demeure paralysée politiquement, elle respire toujours dans les rues et son coeur battant, le mouvement populaire, est capable de débloquer la situation car l’Armée ne saura ralentir encore longtemps la marche de l’histoire.* Par Abdou Semmar -algeriepart. 16/08/2019

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Le géant chinois Huawei est en train de trembler en Algérie.

Très lié aux officines du régime algérien qui fait face à un inédit mouvement de protestation populaire depuis le 22 février dernier, les responsables de Huawei en Algérie ont commencé à réduire leurs activités et leurs effectifs pour se préparer à une crise sans précédent. 

En effet, après avoir obtenu des contrats juteux qui se chiffrent en plusieurs centaines de millions de dollars dans le secteur des télécommunications, le géant chinois Huawei voit tous ses projets compromis avec les bouleversements politiques actuels qui secouent le pays. Ses alliés au sein du régime sont algériens tombent les uns après les autres et les algériens réclament le changement et la fin des pratiques de corruption ayant permis à plusieurs multinationales d’obtenir de gros contrats dans des conditions très troublantes.

Dans ce contexte, Huawei a commencé depuis plusieurs semaines le limogeage de plusieurs ingénieurs algériens au sein de ses équipes, a-t-on appris de sources sûres. En Algérie, Huawei a procédé à des propositions de départ volontaire pour tous les employés algériens recrutés avec un contrat de travail de longue durée (CDI). Le mois passé, Huawei a résilié les contrats de 06 ingénieurs ou managers avec des indemnités de départ calculées sur la base d’un mois pour chaque année travaillée.

D’autres ingénieurs algériens ont été contraints au départ par Huawei en les obligeant à accomplir des missions de travail dans des pays de l’Afrique Sub-saharienne avec des frais de missions très dérisoires. Huawei Algérie a procédé aussi à la suspension de contrats de 15 ingénieurs outsourcing sous prétexte qu’il n’y a plus de marchés en Algérie.

Selon nos sources, ces manoeuvres s’inscrivent sous le diktat du contexte politique qui fait craindre à Huawei des changements majeurs contraires à ses intérêts. Il faut savoir effectivement que le géant chinois a entretenu des rapports très troublants avec des lobbyistes proches des hauts responsables du régime algérien comme les frères Kouninef ou l’actuel ministre des TIC et de la Poste, Houda Feraoun.

Il est à rappeler également que Huawei fait l’objet d’une énorme controverse en Algérie et en Afrique à la suite des révélations faites par le célèbre journal américain Wall Street Journal.

D’après ce média américain, des techniciens de l’industriel des télécoms chinois Huawei ont aidé des gouvernements africains à espionner par des moyens électroniques leurs opposants. Le quotidien américain Wall Street Journal (WSJ) affirmait que les techniciens du géant chinois ont vanté auprès aux autorités ougandaises l’excellence d’un système de surveillance « intelligent » installé en Algérie, et qu’une équipe de hauts responsables des services de sécurité ougandais s’est rendue sur place pour étudier ce système comprenant des outils de surveillance de masse et de cybersurveillance.

Selon le WSJ, des techniciens de Huawei ont aidé les autorités ougandaises à utiliser des logiciels espion pour intercepter les communications de la pop-star, devenu opposant, Bobi Wine sur des applications de messagerie cryptées comme Skype (Microsoft) ou WhatsApp (Facebook).

De son côté, Huawei « rejette complètement les allégations infondées et inexactes du quotidien américain Wall Street Journal contre ses activités commerciales en Algérie, en Ouganda et en Zambie », dans un communiqué de la compagnie reçu à Alger.* Par Abdou Semmar -algeriepart. 16/08/2019

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*INITIATIVE DU FORUM CIVIL POUR LE CHANGEMENT

*jusqu’à présent, tout ce qui est venu du pouvoir a été rejeté par la population

Les tractations se poursuivent pour constituer le “panel” qui conduira le dialogue politique “en vue d’organiser l’élection présidentielle”. Chargé de coordonner ce groupe de personnalités, Karim Younès s’active à convaincre un maximum de monde pour adhérer à cette démarche qui fait débat. Contacté hier après-midi, l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale a expliqué qu’il était en train de “poursuivre” les discussions. “Ça s’emballe. Je pense que la liste sera connue très prochainement”, a-t-il simplement indiqué, avant d’aller se “concerter” avec d’autres personnalités. Interrogé sur la composition du “panel”, Karim Younès a précisé qu’il sera “composé de 5 à 7 personnes au plus et sera le plus représentatif possible”. Par représentativité, l’ancien ministre de la Formation professionnelle désigne notamment la présence de femmes et surtout une “répartition géographique” de son équipe. Ce sont donc des détails à discuter entre les personnalités concernées par ce dialogue. Si la composante du panel est sur le point d’être annoncée, la réaction du pouvoir est, pour l’instant, inconnue. Cela est notamment valable quant aux “préalables” que posent toutes les personnalités concernées par ce panel.
À commencer par la libération des détenus d’opinion et les mesures d’apaisement telles que la levée des contraintes sur l’exercice des libertés et le libre accès aux médias gouvernementaux. “Ces questions viendront après la composition du panel”, a répondu Karim Younès. “C’est au panel, qui sera choisi, d’imposer ses conditions”, a, pour sa part, indiqué Abderrahmane Arar, coordinateur du Forum civil pour le changement. Ce dernier reconnaît des contacts avec les autorités, notamment avec l’institution militaire. Ce que Karim Younès ne confirme pas. “Moi, mes seuls contacts sont ceux du Forum civil pour le changement”, réplique l’ancien président de l’APN, qui n’exclut cependant pas des contacts dans le futur. “Une fois le panel composé et avant d’aller au dialogue, nous discuterons avec les autorités sur les garanties”, a-t-il cependant affirmé.
Du côté des autres personnalités figurant sur la liste du Forum civil pour le changement, la réaction est pour l’instant timide. Toutes affirment être d’accord sur le principe du dialogue. Mais toutes conditionnent le dialogue à des garanties que doit donner le pouvoir.
À commencer par la libération des détenus d’opinion et la levée des contraintes sur les manifestations et l’ouverture du champ médiatique public à toutes les sensibilités. Des conditions qui ne sont toujours pas réunies malgré les sollicitations de la classe politique. La lettre rendue publique, hier, par Ahmed Taleb Ibrahimi est l’illustration parfaite de cette exigence. Outre cet écueil, la poursuite des manifestations populaires est un véritable baromètre pour l’accueil que donneront les Algériens à cette entreprise de dialogue. Surtout que malgré les revendications des Algériens, les figures du système Bouteflika restent toujours en place.
Ni Abdelkader Bensalah ni Noureddine Bedoui ne semblent sur le point de quitter leurs fonctions. Or, jusqu’à présent, tout ce qui est venu du pouvoir a été rejeté par la population. Le bras de fer se poursuit donc.*Par Ali Boukhle / Liberté/ mercredi 24 juillet 2019

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Le régime face à ses inconséquences

Poussé dans ses retranchements par une révolution citoyenne intransigeante sur ses revendications, mais aussi par une classe politique globalement réticente à prendre part dans les conditions actuelles à tout processus de dialogue émanant du système et inébranlable dans sa détermination, le pouvoir en place est dos au mur. C’est ce qui le contraint à se chercher une porte de sortie en s’appuyant sur une cohorte de serviteurs recrutés parmi sa clientèle traditionnelle et qu’il recycle au gré des impératifs du moment. Mais là aussi, la tâche s’annonce des plus ardues. La rue exerce aujourd’hui une telle emprise sur la société en général et la classe politique en particulier, qu’il devient de moins en moins évident à ses acteurs de se positionner sans prendre en considération les desiderata du mouvement populaire. 

Aux tenants du pouvoir, visiblement pressés de mettre en œuvre leur feuille de route de sortie de crise s’articulant autour de l’organisation de l’élection présidentielle, la réponse en provenance de la société est sans appel : il ne peut y avoir de dialogue possible avant la prise de mesures d’apaisement, avec en premier lieu la libération des détenus d’opinion et l’ouverture des champs politique et médiatique. 
Cette question est même devenue, ces dernières semaines, le point nodal de toutes les tractations, contraignant même le président du réseau Nada, qui a accepté de sous-traiter pour les autorités la mission de préparer le terrain pour le processus de dialogue, à admettre que la question des préalables doit être prise en compte. L’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi, dont le nom avait été cité par le Forum national pour le dialogue parmi les personnalités appelées à conduire le processus, n’a pas manqué, lui aussi, d’appeler le pouvoir à prendre “des mesures concrètes pour apaiser la situation et pour rassurer”. Il rejoint ainsi les autres forces politiques, les organisations de la société civile et les personnalités qui ont insisté sur l’impératif de déblayer le terrain pour le dialogue, à travers la prise par les autorités de mesures à même de détendre l’atmosphère politique, en procédant notamment à la libération des détenus d’opinion. Mais les tenants du pouvoir sont-ils prêts à accéder à cette revendication pour permettre au processus politique de s’enclencher ? La question reste en tout cas posée et met le régime devant un véritable dilemme : céder et subir l’affront d’une reculade ou camper sur ses positions avec le risque de faire perdurer l’impasse.* par Hamid Saidani -  Liberté/ mercredi 24 juillet 2019

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une mobilisation soutenue pour le changement total de système

*Le mouvement populaire vient de boucler son cinquième mois. Né en réaction au projet de cinquième mandat, il a fini par susciter et entretenir une mobilisation soutenue pour le changement total de système. Dans toutes les grandes villes du pays, des manifestations d’inégale intensité ont marqué les vingt-deux vendredis passés ; d’autres rassemblements se tiennent aussi en cours de semaine, dont ceux, réguliers, des étudiants, les mardis. Premiers fruits de ce soulèvement, les Algériens ont engrangé d’importants acquis culturels et politiques, dont la réappropriation de leur statut de citoyen n’est pas des moindres. Désormais, ils semblent avoir mentalement intégré ce fait que tous — et chacun — ont leur mot à dire dans la formation de la perspective nationale. Une autre avancée réside dans l’implication citoyenne avérée et légitimée de la femme dans l’animation de la vie politique nationale. Au demeurant, on ne le notera pas assez, le rôle des femmes dans la conduite et la durabilité du mouvement a été capital. Souvenez-vous : on les attendait pour le 8 mars ; elles étaient plus nombreuses le 15 mars ! De fait, tout en déclinant ses revendications politiques, la société a d’emblée cherché à corriger ses propres déficiences civiques. À commencer par le plus grave de ses travers : la violence. Et elle a su sublimer les manifestations de ce fléau national rien qu’en lui opposant le mot d’ordre rapidement globalisé de silmiya (pacifique). D’autres efforts de comportement ont aidé à créer une ambiance communautaire dans les manifestations. Autre nouveauté : un souci répandu pour l’hygiène. Mais on ne va pas pavoiser trop vite, la société n’ayant certainement pas encore réalisé une révolution culturelle accomplie. Cette posture de solidarité, de tolérance et de respect de la divergence, pour l’heure adoptée en temps et lieu de “hirak”, ne s’est pas encore généralisée à l’ensemble de la vie sociale. Toujours est-il que cette soudaine maturation politique et civique a contribué à l’ancrage de la révolution en cours. Elle est devenue comme accueillante. Elle a aussi désarmé un pouvoir qui ne sait pas appréhender un rapport politique pacifique au citoyen. Il n’a jamais manipulé que les trois armes de la dictature : la répression, la manipulation et la corruption. On l’observe dans la pratique : dans son opposition au mouvement, le régime progresse par cumul d’interdictions, par manœuvres de diversion et par tentatives de fractionnement. On l’entend aussi dans son discours, alternativement paternaliste, accusateur et menaçant. Sans trop de succès, pour l’heure. Car le miracle de ce mouvement est dans sa durée, dans sa persistance. Ce n’est pas évident, pour une action d’ampleur nationale, de survivre si longtemps en gardant une relative homogénéité, dans un contexte de censure médiatique et d’interdiction de réunion, et malgré les vicissitudes sociales, matérielles, climatiques… Et en subissant toutes les autres stratégies par lesquelles le régime tente de le décourager. Dont celle consistant à jouer la montre. Après cinq mois de soulèvement pacifique, on ne peut que s’en émouvoir : le mouvement est en train de gagner l’épreuve du temps.*par Mustapha Hammouche - Liberté/ mercredi 24 juillet 2019

***********************comme celle de tout le système

La légitimité du gouvernement en question

*Sans un pouvoir politique qui bénéficie de la confiance et de l’assentiment sans réserve de la population, aucune réforme de fond ne sera possible et l’Algérie se dirigera tout droit vers le chaos économique. Cette sentence de Mouloud Hedir, consultant et expert en politiques commerciales, est revenue comme un leitmotiv lors des débats sur “Les priorités pour une feuille de route économique de l’Algérie à l’horizon 2022”, organisés, lundi, à l’hôtel Sofitel d’Alger, par le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care). “Si vous voulez aller à l’encontre du mouvement populaire, vous n’aurez aucune chance de faire aboutir quoi que ce soit”, a estimé le professeur Mohamed Chérif Belmihoub, expert en management des organisations. Pour lui, il faut régler la situation politique actuelle en urgence. “Plus cette question traîne, plus la question économique s’aggrave et le coût sera énorme”, prévient le professeur Belmihoub. Mouloud Hedir n’en pense pas moins. “On voit bien les analyses par trop simplistes de nombreux acteurs qui spéculent aujourd’hui sur l’essoufflement des protestations populaires et sur le vain espoir d’un retour au statu quo ante bellum”, a-t-il relevé. Ceux qui font de tels calculs, estime M. Hedir, “ne voient pas la lame de fond de la crise économique qui gonfle chaque jour et qui, si elle n’est pas dûment et rapidement traitée, ne manquera pas demain de tout balayer sur son passage”. La sagesse, souligne-t-il, “voudrait que toutes les personnes qui ont entre leurs mains une parcelle de pouvoir de décision et qui se soucient encore de l’avenir de leur pays se préoccupent de répondre aux doléances effectives de la population”. M. Hedir soutient qu’il n’est pas possible d’“aller vers des solutions quelles qu’elles soient tant que la confiance entre Algériens n’est pas restaurée, à défaut de restaurer la confiance avec le reste du monde”. L’expert, relevant les insuffisances de l’information économique accessible dans notre pays, explique que l’économie de marché est, avant tout, “une économie de dialogue”. Mais pour la présidente de l’Union pour le changement et le progrès, Zoubida Assoul, l’économie est totalement dépendante de la nature du pouvoir politique en Algérie. “On ne peut pas parler d’économie si on ne revoit pas le modèle politique en Algérie”, estime Mme Assoul. “Aujourd’hui, nous avons un système totalitaire qui ne donne pas l’occasion à la compétence économique d’émerger ou d’émettre son avis sur la manière de construire une économie en Algérie”, relève-t-elle. Faut-il alors attendre le règlement de la crise politique pour lancer le débat sur les réformes économiques ? Le président du Care, Slim Othmani, pense qu’il faut traiter la question économique “car elle risque d’avoir un impact sur le processus politique”. Par ailleurs, a-t-il ajouté, “les résultats du processus politique peuvent avoir un impact sur la conduite des réformes économiques et continuer à nous conduire à l’impasse”. En clair, M. Othmani laisse entendre que les réponses politiques ne peuvent pas être dissociées de la dimension économique. “Toutes les institutions, tous les partis politiques, tous les acteurs de la société civile, toutes les consciences, tous les Algériens sont interpellés”, souligne le président du Care, évoquant “des pistes d’espoir” pour gagner “la bataille de la croissance de l’Algérie nouvelle”. Si, à court terme, la situation sera difficile, parce que la morosité économique s’est installée, Rachid Sekak, consultant international en finances, rassure que “l’Algérie ne sera pas en faillite en 2022”. Optimiste, M. Sekak affirme que “l’Algérie a les moyens de s’en sortir”. Pour lui, il est possible de construire un programme sérieux de réformes sur sept ans, pour peu que “le pouvoir politique soit légitime, courageux et volontaire”. *Par Rabhi Meziane - Liberté/ mercredi 24 juillet 2019

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